                                                             Informer et accompagner
                                                             les professionnels de l’éducation   Cycles 2                          3 4
                                     histoire-géographie
                                       S’approprier les différents thèmes du programme

                                       Histoire / Classe de 6ème



                                              Thème 3
                                L’empire romain dans le monde antique

                                    • Conquêtes, paix romaine et romanisation
                                    • Des chrétiens dans l’empire
                                    •	Les relations de l’empire romain avec les autres mondes anciens : l’ancienne route de la soie
                                       et la Chine des Han



                              Extrait du programme du cycle de consolidation, BOEN n°11 du 26 novembre 2015.



                              Pourquoi enseigner le thème
                              « L’empire romain dans le monde antique »
                              en classe de sixième ?
                              Le thème explore un autre fondement commun aux civilisations de l’Antiquité, le modèle
                              impérial, au-delà même de l’ensemble méditerranéen. La notion d’empire est au cœur de
                              ce thème. C’est dans le cadre de l’empire romain que le christianisme devient une religion
                              dominante au IVe siècle, ce qui ouvre la voie à un autre type d’aspiration à l’unité, l’idée de
                              chrétienté. Le thème invite ensuite à un voyage le long de la route de la soie et à une incursion
                              plus particulière dans un autre monde ancien organisé autour d’un État impérial centralisé,
                              celui de la Chine des Han : on touche ainsi aux limites d’un empire romain qui se veut
                              universel depuis Auguste.

                              Problématique : l’empire romain fut-il un empire uni et universel ?

                              On cherchera de manière prioritaire à faire comprendre aux élèves :
                              • les spécificités de l’empire romain comme construction territoriale et politique ;
                              • le rayonnement de la civilisation romaine ;
                              • les contextes de la naissance et de la diffusion du christianisme ;
                              • les modalités des contacts entre des espaces éloignés du monde antique.




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  Histoire / 6e




                                Ce thème est l’occasion de travailler plusieurs compétences du programme et d’investir
                                particulièrement celles ayant trait à « se repérer dans le temps et dans l’espace » et
                                « comprendre un document ». Le temps de l’Empire romain représente une période
                                pluriséculaire, qui connaît des évolutions majeures comme la diffusion du christianisme ;
                                l’empire renvoie aussi à un territoire conquis et administré. Cela suppose la mobilisation de
                                cartes et d’échelles variées d’autant plus que la Chine des Han entre dans le champ du thème.
                                D’autre part, l’étude de documents illustrant l’importance de la figure impériale ou de l’image
                                de Rome, mais aussi relatifs au développement du christianisme tient une place centrale dans
                                ce thème.



                                Quelle est la place du thème dans la scolarité ?
                                • En classe de CM1, la civilisation romaine a été étudiée à travers l’héritage des mondes
                                   anciens dont la France a conservé les traces : la conquête de la Gaule par César et les
                                   apports de la romanité à la civilisation gauloise, parmi lesquels le christianisme, ont ainsi
                                   été abordés, de même que l’effondrement de l’Empire romain d’Occident à la fin du Ve siècle.
                                   L’année de sixième élargit le cadre de l’étude à l’échelle des dimensions de l’empire romain
                                   et de ses relations avec les autres mondes anciens et approfondit l’étude du christianisme.
                                • En 6ème le thème 2 aborde déjà la civilisation romaine, avec la fondation de Rome et ses
                                   dimensions mythiques, de même que le judaïsme, dont l’étude se poursuivra avec celle du
                                   christianisme.
                                • Le programme d’histoire du cycle 4 fournit des occasions de mobiliser des connaissances
                                   acquises dans le cadre du présent thème, à travers la prégnance du souvenir de l’empire
                                   territorial romain et du prestige de la fonction impériale dans les empires byzantin et
                                   carolingien (classe de 5e).
                                • Les élèves de seconde générale et technologique retrouveront l’empire romain avec l’un des
                                   deux sujets obligatoires du thème 2 : « Citoyenneté et empire à Rome (Ier-IIIe siècles) ».



