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Creator: Adobe InDesign CC 2017 (Macintosh)
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Producer: Adobe PDF Library 15.0
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CreationDate: Thu Jan 25 10:33:24 2018 Paris, Madrid
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ModDate: Thu Jan 25 10:33:24 2018 Paris, Madrid
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
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MATHÉMATIQUES
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Ressources transversales
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Les mathématiques par les jeux
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Accéder à la liste des jeux exposés dans cette ressource
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Visionner la vidéo
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Du plaisir à
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l’apprentissage
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De nombreux professeurs font jouer leurs élèves dans leur classe. Il s’agit de jeux
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pédagogiques, avec un cadre et des objectifs. Ceux-ci se différencient des « jeux de la vie
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courante » même si certains partent des règles de jeux populaires.
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Chacun peut en retirer de grands bénéfices. La pratique du jeu permet de gagner du temps
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dans la compréhension des connaissances, rend plus pérennes les savoir-faire essentiels en
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mathématiques et leur permet de développer des compétences diverses
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Grâce à l’expérience de professeurs de tous horizons, un groupe de travail s’est constitué,
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autour de quelques professeurs, inspecteurs et enseignants-chercheurs des académies de
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Lille et Nantes, avec l’appui des IREM de Caen, Besançon, Montpellier, Lille et Nantes, en
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Une ressource produite ayant pour objectif principal d’aider les professeurs souhaitant s’investir dans cette démarche
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dans le cadre de la
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stratégie mathématiques
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pédagogique.
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en partenariat avec le
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réseau des IREM. C’est ainsi que ce groupe a eu pour ambition de proposer un document opérationnel.
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Dans un objectif pédagogique, il a identifié des jeux déjà existants et présentant un intérêt
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particulier, en a modifié certains dont les règles sont connues et en a construit d’autres.
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Pour rendre ces approches plus accessibles, des films ont été tournés et montés par CANOPÉ
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Nantes ; on y accédera en cliquant sur les liens en marge du document ou à cette adresse.
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Les activités ludiques présentées dans cette ressource ont leur place à différents moments
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des apprentissages et peuvent également être utilisées comme outils de remédiation ou de
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réinvestissement.
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Tous les jeux disponibles et efficaces ne sont pas recensés dans ce document qui se limite à
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une sélection dans un choix immense, et ne demande qu’à être enrichi.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Pourquoi jouer en mathématiques ?
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Parce que les mathématiques forment une discipline exigeante mais
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nécessaire à tous
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Un objectif essentiel de l’enseignement des mathématiques pour la vie sociale, citoyenne et
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professionnelle de nos élèves, est la résolution de problèmes, et notamment la mise en place
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de stratégies.
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Le jeu amène l’élève à raisonner : faire des choix, prendre des décisions, anticiper un résultat
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sont autant d’attitudes que l’on attend d’un élève lors de la résolution de problèmes ou de
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tâches complexes. Le jeu développe donc les prises d’initiatives des élèves.
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Cependant, des élèves peuvent se trouver bloqués en cours de résolution de problème ou se
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tromper par manque de facilité au niveau du calcul. Grâce à certains jeux, le professeur fait
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faire davantage d’exercices répétitifs avec ses élèves (tout en les motivant) qu’en donnant des
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pages de calculs à réaliser.
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Ce qui est attendu et souhaité c’est aussi une construction pérenne de ces automatismes de
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calcul. Le jeu facilite cette construction.
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Parce que cela donne du sens aux notions mathématiques des programmes
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Énoncer de manière magistrale une propriété ou une définition n’implique pas nécessairement
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sa compréhension et cela même si on l’apprend par cœur. L’utiliser, la manipuler et la
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réinvestir dans des contextes lui donne du corps et tout son sens.
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Le jeu peut être un outil pertinent à différents moments des apprentissages :
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• introduction d’une nouvelle notion ;
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• construction d’automatismes ;
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• approfondissement / remédiation.
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On peut également réinvestir le moment du jeu, y faire référence au cours des apprentissages.
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Faire revivre cette situation permet d’inscrire le jeu comme une réelle activité mathématique
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dans une démarche pédagogique. Le jeu pédagogique, considéré au même titre qu’une activité
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mathématique plus ordinaire (entraînement par des exercices, tâche complexe, etc.), est
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valorisé aux yeux de chacun.
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Parce que les mathématiques sont vivantes et se prêtent facilement aux
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activités ludiques
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Le contexte d’apprentissage est important. Au cours d’un jeu, le contexte se veut convivial
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avant tout. L’utilisation du jeu permet de changer l’image rébarbative que peuvent avoir les
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mathématiques pour certains élèves et ainsi les mobiliser davantage. Du fait que les enfants
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sont naturellement joueurs, ils se lancent et sont plus actifs. Avec le jeu, ils peuvent prendre
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du plaisir et développer ainsi une relation nouvelle à la discipline. Leur investissement n’en
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sera que plus grand par la suite, même lors d’une activité plus « classique ».
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La pratique du jeu permet donc de gagner du temps dans la compréhension des connaissances
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et rend plus solides les savoir-faire mathématiques développés à cette occasion.
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Parce que l’écrit n’est pas obligatoire
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Un élève peut ne pas réussir à additionner dans une page de calcul en évaluation et très bien
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compter les scores dans des jeux de cartes comme le bridge ou le tarot.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Perdre à un jeu n’a pas la même conséquence pour un élève que de se retrouver en situation
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d’échec face à un exercice. La peur de se tromper est encore trop présente chez certains
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élèves qui préfèrent en conséquence « ne rien écrire » sur leur feuille, voire ne pas s’engager
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dans un exercice de peur de se retrouver confrontés à leurs difficultés. Pris dans le jeu, l’élève
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peut se permettre plus facilement des procédures qu’il se serait interdites dans le cadre d’un
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« cours de maths ». Le jeu amène donc l’élève à se décomplexer, à tenter, essayer, faire des
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erreurs… ce qui est indispensable aux apprentissages.
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De plus, en jouant par équipes, les élèves acceptent plus facilement l’aide de leurs camarades.
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On s’autorise à ne pas avoir un travail soigné. Certains documents peuvent être à usage
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unique.
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Un des atouts du jeu réside dans la décentration des objets d’apprentissages, qui ne sont plus
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regardés pour eux-mêmes mais pour gagner dans un espace de jeu spécifique. L’élève se
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trouve dans une situation de joueur (et plus uniquement d’élève).
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Parce que jouer est naturel chez la plupart des enfants… et des adultes aussi
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Tous les enfants ont une propension naturelle à jouer, c’est même le mode d’apprentissage
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premier du petit enfant, qui lui permet d’essayer des processus mentaux.
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La pratique du jeu conduit à développer chez les enfants des compétences mobilisant logique,
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stratégie, rigueur, concentration, mémoire et capacité d’abstraction, qui sont toutes des
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facteurs de réussite.
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Il s’agit davantage d’un partage des connaissances plutôt qu’un travail individuel. Les élèves
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s’investissent lorsqu’ils sont mis en activité et lorsqu’ils mettent du sens dans ce qu’ils font.
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La posture de créativité du professeur participe pleinement à l’implication des élèves dans
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le travail proposé. Ce changement de positionnement lors du jeu amène les élèves à être
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autonomes et à aller au-delà des attentes du professeur.
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La pratique régulière du jeu est ainsi une modalité d’apprentissage efficace dont on aurait
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tort de se passer. Une dynamique d’équipe, d’entraide, de collaboration peut émerger dans la
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classe.
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Les adultes sont aussi joueurs, mais ne se l’avouent pas volontiers.
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Parce que jouer développe des attitudes sociales
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Visionner la vidéo
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Le travail de groupe, la
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coopération des élèves.
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Respecter des règles, prendre des initiatives, apprendre à coopérer, accepter de perdre sont
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autant de compétences développées.
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Même si la compétition existe, celle-ci est sans enjeu pénalisant et permet donc à l’élève de se
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surpasser.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 3
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Parce que les mathématiques sont, en elles-mêmes, une sorte de jeu avec
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des règles.
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La construction d’une figure de géométrie, la démonstration d’une propriété, le calcul sur
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des expressions algébriques : voilà autant de situations mathématiques se traduisant par une
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production qui pour être « réussie » doit « obéir aux règles du jeu » et « parvenir au but ».
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Je veux essayer de mettre un jeu en place dans mon
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cours : comment faire ?
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Par quoi commencer ?
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Il est préférable de commencer par des jeux courts sans déplacement, nécessitant peu de
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matériel et avec des règles très simples. Il est préférable de tester d’abord les jeux par deux,
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qui ne nécessitent pas de changement de place et utilisent peu de matériel.
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Le créneau horaire choisi est important, en particulier pour les séances au cours desquelles
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une règle est expliquée.
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Si les règles sont nombreuses, elles peuvent, par exemple, être introduites au fur et à mesure
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du jeu.
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Il est aussi possible de proposer à un collègue de venir en co-enseignement les premières fois.
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Il faut accepter que le vocabulaire utilisé soit approximatif. Il est compréhensible d’avoir peur
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de se mettre en danger et de ne pas tout contrôler.
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Quand jouer ?
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Les temps de jeu varient en fonction du jeu choisi. Certains se prêtent bien à l’introduction de
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notions, d’autres à du réinvestissement.
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• Faire des jeux courts un rituel de début ou de fin de séance en facilite la mise en place dans
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la classe. Les jeux de calcul mental s’y prêtent bien notamment.
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• Ne pas réserver les jeux à ceux qui ont fini. Le jeu est une activité pédagogique à part entière
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et ne doit pas se limiter à du soutien ou à une récompense.
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• Certaines séances situées à des heures où la concentration des élèves est difficile à obtenir,
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peuvent aussi être une occasion favorable pour jouer.
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Silence, on joue !
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Il faut accepter le bruit de fond. En effet, les élèves parlent, expérimentent et débattent. C’est
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un jeu, les élèves « risquent » donc de s’amuser à faire des mathématiques.
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Le temps de jeu crée un espace à part dans l’activité de l’élève. Cet espace a ses propres
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règles qui ne sont pas celles de la classe ordinaire. Il est important de bien identifier ce temps
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de jeu afin qu’il n’y ait pas de confusion avec les règles de vie et de débats lors des autres
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temps d’apprentissage.
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Les élèves ont besoin de temps pour comprendre. Un élève peut être mandaté pour régler
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l’intensité sonore.
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Pour un jeu qui dure une séance, une grande salle peut aussi atténuer le bruit.
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Malgré le bruit généré, la réflexion, la qualité et la quantité de travail fournies par les élèves
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lors d’une séance de jeu sont souvent meilleures que lors d’une séance qualifiée de «
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silencieuse ».
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 4
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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IDÉE
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Comment faire moins de bruit lorsqu’on lance des dés ? Faire lancer dans de petites boites à
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chaussures ou des couvercles de boites de ramettes à papier (voire y coller un bout de moquette)
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ou utiliser des gobelets retournés. Il existe aussi des dés en mousse.
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Et si certains élèves ne veulent pas jouer ?
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• C’est assez rare mais certains élèves ne jouent pas chez eux. Ils mettent plus de temps à
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comprendre les règles et à mettre en place des stratégies. Il vaut mieux commencer par des
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jeux courts et faciles d’accès (jeu des angles, puissance 4, Roi du 7, etc).
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S’ils ne veulent vraiment pas jouer au début, il est possible de leur donner une fiche
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d’exercices. Certains n’aiment pas perdre. Cela va avec le respect des règles et vivre
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ensemble. Mettre les élèves en groupe et changer les groupes permet de varier les gagnants.
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• Certains pensent que ce n’est pas sérieux. Or, la définition de « sérieux » nous renvoie … au
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jeu : « qui ne peut prêter à rire » ou « qui n’est pas fait pour l’amusement » (Petit Robert). En
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ce sens, jouer n’est pas « sérieux ». Mais est-ce là un critère de qualité d’un enseignement
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de mathématiques ? Le.la professeur.e des écoles qui fait jouer ses élèves avec une perspec-
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tive d’apprentissage n’est pas considéré.e comme « pas sérieux.se ». Pourquoi le « sérieux »
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s’imposerait-il aux élèves dès qu’ils franchissent la porte du collège ? Rappelons enfin que,
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d’après Aristote, « il faut jouer pour devenir sérieux » et d’après Albert Einstein, « le jeu est la
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forme la plus élevée de la recherche ».
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• L’échec sous le regard des autres peut être dur à vivre. Il faut savoir dédramatiser et rappe-
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ler que... ce n’est qu’un jeu !
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Il est important de communiquer et d’expliquer à ces élèves pourquoi on joue, et tout aussi
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important de prendre le temps de faire un bilan.
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Et le regard des parents d’élèves ?
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Il est important de faire comprendre que jouer est une autre modalité d’apprentissage qui peut
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permettre à beaucoup d’élèves de progresser et de s’engager dans une dynamique. Il ne faut
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pas hésiter à inciter les enfants à jouer avec leurs parents. Il est possible de prêter des jeux,
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notamment pendant les vacances.
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Que vont penser les collègues ?
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Certaines évolutions dans les pratiques pédagogiques nécessitent du temps. La pratique du
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jeu permet de gagner du temps sur l’acquisition de connaissances et de savoir-faire. Ouvrir sa
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porte ou accompagner ses collègues peut aider. Bien souvent, la pratique du premier jeu suffit
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à faire comprendre les divers intérêts de l’enseignement par le jeu.
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Que va dire le chef d’établissement ?
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La création de groupes de travail académiques1 pilotés par les inspections pédagogiques
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régionales de mathématiques concernées, en collaboration avec le réseau des IREM et la
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production d’une ressource nationale constituent des actions officielles qui donnent une vraie
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dynamique et une légitimité à cette pratique. Cette action s’inscrit dans le cadre de la stratégie
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mathématiques, lancée à décembre 2014 par la ministre de l’Education nationale. Ce plan vise
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notamment à développer la dimension ludique des mathématiques.
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1. Académies de Nantes et Lille
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Il est possible d’inviter le chef d’établissement en observation dans la classe. Les jeux peuvent
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aussi être proposés lors des journées portes ouvertes.
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Que fait le professeur lorsque les élèves jouent ?
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Visionner la vidéo
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Le rôle du professeur
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L’enseignant doit laisser les élèves jouer et débattre entre eux. Il doit être présent tout en
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sachant garder ses distances. Il a un rôle d’observateur et d’arbitre. Tout d’abord, il doit
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s’assurer que tous se mettent effectivement au travail. Il doit répondre aux sollicitations pour
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débloquer une situation particulière, préciser une règle du jeu et surtout faire en sorte de
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faire réfléchir les élèves. L’idée n’est pas de leur donner une réponse, mais de les pousser à
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raisonner.
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En fin de séance, le professeur peut organiser une explicitation collective, individuelle ou par
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groupe de ce que les élèves ont appris, appris à faire et compris. Il est possible de faire rédiger
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un bilan. Une fiche d’exercices peut compléter de manière plus académique les connaissances
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travaillées lors du jeu.
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Que peut être une trace écrite ?
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Il est important de ne pas la formaliser trop vite et de la faire mettre en place par les élèves.
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Ce ne devrait pas être aux professeurs de la donner.
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Il est par exemple envisageable de photographier le jeu et d’insérer la photo dans le cahier.
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Certains jeux au cours desquels des documents papiers sont donnés (Decitri, Quem’s, etc)
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peuvent être collés dans le cahier et servir efficacement de trace écrite.
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C’est aux élèves d’établir un bilan, soit personnel, soit individuel, qui pourra être sous la forme
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d’une affiche ou d’une carte mentale où les élèves pourront écrire leurs questions, ce qu’ils
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ont aimé ainsi que leur ressenti sur la séance. Certains instants pourraient aussi faire l’objet
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d’une trace écrite (rebondissement remettant en cause une stratégie ou situation marquante
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sur l’application d’une notion ou un automatisme).
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Les élèves peuvent aussi être invités à créer eux-mêmes de nouvelles grilles (par exemple
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pour la Route des maths, Quatre alignés c’est gagné, etc.).
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Certains jeux permettent aux élèves d’acquérir des réflexes de calculs ou des stratégies de
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raisonnement. La trace écrite n’est donc pas indispensable.
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Que peut-on évaluer ?
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L’investissement des élèves est visible et gagne à être valorisé, car ils pratiquent effectivement
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une activité mathématique.
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Cependant, tout n’est pas à évaluer tout le temps : préserver l’espace du jeu de l’évaluation
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peut en effet permettre d’amener les élèves, notamment les plus fragiles, à s’autoriser des
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stratégies d’engagement. Pour le professeur, il s’agit d’un moment de prise d’informations
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 6
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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permettant de mieux comprendre et connaître les élèves que sur une évaluation ponctuelle et
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traditionnelle.
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Le jeu permet enfin de valoriser (voire d’évaluer) des élèves sur d’autres focales, notamment
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sur des compétences sociales dans le cadre du socle commun de connaissances, de
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compétences et de culture.
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Les professeurs faisant jouer dans leurs classes parlent autrement de leurs élèves
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(notamment en conseil de classe).
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Après une séance, faire un bilan oral avec les élèves leur permet de se rendre compte de ce
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qu’ils ont travaillé et appris.
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Comment expliquer une règle ?
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On peut procéder par étapes et donner les règles progressivement. Il est important de ne pas y
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passer trop de temps.
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La première partie peut être jouée « pour rire » (« pour du beurre ») avec l’ensemble de
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la classe. Parfois, l’utilisation du vidéoprojecteur avec une version numérique du jeu peut
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également se révéler être une aide précieuse.
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Quelles compétences peuvent être travaillées lorsque l’on fait jouer ?
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Suivant le jeu et la pratique du professeur, toutes les compétences mathématiques (Chercher,
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Modéliser, Calculer, Raisonner, Représenter, Communiquer) peuvent être mises en œuvre.
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La pratique du jeu participe pleinement à l’acquisition des cinq domaines du socle de
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compétences de connaissances et de culture.
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Deux exemples de jeux
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Cette partie permet de mettre en avant trois jeux typiques illustrant un usage possible des jeux
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dans la classe. De nombreux autres jeux ainsi qu’un tableau synoptique figurent en annexe de
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ce document.
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||||
Télécharger l’annexe Le jeu des angles
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||||
« Plus près des
|
||||
angles ».
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Visionner la vidéo :
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Le jeu des angles : les
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trois étapes
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Le jeu vise à développer une notion intuitive d’angle et de mesure d’angle, à partir de
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connaissances tout à fait élémentaire sur les angles (cycle 3). La comparaison des mesures
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d’angles vient assez naturellement dans ce contexte.
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Ce jeu se réfère principalement aux parties « Grandeurs et mesures » et « Géométrie »
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du programme du cycle 3. Il répond aux attendus de fin de cycle « Comparer, estimer, mesurer
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des grandeurs géométriques », « Utiliser les instruments de mesure spécifiques de ces
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grandeurs » et « Reconnaitre, nommer, décrire, reproduire, représenter des figures géomé-
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Retrouvez Éduscol sur
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triques ».
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 7
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Le jeu est facile à mettre en place et demande peu de matériel (vidéoprojecteur, rapporteurs).
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Il permet aux élèves de travailler l’ordre de gran¬deur de la mesure d’un angle, et notamment
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éviter une mauvaise utilisation du rapporteur
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La progression est trois étapes. Au cours des deux premières étapes, le professeur projette
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une série d’angles et les élèves donnent une estimation de leur mesure.
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• Étape 1 : estimation d’angles proches de l’angle droit. Il convient de débuter par l’angle
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droit (permettant un rappel des acquis antérieurs) et des angles très proches.
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• Étape 2 : estimation d’angles variés. Il s’agit ensuite de progresser vers des angles diffé-
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rents, en débutant par des angles avec des angles importants, ayant pour mesures 45°, 135°
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et éventuellement 30°, 60°, 120°. Le vocabulaire lié aux angles
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(aigu, obtus, sommet, côté) est peu à peu introduit et repris
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sous forme de trace écrite.
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• Étape 3 : de l’estimation à la mesure. Chaque binôme
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propose, au binôme voisin, des angles tracés sans rapporteur
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(3 ou 4). Les membres d’un binôme discutent et proposent
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une estimation des mesures des angles. La validation se fait
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à l’aide du rapporteur, que les élèves découvrent eux-mêmes
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sans formalisation préalable.
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Intérêt du jeu
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L’expérience montre que :
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• les élèves visualisent mieux les angles avant leur construction ;
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• les élèves maîtrisent mieux le sens des graduations du rapporteur ;
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• les élèves réinvestissent le savoir-faire pour la vérifica¬tion des figures ;
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• les élèves estiment correctement les angles, positionnent correctement leur rapporteur sans
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effort.
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Télécharger l’annexe
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« La route des maths ».
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La route des maths
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Visionner la vidéo :
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La route des maths
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Il s’agit d’un jeu de coopération se basant sur un plateau.
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L’idée initiale de ce jeu provient du jeu Fujiyamaths de
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l’IREM de Caen. C’est une course à étapes de difficultés
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croissantes : les équipes déplacent leurs pions de Laval
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vers la côte vendéenne et résolvent des énigmes (cartes
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« objectif ») à chaque étape, les collections d’énigmes
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changeant lorsque les équipes se rejoignent sur les villes-
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étapes. Le temps d’une partie dépend des objectifs fixés
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(entre une demi-heure et une heure).
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 8
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Un des grands avantages de ce jeu est que la règle et les cartes peuvent être utilisées sur
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différentes notions de la sixième à la troisième. Chaque notion est travaillée à l’aide des cartes
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« objectif ».
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Les parties du programme abordées par ce jeu varient ainsi suivant les cartes « objectif »
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prises. Ainsi, on peut introduire les fonctions affines, les puissances, les fractions.
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Le dernier trajet (qui relie La Roche-sur-Yon à la plage) fournit l’occasion de proposer un bilan
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(éventuellement guidé) : créer une nouvelle carte objectif, écrire la règle découverte, résoudre
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collectivement une dernière énigme, etc.
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Avantages pédagogiques de ce jeu
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• Ce jeu est coopératif et incite chacun à s’investir. L’erreur n’est pas stigmatisée. La part de
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hasard permet à chacun de pouvoir avancer.
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• Une notion peut être intégrée progressivement. Les cartes « objectif » changent à chaque
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étape.
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• Les élèves s’autocorrigent. Par contre un même groupe peut se conforter ensemble sur une
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même erreur ; la place du professeur est alors importante. On peut aussi attribuer un rôle de
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maitre de jeu à un élève qui dispose d’une calculatrice.
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• La règle est à expliquer la première fois. Lorsque l’on reprend le jeu avec de nouvelles no-
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tions, il n’y a pas de nouvelles explications à donner. On ne se lasse pas de ce jeu. En effet, les
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cartes « objectif » changent à chaque fois.
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• Il n’y a pas de passage à l’écrit, ce qui peut motiver des élèves à s’engager.
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• Après le jeu, un bilan peut être fait par les élèves sur ce qu’ils ont appris. Ce bilan peut être
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différé dans le temps dans une séance suivante.
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Un avantage extrêmement pratique pour le professeur : le même plateau de jeu ainsi que les
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mêmes cartes « nombre » sont utilisés pour toutes les notions et tous les niveaux. Le temps
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gagné en plastification, découpage et en préparation est significatif.
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Quelques exemples d’intégration des jeux dans des
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projets à long terme
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Utiliser le jeu de Bridge dans le cadre de l’accompagnement personnalisé
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Le document fourni en annexe propose de découvrir et d’utiliser comme outil pédagogique
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le jeu de bridge afin d’initier (en particulier) les élèves au raisonnement dans un contexte
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différent de ceux habituellement vécus par les apprenants et leur professeur. Les tests
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effectués dans différentes classes ont démontré qu’un débat peut assez vite s’instaurer autour
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des différentes stratégies possibles pour résoudre les différents problèmes posés.
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Cette animation pédagogique peut par exemple trouver sa place dans le cadre de
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l’accompagnement personnalisé en sixième, mais aussi en activités périscolaires, etc.
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Dans la progression pédagogique choisie, un temps d’appropriation des règles du jeu et du jeu
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lui-même est nécessaire afin de familiariser les apprenants au vocabulaire spécifique et au
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déroulé d’une partie de bridge. Dans chacune des séances programmées, l’usage effectif d’un
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jeu de cartes peut permettre à certains élèves de mieux contextualiser la situation étudiée.
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Chaque phase d’apprentissage est l’occasion d’aborder, travailler, consolider différentes
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connaissances ou compétences. Anticiper les besoins, c’est une manière d’y répondre, certes
|
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collectivement, mais avec l’avantage qu’on ne répond pas a posteriori à un manque, à une
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difficulté, mais qu’on prévient les difficultés en posant des jalons explicites avec les élèves.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 9
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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L’intérêt et la plus-value des différents textes résident dans le fait qu’ils font appel pour la
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plupart d’entre eux à un bagage mathématique relativement restreint. C’est pourquoi la même
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activité peut être proposée à des élèves de niveaux très différents, chacun exploitant les outils
|
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à sa disposition pour la traiter. Il est d’usage de dire que certaines réponses aux questions
|
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posées se résument à « il suffit de savoir compter jusqu’à treize ». C’est oublier qu’il faut au
|
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minimum savoir ce qu’il faut compter et pourquoi on doit le compter. Si le calcul mental et
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sa maitrise sont souvent cités, l’analyse des résultats et le classement d’un tournoi amènent
|
||||
de nombreux exemples permettant l’introduction et l’utilisation des entiers relatifs et des
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pourcentages.
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Au-delà de l’aspect calculatoire, de nombreuses compétences sont travaillées à travers
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ces activités. Il faudra mobiliser son attention à chaque instant, raisonner et argumenter
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régulièrement, analyser et anticiper, rechercher l’information nécessaire à la découverte d’un
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plan de jeu cohérent, etc.
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L’expérience montre en effet qu’une partie de bridge demande :
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• l’analyse des enchères effectuées à la table, la recherche des informations que l’on peut en
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déduire sur la forme des mains de chacun des joueurs ;
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• la mémorisation des cartes jouées et les conséquences sur l’emplacement des cartes qui
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nous intéressent ;
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• de savoir rechercher parmi les informations connues celles qui auront de l’importance et
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celles que l’on peut négliger.
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À tout moment, il faut donc veiller à se poser les bonnes questions et en chercher, à travers les
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informations connues et reçues, un maximum de réponses.
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De temps à autre, des pistes de différenciation seront proposées. En particulier, il est possible
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de développer pour les élèves les plus avancés des activités de recherche originales.
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À l’issue de ce parcours, les élèves comme leur enseignant auront découvert de nouvelles
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pratiques pédagogiques.
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D’autres pistes n’ont pas été explorées. Il est ainsi possible d’introduire le calcul des
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probabilités à partir de ce jeu. On consultera avec profil le livre édité par CANOPÉ sur ces
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questions.
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Plan du document proposé en annexe
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• Séance 1 : présentation du bridge et premières règles
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• Séance 2 : comment évaluer la force de son jeu
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• Séance 3 : à la recherche du contrat
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• Séance 4 : applications mathématiques
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• Séance 5 : Etude de la marque et de techniques simples de jeu
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• Séance 6 : Découverte d’un théorème
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• Séance 7 : Exercices de raisonnement
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• Séances 8 à 10 : Ensemble d’activités mettant en œuvre les connaissances acquises.
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Pour chacune d’entre elles, deux supports sont proposés. Le diaporama est destiné, pour ceux
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qui le désirent, à présenter le travail à faire et animer la séance. Le texte propose quelques
|
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pistes pédagogiques, des recommandations et quelques éléments de réponse.
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Cette animation pédagogique peut par exemple trouver sa place dans le cadre de
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l’accompagnement personnalisé en sixième, mais aussi en activités périscolaires, etc.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 10
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Utiliser le jeu des échecs
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Un travail du même genre est envisageable avec le jeu d’échecs. Plusieurs documents (dont
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un livre édité par CANOPÉ) existent et recensent diverses activités pouvant servir de base à un
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projet à long terme autour de ce jeu.
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Pour les échecs comme pour le bridge, deux remarques importantes sont à faire :
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• le travail proposé vise à développer de nombreuses compétences qui seront certes utiles en
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mathématiques mais plus globalement dans l’ensemble des matières enseignées au collège ;
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• le fait de proposer des exercices de raisonnement ne nécessitant pas de connaissances ma-
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thématiques particulières permettra à certains élèves de ne pas être bloqués par un contenu
|
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mathématique non maîtrisé. Pour les élèves plus scolaires, cela servira à leur faire apprécier
|
||||
des chemins moins balisés que ceux auxquels ils sont habitués (et qu’ils affectionnent même).
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Un exemple réalisé dans l’académie de la Réunion est décrit dans le document intitulé « Projet
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d’innovation : jeu d’échec et socle commun ». Un bon argumentaire peut aussi être trouvé sur
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le site de l’association canadienne Echecs et Maths.
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Création d’un jeu sur ordinateur
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L’algorithmique a fait son entrée dans les programmes de mathématiques du cycle 4 (thème E).
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À partir de ce thème, les élèves peuvent s’initier à la problématique de la création des
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||||
jeux vidéo en créant un projet de jeu à leur mesure. Suivant leur niveau, leur envie et leurs
|
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capacités ils pourront développer de nombreuses compétences et connaissances. Le travail
|
||||
permet également de favoriser le travail collaboratif. Au final, les élèves apprendront :
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• les bases de l’algorithmique, ce qui leur servira dans le cadre de leurs futures études ;
|
||||
• à travailler ensemble, confortant ainsi le travail fait en EPI ;
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||||
• qu’il est possible d’apprendre par soi-même (l’autonomie, la créativité dont ils vont devoir
|
||||
faire preuve leur montreront la nécessité d’introduire certains concepts) ;
|
||||
• à découvrir ou mettre en œuvre de nombreuses connaissances mathématiques en lien avec
|
||||
les programmes (les transformations et le repérage en sont deux exemples simples) ;
|
||||
• à mettre en œuvre diverses compétences telles qu’analyser une situation, la modéliser,
|
||||
structurer sa pensée, prendre des initiatives, etc.
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||||
De nombreux documents sont actuellement publiés sur ces questions, notamment dans le
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cadre des TraAM. Parmi les nombreuses ressources disponibles, il peut être utile de consulter
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les suivantes : sites suivants :
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• la ressource d’accompagnement du programme de mathématiques du cycle 4 :
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Algorithmique et programmation ;
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• les TraAm 2015-2016 ;
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||||
• la remarquable contribution didactique de l’académie de Rennes : Algorithmique en
|
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mathématiques du collège au lycée ;
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||||
• la contribution de l’académie de Reims : Algorithme et programmation en Mathématiques -
|
||||
Une nouvelle approche pour les élèves et l’enseignant ! ;
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||||
• la contribution de l’académie de Nantes : labyrinthe.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 11
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Un jeu-puzzle à multiples usages : United Square
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United Square est un jeu commercialisé, dont le créateur a cédé à la DGESCO les droits de
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reproduction (sur les pièces du jeu) à des fins pédagogiques.
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Ce jeu repose sur une série de pièces de forme carrée, analogue à celle-ci :
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Les différentes pièces ne se distinguent que par l’agencement des quatre triangles colorés. Le
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jeu consiste essentiellement à placer des pièces les unes à côté des autres, en respectant la
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||||
contrainte suivante : les couleurs des triangles contigus (qui se touchent) doivent toujours être
|
||||
les mêmes.
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Le jeu United Square combine observation, sens géométrique, stratégie, logique et
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raisonnement, et même un peu d’arithmétique. Cependant, les pièces du jeu peuvent servir
|
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à des activités mathématiques avant même de jouer avec elles : une activité combinatoire
|
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comme le dénombrement des pièces ouvre la voie à des activités géométriques (de recherche
|
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des symétries et rotations qui lient certaines pièces entre elles).
|
||||
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||||
À la suite de ces activités de découverte, d’autres jeux plus simples peuvent être proposés
|
||||
(comme de créer des motifs particuliers avec les pièces du jeu), avant d’aborder le jeu
|
||||
proprement dit avec sa dimension stratégique.
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||||
Comme avec le bridge ou les échecs, le fait de conserver le même matériel de jeu pour une
|
||||
série d’activités diverses permet au professeur d’orienter le travail des élèves en valorisant la
|
||||
mémorisation, l’effort durable et le réinvestissement des acquis, autant d’attitudes précieuses
|
||||
pour les apprentissages mathématiques.
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D’autres jeux
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Pour aller plus loin
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En annexes de ce document sont proposés divers jeux présentant tous un intérêt didactique, et
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soigneusement présentés afin de permettre une prise en main rapide.
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Cette annexe récapitule tous les jeux proposés sous forme de tableau. Il va de soi que
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l’enseignant intéressé par la mise à profit de la dynamique des jeux saura aller plus loin que
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les quelques jeux proposés et découvrir l’inépuisable richesse de cette approche pédagogique.
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Bibliographie et sitographie
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Sur le jeu en mathématiques
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• Fédération française des jeux mathématiques (FFJM)
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La FFJM est une association sans but lucratif dont les objectifs sont de développer les
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mathématiques par le jeu, orienter la pédagogie vers le problème, rehausser l’image des
|
||||
mathématiques et faire partager le plaisir de la recherche.
|
||||
Elle organise, en particulier, le Championnat International des Jeux Mathématiques et Logiques,
|
||||
participe à des activités d’édition et d’animation, produit des expositions itinérantes sur les jeux
|
||||
mathématiques et organise chaque année une Université Mathématique d’été pour les élèves du
|
||||
secondaire.
|
||||
• Le comité international des jeux mathématiques (CIJM)
|
||||
Association fondée en 1993, le CIJM se donne pour mission de changer l’image des mathématiques
|
||||
auprès du grand public et il fédère près de 40 associations (dont la FFJM) qui touchent plusieurs
|
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millions de personnes dans le monde.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 12
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Il propose une large plate-forme internationale d’échanges. Il est reconnu par les pouvoirs publics
|
||||
et agréé Association nationale de jeunesse et d’éducation populaire et a reçu l’agrément national
|
||||
de l’Éducation Nationale. Il est soutenu par un comité d’honneur particulièrement prestigieux et de
|
||||
nombreuses institutions et universités scientifiques.
|
||||
• Animath
|
||||
L’association Animath a pour but de favoriser l’introduction, le fonctionnement, le développement,
|
||||
la mise en réseau, la valorisation et la reconnaissance institutionnelle d’activités mathématiques
|
||||
dans les écoles, collèges, lycées et établissements de niveau universitaire. Elle veille tout
|
||||
particulièrement au développement d’ateliers et de clubs dans les établissements, à l’essor des
|
||||
compétitions mathématiques et à la participation du plus grand nombre d’élèves et étudiants, filles
|
||||
et garçons, à ce type d’activité.
|
||||
• La commission « jeux et mathématiques » de l’AMPEP :
|
||||
Les travaux de cette commission ont été récompensés par le prix Anatole Decerf en 2014.
|
||||
• APMEP (2007) Comment faire du calcul un jeu d’enfant, Éditions Vuibert (édition « papier »
|
||||
de la brochure Jeux 2) :
|
||||
Voir la fiche PubliMath.
|
||||
• APMEP : Des activités mathématiques pour la classe : Jeux, cahiers 5, 6, 7…
|
||||
--Les brochures Jeux et mathématiques de l’APMEP ;
|
||||
--Activités de niveau collège ;
|
||||
--Des activités de niveau maternelle et premier degré.
|
||||
• Tentatives de définition d’un jeu mathématique (Commission Inter-IREM Pop’maths).
|
||||
• Le réseau des IREM est aussi une source importante de documents sur ce thème. On citera,
|
||||
par exemple, les travaux réalisés par :
|
||||
--IREM de Caen, groupe Jeux2Maths ;
|
||||
--IREM de Lyon (groupe jeux) Jeux.
|
||||
• Jeux mathématiques à Bruxelles (Joëlle Lamon).
|
||||
• Présentation d’un diplôme universitaire sur le thème « apprendre par le jeu ».
|
||||
• Thèse de Nicolas Pelay : Jeu et apprentissages mathématiques : élaboration du concept de
|
||||
contrat didactique et ludique en contexte d’animation scientifique.
|
||||
• Ayme, Y. (2006). Cahiers Pédagogiques: Le jeu en classe. CRAP.
|
||||
• Brougère, G. (2005). Jouer / Apprendre. Paris: Economica.
|
||||
• De Grandmont, N. (1999). Pédagogie du jeu. Les éditions Logiques.
|
||||
• Trouillot, E., Richard, J., Faradji, D., & Le Borgne, P. (2005). Mathématiques et jeux au col-
|
||||
lège. Hachette.
|
||||
• Vial, J. (1981). Jeu et éducation : les ludothèques. Presses Universitaires de France.
|
||||
Sur l’usage du jeu de bridge
|
||||
• Introduction à la pratique du bridge en classe sur Educscol.
|
||||
• Les mathématiques du bridge : activités mathématiques pour le collège et le lycée (Réseau
|
||||
Canopé).
|
||||
• Mathématiques et bridge, compte-rendu d’une action menée en collège à Nantes.
|
||||
• Une expérience de bridge au collège Montaigne de Poix du Nord.
|
||||
• Site de la fédération française de bridge.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 13
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Sur l’usage du jeu d’échecs
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• Actions éducatives – Introduction du jeu d’échec à l’école - B. O n°3 du 19 janvier 2012.
|
||||
• Introduction du jeu d’échecs à l’école sur eduscol.
|
||||
• Le jeu d’échecs à l’école comme une autre approche des apprentissages sur eduscol.
|
||||
• Apprendre avec le jeu d’échecs de l’école au collège (Réseau Canopé).
|
||||
• Jeu et tournois d’échecs en ligne de l’école au lycée (académie de Rennes).
|
||||
• Les échecs, sur le site du « matou matheux ».
|
||||
• Cours d’échecs en lien avec l’activité mathématique au lycée.
|
||||
• Mon cahier Jeu d’échecs.
|
||||
• Travail d’écriture (en travail interdisciplinaire).
|
||||
• Un projet d’innovation (en travail interdisciplinaire).
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@@ -0,0 +1,19 @@
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Author: Administration centrale
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Creator: Microsoft® Word 2010
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Producer: Microsoft® Word 2010
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CreationDate: Wed Apr 24 20:27:48 2019 Paris, Madrid (heure d<><64>t<EFBFBD>)
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ModDate: Wed Apr 24 20:28:36 2019 Paris, Madrid (heure d<><64>t<EFBFBD>)
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5
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e Mathématiques
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ATTENDUS
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de fin d’année
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Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
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Utiliser les nombres pour comparer, calculer et résoudre des problèmes
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Nombres
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Ce que sait faire l’élève
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Il utilise, dans le cas des nombres décimaux, les écritures décimales et fractionnaires et passe
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de l’une à l’autre, en particulier dans le cadre de la résolution de problèmes.
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Il relie fractions, proportions et pourcentages.
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Il décompose une fraction sous la forme d’une somme (ou d’une différence) d’un entier et
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d’une fraction.
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Il utilise la notion d’opposé.
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Exemples de réussite
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23 7
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Il exprime le nombre 2,5 sous formes décimale et fractionnaire.
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100 5
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20
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Pour calculer 20 % de 70 €, il effectue 70 ou 0,2 × 70.
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100
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15 1 15 6
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Il décompose : 2 ou 3 .
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7 7 7 7
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Il détermine l’opposé d’un nombre relatif.
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Il sait que soustraire revient à additionner l’opposé.
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Comparaison de nombres
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Ce que sait faire l’élève
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Il reconnaît et produit des fractions égales.
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Il compare, range, encadre des fractions dont les dénominateurs sont égaux ou multiples l’un
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de l’autre.
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Il repère sur une droite graduée les nombres décimaux relatifs.
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Exemples de réussite
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14 28 7 140 15 56
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Dans la liste suivante, entoure toutes les fractions égales à : ; ; ; ; .