                                Quels sont les points forts du thème pour l’enseignant ?
                                On indiquera ici quelques éléments de culture historique utiles au professeur pour préparer
                                la mise en œuvre des différents sous-thèmes, qu’il ne faut surtout pas confondre avec les
                                propositions de mise en œuvre.

                                La maîtrise de la notion d’empire est essentielle, et ce d’autant que c’est Rome qui nous a
                                légué le mot, avec sa double signification territoriale et politique :
                                • l’imperium, c’est d’abord le pouvoir de commander, et de là la domination, étendue à
                                   l’ensemble des territoires soumis à cette hégémonie. Dans la titulature des empereurs
                                   romains inaugurée par Octave devenu Auguste (en 27 avant J.-C., par la décision du Sénat)
                                   Imperator Caesar Augustus, Augustus renvoie à une autorité éminente et sacrée, Caesar à
                                   l’héritage de Jules César qui mit une première fois fin aux guerres civiles (Octave est son fils
                                   adoptif), Imperator renvoie à la fois au triomphe des généraux victorieux (dont Auguste se
                                   réserve les monopoles) et à l’imperium ;
                                • les historiens voient le régime politique de l’Empire comme une adaptation des institutions
                                   romaines à la nouvelle situation créée par les conquêtes des IIe et Ier siècles avant notre
                                   ère. Il s’agit donc bien du projet de la construction d’un ordre assurant à la fois la puissance
                                   d’un centre, la paix à l’intérieur des frontières d’un vaste territoire regroupant des
                                   populations variées et la sauvegarde de ces frontières. La question de l’unité d’un empire et
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  Histoire / 6e




                                Le pouvoir impérial est par ailleurs indissociable de la ville de Rome. Cité la plus peuplée
                                de l’empire, siège du pouvoir et ville de l’empereur, Rome est la première bénéficiaire de
                                l’évergétisme de celui-ci. Rome est aussi le principal moteur de l’activité commerciale de
                                l’empire romain et le point de convergence de toutes les grandes routes commerciales
                                de celui-ci. Vers elle, sont transportés produits de luxe, esclaves, fauves pour les jeux,
                                matériaux de construction et, surtout, le blé des provinces (Afrique, Égypte…), destiné à
                                assurer le ravitaillement de la plèbe urbaine et dont le transport et le stockage conduisirent
                                les empereurs Claude et Trajan à construire d’impressionnantes infrastructures portuaires à
                                Ostie.

                                La notion de romanisation est centrale dans ce thème ; ce concept et les réalités qu’il
                                recouvre sont l’objet de nombreuses recherches et de débats. La romanisation n’est pas
                                seulement la diffusion d’un type de plan de ville universel, mais tout autant celle d’un
                                modèle civique. La question de l’association des élites des provinces au système impérial est
                                fondamentale et l’empire romain est le cadre de l’extension d’une citoyenneté garantissant un
                                statut juridique (ce qui renvoie à la place éminente du droit romain dans l’héritage de l’empire)
                                et permettant une participation aux affaires locales. Cette citoyenneté peut s’acquérir et
                                s’étend progressivement dans l’empire, jusqu’à l’édit de Caracalla de 212 qui la confère à tous
                                les hommes libres. Le maintien de l’unité de l’empire est aussi garanti symboliquement par le
                                prestige de Rome et surtout par le culte impérial.