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6 6 3 60 7 24
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39
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Il simplifie .
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12
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1 25 5
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Il range dans l’ordre croissant : ; ;2; .
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3 6 3
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15 20
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Complète les encadrements suivants par deux entiers consécutifs : … < < … et …< <….
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7 3
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Place sur la droite graduée les nombres suivants :
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9 5 5
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; 0,25 ; -0,75 ; ; 2,75 ; ; -1,25.
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4 4 2
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||||
Attendus de fin d’année de 5e
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Pratiquer le calcul exact ou approché, mental, à la main ou instrumenté
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Ce que sait faire l’élève
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Il traduit un enchaînement d’opérations à l’aide d’une expression avec des parenthèses.
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Il effectue mentalement, à la main ou l’aide d’une calculatrice un enchaînement d’opérations
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en respectant les priorités opératoires.
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Il additionne et soustrait des nombres décimaux relatifs.
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Il additionne ou soustrait des fractions dont les dénominateurs sont égaux ou multiples l’un
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de l’autre.
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Il contrôle la vraisemblance d’un résultat.
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Il résout des problèmes faisant intervenir des nombres décimaux relatifs et des fractions.
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Exemples de réussite
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Pour appliquer le programme de calcul ci-contre au nombre 7, il
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effectue le calcul (7 + 3) × 9 - 5.
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Calcule mentalement : 5 + 3 × 4 ; 10 - (1 + 6) ; 12 - 8 + 2.
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||||
Calcule à la main : 5,5 + 6 × 2,4 ; 12 - (5,3 + 3,8) ; 16,2 - 9,4 + 3,8.
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||||
Effectue : (7 + 3) × 9 - 5.
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||||
Il vérifie ses résultats à l’aide de la calculatrice.
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Calcule mentalement : -9 + 6 ; -5,6 - 3 ; 4 - 9 ; -12 - (-2).
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Il calcule, sans passer par l’écriture décimale :
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1 2 23 5 3 2 5 4 11 1 5 1
|
||||
; ; ; ; ; .
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5 5 10 10 7 7 12 3 9 3 2 4
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||||
Il exclut des réponses aberrantes à un problème donné, par exemple 8,12 m pour la taille d’une
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2
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personne ou 15 cm pour l’aire d’un champ.
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||||
Comprendre et utiliser les notions de divisibilité et de nombres premiers
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Ce que sait faire l’élève
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Il calcule le quotient et le reste dans une division euclidienne.
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||||
Il détermine si un nombre entier est ou n’est pas multiple ou diviseur d’un autre nombre entier.
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||||
Il détermine les nombres premiers inférieurs ou égaux à 30.
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||||
Il utilise les critères de divisibilité (par 2, 3, 5, 9, 10).
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||||
Il décompose un nombre entier strictement positif en produit de facteurs premiers inférieurs à
|
||||
30.
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||||
Il utilise la décomposition en facteurs premiers inférieurs à 30 pour produire des fractions
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égales (simplification ou mise au même dénominateur).
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||||
Il modélise et résout des problèmes faisant intervenir les notions de multiple, de diviseur, de
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||||
quotient et de reste.
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Exemples de réussite
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||||
147 élèves sont répartis par équipe de 16 pour un concours. Combien d’équipes entières peut-
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on constituer ? Combien manquerait-il d’élèves pour constituer la dernière équipe ?
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||||
Il identifie les multiples de 14 parmi les nombres suivants : 56 ; 141 ; 280.
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||||
Il dresse la liste des diviseurs de 28.
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||||
Il retrouve la liste des nombres premiers inférieurs à 30.
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||||
Détermine, parmi les nombres 2, 3, 5, 9 et 10, les diviseurs de 456 et 1980.
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||||
Attendus de fin d’année de 5e
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||||
Il décompose 84 en produit de facteurs premiers.
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153
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||||
Il utilise la décomposition en produit de facteurs premiers pour simplifier .
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||||
85
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Problèmes faisant intervenir les notions de multiple, de diviseur, de quotient et de reste
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||||
Un garçon de café doit répartir 36 croissants et 24 pains au chocolat dans des corbeilles.
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||||
Chaque corbeille doit avoir le même contenu. Quelles sont les répartitions possibles ?
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||||
Un bibliothécaire doit répartir 420 livres sur des étagères. Chaque étagère doit contenir le
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même nombre de livres.
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||||
Est-ce possible avec 18 étagères ? Avec 21 étagères ?
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Utiliser le calcul littéral
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Ce que sait faire l’élève
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2 3
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Il utilise les notations 2a pour a × 2 ou 2 × a et ab pour a × b, a pour a × a et a pour a × a × a.
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Il utilise la distributivité simple pour réduire une expression littérale de la forme ax + bx où a et
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||||
b sont des nombres décimaux.
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||||
Il produit une expression littérale pour élaborer une formule ou traduire un programme de
|
||||
calcul.
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||||
Il utilise une lettre pour traduire des propriétés générales.
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||||
Il utilise une lettre pour démontrer une propriété générale.
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||||
Il substitue une valeur numérique à une lettre pour :
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||||
- calculer la valeur d’une expression littérale ;
|
||||
- tester, à la main ou de façon instrumentée, si une égalité où figurent une ou deux
|
||||
indéterminées est vraie quand on leur attribue des valeurs numériques ;
|
||||
- contrôler son résultat.
|
||||
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||||
Exemples de réussite
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Il simplifie l’écriture des expressions suivantes : 5 × a + 3 × b ; x × y ; 2 × l + 2 × L ; 2 × × r ;
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× r × r ; c × c × c ; 3,2 × x × 3 × x ; 4x × 2x × 3x.
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||||
Il réduit des expressions du type : 5,2x + 3,4x ; 2,4x - 2,1x.
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||||
Élabore une formule permettant de calculer le nombre de carrés à partir du nombre d’étapes :
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Exprime en fonction du nombre initial le programme de calcul suivant :
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||||
« Choisir un nombre ; lui ajouter 2 ; multiplier le résultat par 3 ; enlever 6 ».
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||||
Il exprime de façon littérale l’entier qui suit un entier n, ou l’entier qui le précède.
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Il écrit la forme générale d’un multiple de 3, des nombres entiers naturels pairs et impairs.
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||||
Il démontre que la somme de deux entiers consécutifs est impaire.
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||||
Il démontre que la somme de trois entiers consécutifs est un multiple de 3.
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||||
Il calcule mentalement 7a et a + 17 pour a = 8.
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||||
Il calcule mentalement 3x + 5y pour x = 2 et y = 1.
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||||
Il fait un test numérique pour montrer que les expressions 4 + 3x et 7x ne sont pas égales.
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||||
Il utilise une calculatrice pour vérifier ses calculs et ses tests numériques.
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||||
Attendus de fin d’année de 5e
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Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
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Interpréter, représenter et traiter des données
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Ce que sait faire l’élève
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Il recueille et organise des données.
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Il lit et interprète des données brutes ou présentées sous forme de tableaux, de diagrammes
|
||||
et de graphiques.
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||||
Il représente, sur papier ou à l’aide d’un tableur-grapheur, des données sous la forme d’un
|
||||
tableau, d’un diagramme ou d’un graphique.
|
||||
Il calcule des effectifs et des fréquences.
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||||
Il calcule et interprète la moyenne d’une série de données.
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||||
|
||||
Exemples de réussite
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On demande à des élèves leur pointure de pieds ; voici les résultats : 38 ; 36 ; 38 ; 35 ; 34 ; 37 ;
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||||
37 ; 40 ; 39 ; 41 ; 39 ; 41 ; 37 ; 36 ; 36 ; 42 ; 41 ; 37 ; 39 ; 38.
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||||
Complète le tableau suivant :
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||||
Pointure 34 35 36 37 38 39 40 41 42
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||||
Effectif
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Il exploite :
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||||
- un tableau d’effectifs ;
|
||||
- un diagramme en bâtons ;
|
||||
- un diagramme circulaire ne faisant pas intervenir des mesures d’angles supérieures à
|
||||
180° ;
|
||||
- un diagramme semi-circulaire ;
|
||||
- un graphique.
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||||
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||||
On demandera de réaliser un diagramme en bâtons, circulaire ou semi-circulaire à partir de
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||||
données brutes ou d’un tableau d’effectifs.
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||||
Il calcule un effectif total ou la fréquence d’une valeur à partir de données brutes, d’un tableau
|
||||
d’effectifs ou d’un diagramme en bâtons.
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Complète le tableau suivant qui résume le sport principalement pratiqué par des élèves
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||||
interrogés au sein d’un collège.
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Sport Football Tennis Basket-ball Athlétisme TOTAL
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Effectif 26 15 23 80
|
||||
Fréquence (en %)
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||||
Il sait exprimer des fréquences sous forme fractionnaire, en écriture décimale ou sous la
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||||
forme d’un pourcentage.
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||||
Il calcule une moyenne simple ou pondérée à partir de données brutes, d’un tableau d’effectifs
|
||||
ou d’un diagramme en bâtons.
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||||
Attendus de fin d’année de 5e
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||||
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||||
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||||
Comprendre et utiliser des notions élémentaires de probabilités
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Ce que sait faire l’élève
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||||
Il place un événement sur une échelle de probabilités.
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Il calcule des probabilités dans des situations simples d’équiprobabilité.
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||||
Exemples de réussite
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||||
Il place sur une échelle de probabilité des événements de la vie courante : par exemple obtenir
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||||
10 fois de suite le nombre 6 en lançant un dé, ne pas gagner la cagnotte du Loto, obtenir pile
|
||||
en lançant une pièce.
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||||
Il calcule la probabilité de tomber sur le nombre 2 en lançant un dé à 6 faces ; de tomber sur
|
||||
une boule verte en piochant au hasard une boule dans une urne contenant 3 boules vertes et
|
||||
4 boules jaunes.
|
||||
Il calcule la probabilité de gagner à un jeu (roue de loterie, jeux de dés simples).
|
||||
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||||
Résoudre des problèmes de proportionnalité
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||||
Ce que sait faire l’élève
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||||
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||||
Il reconnaît une situation de proportionnalité ou de non proportionnalité́ entre deux grandeurs.
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||||
Il partage une quantité en deux ou trois parts selon un ratio donné.
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||||
Il résout des problèmes de proportionnalité dans diverses situations pouvant faire intervenir
|
||||
des pourcentages ou des échelles. Pour cela, il met en œuvre des procédures variées
|
||||
(additivité, homogénéité, passage à l’unité, coefficient de proportionnalité).
|
||||
Exemples de réussite
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||||
Exemples de situations de proportionnalité : côté et périmètre d’un carré, diamètre et longueur d’un
|
||||
cercle, masse et prix d’une denrée.
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||||
Exemples de non-proportionnalité : côté et aire d’un carré, âge et taille d’une personne.
|
||||
Il partage 10 € en deux parts selon le ratio 2:3.
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||||
Il retrouve la quantité d’huile et de vinaigre pour 500 mL de vinaigrette réalisée dans le
|
||||
ratio 3:1.
|
||||
Il partage une masse de 1,2 kg en trois parts selon le ratio 1:2:3 pour une recette de cuisine.
|
||||
Il applique et calcule des pourcentages simples (10 % ; 25 % ; 50 %) ou des échelles simples
|
||||
(1:2 ; 1:4 ; 1:10…), éventuellement dans le cadre de la résolution de problèmes.
|
||||
Il calcule une remise pendant les soldes, un prix avant réduction, une distance (réelle, sur une
|
||||
carte).
|
||||
|
||||
Comprendre et utiliser la notion de fonction
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||||
Ce que sait faire l’élève
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Il traduit la relation de dépendance entre deux grandeurs par un tableau de valeur.
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||||
Il produit une formule représentant la dépendance de deux grandeurs.
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||||
Exemples de réussite
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||||
À partir d’une formule donnée, il traduit dans un tableau de valeurs la dépendance entre la
|
||||
distance de freinage et la vitesse, entre la température ressentie pour un vent de 60 km/h et la
|
||||
température ambiante.
|
||||
Il exprime l’aire d’un carré en fonction de la longueur de son côté, le volume d’un cylindre de
|
||||
rayon 3 cm en fonction de sa hauteur.
|
||||
Attendus de fin d’année de 5e
|
||||
|
||||
|
||||
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||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
|
||||
|
||||
|
||||
Calculer avec des grandeurs mesurables ; exprimer les résultats dans les
|
||||
unités adaptées
|
||||
Ce que sait faire l’élève
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||||
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||||
Il effectue des calculs de durées et d’horaires.
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||||
Il calcule le périmètre et l’aire des figures usuelles (rectangle, parallélogramme, triangle,
|
||||
disque).
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||||
Il calcule le périmètre et l’aire d’un assemblage de figures.
|
||||
Il calcule le volume d’un pavé droit, d’un prisme droit, d’un cylindre.
|
||||
Il calcule le volume d’un assemblage de ces solides.
|
||||
Il exprime les résultats dans l’unité adaptée.
|
||||
Il vérifie la cohérence des résultats du point de vue des unités pour les calculs de durées, de
|
||||
longueurs, d’aires ou de volumes.
|
||||
Il effectue des conversions d’unités de longueurs, d’aires, de volumes et de durées.
|
||||
3
|
||||
Il utilise la correspondance entre les unités de volume et de contenance (1 L = 1 dm ,
|
||||
3
|
||||
1 000 L = 1 m ) pour effectuer des conversions.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Connaissant deux données d’un trajet parmi l’heure de départ, l’heure d’arrivée et la durée, il
|
||||
calcule la donnée manquante. Par exemple, il calcule une heure de départ connaissant la durée
|
||||
du trajet et l’heure d’arrivée.
|
||||
Calcule le périmètre et l’aire de la figure suivante :
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|
||||
|
||||
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||||
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||||
Calcule le volume du solide suivant, composé d’un pavé droit surmonté d’un demi-cylindre
|
||||
(sans considérer le socle) :
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Il exprime les durées en heures, minutes, secondes, les longueurs en mètres, les aires en
|
||||
mètres carrés et les volumes en mètres cubes.
|
||||
Identifie l’erreur commise dans cette réponse :
|
||||
2
|
||||
« Le volume d’un cube de 3 cm de côté est égal à 27 cm . »
|
||||
3 3
|
||||
Il convertit 350 000 m en km ; 0,05 m² en cm² ; 12 hm en dm ; 2,8 h en h et min.
|
||||
3 3
|
||||
Il convertit 33 cL en cm ; 1 500 cm en L.
|
||||
Attendus de fin d’année de 5e
|
||||
|
||||
|
||||
Comprendre l’effet de quelques transformations sur les figures géométriques
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il comprend l’effet des symétries (axiale et centrale) : conservation du parallélisme, des
|
||||
longueurs et des angles.
|
||||
Il utilise l’échelle d’une carte.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il détermine des longueurs et des mesures d’angles en utilisant les propriétés de conservation
|
||||
des symétries (axiale et centrale).
|
||||
Il prouve que deux droites sont parallèles en utilisant la conservation du parallélisme par les
|
||||
symétries (axiale et centrale).
|
||||
Il calcule une longueur en utilisant l’échelle d’une carte.
|
||||
Il détermine l’échelle d’une carte à partir de longueurs données.
|
||||
Attendus de fin d’année de 5e
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
|
||||
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||||
Représenter l’espace
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
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||||
Il se repère sur une droite graduée et dans le plan muni d’un repère orthogonal.
|
||||
Il reconnaît des solides (pavé droit, cube, cylindre, prisme droit, pyramide, cône, boule) à partir
|
||||
d’un objet réel, d’une image, d’une représentation en perspective cavalière.
|
||||
Il construit et met en relation une représentation en perspective cavalière et un patron d’un
|
||||
pavé droit, d’un cylindre.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il place des points ayant pour coordonnées des nombres relatifs dans un repère orthogonal.
|
||||
Donne les coordonnées des points A, B et C placés dans le repère orthogonal suivant. Quelles
|
||||
seraient les coordonnées du point D si on souhaite que ABCD soit un parallélogramme ?
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Nomme les solides représentés par les figures suivantes :
|
||||
|
||||
|
||||
|
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|
||||
Il identifie les solides dans des objets du quotidien :
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Il construit la représentation en perspective cavalière d’un cylindre.
|
||||
Il construit le patron d’un pavé droit.
|
||||
Attendus de fin d’année de 5e
|
||||
|
||||
|
||||
Utiliser les notions de géométrie plane pour démontrer
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
À partir des connaissances suivantes :
|
||||
- le codage des figures ;
|
||||
- les caractérisations angulaires du parallélisme (angles alternes internes, angles
|
||||
correspondants) ;
|
||||
- la somme des angles d’un triangle ;
|
||||
- l’inégalité triangulaire ;
|
||||
- une définition et une propriété caractéristique du parallélogramme ;
|
||||
- la définition de la médiatrice ;
|
||||
- la définition des hauteurs d’un triangle,
|
||||
il met en œuvre et écrit un protocole de construction de triangles, de parallélogrammes et d’un
|
||||
assemblage de figures.
|
||||
Il transforme une figure par symétrie centrale.
|
||||
Il comprend l’effet des symétries (axiale et centrale) sur des figures : conservation du
|
||||
parallélisme, des longueurs et des angles.
|
||||
Il identifie des symétries dans des frises, des pavages, des rosaces.
|
||||
Il mobilise les connaissances des figures, des configurations et des symétries pour
|
||||
déterminer des grandeurs géométriques.
|
||||
Il mène des raisonnements en utilisant des propriétés des figures, des configurations et des
|
||||
symétries.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il trace des triangles et des parallélogrammes donnés sous forme de figure à main levée ou
|
||||
d’un texte.
|
||||
̂ = 130°.
|
||||
Trace un triangle ABC isocèle en B tel que AB = 5 cm et ABC
|
||||
̂ mesure 50°.
|
||||
Trace un parallélogramme GRIS tel que GS = 2 cm, SI = 5 cm et GSI
|
||||
Il trace en vraie grandeur la figure ci-dessous et explique son protocole de construction.
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Il construit les images par une symétrie centrale de segments, de droites, de cercles, de
|
||||
triangles ou d’assemblages de ces figures.
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||||
Il construit en justifiant la démarche et en utilisant plusieurs méthodes le symétrique d’une
|
||||
droite, d’un segment, d’un cercle, d’un triangle par rapport à un point ou à une droite.
|
||||
Attendus de fin d’année de 5e
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Identifie des symétries dans le pavage dont on a représenté une portion ci-dessous :
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Il identifie des symétries dans la frise dont on a représenté une portion ci-dessous :
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Il détermine l’aire de la portion de frise suivante connaissant l’aire du motif élémentaire
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« goutte ».
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Dans la configuration suivante, démontre que ABCD est un parallélogramme.
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Attendus de fin d’année de 5e
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Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
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e
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Le niveau 1 est attendu en fin de 5 ; il est possible que certains élèves aillent au-delà.
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Écrire, mettre au point, exécuter un programme
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Ce que sait faire l’élève
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Niveau 1
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Il réalise des activités d’algorithmique débranchée.
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Il met en ordre et/ou complète des blocs fournis par le professeur pour construire un
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programme simple sur un logiciel de programmation.
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||||
Il écrit un script de déplacement ou de construction géométrique utilisant des instructions
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||||
conditionnelles et/ou la boucle « Répéter … fois ».
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Niveau 2
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Il gère le déclenchement d'un script en réponse à un événement.
|
||||
Il écrit une séquence d’instructions (condition « si … alors » et boucle « répéter … fois »).
|
||||
Il intègre une variable dans un programme de déplacement, de construction géométrique ou
|
||||
de calcul.
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Niveau 3
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||||
Il décompose un problème en sous-problèmes et traduit un sous-problème en créant un
|
||||
« bloc-personnalisé ».
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||||
Il construit une figure en créant un motif et en le reproduisant à l’aide d’une boucle.
|
||||
Il utilise simultanément les boucles « Répéter … fois », et « Répéter jusqu’à … » ainsi que les
|
||||
instructions conditionnelles pour réaliser des figures, des programmes de calculs, des
|
||||
déplacements, des simulations d’expérience aléatoire.
|
||||
Il écrit plusieurs scripts fonctionnant en parallèle pour gérer des interactions et créer des jeux.
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Exemples de réussite
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Niveau 1
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Il comprend ce que font des assemblages simples de blocs de programmation, par exemple
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au travers de questions flash.
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Il retrouve parmi des programmes donnés celui qui permet d'obtenir une figure donnée, et
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||||
inversement.
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Sans utiliser de langage informatique formalisé, il écrit un algorithme pour décrire un
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déplacement ou un calcul.
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Il décrit ce que fait un assemblage simple de blocs de programmation.
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Il ordonne des blocs en fonction d'une consigne donnée.
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Assemble correctement les blocs ci-contre
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pour permettre au lutin de tracer un carré
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de longueur 100 pixels :
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Attendus de fin d’année de 5e
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Il produit seul un programme de construction d’un triangle équilatéral, d’un carré ou d’un
|
||||
rectangle en utilisant la boucle :
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Niveau 2
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Il gère l’interaction entre deux lutins, par exemple en faisant dire une phrase à l’un lorsque
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l’autre le touche.
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Il produit des scripts du type :
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Il produit seul un programme de construction d’un triangle équilatéral, d’un carré, d’un
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rectangle ou d’un parallélogramme dans lequel l’utilisateur saisi la mesure de la longueur d’au
|
||||
moins un côté.
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Niveau 3
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Il reproduit une frise donnée reproduisant un motif grâce à un bloc personnalisé.
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Il produit un programme réalisant une figure du type :
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Il utilise un logiciel de programmation pour réaliser la simulation d’une expérience aléatoire,
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par exemple : « Programmer un lutin pour qu’il énonce 100 nombres aléatoires « 0 » ou « 1 » et
|
||||
qu’il compte le nombre de « 0 » et de « 1 » obtenus. »
|
||||
Il programme un jeu avec un logiciel de programmation par blocs utilisant au moins 2 lutins
|
||||
avec des scripts en parallèle. Il mobilise des capacités acquises précédemment dans les
|
||||
niveaux 1, 2 et 3.
|
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|
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@@ -0,0 +1,19 @@
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||||
Author: Administration centrale
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||||
Creator: Microsoft® Word 2010
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||||
Producer: Microsoft® Word 2010
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CreationDate: Wed Apr 24 20:35:23 2019 Paris, Madrid (heure d<><64>t<EFBFBD>)
|
||||
ModDate: Wed Apr 24 20:36:14 2019 Paris, Madrid (heure d<><64>t<EFBFBD>)
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||||
Custom Metadata: no
|
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Metadata Stream: yes
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Tagged: no
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473
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473
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@@ -0,0 +1,473 @@
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4
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||||
e Mathématiques
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||||
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||||
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||||
ATTENDUS
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de fin d’année
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Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
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Utiliser les nombres pour comparer, calculer et résoudre des problèmes
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Nombres
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Ce que sait faire l’élève
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Il utilise les puissances de 10 d’exposants positifs ou négatifs.
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Il associe, dans le cas des nombres décimaux, écriture décimale, écriture fractionnaire et
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notation scientifique.
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Il utilise les préfixes de nano à giga.
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||||
Il utilise les carrés parfaits de 1 à 144.
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Il connaît la définition de la racine carrée d’un nombre positif.
|
||||
Il utilise les puissances d’exposants strictement positifs d’un nombre pour simplifier l’écriture
|
||||
des produits.
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Exemples de réussite
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4 1
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||||
Il établit des correspondances du type : 10 = 10 000 et 103 0,001.
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||||
1 000
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9
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||||
Il établit des correspondances du type : 3 900 000 000 = 3,9 × 10 et
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||||
783
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||||
0,000783 7,83 104 .
|
||||
1 000000
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||||
-6
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||||
Il établit des correspondances du type : 3 microlitres = 3 × 10 litre ou
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||||
6
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||||
7 mégamètres = 7 × 10 mètres.
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||||
2
|
||||
Il connaît les égalités du type : 11 = 121 et 81 9 .
|
||||
Complète l’égalité suivante : 7 × 7 × 7 × 7 × 7 = 7 .
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||||
|
||||
Comparaison de nombres
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||||
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||||
Ce que sait faire l’élève
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||||
Il utilise des puissances de 10 pour comparer des nombres.
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||||
Il compare, range et encadre des nombres rationnels (positifs ou négatifs).
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||||
Il encadre la racine carrée d’un nombre positif entre deux entiers.
|
||||
Il associe à des objets des ordres de grandeur en lien avec d’autres disciplines.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il compare des très grands ou très petits nombres positifs en utilisant l’écriture scientifique.
|
||||
5 7 5 4 22
|
||||
Complète par >, < ou = : ..… ; ….. ; -3 ..… .
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||||
18 12 12 3 7
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||||
Encadre 7 entre deux entiers consécutifs sans en chercher une valeur approchée.
|
||||
Il résout des problèmes faisant intervenir la taille d’un atome, d’une bactérie, d’une alvéole
|
||||
pulmonaire, la distance Terre-Lune, la longueur d’une piscine olympique…
|
||||
Attendus de fin d’année de 4e
|
||||
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||||
Pratiquer le calcul exact ou approché, mental, à la main ou instrumenté
|
||||
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||||
Ce que sait faire l’élève
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||||
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||||
Il effectue avec des nombres décimaux relatifs, des produits et des quotients.
|
||||
Il calcule avec les nombres rationnels : addition, soustraction, multiplication, division.
|
||||
Il utilise l’inverse pour calculer.
|
||||
Il résout des problèmes avec des nombres rationnels.
|
||||
Il utilise la calculatrice pour déterminer une valeur approchée de la racine carrée d’un nombre
|
||||
positif.
|
||||
Il utilise la racine carrée d’un nombre positif en lien avec des situations géométriques
|
||||
(théorème de Pythagore ; agrandissement, réduction et aires).
|
||||
Il utilise les ordres de grandeur pour vérifier ses résultats.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
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||||
Il calcule mentalement :
|
||||
-7 × 3 ; -2,5 × (-4) ; 2,4 × (-0,5) ; -12,8 : 2 ; -63 : (-0,7) ; 7,2 : (-5) .
|
||||
11,4 ( 3,5)
|
||||
Il détermine le signe de (-6,7) × 7 × (-1,24) × (-0,7) et , il vérifie le signe et effectue
|
||||
(5,6 x 123)
|
||||
le calcul en utilisant une calculatrice.
|
||||
5 7 8 3 14 5 1
|
||||
Calcule mentalement : ; 7 ; ; : .
|
||||
2 3 5 7 5 9 2
|
||||
5 1 7 1 1 7 1
|
||||
Calcule à la main : 6 ; ( ) ; :4.
|
||||
3 5 6 2 3 4 9
|
||||
Il vérifie ses résultats à l’aide de la calculatrice.
|
||||
À l’aide de sa calculatrice, il détermine que 2,65 est une valeur approchée au centième près
|
||||
de 7 .
|
||||
Il détermine la valeur exacte et une valeur approchée du périmètre d’un carré d’aire 15 cm².
|
||||
Il estime mentalement que l’aire d’un disque de rayon 2 cm est proche de 12 cm².
|
||||
|
||||
Comprendre et utiliser les notions de divisibilité et de nombres premiers
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il détermine la liste des nombres premiers inférieurs à 100.
|
||||
Il décompose un nombre entier en produit de facteurs premiers.
|
||||
Il utilise les nombres premiers inférieurs à 100 pour :
|
||||
- reconnaître et produire des fractions égales ;
|
||||
- simplifier des fractions.
|
||||
Il modélise et résout des problèmes simples mettant en jeu les notions de divisibilité et de
|
||||
nombre premier.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Énumère tous les nombres premiers compris entre 50 et 70.
|
||||
Il décompose 780 en produit de facteurs premiers.
|
||||
Il reconnaît les fractions égales parmi les suivantes sans utiliser de calculatrice :
|
||||
14 22 34 62
|
||||
; ; ; .
|
||||
49 55 85 155
|
||||
Attendus de fin d’année de 4e
|
||||
|
||||
|
||||
140
|
||||
Il simplifie .
|
||||
135
|
||||
Un fleuriste doit réaliser des bouquets tous identiques. Il dispose pour cela de 434 roses et
|
||||
620 tulipes.
|
||||
Quelles sont toutes les compositions de bouquets possibles ?
|
||||
|
||||
Utiliser le calcul littéral
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il identifie la structure d’une expression littérale (somme, produit).
|
||||
Il utilise la propriété de distributivité simple pour développer un produit, factoriser une somme
|
||||
ou réduire une expression littérale.
|
||||
Il démontre l’équivalence de deux programmes de calcul.
|
||||
Il introduit une lettre pour désigner une valeur inconnue et met un problème en équation.
|
||||
Il teste si un nombre est solution d’une équation.
|
||||
Il résout algébriquement une équation du premier degré.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il identifie 3x + 12 comme une somme et 3(x + 4) comme un produit.
|
||||
Il développe et réduit les expressions suivantes : 3(4x - 2) ; 3x(4 + 8x) ; 17x + 4x(5 - x) ;
|
||||
6(3 - 1,5x) – 9x.
|
||||
2 2
|
||||
Il factorise les expressions suivantes : 12x – 30 ; 15x + 18x ; 27x + 3.
|
||||
Compare les programmes de calcul suivants :
|
||||
- choisir un nombre, le tripler puis ajouter 15 au résultat ;
|
||||
- choisir un nombre, lui ajouter 5 puis multiplier le résultat par 3.
|
||||
Il met en équation le problème suivant :
|
||||
On juxtapose un triangle équilatéral et un carré comme shématisé ci-
|
||||
contre.
|
||||
Est-il possible que le triangle et le carré aient le même périmètre ?
|
||||
4 est-il solution des équations suivantes ?
|
||||
2 x 1 1
|
||||
3x + 2 = 8 ; 5x – 6 = 3x + 2 ; x – 9 = 3x – 5 ; .
|
||||
12 4
|
||||
Il résout les équations du type :
|
||||
4x + 2 = 0 ; 5x – 7 = 3 ; 2x + 5 = -x - 4 .
|
||||
Attendus de fin d’année de 4e
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
|
||||
|
||||
|
||||
Interpréter, représenter et traiter des données
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il lit, interprète et représente des données sous forme de diagrammes circulaires.
|
||||
Il calcule et interprète la médiane d’une série de données de petit effectif total.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il lit et interprète des données sous la forme :
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Construis un diagramme circulaire à partir du tableau suivant :
|
||||
Âge des adhérents du club d’échecs du collège
|
||||
Âges 11 13 14 15
|
||||
Effectifs 5 20 9 2
|
||||
L’exercice pourra être fait sur papier ou à l’aide d’un tableur-grapheur.
|
||||
Il détermine et interprète la médiane de séries dont l’effectif total (pair ou impair) est inférieur
|
||||
ou égal à 30, présentées sous forme de données brutes, d’un tableau ou d’un diagramme en
|
||||
bâtons.
|
||||
|
||||
Comprendre et utiliser des notions élémentaires de probabilités
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il utilise le vocabulaire des probabilités : expérience aléatoire, issues, événement, probabilité,
|
||||
événement certain, événement impossible, événement contraire.
|
||||
Il reconnaît des événements contraires et s’en sert pour calculer des probabilités.
|
||||
Il calcule des probabilités.
|
||||
Il sait que la probabilité d’un événement est un nombre compris entre 0 et 1.
|
||||
Il exprime des probabilités sous diverses formes.
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
On considère une urne contenant des boules blanches ou grises, et numérotées :
|
||||
|
||||
- Si on s’intéresse à la couleur de la boule, quelles sont les
|
||||
issues possibles ?
|
||||
- Si on s’intéresse au numéro écrit sur la boule, quelles sont
|
||||
les issues possibles ?
|
||||
- Donne un événement certain de se réaliser.
|
||||
- Donne un événement impossible.
|
||||
Attendus de fin d’année de 4e
|
||||
|
||||
|
||||
Sachant que la probabilité de gagner à un jeu est égale 0,4 calcule la probabilité de perdre.
|
||||
Il calcule des probabilités dans des cas d’équiprobabilité comme les osselets (à partir
|
||||
d’informations admises sur les probabilités de chaque face), des cibles (par calcul d’aires)…
|
||||
Une urne contient 1 boule rouge et 4 boules oranges. Combien y a-t-il de chances de tirer une
|
||||
boule orange ? À quelle probabilité cela correspond-il ?
|
||||
4
|
||||
Les 4 chances sur 5 de tirer une boule orange correspondent à une probabilité égale à ou 0,8.
|
||||
5
|
||||
Il peut également verbaliser qu’il y a 80 % de chances de tirer une boule orange.
|
||||
|
||||
Résoudre des problèmes de proportionnalité
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il reconnaît sur un graphique une situation de proportionnalité ou de non proportionnalité.
|
||||
Il calcule une quatrième proportionnelle par la procédure de son choix.
|
||||
Il utilise une formule liant deux grandeurs dans une situation de proportionnalité.
|
||||
Il résout des problèmes en utilisant la proportionnalité dans le cadre de la géométrie.
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
À partir d’un graphique, il traduit l’alignement des points avec l’origine par une situation de
|
||||
proportionnalité.
|
||||
Lors d’activités rituelles tout au long de l’année, il calcule une quatrième proportionnelle par
|
||||
différentes procédures (un pourcentage, une échelle…).
|
||||
Sachant que huit briques de masse identique pèsent 13,6 kg, calcule la masse de six de ces
|
||||
briques.
|
||||
Il pourra le faire en utilisant la procédure de son choix :
|
||||
- en calculant la masse d’une brique, puis en la multipliant par 6 ;
|
||||
- à l’aide d’un tableau en calculant le coefficient de proportionnalité ;
|
||||
- en calculant la somme de la masse de deux briques et de la masse de quatre briques, ou
|
||||
la différence de la masse de huit briques et de la masse de deux briques ;
|
||||
- en calculant directement : 6 × 13,6 : 8 ;
|
||||
- toute autre procédure juste.
|
||||
Il utilise des formules telles que la loi d’Ohm, la longueur d’un cercle en fonction du diamètre,
|
||||
la longueur parcourue à vitesse constante en fonction du temps ou la longueur d’un arc de
|
||||
cercle en fonction de la mesure de l’angle au centre pour calculer des grandeurs.
|
||||
Dans le cadre d’un agrandissement-réduction ou dans une configuration de Thalès, il sait
|
||||
calculer une longueur manquante en utilisant la proportionnalité.
|
||||
|
||||
Comprendre et utiliser la notion de fonction
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il produit une formule littérale représentant la dépendance de deux grandeurs.
|
||||
Il représente la dépendance de deux grandeurs par un graphique.
|
||||
Il utilise un graphique représentant la dépendance de deux grandeurs pour lire et interpréter
|
||||
différentes valeurs sur l’axe des abscisses ou l’axe des ordonnées.
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
On enlève quatre carrés superposables aux quatre coins d'un rectangle
|
||||
de 20 cm de longueur et 13 cm de largeur.
|
||||
On s'intéresse à l'aire de la figure restante (en blanc).
|
||||
En prenant comme variable le côté d’un carré, exprime l’aire de la figure
|
||||
restante.
|
||||
Attendus de fin d’année de 4e
|
||||
|
||||
|
||||
Il sait construire la représentation graphique de l'aire blanche en fonction de la longueur du
|
||||
côté des carrés.
|
||||
Le graphique ci-dessous représente la température d’un four en fonction du temps.
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Détermine :
|
||||
- la température du four au bout de 7 min ;
|
||||
- le temps au bout duquel il atteint 110 °C.
|
||||
Attendus de fin d’année de 4e
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
|
||||
|
||||
|
||||
Calculer avec des grandeurs mesurables ; exprimer les résultats dans les
|
||||
unités adaptées
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il calcule le volume d’une pyramide, d’un cône.
|
||||
Il effectue des conversions d’unités sur des grandeurs composées.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il connaît les formules du volume d’une pyramide et d’un cône et sait les utiliser.
|
||||
3
|
||||
Il sait convertir des m /s en L/min et inversement (pour des débits) ; il sait convertir des km/h
|
||||
en m/s et inversement (pour des vitesses).
|
||||
|
||||
Comprendre l’effet de quelques transformations sur les figures géométriques
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il utilise un rapport d’agrandissement ou de réduction pour calculer, des longueurs, des aires,
|
||||
des volumes.
|
||||
Il construit un agrandissement ou une réduction d’une figure donnée.
|
||||
Il comprend l’effet d’une translation : conservation du parallélisme, des longueurs, des aires et
|
||||
des angles.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il calcule la longueur d’une arête, l’aire d’une face et le volume de l’agrandissement ou de la
|
||||
réduction d’un solide du programme avec une échelle donnée.
|
||||
Un pavé droit a les dimensions suivantes : L = 12 cm, l = 6 cm, h = 4 cm.
|
||||
- Donne les aires de chacune de ses faces, puis le volume du solide considéré.
|
||||
- On décide de réduire au tiers toutes les dimensions du pavé droit. Calcule alors les aires
|
||||
de chacun des surfaces, puis le volume du nouveau pavé droit.
|
||||
Il détermine des longueurs, des aires et des mesures d’angles en utilisant les propriétés de
|
||||
conservation de la translation.
|
||||
Il démontre que deux droites sont parallèles en utilisant la conservation du parallélisme dans
|
||||
une translation.
|
||||
Attendus de fin d’année de 4e
|
||||
|
||||
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Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
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Représenter l’espace
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Ce que sait faire l’élève
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Il utilise le vocabulaire du repérage : abscisse, ordonnée, altitude.
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Il se repère dans un pavé droit.
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Il construit et met en relation une représentation en perspective cavalière et un patron d’une
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pyramide, d’un cône de révolution.
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Exemples de réussite
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Dans un repère de l’espace, il lit les coordonnées d’un point et place un point de coordonnées
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données.
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Dans la figure ci-dessous, quelles sont les coordonnées des points A, H et L ?
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Place le point de coordonnées (2 ; 3 ; 4).
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Il représente un cône en perspective cavalière.
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Il réalise le patron d’une pyramide.
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Utiliser les notions de géométrie plane pour démontrer
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Ce que sait faire l’élève
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||||
À partir des connaissances suivantes :
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- les cas d’égalité des triangles ;
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- le théorème de Thalès et sa réciproque dans la configuration des triangles emboîtés ;
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||||
- le théorème de Pythagore et sa réciproque ;
|
||||
- le cosinus d’un angle d’un triangle rectangle ;
|
||||
- effet d’une translation : conservation du parallélisme, des longueurs, des aires et des
|
||||
angles,
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||||
il met en œuvre et écrit un protocole de construction de figures.
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||||
Il transforme une figure par translation.
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||||
Il identifie des translations dans des frises et des pavages.
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||||
Attendus de fin d’année de 4e
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Il mobilise les connaissances des figures, des configurations et de la translation pour
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déterminer des grandeurs géométriques.
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Il mène des raisonnements en utilisant des propriétés des figures, des configurations et de la
|
||||
translation.
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||||
Exemples de réussite
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Il construit à l’aide d’un logiciel de géométrie dynamique la figure suivante en utilisant des
|
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translations.
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Il identifie des translations dans le pavage suivant :
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Il sait calculer une longueur d’un côté d’un triangle rectangle à partir de la connaissance des
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longueurs des deux autres côtés.
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||||
Dans un triangle rectangle, il utilise le cosinus pour déterminer la mesure d’un angle.
|
||||
Un constructeur d’échelle recommande un angle entre le sol et l’échelle compris entre 65° et
|
||||
75° pour assurer la sécurité physique de la personne l’utilisant. On pose contre un mur vertical
|
||||
(et perpendiculaire au sol) une échelle de 13 m de long et dont les pieds sont situés à 5 m de
|
||||
la base du mur. Quelle hauteur peut-on atteindre ? L’échelle, ainsi posée, respecte-t-elle la
|
||||
recommandation du constructeur ?
|
||||
L’échelle permettra d’atteindre une hauteur de 12 m d’après le théorème de Pythagore et un
|
||||
calcul, à l’aide du cosinus, permet d’obtenir un angle d’environ 67°.
|
||||
Il démontre qu’un triangle est un triangle rectangle à partir de la connaissance des longueurs
|
||||
de ses côtés.