                                La diffusion du christianisme met en jeu l’unité de l’empire. L’histoire de la christianisation de
                                l’empire romain est longue et parcourue de brisures : des persécutions ont lieu sous Néron,
                                sous Dioclétien, mais le christianisme, qui est au départ le fait de communautés suivant
                                l’implantation des commerçants juifs dans le pourtour méditerranéen, gagne progressivement
                                les élites de l’empire romain, attirées par les cultes orientaux. Les chrétiens (tout comme les
                                Juifs) se refusent au culte impérial, qu’ils perçoivent comme une idolâtrie. C’est au IVe siècle
                                que le christianisme offre une unité religieuse de substitution à un empire dont l’unité est de
                                plus en plus problématique. Constantin, qui réunifie l’Empire en 305, favorise le christianisme
                                (persécuté sous Dioclétien) et convoque lui-même le concile de Nicée en 325. Théodose Ier
                                fait du christianisme la religion officielle et unique de l’Empire d’Orient en 380 par l’édit de
                                Thessalonique, et il est suivi par Gratien pour l’Empire d’Occident.
                                L’organisation du christianisme et la définition stricte des croyances chrétiennes vont de pair
                                avec la montée en puissance de l’Église. Les premières communautés se constituent autour
                                de quelques croyances (Jésus de Nazareth est ressuscité, il est le sauveur et la fin des temps
                                est proche) et sont dirigées par un conseil d’anciens. Elles ne rompent pas tout de suite
                                le lien avec le judaïsme. Les communautés du IVe siècle sont dirigées par des évêques qui,
                                réunis en Concile à Nicée, tranchent les polémiques sur la nature du Christ et définissent
                                l’orthodoxie (« opinion droite ») catholique (« universelle »). Une nouvelle question est
                                désormais posée, celle des rapports de l’Église et du pouvoir politique.

                                Dans une perspective où la Méditerranée était vue comme le centre du monde civilisé, l’empire
                                romain se voulait universel. Cette perspective est largement illusoire : la Chine connaît alors,
                                avec la dynastie des Han (de 202 av. J.-C. à 220, avec une interruption de 5 av. J-C à 23) une
                                période particulièrement brillante de son histoire. Un État centralisé, héritage de la dynastie
                                Qin, se dote d’une caste mandarinale. La culture y est en plein essor, mieux diffusée grâce
                                au papier. Le règne de l’empereur Wudi (Wu-Ti) (-140 / -87) est celui du renforcement du
                                pouvoir impérial et de l’expansion territoriale, assurant aux Chinois le contrôle de la route
                                de la soie. Les échanges concernaient la soie chinoise, mais aussi les verreries, tissus et


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                                tapis de l’empire romain. C’est l’essor du grand commerce qui permet le contact entre les
                                deux empires, projetant l’empire romain bien au-delà du monde méditerranéen, vers le Nord,
                                l’Afrique noire, l’Arabie – et aussi vers la Chine. Même si les contacts directs avec la Chine,
                                surtout connus par des sources chinoises, sont peu nombreux, ces contacts entre les deux
                                empires permettent une approche d’ « histoire connectée ».



                                Comment mettre en œuvre le thème dans la classe ?
                                Libre de l’ordre du traitement des sous-thèmes, le professeur pourra choisir d’aborder les
                                relations avec l’empire des Han à la suite d’un premier temps consacré à la présentation de
                                l’ensemble impérial et de la romanisation, avant de se consacrer à la problématique de la
                                christianisation de l’empire romain.

                                Conquêtes, paix romaine et romanisation
                                La constitution de l’empire territorial romain pourra être retracée à grands traits à partir
                                de deux ou trois cartes montrant l’expansion romaine hors d’Italie, d’abord à l’époque de la
                                République romaine, des guerres puniques au Ier s. av. J.-C, puis à l’époque de Trajan, dernier
                                empereur conquérant. C’est dans le cadre de l’empire au temps de la pax romana qu’on peut
                                poser la question du maintien de son unité. Le pouvoir impérial s’appuie sur l’armée, qui
                                contribue, de façon efficace sous le Haut-Empire, à cette unité en maintenant l’ordre dans
                                l’empire et en le protégeant.
                                Pour comprendre le rôle unificateur du pouvoir impérial, il est important de l’incarner.
                                L’empereur Auguste permet de concrétiser ce pouvoir, ses points d’appui (militaires et
                                civils), son exercice (exemples d’actes de gouvernement) et sa légitimation (vertus du prince,
                                victoire, paix, culte impérial, œuvre édilitaire). Et parmi les successeurs, Trajan, premier
                                empereur non italien à parvenir au principat, semble la figure la plus pertinente.