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||||
Alan a posé une étagère sur un mur vertical. On sait que RS = 42 cm, TR = 40 cm
|
||||
et ST = 58 cm. L’étagère est-elle horizontale ? (Justifie ta réponse.)
|
||||
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||||
Il démontre le parallélisme de deux droites en s’appuyant sur des rapports de longueurs.
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||||
Il détermine la nature du quadrilatère ABCD sur la
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||||
figure c, construite à l’aide de translations à partir
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||||
du motif de droite :
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||||
Attendus de fin d’année de 4e
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||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
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||||
e
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Les niveaux 1 et 2 sont attendus en fin de 4 ; il est possible que certains élèves aillent au-delà.
|
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||||
Écrire, mettre au point, exécuter un programme
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||||
Ce que sait faire l’élève
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||||
Niveau 1
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||||
Il réalise des activités d’algorithmique débranchée.
|
||||
Il met en ordre et/ou complète des blocs fournis par le professeur pour construire un
|
||||
programme simple sur un logiciel de programmation.
|
||||
Il écrit un script de déplacement ou de construction géométrique utilisant des instructions
|
||||
conditionnelles et/ou la boucle « Répéter … fois ».
|
||||
Niveau 2
|
||||
Il gère le déclenchement d'un script en réponse à un événement.
|
||||
Il écrit une séquence d’instructions (condition « si … alors » et boucle « répéter … fois »).
|
||||
Il intègre une variable dans un programme de déplacement, de construction géométrique ou
|
||||
de calcul.
|
||||
Niveau 3
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||||
Il décompose un problème en sous-problèmes et traduit un sous-problème en créant un
|
||||
« bloc-personnalisé ».
|
||||
Il construit une figure en créant un motif et en le reproduisant à l’aide d’une boucle.
|
||||
Il utilise simultanément les boucles « Répéter … fois », et « Répéter jusqu’à … » ainsi que les
|
||||
instructions conditionnelles pour réaliser des figures, des programmes de calculs, des
|
||||
déplacements, des simulations d’expérience aléatoire.
|
||||
Il écrit plusieurs scripts fonctionnant en parallèle pour gérer des interactions et créer des jeux.
|
||||
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||||
Exemples de réussite
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||||
Niveau 1
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||||
Il comprend ce que font des assemblages simples de blocs de programmation, par exemple
|
||||
au travers de questions flash.
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||||
Il retrouve parmi des programmes donnés celui qui permet d'obtenir une figure donnée, et
|
||||
inversement.
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||||
Sans utiliser de langage informatique formalisé, il écrit un algorithme pour décrire un
|
||||
déplacement ou un calcul.
|
||||
Il décrit ce que fait un assemblage simple de blocs de programmation.
|
||||
Il ordonne des blocs en fonction d'une consigne donnée.
|
||||
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||||
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||||
Assemble correctement les blocs ci-contre
|
||||
pour permettre au lutin de tracer un carré
|
||||
de longueur 100 pixels :
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||||
Attendus de fin d’année de 4e
|
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||||
Il produit seul un programme de construction d’un triangle équilatéral, d’un carré ou d’un
|
||||
rectangle en utilisant la boucle :
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||||
Niveau 2
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||||
Il gère l’interaction entre deux lutins, par exemple en faisant dire une phrase à l’un lorsque
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||||
l’autre le touche.
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||||
Il produit des scripts du type :
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||||
Il produit seul un programme de construction d’un triangle équilatéral, d’un carré, d’un
|
||||
rectangle ou d’un parallélogramme dans lequel l’utilisateur saisi la mesure de la longueur d’au
|
||||
moins un côté.
|
||||
Niveau 3
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||||
Il reproduit une frise donnée reproduisant un motif grâce à un bloc personnalisé.
|
||||
Il produit un programme réalisant une figure du type :
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||||
Il utilise un logiciel de programmation pour réaliser la simulation d’une expérience aléatoire,
|
||||
par exemple : « Programmer un lutin pour qu’il énonce 100 nombres aléatoires « 0 » ou « 1 » et
|
||||
qu’il compte le nombre de « 0 » et de « 1 » obtenus. »
|
||||
Il programme un jeu avec un logiciel de programmation par blocs utilisant au moins 2 lutins
|
||||
avec des scripts en parallèle. Il mobilise des capacités acquises précédemment dans les
|
||||
niveaux 1, 2 et 3.
|
||||
|
||||
@@ -0,0 +1,19 @@
|
||||
Author: Administration centrale
|
||||
Creator: Microsoft® Word 2010
|
||||
Producer: Microsoft® Word 2010
|
||||
CreationDate: Wed Apr 24 20:45:05 2019 Paris, Madrid (heure d<><64>t<EFBFBD>)
|
||||
ModDate: Wed Apr 24 20:46:09 2019 Paris, Madrid (heure d<><64>t<EFBFBD>)
|
||||
Custom Metadata: no
|
||||
Metadata Stream: yes
|
||||
Tagged: no
|
||||
UserProperties: no
|
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Suspects: no
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Form: AcroForm
|
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JavaScript: no
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Pages: 11
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Encrypted: no
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Page size: 595.276 x 841.89 pts (A4)
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Page rot: 0
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File size: 1320721 bytes
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Optimized: yes
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PDF version: 1.6
|
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432
Programme/extractions_pdf_indexed_cycle4_math/004.txt
Normal file
432
Programme/extractions_pdf_indexed_cycle4_math/004.txt
Normal file
@@ -0,0 +1,432 @@
|
||||
3
|
||||
e Mathématiques
|
||||
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||||
|
||||
|
||||
ATTENDUS
|
||||
de fin d’année
|
||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
|
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||||
Utiliser les nombres pour comparer, calculer et résoudre des problèmes
|
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||||
Nombres
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Ce que sait faire l’élève
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||||
Il utilise les puissances d’exposants positifs ou négatifs pour simplifier l’écriture des produits.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
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||||
1 1
|
||||
Il simplifie rapidement l’écriture de 8 × 8 × 8 × 8 × 8 ; 0,3 × 0,3 × 0,3 × 0,3 ; ; .
|
||||
100 6 6 6 6 6
|
||||
|
||||
Pratiquer le calcul exact ou approché, mental, à la main ou instrumenté
|
||||
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Ce que sait faire l’élève
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||||
Il calcule avec les nombres rationnels, notamment dans le cadre de résolution de problèmes.
|
||||
Il résout des problèmes mettant en jeu des racines carrées.
|
||||
Il résout des problèmes avec des puissances, notamment en utilisant la notation scientifique.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
On laisse tomber une balle d’une hauteur de 1 m. À chaque rebond, elle rebondit aux trois-
|
||||
quarts de la hauteur d’où elle est tombée.
|
||||
Quelle est la hauteur de la balle au troisième rebond ?
|
||||
Il détermine la valeur exacte puis approchée au millimètre près de la longueur du côté d’un
|
||||
carré d’aire 17 cm².
|
||||
Une bactérie « se divise » en deux bactéries, chacune des deux bactéries obtenues « se
|
||||
partage » en deux nouvelles bactéries… Lorsque les conditions sont favorables, le nombre de
|
||||
bactéries peut être multiplié par deux toutes les trente minutes.
|
||||
Un chercheur place une bactérie en conditions favorables.
|
||||
Combien obtient-il de milliards de bactéries au bout de 18 h ?
|
||||
15
|
||||
Il y a environ 2 × 10 atomes de cuivre dans 211 ng de cuivre.
|
||||
Quelle est environ la masse d’un atome de cuivre ?
|
||||
On pourra rappeler que ng est le symbole du nanogramme.
|
||||
|
||||
Comprendre et utiliser les notions de divisibilité et de nombres premiers
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il décompose un nombre entier en produit de facteurs premiers (à la main, à l’aide d’un tableur
|
||||
ou d’un logiciel de programmation).
|
||||
Il simplifie une fraction pour la rendre irréductible.
|
||||
Il modélise et résout des problèmes mettant en jeu la divisibilité (engrenages, conjonction de
|
||||
phénomènes…).
|
||||
Attendus de fin d’année de 3e
|
||||
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il décompose en produit de facteurs premiers (à la main, à l’aide d’un tableur ou d’un logiciel
|
||||
de programmation) les entiers naturels suivants : 306 ; 124 ; 2 220.
|
||||
66 12
|
||||
Il rend irréductibles les fractions suivantes : ; (en question flash).
|
||||
30 51
|
||||
140 7 140
|
||||
Il rend irréductibles les fractions suivantes : ; .
|
||||
340 2 310
|
||||
|
||||
Deux ampoules clignotent. L’une s’allume toutes les 153 secondes et l’autre toutes les
|
||||
187 secondes. À minuit, elles s’allument ensemble.
|
||||
Détermine l’heure à laquelle elles s’allumeront de nouveau ensemble.
|
||||
|
||||
Utiliser le calcul littéral
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il détermine l’opposé d’une expression littérale.
|
||||
Il développe (par simple et double distributivités), factorise, réduit des expressions
|
||||
algébriques simples.
|
||||
2 2
|
||||
Il factorise une expression du type a - b et développe des expression du type (a + b)(a - b).
|
||||
Il résout algébriquement différents types d’équations :
|
||||
- équation du premier degré ;
|
||||
- équation s’y ramenant (équations produits) ;
|
||||
2
|
||||
- équations de la forme x = a sur des exemples simples.
|
||||
Il résout des problèmes s’y ramenant, qui peuvent être internes aux mathématiques ou en lien
|
||||
avec d’autres disciplines.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Il sait que -(3x - 7) = -3x + 7
|
||||
Il développe et réduit les expressions suivantes (notamment lors d’activités rituelles) :
|
||||
(2x - 3)(5x + 7) ; -4x(6 - 3x) ; 3(2x + 1) - (6 - x).
|
||||
2 2
|
||||
Il factorise x - 64 ; 4x - 49 et développe (x + 6)(x - 6) ; (2x - 5)(2x + 5) en question flash.
|
||||
2 2 2
|
||||
Il factorise : 5a + 15b ; 12x - 15x ; 16x - 144 ; x - 13.
|
||||
Il résout rapidement : -3x = 12 ; x + 9 = 5 ; 7x = 5.
|
||||
Il résout les équations suivantes : 4x - 8 = 7x + 4 ; 5(7 - 2,2x) = 9 - 6x ; (2,5x - 7)(8x - 9,6) = 0 ;
|
||||
2
|
||||
x = 20.
|
||||
La facture d’eau d’un jardinier s’élève à 545 € par an. Il prévoit d'économiser 55 € par an en
|
||||
installant un récupérateur d'eau de pluie. Le récupérateur a coûté 199 € à l’achat et va
|
||||
nécessiter chaque année 13 € pour l'entretien (nettoyage, tuyau…).
|
||||
Au bout de combien d'années l’installation sera-t-elle rentable ?
|
||||
Attendus de fin d’année de 3e
|
||||
|
||||
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||||
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||||
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||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
|
||||
|
||||
|
||||
Interpréter, représenter et traiter des données
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il lit, interprète et représente des données sous forme d’histogrammes pour des classes de
|
||||
même amplitude.
|
||||
Il calcule et interprète l’étendue d’une série présentée sous forme de données brutes, d’un
|
||||
tableau, d’un diagramme en bâtons, d’un diagramme circulaire ou d’un histogramme.
|
||||
Il calcule des effectifs et des fréquences.
|
||||
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Une enquête a été réalisée auprès de 2 500 personnes à partir de la question suivante : « À
|
||||
quel âge avez-vous trouvé un emploi correspondant à votre qualification ? ».
|
||||
Les résultats de l'enquête ont été reportés dans le tableau suivant :
|
||||
Âge Effectif
|
||||
[ 18 ; 22 [ 100
|
||||
[ 22 ; 26 [ 200
|
||||
[ 26 ; 30 [ 400
|
||||
[ 30 ; 34 [ 1 100
|
||||
[ 34 ; 38 [ 700
|
||||
Représente les résultats de cette enquête par un histogramme.
|
||||
À partir du diagramme suivant :
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
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||||
- Calcule le nombre de personnes chaussant au moins du 40.
|
||||
- Calcule la fréquence des personnes chaussant au plus du 42.
|
||||
- Calcule le nombre de personnes chaussant entre 38 et 41.
|
||||
|
||||
Comprendre et utiliser des notions élémentaires de probabilités
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
À partir de dénombrements, il calcule des probabilités pour des expériences aléatoires
|
||||
simples à une ou deux épreuves.
|
||||
Il fait le lien entre stabilisation des fréquences et probabilités.
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
On suppose que, pour un couple, la probabilité d'avoir une fille ou un garçon est la même. Un
|
||||
couple souhaite avoir deux enfants.
|
||||
- Calcule, en explicitant les issues possibles, la probabilité d’avoir deux garçons.
|
||||
- Calcule la probabilité que le couple ait au moins une fille.
|
||||
Il peut utiliser le fait que c’est l’événement contraire d’avoir deux garçons.
|
||||
Attendus de fin d’année de 3e
|
||||
|
||||
|
||||
On tire, deux fois de suite et avec remise, une boule dans une urne contenant une boule bleue
|
||||
et deux boules violettes.
|
||||
Détermine la probabilité de tirer successivement deux boules violettes, en utilisant une
|
||||
méthode de dénombrement prenant appui sur un tableau à double entrée.
|
||||
On donne les fréquences d’apparition de chaque face d’un dé pour 10 000 lancers.
|
||||
L’élève interprète les résultats en les comparant aux probabilités théoriques.
|
||||
L’élève interprète des simulations effectuées sur tableur ou logiciel de programmation en
|
||||
fonction d’un nombre de lancers.
|
||||
|
||||
Résoudre des problèmes de proportionnalité
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il modélise une situation de proportionnalité à l’aide d’une fonction linéaire.
|
||||
Il utilise le lien entre pourcentage d’évolution et coefficient multiplicateur.
|
||||
Il résout des problèmes en utilisant la proportionnalité dans le cadre de la géométrie.
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
Un mobile se déplace à 5 m/s.
|
||||
L’élève modélise la situation par d(x) = 5x où x est le temps exprimé en secondes et d(x) la
|
||||
distance parcourue, en mètres, en x secondes.
|
||||
Il sait qu’une augmentation de 5 % se traduit par une multiplication par 1,05.
|
||||
Il sait qu’une diminution de 20 % se traduit par une multiplication par 0,8.
|
||||
Il utilise la proportionnalité pour calculer des longueurs dans une configuration de Thalès,
|
||||
dans des triangles semblables, dans le cadre des homothéties.
|
||||
|
||||
Comprendre et utiliser la notion de fonction
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il utilise les notations et le vocabulaire fonctionnels.
|
||||
Il passe d’un mode de représentation d’une fonction à un autre.
|
||||
Il détermine, à partir de tous les modes de représentation, l’image d’un nombre.
|
||||
Il détermine un antécédent à partir d‘une représentation graphique ou d’un tableau de valeurs
|
||||
d’une fonction.
|
||||
Il détermine de manière algébrique l’antécédent par une fonction, dans des cas se ramenant à
|
||||
la résolution d’une équation du premier degré.
|
||||
Il représente graphiquement une fonction linéaire, une fonction affine.
|
||||
Il interprète les paramètres d’une fonction affine suivant l’allure de sa courbe représentative.
|
||||
Il modélise un phénomène continu par une fonction.
|
||||
Il modélise une situation de proportionnalité à l’aide d’une fonction linéaire.
|
||||
Il résout des problèmes modélisés par des fonctions en utilisant un ou plusieurs modes de
|
||||
représentation.
|
||||
Exemples de réussite
|
||||
2
|
||||
Il comprend les notations f : x 3x 2 7 et f(x) = 3x - 7. Il sait alors que x est la variable
|
||||
et f la fonction.
|
||||
Il sait que g(3) = 15 signifie que 15 est l’image de 3 par la fonction g et que 3 est un
|
||||
antécédent de 15 par la fonction g.
|
||||
Il détermine l’image d’un nombre par une fonction à partir de son expression symbolique, de
|
||||
sa représentation graphique, d’un tableau de valeurs, d’un programme de calcul.
|
||||
Attendus de fin d’année de 3e
|
||||
|
||||
|
||||
Détermine à l’aide d’une équation :
|
||||
- l’antécédent de 10 par la fonction f définie par f(x) = -3x - 4 ;
|
||||
- les antécédents de 0 par la fonction g définie par g(x) = (3x + 6)(x - 9).
|
||||
Il représente graphiquement les fonctions f : x 5x 1 et g : x 3x .
|
||||
|
||||
À partir de l’allure de la représentation graphique d’une fonction affine, il détermine le signe du
|
||||
coefficient directeur et de l’ordonnée à l’origine.
|
||||
Complète : l’aire d’un rectangle dont le périmètre est égal à 30 cm et dont un côté a pour
|
||||
longueur x est donné par la fonction A : x …………………..
|
||||
Un mobile se déplace à 5 m/s.
|
||||
L’élève modélise la situation par la fonction f définie par f(x) = 5x où x est le temps exprimé en
|
||||
secondes et f(x) la distance parcourue, en mètres, en x secondes.
|
||||
On enlève quatre carrés identiques aux quatre coins d'un rectangle de 20 cm de longueur et
|
||||
13 cm de largeur.
|
||||
Détermine la longueur du côté de ces carrés qui correspond à une aire restante de 208,16 cm²,
|
||||
par la méthode de ton choix.
|
||||
Attendus de fin d’année de 3e
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
|
||||
|
||||
|
||||
Calculer avec des grandeurs mesurables ; exprimer les résultats dans les
|
||||
unités adaptées
|
||||
Ce que sait faire l’élève
|
||||
|
||||
Il calcule le volume d’une boule.
|
||||
Il calcule les volumes d’assemblages de solides étudiés au cours du cycle.
|
||||
Il mène des calculs sur des grandeurs mesurables, notamment des grandeurs composées, et
|
||||
exprime les résultats dans les unités adaptées.
|
||||
Il résout des problèmes utilisant les conversions d’unités sur des grandeurs composées.
|
||||
Il vérifie la cohérence des résultats du point de vue des unités pour les calculs de grandeurs
|
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simples ou composées.
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Exemples de réussite
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Il calcule le volume d’un cylindre surmonté d’une demi-boule de même diamètre.
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Il calcule le volume restant dans cette boîte cylindrique de hauteur 30 cm dans
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laquelle 3 boules identiques de rayon 5 cm ont été placées comme indiqué dans le
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schéma ci-contre :
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Un conducteur met 1 s avant de commencer à freiner quand il voit un obstacle. Quelle
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distance parcourt-il pendant cette durée s’il roule à 80 km/h ?
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3
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Le débit moyen de la Seine sous le pont de l’Alma est 328 m /s. Combien de litres d’eau sont-
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ils passés sous ce pont en 3 min ?
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Il oralise que les durées sont en heures, minutes, secondes, les longueurs en mètres, les aires
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en mètres carrés et les volumes en mètres cubes, les vitesses en kilomètres par heure ou en
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mètres par seconde, les débits en mètres cubes par seconde ou litres par heure…
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Comprendre l’effet de quelques transformations sur les figures géométriques
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Ce que sait faire l’élève
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Il calcule des grandeurs géométriques (longueurs, aires et volumes) en utilisant les
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transformations (symétries, rotations, translations, homothétie).
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Il résout des problèmes en utilisant la proportionnalité en géométrie dans le cadre de
|
||||
certaines configurations ou transformations (agrandissement, réduction, triangles
|
||||
semblables, homothéties).
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||||
Exemples de réussite
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Il détermine des longueurs, des aires, des mesures d’angles et des volumes en utilisant les
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||||
propriétés de conservation des symétries (axiale et centrale), d’une translation, d’une rotation.
|
||||
Dans une homothétie de rapport k, il calcule des longueurs, des aires et des volumes.
|
||||
Par exemple, il est capable de calculer l’aire de la figure obtenue dans une homothétie de
|
||||
rapport k (k non nul) connaissant l’aire de la figure initiale.
|
||||
À partir d’un schéma tel que celui ci-contre, il calcule des
|
||||
longueurs de carrés connaissant les longueurs d’un des carrés
|
||||
et le rapport de l’homothétie correspondante.
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||||
Attendus de fin d’année de 3e
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Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
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Représenter l’espace
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Ce que sait faire l’élève
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Il se repère sur une sphère (latitude, longitude).
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Il construit et met en relation différentes représentations des solides étudiés au cours du
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||||
cycle (représentations en perspective cavalière, vues de face, de dessus, en coupe, patrons) et
|
||||
leurs sections planes.
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Exemples de réussite
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Il pointe Paris et Sidney sur un globe terrestre à partir de leurs latitudes et longitudes.
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Il reconnaît un grand cercle sur une sphère.
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Il trace des solides en perspective cavalière et fait apparaître des sections.
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Utiliser les notions de géométrie plane pour démontrer
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||||
Ce que sait faire l’élève
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À partir des connaissances suivantes :
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- le théorème de Thalès et sa réciproque dans la configuration papillon ;
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||||
- les triangles semblables : une définition et une propriété caractéristique ;
|
||||
- les lignes trigonométriques dans le triangle rectangle : cosinus, sinus, tangente,
|
||||
il transforme une figure par rotation et par homothétie et il comprend l’effet d’une rotation et
|
||||
d’une homothétie.
|
||||
Il identifie des rotations et des homothéties dans des frises, des pavages et des rosaces.
|
||||
Il mobilise les connaissances des figures, des configurations, de la rotation et de l’homothétie
|
||||
pour déterminer des grandeurs géométriques.
|
||||
Il mène des raisonnements en utilisant des propriétés des figures, des configurations, de la
|
||||
rotation et de l’homothétie.
|
||||
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||||
Exemples de réussite
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||||
Il réalise (à la main, à l’aide d’un logiciel de géométrie dynamique ou de programmation) la
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figure suivante obtenue à partir du triangle ABC par des rotations successives de centre A et
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||||
d’angle 60°.
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Il justifie que la figure précédente est composée de 6 triangles rectangles.
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||||
Attendus de fin d’année de 3e
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||||
Il réalise (à la main, à l’aide d’un logiciel de géométrie dynamique ou de programmation) la
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||||
figure suivante à l’aide du quadrilatère ABCD et deux homothéties de centre O et de rapports 3
|
||||
et -0,5.
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||||
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||||
Il justifie la nature des trois quadrilatères en s’appuyant sur le codage et sur les propriétés de
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||||
conservations des homothéties.
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||||
Il décrit les transformations permettant de construire la rosace suivante :
|
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Il détermine l’aire totale des figures construites ci-dessous connaissant les longueurs AB et
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||||
BC pour la première et la longueur AB pour la seconde.
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||||
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||||
En appliquant le théorème de Thalès, il effectue des calculs de longueurs.
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||||
Il utilise les lignes trigonométriques dans un triangle rectangle pour calculer des longueurs ou
|
||||
des mesures d’angles.
|
||||
Sur la figure ci-contre :
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||||
• le point C appartient au segment [AB] ;
|
||||
• AC = 3 ; AB = 7,5 ; BD = 5,4 et CD = 9 ;
|
||||
• les droites (AE) et (CD) sont parallèles ;
|
||||
• les droites (CE) et (BD) sont parallèles.
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||||
̂ et CAE
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||||
- Démontrer que les angles BCD ̂ ont même mesure.
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||||
- Démontrer que les triangles ACE et CBD sont semblables.
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||||
- En déduire les longueurs des côtés du triangle ACE.
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||||
Attendus de fin d’année de 3e
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||||
Ce que sait faire l’élève Type d’exercice Exemple d’énoncé Indication générale
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e
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Les niveaux 1, 2 et 3 sont attendus en fin de 3 ; il est possible que certains élèves aillent au-delà.
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Écrire, mettre au point, exécuter un programme
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||||
Ce que sait faire l’élève
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Niveau 1
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||||
Il réalise des activités d’algorithmique débranchée.
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||||
Il met en ordre et/ou complète des blocs fournis par le professeur pour construire un
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||||
programme simple sur un logiciel de programmation.
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||||
Il écrit un script de déplacement ou de construction géométrique utilisant des instructions
|
||||
conditionnelles et/ou la boucle « Répéter … fois ».
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||||
Niveau 2
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||||
Il gère le déclenchement d'un script en réponse à un événement.
|
||||
Il écrit une séquence d’instructions (condition « si … alors » et boucle « répéter … fois »).
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||||
Il intègre une variable dans un programme de déplacement, de construction géométrique ou
|
||||
de calcul.
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||||
Niveau 3
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||||
Il décompose un problème en sous-problèmes et traduit un sous-problème en créant un
|
||||
« bloc-personnalisé ».
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||||
Il construit une figure en créant un motif et en le reproduisant à l’aide d’une boucle.
|
||||
Il utilise simultanément les boucles « Répéter … fois » et « Répéter jusqu’à … » ainsi que les
|
||||
instructions conditionnelles pour réaliser des figures, des programmes de calculs, des
|
||||
déplacements, des simulations d’expérience aléatoire.
|
||||
Il écrit plusieurs scripts fonctionnant en parallèle pour gérer des interactions et créer des jeux.
|
||||
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||||
Exemples de réussite
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Niveau 1
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||||
Il comprend ce que font des assemblages simples de blocs de programmation, par exemple
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au travers de questions flash.
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||||
Il retrouve parmi des programmes donnés celui qui permet d'obtenir une figure donnée, et
|
||||
inversement.
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||||
Sans utiliser de langage informatique formalisé, il écrit un algorithme pour décrire un
|
||||
déplacement ou un calcul.
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||||
Il décrit ce que fait un assemblage simple de blocs de programmation.
|
||||
Il ordonne des blocs en fonction d'une consigne donnée.
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||||
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||||
Assemble correctement les blocs ci-contre
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||||
pour permettre au lutin de tracer un carré
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de longueur 100 pixels :
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Attendus de fin d’année de 3e
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Il produit seul un programme de construction d’un triangle équilatéral, d’un carré ou d’un
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||||
rectangle en utilisant la boucle :
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Niveau 2
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||||
Il gère l’interaction entre deux lutins, par exemple en faisant dire une phrase à l’un lorsque
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||||
l’autre le touche.
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Il produit des scripts du type :
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Il produit seul un programme de construction d’un triangle équilatéral, d’un carré, d’un
|
||||
rectangle ou d’un parallélogramme dans lequel l’utilisateur saisi la mesure de la longueur d’au
|
||||
moins un côté.
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||||
Niveau 3
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||||
Il reproduit une frise donnée reproduisant un motif grâce à un bloc personnalisé.
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||||
Il produit un programme réalisant une figure du type :
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Il utilise un logiciel de programmation pour réaliser la simulation d’une expérience aléatoire,
|
||||
par exemple : « Programmer un lutin pour qu’il énonce 100 nombres aléatoires « 0 » ou « 1 » et
|
||||
qu’il compte le nombre de « 0 » et de « 1 » obtenus. »
|
||||
Il programme un jeu avec un logiciel de programmation par blocs utilisant au moins 2 lutins
|
||||
avec des scripts en parallèle. Il mobilise des capacités acquises précédemment dans les
|
||||
niveaux 1, 2 et 3.
|
||||
|
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@@ -0,0 +1,19 @@
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||||
Author: Administration centrale
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||||
Creator: Microsoft® Word 2010
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||||
Producer: Microsoft® Word 2010
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CreationDate: Wed Apr 24 20:20:14 2019 Paris, Madrid (heure d<><64>t<EFBFBD>)
|
||||
ModDate: Wed Apr 24 20:20:42 2019 Paris, Madrid (heure d<><64>t<EFBFBD>)
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Custom Metadata: no
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Metadata Stream: yes
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Tagged: no
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PDF version: 1.6
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352
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352
Programme/extractions_pdf_indexed_cycle4_math/005.txt
Normal file
@@ -0,0 +1,352 @@
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||||
Cycle 4 Mathématiques
|
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REPÈRES
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ANNUELS
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de progression
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© Stéphanie Lacombe - MENJ
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Nombres décimaux relatifs
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e
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5 4e 3e
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Le travail mené au cycle 3 sur l’enchaînement des opérations, les Le produit et le quotient de décimaux relatifs Le travail est consolidé notamment lors des
|
||||
comparaisons et le repérage sur une droite graduée de nombres sont abordés. résolutions de problèmes.
|
||||
décimaux positifs est poursuivi. Les nombres relatifs (d’abord
|
||||
entiers, puis décimaux) sont construits pour rendre possibles
|
||||
toutes les soustractions. La notion d’opposé est introduite,
|
||||
l’addition et la soustraction sont étendues aux nombres
|
||||
décimaux (positifs ou négatifs). Il est possible de mettre en
|
||||
évidence que soustraire un nombre revient à additionner son
|
||||
opposé, en s’appuyant sur des exemples à valeur générique du
|
||||
type : 3,1 - (-2) = 3,1 + 0 - (-2) = 3,1 + 2 + (-2) - (-2), donc
|
||||
3,1 - (-2) = 3,1 + 2 + 0 = 3,1 + 2 = 5,1
|
||||
Fractions, nombres rationnels
|
||||
La conception d’une fraction en tant que nombre, déjà abordée Un nombre rationnel est défini comme La notion de fraction irréductible est
|
||||
en sixième, est consolidée. Les élèves sont amenés à quotient d’un entier relatif par un entier relatif abordée, en lien avec celles de multiple et de
|
||||
reconnaître et à produire des fractions égales (sans privilégier de non nul, ce qui renvoie à la notion de diviseur qui sont travaillées tout au long du
|
||||
méthode en particulier), à comparer, additionner et soustraire fraction. cycle.
|
||||
des fractions dont les dénominateurs sont égaux ou multiples Le quotient de deux nombres décimaux peut
|
||||
l’un de l’autre. ne pas être un nombre décimal.
|
||||
La notion d’inverse est introduite, les
|
||||
opérations entre fractions sont étendues à la
|
||||
multiplication et la division. Les élèves sont
|
||||
conduits à comparer des nombres
|
||||
rationnels, à en utiliser différentes
|
||||
représentations et à passer de l’une à l’autre.
|
||||
> Repères annuels de progression pour le cycle 4
|
||||
|
||||
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||||
(suite)
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||||
Fractions, nombres rationnels (suite)
|
||||
Au moins une des propriétés suivantes est démontrée, à partir Une ou plusieurs démonstrations de calculs
|
||||
de la définition d’un quotient : fractionnaires sont présentées. Le recours au
|
||||
ab b calcul littéral vient compléter pour tout ou
|
||||
• partie des élèves l’utilisation d’exemples
|
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ac c
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à valeurs génériques.
|
||||
b ab
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||||
• a
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c c
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a b ab
|
||||
•
|
||||
c c c
|
||||
a b ab
|
||||
•
|
||||
c c c
|
||||
Il est possible, à ce niveau, de se limiter à des exemples à valeur
|
||||
générique. Cependant, le professeur veille à spécifier que la
|
||||
vérification d’une propriété, même sur plusieurs exemples, n’en
|
||||
constitue pas une démonstration.
|
||||
Exemple de calcul fractionnaire permettant de démontrer que
|
||||
2 10
|
||||
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||||
3 15
|
||||
2
|
||||
On commence par calculer 15 :
|
||||
3
|
||||
2 2
|
||||
15 3 5 .
|
||||
3 3
|
||||
2
|
||||
La définition du quotient permet de simplifier par 3, puisque
|
||||
3
|
||||
est le nombre qui, multiplié par 3, donne 2.
|
||||
2
|
||||
Donc 15 2 5 10 .
|
||||
3
|
||||
2 10 2
|
||||
Par définition du quotient, il vient donc , puisque
|
||||
3 15 3
|
||||
multiplié par 15 donne 10.
|
||||
> Repères annuels de progression pour le cycle 4
|
||||
|
||||
|
||||
(suite)
|
||||
Racine carrée
|
||||
La racine carrée est introduite, en lien avec des La racine carrée est utilisée dans le cadre de la
|
||||
situations géométriques (théorème de Pythagore, résolution de problèmes.
|
||||
agrandissement des aires) et à l’appui de la Aucune connaissance n’est attendue sur les
|
||||
connaissance des carrés parfaits de 1 à 144 et de propriétés algébriques des racines carrées.
|
||||
l’utilisation de la calculatrice.
|
||||
Puissances
|
||||
Les puissances de 10 sont d’abord introduites avec Les puissances de base quelconque d’exposants
|
||||
des exposants positifs, puis négatifs, afin de définir négatifs sont introduites et utilisées pour simplifier
|
||||
les préfixes de nano à giga et la notation des quotients.
|
||||
scientifique. Celle-ci est utilisée pour comparer des La connaissance des formules générales sur les
|
||||
nombres et déterminer des ordres de grandeurs, en produits ou quotients de puissances n’est pas un
|
||||
lien d’autres disciplines. Les puissances de base attendu du programme : la mise en œuvre des calculs
|
||||
quelconque d’exposants positifs sont introduites sur les puissances découle de leur définition.
|
||||
pour simplifier l’écriture de produits.
|
||||
La connaissance des formules générales sur les
|
||||
produits ou quotients de puissances de 10 n’est pas un
|
||||
attendu du programme : la mise en œuvre des calculs
|
||||
sur les puissances découle de leur définition.
|
||||
Divisibilité, nombres premiers
|
||||
Tout au long du cycle, les élèves sont amenés à modéliser et résoudre des problèmes mettant en jeu la divisibilité et les nombres premiers.
|
||||
Le travail sur les multiples et les diviseurs, déjà Les élèves déterminent la liste des nombres La notion de fraction irréductible est introduite.
|
||||
abordé au cycle 3, est poursuivi. Il est enrichi par premiers inférieurs ou égaux à 100 et l’utilisent L’utilisation d’un tableur, d’un logiciel de
|
||||
l’introduction de la notion de nombre premier. Les pour décomposer des nombres en facteurs programmation ou d’une calculatrice permet
|
||||
élèves se familiarisent avec la liste des nombres premiers, reconnaître et produire des fractions d’étendre la procédure de décomposition en facteurs
|
||||
premiers inférieurs ou égaux à 30. Ceux-ci sont égales, simplifier des fractions. premiers.
|
||||
utilisés pour la décomposition en produit de
|
||||
facteurs premiers. Cette décomposition est utilisée
|
||||
pour reconnaître et produire des fractions égales.
|
||||
> Repères annuels de progression pour le cycle 4
|
||||
|
||||
|
||||
(suite)
|
||||
Calcul littéral
|
||||
Expressions littérales
|
||||
Les expressions littérales sont introduites à travers Le travail sur les formules est poursuivi, Le travail sur les expressions littérales est
|
||||
des formules mettant en jeu des grandeurs ou parallèlement à la présentation de la notion consolidé avec des transformations d’expressions,
|
||||
traduisant des programmes de calcul. L’usage de la d’identité (égalité vraie pour toute valeur des des programmes de calcul, des mises en équations,
|
||||
lettre permet d’exprimer un résultat général (par indéterminées). des fonctions…
|
||||
exemple qu’un entier naturel est pair ou impair) ou La notion de solution d’une équation est formalisée.
|
||||
de démontrer une propriété générale (par exemple
|
||||
que la somme de trois entiers consécutifs est un
|
||||
multiple de 3). Les notations du calcul littéral (par
|
||||
exemple 2a pour a × 2 ou 2 × a, ab pour a × b) sont
|
||||
progressivement utilisées, en lien avec les
|
||||
propriétés de la multiplication.
|
||||
Les élèves substituent une valeur numérique à une
|
||||
lettre pour calculer la valeur d’une expression
|
||||
littérale.
|
||||
Distributivité
|
||||
Tôt dans l’année, sans attendre la maîtrise des La structure d’une expression littérale (somme ou La double distributivité est abordée.
|
||||
opérations sur des nombres relatifs, la propriété de produit) est étudiée. La propriété de distributivité Le lien est fait avec la simple distributivité. Il est
|
||||
distributivité simple est utilisée pour réduire une simple est formalisée et est utilisée pour possible de démontrer l’identité
|
||||
expression littérale de la forme ax + bx, où a et b développer un produit, factoriser une somme, (a + b)(c + d) = ac + ad + bc + bd en posant
|
||||
sont des nombres décimaux. réduire une expression littérale. k = a + b et en utilisant la simple distributivité.
|
||||
Le lien est fait avec des procédures de calcul
|
||||
numérique déjà rencontrées au cycle 3 (calculs du
|
||||
type 12 × 50 ; 37 × 99 ; 3 × 23 + 7 × 23).
|
||||
> Repères annuels de progression pour le cycle 4
|
||||
|
||||
|
||||
(suite)
|
||||
Équations
|
||||
2 2
|
||||
Les élèves sont amenés à tester si une égalité où Les notions d’inconnue et de solution d’une La factorisation d’une expression du type a - b
|
||||
figure une lettre est vraie lorsqu’on lui attribue uneéquation sont abordées. Elles permettent d’aborder permet de résoudre des équations produits se
|
||||
valeur numérique. la mise en équation d’un problème et la résolution ramenant au premier degré (notamment des
|
||||
2
|
||||
Les élèves testent des égalités par essais erreurs, à algébrique d’une équation du premier degré. équations du type x = a en lien avec la racine
|
||||
la main ou à l’aide d’une calculatrice ou d’un Les équations sont travaillées tout au long de l’année carrée).
|
||||
tableur, des valeurs numériques dans des par un choix progressif des coefficients de l’équation. Aucune virtuosité calculatoire n’est attendue dans
|
||||
expressions littérales, ce qui constitue une les développements et les factorisations.
|
||||
première approche de la notion de solution d’une
|
||||
équation, sans formalisation à ce stade.
|
||||
> Repères annuels de progression pour le cycle 4
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Statistiques
|
||||
Le traitement de données statistiques se prête à Un nouvel indicateur de position est introduit : la Un indicateur de dispersion est introduit : l’étendue.
|
||||
des calculs d’effectifs, de fréquences et de médiane. Le travail sur les représentations graphiques, le
|
||||
moyennes. Selon les situations, la représentation Le travail sur les représentations graphiques, le calcul, en particulier celui des effectifs et des
|
||||
de données statistiques sous forme de tableaux, de calcul, en particulier celui des effectifs et des fréquences, et l’interprétation des indicateurs de
|
||||
diagrammes ou de graphiques est réalisée à la fréquences, et l’interprétation des indicateurs de position est consolidé.
|
||||
main ou à l’aide d’un tableur-grapheur. Les calculs position est poursuivi. Un nouveau type de diagramme est introduit : les
|
||||
et les représentations donnent lieu à des
|
||||
histogrammes pour des classes de même
|
||||
interprétations.
|
||||
amplitude.
|
||||
Probabilités
|
||||
Les élèves appréhendent le hasard à travers des Les calculs de probabilités concernent des Le constat de la stabilisation des fréquences
|
||||
expériences concrètes : pile ou face, dé, roue de situations simples, mais ne relevant pas s’appuie sur la simulation d’expériences aléatoires
|
||||
loterie, urne… nécessairement du modèle équiprobable. Le lien à une épreuve à l’aide d’un tableur ou d’un logiciel
|
||||
Le vocabulaire relatif aux probabilités (expérience est fait entre les probabilités de deux événements de programmation. Les calculs de probabilités, à
|
||||
aléatoire, issue, événement, probabilité) est utilisé. contraires. partir de dénombrements, s’appliquent à des
|
||||
Le placement d’un événement sur une échelle de contextes simples faisant prioritairement intervenir
|
||||
probabilités et la détermination de probabilités une seule épreuve. Dans des cas très simples, il est
|
||||
dans des situations très simples d’équiprobabilité cependant possible d’introduire des expériences à
|
||||
contribuent à une familiarisation avec la deux épreuves. Les dénombrements s’appuient
|
||||
modélisation mathématique du hasard. alors uniquement sur des tableaux à double entrée,
|
||||
la notion d’arbre ne figurant pas au programme.
|
||||
Pour exprimer une probabilité, on accepte des
|
||||
formulations du type « 2 chances sur 5 ». Les élèves simulent une expérience aléatoire à
|
||||
l’aide d’un tableur ou d’un logiciel de
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programmation.
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> Repères annuels de progression pour le cycle 4
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(suite)
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Proportionnalité
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Les élèves sont confrontés à des situations Le calcul d’une quatrième proportionnelle est Le lien est fait entre taux d’évolution et coefficient
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relevant ou non de la proportionnalité. Des systématisé et les points de vue se diversifient multiplicateur, ainsi qu’entre la proportionnalité et
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procédures variées (linéarité, passage par l’unité, avec l’utilisation de représentations graphiques, du les fonctions linéaires. Le champ des problèmes de
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coefficient de proportionnalité), déjà étudiées au calcul littéral et de problèmes de géométrie géométrie relevant de la proportionnalité est élargi
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cycle 3, permettent de résoudre des problèmes relevant de la proportionnalité (configuration de (homothéties, triangles semblables, configurations
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relevant de la proportionnalité. Thalès dans le cas des triangles emboîtés, de Thalès).
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agrandissement et réduction).
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Fonctions
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La dépendance de deux grandeurs est traduite par La dépendance de deux grandeurs est traduite par Les notions de variable, de fonction, d’antécédent,
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un tableau de valeurs ou une formule. un tableau de valeurs, une formule, un graphique. d’image sont formalisées et les notations
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Les représentations graphiques permettent de fonctionnelles sont utilisées. Un travail est mené
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déterminer des images et des antécédents, qui sont sur le passage d’un mode de représentation d’une
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interprétés en fonction du contexte. fonction (graphique, symbolique, tableau de
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valeurs) à un autre. Les fonctions affines et
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La notation et le vocabulaire fonctionnels ne sont linéaires sont présentées par leurs expressions
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e
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pas formalisés en 4 . algébriques et leurs représentations graphiques.
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Les fonctions sont utilisées pour modéliser des
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phénomènes continus et résoudre des problèmes.
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> Repères annuels de progression pour le cycle 4
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Calculs sur des grandeurs mesurables
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La connaissance des formules donnant les aires du Le lexique des formules s’étend au volume des La formule donnant le volume d’une boule est
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rectangle, du triangle et du disque, ainsi que le pyramides et du cône. Le lien est fait entre le utilisée.
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volume du pavé droit est entretenue à travers la volume d’une pyramide (respectivement d’un cône) Le travail sur les grandeurs mesurables et les
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résolution de problèmes. Elle est enrichie par celles et celui du prisme droit (respectivement du unités est poursuivi.
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de l’aire du parallélogramme, du volume du prisme cylindre) construit sur sa base et ayant même
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Il est possible de réinvestir le calcul avec les
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et du cylindre. La correspondance entre unités de hauteur. Des grandeurs produits (par exemple
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puissances de 10 pour les conversions d’unités.
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volume et de contenance est faite. Les calculs trafic, énergie) et des grandeurs quotients (par 2
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portent aussi sur des durées et des horaires, en exemple vitesse, débit, concentration, masse Par exemple, à partir de : 1 m = 10 cm, il vient
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3 3 2 3 6 3
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prenant appui sur des contextes issus d’autres volumique) sont introduites à travers la résolution 1 m = (1 m) = (10 cm) = 10 cm
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-1
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disciplines ou de la vie quotidienne. de problèmes. Les conversions d’unités sont ou, à partir de : 1 dm = 10 m, il vient
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3 -1 3 -3 3
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travaillées. 1 dm = (10 m) = 10 m .
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Les élèves sont sensibilisés au contrôle de la
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cohérence des résultats du point de vue des unités. Les élèves sont sensibilisés au contrôle de la
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cohérence des résultats du point de vue des unités
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des grandeurs composées.
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Effet des transformations sur des grandeurs géométriques
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Les élèves connaissent et utilisent l’effet des Les élèves connaissent et utilisent l’effet d’un Les élèves connaissent et utilisent l’effet des
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symétries axiale et centrale sur les longueurs, les agrandissement ou d’une réduction sur les transformations au programme (symétries,
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aires, les angles. longueurs, les aires et les volumes. Ils le travaillent translations, rotations, homothéties) sur les
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||||
en lien avec la proportionnalité. longueurs, les angles, les aires et les volumes.
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Le lien est fait entre la proportionnalité et certaines
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configurations ou transformations géométriques
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(triangles semblables, homothéties).
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> Repères annuels de progression pour le cycle 4
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Représenter l’espace
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Le repérage se fait sur une droite graduée ou dans le Le repérage se fait dans un pavé droit (abscisse, Le repérage s’étend à la sphère (latitude, longitude).
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plan muni d’un repère orthogonal. ordonnée, altitude). Les élèves produisent et Un logiciel de géométrie est utilisé pour visualiser
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Dans la continuité de ce qui a été travaillé au cycle 3, mettent en relation une représentation en des solides et leurs sections planes. Les élèves
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la reconnaissance de solides (pavé droit, cube, perspective cavalière et un patron d’une pyramide produisent et mettent en relation différentes
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cylindre, pyramide, cône, boule) s’effectue à partir ou d’un cône. représentations des solides étudiés (patrons,
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d’un objet réel, d’une image, d’une représentation en représentation en perspective cavalière, vues de
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perspective cavalière ou sur un logiciel de géométrie face, de dessus, en coupe).
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dynamique.
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Les élèves construisent et mettent en relation une
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représentation en perspective cavalière et un patron
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d’un pavé droit ou d’un cylindre.
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> Repères annuels de progression pour le cycle 4
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(suite)
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Géométrie plane
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Figures et configurations
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La caractérisation angulaire du parallélisme (angles Les cas d’égalité des triangles sont présentés et Une définition et une caractérisation des triangles
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alternes-internes et angles correspondants) est utilisés pour résoudre des problèmes. Le lien est semblables sont données. Le théorème de Thalès
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||||
énoncée. La valeur de la somme des angles d’un fait avec la construction d’un triangle de mesures et sa réciproque dans la configuration du papillon
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triangle peut être démontrée et est utilisée. L’inégalité données (trois longueurs, une longueur et deux sont énoncés et utilisés (démonstration possible,
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triangulaire est énoncée. Le lien est fait entre angles, deux longueurs et un angle). Le théorème utilisant une symétrie centrale pour se ramener à la
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l’inégalité triangulaire et la construction d’un triangle à de Thalès et sa réciproque dans la configuration configuration étudiée en quatrième). Les lignes
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partir de la donnée de trois longueurs. Des des triangles emboîtés sont énoncés et utilisés, trigonométriques (cosinus, sinus, tangente) dans le
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||||
constructions de triangles à partir de la mesure d’une ainsi que le théorème de Pythagore (plusieurs triangle rectangle sont utilisées pour calculer des
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||||
longueur et de deux angles ou d’un angle et de deux démonstrations possibles) et sa réciproque. La longueurs ou des angles.
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longueurs sont proposées. définition du cosinus d’un angle d’un triangle Deux triangles semblables peuvent être définis par
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||||
Le parallélogramme est défini à partir de l’une de ses rectangle découle, grâce au théorème de Thalès, la proportionnalité des mesures de leurs côtés. Une
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propriétés : parallélisme des couples de côtés de l’indépendance du rapport des longueurs le caractérisation angulaire de cette définition peut
|
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opposés ou intersection des diagonales. L’autre définissant. être donnée et démontrée à partir d’un cas d’égalité
|
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propriété est démontrée et devient une propriété Une progressivité dans l’apprentissage de la des triangles et d’une caractérisation angulaire du
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||||
caractéristique. Il est alors montré que les côtés recherche de preuve est aménagée, de manière à parallélisme.
|
||||
opposés d’un parallélogramme sont deux à deux de encourager les élèves dans l’exercice de la
|
||||
même longueur grâce aux propriétés de la symétrie. démonstration. Aucun formalisme excessif n’est
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||||
Les propriétés relatives aux côtés et aux diagonales exigé dans la rédaction.
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d’un parallélogramme sont mises en œuvre pour
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effectuer des constructions et mener des
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raisonnements.
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Les élèves consolident le travail sur les codages de
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figures : interprétation d’une figure codée ou
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||||
réalisation d’un codage.
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||||
Les élèves découvrent de nouvelles droites
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||||
remarquables du triangle : les hauteurs. Ils
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||||
poursuivent le travail engagé au cycle 3 sur la
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médiatrice dans le cadre de résolution de problèmes.
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||||
Ils peuvent par exemple être amenés à démontrer que
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||||
les médiatrices d’un triangle sont concourantes.
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> Repères annuels de progression pour le cycle 4
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(suite)
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Transformations
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Les élèves transforment (à la main ou à l’aide d’un Les élèves sont amenés à transformer (à la main Les élèves transforment (à la main ou à l’aide d’un
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||||
logiciel) une figure par symétrie centrale. Cela permet ou à l’aide d’un logiciel) une figure par translation. logiciel) une figure par rotation et par homothétie
|
||||
de découvrir les propriétés de la symétrie centrale Ils identifient des translations dans des frises ou (de rapport positif ou négatif). Le lien est fait entre
|
||||
(conservation de l’alignement, du parallélisme, des des pavages ; le lien est alors fait entre angle et rotation, entre le théorème de Thalès et les
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longueurs, des angles) qui sont ensuite admises et translation et parallélogramme. homothéties.
|
||||
utilisées. Le lien est fait entre la symétrie centrale et le La définition ponctuelle d’une translation ne figure Les élèves identifient des transformations dans des
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parallélogramme. Les élèves identifient des symétries pas au programme. Toutefois, par commodité, la frises, des pavages, des rosaces.
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axiales ou centrales dans des frises, des pavages, des translation transformant le point A en le point B
|
||||
Les définitions ponctuelles d’une translation, d’une
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||||
rosaces. pourra être nommée « translation de vecteur ⃗⃗⃗⃗⃗
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𝐴𝐵 », rotation et d’une homothétie ne figurent pas au
|
||||
mais aucune connaissance n’est attendue sur programme.
|
||||
l’objet « vecteur ». Pour faire le lien entre les transformations et les
|
||||
configurations du programme, il est possible
|
||||
d’identifier (à la main ou à l’aide d’un logiciel de
|
||||
géométrie) l’effet, sur un triangle donné, de
|
||||
l’enchaînement d’une translation, d’une rotation et
|
||||
d’une homothétie, voire d’une symétrie axiale et
|
||||
réciproquement, pour deux triangles semblables
|
||||
donnés, chercher des transformations transformant
|
||||
l’un en l’autre.
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||||
> Repères annuels de progression pour le cycle 4
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||||
|
||||
|
||||
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||||
Écrire, mettre au point, exécuter un programme
|
||||
Les repères qui suivent indiquent une progressivité dans le niveau de complexité des activités relevant de ce thème. Certains élèves sont capables de réaliser
|
||||
des activités de troisième niveau dès le début du cycle.
|
||||
1er niveau 2e niveau 3e niveau
|
||||
À un premier niveau, les élèves mettent en ordre À un deuxième niveau, les connaissances et les À un troisième niveau, l’utilisation simultanée de
|
||||
et/ou complètent des blocs Scratch fournis par le compétences en algorithmique et en boucles « répéter … fois », et « répéter jusqu’à … » et
|
||||
professeur pour construire un programme simple. programmation s’élargissent par : d’instructions conditionnelles permet de réaliser
|
||||
L’utilisation progressive des instructions - l’écriture d’une séquence d’instructions des figures, des calculs et des déplacements plus
|
||||
conditionnelles et/ou de la boucle « répéter … fois ») (condition « si … alors » et boucle complexes. L’écriture de plusieurs scripts
|
||||
permet d’écrire des scripts de déplacement, de « répéter … fois ») ; fonctionnant en parallèle permet de gérer les
|
||||
construction géométrique ou de programme de - l’écriture de programmes déclenchés par des interactions et de créer des jeux.
|
||||
calcul. événements extérieurs ; La décomposition d’un problème en sous-
|
||||
- l’intégration d’une variable dans un programme problèmes et la traduction d’un sous-problème par
|
||||
de déplacement, de construction géométrique, la création d’un bloc-utilisateur contribuent au
|
||||
de calcul ou de simulation d’une expérience développement des compétences visées.
|
||||
aléatoire.
|
||||
|
||||
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|
||||
Creator: Microsoft® Word LTSC
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||||
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|
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ModDate: Mon Mar 2 15:21:57 2026 Paris, Madrid
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|
||||
Utiliser les nombres pour comparer,
|
||||
calculer et résoudre des problèmes:
|
||||
les nombres décimaux
|
||||
|
||||
Objectifs
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||||
Au cycle 3, les nombres décimaux sont introduits à partir des fractions décimales. L’écriture à virgule
|
||||
est ensuite présentée comme une convention d’écriture d’une fraction décimale ou d’une somme de
|
||||
fractions décimales. Cette notation permet la mise en place des règles de comparaison et de calcul.
|
||||
Les quatre opérations sur les décimaux sont étudiées, mais la division est limitée au cas où le diviseur
|
||||
est un entier.
|
||||
Même si les décimaux ont été introduits à partir des fractions décimales, beaucoup d’élèves, à l’entrée
|
||||
du cycle 4, associent encore la nature d’un nombre à son écriture. Pour eux, un nombre s’exprime
|
||||
toujours par une suite de chiffres et les nombres décimaux se différencient des nombres entiers par la
|
||||
5
|
||||
présence de la virgule. Ils ne perçoivent pas, par exemple, 17 ou comme des nombres décimaux.
|
||||
2
|
||||
|
||||
La poursuite, au cycle 4, du travail sur les nombres décimaux vise plusieurs objectifs :
|
||||
|
||||
Amener tous les élèves à différencier la nature d’un nombre (notamment décimal)
|
||||
de son écriture et à passer de l’une de ses désignations à une autre. Concevoir, par
|
||||
35 7 1
|
||||
exemple, 3,5 ; 3,50 ; ; ; 3 + comme des désignations différentes d’un même
|
||||
10 2 2
|
||||
nombre ;
|
||||
|
||||
Poursuivre le travail sur la comparaison des nombres décimaux. Il permet notamment
|
||||
de faire prendre conscience aux élèves de la possibilité d’intercaler un nombre
|
||||
décimal entre deux nombres qui pourraient être perçus à tort comme des nombres
|
||||
consécutifs (par exemple 7,24 et 7,25) ;
|
||||
|
||||
Consolider les techniques opératoires étudiées au cycle 3 sur les nombres décimaux,
|
||||
notamment la priorité de la multiplication sur l’addition et la soustraction ;
|
||||
|
||||
Introduire la division par un nombre décimal ;
|
||||
|
||||
Utiliser les nombres décimaux pour exprimer des mesures de grandeurs et repérer
|
||||
des points autres qu’entiers sur la droite graduée.
|
||||
|
||||
Le travail mené tout au long du cycle sur les nombres relatifs concerne non seulement les entiers,
|
||||
mais aussi les décimaux et plus généralement les rationnels ; il viendra à ce titre compléter l’étude
|
||||
des décimaux dont l’introduction au cycle 3 porte uniquement sur les décimaux positifs.
|
||||
Liens avec les domaines du socle
|
||||
La compréhension et l’utilisation de différentes écritures d’un nombre décimal, sa représentation sur la
|
||||
droite graduée, les passages entre ses différents modes de représentation contribuent à l’acquisition
|
||||
du langage mathématique pour penser et communiquer (domaine 1).
|
||||
La pratique du calcul (mental et écrit, exact et approché) engageant des nombres décimaux,
|
||||
l’utilisation de valeurs approchées décimales pour modéliser et résoudre des problèmes scientifiques
|
||||
et d’ordres de grandeurs pour contrôler des résultats contribuent à l’étude des systèmes naturels et
|
||||
des systèmes techniques (domaine 4).
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Progressivité des apprentissages
|
||||
e
|
||||
La division par un nombre décimal est introduite dès la classe de 5 , parallèlement à la consolidation
|
||||
des techniques opératoires déjà étudiées au cycle 3. La maîtrise de ces techniques, en lien avec la
|
||||
compréhension des nombres et des opérations, est entretenue tout au long du cycle 4.
|
||||
Le travail sur l’écriture décimale, initié au cycle 3 et poursuivi tout au long du cycle 4, est un point
|
||||
e
|
||||
d’appui pour l’étude des puissances de 10 qui est formalisée dès la classe de 4 .
|
||||
Parallèlement à la maîtrise des techniques calculatoires sur les nombres décimaux, les élèves sont
|
||||
amenés, tout au long du cycle, à résoudre des problèmes faisant intervenir des nombres décimaux.
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Stratégies d’enseignement
|
||||
e
|
||||
Pour beaucoup d’élèves, à l’entrée en 5 , la conception d’un nombre décimal comme un objet
|
||||
mathématique et non comme une écriture est encore en cours de construction, le sens des opérations
|
||||
et les techniques opératoires sur les nombres décimaux sont encore en cours d’acquisition. De plus,
|
||||
certains élèves se sont forgé des représentations fausses qui, si elles peuvent s’avérer performantes
|
||||
dans des situations particulières, constituent des obstacles pour la suite des apprentissages. Il est
|
||||
donc indispensable que le professeur identifie les conceptions erronées afin de développer les
|
||||
stratégies d’enseignement qui permettront de les déstabiliser.
|
||||
|
||||
|
||||
Quelques conceptions erronées
|
||||
Assimilation de la virgule à un trait de fraction ; c’est ainsi que, pour certains
|
||||
14
|
||||
élèves = 14,10.
|
||||
10
|
||||
Difficulté à concevoir qu’un même nombre puisse avoir plusieurs désignations ;
|
||||
4
|
||||
ainsi, 1+ ; 1,4 ; 1,40 ne sont pas perçus comme différentes écritures d’un même
|
||||
10
|
||||
nombre .
|
||||
Le « nombre à virgule » vu comme un « entier déguisé », comme si la virgule
|
||||
n’existait pas. Ce rôle « fantôme» de la virgule conduit certains élèves à écrire
|
||||
4,3 < 4,06 < 4,249 en le justifiant par le fait que 43 < 406 < 4249, ou à percevoir 2,47
|
||||
comme « le » successeur de 2,46, au même titre que 247 est celui de 246 .
|
||||
Le « nombre à virgule » vu comme l’accolement de deux entiers, la virgule
|
||||
jouant le rôle de « frontière » entre les deux. Cela conduit par exemple à écrire :
|
||||
4,3 < 4,06 < 4,249 (avec comme justification : « 3 est plus petit que 6, lui-même plus
|
||||
petit que 249 ») ;ou encore : 2,6 × 3,4 = 6,24 ; 15,7 + 12,6 = 27,13 ou encore à
|
||||
percevoir 5,100comme « le » successeur de 5,99.
|
||||
Une connaissance mal installée du système décimal peut conduire un élève, dans
|
||||
le nombre 234,678, à percevoir le chiffre 7 comme le chiffre des dixièmes en raison de
|
||||
la position supposée des dixièmes comme symétrique de celle des dizaines,
|
||||
ou encore à écrire 4,249 < 4,16 < 4,1en justifiant que les millièmes sont « forcément»
|
||||
plus petits que les centièmes, eux-mêmes plus petits que les dixièmes.
|
||||
Des techniques mal automatisées et non contrôlées peuvent aboutir à une
|
||||
confusion sur la position de la virgule dans le résultat d’une addition posée ou d’une
|
||||
multiplication posée comme dans la multiplication ci-dessous :
|
||||
2,3
|
||||
× 5,5
|
||||
115
|
||||
115
|
||||
1 2 6,5
|
||||
L’application de règles au-delà de leur domaine de validité ; c’est ainsi que
|
||||
l’extension aux décimaux de la règle du déplacement de la virgule ou de l’ajout de
|
||||
zéros pour la multiplication des entiers par des puissances de 10 contribue à des
|
||||
erreurs du type :
|
||||
- 1,4×10 = 1,40 ; 1,4 : 0,1 = 0,14
|
||||
12
|
||||
- 12×0,5 > 12; < 12 (car « multiplier augmente un nombre et diviser
|
||||
0,5
|
||||
le diminue »).
|
||||
L’usage social des nombres décimaux à l’oral peut être à l’origine de
|
||||
confusions, comme dans les exemples suivants : « un kilo cinq » s’écrit en fait 1,5 kg
|
||||
alors que « un euro cinq » s’écrit en fait 1,05 €.
|
||||
|
||||
La pratique régulière du calcul réfléchi doit permettre de « déconstruire » ces représentations
|
||||
erronées et parfois résistantes.
|
||||
|
||||
|
||||
La construction d’automatismes
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S’il permet d’aller plus vite une fois qu’on a compris, un automatisme ne permet pas de comprendre
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plus vite ; avant d’être institutionnalisée puis automatisée, une « règle » (comme celle, déjà citée, du
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déplacement de la virgule vers la droite ou vers la gauche) doit avoir été justifiée par le professeur et
|
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comprise par les élèves pour ne pas être employée en dehors de son cadre de validité.
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La pratique régulière du calcul réfléchi permet à la fois de comprendre l’origine des règles et d’ancrer
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dans la durée la construction des mécanismes opératoires. Pratiqué en amont de la formalisation de
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ces mécanismes, le calcul réfléchi peut être mis en œuvre sur des exemples génériques. Pratiqué
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juste après l’institutionnalisation, sur des exemples assez proches de la situation d’introduction,
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il permet l’appropriation de la notion en cours d’étude. En aval, une pratique régulière, sur le long
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terme, permet d’automatiser les procédures et les propriétés des nombres engagés dans le calcul et
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s’avère nécessaire pour garantir la pérennité des acquisitions. L’analyse collective, sous la conduite
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du professeur, des différentes stratégies mises en œuvre et des éventuelles erreurs commises
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contribue à donner du sens aux objets mathématiques mis en jeu et aux techniques à automatiser.
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Dans le cadre de l’apprentissage des nombres décimaux, on entretiendra de façon régulière les
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automatismes liés à la somme, à la différence, au produit de nombres décimaux, au quotient d’un
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nombre décimal par un entier, notions abordées au cycle 3, sur des exemples présentant de véritables
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enjeux. L’un de ces enjeux est de permettre d’identifier une erreur liée à l’incompréhension de
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l’écriture à virgule ; par exemple, un calcul du type 1,4 + 0,15 permet d’identifier l’erreur liée à la
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conception de la virgule frontière par les élèves qui fournissent 1,19 comme réponse, alors que le
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même calcul, posé sous la forme 1,40 + 0,15 ne permet pas de débusquer l’erreur.
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La compréhension de l’erreur peut s’appuyer sur différents registres d’expression : celui de la langue
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naturelle (on ajoute 1 dixième plus 5 centièmes à 1 unité plus 4 dixièmes), mais aussi celui des
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fractions décimales.
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L’introduction de la division d’un décimal par un décimal pourra se faire dans le cadre de cette
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pratique, sur une durée suffisamment longue, à petites doses et de manière progressive.
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La consolidation des priorités opératoires
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La consolidation des priorités opératoires introduites au cycle 3 est indispensable car ces priorités
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sont à la base de la compréhension et de la production d’expressions, qu’elles soient numériques ou
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littérales. L’écriture en ligne d'une succession de calculs simples engageant des nombres décimaux,
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notamment prescrits par des programmes de calcul, est une stratégie d’enseignement possible.
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EXEMPLE :
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Prendre un nombre ;
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lui ajouter 1,8 ;
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multiplier le résultat par 3,2.
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Écrire l’expression numérique traduisant ce programme en prenant 10 comme nombre de départ.
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Il pourra s’avérer fructueux de comparer les résultats obtenus avec une calculatrice scientifique et
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avec une calculette, ces deux outils ne respectant les mêmes règles de priorité entre opérations.
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Le choix du nombre d’instructions d’un programme de calcul et des nombres auquel il s’applique
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permet une différenciation au sein de la classe.
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||||
Parallèlement au travail sur les programmes de calcul qui concernent l’aspect procédural d’un calcul,
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les élèves seront amenés à travailler sur sa forme structurale (somme, différence, produit, quotient).
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||||
Par exemple identifier 12,3 + 2,5 × 7,1 comme une somme: celle de 12,3 et du produit de 2,5 par 7,1.
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L’utilisation de la droite graduée
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Le recours à la droite graduée permet de travailler la compétence « représenter » décrite dans les
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programmes des cycles 3 et 4 par les passages dans les deux sens qu’elle permet de réaliser entre
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le registre symbolique de l’écriture du nombre et le registre graphique de sa représentation.
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Plusieurs situations d’enseignement se prêtent à l’utilisation de la droite graduée.
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Mesurer des grandeurs et encadrer des mesures, notamment en variant les
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unités. Effectuer des mesures « qui ne s’expriment pas en un nombre entier d’unité »
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permet de revenir à l’utilité première des décimaux (résoudre des problèmes pour
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lesquels les entiers sont défaillants) et de travailler l’intercalation des décimaux.
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||||
Repérer des points sur une droite graduée. Les activités de repérage peuvent être
|
||||
très variées au niveau des situations et des questionnements proposés, mais aussi
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des types de graduation et des outils utilisés (droite graduée, papier millimétré, sous
|
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unités partiellement ou non représentées, présentation « en zoom ») et de la nature
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||||
de l’écriture des nombres à repérer (désignation orale, écritures fractionnaires,
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||||
décimales, décompositions diverses, etc.). On pourra se reporter à l’activité
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développée au paragraphe VI.
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||||
Intercaler des décimaux. « Donner dix nombres entre 4,67 et 4,68 » est une situation
|
||||
classique qui peut être enrichie par la question de savoir s’il peut y en avoir 100,
|
||||
1000, 10 000, etc.
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||||
Dans le cadre d’une différenciation pédagogique, on pourra remplacer 4,67 et 4,68
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par 4 et 4,01.
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L’utilisation de valeurs approchées et le contrôle des résultats
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La résolution de problèmes permet aux élèves de prendre conscience que les nombres décimaux ne
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permettent souvent que d’y apporter des réponses approchées.
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Conformément à l’écriture du domaine 4 du socle (paragraphe « démarches scientifiques »),
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||||
les ordres de grandeurs sont utilisés pour estimer et contrôler les résultats.
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Points de vigilance
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La rigueur et la précision de la dénomination orale des nombres décimaux contribuent à leur bonne
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compréhension. Le professeur doit avoir conscience du caractère modélisant de sa propre pratique
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et du fait que la dénomination d’usage social du type « 3 virgule 08 » peut renforcer les fausses
|
||||
représentations, notamment celle de la « virgule frontière ». Les échanges en classe offrent l’occasion
|
||||
de manipuler mentalement les changements de registres, ce que facilitent les formulations du type
|
||||
« 308 centièmes » ou « 3 unités plus 8 centièmes ». Attendre cette rigueur de la part des élèves les
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||||
aide à établir les liens entre les différentes désignations et contribue à la compréhension des nombres
|
||||
décimaux. La maîtrise, par tous les élèves, des techniques opératoires sur les nombres décimaux est
|
||||
un objectif de fin de cycle. Un travail spiralé, mené sur toute la durée du cycle, sous forme de calcul
|
||||
mental ou réfléchi doit permettre de l’atteindre. Mais la technique s’acquiert aussi à travers la
|
||||
résolution de problèmes et nombreux sont ceux qui sollicitent les nombres décimaux; leur résolution
|
||||
contribue à consolider la compréhension de ces nombres. Ces problèmes peuvent relever de la vie
|
||||
courante, d’autres disciplines ou d’autres champs des mathématiques : calculs de coûts, coefficients
|
||||
de proportionnalité ou de linéarité, d’échelles ou de moyennes, mesures de grandeurs, conversions
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d’unités, etc.
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Différenciation
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Pour les élèves qui n’ont pas encore acquis une compréhension automatisée des décimaux, il est
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||||
nécessaire de recourir à des outils de manipulation permettant de visualiser les rapports entre unité,
|
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dixième, centième pour asseoir le sens des désignations. Parmi ces outils on peut citer la droite
|
||||
graduée, mais aussi le carré ou le cube unité partagés en sous-unités, les tangrams, etc. On pourra
|
||||
se reporter à l’activité développée au paragraphe VI.
|
||||
Une bonne connaissance de faits numériques comme les multiples de 25 et leur relation avec 100, les
|
||||
divisions par 10, 100, 1000, etc. est indispensable à la bonne compréhension des nombres décimaux.
|
||||
Un travail routinier sur ces prérequis permet de dépasser certaines difficultés.
|
||||
Pour certains élèves, un manque d’assurance dans le calcul écrit constitue un véritable handicap
|
||||
et une source de blocage. Or, de même qu’une orthographe incertaine ne saurait interdire l’écriture,
|
||||
le manque de dextérité calculatoire ne doit pas constituer un blocage à toute activité mathématique.
|
||||
Il est donc indispensable de ne pas limiter l’activité des élèves les plus fragiles à des tâches purement
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||||
techniques et il est déconseillé d’attendre systématiquement leur maîtrise avant de leur proposer des
|
||||
problèmes à résoudre, ce qui peut d’ailleurs constituer un puissant levier pour motiver l’acquisition des
|
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techniques.
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Dans le cadre d’un approfondissement, l’étude de quelques cas de non décimalité pourra être traitée.
|
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Exemples de situations d’apprentissage
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Contrôle de la vraisemblance du résultat d’un calcul sur les nombres décimaux
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Exemple de la division par un nombre décimal
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0,6
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On propose aux élèves de calculer . On peut s’attendre à ce que certains proposent comme
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||||
0,2
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résultat 0,3 ou 0,03. Ils effectuent en effet la division de 6 par 2 et mettent soit un chiffre après la
|
||||
virgule en appliquant l’algorithme de l’addition, soit deux chiffres après la virgule en appliquant
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||||
l’algorithme de la multiplication.
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||||
0,6
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||||
La référence au quotient permet d’identifier comme étant le nombre par lequel il faut multiplier 0,2
|
||||
0,2
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pour obtenir 0,6. L’invalidation des résultats 0,3 et 0,03 repose alors sur les opérations 0,3 × 0,2 =
|
||||
0,06 et 0,03 × 0,2 = 0,006.
|
||||
Pour certains élèves, la compréhension de l’erreur passe par la verbalisation de la notion de partage
|
||||
en « Combien de fois 0,2 entre-t-il dans 0,6 ? » ou en sa formulation équivalente « Combien de fois 2
|
||||
dixièmes entrent-ils dans 6 dixièmes ? ». Ces formulations permettent d’amener les élèves à prendre
|
||||
0,6
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conscience «qu’il y a plus d’une fois 0,2 dans 0,6 », et donc que ne peut valoir ni 0,3 ni 0,03.
|
||||
0,2
|
||||
Il convient également d’insister sur le fait que le résultat de la division par un nombre décimal inférieur
|
||||
à 1 est plus grand que ce nombre. Cela doit faire partie des automatismes de contrôle.
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Utilisation de la droite graduée
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||||
L’activité ci-dessous utilise des zooms à différentes échelles.
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Source : académie de Rennes
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1. Quel est le nombre indiqué par la flèche sur la droite graduée ci-dessous ?
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2. On a représenté un agrandissement d’une partie de la droite graduée.
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||||
Quel est le nombre indiqué par la flèche sur l'agrandissement ?
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3. On a représenté des agrandissements successifs d’une partie de la droite graduée.
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Quel est le nombre indiqué par la flèche sur le dernier agrandissement ?
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Cette activité peut être complétée par l’exercice inverse, qui consiste par exemple à représenter
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||||
2,472 sur la droite graduée.
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||||
Mesure de grandeurs
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||||
La mesure de la surface des pièces d’un Tangram permet de
|
||||
faire le lien entre écritures décimales, fractions décimales et
|
||||
fractions non décimales puisqu’on peut utiliser comme unité
|
||||
d’aire soit le plus petit des triangles, dont l’aire est égale à un
|
||||
seizième de l’aire totale, soit le centimètre carré, en utilisant le
|
||||
quadrillage.
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Autres exemples d'activités
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||||
Des exemples de questions flash
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||||
Un exemple de tâche intermédiaire : un problème de coûts
|
||||
Un exemple de tâche avec prise d’initiative : Épaisseur d’une feuille de papier
|
||||
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||||
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||||
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||||
Ressources complémentaires
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||||
Les ressources proposées ci-après constituent des compléments et des approfondissements utiles
|
||||
pour aborder la notion de nombre décimal avec les élèves :
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||||
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||||
Le nombre au cycle 3 SCEREN - CRDP, septembre 2012
|
||||
Les nombres au collège
|
||||
Le calcul numérique au collège
|
||||
Découvrir de nouveaux nombres au collège - brochure IREM de Strasbourg 2012
|
||||
Des maths ensemble et pour chacun - Rouquès, J.-P. & Staïner, H.(2010) - Cinquième.
|
||||
Nantes : CRDP des Pays de la Loire
|
||||
Comment les enseignants tirent-ils parti des recherches faites en didactique des
|
||||
mathématiques ? Le cas de l'enseignement des décimaux à la charnière école-collège
|
||||
BLOLON J. 1996, Identifiant BU : 96PA05H050
|
||||
Banque des exercices de Mathématiques sans Frontières Junior
|
||||
Enseigner et apprendre les nombres décimaux : dispositif d’évaluation diagnostique Decival
|
||||
sur le site du Centre de Recherche sur l’Enseignement des Mathématiques de Louvain
|
||||
(Belgique)
|
||||
La sixième entre fractions et décimaux - Brochure de l’IREM de Lyon
|
||||
|
||||
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|
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|
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|
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91
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|
||||
Utiliser les nombres pour comparer,
|
||||
calculer et résoudre des problèmes:
|
||||
les nombres décimaux
|
||||
Exemples de questions flash : calculs sur les
|
||||
décimaux, conversions entre système
|
||||
décimal et système sexagésimal
|
||||
|
||||
ATTENDUS DE FIN DE CYCLE ; CONNAISSANCES ET COMPÉTENCES ASSOCIÉES
|
||||
En développant le calcul mental sur des nombres décimaux et en se prêtant au contrôle
|
||||
de la vraisemblance des résultats, cette situation d’apprentissage participe à la construction
|
||||
de l’attendu de fin de cycle « utiliser les nombres pour comparer, calculer et résoudre
|
||||
des problèmes ».
|
||||
|
||||
COMPÉTENCES TRAVAILLÉES
|
||||
Calculer, représenter.
|
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||||
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|
||||
Énoncé
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Q1 Calculer Q4 Convertir Q7 Exprimer
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0,3 × 0,2 0,2 h en minutes 36 minutes en heure
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||||
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||||
Q2 Calculer Q5 Convertir Q8 Exprimer
|
||||
|
||||
1,1 × 0,4 0,5 h en minutes 20 minutes en heure
|
||||
|
||||
Q3 Calculer Q6 Convertir Q9 Exprimer
|
||||
|
||||
1,2 × 0,06 0,25 h en minutes 1h 45 min en heure
|
||||
|
||||
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||||
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||||
Pistes pédagogiques
|
||||
C’est l’analyse et le traitement des erreurs qui donneront du sens aux automatismes visés.
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||||
|
||||
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||||
Questions Q1 à Q3
|
||||
Des élèves peuvent proposer 0,6 comme réponse à la question Q1, en appliquant un algorithme lié
|
||||
à l’addition. On renverra ces élèves au calcul 0,3 × 2 dont le résultat est 0,6 car « deux fois trois
|
||||
dixièmes est égal à six dixièmes ».
|
||||
Comme 0,2 est dix fois plus petit que 2, le produit 0,3 × 0,2 est dix fois plus petit que 0,3 × 2, il est
|
||||
donc égal à 0,06.
|
||||
Une autre approche peut être mise en avant. Elle consiste à raisonner à partir du produit des entiers :
|
||||
3 × 2 = 6. Comme 0,3 est dix fois plus petit que 3 et 0,2 dix fois plus petit que 6, le produit 0,3 × 0,2
|
||||
est cent fois plus petit que 6.
|
||||
L’entretien de telles démarches se fera sur la durée, avec un calcul de ce type par séance comme par
|
||||
exemple Q2 et Q3.
|
||||
|
||||
|
||||
Questions Q4 à Q9
|
||||
Les rencontres avec le système sexagésimal permettent aux élèves d’appréhender un autre système
|
||||
de numération et de s’interroger sur les liens entre les deux systèmes. Le passage de l’écriture
|
||||
décimale à l’écriture sexagésimale des durées gagne à être travaillé dans la durée, pour une meilleure
|
||||
appropriation. Ces calculs pourront ensuite être réinvestis dans divers problèmes.
|
||||
|
||||
Convertir des durées inférieures à 1h
|
||||
En réponse à la question Q4, des élèves peuvent proposer 2 min ou 20 min, considérant que 0,2 h =
|
||||
1 1
|
||||
0,20 h = 20 minutes. Après avoir fait remarquer que 20 minutes, c’est d’heure et que n’est pas égal
|
||||
3 3
|
||||
à 0,2, on s’intéresse au sens du nombre 0,2 : c’est deux dixièmes et deux dixièmes d’heure, c’est 12
|
||||
min. Une autre procédure pourra être mise en évidence, en lien avec la proportionnalité : 1 h = 60
|
||||
min ; 2 h = 120 min ; 0,2 h = 120 min ÷ 10 ou 0,2 × 60 min.
|
||||
1 1
|
||||
Les questions suivantes permettent de revoir le lien entre 0,5 et , et entre 0,25 et .
|
||||
2 4
|
||||
|
||||
0,5 h, c’est une demi-heure, c’est donc aussi 30 minutes. De nombreux élèves, en début
|
||||
d’apprentissage, pensent que 0,25 h = 25 min. Le lien entre les écritures décimale et fractionnaire
|
||||
de 0,25 permet de mettre en évidence que 0,25 h c’est un quart d’heure, donc 15 min.
|
||||
On pourra entretenir régulièrement ces types de raisonnements, en ajoutant progressivement des
|
||||
conversions de durées supérieures à 1h telles que 2,1 h = ….h ….min ou 1,75 h = ….h ….min.
|
||||
|
||||
Passer du système sexagésimal au système décimal
|
||||
Beaucoup d’élèves pensent qu’il n’est pas possible d’exprimer 36 minutes en heure. Deux procédures
|
||||
peuvent être envisagées. La première est liée à la division : pour passer des heures aux minutes, on
|
||||
multiplie par 60, donc pour passer des minutes aux heures, on divise par 60.
|
||||
1 36
|
||||
La deuxième est liée aux fractions, une minute étant égale à d'heure, 36 min = h = 0,6 h.
|
||||
60 60
|
||||
|
||||
Certains élèves peuvent proposer 0,3 h comme expression de 20 minutes en heure. Le travail
|
||||
précédent permet de leur faire comprendre que la réponse est erronée, puisque 0,3 h étant la moitié
|
||||
de 0,6h, c’est 18 min. La procédure liée aux fractions ou à la langue naturelle (20 c’est le tiers de 60)
|
||||
permet de conclure.
|
||||
On pourra poursuivre régulièrement ce travail en demandant de convertir en heure 15 min, 1h 45 min,
|
||||
3h 12 min, etc.
|
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|
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||||
Informer et accompagner
|
||||
les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
|
||||
MATHÉMATIQUES
|
||||
Nombres et calculs
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Utiliser les nombres pour comparer,
|
||||
calculer et résoudre des problèmes :
|
||||
les nombres décimaux
|
||||
Un exemple de question à prise d’initiative :
|
||||
épaisseur d’une feuille de papier
|
||||
ATTENDUS DE FIN DE CYCLE ; CONNAISSANCES ET COMPÉTENCES ASSOCIÉES
|
||||
Utiliser les nombres décimaux pour résoudre des problèmes :
|
||||
• calculer avec les grandeurs mesurables, exprimer le résultat dans une unité adaptée ;
|
||||
• estimer un ordre de grandeur.
|
||||
COMPÉTENCES TRAVAILLÉES
|
||||
Chercher, raisonner, calculer, communiquer.