                                La Rome impériale pourra être présentée au moyen de reconstitutions et d’images
                                contemporaines de différents sites ou édifices.

                                La démarche inductive est particulièrement indiquée pour traiter de la romanisation. On
                                pourra partir d’un site ou d’une cité (par exemple le site de Jublains, en Mayenne ou la cité
                                d’Arles, dans les Bouches du Rhône), et des vestiges archéologiques pour observer les lieux et
                                monuments caractéristiques de la culture romaine (forum, thermes, théâtres), les institutions
                                ou pratiques (mode de vie, culte de Rome et de l’empereur…) qui inscrivent la cité et ses
                                habitants dans l’empire romain. Si le cas étudié peut être différent de celui vu en CM1 dans
                                le cadre de la Gaule pour élargir les horizons des élèves, il peut aussi faire l’objet d’un travail
                                interdegrés.

                                L’empire romain et les autres mondes anciens : l’ancienne route de la soie et
                                la Chine des Han
                                L’inclusion dans le thème 3 des relations de l’empire romain avec la Chine des Han montre
                                que malgré ses dimensions, celui-ci n’était pas une entité autarcique ou cloisonnée. La
                                civilisation han, à l’époque correspondant à la fin de la République et au début du
                                Haut-Empire romain, connaît une culture brillante appuyée sur un État puissant.
                                On privilégiera le règne d’un empereur comme Wudi (141-87 av. J.-C.). Quelques
                                rapprochements entre cette dernière et l’Empire romain (parmi lequel les institutions
                                politiques et administratives, l’extension territoriale, le rôle des villes, le culte impérial et

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  CYCLE   3       I histoire-géographie I S’approprier les différents thèmes du programme
  Histoire / 6e




                                autres aspects de la vie religieuse…) peuvent être établis. La formulation du troisième
                                sous-thème invite à une démarche d’histoires connectées pour envisager les contacts entre
                                deux mondes géographiquement éloignés. Parcourir l’ancienne route de la soie, qui pourra
                                d’abord être présentée conjointement avec les autres routes commerciales mettant en contact
                                l’Empire romain et l’Orient sous le Haut-Empire, permettra d’aller à la rencontre d’autres
                                civilisations du monde antique, qui forment autant d’interlocuteurs spécifiques pour l’Empire
                                romain ou d’intermédiaires entre Rome et la Chine. Le questionnement pourra porter sur les
                                savoirs réciproques que Romains et Chinois nourrissent les uns sur les autres ou sur les
                                conséquences commerciales et culturelles des échanges sur la vie quotidienne des deux
                                empires, han et romain.


                                Des chrétiens dans l’empire
                                Le professeur est invité à partir de l’apparition et du développement de communautés
                                chrétiennes dans l’empire, au travers de textes et de sources archéologiques qui situent
                                les communautés chrétiennes. Les lettres de Paul, juif hellénisé, sont les plus anciens
                                documents écrits qui attestent l’existence de communautés juives se référant à Jésus,
                                appelé aussi Christ. Paul est aussi intéressant car il est un passeur de culture, sa prédication
                                touchant des populations non juives, il n’hésite pas, par ailleurs, à se prévaloir de sa
                                citoyenneté romaine, et on le suppose mort dans la première persécution à Rome sous le
                                règne de Néron.

                                L’essentiel est de montrer la lente élaboration au Ier et au IIe siècle, au sein du judaïsme, d’un
                                nouveau groupe religieux qui s’en distingue peu à peu et de façon inégale selon les régions.
                                L’histoire du judaïsme dans l’empire romain doit dont être convoquée dans la mesure où des
                                événements peuvent expliquer cette progressive distinction, comme la révolte juive de 66, le
                                siège et la prise de Jérusalem par Titus qui s’ensuivirent en 70 et la destruction du Temple.