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Énoncé
|
||||
Environ 800 classes sont inscrites cette année au concours « Mathématiques sans Frontière
|
||||
Junior ». Les organisateurs de la compétition ont prévu de distribuer un sujet par participant.
|
||||
John affirme que, si on empilait la totalité des sujets, la pile serait aussi haute qu’une
|
||||
montagne. Pour savoir s’il a raison, donner une estimation de la hauteur de cette pile.
|
||||
Expliquer le raisonnement.
|
||||
Cette activité est issue de la compétition « Mathématiques sans Frontière Junior », 2015
|
||||
|
||||
Pistes Pédagogiques
|
||||
Les tâches dans lesquelles il manque certaines données permettent de développer les
|
||||
prises d’initiative. L’activité ci-dessus, qui peut être proposée dès la classe de 5e, permet aux
|
||||
élèves de faire évoluer leurs représentations des nombres décimaux, tout en nécessitant de
|
||||
l’imagination et la mise en place d’un raisonnement.
|
||||
Deux éléments sont à relever :
|
||||
• l’épaisseur d’une feuille de papier est inférieure à un millimètre ; un tel intervalle de mesure
|
||||
est en général peu familier des élèves, pour lesquels la plus petite sous-unité connue
|
||||
à ce niveau est le millimètre. Il est donc ici impossible de se référer à une sous-unité per-
|
||||
mettant de transformer un décimal en un entier (comme par exemple lorsqu’on écrit
|
||||
0,152 m = 152 mm), passage dont on sait qu’il est un obstacle didactique à la compréhension
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des décimaux ;
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• la façon la plus pertinente d’évaluer l’épaisseur d’un sujet est de mesurer l’épaisseur d’une
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pile importante de sujets ou de trouver le nombre de sujets à superposer pour obtenir une
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pile d’1 cm d’épaisseur par exemple. Cette activité permet donc de trouver un nombre
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décimal comme résultat d’un quotient.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
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Cette situation peut être scénarisée de différentes manières, qui doivent favoriser les
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démarches personnelles des élèves.
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Deux préconisations pour la mise en œuvre de cette situation :
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• inciter les élèves à utiliser ce qu’ils ont sous la main pour effectuer l’extrapolation des
|
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données. Il peut s’avérer nécessaire de débloquer le travail des élèves en leur suggérant de
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calculer l’épaisseur d’une ramette de papier ou d’un cahier afin de contourner la difficulté
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d’une épaisseur trop petite pour les instruments de mesure couramment utilisés dans une
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classe de collège ;
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• une mise en commun des démarches et surtout des procédures de détermination de l’épais-
|
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seur d’un sujet permettra de mettre en relief certains attendus du cycle 4: explicitation de
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la démarche et des résultats, mise en évidence et justification des extrapolations, calcul
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d’ordres de grandeurs.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
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MATHÉMATIQUES
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Nombres et calculs
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Utiliser les nombres pour comparer,
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calculer et résoudre des problèmes :
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les nombres décimaux
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Un exemple de tâche intermédiaire :
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un problème de coûts
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ATTENDUS DE FIN DE CYCLE ; CONNAISSANCES ET COMPÉTENCES ASSOCIÉES
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Résoudre des problèmes de proportionnalité :
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||||
• reconnaître une situation de proportionnalité ;
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• utiliser les nombres pour comparer, calculer et résoudre des problèmes ;
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• calculer le produit de deux nombres décimaux.
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COMPÉTENCES TRAVAILLÉES
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Chercher, raisonner, calculer.
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Énoncé
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Des pommes sont vendues 2,6 € le kg. Calculer le prix de 700 g de ces pommes et celui
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de 2,3 kg.
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Pistes Pédagogiques
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Le problème amène l’élève à se poser la question « combien de fois 1 kg la quantité donnée
|
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représente-t-elle ? ». La détermination du « nombre de fois » étant de difficulté croissante
|
||||
suivant le statut du nombre exprimant la quantité, ce type de problème, déjà abordé au cycle 3,
|
||||
peut être proposé tout au long du cycle 4.
|
||||
La résolution est accessible à la plupart élèves lorsque la quantité est exprimée par un
|
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nombre entier.
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||||
Elle est déjà moins accessible lorsque ce nombre est un décimal non entier supérieur à 1
|
||||
(le prix de 2,3 kg est 2,3 fois celui de 1 kg).
|
||||
Elle devient difficile pour de nombreux élèves lorsque le nombre est un décimal inférieur
|
||||
à 1 (le prix de 0,7 kg est 0,7 fois celui de 1 kg). Les élèves pour qui la multiplication ne peut
|
||||
qu’agrandir les nombres pensent que l’opération à mobiliser pour trouver le prix de 700 g
|
||||
de pommes ne peut être qu’une division.
|
||||
Cette situation permet de faire le point sur les procédures mises en œuvre par les élèves
|
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et de les amener vers la méthode visant à multiplier 2,6 € par le nombre de kg.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
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Le calcul du prix de 2,3 kg permet la confrontation de deux procédures :
|
||||
• celle consistant ajouter les prix de 2 kg et de 300 g. Cette procédure est souvent majoritaire
|
||||
en début d’apprentissage ;
|
||||
• celle consistant à considérer que 2,3 kg c’est 2,3 fois 1 kg et, ainsi, le prix de 2,3 kg est 2,3
|
||||
fois celui de 1 kg, soit 2,3 × 2,6 €.
|
||||
Deux des procédures possibles pour calculer le prix de 700 g sont schématisées ci-dessous :
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||||
Ces deux schémas permettent de faire le lien entre multiplier un nombre par 0,7 et diviser
|
||||
ce nombre par 10 puis multiplier le résultat par 7. La comparaison des deux procédures
|
||||
permet de mettre en avant la plus grande efficacité de la deuxième procédure, celle-ci ne
|
||||
nécessitant qu’un seul calcul. Cependant, il faudra un certain temps pour que certains élèves
|
||||
se l’approprient, se sentant plus en sécurité avec une procédure qui leur était auparavant
|
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familière.
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
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MATHÉMATIQUES
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Nombres et calculs
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Comprendre et utiliser les notions
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de divisibilité et de nombres premiers
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Objectifs
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Au cycle 3, l’élève a découvert la notion de multiple et diviseur d’un entier naturel d’usage
|
||||
courant et les critères de divisibilité par 2, 3, 4, 5, 9 et 10. Il a résolu des problèmes en
|
||||
mobilisant la division euclidienne selon deux approches :
|
||||
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LA DIVISION – GROUPEMENT LA DIVISION – PARTAGE
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||||
Exemple Exemple
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||||
La maîtresse a 12 jetons. Elle les distribue à un groupe La maîtresse a 12 jetons. Elle les distribue à 4 élèves.
|
||||
d’élèves. Chaque élève reçoit 3 jetons. Combien y a–t–il Chaque élève a le même nombre de jetons. Combien de
|
||||
d’élèves ? jetons a chaque élève ?
|
||||
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||||
Résoudre un problème de division-groupement revient Résoudre un problème de division-partage revient à
|
||||
à calculer le nombre de paquets identiques que l’on calculer la valeur d’un paquet connaissant le nombre
|
||||
peut faire dans une collection connaissant la valeur d’un de paquets identiques que l’on peut faire dans une
|
||||
paquet. collection.
|
||||
|
||||
|
||||
Au cycle 4, la division euclidienne continue à être mobilisée ; les notions de multiple et de
|
||||
diviseur sont étendues à l’ensemble des entiers naturels. Progressivement, l’élève découvre
|
||||
les notions de diviseur commun et de nombre premier. Il mobilise ces connaissances pour
|
||||
résoudre des problèmes.
|
||||
L’apprentissage du raisonnement est un objectif central auquel contribue de façon spécifique
|
||||
le travail en arithmétique. L’activité mathématique proposée aux élèves doit prendre appui sur
|
||||
des situations variées.
|
||||
Il s’agit d’amener les élèves à élaborer des raisonnements de divers types :
|
||||
• par disjonction de cas : « Si deux entiers naturels ne sont pas multiples de 3, alors leur pro-
|
||||
duit n’est pas multiple de 3 » (disjonction de cas suivant les restes de la division euclidienne
|
||||
par 3).
|
||||
• par l’absurde : « n désigne un entier qui n’est pas premier. Montrer que n a un diviseur plus
|
||||
petit que √n. » ; « Irrationalité de √2. »
|
||||
• à l’aide d’un contre-exemple : « Vrai-Faux : quel que soit l’entier naturel n,
|
||||
le nombre n² - n + 11 a exactement 2 diviseurs. (n = 11 fournit un contre-exemple.)
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
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Liens avec les domaines du socle
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La recherche de diviseurs ou de multiples d’un entier naturel ou communs à deux entiers
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naturels, la simplification de fractions, la décomposition d’un entier naturel en produit de
|
||||
facteurs premiers conduisent à effectuer avec discernement des calculs mentaux, posés ou
|
||||
instrumentés (domaine 1).
|
||||
De façon générale, l’analyse des erreurs, le travail par « essais/ajustements » et le travail
|
||||
collaboratif, en groupe ou en équipe et, plus spécifiquement, la reconnaissance du caractère
|
||||
irréductible d’une fraction, l’identification ou la production de nombres premiers conduisent
|
||||
à s’engager dans des démarches de recherche, y compris algorithmiques, à produire des
|
||||
exemples ou des contre-exemples (domaine 2).
|
||||
La résolution de problèmes mettant en jeu des entiers naturels (comme les problèmes de
|
||||
conjonction, voir par exemple l’activité « Ça roule »), qui conduit à observer, manipuler et
|
||||
argumenter, et le travail de la preuve (critères de divisibilité, par exemple) permettent de
|
||||
rencontrer et de produire des raisonnements spécifiques (par l’absurde, par disjonction de
|
||||
cas, à l’aide de contre-exemples notamment), ce qui favorise l’apprentissage du raisonnement
|
||||
(domaines 3 et 4).
|
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Progressivité des apprentissages
|
||||
La division euclidienne est travaillée sur toute la durée du cycle. Les critères de divisibilité,
|
||||
les notions de diviseur et de multiple d’un entier naturel sont à réinvestir dès le début du
|
||||
cycle. Dans la perspective de l’apprentissage du raisonnement, les nombres premiers peuvent
|
||||
être introduits dès le début du cycle et travaillés tout au long du cycle. La notion de fraction
|
||||
irréductible est introduite en classe de 3e, donnant une occasion d’aborder la notion de
|
||||
diviseur commun à deux entiers naturels. Dans la mesure où cette approche met en jeu des
|
||||
entiers de taille raisonnable, la fraction irréductible s’obtient par simplifications successives et
|
||||
ne nécessite pas le calcul du PGCD.
|
||||
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||||
Stratégies d’enseignement
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||||
Les questions flash (Multiples, diviseurs et critères de divisibilité et Nombres premiers)
|
||||
contribuent à la construction du sens « multiple/diviseur » et à l’appropriation des critères de
|
||||
divisibilité. Proposées régulièrement sur la durée du cycle, elles permettent de réactiver ces
|
||||
savoirs et savoir-faire ; elles peuvent concourir à une évaluation diagnostique.
|
||||
|
||||
Le travail sur l’erreur s’appuie sur un retour au sens, en lien avec la définition de diviseur et
|
||||
de multiple ainsi que la production d’exemples et de contre-exemples. L’arithmétique est un
|
||||
domaine dans lequel l’élève est amené à mettre en œuvre différents types de raisonnement.
|
||||
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||||
L’oral constitue une aide à la compréhension et participe du traitement de l’erreur.
|
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Différenciation
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Dans ce thème, la différenciation peut notamment consister en :
|
||||
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• un accompagnement spécifique que ce soit pour des travaux en classe ou hors la classe ;
|
||||
• l’élaboration de la preuve d’un résultat général, d’une propriété (critère de divisibilité par 3
|
||||
par exemple) ou la résolution d’un problème (voir par exemple le prolongement proposé dans
|
||||
la tâche intermédiaire « Un petit nombre ») à l’aide d’un exemple générique ; la démonstration
|
||||
dans le cas général pouvant faire l’objet d’un approfondissement proposé à certains élèves.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
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Exemples de situations d’apprentissage
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Les tâches proposées peuvent notamment consister en des activités mentales, conduire à
|
||||
l’élaboration d’algorithmes et de programmes et exiger la mise en œuvre de raisonnements.
|
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Exemples d’activités
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Exemples de questions flash
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• Multiples, diviseurs et critères de divisibilité
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• Nombres premiers
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Exemples de tâches intermédiaires
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• Qui suis-je ?
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• Un habile partage
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• Un petit nombre
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• Une grande lectrice
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Exemples d’activités avec prise d’initiative
|
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• Ça roule
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• Système monétaire
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• Conjecture de Syracuse
|
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Interdisciplinarité
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||||
Les entiers naturels interviennent principalement dans la résolution de problèmes internes
|
||||
aux mathématiques relevant de la divisibilité et de la primalité. L’étude de tels problèmes
|
||||
permet aux élèves de s’approprier des connaissances et d’acquérir des compétences qui
|
||||
favorisent tout particulièrement l’apprentissage du raisonnement.
|
||||
|
||||
De façon complémentaire, l’étude de problèmes d’engrenages, de conjonction de phénomènes
|
||||
périodiques, issus de la physique et de la technologie, participent de la formation des élèves.
|
||||
|
||||
Des EPI portant sur les thématiques « Information, communication, citoyenneté » (stockage
|
||||
de l’information, cryptage) ou « Langues et cultures de l’Antiquité » (prédiction des éclipses
|
||||
solaires et lunaires, nombres parfaits) seront l’occasion de construire l’attendu de fin de cycle
|
||||
« Comprendre et utiliser les notions de divisibilité et de nombres premiers ».
|
||||
|
||||
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||||
Ressources complémentaires
|
||||
Les ressources proposées ci-après constituent des compléments et des approfondissements
|
||||
utiles pour aborder les notions de divisibilité et de nombres premiers avec les élèves :
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||||
• Du numérique au littéral
|
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• Raisonnement et démonstration
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 3
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
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MATHÉMATIQUES
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Compétences travaillées en mathématiques
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Chercher
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Chercher est peut-être la première des compétences à laquelle on pense lorsqu’on tente de
|
||||
décrire l’activité mathématique. Elle en constitue sans doute la part la plus exaltante pour
|
||||
celles et ceux qui aiment les mathématiques. Mais aussi la part la plus difficile pour d’autres.
|
||||
Il faut reconnaitre qu’il s’agit de l’une des compétences qui se laissent le moins facilement
|
||||
circonscrire. Amener les élèves à savoir quoi chercher et comment chercher est donc un
|
||||
objectif ambitieux, mais nécessaire au développement de toutes les autres compétences au
|
||||
cycle 4.
|
||||
|
||||
Deux activités pour un même terme
|
||||
La compétence « Chercher » recouvre dans le travail quotidien de l’élève comme du
|
||||
mathématicien deux activités qu’il convient de distinguer. On peut illustrer cette dualité, qui
|
||||
tient simplement à la polysémie du verbe chercher, par les deux consignes suivantes, toutes
|
||||
deux relatives à une série de représentations d’angles :
|
||||
|
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||||
• Première consigne : « Chercher quels sont les angles droits »
|
||||
• Deuxième consigne : « Chercher comment classer les angles »
|
||||
|
||||
Il s’agit de deux activités mettant en œuvre une recherche, mais alors que dans le premier cas,
|
||||
l’élève met en œuvre des processus éprouvés, repère et utilise les attitudes expertes qui lui
|
||||
auront explicitement été indiquées comme telles, dans l’autre, il s’agit de donner un sens à la
|
||||
question, voire de définir la question.
|
||||
|
||||
Le préambule du programme de mathématiques du cycle 4 illustre bien le premier sens de la
|
||||
compétence « Chercher » dans la mesure où il précise qu’on attend de l’élève qu’il sache
|
||||
« extraire d’un document les informations utiles, les reformuler, les organiser, les confronter à
|
||||
ses connaissances ».
|
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
|
||||
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||||
Au cycle 4, on laisse à l’élève plus d’autonomie. Les situations proposées nécessitent en effet
|
||||
une part plus importante d’initiative : compléter un tableau, voire construire un tableau qui
|
||||
n’est pas présent, effectuer des calculs qui ne sont pas explicitement demandés.
|
||||
|
||||
Quant au deuxième sens, il est également présent dans le volet « Compétences travaillées »
|
||||
du programme: il s’agit d’« émettre des hypothèses, chercher des exemples ou des contre-
|
||||
exemples », mais aussi de « tester, essayer plusieurs pistes de résolution ».
|
||||
|
||||
Dans ce second sens, il est cependant moins évident de décrire de quoi il s’agit et ce qu’on
|
||||
attend véritablement de l’élève. Il ne s’agit pas, en tout cas, de deviner une question fermée
|
||||
que l’enseignant aurait en tête et il convient d’explorer plus avant ce qui constitue cette part
|
||||
essentielle de la compétence « Chercher ».
|
||||
|
||||
Que se passe-t-il lorsque l’on cherche ?
|
||||
Chercher peut être vu en première analyse comme une activité transitoire pour l’élève, un
|
||||
échafaudage que l’on oublie une fois le bâtiment achevé. Pour aboutir au résultat d’un calcul,
|
||||
pour établir un raisonnement, pour construire une modélisation, on sait qu’il a fallu une phase
|
||||
de recherche, mais qui ne laisse pas de trace sur le résultat final : on recopie au propre et on
|
||||
note la synthèse dans le cahier.
|
||||
|
||||
Cette phase de recherche et de tâtonnement (« je cherche… », dit l’élève en cachant son cahier)
|
||||
est pourtant essentielle en mathématiques et la réussite de tous les élèves passe par le fait
|
||||
d’expliciter au mieux ce qui s’y joue.
|
||||
|
||||
On peut dégager au moins deux grands axes dans cette réflexion sur l’activité de recherche.
|
||||
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La dimension temporelle est essentielle : il faut du temps, et c’est dans le temps que
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les choses vont se transformer. Ne pas donner immédiatement l’idée, ou une amorce de
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solution, mais laisser un temps d’indétermination où puissent s’élaborer des représentations
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personnelles et variées.
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La place de l’erreur constitue également un élément capital : si transformation il y a, c’est
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qu’à un moment, les choses n’étaient pas justes. Comme le dit le mathématicien Alexandre
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Grothendieck1 : « Craindre l’erreur et craindre la vérité est une seule et même chose. Celui qui
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craint de se tromper est impuissant à découvrir. C’est quand nous craignons de nous tromper que
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l’erreur qui est en nous se fait immuable comme un roc. »
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Cette peur dont parle le mathématicien (peur de se tromper, peur de ne pas bien faire, de ne
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pas savoir quoi faire) une phrase aussi anodine que « Voilà, maintenant, vous pouvez chercher »
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peut la déclencher chez les élèves : chercher quoi, chercher comment, chercher jusqu’où ? Si
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cette phrase est prononcée, il faut donc qu’elle ait été précédée d’expériences plus balisées.
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Il faut également laisser un temps suffisant pour prendre le risque d’essayer, de se tromper,
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d’identifier son erreur, mais un temps explicitement limité pour ne pas tomber dans une
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activité sans limite et sans consistance. Il faut enfin donner aux élèves les outils permettant de
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dépasser la peur de se tromper.
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1. Récoltes et Semailles : Réflexions et témoignage sur un passé de mathématicien, Université Paris 6, Grothendieck
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Circle, 1986, Première partie, § 5.2.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
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Un chemin qui laisse des traces
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Ces outils peuvent être définis comme ce qui reste lorsque la recherche est terminée, en
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dehors du résultat lui-même. Ils peuvent être pour une part identifiés par les élèves, par le
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biais d’un carnet de recherche ou de phrases notées sur le cahier : « j’ai essayé avec trois et
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quatre », « j’ai fait des figures et j’ai mesuré ». Mais ils doivent aussi être explicitement isolés et
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identifiés par l’enseignant : « vous avez essayé plusieurs choses très intéressantes… », « en fait,
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ce que tu as fait, c’est ce qu’on appelle… », « lorsque l’on rencontre un problème de ce type, on fait
|
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souvent plusieurs figures… »
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Cette manière d’associer des problèmes et des méthodes permet ensuite de construire des
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situations références : « et si tu essayais les mêmes idées que pour le problème de la somme
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de trois nombres ? ». Les élèves peuvent ainsi peu à peu donner de l’épaisseur à l’activité de
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recherche : chercher, c’est tester avec des nombres, c’est émettre des hypothèses, c’est
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parfois proposer une question. Le passage à la démonstration, qui constitue un des objectifs
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du cycle 4, ne peut être réussi pour les élèves les plus fragiles que s’ils en perçoivent les
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moyens et les buts au travers de situations diverses et explicitement désignées comme
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représentatives de l’activité de recherche.
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On notera à ce stade qu’au travers de l’apparition du thème E, « Algorithmique et
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programmation », ces questions trouvent un cadre nouveau et particulièrement propice. Tout
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d’abord, les outils de la recherche y sont explicitement désignés comme des objets de savoir
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à part entière : « décomposer un problème en sous-problèmes », « reconnaitre des schémas »,
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outils et méthodes qui seront évidemment réinvestis avec profit dans d’autres champs du
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programme.
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Ce thème offre également un cadre rassurant aux élèves quant à la place de l’erreur, qui fait
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en effet partie intégrante de la démarche de programmation : « Écrire, mettre au point (tester,
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corriger) et exécuter un programme en réponse à un problème donné ». De plus, la validation
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n’y est pas celle de l’enseignant, mais celle, plus neutre, de l’exécution du programme qui
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marche ou ne marche pas.
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Une activité extraordinaire ?
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La mention du carnet de recherche amène naturellement à évoquer la pratique des problèmes
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ouverts, et plus largement des défis, dans la classe, mais aussi en dehors de la classe sous
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la forme de clubs, ateliers, concours (MATh.en.JEANS, stages MathC2+, etc.). L’apport de tels
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dispositifs est indéniable, dans leur dimension collective et collaborative, comme dans leur
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aspect ludique. Mais ce serait une erreur de réduire la compétence « Chercher » à une activité
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extraordinaire, rare et sans effet sur l’ordinaire de la classe constitué quant à lui de questions
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fermées et balisées. Il importe de repenser les activités les plus quotidiennes, les plus
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simples, sous l’angle de ce qu’elles peuvent apporter, même modestement, à l’élaboration de
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la compétence « Chercher ».
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Cela peut être à l’occasion d’une activité de calcul mental, sous forme de petits défis : trouver
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l’opération et non pas le résultat, trouver le résultat le plus grand possible, ou travailler sur la
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multiplication, comme sur cet exemple2 :
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2. Exemple issu de Le calcul mental au collège, sous la direction de Bernard Anselmo et Hélène Zuchetta, 2013.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 3
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
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Nombre de départ → ×5
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↓
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×3
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↓
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Nombre d’arrivée ← ×2
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Une série de nombres de départ étant donnés, la consigne est de calculer le plus vite possible,
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ce qui peut constituer une première approche de certaines propriétés du produit, avant de les
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institutionnaliser peu à peu.
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L’arithmétique est un terreau particulièrement riche pour entretenir au quotidien la
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compétence « Chercher ». La familiarité des élèves avec les nombres entiers leur permet en
|
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effet de s’engager plus facilement dans une démarche d’essais et hypothèses. L’élaboration
|
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d’une conjecture utilisant le langage symbolique peut constituer alors l’un des buts de la
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phase de recherche3.
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En algèbre, un travail sur les variables didactiques peut souvent permettre de transformer
|
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une question fermée en une activité mettant en œuvre une véritable recherche. Ainsi, lors
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d’un travail sur l’utilisation du calcul algébrique pour montrer que deux programmes de
|
||||
calcul donnent le même résultat, on peut remplacer la consigne « Montrer que les programmes
|
||||
suivants aboutissent tous les deux au même résultat » par la consigne « Voici deux programmes de
|
||||
calcul, que peut-on en dire ? ». L’élève est ainsi amené à expérimenter, à déterminer peu à peu
|
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une question, ainsi que les moyens d’y répondre.
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En géométrie, les problèmes de construction forment
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un grand répertoire d’activités de recherche où la
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découverte progressive des configurations et des
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transformations outille peu à peu l’élève. L’utilisation
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d’un même support peut par ailleurs amener des
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questions qui mettent en jeu une recherche autour des
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transformations, en variant les niveaux de difficulté.
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Considérons par exemple le pavage ci-contre
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(Mozaïque de l’Alhambra)
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• Comment ce pavage est-il construit ? »
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• Cette figure étant donnée, comment peut-on
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construire le pavage ? »
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• Quelles transformations reconnait-on ? »
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• Comment peut-on construire le pavage à partir de la
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figure la plus simple possible ? »
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• Peut-on construire le même pavage, avec des motifs
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différents ? »
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Source : FreeImages.com /Eric Weijers
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Conclusion
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Remettre du doute, remettre du jeu pour conserver ce plaisir de l’activité mathématique
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quotidienne que connaissent les enfants au cycle 3, tout en poursuivant le développement des
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autres compétences, tels sont les enjeux de l’attention portée au cycle 4 au développement de
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la compétence « Chercher ».
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3. Et ce même si la démonstration de la conjecture n’est pas à la portée des élèves.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 4
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
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Bibliographie
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• ASTOLFI,J.-F.(1997). L’erreur, un outil pour enseigner. Paris : ESF.
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||||
• PERRIN D. (2007), En mathématiques, que cherche-t-on ? comment cherche-t-on ?
|
||||
conférence donnée au collège de Boussy Saint-Antoine.
|
||||
• Ressources d’accompagnement des programmes de mathématiques de 2008 :
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||||
--Géométrie au collège
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||||
--Raisonnement et démonstration
|
||||
• ANSELMO B. & ZUCHETTA H.(dir.) (2013). Le calcul mental au collège. Paris : SCEREN.
|
||||
• MANTE M.& ARSAC B.(2007). Les pratiques du problème ouvert. Paris : SCEREN.
|
||||
• BAUDART F.(2011). Monde de l’oral et monde de l’écrit en mathématiques, Le Français
|
||||
aujourd’hui174,107-118 .
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||||
• Document préparatoire à la 16° étude de la CIEM4 : Challenging Mathematics in and beyond
|
||||
the Classroom (le document est en français).
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4. Commission internationale de l’enseignement mathématique.
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
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MATHÉMATIQUES
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Compétences travaillées en mathématiques
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Communiquer à l’écrit et à l’oral
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Communiquer efficacement dans le cadre d’une activité mathématique est un objectif de
|
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formation essentiel, recouvrant plusieurs champs de compétences : comprendre des énoncés,
|
||||
produire des textes aux finalités diverses, s’exprimer oralement.
|
||||
C’est aussi par la médiation d’échanges que le professeur apprécie le niveau de maîtrise de
|
||||
l’élève. Cette double fonction de la communication, objet de formation et moyen d’apprécier la
|
||||
réussite de l’élève, a son importance. S’il convient que l’élève apprenne à s’exprimer avec un
|
||||
maximum de rigueur et de clarté, il ne faut pas pour autant considérer que celui qui s’exprime
|
||||
avec peine a nécessairement des difficultés mathématiques. Il s’agit avant tout d’ouvrir le
|
||||
champ de la résolution de problèmes au plus grand nombre d’élèves, y compris à ceux qui ont
|
||||
des difficultés à entrer dans les codes de la rédaction d’une démonstration.
|
||||
|
||||
Prendre en compte les spécificités de la langue utilisée dans
|
||||
l’activité mathématique
|
||||
Toutes les difficultés des élèves ne sont pas imputables à des problèmes de langue et tous
|
||||
les problèmes de langue ne résultent pas d’un déficit lexical. Des malentendus peuvent naître
|
||||
d’énoncés ambigus, d’un déficit d’explications ou de la difficulté à gérer les interactions entre
|
||||
plusieurs registres de langue.
|
||||
|
||||
Le domaine 1 du socle commun, les langages pour penser et communiquer, vise à prendre
|
||||
en compte, au-delà de la maîtrise de la langue française, la spécificité de certains langages.
|
||||
Ainsi, la communication mise en œuvre en mathématique se caractérise par la coexistence
|
||||
d’un langage précis et codifié pouvant faire intervenir des symboles, et d’une langue plus
|
||||
proche de la langue naturelle qui permet d’échanger des idées ou de donner des explications.
|
||||
L’utilisation simultanée de ces deux niveaux d’expression et d’une gamme de niveaux
|
||||
intermédiaires, avec leurs règles propres qui peuvent varier, mérite un accompagnement
|
||||
particulier. Cet accompagnement doit notamment éveiller l’élève à l’idée que le débat
|
||||
scientifique est soumis à des spécificités.
|
||||
|
||||
En mathématiques, le sens d’une phrase est sensible à l’ordre des mots, ainsi qu’à la
|
||||
signification des connecteurs logiques ou de quantificateurs plus ou moins explicites.
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||||
Le sens de la phrase « Tout multiple de 15 est multiple de 5 » est modifié si on intervertit les
|
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entiers mentionnés.
|
||||
La phrase « On sait que ABCDE est un pentagone régulier, donc 360/5 = 72 (…) » n’est pas correcte,
|
||||
bien que l’élève ait sans doute correctement analysé la figure.
|
||||
Dans la phrase « Un carré a quatre angles droits », il faut comprendre que ce qui est dit vaut
|
||||
pour n’importe quel carré. Si l’on donne comme définition : « Un rectangle est un quadrilatère
|
||||
qui a quatre angles droits », cette phrase apparemment proche de la précédente fournit une
|
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double information permettant de caractériser un rectangle.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
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En mathématiques, la concision des énoncés peut être source de malentendus.
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La même phrase « Tout multiple de 15 est multiple de 5 » peut être comprise à tort comme une
|
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équivalence.
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||||
La concision est par ailleurs un objectif, non pour sa dimension esthétique, mais pour la
|
||||
cohérence de la solution. Ainsi, la rédaction d’une démonstration relève d’une pratique très
|
||||
codifiée où par exemple il convient de ne pas multiplier les arguments si un seul peut suffire.
|
||||
|
||||
Bien entendu, un tel objectif doit faire l’objet d’une réflexion pédagogique afin d’adapter
|
||||
les attentes aux possibilités des élèves de collège, pour lesquels l’appropriation de cette
|
||||
contrainte est en cours d’acquisition.
|
||||
|
||||
En mathématiques, des tableaux, des graphiques ou d’autres modes de représentation,
|
||||
peuvent se substituer efficacement à des phrases qui seraient nettement plus difficiles à
|
||||
comprendre.
|
||||
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||||
|
||||
Au même titre que l’on ne saurait remplacer les panneaux des gares affichant les horaires des
|
||||
trains par des phrases, la puissance des notations mathématiques permet de condenser un
|
||||
nombre important d’informations. Au lycée, un tableau de variation ou un arbre de probabilités
|
||||
sont porteurs de conventions que l’on peut mobiliser pour démontrer. De même au collège, un
|
||||
tableau de proportionnalité, le recours au calcul littéral, ou une figure codée permettent une
|
||||
économie de pensée.
|
||||
|
||||
|
||||
De nombreux termes utilisés en mathématiques proviennent de la langue courante, mais
|
||||
prennent un sens différent. Une liste de termes polysémiques rencontrés en mathématiques
|
||||
au collège peut être portée à la connaissance des élèves [liste de termes polysémiques
|
||||
rencontrés en mathématiques].
|
||||
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||||
En mathématiques, la structure d’une phrase ne renseigne pas toujours sur le statut de
|
||||
l’énoncé. On peut notamment distinguer : la donnée d’une information (énoncé d’un problème),
|
||||
l’institutionnalisation (définition, propriété), la démonstration, la consigne donnée par le
|
||||
professeur, les commentaires émis par l’élève (narration de recherche) ou par le professeur
|
||||
(annotations sur une copie).
|
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|
||||
Par exemple, les phrases suivantes figurant dans un même cahier d’élève sont construites de la
|
||||
même façon, mais ont une fonction différente : « La somme des angles d’un triangle est égale à
|
||||
180°. », « La longueur totale du trajet est de 60 km », « I milieu de [AB] est équidistant des points
|
||||
A et B ».
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||||
Plus généralement, la part importante d’implicite constitue un obstacle dont il faut prendre
|
||||
acte.
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||||
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||||
L’accumulation de ces difficultés potentielles montre à quel point la compréhension d’un
|
||||
texte mathématique et, a fortiori, la production d’un texte tel qu’une démonstration recèlent
|
||||
de nombreux obstacles. En avoir conscience doit permettre au professeur d’adapter ses
|
||||
exigences pour mieux former les élèves.
|
||||
|
||||
Il va de soi que la détection de telles difficultés ne peut s’opérer à partir d’un catalogue
|
||||
préétabli. Une démarche d’entretien avec l’élève concerné est indispensable.
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
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Placer les élèves en situation de production écrite
|
||||
Garantir la compréhension des énoncés et des consignes est un préalable essentiel.
|
||||
|
||||
Certaines habitudes de travail instaurées au cycle 3 peuvent être avantageusement prolongées
|
||||
au cycle 4, comme par exemple : ménager un temps de lecture silencieuse des énoncés,
|
||||
faire expliciter le vocabulaire spécifique, lui donner du sens en précisant éventuellement son
|
||||
étymologie, s’assurer de la compréhension des textes lus.
|
||||
|
||||
En vue de renouveler l’activité de lecture pour solliciter l’attention et l’esprit critique, se sont
|
||||
développées certaines activités : construction par les élèves d’un énoncé de problème à partir
|
||||
de quelques données, ou présence dans un énoncé des données superflues. Cette dernière
|
||||
pratique peut présenter un intérêt dès l’instant où elle ne vise pas à tendre des pièges mais
|
||||
s’apparente au traitement de données réelles.
|
||||
|
||||
Au-delà de ces considérations, en vue d’étendre leurs compétences dans le domaine de la
|
||||
lecture, il convient d’inciter les élèves à lire en dehors de la classe d’autres textes que ceux du
|
||||
cours ou des exercices (articles, revues, livres, etc.) et de réinvestir ces lectures en classe.
|
||||
|
||||
Le passage au cycle 4 s’accompagne d’exigences plus importantes en matière de production
|
||||
écrite, avec à la fois un volume plus conséquent et un niveau de complexité plus élevé.
|
||||
|
||||
Cette évolution doit être progressive sur la durée du cycle et s’accompagner d’un certain
|
||||
nombre de précautions d’ordre pédagogique.
|
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||||
On peut distinguer plusieurs modalités :
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||||
• les écrits de la classe avec le professeur ;
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• les écrits personnels ;
|
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• les écrits de groupe.
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||||
Les écrits rédigés par la classe avec le professeur ont généralement pour objet
|
||||
d’institutionnaliser et de structurer ce qui est à retenir.
|
||||
|
||||
Une organisation efficace des supports utilisés (cahier, ordinateur, tablette, etc.) doit contribuer
|
||||
à la qualité des traces écrites conservées. Il est important de :
|
||||
• définir l’organisation du cahier, en prenant appui sur un plan clairement affiché et sur
|
||||
d’autres éléments structurants ;
|
||||
• préciser à chaque séance la place de la trace écrite (cours, exercices, écrits personnels, etc.) ;
|
||||
• relever régulièrement les cahiers et si nécessaire les faire corriger par les élèves ;
|
||||
• prévoir durant la séance des moments où l’élève copie ce qui est écrit au tableau ;
|
||||
• s’assurer systématiquement de la compréhension du texte copié.
|
||||
|
||||
Parallèlement, un entraînement à la prise de notes est à instaurer très progressivement en
|
||||
concertation avec les professeurs des différentes disciplines.
|
||||
|
||||
Mais bien entendu, la pratique d’écriture en classe ne saurait se réduire à la copie de ce que
|
||||
le professeur écrit au tableau. L’enjeu majeur à ce niveau consiste à procurer aux élèves
|
||||
une marge d’initiative suffisante pour leur permettre de progresser dans l’écriture de textes
|
||||
mathématiques.
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
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||||
Il est donc primordial d’accorder très régulièrement un temps significatif à la production
|
||||
d’écrits personnels. Ce temps d’écriture doit être clairement identifié et bénéficier de
|
||||
conditions propices (silence, durée suffisante). Cette production peut consister à exposer des
|
||||
idées, à décrire une démarche, ou à exposer une solution.
|
||||
|
||||
Ménager une certaine difficulté est nécessaire, mais on évitera de fractionner artificiellement
|
||||
les difficultés dans l’espoir que l’élève saura ensuite réunir des savoir-faire exercés
|
||||
séparément. Ainsi, l’usage de fiches à trous à compléter ne permet pas de le placer en
|
||||
situation d’expression écrite et ne présente donc pas d’intérêt pour sa formation dans ce
|
||||
domaine.
|
||||
|
||||
Il faut accepter la production d’écrits intermédiaires, forcément imparfaits, par exemple au
|
||||
moyen d’un cahier de brouillon qui permet de « prôner l’imperfection pour exiger in fine la
|
||||
perfection »¹.
|
||||
|
||||
Une activité intéressante peut consister à comparer les différentes versions d’un texte,
|
||||
par exemple les solutions données par plusieurs élèves ou par un même élève à différents
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moments.
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Ces recommandations correspondent parfaitement à la consigne donnée aux candidats lors
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des épreuves d’examen (DNB, baccalauréat) : « Toute trace de recherche sera prise en compte
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dans l’évaluation », invitant les élèves à s’engager dans une activité de recherche et à faire part
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de leur cheminement.
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Le travail d’écriture à l’initiative de l’élève doit lui permettre de prendre conscience des
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exigences particulières du discours mathématique. Plutôt habitué à raconter qu’à expliquer, le
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plus souvent selon une logique d’exposition chronologique, l’élève doit passer de la narration à
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un mode d’exposé scientifique où l’auteur ne s’implique pas de la même façon.
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Par exemple, une démonstration est rédigée selon un mode neutre, en mettant en évidence les
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enchaînements logiques.
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De ce point de vue, la pratique dite des « figures téléphonées » où l’élève doit décrire à
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un camarade, qui ne la voit pas, une figure donnée dans le but qu’il la reproduise, est
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particulièrement formatrice. Cet exercice, qui peut également se concevoir à l’oral, demande
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à l’élève prise de recul et rigueur d’expression, tout en l’obligeant à apprécier correctement le
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degré d’explicite attendu.
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S’inscrivant dans le cadre de travaux collectifs, les écrits de groupe peuvent déboucher sur la
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synthèse de propositions individuelles. Ils sont un moyen d’apprendre à travailler ensemble à
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travers la mise en commun des idées ou la confrontation des démarches.
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Quelle que soit la modalité adoptée, la place de la production écrite dans la séance gagne à
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être méthodiquement programmée. L’un des enjeux est d’éviter de superposer les difficultés.
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Ainsi il vaut mieux ne pas confondre le temps de la réflexion, où émergent les idées, celui de
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la mise en forme des idées, où l’on tend vers une formalisation de la solution, et celui de la
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rédaction de celle-ci sous une forme aboutie. Accepter de différer le moment de la production
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écrite plutôt que de demander immédiatement un texte irréprochable, peut également libérer
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la recherche. Dans le même esprit, l’évaluation ne peut reposer uniquement sur la production
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du produit fini.
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1. D’après La maîtrise de la langue au collège, page 92 – voir bibliographie.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 4
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
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Développer les compétences d’expression orale
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Si l’enseignement est devenu moins magistral, la répartition du temps de parole entre le
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professeur et les élèves demeure parfois déséquilibrée. Plus que la durée des interventions,
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c’est la nature des prises de parole qui doit être examinée. Il arrive que la participation de
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l’élève se limite à répondre à des questions fermées appelant des réponses très brèves. Le
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professeur, soucieux d’aboutir rapidement, ne donne pas toujours l’occasion ni le temps
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d’élaborer une réponse construite. L’échange peut alors consister en la succession de
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séquences : question du professeur - réponses d’élèves - commentaires du professeur.
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Cette pratique résulte d’un double malentendu à propos de la participation orale :
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• penser que son seul objectif est d’entretenir une « classe vivante », pour créer une ambiance
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qui devrait être favorable à l’apprentissage ;
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• considérer qu’elle doit conduire à tout prix à « la » bonne réponse pour ensuite ne conserver
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qu’elle.
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Or, la maîtrise de l’expression orale, au même titre que celle de l’écrit, constitue un objectif de
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formation à part entière.
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Cette maîtrise ne s’acquiert pas spontanément. Elle a ses spécificités et ne se limite pas à une
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transposition des compétences relevant de l’écrit.
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Pour atteindre ces objectifs, il peut être utile de veiller à :
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• réunir de bonnes conditions d’écoute ;
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• privilégier des questions appelant une réponse structurée ;
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• exiger des réponses par phrases complètes ;
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• solliciter tous les élèves ;
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• enrichir le lexique ;
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• faire mémoriser des écrits de référence (définitions, théorèmes, etc.).
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Mais au-delà des aspects linguistiques, qui sont essentiels, la maîtrise de l’oral gagnera à
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s’intégrer dans une perspective de communication. Aussi s’acquiert-elle par une pratique
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régulière dans des situations pertinentes.
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En effet, la pratique de l’oral n’est formatrice que si elle répond à un véritable besoin
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de s’exprimer. En d’autres termes, une pédagogie de l’oral passe par des situations de
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communication offrant de vrais enjeux pour les interlocuteurs : s’expliquer, décrire,
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argumenter, convaincre, décider, etc.
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Par conséquent, il est souhaitable de diversifier les situations de communication :
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• échanges pour s’assurer de la compréhension d’un énoncé ;
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• organisation d’un débat entre élèves ou groupes d’élèves pour confronter des pistes de
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résolution d’un problème ;
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• présentation d’une solution ;
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• compte rendu de l’avancée d’un travail réalisé en petits groupes ;
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• exposé d’un travail de recherche sur un thème donné, pouvant être à dimension historique
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ou culturelle, ou concerner une notion non encore étudiée ;
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• aide à d’autres élèves dans le cadre d’un tutorat.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 5
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Compétences travaillées en mathématiques
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Par ailleurs, si l’une et l’autre recouvrent des compétences spécifiques, la maîtrise de l’oral et
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celle de l’écrit sont liées entre elles et le travail réalisé en faveur de l’une peut être réinvesti au
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service de l’autre.
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Une organisation structurée des séances doit permettre de bien articuler le temps consacré
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à l’oral et celui de l’écrit, en les identifiant clairement. De plus, on sait que l’élève en difficulté
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a souvent du mal à se situer entre les différentes phases d’une séance. Il ne perçoit pas
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forcément à quel moment on passe de l’exploration à l’institutionnalisation, ou de la conjecture
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à la démonstration. Des transitions explicites doivent le guider dans le suivi du cours et
|
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faciliter sa participation.
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Enfin, dans le registre de la maîtrise de la langue, une concertation étroite entre les
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professeurs des différentes disciplines est nécessaire pour la mise en place d’actions
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cohérentes et complémentaires.
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Bibliographie
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• La maîtrise de la langue au collège (direction des lycées et collège, CNDP, 1997 – ouvrage
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diffusé dans tous les CDI en 1997-1998)
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||||
• Site de l’académie d’Aix-Marseille : « Maîtrise de la langue dans toutes les disciplines »
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||||
• Site de l’académie de Bordeaux : « Maîtrise de la langue »
|
||||
• Site de l’académie de Créteil : « Enseignement des mathématiques et maîtrise de la langue »
|
||||
• IREM de Rennes : « L’enseignement de la démonstration »
|
||||
• Les dimensions linguistiques de toutes les matières scolaires, un guide pour l’élaboration
|
||||
des curriculums et pour la formation des enseignants (Conseil de l’Europe, 2015)
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Producer: Microsoft® Office Word 2007
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Calculer
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La pratique du calcul doit viser un double équilibre : d’une part entre automatisation et raisonnement,
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d’autre part entre une visée pragmatique (l’obtention d’un résultat) et un accès à la compréhension
|
||||
des objets mathématiques engagés dans le calcul (nombres, symboles, etc.). Par ailleurs, le
|
||||
développement des technologies informatiques a profondément modifié l’appréhension du calcul, tant
|
||||
au niveau des pratiques quotidiennes et sociales qu’à celui des pratiques scientifiques. D’une part, la
|
||||
plupart des algorithmes de calcul dont l’apprentissage occupait autrefois un temps important de la
|
||||
scolarité obligatoire sont aujourd’hui implémentés dans les calculatrices les plus simples, ce qui pose
|
||||
la question de la pertinence du maintien de leur enseignement, d’autre part la puissance de calcul des
|
||||
nouveaux outils modifie profondément l’économie du calcul et pose dans des termes renouvelés celle
|
||||
de la gestion des rapports entre le calcul et le raisonnement puisqu’elle favorise explorations,
|
||||
simulations et expérimentations préalables à la découverte de preuves.
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Objectifs
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||||
Dans le prolongement du cycle 3, l’apprentissage du calcul au cycle 4 porte d’abord sur les nombres,
|
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dont le corpus s’élargit, puis, à travers l’introduction de l’algèbre, sur les symboles littéraux. La variété
|
||||
des objets mathématiques qu’il engage et des formes selon lesquelles il est pratiqué (calcul mental,
|
||||
calcul posé, calcul instrumenté, calcul exact, calcul approché), les liens qu’il permet d’établir avec les
|
||||
autres disciplines, les besoins sociaux, culturels et scientifiques auquel il doit répondre justifient la
|
||||
place essentielle accordée au calcul dans le programme du cycle 4.
|
||||
Nous rappelons ci-dessous la description qui y est donnée de la compétence « calculer » :
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« Calculer avec des nombres rationnels, de manière exacte ou approchée, en combinant de façon
|
||||
appropriée le calcul mental, le calcul posé et le calcul instrumenté (calculatrice ou logiciel).
|
||||
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||||
Contrôler la vraisemblance de ses résultats, notamment en estimant des ordres de grandeur ou en
|
||||
utilisant des encadrements.
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||||
Calculer en utilisant le langage algébrique (lettres, symboles, etc.) »
|
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||||
Cette description met en avant d’une part le lien entre calcul et raisonnement et d’autre part celui entre
|
||||
calcul mental, calcul à la main et calcul instrumenté.
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L’objectif prioritaire de l’enseignement des mathématiques au cycle 4 est de faire faire des
|
||||
mathématiques aux élèves. Or « faire des mathématiques », c’est « résoudre des problèmes ». Pour
|
||||
autant, un élève ne peut pas résoudre de problème s’il ne maîtrise pas un minimum de technique. En
|
||||
effet, sans ce minimum, toute mise en œuvre d’une stratégie de résolution risque de se révéler
|
||||
particulièrement laborieuse, voire impossible à finaliser, ce qui est particulièrement démotivant pour
|
||||
l’élève. C’est la raison pour laquelle le programme du cycle 4 vise à renforcer et à élargir la maîtrise
|
||||
calculatoire des élèves. Cependant, cela ne doit pas se faire au détriment des activités de résolution
|
||||
de problèmes, qui constituent d’ailleurs un puissant levier pour motiver l’acquisition des techniques de
|
||||
calcul. En particulier, il est indispensable de ne pas limiter l’activité des élèves les plus fragiles à des
|
||||
tâches purement techniques et il est déconseillé d’attendre systématiquement leur maîtrise avant de
|
||||
leur proposer de résoudre des problèmes.
|
||||
Il est donc important que les activités mettant en jeu des calculs respectent un juste équilibre entre
|
||||
entraînement technique et résolution de problèmes et les mettent en synergie afin de construire
|
||||
progressivement et de façon différenciée l’habileté calculatoire qui permettra à chaque élève de
|
||||
poursuivre ses études avec confiance et succès.
|
||||
Outre l’acquisition de techniques efficaces et le développement d’automatismes indispensables à la
|
||||
réalisation autonome d’une activité mathématique, l’apprentissage du calcul au cycle 4 vise :
|
||||
la familiarisation avec les nombres (notamment leurs différents registres de représentation) et
|
||||
les opérations, mais aussi la découverte de nouveaux nombres (les relatifs) et de nouveaux
|
||||
objets mathématiques engagés dans les calculs (les lettres) ;
|
||||
le développement de stratégies de vérification et de contrôle permettant de développer l’esprit
|
||||
critique et de favoriser une utilisation raisonnée des instruments de calcul.
|
||||
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Calcul automatisé et calcul réfléchi
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||||
Pour illustrer les liens entre automatisation de procédures de calcul et réflexion engagée pour mener à
|
||||
bien un calcul, nous nous appuierons sur deux exemples :
|
||||
Premier exemple : un élève qui, ayant à calculer 29 × 21 le décompose en 29 × 20 + 29 est
|
||||
capable d’obtenir le résultat mentalement plus vite et plus sûrement qu’en posant la multiplication. De
|
||||
plus, il mobilise implicitement une propriété essentielle de la multiplication (sa distributivité par rapport
|
||||
à l’addition) qu’il pourra ensuite généraliser. Des raisonnements de ce type (comme d’autres sur les
|
||||
fractions ou les puissances) s’avèrent d’ailleurs nécessaires pour pallier d’éventuels oublis.
|
||||
Deuxième exemple : un élève qui maîtrise la technique opératoire de l’addition sait qu’il peut l’utiliser
|
||||
pour calculer 998 + 1205. Son calcul est alors automatisé ; mais, considérant les nombres en jeu, il
|
||||
peut trouver plus rapide de raisonner sur ce calcul et se dire que, vu que 998 = 1000 - 2, il lui suffit
|
||||
d’ajouter 1000 et d’enlever 2 au second nombre, pour obtenir le résultat 2203. C’est ici l’associativité
|
||||
qui est mise en jeu.
|
||||
Seuls les répertoires (au sens de connaissances organisées et hiérarchisées) dont on dispose et les
|
||||
algorithmes que l’on maîtrise permettent l’automatisation d’un calcul. Ce sont eux qui en font la force
|
||||
et en garantissent l’efficacité. Mais dès lors qu’il sort de la routine, le calcul engage nécessairement un
|
||||
raisonnement. Il est essentiel d’insister sur ce point et sur la nécessité de cultiver cette synergie entre
|
||||
automatisation et raisonnement dans l’apprentissage de tout calcul. En particulier, le travail de
|
||||
mémorisation des règles de calcul sur les nombres doit fournir l’occasion d’exercer le raisonnement et
|
||||
de travailler les propriétés des nombres et des opérations qui le fondent. Il est également important
|
||||
d’insister sur le fait que les répertoires enseignés ne sauraient se limiter à des répertoires de
|
||||
composition, comme on comprend malheureusement souvent l’apprentissage des tables d’addition ou
|
||||
de multiplication. Les résultats de la décomposition de nombres (en somme ou en produit) sont aussi
|
||||
importants que ceux de leur composition et, si l’égalité 9 × 7 = 63 n’est pas associée à
|
||||
63 = 9 × 7 ; 9 = 63 ÷ 7 et 7 = 63 ÷ 9, elle sera d’une utilité bien moindre.
|
||||
Parmi les automatismes à développer, on peut citer (mais la liste est loin d’être exhaustive) les
|
||||
changements de registre d’écriture (décimale, fractionnaire), l’application d’un opérateur fractionnaire
|
||||
(par exemple prendre les sept tiers de 12), d’un pourcentage, la transformation d’une fraction en
|
||||
pourcentage et vice versa, la multiplication et la division par 10, 100, 1000, 10 000, les conversions
|
||||
d’unités de longueur, d’aire, de volume, de durée, les produits et quotients de puissances de 10, le
|
||||
développement et la simplification d’expressions littérales.
|
||||
Ces réflexes intellectuels s’acquièrent dans la durée sous la conduite du professeur. Ils se
|
||||
développent en mémorisant et en automatisant progressivement certaines procédures, certains
|
||||
raisonnements particulièrement utiles, fréquemment rencontrés et ayant valeur de méthode. Pour être
|
||||
disponibles, les automatismes doivent avoir été entretenus et régulièrement sollicités.
|
||||
Toutefois un automatisme n’est pas un moyen pour comprendre plus vite ; il permet simplement d’aller
|
||||
plus vite une fois que l’on a compris. Si l’acquisition d’automatismes nécessite des exercices
|
||||
d’entraînement et de mémorisation, référés à des tâches simples, ces exercices ne sauraient suffire :
|
||||
l’entraînement et la mémorisation ne constituent pas une fin en soi et sont mis au service de la
|
||||
résolution de problèmes plus complexes dans lesquels ils prennent tout leur sens.
|
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Progressivité des apprentissages
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Les compétences de calcul numérique travaillées au cycle 3 sont à consolider tout au long du cycle 4.
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Elles portent sur les nombres entiers et décimaux positifs et les quatre opérations, et concernent aussi
|
||||
bien le calcul automatisé que réfléchi, effectué sous forme exacte ou approchée.
|
||||
La pratique du calcul commence souvent sur des objets en cours de construction (par exemple, le
|
||||
e e
|
||||
calcul fractionnaire en 6 ou celui sur les nombres négatifs en 5 ). Le rôle du calcul est alors décisif
|
||||
pour familiariser les élèves avec ces objets, leur manipulation étant un moyen d’en construire une
|
||||
représentation efficace. C’est particulièrement vrai lorsque la définition de ces objets n’est pas
|
||||
étudiée, parce qu’inaccessible aux élèves, comme dans le cas de la construction des ensembles de
|
||||
nombres. Le calcul permet alors de mettre en place de façon progressive et implicite les structures qui
|
||||
les régissent.
|
||||
Pour effectuer des calculs semblables à ceux qui ont été présentés supra en lien avec l’associativité et
|
||||
la distributivité, le recours à la calculatrice, s’il permet d’obtenir les résultats, prive l’élève d’une
|
||||
familiarisation avec les propriétés des nombres et des opérations Les modalités d’utilisation de la
|
||||
calculatrice supposent donc une véritable réflexion de la part des enseignants. Un paragraphe de ce
|
||||
document est entièrement dédié au calcul instrumenté.
|
||||
Concernant le calcul fractionnaire, les élèves ont appris au cycle 3 à additionner, soustraire et
|
||||
comparer des fractions de même dénominateur, en référence à la notion de partage. L’oral a pu jouer
|
||||
un rôle déterminant dans l’automatisation de procédures telles que « 3 septièmes + 5 septièmes = 8
|
||||
septièmes ». La poursuite, au cycle 4, de l’apprentissage des fractions vise à les appréhender en tant
|
||||
que quotients. Cette notion est sollicitée pour institutionnaliser la technique de l’addition de deux
|
||||
fractions de même dénominateur à partir d’un exemple générique, pour effectuer le produit de
|
||||
2 7
|
||||
fractions simples, comme par exemple × ou pour rechercher l’inverse d’une fraction simple. Ce
|
||||
3 5
|
||||
travail est un préalable indispensable à la bonne compréhension des calculs de portée générale sur
|
||||
des fractions dont les numérateurs et dénominateurs sont des entiers relatifs.
|
||||
Une bonne connaissance des fractions est une aide précieuse pour traiter les problèmes de
|
||||
proportionnalité. La détermination d’une quatrième proportionnelle peut reposer sur le cœfficient de
|
||||
proportionnalité, des propriétés en lien avec la linéarité ou le produit en croix.
|
||||
Le calcul algébrique constitue un nouvel espace où va se déployer le raisonnement, en permettant
|
||||
notamment de démontrer en toute généralité des résultats constatés sur des exemples numériques
|
||||
(par exemple les propriétés du calcul fractionnaire). Pour préparer l’introduction du calcul littéral, il
|
||||
importe, dès le début du cycle 4, de renforcer le sens déjà connu du signe « égal » (par exemple dans
|
||||
3
|
||||
l’égalité = 0,75). Il va en effet être élargi à la fois à celui qu’il revêt dans une identité et dans une
|
||||
4
|
||||
équation.
|
||||
La notion d’identité correspond implicitement à la quantification universelle « pour tout », alors que
|
||||
celle d’équation correspond implicitement à une quantification existentielle (« existe-t-il une valeur de
|
||||
la variable pour laquelle deux formules donnent le même résultat ? »).
|
||||
En fin de cycle 4, l’élève doit être capable de distinguer une identité du type 3(𝑥 + 2) = 3𝑥 + 6, valable
|
||||
pour tout 𝑥, d’une équation du type 3 𝑥 + 2 = 𝑥 + 7.
|
||||
Une explicitation de « l’environnement » de l’égalité (ne pas hésiter à écrire « l’égalité … est vraie
|
||||
pour tout 𝑥 » ou « existe-t-il une valeur de 𝑥 pour laquelle l’égalité …est vraie ? ») est certainement le
|
||||
meilleur levier pour faire comprendre aux élèves ces notions délicates.
|
||||
Le travail sur le développement et la réduction d’expressions littérales (dans lesquelles on peut, au
|
||||
début, se passer des nombres négatifs) est mené de front avec la consolidation de la maîtrise du
|
||||
calcul sur les nombres relatifs, entiers ou décimaux.
|
||||
|
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Stratégies d’enseignement
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||||
Enseigner les stratégies calculatoires par petites touches
|
||||
Un enseignement fréquent et régulier permet de donner à chaque élève la possibilité de s’approprier à
|
||||
son rythme les stratégies de calcul. Ainsi est-il plus efficace et moins rébarbatif pour un élève, d’être
|
||||
e
|
||||
sollicité de manière régulière à partir de la classe de 4 , sur un petit nombre d’exercices de
|
||||
e
|
||||
développement ou de réduction d’expressions littérales (ou de calcul fractionnaire dès la 5 ), plutôt
|
||||
que d’y être confronté à haute dose sur un petit nombre de séances.
|
||||
|
||||
|
||||
Pratiquer des activités de calcul mental
|
||||
Ce que nous appelons « calcul mental » dépasse le cadre du calcul mental traditionnel, puisque nous
|
||||
y englobons le calcul mental faisant appel au raisonnement, qu’il soit numérique ou littéral. Le calcul
|
||||
mental est intéressant en soi, d’abord parce qu’il permet d’acquérir des procédures de calcul utiles
|
||||
pour la vie quotidienne et d’automatiser des savoir-faire qui, une fois disponibles, libèrent la pensée
|
||||
pour d’autres tâches plus complexes. L’entraînement au calcul mental porte sur les techniques
|
||||
opératoires s’appliquant aux nombres relatifs (entiers et décimaux) et aux fractions, mais aussi sur le
|
||||
calcul littéral. Il favorise l’appropriation des nombres et de leurs propriétés et permet d’enrichir leur
|
||||
appréhension dans différents registres.
|
||||
1
|
||||
Ainsi, 25 %, c’est à la fois un quart, la fraction et le décimal 0,25 ; cet automatisme permet par
|
||||
4
|
||||
exemple le calcul immédiat de 24 × 0,25.
|
||||
De bonnes compétences en calcul mental sont indispensables pour prévoir l’ordre de grandeur d’un
|
||||
résultat, pour permettre une utilisation raisonnée de la calculatrice, pour développer l’esprit critique
|
||||
face à un résultat obtenu autrement.
|
||||
Le calcul mental aide à la résolution de problèmes, il permet d’expérimenter, de prendre des
|
||||
initiatives, de développer des stratégies à partir d’essais et de tâtonnements, de développer aisance
|
||||
et rapidité dans la gestion de calculs plus complexes. Le calcul mental réfléchi (par exemple le calcul
|
||||
de 998 + 1205 présenté supra) est quant à lui le support à de véritables raisonnements.
|
||||
La pratique régulière du calcul mental favorise la progressivité des apprentissages. Avant la
|
||||
formalisation d’un nouveau savoir, elle permet d’anticiper, de préparer son étude. Pendant la phase
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d’apprentissage, elle facilite l’appropriation des notions ou des propriétés travaillées. Après
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l’apprentissage, grâce à un réinvestissement régulier, elle permet l’appropriation pérenne des savoirs
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et développe la capacité à les mobiliser dans des situations inédites.
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Le calcul mental fournit des supports d’évaluation pertinents : c’est une modalité efficace d’évaluation
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diagnostique. Sur le plan formatif, les temps de mise en commun permettent à la fois de dédramatiser
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l’erreur et de faciliter le débat participatif et argumenté. Les élèves qui réussissent en calcul mental
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n’étant pas toujours exactement les mêmes que ceux qui réussissent dans d’autres activités
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mathématiques, il importe de reconnaître leurs réussites en prévoyant des situations d’évaluation
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sommative de calcul mental. Les activités mentales régulières, allant jusqu’à être ritualisées, facilitent
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la gestion de classe. Elles sont souvent des moments d’intense activité de la part de l’élève, car
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motivantes et stimulant l’attention.
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Utiliser un exemple générique
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En parallèle des écritures littérales, le recours à un exemple générique peut permettre de faire
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comprendre une démonstration à des élèves qui pourraient être déroutés par une approche purement
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formelle.
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Ainsi, dans l’exemple suivant qui détaille le cas du produit de deux quotients, les calculs numériques
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menés dans la colonne de gauche peuvent être présentés plutôt que ceux de la colonne de droite, à
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condition toutefois que le résultat soit énoncé dans sa généralité.
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a, b, c et d sont quatre nombres quelconques ; b et d sont
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différents de zéro.
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2 a
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est le nombre par lequel il faut multiplier 7 pour est le nombre par lequel il faut multiplier b pour obtenir
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7 b
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2 5 a c
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obtenir 2 donc 7 2 . De même 3 5 adonc b a . De même d c
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7 3 b d
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2 5 a c
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Si on multiplie par 7 3 , on obtient en Si on multiplie par b d , on obtient en changeant
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7 3 b d
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changeant l’ordre des facteurs dans le produit : a c
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2 5 l’ordre des facteurs dans le produit : b d soit,
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7 3 soit, d’après ce qui précède : 2 5 b d
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7 3 d’après ce qui précède : a c .
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On en déduit donc que 2 5 est le nombre par On en déduit donc que a c est le nombre par lequel il
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7 3 b d
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lequel il faut multiplier 7 3 pour obtenir 2 5 . faut multiplier b d pour obtenir a c .
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Donc 2 5 2 5 . Donc a c a c .
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7 3 73 b d bd
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Anticiper et expliciter
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Dès le début du cycle, le recours à une démarche par essais et ajustements et l’utilisation d’un tableur
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pour tester des valeurs permettent d’introduire progressivement la notion de solution d’une équation.
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Les limites des méthodes par tâtonnement ou par « remontée » des programmes de calcul permettent
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de justifier l’étude des techniques algébriques de résolution des équations du premier degré.
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||||
La part de raisonnement intrinsèque au calcul, lorsqu’il ne se réduit pas à un geste mécanique, mérite
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||||
d’être explicitée dans l’enseignement. Il importe par exemple d’apprendre aux élèves à anticiper la
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||||
forme la plus pertinente sous laquelle il faut écrire un nombre (écriture décimale ou fractionnaire,
|
||||
décomposition en somme ou en produit, etc.) ou une expression selon l’usage que l’on veut en faire. Il
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||||
revient au professeur de prendre en charge le développement de cette intelligence du calcul chez ses
|
||||
élèves, par des moyens qui sont en partie communs et en partie propres à chaque type de calcul.
|
||||
Parmi les moyens communs, signalons l’organisation des différentes étapes d’un calcul complexe, le
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||||
choix des transformations à effectuer pour le simplifier, le contrôle (au moyen d’ordres de grandeur, de
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||||
considérations de signe ou d’encadrement).
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Trouver la juste place du calcul instrumenté
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S’agissant de la calculatrice, du tableur ou de logiciels, la pertinence du calcul instrumenté dépend de
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l’usage que l’on en fait.
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Le calcul instrumenté peut être néfaste aux apprentissages lorsque son usage est mal pensé, trop
|
||||
précoce ou exclusif. D’une part, les premiers pas dans l’apprentissage d’une notion calculatoire
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requièrent souvent une pratique dans laquelle la gestion mentale ou écrite est une aide à sa
|
||||
compréhension. Le recours systématique à la machine peut alors constituer un réel obstacle. D’autre
|
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part, l’apprentissage du calcul ne saurait se limiter à la production de résultats. Il comporte aussi tout
|
||||
un travail autour de la réflexion stratégique qu’il engage sur la recherche du calcul le plus approprié,
|
||||
son organisation et son contrôle à travers des allers retours permanents entre le résultat (même
|
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lorsqu’il a été obtenu à l’aide d’un instrument) et son interprétation.
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||||
Le calcul instrumenté facilite la résolution de problèmes, en permettant notamment aux élèves
|
||||
d’accéder à des sujets motivants sans être bloqués par des difficultés calculatoires. La possibilité
|
||||
d’utiliser des outils numériques (calculatrice, logiciels, etc.) a déplacé les équilibres entre exécution,
|
||||
pilotage et contrôle du calcul, ce qui permet de mettre aujourd’hui l’accent sur les aspects liés à
|
||||
l’intelligence du calcul. Encore faut-il intégrer la technologie de façon adéquate dans l’enseignement,
|
||||
en construisant des situations où pilotage et contrôle sont nécessaires.
|
||||
Par sa rapidité à effectuer des calculs complexes et les possibilités d’accès à un grand nombre de
|
||||
données, le calcul instrumenté facilite aussi l’émission de conjectures dans des situations variées
|
||||
(résolution d’équations, comportement d’une fonction). Par ailleurs, il permet des changements de
|
||||
registres (numérique, symbolique, graphique) précieux pour l’assimilation.
|
||||
Le recours au calcul instrumenté n’est pas dépourvu de raisonnement. Ainsi l’exécution d’un calcul sur
|
||||
machine requiert une organisation réfléchie (assimilation des priorités de calcul, conception d’un
|
||||
algorithme).
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Son bon usage réside donc souvent dans une utilisation hybride, combinée avec des calculs mentaux
|
||||
ou réalisés à la main, notamment dans la résolution de problèmes.
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Différenciation pédagogique
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Le calcul mental favorise la différenciation pédagogique par la possibilité qu’il offre de faire vivre
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différentes procédures, d’accepter différentes réponses plus ou moins abouties. En évitant le passage
|
||||
systématique à l’écrit, il favorise l’entrée de certains élèves dans les apprentissages mathématiques ;
|
||||
il permet à chacun d’eux de développer et d’optimiser le champ de ses procédures, et au professeur
|
||||
de varier les consignes (résultats intermédiaires autorisés pour certains, avec l’objectif de s’en libérer
|
||||
petit à petit, temps variable accordé aux réponses, consignes écrites et/ou orales, forme des énoncés,
|
||||
etc.).
|
||||
L’instrumentation du calcul a, elle aussi, un rôle à jouer au niveau de la différenciation pédagogique.
|
||||
En effet, pour certains élèves, un manque d’assurance dans le calcul écrit constitue un véritable
|
||||
handicap et une source de blocage. Or, de même qu’une orthographe incertaine ne saurait interdire
|
||||
l’écriture, le manque de dextérité calculatoire ne doit pas constituer un blocage à toute activité
|
||||
mathématique. Dans ces conditions, y compris dans des cas que l’on souhaiterait voir maîtrisés sans
|
||||
recours à la machine, un calcul assisté peut permettre à certains élèves de s’engager dans une
|
||||
activité mathématique présentant un réel enjeu en termes de modélisation ou de raisonnement et
|
||||
d’entrer dans des apprentissages qui leur seraient inaccessibles sans cette assistance.
|
||||
Afin de faire face à l’hétérogénéité des élèves en termes de maîtrise calculatoire, la différenciation
|
||||
peut porter sur les nombres engagés dans un problème si l’on veut mettre l’accent sur sa mise en
|
||||
équation ou sa résolution plutôt que sur les techniques opératoires portant sur ces nombres. Par
|
||||
exemple, proposer à certains élèves des agrandissements dans lesquels « le côté qui mesure 8 cm
|
||||
devra mesurer 16 cm », à d’autres « le côté qui mesure 8 cm devra mesurer 12 cm », à d’autres
|
||||
encore « le côté qui mesure 7 cm devra mesurer 12 cm », permet d’adapter la situation à différents
|
||||
niveaux de maîtrise de la notion de quotient sans nuire à l’objectif de formation s’il est de faire
|
||||
comprendre le caractère multiplicatif de la situation. De même, pour faire comprendre la notion de
|
||||
solution d’une équation, avant d’automatiser la méthode algébrique de résolution d’une équation du
|
||||
premier degré, on pourra traiter des équations à coefficients entiers dont la solution peut être
|
||||
« devinée » sans peine, avant de passer à des équations dont la solution peut être trouvée ou
|
||||
approchée à l’aide d’un tableur.
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Interdisciplinarité
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Si le calcul est omniprésent dans l’apprentissage des mathématiques, il est également au cœur des
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||||
interactions avec d’autres disciplines.
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Le calcul numérique sur les mesures de grandeurs se prête à des interactions avec de nombreuses
|
||||
disciplines (physique, chimie, sciences de la vie et de la Terre, technologie, EPS, etc.). Le calcul
|
||||
littéral est particulièrement sollicité à travers l’exploitation des formules qui traduisent les lois
|
||||
physiques (𝑃 = 𝑈𝐼, 𝑃 = 𝑚𝑔, relation liant l'énergie, la puissance électrique et la durée) au programme
|
||||
de physique-chimie du cycle 4. Le calcul lié à la proportionnalité et aux statistiques permet d’élargir
|
||||
ces interactions à une discipline comme la géographie et les nombres négatifs permettent de repérer
|
||||
des températures, des profondeurs, des dates, des créances, autant de notions qui dépassent le
|
||||
cadre de la seule discipline mathématique.
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||||
Utiliser les nombres pour comparer,
|
||||
calculer et résoudre des problèmes:
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les nombres décimaux
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||||
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Objectifs
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Au cycle 3, les nombres décimaux sont introduits à partir des fractions décimales. L’écriture à virgule
|
||||
est ensuite présentée comme une convention d’écriture d’une fraction décimale ou d’une somme de
|
||||
fractions décimales. Cette notation permet la mise en place des règles de comparaison et de calcul.
|
||||
Les quatre opérations sur les décimaux sont étudiées, mais la division est limitée au cas où le diviseur
|
||||
est un entier.
|
||||
Même si les décimaux ont été introduits à partir des fractions décimales, beaucoup d’élèves, à l’entrée
|
||||
du cycle 4, associent encore la nature d’un nombre à son écriture. Pour eux, un nombre s’exprime
|
||||
toujours par une suite de chiffres et les nombres décimaux se différencient des nombres entiers par la
|
||||
5
|
||||
présence de la virgule. Ils ne perçoivent pas, par exemple, 17 ou comme des nombres décimaux.
|
||||
2
|
||||
|
||||
La poursuite, au cycle 4, du travail sur les nombres décimaux vise plusieurs objectifs :
|
||||
|
||||
Amener tous les élèves à différencier la nature d’un nombre (notamment décimal)
|
||||
de son écriture et à passer de l’une de ses désignations à une autre. Concevoir, par
|
||||
35 7 1
|
||||
exemple, 3,5 ; 3,50 ; ; ; 3 + comme des désignations différentes d’un même
|
||||
10 2 2
|
||||
nombre ;
|
||||
|
||||
Poursuivre le travail sur la comparaison des nombres décimaux. Il permet notamment
|
||||
de faire prendre conscience aux élèves de la possibilité d’intercaler un nombre
|
||||
décimal entre deux nombres qui pourraient être perçus à tort comme des nombres
|
||||
consécutifs (par exemple 7,24 et 7,25) ;
|
||||
|
||||
Consolider les techniques opératoires étudiées au cycle 3 sur les nombres décimaux,
|
||||
notamment la priorité de la multiplication sur l’addition et la soustraction ;
|
||||
|
||||
Introduire la division par un nombre décimal ;
|
||||
|
||||
Utiliser les nombres décimaux pour exprimer des mesures de grandeurs et repérer
|
||||
des points autres qu’entiers sur la droite graduée.
|
||||
|
||||
Le travail mené tout au long du cycle sur les nombres relatifs concerne non seulement les entiers,
|
||||
mais aussi les décimaux et plus généralement les rationnels ; il viendra à ce titre compléter l’étude
|
||||
des décimaux dont l’introduction au cycle 3 porte uniquement sur les décimaux positifs.
|
||||
Liens avec les domaines du socle
|
||||
La compréhension et l’utilisation de différentes écritures d’un nombre décimal, sa représentation sur la
|
||||
droite graduée, les passages entre ses différents modes de représentation contribuent à l’acquisition
|
||||
du langage mathématique pour penser et communiquer (domaine 1).
|
||||
La pratique du calcul (mental et écrit, exact et approché) engageant des nombres décimaux,
|
||||
l’utilisation de valeurs approchées décimales pour modéliser et résoudre des problèmes scientifiques
|
||||
et d’ordres de grandeurs pour contrôler des résultats contribuent à l’étude des systèmes naturels et
|
||||
des systèmes techniques (domaine 4).
|
||||
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||||
|
||||
|
||||
Progressivité des apprentissages
|
||||
e
|
||||
La division par un nombre décimal est introduite dès la classe de 5 , parallèlement à la consolidation
|
||||
des techniques opératoires déjà étudiées au cycle 3. La maîtrise de ces techniques, en lien avec la
|
||||
compréhension des nombres et des opérations, est entretenue tout au long du cycle 4.
|
||||
Le travail sur l’écriture décimale, initié au cycle 3 et poursuivi tout au long du cycle 4, est un point
|
||||
e
|
||||
d’appui pour l’étude des puissances de 10 qui est formalisée dès la classe de 4 .
|
||||
Parallèlement à la maîtrise des techniques calculatoires sur les nombres décimaux, les élèves sont
|
||||
amenés, tout au long du cycle, à résoudre des problèmes faisant intervenir des nombres décimaux.
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
Stratégies d’enseignement
|
||||
e
|
||||
Pour beaucoup d’élèves, à l’entrée en 5 , la conception d’un nombre décimal comme un objet
|
||||
mathématique et non comme une écriture est encore en cours de construction, le sens des opérations
|
||||
et les techniques opératoires sur les nombres décimaux sont encore en cours d’acquisition. De plus,
|
||||
certains élèves se sont forgé des représentations fausses qui, si elles peuvent s’avérer performantes
|
||||
dans des situations particulières, constituent des obstacles pour la suite des apprentissages. Il est
|
||||
donc indispensable que le professeur identifie les conceptions erronées afin de développer les
|
||||
stratégies d’enseignement qui permettront de les déstabiliser.
|
||||
|
||||
|
||||
Quelques conceptions erronées
|
||||
Assimilation de la virgule à un trait de fraction ; c’est ainsi que, pour certains
|
||||
14
|
||||
élèves = 14,10.
|
||||
10
|
||||
Difficulté à concevoir qu’un même nombre puisse avoir plusieurs désignations ;
|
||||
4
|
||||
ainsi, 1+ ; 1,4 ; 1,40 ne sont pas perçus comme différentes écritures d’un même
|
||||
10
|
||||
nombre .
|
||||
Le « nombre à virgule » vu comme un « entier déguisé », comme si la virgule
|
||||
n’existait pas. Ce rôle « fantôme» de la virgule conduit certains élèves à écrire
|
||||
4,3 < 4,06 < 4,249 en le justifiant par le fait que 43 < 406 < 4249, ou à percevoir 2,47
|
||||
comme « le » successeur de 2,46, au même titre que 247 est celui de 246 .
|
||||
Le « nombre à virgule » vu comme l’accolement de deux entiers, la virgule
|
||||
jouant le rôle de « frontière » entre les deux. Cela conduit par exemple à écrire :
|
||||
4,3 < 4,06 < 4,249 (avec comme justification : « 3 est plus petit que 6, lui-même plus
|
||||
petit que 249 ») ;ou encore : 2,6 × 3,4 = 6,24 ; 15,7 + 12,6 = 27,13 ou encore à
|
||||
percevoir 5,100comme « le » successeur de 5,99.
|
||||
Une connaissance mal installée du système décimal peut conduire un élève, dans
|
||||
le nombre 234,678, à percevoir le chiffre 7 comme le chiffre des dixièmes en raison de
|
||||
la position supposée des dixièmes comme symétrique de celle des dizaines,
|
||||
ou encore à écrire 4,249 < 4,16 < 4,1en justifiant que les millièmes sont « forcément»
|
||||
plus petits que les centièmes, eux-mêmes plus petits que les dixièmes.
|
||||
Des techniques mal automatisées et non contrôlées peuvent aboutir à une
|
||||
confusion sur la position de la virgule dans le résultat d’une addition posée ou d’une
|
||||
multiplication posée comme dans la multiplication ci-dessous :
|
||||
2,3
|
||||
× 5,5
|
||||
115
|
||||
115
|
||||
1 2 6,5
|
||||
L’application de règles au-delà de leur domaine de validité ; c’est ainsi que
|
||||
l’extension aux décimaux de la règle du déplacement de la virgule ou de l’ajout de
|
||||
zéros pour la multiplication des entiers par des puissances de 10 contribue à des
|
||||
erreurs du type :
|
||||
- 1,4×10 = 1,40 ; 1,4 : 0,1 = 0,14
|
||||
12
|
||||
- 12×0,5 > 12; < 12 (car « multiplier augmente un nombre et diviser
|
||||
0,5
|
||||
le diminue »).
|
||||
L’usage social des nombres décimaux à l’oral peut être à l’origine de
|
||||
confusions, comme dans les exemples suivants : « un kilo cinq » s’écrit en fait 1,5 kg
|
||||
alors que « un euro cinq » s’écrit en fait 1,05 €.
|
||||
|
||||
La pratique régulière du calcul réfléchi doit permettre de « déconstruire » ces représentations
|
||||
erronées et parfois résistantes.
|
||||
|
||||
|
||||
La construction d’automatismes
|
||||
S’il permet d’aller plus vite une fois qu’on a compris, un automatisme ne permet pas de comprendre
|
||||
plus vite ; avant d’être institutionnalisée puis automatisée, une « règle » (comme celle, déjà citée, du
|
||||
déplacement de la virgule vers la droite ou vers la gauche) doit avoir été justifiée par le professeur et
|
||||
comprise par les élèves pour ne pas être employée en dehors de son cadre de validité.
|
||||
La pratique régulière du calcul réfléchi permet à la fois de comprendre l’origine des règles et d’ancrer
|
||||
dans la durée la construction des mécanismes opératoires. Pratiqué en amont de la formalisation de
|
||||
ces mécanismes, le calcul réfléchi peut être mis en œuvre sur des exemples génériques. Pratiqué
|
||||
juste après l’institutionnalisation, sur des exemples assez proches de la situation d’introduction,
|
||||
il permet l’appropriation de la notion en cours d’étude. En aval, une pratique régulière, sur le long
|
||||
terme, permet d’automatiser les procédures et les propriétés des nombres engagés dans le calcul et
|
||||
s’avère nécessaire pour garantir la pérennité des acquisitions. L’analyse collective, sous la conduite
|
||||
du professeur, des différentes stratégies mises en œuvre et des éventuelles erreurs commises
|
||||
contribue à donner du sens aux objets mathématiques mis en jeu et aux techniques à automatiser.
|
||||
Dans le cadre de l’apprentissage des nombres décimaux, on entretiendra de façon régulière les
|
||||
automatismes liés à la somme, à la différence, au produit de nombres décimaux, au quotient d’un
|
||||
nombre décimal par un entier, notions abordées au cycle 3, sur des exemples présentant de véritables
|
||||
enjeux. L’un de ces enjeux est de permettre d’identifier une erreur liée à l’incompréhension de
|
||||
l’écriture à virgule ; par exemple, un calcul du type 1,4 + 0,15 permet d’identifier l’erreur liée à la
|
||||
conception de la virgule frontière par les élèves qui fournissent 1,19 comme réponse, alors que le
|
||||
même calcul, posé sous la forme 1,40 + 0,15 ne permet pas de débusquer l’erreur.
|
||||
La compréhension de l’erreur peut s’appuyer sur différents registres d’expression : celui de la langue
|
||||
naturelle (on ajoute 1 dixième plus 5 centièmes à 1 unité plus 4 dixièmes), mais aussi celui des
|
||||
fractions décimales.
|
||||
L’introduction de la division d’un décimal par un décimal pourra se faire dans le cadre de cette
|
||||
pratique, sur une durée suffisamment longue, à petites doses et de manière progressive.
|
||||
|
||||
|
||||
La consolidation des priorités opératoires
|
||||
La consolidation des priorités opératoires introduites au cycle 3 est indispensable car ces priorités
|
||||
sont à la base de la compréhension et de la production d’expressions, qu’elles soient numériques ou
|
||||
littérales. L’écriture en ligne d'une succession de calculs simples engageant des nombres décimaux,
|
||||
notamment prescrits par des programmes de calcul, est une stratégie d’enseignement possible.