                                La démarche historique est requise pour aborder les principaux dogmes chrétiens. Plutôt
                                que de chercher à retrouver les principaux dogmes chrétiens dans la Bible, on pourra adopter
                                une démarche résolument historienne en marquant les étapes du processus qui fait de l’Église
                                chrétienne un groupe structuré, hiérarchisé et définissant très précisément ses croyances.
                                • La formation du Nouveau Testament elle-même a une histoire qui prend place au IIe siècle,
                                   siècle qui voit aussi l’établissement du canon de la Bible hébraïque, ce qui permet de faire le
                                   lien avec le thème 2.
                                • La figure de Constantin permet d’aborder le concile de Nicée : sans entrer dans le détail des
                                   querelles théologiques qui sont tranchées par le Concile, on peut montrer qu’il adopte une
                                   confession de foi. Le concile permet aussi de montrer le rôle des évêques.
                                • L’étude de l’édit de Thessalonique (380) permet de mettre en avant à la fois le fait que
                                   le christianisme est devenu une religion officielle et qu’elle est clairement définie (on y
                                   condamne l’hérésie, c’est-à-dire une autre interprétation de la foi chrétienne que celle du
                                   concile de Nicée).
                                • La figure de Théodose Ier, contraint de faire pénitence devant l’évêque de Milan, Ambroise,
                                   après avoir durement réprimé une émeute à Thessalonique, illustre un nouveau rapport
                                   de force.


                                Principaux repères chronologiques à construire
                                • Ier-IIe siècles : l’empire romain au temps de la pax romana.
                                • Ier-IVe siècles : les débuts du christianisme.
                                • IIe siècle avant J.-C. - IIe siècle après J.-C : la Chine impériale des Han.
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                                Quelles sont les contributions du thème aux parcours ?
                                La contribution du thème au Parcours citoyen impose des précautions. Il ne s’agit pas de lire
                                la question actuelle de la citoyenneté à l’aune des expériences antiques (il en est de même
                                pour les citoyennetés athénienne et romaine) et donc de mener des études comparatives. Pour
                                un élève de cycle 3, il semble difficile de comprendre de façon contextualisée les profondes
                                différences entre la citoyenneté française et la citoyenneté romaine. Le thème est en revanche
                                l’occasion de discuter la façon dont peuvent ou pas coexister différentes religions et
                                cultures, s’établir une tolérance et à quelles conditions.

                                Le thème 3 s’inscrit dans le Parcours d’éducation artistique et culturelle, dans la mesure
                                où il apporte aux élèves, dans les domaines artistique et historique, « des connaissances
                                qui permettent l’acquisition de repères culturels ainsi que le développement de la faculté de
                                juger et de l’esprit critique ». Les œuvres pouvant être utilisées dans le cadre de ce thème ne
                                manquent pas : œuvres d’époque impériale ayant été réalisées à Rome ou en Italie (statuaire,
                                édifices, œuvres littéraires) ou dans les provinces (édifices urbains surtout). Ces références
                                pourront être sollicitées pendant l’année de 5e (notamment à l’occasion de l’enseignement de
                                l’histoire de l’Empire byzantin et de l’Europe carolingienne ou de l’éventuelle présentation de
                                l’architecture romane ou de la Renaissance), mais aussi réinvesties tout au long du cycle 4. Le
                                souvenir de la Rome impériale est une source d’inspiration pour de nombreux artistes.



                                Quels sont les écueils à éviter ?
                                • Réduire les supports d’étude à des entrées de début de leçon : ils doivent constituer le corps
                                   principal de l’étude. Pour autant il ne faut pas ériger en modèle le cas étudié ni oublier de le
                                   contextualiser.
                                • Vouloir traiter de façon exhaustive l’histoire de l’empire territorial de Rome et du régime
                                   impérial jusqu’à la chute de l’Empire romain d’Occident.
                                • Perdre les élèves dans l’évocation abstraite des catégories juridiques ou des idéaux-types
                                   (« la » villa, « la » ville romaine, « le » commerce).
                                • Présenter le christianisme de manière statique.
                                • Réduire le troisième sous-thème à l’étude comparative des empires romain et han sans
                                   traiter des contacts et des circulations qui peuvent connecter les deux mondes.




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