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
EXEMPLE :
|
||||
Prendre un nombre ;
|
||||
lui ajouter 1,8 ;
|
||||
multiplier le résultat par 3,2.
|
||||
|
||||
Écrire l’expression numérique traduisant ce programme en prenant 10 comme nombre de départ.
|
||||
|
||||
|
||||
Il pourra s’avérer fructueux de comparer les résultats obtenus avec une calculatrice scientifique et
|
||||
avec une calculette, ces deux outils ne respectant les mêmes règles de priorité entre opérations.
|
||||
Le choix du nombre d’instructions d’un programme de calcul et des nombres auquel il s’applique
|
||||
permet une différenciation au sein de la classe.
|
||||
Parallèlement au travail sur les programmes de calcul qui concernent l’aspect procédural d’un calcul,
|
||||
les élèves seront amenés à travailler sur sa forme structurale (somme, différence, produit, quotient).
|
||||
Par exemple identifier 12,3 + 2,5 × 7,1 comme une somme: celle de 12,3 et du produit de 2,5 par 7,1.
|
||||
|
||||
|
||||
L’utilisation de la droite graduée
|
||||
Le recours à la droite graduée permet de travailler la compétence « représenter » décrite dans les
|
||||
programmes des cycles 3 et 4 par les passages dans les deux sens qu’elle permet de réaliser entre
|
||||
le registre symbolique de l’écriture du nombre et le registre graphique de sa représentation.
|
||||
Plusieurs situations d’enseignement se prêtent à l’utilisation de la droite graduée.
|
||||
Mesurer des grandeurs et encadrer des mesures, notamment en variant les
|
||||
unités. Effectuer des mesures « qui ne s’expriment pas en un nombre entier d’unité »
|
||||
permet de revenir à l’utilité première des décimaux (résoudre des problèmes pour
|
||||
lesquels les entiers sont défaillants) et de travailler l’intercalation des décimaux.
|
||||
Repérer des points sur une droite graduée. Les activités de repérage peuvent être
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||||
très variées au niveau des situations et des questionnements proposés, mais aussi
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des types de graduation et des outils utilisés (droite graduée, papier millimétré, sous
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unités partiellement ou non représentées, présentation « en zoom ») et de la nature
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de l’écriture des nombres à repérer (désignation orale, écritures fractionnaires,
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décimales, décompositions diverses, etc.). On pourra se reporter à l’activité
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développée au paragraphe VI.
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Intercaler des décimaux. « Donner dix nombres entre 4,67 et 4,68 » est une situation
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classique qui peut être enrichie par la question de savoir s’il peut y en avoir 100,
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1000, 10 000, etc.
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Dans le cadre d’une différenciation pédagogique, on pourra remplacer 4,67 et 4,68
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par 4 et 4,01.
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L’utilisation de valeurs approchées et le contrôle des résultats
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La résolution de problèmes permet aux élèves de prendre conscience que les nombres décimaux ne
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permettent souvent que d’y apporter des réponses approchées.
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Conformément à l’écriture du domaine 4 du socle (paragraphe « démarches scientifiques »),
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les ordres de grandeurs sont utilisés pour estimer et contrôler les résultats.
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Points de vigilance
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La rigueur et la précision de la dénomination orale des nombres décimaux contribuent à leur bonne
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compréhension. Le professeur doit avoir conscience du caractère modélisant de sa propre pratique
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et du fait que la dénomination d’usage social du type « 3 virgule 08 » peut renforcer les fausses
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représentations, notamment celle de la « virgule frontière ». Les échanges en classe offrent l’occasion
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de manipuler mentalement les changements de registres, ce que facilitent les formulations du type
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« 308 centièmes » ou « 3 unités plus 8 centièmes ». Attendre cette rigueur de la part des élèves les
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aide à établir les liens entre les différentes désignations et contribue à la compréhension des nombres
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décimaux. La maîtrise, par tous les élèves, des techniques opératoires sur les nombres décimaux est
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un objectif de fin de cycle. Un travail spiralé, mené sur toute la durée du cycle, sous forme de calcul
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mental ou réfléchi doit permettre de l’atteindre. Mais la technique s’acquiert aussi à travers la
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résolution de problèmes et nombreux sont ceux qui sollicitent les nombres décimaux; leur résolution
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contribue à consolider la compréhension de ces nombres. Ces problèmes peuvent relever de la vie
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courante, d’autres disciplines ou d’autres champs des mathématiques : calculs de coûts, coefficients
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de proportionnalité ou de linéarité, d’échelles ou de moyennes, mesures de grandeurs, conversions
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d’unités, etc.
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Différenciation
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Pour les élèves qui n’ont pas encore acquis une compréhension automatisée des décimaux, il est
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nécessaire de recourir à des outils de manipulation permettant de visualiser les rapports entre unité,
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dixième, centième pour asseoir le sens des désignations. Parmi ces outils on peut citer la droite
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graduée, mais aussi le carré ou le cube unité partagés en sous-unités, les tangrams, etc. On pourra
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se reporter à l’activité développée au paragraphe VI.
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Une bonne connaissance de faits numériques comme les multiples de 25 et leur relation avec 100, les
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divisions par 10, 100, 1000, etc. est indispensable à la bonne compréhension des nombres décimaux.
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Un travail routinier sur ces prérequis permet de dépasser certaines difficultés.
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Pour certains élèves, un manque d’assurance dans le calcul écrit constitue un véritable handicap
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et une source de blocage. Or, de même qu’une orthographe incertaine ne saurait interdire l’écriture,
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le manque de dextérité calculatoire ne doit pas constituer un blocage à toute activité mathématique.
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Il est donc indispensable de ne pas limiter l’activité des élèves les plus fragiles à des tâches purement
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techniques et il est déconseillé d’attendre systématiquement leur maîtrise avant de leur proposer des
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problèmes à résoudre, ce qui peut d’ailleurs constituer un puissant levier pour motiver l’acquisition des
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techniques.
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Dans le cadre d’un approfondissement, l’étude de quelques cas de non décimalité pourra être traitée.
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Exemples de situations d’apprentissage
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Contrôle de la vraisemblance du résultat d’un calcul sur les nombres décimaux
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Exemple de la division par un nombre décimal
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0,6
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On propose aux élèves de calculer . On peut s’attendre à ce que certains proposent comme
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0,2
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résultat 0,3 ou 0,03. Ils effectuent en effet la division de 6 par 2 et mettent soit un chiffre après la
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virgule en appliquant l’algorithme de l’addition, soit deux chiffres après la virgule en appliquant
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l’algorithme de la multiplication.
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0,6
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La référence au quotient permet d’identifier comme étant le nombre par lequel il faut multiplier 0,2
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0,2
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pour obtenir 0,6. L’invalidation des résultats 0,3 et 0,03 repose alors sur les opérations 0,3 × 0,2 =
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0,06 et 0,03 × 0,2 = 0,006.
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Pour certains élèves, la compréhension de l’erreur passe par la verbalisation de la notion de partage
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en « Combien de fois 0,2 entre-t-il dans 0,6 ? » ou en sa formulation équivalente « Combien de fois 2
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dixièmes entrent-ils dans 6 dixièmes ? ». Ces formulations permettent d’amener les élèves à prendre
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||||
0,6
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conscience «qu’il y a plus d’une fois 0,2 dans 0,6 », et donc que ne peut valoir ni 0,3 ni 0,03.
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0,2
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Il convient également d’insister sur le fait que le résultat de la division par un nombre décimal inférieur
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à 1 est plus grand que ce nombre. Cela doit faire partie des automatismes de contrôle.
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Utilisation de la droite graduée
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L’activité ci-dessous utilise des zooms à différentes échelles.
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Source : académie de Rennes
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1. Quel est le nombre indiqué par la flèche sur la droite graduée ci-dessous ?
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2. On a représenté un agrandissement d’une partie de la droite graduée.
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Quel est le nombre indiqué par la flèche sur l'agrandissement ?
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3. On a représenté des agrandissements successifs d’une partie de la droite graduée.
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Quel est le nombre indiqué par la flèche sur le dernier agrandissement ?
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Cette activité peut être complétée par l’exercice inverse, qui consiste par exemple à représenter
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2,472 sur la droite graduée.
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Mesure de grandeurs
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La mesure de la surface des pièces d’un Tangram permet de
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faire le lien entre écritures décimales, fractions décimales et
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fractions non décimales puisqu’on peut utiliser comme unité
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d’aire soit le plus petit des triangles, dont l’aire est égale à un
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seizième de l’aire totale, soit le centimètre carré, en utilisant le
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quadrillage.
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Autres exemples d'activités
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Des exemples de questions flash
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Un exemple de tâche intermédiaire : un problème de coûts
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Un exemple de tâche avec prise d’initiative : Épaisseur d’une feuille de papier
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Ressources complémentaires
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Les ressources proposées ci-après constituent des compléments et des approfondissements utiles
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pour aborder la notion de nombre décimal avec les élèves :
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||||
Le nombre au cycle 3 SCEREN - CRDP, septembre 2012
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||||
Les nombres au collège
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||||
Le calcul numérique au collège
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||||
Découvrir de nouveaux nombres au collège - brochure IREM de Strasbourg 2012
|
||||
Des maths ensemble et pour chacun - Rouquès, J.-P. & Staïner, H.(2010) - Cinquième.
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||||
Nantes : CRDP des Pays de la Loire
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||||
Comment les enseignants tirent-ils parti des recherches faites en didactique des
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||||
mathématiques ? Le cas de l'enseignement des décimaux à la charnière école-collège
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||||
BLOLON J. 1996, Identifiant BU : 96PA05H050
|
||||
Banque des exercices de Mathématiques sans Frontières Junior
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||||
Enseigner et apprendre les nombres décimaux : dispositif d’évaluation diagnostique Decival
|
||||
sur le site du Centre de Recherche sur l’Enseignement des Mathématiques de Louvain
|
||||
(Belgique)
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||||
La sixième entre fractions et décimaux - Brochure de l’IREM de Lyon
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Creator: Microsoft® Word 2010
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Producer: Microsoft® Word 2010
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CreationDate: Wed Mar 23 14:05:06 2016 Paris, Madrid
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ModDate: Wed Mar 23 14:05:06 2016 Paris, Madrid
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326
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Utiliser les nombres pour comparer,
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calculer et résoudre des problèmes :
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les nombres relatifs
|
||||
Le statut et l’usage des nombres évoluent au cours de la scolarité. Au cours du cycle 3, les nombres
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||||
positifs (entiers, décimaux ou rationnels) ont été principalement utilisés pour :
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||||
compter des objets ;
|
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mesurer des grandeurs ;
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graduer une demi-droite ;
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||||
jouer le rôle d’opérateur (par exemple prendre le quart de, ou calculer 75 % de) ;
|
||||
effectuer des calculs et en donner les résultats sous forme exacte ou approchée.
|
||||
|
||||
L’élève a effectué sur ces nombres des opérations dont il a perçu implicitement certaines propriétés
|
||||
(associativité, commutativité, élément neutre, distributivité).
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||||
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||||
Objectifs
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||||
L’introduction au cycle 4 des nombres décimaux relatifs vise plusieurs objectifs :
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||||
étendre l’ensemble des décimaux positifs à un ensemble plus vaste (celui des
|
||||
décimaux positifs et négatifs), dans lequel toutes les soustractions sont possibles.
|
||||
Cette extension est réalisée de manière à maintenir les propriétés des opérations
|
||||
valables entre nombres décimaux positifs (principe de permanence) ;
|
||||
accorder le statut de nombres (en tant qu’objets mathématiques sur lesquels on peut
|
||||
effectuer des opérations et des comparaisons) à des réalités de la vie quotidienne
|
||||
situées « au-dessous de zéro » (températures, profondeurs, dettes, etc.) ;
|
||||
disposer de ces nouveaux outils pour modéliser et résoudre des problèmes de la vie
|
||||
courante ;
|
||||
étendre à la droite entière la graduation déjà connue de la demi-droite, repérer
|
||||
et se repérer sur une droite.
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||||
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||||
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||||
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||||
Liens avec les domaines du socle
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||||
La compréhension des nombres négatifs en tant qu’objets mathématiques sur lesquels on peut
|
||||
effectuer des opérations et des comparaisons, la perception de l’extension de l’ensemble des
|
||||
décimaux positifs à celui des décimaux relatifs, la compréhension de l’écriture des nombres négatifs
|
||||
et de leur représentation sur la droite graduée contribuent à l’acquisition du langage mathématique
|
||||
pour penser et communiquer (domaine 1).
|
||||
L’utilisation des nombres relatifs pour modéliser des grandeurs physiques (température, profondeur,
|
||||
altitude) ou sociales (dates, gains et pertes) susceptibles de prendre des valeurs en dessous de zéro
|
||||
contribue à l’étude des systèmes naturels et techniques (domaine 4) ainsi qu’aux représentations
|
||||
du monde et de l’activité humaine (domaine 5).
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||||
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||||
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||||
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||||
PROGRESSIVITÉ DES APPRENTISSAGES
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Anticipation
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||||
Quel que soit le procédé retenu pour l’introduction des nombres négatifs, celle-ci gagne à être
|
||||
préparée en amont par une réactivation des propriétés des opérations sur les nombres décimaux
|
||||
positifs et de la notion de différence, qui ont été étudiées au cycle 3.
|
||||
De nombreux exemples de calcul mental permettront dans un premier temps de simplifier des
|
||||
programmes de calcul du type « ajouter 𝑏 puis soustraire 𝑎 » en « ajouter 𝑏 − 𝑎 »lorsque 𝑏 > 𝑎 puis,
|
||||
dans un deuxième temps d’aborder la même question lorsque 𝑏 < 𝑎.
|
||||
e
|
||||
De nombreux exemples de ce type sont présentés dans le document « Les nombres relatifs en 5 »,
|
||||
Parcours d’Étude et de Recherche du groupe didactique de l’IREM d’Aix-Marseille.
|
||||
|
||||
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||||
Un exemple d’introduction des nombres négatifs dans
|
||||
un cadre mathématique
|
||||
Une introduction des nombres négatifs (d’abord entiers puis décimaux non entiers) sans référence
|
||||
à des contextes concrets peut se faire à partir de l’équivalence de programmes de calcul.
|
||||
L’équivalence des programmes de calcul « ajouter 3 puis soustraire 5 », « ajouter 2 puis
|
||||
soustraire 4 », « ajouter 1 puis soustraire +3 », « ajouter 0 puis soustraire 2 » permet d’écrire :
|
||||
3 − 5 = 2 − 4 = 1 − 3 = 0 − 2. On convient alors de coder par (−2) le résultat commun à toutes ces
|
||||
soustractions (et à beaucoup d’autres encore…).
|
||||
En début d’apprentissage, l’utilisation de parenthèses englobant à la fois le signe « moins » et la
|
||||
valeur absolue permet d’éviter la confusion du signe « moins » intervenant dans le codage d’un
|
||||
nombre négatif avec le signe opératoire de la soustraction.
|
||||
Pour bien faire comprendre le plongement de l’ensemble des décimaux positifs dans celui des
|
||||
décimaux relatifs et le fait que seuls les nombres négatifs sont nouveaux dans la construction, on
|
||||
évitera les écritures du type (+3) pour coder les décimaux positifs déjà connus. Cela permet de
|
||||
garder au signe + son seul statut opératoire et d’éviter des exercices de simplification d’écriture au
|
||||
terme desquels les élèves ne savent plus reconnaître que (+2) + (+3), c’est tout simplement 2 + 3.
|
||||
Les élèves pourront ensuite être entraînés à résoudre des additions à trous (reformulées en : « quel
|
||||
nombre faut-il ajouter à … pour obtenir … ? ») mettant en jeu d’abord des nombres entiers, puis des
|
||||
nombres décimaux non entiers. Les nombres négatifs apparaissent alors comme des outils permettant
|
||||
de résoudre des équations à trou du type 𝑏 + ⋯ = 𝑎 lorsque 0 ≤ 𝑎 < 𝑏 , ce qui revient à rendre
|
||||
possibles des soustractions du type 𝑎 − 𝑏 avec 0 < 𝑎 < 𝑏, 𝑎 et 𝑏 étant des décimaux.
|
||||
|
||||
|
||||
Le repérage des nombres relatifs
|
||||
Le lien peut ensuite être fait avec le repérage sur la droite graduée. La référence au placement des
|
||||
nombres négatifs sur la droite graduée peut être basée sur un modèle concret (par exemple celui des
|
||||
températures) ou sur l’interprétation de la soustraction d’un décimal positif comme un déplacement
|
||||
vers la gauche.
|
||||
Ainsi le nombre (−2,7) = 0 − 2,7 repère le point situé à la distance 2,7 de l’origine, symétriquement
|
||||
par rapport à l’origine au point repéré par le nombre 2,7. Il est défini comme étant son opposé.
|
||||
Le nombre positif 2,7 est désigné comme étant la valeur absolue du nombre négatif (−2,7).
|
||||
|
||||
0 − 2,7 = (−2,7)
|
||||
|
||||
0 + 2,7 = 2,7
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
La définition de l’opposé d’un nombre permet de compléter le corpus d’égalités à trous par des
|
||||
égalités du type 7,1 + ⋯ = 0 ou (−7,1) + ⋯ = 0.
|
||||
Pour éviter les confusions, on peut convenir, en début d’apprentissage, de noter op (7,1) l’opposé
|
||||
du nombre 7,1.
|
||||
Cette notation sera, un peu plus tard, remplacée d’abord par la notation (−7,1), puis par −7,1 sans
|
||||
négliger d’aborder avec les élèves les différentes significations que prend alors le signe « moins » :
|
||||
marqueur d’un nombre négatif dans (−7,1) ;
|
||||
signe de soustraction dans 0 − 7,1 ou dans 20 − 27,1 ;
|
||||
marqueur de l’opposé, par exemple dans l’écriture −(−7,1).
|
||||
|
||||
Le repérage des décimaux relatifs sur la droite graduée est un bon point d’appui pour aborder la
|
||||
question de leur classement. Un travail systématique de changement de registre (de l’écriture du
|
||||
nombre à sa représentation sur la droite et vice versa) permet de construire l’image mentale de
|
||||
l’opposé, d’éviter les erreurs de classement et facilitera l’introduction ultérieure du repérage dans le
|
||||
plan.
|
||||
Si le classement des nombres relatifs ne pose pas de difficulté particulière lorsqu’ils sont exprimés
|
||||
sous forme chiffrée, la difficulté apparaît lorsqu’ils sont désignés sous forme littérale, les élèves ayant
|
||||
du mal à concevoir que – 𝑎 puisse, sous certaines conditions, désigner un nombre positif.
|
||||
|
||||
|
||||
Les opérations
|
||||
L’addition et la soustraction sont introduites dès le début de cycle 4 ; il est nécessaire d’entretenir leur
|
||||
assimilation tout au long du cycle, tant par des exercices d’entraînement technique (calcul mental ou
|
||||
écrit) que par la résolution de problèmes les mettant en jeu. La multiplication est abordée une fois que
|
||||
ces deux opérations sont bien en place, et après avoir réactivé la distributivité de la multiplication par
|
||||
rapport à l’addition dans le cadre des nombres positifs. Il est nécessaire que le sens et les propriétés
|
||||
de la multiplication soient bien stabilisés avant d’aborder la division.
|
||||
|
||||
L’addition et la soustraction
|
||||
Beaucoup de situations en lien avec la vie courante peuvent illustrer l’addition de deux nombres
|
||||
relatifs. Celle-ci permet en effet de modéliser soit le bilan de deux variations (gains et pertes, montées
|
||||
et descentes d’un ascenseur, déplacements vers la droite ou vers la gauche le long de la droite
|
||||
graduée), soit l’application d’une variation (augmentation, diminution) à un état (température, altitude,
|
||||
solde d’un compte financier, score d’un joueur). La variété des contextes utilisés évitera que la
|
||||
prégnance d’un modèle empêche la construction du statut de nombre.
|
||||
Une pratique routinière, notamment sous forme de calcul mental, d’additions entre nombres relatifs
|
||||
permettra l’automatisation progressive de la règle d’addition, sans qu’il soit nécessaire de la
|
||||
formaliser. L’élève pourra alors s’affranchir du recours à un modèle concret ou à la droite graduée.
|
||||
L’introduction de la soustraction suppose que soient bien installées l’addition et la notion d’opposé,
|
||||
𝑎 − 𝑏 étant défini comme égal à 𝑎 + op(𝑏). Il est alors possible d’interpréter le résultat d’une addition
|
||||
à trou comme la différence de deux nombres relatifs.
|
||||
|
||||
La simplification des calculs
|
||||
L’élève dispose alors de tous les éléments permettant de justifier la simplification de calculs
|
||||
enchaînant des additions et des soustractions sur des nombres relatifs, du type 2 + (−5) + 4.
|
||||
La simplification des expressions repose sur la définition de la soustraction dans D, puisque, sur
|
||||
l’exemple précédent, 2 + (−5) = 2 − 5. Dans les expressions simplifiées, les seuls signes restants
|
||||
sont des signes d’opérations (additions et soustractions), sauf dans le cas où le premier terme de la
|
||||
somme est un nombre négatif comme dans (−2) + 3 − 5. Progressivement, l’élève dégage des
|
||||
méthodes efficaces pour effectuer une suite d’additions et de soustractions de nombres relatifs,
|
||||
notamment la neutralisation des opposés et le regroupement des nombres de même signe.
|
||||
Beaucoup de situations concrètes se prêtent à ce type de calculs : moyennes de températures,
|
||||
mouvements dans les deux sens, bilans financiers de gains et de pertes, scores de jeu.
|
||||
Le choix des nombres décimaux mis en jeu et le nombre d’opérations à enchaîner constituent des
|
||||
éléments de différenciation.
|
||||
|
||||
La multiplication
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||||
La multiplication des décimaux relatifs pourra être approchée en plusieurs étapes, conduites par le
|
||||
professeur, sur des exemples génériques simples, une fois que la compréhension et l’utilisation de
|
||||
l’addition et de la soustraction aura été stabilisée :
|
||||
1. la multiplication d’un entier naturel par un entier négatif sollicite le sens premier de la
|
||||
multiplication comme addition itérée ∶ 2 × (−3) = (−3) + (−3) = (−6) (verbalisée en « deux
|
||||
fois (−3) ») ;
|
||||
2. le principe de permanence permet d’étendre aux nombres relatifs une égalité du type
|
||||
2 × 3 = 3 × 2 et de définir(−3) × 2 comme étant égal à 2 × (−3) ;
|
||||
3. la justification de l’égalité (−2) × (−3) = 6 repose sur le fait que (−2) × (−3) + 2 × (−3) =
|
||||
((−2) + 2) × (−3) = 0 × (−3) = 0, à condition d’admettre l’extension aux nombres relatifs
|
||||
de la distributivité de la multiplication par rapport à l’addition, connue chez les décimaux
|
||||
positifs, et le résultat de la multiplication par 0.
|
||||
|
||||
La règle permettant de calculer le produit de deux nombres relatifs pourra alors être institutionnalisée,
|
||||
notamment au niveau du signe du produit.
|
||||
Si la métaphore des amis et des ennemis est une aide à la mémorisation de la règle des signes,
|
||||
il importe d’insister sur le fait qu’elle n’en constitue en aucune manière une justification.
|
||||
Une pratique routinière (mentale et écrite) de multiplications sur les nombres relatifs permet de
|
||||
découvrir, puis d’utiliser, des propriétés mathématiques essentielles comme l’effet de la multiplication
|
||||
par (−1), le signe d’un produit de plusieurs facteurs, l’associativité de la multiplication, etc.
|
||||
Enfin, on veillera à ne pas se limiter trop longtemps à des multiplications entre entiers relatifs car cela
|
||||
risquerait de renforcer l’obstacle dû à la seule conception de la multiplication comme addition itérée.
|
||||
Le choix des nombres décimaux mis en jeu est encore un élément de différenciation
|
||||
|
||||
La division
|
||||
Le quotient de deux nombres relatifs est introduit à partir d’exemples de multiplications à trous et du
|
||||
prolongement de la définition du quotient de a par b (le nombre par lequel il faut multiplier 𝑏 pour
|
||||
obtenir𝑎), dans une démarche similaire à celle utilisée pour l’introduction de la soustraction.
|
||||
La règle des signes pour un quotient est démontrée à partir de celle qui régit le signe d’un produit.
|
||||
−4 4
|
||||
À ce stade, on distingue , solution de la multiplication à trous 3 × … = −4 et , solution
|
||||
3 −3
|
||||
de l’équation à trous (−3) × … = 4.
|
||||
−4 (−3)×(−4)
|
||||
En admettant que (−3) × = (extension de la propriété connue du produit d’un entier positif
|
||||
3 3
|
||||
−4 12
|
||||
par une fraction), il vient (−3) × = = 4 ; donc le nombre par lequel on multiplie (−3) pour obtenir
|
||||
3 3
|
||||
4 −4 4 −4
|
||||
4 est à la fois et , donc =
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−3 3 −3 3
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Enfin, en étendant la règle d’addition de deux fractions de même dénominateur, il vient
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−4 4 (−4 + 4) 0
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+ = = =0
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3 3 3 3
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−4 4 4
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Ce qui permet de justifier que = = − .
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3 −3 3
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L’acquisition de ces notions délicates se fera dans la durée, et permettra d’aborder la distinction entre
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opposé et inverse.
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Les nombres rationnels négatifs
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En cours de cycle, et parallèlement à la consolidation du calcul fractionnaire, les propriétés des
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opérations entre décimaux relatifs seront étendues, toujours selon le principe de permanence, aux
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nombres rationnels, positifs ou négatifs.
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Stratégies d’enseignement
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L’histoire nous apprend qu’il a fallu du temps pour que les nombres négatifs s’imposent véritablement
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en tant que nombres. Utilisés pour des besoins comptables (créances, dettes), ils ont longtemps servi
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en mathématiques comme outils de calcul, voire comme intermédiaires de calcul dans la résolution
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d’équations. Il a fallu attendre les mathématiques modernes et la théorie des structures pour les définir
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comme des classes d’équivalence de couples d’entiers naturels. La transposition didactique de cette
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notion est délicate et explique les difficultés à appréhender en tant que nombres des objets définis
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« en-dessous de 0 », alors même qu’ils sont utilisés dans la vie courante où l’on parle aussi bien d’une
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température de −7 °C ou d’une profondeur de −35 m que d’un bilan financier de −400 €.
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Des grandeurs comme la température, la date ou l’altitude peuvent être ordonnées et comparées ;
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ce sont des grandeurs dites « repérables » ; elles peuvent servir de modèles pour introduire, comparer
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et ordonner des nombres relatifs. En revanche, quand on mélange 100 g d’eau à la température de
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50 °C et 100 g d’eau à la température de 10 °C, on obtient 200 g d’eau dont la température n’est pas
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60 °C (mais plutôt de l’ordre de 30 °C). On dit que la température est une grandeur non mesurable.
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L’interprétation de l’addition des relatifs dans des contextes concrets de grandeurs repérables mais
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non mesurables (température, altitude, date) nécessite d’attribuer aux deux nombres en jeu des
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significations différentes. Ainsi, si on souhaite s’appuyer sur le contexte des températures pour
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introduire ou interpréter l’égalité 3 + (−4) = (−1), on peut, par exemple, attribuer aux nombres 3 et
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(−1) un statut d’état (température initiale de 3 °C et température finale de −1 °C, alors que le nombre
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(−4) a le statut d’une variation (diminution de 4 °C).
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S’ils constituent une aide indéniable pour la compréhension de l’addition, le modèle « gain-perte »,
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ou le modèle « montée-descente » peuvent constituer un réel obstacle à la compréhension de la
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multiplication de deux nombres, notamment s’ils sont tous deux négatifs.
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Les références à l’environnement familier des élèves et leur place dans la progression des
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apprentissages méritent donc d’être interrogées. Le professeur doit être conscient qu’une approche
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concrète, en référence à des grandeurs, peut engendrer des obstacles à plus ou moins long terme,
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notamment parce qu’il n’est pas possible de trouver un modèle concret permettant d’illustrer la
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multiplication. Par ailleurs, il faut savoir que certains élèves éprouvent des difficultés à s’affranchir du
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contexte d’introduction des nombres. Ceux-ci imposent en effet une image mentale dont il peut être
|
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difficile de se départir, empêchant in fine d’attribuer aux négatifs leur statut de nombre. Il importe donc
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de ne pas recourir à un unique modèle, par exemple celui des températures. Seule une pratique
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routinière de calculs additifs et soustractifs permet aux élèves de s’émanciper progressivement des
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contextes familiers, ce qui est un préalable à une bonne compréhension de la multiplication et de la
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division, dont les définitions ne peuvent être justifiées qu’à l’intérieur d’un cadre interne aux
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mathématiques.
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Aucun mode d’introduction des nombres négatifs ne peut, à lui seul, permettre l’atteinte de tous les
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objectifs visés et il y aura nécessairement des obstacles à franchir (par exemple les différents statuts
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du signe « moins »). Il importe toutefois que l’élève soit capable, en fin de cycle, d’appréhender un
|
||||
nombre négatif comme élément d’un nouvel ensemble de nombres, structuré par des opérations qui
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prolongent celles des décimaux positifs.
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Enfin, l’apprentissage du calcul sur ces nombres ne saurait se confiner à l’application de règles
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formelles imposées d’emblée à l’élève sans aucune justification.
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Différenciation
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Pour certains élèves, la compréhension des nombres négatifs demande du temps et nécessite le
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recours à des outils de représentation (contextes concrets, droite graduée) alors que d’autres les
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utilisent déjà de façon automatisée. Comme cela a déjà dit, ce sont les activités routinières de calcul
|
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qui permettent à tous les élèves de s’affranchir progressivement de ces contextes concrets pour
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appréhender les relatifs comme des nombres. En termes de calcul, la différenciation s’effectue au
|
||||
niveau de l’écriture et de la nature des nombres (entiers, décimaux non entiers, fractions) et du
|
||||
nombre d’étapes. L’utilisation de parenthèses englobant les deux symboles d’écriture d’un nombre
|
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négatif et la représentation de l’opposé sous la forme op() peuvent être maintenues plus longtemps
|
||||
pour certains élèves que pour d’autres.
|
||||
Dans le cadre d’un approfondissement, on peut proposer à certains élèves des activités de repérage
|
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pour lesquelles le nombre 0 n’est pas visible sur la partie proposée de la droite graduée, comme dans
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les deux exemples suivants :
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Trouver les nombres qui correspondent aux flèches, sachant qu’une graduation correspond à une
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unité
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– 20
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Sur la droite graduée ci-dessous, une graduation correspond à une unité.
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Placer les nombres – 105, – 81 et – 78
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– 100
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Exemples de situations d’apprentissage
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Classes de problème
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repérage de dates, calcul de durées sur une frise chronologique ;
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repérage de distances sur une droite graduée ;
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comparaison de températures, calcul de moyennes de températures ;
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bilans financiers ;
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lecture, interprétation et production de diagrammes et de graphiques faisant intervenir
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des nombres relatifs ;
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repérage dans le plan et dans l’espace.
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Exemples d’activité
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Exemples de questions flash
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Exemples de tâches intermédiaires :
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Le jeu de Jungle math speed
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Le labyrinthe
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Exemple d’activité avec prise d’initiative : le jeu-concours
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Ressources complémentaires
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Les ressources proposées ci-après constituent des compléments et des approfondissements utiles
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pour aborder la notion de nombre relatif avec les élèves :
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||||
Les nombres au collège
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Le calcul numérique au collège
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Enseigner les nombres relatifs au collège – REPÈRES IREM.n°73 –
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octobre 2008 (IREM d’Aquitaine)
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e
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||||
Des maths ensemble et pour chacun 5 – Jean-Philippe Rouquès et Hélène Staïner
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– Sceren CRDP Pays de Loire
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e
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Les nombres relatifs en 5 – proposition de Parcours d’Étude et de Recherche.
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||||
Groupe didactique de l’IREM d’Aix-Marseille.
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||||
Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
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MATHÉMATIQUES
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Nombres et calculs
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Puissances
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Objectifs
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La notion de puissance n’intervient pas au cycle 3. Il revient donc au cycle 4 d’introduire cette
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cinquième opération. L’objectif est d’abord, à partir de situations numériques qui la motivent,
|
||||
d’amener la notation exponentielle comme un raccourci d’écriture, puis de familiariser l’élève
|
||||
à sa compréhension et à son usage. L’élève peut découvrir les opérations sur les puissances
|
||||
au gré des calculs, à partir des écritures développées qui en donnent une image mentale. Ces
|
||||
propriétés peuvent être mises en évidence par le professeur, sur des exemples génériques,
|
||||
mais leur formalisation n’est pas un attendu de fin de cycle. Exemple : pour le calcul de 38 × 32,
|
||||
il convient d’installer l’image mentale des facteurs (huit facteurs 3 d’une part, deux de l’autre)
|
||||
pour visualiser le résultat sous forme de dix facteurs 3. L’apprentissage sur les puissances
|
||||
se construit sur le sens, à partir de situations issues des mathématiques ou des domaines
|
||||
scientifiques et technologiques. La calculatrice et le tableur, ainsi que les algorithmes de
|
||||
calcul, enrichissent la compréhension tout en facilitant les calculs. Les activités mentales,
|
||||
fréquentes et régulières, permettent à l’élève de construire des automatismes.
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Liens avec les domaines du socle
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La notation d’une multiplication itérée sous forme de puissance permet d’effectuer de manière
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efficace certains calculs en utilisant un langage mathématique adapté (domaine 1). Il en est de
|
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même de la notation scientifique.
|
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Par ailleurs, les puissances constituent un outil de modélisation permettant de résoudre
|
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des problèmes qui relèvent notamment des systèmes naturels et des systèmes techniques
|
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(domaine 4). Les puissances de dix fournissent une interprétation commode des ordres de
|
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grandeur.
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Progressivité des apprentissages
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Le cas des puissances de dix d’exposant entier naturel, prenant appui sur l’écriture décimale
|
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déjà envisagée au cycle 3, fait l’objet d’une étude en soi dès la classe de 4e, en liaison avec les
|
||||
problèmes scientifiques ou technologiques. Les exposants négatifs d’une puissance de dix
|
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sont introduits avec progressivité, en fin de 4e ou en début de 3e. La définition des exposants
|
||||
1 et 0, ainsi que celle des exposants négatifs, sont amenées avec précaution, par exemple en
|
||||
examinant pour le nombre 10n (n ≥ 2) l’effet sur l’exposant de divisions successives par 10.
|
||||
Pour une base quelconque, les exposants positifs sont envisagés en classe de 4e ou de 3e,
|
||||
en fonction de la progression retenue. La notation an peut être introduite avec les exposants
|
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2 et 3 comme un raccourci d’écriture exprimant par exemple l’aire d’un carré ou le volume
|
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d’un cube ; pour n entier relatif quelconque, on peut l’amener si elle prend sens à travers une
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situation donnée, mais sa maîtrise n’est pas un objectif du collège.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
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Stratégies d’enseignement
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Du cas particulier des puissances de dix au cas général
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Le programme du cycle 4 autorise soit d’initier un travail spécifique sur les puissances de dix,
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et de le prolonger aux puissances de base quelconque, soit d’adopter la démarche inverse,
|
||||
qui consiste à passer du cas général au cas particulier. La première démarche est toutefois
|
||||
recommandée, car elle respecte davantage la possibilité d’instaurer une progression de cycle
|
||||
différenciée. Avec cette démarche la notation an, pour un nombre a quelconque et n entier
|
||||
naturel, peut être amenée soit en fin de 4e soit en 3e. D’autre part, il est important que l’élève
|
||||
soit familiarisé au plus tôt avec les puissances de dix afin d’être mieux préparé à leur usage
|
||||
dans les sciences appliquées et la technologie.
|
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|
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Introduire les puissances de dix
|
||||
La notation 10… n’est à aucun moment mentionnée dans le programme du cycle 3. Il est
|
||||
cependant possible que des élèves l’aient côtoyée avant le cycle 4, avec l’idée reçue selon
|
||||
laquelle l’exposant, qu’il soit positif ou négatif, est lié au nombre de zéros dans l’écriture
|
||||
décimale. Cette conception peut s’avérer utile dans la manipulation des puissances de dix en
|
||||
écriture décimale, mais elle présente deux inconvénients :
|
||||
• l’un est d’ordre mathématique, car le nombre « dix puissance n » doit être défini de façon
|
||||
intrinsèque, c’est-à-dire sans référence à une base d’écriture ;
|
||||
• l’autre est didactique, car le fait de définir une puissance de dix en fonction du nombre de
|
||||
zéros peut occasionner un obstacle important dans la compréhension des puissances d’un
|
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autre nombre.
|
||||
Il est donc préférable de définir une puissance de dix d’exposant supérieur ou égal à deux
|
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à partir du produit itéré, quitte à remarquer par la suite le lien avec le nombre de zéros de
|
||||
l’écriture décimale.
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Construire l’apprentissage sur le sens des notions
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L’apprentissage sur les puissances doit profitablement se fonder sur des situations qui la
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motivent. Celui des puissances de dix peut prendre appui sur des grands nombres issus de
|
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domaines scientifiques ou technologiques tels que l’astronomie, les sciences physiques,
|
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l’informatique, le traitement de l’information, pour ce qui est des exposants positifs.
|
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Les sciences de l’atome, la microbiologie, les sciences chimiques, les nanotechnologies
|
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fournissent des situations propices à côtoyer les exposants négatifs. Le thème « Organisation
|
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et transformations de la matière » du programme de physique-chimie se prête bien à une
|
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articulation avec les mathématiques. L’apprentissage des puissances de base quelconque peut
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être motivé par des situations mathématiques mettant en œuvre un produit itéré, comme le
|
||||
comptage de situations répétitives, ou l’observation de situations fractales dans la nature, les
|
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arts visuels, etc. Ces situations doivent motiver les apprentissages, mais aussi les nourrir en
|
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permanence à travers des problèmes porteurs de sens.
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Notation scientifique, ordre de grandeur
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• Tout nombre décimal non nul peut se noter sous la forme A × 10n, où A est un nombre déci-
|
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mal vérifiant 1 ≤ A < 10 et n est un entier relatif. Cette écriture est la notation scientifique du
|
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décimal, qu’il convient d’introduire sur des exemples numériques. Elle peut être rattachée à
|
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ses nombreuses utilisations en physique-chimie, dans le domaine du calcul de grandeurs et
|
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celui des conversions d’unités.
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||||
• L’élève doit apprendre à utiliser la syntaxe de sa calculatrice relativement à la notation
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scientifique, pour la lecture et pour l’écriture.
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• La notion d’ordre de grandeur peut être rattachée à la valeur de l’exposant n dans la nota-
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
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tion scientifique. S’agissant de certaines grandeurs, cette notion donne l’occasion d’établir
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un lien avec les préfixes des unités multiples mentionnées dans le programme (kilo = 103,
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méga, giga, ou milli, micro, nano), ou peut-être d’autres (téra, pico …) s’ils interviennent
|
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dans une situation donnée.
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Introduction des exposants 0 et 1, des puissances négatives
|
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La définition des exposants 0 et 1, de même que celle des exposants négatifs, demandent
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certaines précautions car il ne s’agit plus de produits itérés. Pour en faire accepter les
|
||||
définitions, une possibilité consiste à faire observer sur un exemple numérique le fait que,
|
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pour une puissance d’exposant positif, une division par la base revient à diminuer l’exposant
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d’une unité :
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NOMBRE ÉCRITURE DÉVELOPPÉE EXPOSANT
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104 10×10×10×10 4
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÷10
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103 10×10×10 3
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÷10
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102 10×10 2
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En s’affranchissant de l’écriture développée, il est acceptable – et même intéressant – de
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poursuivre la décrémentation de l’exposant par des divisions successives. Cela permet de
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définir successivement :
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; etc.
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Le développement précédent est un exemple générique au sens suivant : le procédé conduit
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avec le nombre 10 serait analogue en substituant au nombre 10 une base a quelconque (a ≠ 0).
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On pourra établir le lien entre la notation des puissances et les unités utilisées en physique-
|
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chimie ou dans le thème grandeurs et mesures, telles que vitesse, volume, concentration,
|
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masse volumique, débit, etc. : m.s-1, m3, kg.m-3, l.s-1, etc.
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Utilisation des outils numériques et de l’algorithmique
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Les calculatrices et logiciels ont une syntaxe permettant le calcul des puissances. L’élève doit
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dans un premier temps se familiariser avec celle-ci. Un algorithme itératif de calcul peut être
|
||||
intéressant à mettre en œuvre :
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• avec un tableur, pour dresser la liste de puissances successives d’un même nombre ;
|
||||
• avec le logiciel Scratch, qui ne possède pas la touche d’exposant.
|
||||
Par ailleurs, certaines situations font intervenir des multiplications itérées et, de ce fait,
|
||||
se prêtent bien à une activité algorithmique.
|
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Exemple : la croissance d’une population de bactéries (voir dans les exemples de tâche
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intermédiaire).
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Différenciation
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Sur le thème des puissances, la différenciation peut s’exercer à travers plusieurs pistes.
|
||||
Elle relève d’abord de l’écriture exponentielle, qui peut demeurer au stade numérique pour
|
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les élèves n’ayant pas la maturité suffisante pour comprendre une définition littérale. Cela
|
||||
n’empêche pas de leur proposer des situations qui se modélisent par des itérations de
|
||||
multiplications. La différenciation peut également s’exercer dans la formalisation de certaines
|
||||
propriétés calculatoires, telle que 34 × 35 = 34+5, qu’il n’est pas interdit de souligner dès lors
|
||||
que l’élève a lui-même remarqué ces propriétés à partir d’une pratique visuelle des produits
|
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développés, et sans pour autant que ces propriétés soient exigibles.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 3
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
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Exemples de situations d’apprentissage
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Classes de problèmes
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• problèmes de nature scientifique et technologique ;
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• calculs d’ordres de grandeur ;
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• infiniment grand et infiniment petit ;
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• multiples et sous-multiples de grandeurs usuelles ;
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• situations multiplicatives simples de dénombrement ;
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• situations fractales en géométrie.
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Exemples d’activités
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• Exemples de questions flash
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• Exemples de tâches intermédiaires :
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--Curiosités numériques
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--Nombres de Mersenne et nombres parfaits
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--Croissance d’une population de bactéries
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--Multiples de l’octet
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||||
--Dilution en homéopathie
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• Exemples d’activités avec prise d’initiative :
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--Tous cousins
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--L’arbre fractal
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Interdisciplinarité
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La notion de puissance se prête bien à des activités interdisciplinaires et trouve toute sa place
|
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dans le cadre des EPI (enseignements pratiques interdisciplinaire). Par exemple :
|
||||
• Dans la thématique « Corps, santé, bien-être et sécurité » : les unités CH en homéopathie ;
|
||||
• Dans la thématique « Culture et création artistiques » : les fractales ;
|
||||
• Dans la thématique « Information, communication et citoyenneté » : le stockage de données
|
||||
numériques sur un support (disque dur, clé USB, …), la transmission d’information ;
|
||||
• Dans la thématique « Sciences, technologie et société » : l’infiniment grand et l’infiniment
|
||||
petit, la rapidité des processeurs ;
|
||||
• Dans l’enseignement « Monde économique et professionnel » : la modélisation plane pour
|
||||
traiter certains problèmes liés au monde économique et professionnel.
|
||||
Ressources complémentaires
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||||
La ressource proposée ci-après constitue un complément et un approfondissement utiles pour
|
||||
aborder la notion de puissance avec les élèves :
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||||
• Laure Guérin, La démarche d’investigation à travers un parcours d’étude et de recherche,
|
||||
exemple des puissances en classe de 4e, IREM de Clermont-Ferrand.
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@@ -0,0 +1,19 @@
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Author: Utilisateur
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Creator: Microsoft® Word 2010
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Producer: Microsoft® Word 2010
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CreationDate: Tue Mar 22 09:49:49 2016 Paris, Madrid
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ModDate: Tue Mar 22 09:49:49 2016 Paris, Madrid
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Custom Metadata: no
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Metadata Stream: no
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Tagged: yes
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UserProperties: no
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Suspects: no
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Utiliser les nombres pour comparer,
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calculer et résoudre des problèmes :
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les fractions
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Objectifs
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Au cycle 3, l’élève a découvert la notion de fraction en explorant progressivement différentes
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conceptions possibles et différents contextes : partage de l’unité, partage de grandeurs, repérage sur
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une demi-droite graduée, encadrement entre deux entiers consécutifs, expression d’une part d’une
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||||
quantité, mesures (longueurs, aires). Il a été amené à donner du sens aux nombres décimaux à partir
|
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de leur désignation sous forme de fractions décimales ou de somme de fractions décimales. Il a perçu
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la fraction comme le quotient de deux nombres entiers. Il a utilisé la fraction pour résoudre des
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problèmes.
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𝑎
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Au cycle 4, on s'intéresse au quotient de deux nombres 𝑎 et 𝑏, 𝑏 ≠ 0, quelconques, défini comme le
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𝑏
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nombre dont le produit par 𝑏 vaut 𝑎. Le professeur prendra conscience que cette définition n’est pas
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d’accès facile, et pourra proposer aux élèves de chercher comment la reformuler.
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La « vision-partage » de la fraction continue à être mobilisée. Le terme « vision-partage » est à
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7
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comprendre au sens où, par exemple, la fraction évoque ce qui est obtenu en partageant l’unité en 4
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4
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7
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parts égales et en reportant 7 de ces parts, ce qui correspond d'ailleurs à la lecture sept quarts ( c’est
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4
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7 fois le quart de l’unité).
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||||
L’articulation entre nombres décimaux et fractions est renforcée afin d’assurer la maîtrise de l’écriture
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de position et des différentes désignations d’un nombre. Progressivement, l’élève est amené à
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||||
mobiliser la « vision-nombre » de la fraction pour résoudre des problèmes, en lien notamment avec la
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||||
proportionnalité, pour effectuer des calculs et des comparaisons sur les fractions et les quotients, pour
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||||
exprimer une fréquence ou une probabilité, pour donner un ordre de grandeur d’un résultat.
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7
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||||
Le terme « vision-nombre » est donc à comprendre au sens où, par exemple, le quotient est le
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4
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7 1
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nombre dont le produit par 4 vaut 7 et peut être mobilisé, par exemple, pour prouver que = 7 × .
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4 4
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Le document « Le calcul numérique au collège » proposait, pages 11 et 12, de démontrer, dans le cas
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||||
général, la propriété relative à la somme de deux quotients de même dénominateur, à savoir
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a b a+b
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+ = , pour tous nombres 𝑎, 𝑏 et 𝑐, 𝑐 ≠ 0. Une telle démonstration ne peut être travaillée dans sa
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||||
c c c
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||||
forme générale qu’avec certaines classes ou certains groupes d’élèves, dans une perspective
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||||
d’approfondissement. Mais l’élaboration d’un raisonnement utilisant des exemples génériques peut
|
||||
venir en appui d’une remédiation.
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||||
La mise en place de techniques de calcul s’appuie en permanence sur le sens et la résolution de
|
||||
problèmes, notamment en liaison avec les autres disciplines scientifiques.
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||||
La définition d’un nombre rationnel comme nombre pouvant s’écrire comme quotient d'entiers permet
|
||||
de travailler simultanément sur des entiers, des décimaux, des relatifs et des fractions, sans ordre
|
||||
particulier entre eux, en construisant ainsi les attendus de fin de cycle 4 relatifs à la notion de
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||||
divisibilité et aux nombres rationnels.
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||||
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Liens avec les domaines du socle
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||||
La production et l’utilisation de différentes représentations d’une fraction (décompositions additives,
|
||||
multiplicatives, cas des fractions décimales, repérage sur une droite graduée) permettent de conduire
|
||||
intelligemment un calcul mental, posé ou instrumenté (domaine 1). L’explication d’un tel calcul, à l’oral
|
||||
ou à l’écrit, pour valider la démarche qui lui correspond ou montrer son efficacité conduit à argumenter
|
||||
pour convaincre (domaine 3).
|
||||
La résolution de problèmes issus des sciences et techniques mettant en jeu des fractions
|
||||
(reconnaissance d’une situation de proportionnalité, évaluation d’une proportion, d’un pourcentage,
|
||||
traitement de données statistiques, contrôle de la vraisemblance de résultats) favorisent la
|
||||
compréhension du monde (domaines 4 et 5).
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||||
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||||
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Progressivité des apprentissages
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||||
Tout au long du cycle 4, on entretient la « vision-partage » de la fraction. La « vision-nombre » de la
|
||||
fraction est progressivement construite et mobilisée :
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||||
dès le début du cycle, l’élève calcule et compare des proportions, des fréquences ;
|
||||
dès le début du cycle, l’élève est entraîné à reconnaître des fractions égales, à raisonner pour
|
||||
justifier que des quotients sont égaux, qu’un quotient est un nombre rationnel ou non, qu’une
|
||||
fraction est décimale ou non ;
|
||||
dès le début du cycle, l’élève est conduit à additionner, soustraire et multiplier par un entier
|
||||
des fractions de signe quelconque ;
|
||||
progressivement, l’élève est conduit à additionner, soustraire, multiplier et diviser des
|
||||
quotients ; à identifier, exprimer sous différentes formes et/ou justifier qu’un nombre est
|
||||
l’inverse d’un autre ; la progressivité repose principalement sur la nature des nombres mis en
|
||||
jeu ;
|
||||
en classe de troisième, l’élève aborde la notion de fraction irréductible.
|
||||
|
||||
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||||
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||||
Stratégies d'enseignement
|
||||
Les « activités mentales » (calcul mental, autres types de questions flash) contribuent à la
|
||||
construction du sens (« vision-partage » et « vision-nombre » de la fraction) et des automatismes sur
|
||||
les opérations et les comparaisons. Ainsi, il convient, tout au long du cycle 4, de :
|
||||
|
||||
développer la capacité à comparer des nombres sans recourir à une technique chaque fois
|
||||
qu’une comparaison raisonnée peut être réalisée : positionnement des fractions par rapport à
|
||||
des entiers, ordre de grandeur, simplification des fractions pour les rendre facilement
|
||||
comparables ;
|
||||
mettre en place la technique de comparaison liée à la réduction au même dénominateur ;
|
||||
faire prendre conscience du fait qu’il est possible d’intercaler une infinité de nombres
|
||||
rationnels entre deux nombres rationnels donnés.
|
||||
|
||||
Sur la durée du cycle, les activités mentales permettent aussi de réactiver des savoirs et savoir-faire ;
|
||||
elles peuvent concourir à une évaluation diagnostique.
|
||||
Ainsi, par exemple, dès le début du cycle, avant la première séquence sur les fractions, un « Vrai ou
|
||||
Faux » du type suivant permet de réactiver les attendus de fin de cycle 3 :
|
||||
|
||||
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3 8
|
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+ =1;
|
||||
11 11
|
||||
2 8
|
||||
+ <1;
|
||||
9 9
|
||||
il existe plus de 100 quotients, compris entre 1 et 2, ayant 6 comme dénominateur ;
|
||||
1 2 7
|
||||
sept segments de longueurs respectives ; ; ... ; alignés bout à bout forment un
|
||||
7 7 7
|
||||
segment de longueur 4.
|
||||
|
||||
|
||||
Un tel exercice, à vocation diagnostique, peut utilement être intégré dans une « stratégie »
|
||||
d’évaluation et exploité au service de la formation de tous les élèves, par exemple selon le
|
||||
« schéma » suivant :
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||||
1. passation du « vrai ou faux » ;
|
||||
2. collecte des réponses des élèves (en classe ou « hors du temps de classe » au collège via
|
||||
l’ENT en utilisant un l’outil « formulaire », par exemple) ;
|
||||
3. traitement statistique des réponses et identification des erreurs ;
|
||||
4. remédiation différenciée ;
|
||||
5. nouveau temps d’évaluation diagnostique (on répète les étapes1. à 3., le 1. pouvant prendre
|
||||
une forme différente : calcul mental, autre type de question flash) ;
|
||||
6. test dans le devoir bilan suivant, entre autres, de ce qui a fait l’objet de l’évaluation
|
||||
diagnostique puis d’une remédiation ;
|
||||
7. réactivation, au long de l’année, en fonction des besoins des élèves.
|
||||
|
||||
Le travail sur l'erreur s'appuie sur un retour au sens, en lien avec la définition du quotient, les ordres
|
||||
de grandeur, la production d’exemples et de contre-exemples et l’apprentissage du raisonnement.
|
||||
L’oral constitue une aide à la compréhension et participe du traitement de l'erreur (verbalisation de
|
||||
décompositions additives ; mise en œuvre de la définition du quotient ; identification, explication puis
|
||||
rectification d’une erreur).
|
||||
Ainsi, par exemple, à l’occasion de la résolution d’un problème de partage, quelques élèves ont écrit :
|
||||
1 2 3
|
||||
« + = ». Un travail sur l’erreur doit alors être conduit et porter sur le sens. Il peut consister en :
|
||||
2 5 7
|
||||
|
||||
un contrôle du résultat
|
||||
modalité pédagogique : question/relance (doute, usage de la calculatrice) du professeur lors
|
||||
de la production écrite ;
|
||||
1 3
|
||||
un questionnement sur la vraisemblance du résultat (comparaison de et puis question :
|
||||
2 7
|
||||
1 3
|
||||
« en ajoutant un nombre positif à , est-il raisonnable de trouver ? »)
|
||||
2 7
|
||||
modalité pédagogique : débat en classe ;
|
||||
1 2 3
|
||||
l’élaboration de la preuve du fait que + ≠ (mise en œuvre de la définition du quotient de
|
||||
2 5 7
|
||||
deux nombres, par exemple en faisant calculer le produit de l’un et l’autre des deux membres
|
||||
de l’égalité par 70 – lien avec l’arithmétique)
|
||||
modalité pédagogique : production écrite individuelle hors du temps de classe ;
|
||||
a 1 a 1+a
|
||||
un approfondissement : « peut-on trouver une fraction telle que + = ? » (production
|
||||
b 2 b 2+b
|
||||
d’exemples)
|
||||
modalité pédagogique : en classe, réflexion individuelle, travail en groupes, à l’oral :
|
||||
présentation des résultats du groupe par un rapporteur.
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||||
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||||
|
||||
Différenciation
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Dans ce thème, la différenciation peut notamment consister en :
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un accompagnement spécifique que ce soit pour des travaux en classe ou hors la classe ;
|
||||
une action sur les variables didactiques dans le cadre de la résolution de problèmes
|
||||
(exemple : s’il s’agit de calculer le complément à 1 de la somme de deux fractions, selon que
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||||
1 1 1 1 1 2
|
||||
l’on choisisse + ou + ou encore + , le degré de technicité varie ce qui peut conduire à
|
||||
3 3 3 6 3 7
|
||||
proposer tel ou tel cas à différents élèves en fonction de leurs besoins) ;
|
||||
l’élaboration de la preuve d’un résultat général, propriété (somme, produit ou quotient de deux
|
||||
fractions, par exemple) ou solution d’un problème (voir la tâche intermédiaire « Vitesse
|
||||
moyenne lors d’un aller-retour », par exemple), à l’aide d’un exemple générique ; la
|
||||
démonstration dans le cas général pouvant faire l’objet d’un prolongement proposé à certains
|
||||
élèves.
|
||||
|
||||
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Exemples de situations d’apprentissage
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Classes de problèmes
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Activités mentales
|
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Programmes de calcul
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Problèmes de partage, de repérage
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||||
Calcul sur les mesures de grandeurs (longueurs, aires, volumes, angles, durée, vitesse,
|
||||
masse)
|
||||
Problèmes de construction
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||||
Reconnaissance de situations de proportionnalité
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|
||||
|
||||
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Exemples d’activités
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Exemples de questions flash :
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Exemple 1 : « Vision-partage » de la fraction
|
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Exemple 2 : Calcul avec les fractions
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Exemple 3 : sens du quotient
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Exemple 4 : travail sur l’erreur
|
||||
Exemple de tâche intermédiaire : Vitesse moyenne lors d’un aller-retour
|
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Exemple d’activité avec prise d’initiative : Âge moyen
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||||
Interdisciplinarité
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||||
L’interdisciplinarité donne du sens et constitue un levier pour l’apprentissage.
|
||||
L’emploi des fractions dans les modèles de proportionnalité, le traitement statistiques de données, le
|
||||
calcul de probabilités et le champ des grandeurs et mesures doit conduire à placer les élèves devant
|
||||
des problèmes relevant de ces champs et issus des disciplines scientifiques ainsi que du monde
|
||||
économique et de la vie quotidienne.
|
||||
Des EPI portant sur les thématiques « Monde économique et professionnel », « Transition écologique
|
||||
et développement durable », « Sciences, technologie et société » et « Corps, santé, bien-être et
|
||||
sécurité » seront l’occasion de construire l’attendu de fin de cycle « Utiliser les nombres pour
|
||||
comparer, calculer et résoudre des problèmes ».
|
||||
|
||||
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||||
|
||||
Ressources complémentaires
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Les ressources proposées ci-après constituent des compléments et des approfondissements utiles
|
||||
pour aborder la notion de fraction avec les élèves. Certains de ces documents ont été produits dans le
|
||||
cadre de l'accompagnement de programmes de mathématiques antérieurs. À ce titre, ces ressources
|
||||
s'inscrivent dans un contexte pédagogique désormais ancien. Néanmoins, elles proposent des
|
||||
éléments toujours pertinents pour aborder le thème des fractions.
|
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Le calcul numérique au collège
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||||
Les nombres au collège
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Raisonnement et démonstration
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||||
Le calcul sous toutes ses formes au collège et au lycée
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||||
Quotients, proportionnalité, grandeurs , André Pressiat, (décembre 2002).
|
||||
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|
||||
Creator: Adobe InDesign CS6 (Macintosh)
|
||||
Producer: Adobe PDF Library 10.0.1
|
||||
CreationDate: Wed Mar 9 16:25:37 2016 Paris, Madrid
|
||||
ModDate: Wed Mar 9 16:25:37 2016 Paris, Madrid
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|
||||
Informer et accompagner
|
||||
les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
|
||||
MATHÉMATIQUES
|
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Ressources transversales
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La différenciation pédagogique
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Le premier article du décret 2015-544 du 19 mai 2015 remplace l’article D332-2 du code de
|
||||
l’éducation par les dispositions suivantes : « Le collège dispense à chaque élève, sans distinction,
|
||||
une formation générale qui lui permet d’acquérir, au meilleur niveau de maîtrise possible, le socle
|
||||
commun de connaissances, de compétences et de culture défini en application de l’article L. 122-1-1
|
||||
et dont l’acquisition a commencé dès le début de la scolarité obligatoire. »
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
|
||||
L’enseignement au collège est ainsi organisé autour de la prise en compte du parcours
|
||||
personnel de formation de chaque élève, dans l’objectif d’une acquisition du socle commun au
|
||||
meilleur niveau de maîtrise possible, qui peut varier d’un élève à l’autre. Pour autant, le cadre
|
||||
du collège ne doit pas être remis en cause, et la création de filières doit être évitée, comme le
|
||||
rappelle l’annexe de la loi du 8 juillet 2013 : « Il convient de remettre en cause tout dispositif […]
|
||||
qui détournerait les élèves de l’objectif de maîtrise du socle et les enfermerait trop tôt dans une
|
||||
filière. »
|
||||
|
||||
Le rapport « Pour un collège démocratique » de Louis Legrand, en 1982, affirmait déjà :
|
||||
« admettre au collège tous les élèves de 11-12 ans, c’est obligatoirement créer une hétérogénéité
|
||||
de population scolaire qui ne saurait être traitée uniformément sans dommage. L’échec relatif des
|
||||
collèges — et de l’école élémentaire — vient précisément de cette absence de différenciation. »
|
||||
|
||||
1. On reprend ici des La différenciation pédagogique consiste1 à mettre en œuvre un ensemble diversifié de moyens
|
||||
éléments de la définition et de procédures d’enseignement et d’apprentissage pour permettre à des élèves d’aptitudes
|
||||
du Conseil supérieur de
|
||||
et de besoins différents d’atteindre par des voies différentes des objectifs communs.
|
||||
l’éducation du Québec.
|
||||
|
||||
Deux remarques s’imposent :
|
||||
• la différenciation pédagogique ne répond pas à la seule question de la difficulté scolaire et
|
||||
ne doit pas être réduite à la remédiation. Accompagner chaque élève dans son apprentissage
|
||||
pour acquérir le socle commun au meilleur niveau de maîtrise possible, c’est également
|
||||
accompagner l’élève qui est en réussite ;
|
||||
• la différenciation pédagogique ne saurait être limitée aux temps dédiés à l’accompagnement
|
||||
personnalisé.
|
||||
|
||||
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||||
Diversifier pour différencier
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||||
Les sciences de l’éducation ont coutume de distinguer la différenciation successive et la
|
||||
différenciation simultanée.
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Retrouvez Éduscol sur
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
|
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
|
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La différenciation successive
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Elle porte sur l’utilisation, les uns après les autres et dans le déroulement même du cours,
|
||||
de situations d’apprentissage, d’interactions, d’outils, de supports, suffisamment variés pour
|
||||
que chaque élève puisse trouver la manière de travailler qui lui convient le mieux. Pour décrire
|
||||
cette variété, on peut citer comme exemples :
|
||||
• le recours au texte, à l’image, au son ;
|
||||
• le tâtonnement expérimental, l’explication magistrale, la recherche individuelle, par petits
|
||||
groupes, en plénière.
|
||||
Ce type de différenciation est compatible avec le fonctionnement d’une leçon collective.
|
||||
|
||||
|
||||
La différenciation simultanée
|
||||
Au sein de la classe, les élèves, individuellement ou au sein de groupes, travaillent en
|
||||
même temps sur des tâches différentes adaptées à leurs besoins du moment. Ce mode de
|
||||
différenciation suppose que l’enseignant ait auparavant identifié ces besoins (soit à l’aide
|
||||
d’évaluations diagnostiques, soit à l’issue de l’observation fine de ses élèves au travail) et
|
||||
ait conçu les situations d’apprentissage et les organisations de classe les mieux adaptées à
|
||||
la réussite individuelle de chaque élève (plans de travail personnalisés, ateliers tournants,
|
||||
groupes d’entraide ou de besoin).
|
||||
|
||||
Pour ne pas marginaliser les élèves les plus fragiles et ne pas encore accroître les écarts,
|
||||
il convient de proposer majoritairement à tous les élèves des situations d’apprentissage
|
||||
visant les mêmes objectifs de formation, clairement identifiés par le professeur. En jouant
|
||||
sur certains paramètres didactiques et pédagogiques, il pourra concevoir différents
|
||||
cheminements d’apprentissage tenant compte de la variété des aptitudes et des besoins
|
||||
de ses élèves. Dans un souci de faisabilité et de réalisme, il importe que le nombre de ces
|
||||
cheminements reste limité.
|
||||
|
||||
Parmi les paramètres sur lesquels on peut jouer pour réaliser la différenciation, citons, de
|
||||
façon non exhaustive :
|
||||
• les variables didactiques : par exemple la nature et l’écriture des nombres engagés, le degré
|
||||
de complexité d’une figure géométrique, le nombre d’étapes d’un raisonnement ;
|
||||
• les supports (textes, images, vidéos, etc.) ;
|
||||
• les modalités d’organisation de la tâche à réaliser, en évaluation comme en formation.
|
||||
Celles-ci varient en fonction des outils mis à disposition, des aides apportées par l’ensei-
|
||||
gnant ou par les pairs, de la nature des consignes, du temps dont dispose l’élève, etc.
|
||||
• les processus mis en œuvre pour réaliser la tâche (raisonnement par tâtonnement, par es-
|
||||
sai-erreur, par déduction logique) ;
|
||||
• les productions attendues (écrites ou orales, individuelles ou par groupes, complètes ou
|
||||
partielles).
|
||||
|
||||
|
||||
Les variables didactiques
|
||||
|
||||
La situation de référence et l’objectif visé sont les mêmes pour tous, mais l’activité varie
|
||||
selon les valeurs données à certaines variables de la situation : les ressources disponibles
|
||||
(utilisation d’outils, guidage du professeur…) ; les contraintes imposées (un temps d’exécution
|
||||
variable, un support utilisé différent selon le niveau de l’élève, une demande de résultat écrit
|
||||
pour certains élèves quand pour d’autres c’est le professeur qui sert de secrétaire).
|
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
|
||||
CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
|
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||||
|
||||
À titre d’exemple, prenons comme situation de référence le célèbre puzzle de Brousseau (ou
|
||||
sa variante proposée par R. Charnay).
|
||||
|
||||
L’objectif de cette situation d’apprentissage est de faire identifier aux élèves qu’agrandir
|
||||
chacune des pièces du puzzle ne revient pas à ajouter le même nombre à toutes les mesures,
|
||||
mais à multiplier toutes les mesures par un même nombre.
|
||||
|
||||
Afin de faire face à l’hétérogénéité des élèves en termes de maîtrise calculatoire, la
|
||||
différenciation peut porter sur les nombres engagés dans le problème.
|
||||
|
||||
Ainsi, proposer à certains élèves des agrandissements du type « le côté qui mesure 8 cm devra
|
||||
mesurer 16 cm sur le puzzle agrandi », à d’autres « le côté qui mesure 8 cm devra mesurer
|
||||
12 cm sur le puzzle agrandi », à d’autres encore « le côté qui mesure 7 cm devra mesurer
|
||||
12 cm sur le puzzle agrandi », permet d’adapter la situation à différents niveaux de maîtrise
|
||||
des nombres. Le fait que, pour les uns le coefficient d’agrandissement soit un entier, pour
|
||||
d’autres un nombre décimal non entier, et pour d’autres enfin un rationnel non décimal, ne
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nuit pas à l’objectif principal de formation (le caractère multiplicatif de la situation), tout en
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tenant compte du degré de maîtrise de la notion de quotient.
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Notons que la différenciation peut aussi reposer sur la forme et le nombre des pièces du
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puzzle.
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Les supports
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Pour tenir compte des difficultés de lecture ou d’expression écrite de certains élèves, il
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importe de ne pas faire reposer tous les apprentissages sur la maîtrise du langage écrit
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(en compréhension comme en production), mais de jouer sur la multiplicité des supports
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d’information et de communication : images ou dessins, schémas, énoncés oraux, vidéos,
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écoute ou production d’enregistrements audio. Dans chaque cas, une explicitation des énoncés
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et des consignes et une vérification de leur bonne compréhension sont indispensables, surtout
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pour les élèves fragiles.
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Les procédures de résolution
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On parle parfois de différenciation par les procédures.
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Il s’agit de concevoir des activités permettant à chacun d’apporter sa propre solution, en
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faisant appel à ses propres procédures. Par exemple, pour la résolution d’une équation du
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premier degré, certains élèves peuvent trouver une solution approchée par essai-erreur, avec
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ou sans usage d’un tableur ou d’une calculatrice, tandis que d’autres mettent en œuvre la
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procédure algébrique de résolution. La mise en commun et la confrontation des différentes
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solutions, les échanges et les débats qu’elles ne manqueront pas de susciter se substituent
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alors à une correction qui consisterait à valider la solution experte.
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Pour permettre de diversifier les procédures mises en œuvre, le problème proposé ne doit
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pas induire a priori la réponse experte, mais permettre la coexistence de plusieurs niveaux
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ou plusieurs formes de réponses. Cette différenciation par les procédures ne demande pas
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de protocole ou de préparation très compliqués puisque tous les élèves travaillent au même
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moment sur la même tâche. Il s’agit simplement d’ouvrir le questionnement pour que chacun
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Retrouvez Éduscol sur soit capable, d’une manière ou d’une autre, de répondre aux questions posées avec ses
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méthodes propres, mais aussi de les confronter à celles utilisées par ses camarades.
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Il convient toutefois de prévoir des protocoles permettant de gérer la diversité des états
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d’avancement dans la réalisation de la tâche. Si la recherche s’inscrit dans une certaine
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durée, la variété des démarches de résolution (et du temps nécessaire à leur mise en place)
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peut en effet générer des problèmes de gestion de classe qu’il est préférable d’anticiper : il
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importe que tous les élèves s’impliquent dans la recherche et disposent d’un temps suffisant
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pour mettre en œuvre leur propre démarche ; il faut veiller à la fois à ce que les élèves les
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plus rapides ne soient pas freinés dans leur activité et à ce que leurs réponses ne retirent
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pas prématurément tout intérêt pour la tâche à leurs camarades plus lents. Enfin, lors de
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la confrontation des différentes procédures lors d’une plénière de synthèse, le professeur
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doit mettre en avant l’efficacité de la démarche experte sans stigmatiser les procédures
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personnelles moins performantes.
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On peut par exemple, dans un premier temps, éviter de donner le problème dans sa généralité.
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Si l’activité proposée commence par l’étude d’un cas particulier, les élèves plus rapides
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risquent moins de bousculer les autres. En outre, il est bienvenu de permettre aux élèves de
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poser eux-mêmes la question de la généralité du résultat obtenu sur un cas particulier.
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Les modalités d’organisation du travail
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Différentes organisations du travail en groupes peuvent être envisagées.
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Le groupe détaché au sein du groupe classe
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Les élèves ont à réaliser le même travail, sur le même support, avec les mêmes consignes.
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Ce qui varie est la modalité de début de séance : les élèves en difficulté sont regroupés autour
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de l’enseignant qui, par exemple, réactive des prérequis ou vérifie la bonne compréhension de
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l’énoncé et des consignes, tandis que les autres démarrent l’activité en autonomie.
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Les groupes de besoin
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Ces groupes sont constitués ponctuellement en fonction des difficultés momentanées
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rencontrées ou des nécessités d’approfondissement. Il s’agit donc de groupes homogènes,
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changeants : il est important que leur constitution ne soit pas fixée tout au long de l’année.
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Le groupe de besoin peut bénéficier d’une aide apportée par le professeur ou travailler
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en autonomie. L’activité qui lui est proposée doit lui permettre de progresser. Au sein du
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groupe, les élèves ont la même tâche à réaliser, mais ne travaillent pas nécessairement en
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coopération.
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Les groupes constitués des élèves les plus rapides pourront se voir proposer des questions
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« défi » qui ne donnent pas lieu à une mise en commun.
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Les groupes hétérogènes
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La répartition des élèves en groupes hétérogènes permet de différencier les rôles au sein du
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groupe afin que chacun puisse apporter sa part personnelle au travail collectif (par exemple :
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le rôle de « rapporteur » du groupe ou le rôle de « celui qui va montrer comment faire », etc.).
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Les compétences développées variant selon les rôles, on répartira les élèves en tenant compte
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des besoins d’apprentissage de chacun.
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La régulation au sein du groupe est un objectif relevant des compétences sociales à
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développer chez les élèves, mais elle incombe avant tout à l’enseignant qui doit gérer la
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nature des interactions entre pairs. La répartition entre concepteurs, exécutants et inactifs
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n’étant jamais exclue, il doit éviter deux risques de dérive : l’inactivité des plus faibles ou le
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confinement de leur activité à des tâches techniques ou « d’intendance » sans plus-value
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intellectuelle (par exemple le recopiage de la solution trouvée par les autres).
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L’aide des pairs
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À certains moments, un groupe hétérogène peut fonctionner sur le mode de l’entraide, un
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élève du groupe pouvant solliciter un ou plusieurs autres pour une suggestion, un avis, le
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contrôle de certains résultats. Cette aide est mise en œuvre par l’élève aidant soit avec l’accord
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de l’enseignant, soit à sa demande. Elle se base sur un double volontariat : le désir d’aider et
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celui d’être aidé. Elle nécessite donc un accord réciproque entre les deux élèves concernés.
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Elle se situe en général en fin d’activité d’entraînement, lorsqu’un élève a terminé et qu’un
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autre se trouve en difficulté légère.
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Si certains élèves jouent ce rôle de « camarade aidant » avec plaisir et efficacité, d’autres
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peuvent trouver pesant de s’occuper d’un élève moins à l’aise qu’eux. Le professeur doit
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accompagner ces « camarades-ressources » dans cet apprentissage de compétences sociales
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et de communication qui ne peut avoir que des répercussions positives sur leurs propres
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apprentissages. Il importe aussi que l’entraide par un pair ne s’applique que pour résoudre
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une difficulté légère et bien ciblée de l’élève « aidé » et qu’elle ne se substitue en aucun cas au
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rôle du professeur, seul expert pour identifier les difficultés de compréhension et déconstruire
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les conceptions erronées.
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Le traitement de l’erreur
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Parties intégrantes de la différenciation pédagogique, le repérage, l’identification et le
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traitement des blocages et des erreurs constituent à la fois pour l’élève un levier pour
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progresser dans ses apprentissages et pour le professeur un appui pour réguler son
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enseignement. L’atteinte de ce double objectif est cependant conditionnée par la perception du
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statut que l’un et l’autre (élève et professeur) accordent à l’erreur.
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Si elle est perçue comme une faute, le professeur pourra être tenté de la rejeter sur l’élève (qui
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aura mal écouté, mal retenu, ou mal appliqué ce qui lui a été enseigné) et de la corriger au plus
|
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vite, pour qu’elle cède la place à « la » réponse exacte. Quant à l’élève, il sera d’autant plus disposé
|
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à admettre la correction qu’elle lui permettra de ne pas s’appesantir sur un échec personnel.
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||||
Au contraire, si le blocage ou l’erreur est perçu comme inhérent à l’apprentissage, le professeur
|
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fera de son repérage, de son identification et de son traitement des enjeux de son enseignement
|
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et développera des stratégies permettant d’en faire un véritable levier de progrès.
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Ces stratégies doivent s’adapter au type d’erreur ou de blocage qu’il s’agit d’abord de repérer
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puis de traiter. Rares sont les cas où leur origine peut être identifiée à partir des seules traces
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écrites laissées par l’élève. Leur interprétation gagne à s’appuyer sur un questionnement oral
|
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effectué par le professeur. Lorsqu’elle est possible, l’explicitation par l’élève du cheminement
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qui l’a amené à produire une erreur permet à l’enseignant de comprendre son fonctionnement
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mental, mais aussi les conceptions erronées qui font obstacle à sa compréhension.
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On propose ici une typologie (non exhaustive) de certaines erreurs, et des pistes pédagogiques
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pour une prise en compte profitable, en nous inspirant de l’ouvrage L’erreur, un outil pour
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Retrouvez Éduscol sur enseigner, de Jean-Pierre Astolfi, 1997, ESF éditeur (collection « Pratiques et enjeux
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pédagogiques »).
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Erreurs ou blocages relatifs à la situation
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Exemples de problèmes rencontrés :
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• La situation paraît nouvelle à l’élève, il ne la reconnaît pas. Le langage utilisé, inhabituel, fait
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obstacle à la compréhension du travail qui lui est demandé ; la présentation de l’exercice est
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inédite ; le support est nouveau ; la tâche à effectuer est différente de celles qu’il a rencon-
|
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trées auparavant…
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• La situation est connue de l’élève (par exemple un problème de proportionnalité), mais elle
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privilégie un type de réflexion ou de raisonnement que l’élève maîtrise mal (les rapports
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d’homogénéité et le coefficient de proportionnalité sont des nombres rationnels non déci-
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maux). L’élève construit alors une représentation erronée de la tâche à effectuer.
|
||||
• La situation est connue de l’élève, mais elle impose des contraintes plus importantes, par
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exemple parce qu’il s’agit d’un travail en temps limité ; parce qu’il y a un plus grand nombre
|
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d’exercices à traiter ; parce que la tâche est d’un degré de complexité supérieur ; ou encore
|
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parce que les exercices se réfèrent à des apprentissages relatifs à des thèmes différents.
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Pistes pour une prise en compte de ce type d’erreur :
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• prendre l’habitude de varier les représentations, les supports tant en formation qu’en éva-
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luation ;
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• éviter de faire appel à des situations trop éloignées du quotidien des élèves ;
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||||
• aider les élèves à rattacher une situation à une classe de problèmes (par exemple un pro-
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blème de proportionnalité) et à identifier les principaux outils permettant de les résoudre
|
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(propriété de linéarité, coefficient de proportionnalité, tableaux) en indiquant dans quels cas
|
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certains outils sont plus efficaces que d’autres.
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Erreurs ou blocages relatifs à la consigne
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Exemples de problèmes rencontrés :
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• la consigne est formulée de façon ambiguë ou contient trop d’implicite ;
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• la consigne renferme des difficultés d’ordre lexical ou syntaxique ;
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• l’élève ne comprend pas la consigne : il ajoute, enlève, remplace des éléments dans la
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consigne, il recrée la consigne ;
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||||
• l’élève manque d’autonomie face à la consigne ; il anticipe trop ou trop peu ; il oublie la
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consigne ;
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• l’élève décode mal les règles du contrat didactique : il sait que le professeur attend une
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réponse, mais ne comprend pas vraiment ce qui est attendu.
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Pistes pour une prise en compte de ce type d’erreur :
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• procéder systématiquement à la reformulation de la consigne par les élèves fragiles ;
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• aider les élèves à s’interroger sur le sens de la consigne, à identifier les mots importants, à
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repérer des analogies avec des problèmes déjà traités ;
|
||||
• aider les élèves à se représenter mentalement le travail à effectuer ;
|
||||
• inciter les élèves à vérifier leur production en cours de tâche. Exemples : contrôler la vrai-
|
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semblance des calculs à l’aide d’ordres de grandeur, tester une formule sur des valeurs
|
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numériques.
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Erreurs ou blocages relatifs aux opérations intellectuelles
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Exemples de problèmes rencontrés :
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• l’élève a des difficultés à reconnaître les connaissances et les méthodes utiles à la résolution
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de la tâche ;
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• l’élève a des difficultés pour transférer des connaissances et des compétences acquises
|
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dans un domaine mathématique à un autre domaine ;
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||||
• l’élève a des difficultés à extraire de l’ensemble de ses acquis les éléments particuliers
|
||||
adaptés à la résolution de la tâche proposée ;
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||||
• l’élève a des difficultés à transférer sa connaissance d’une situation d’apprentissage à une
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||||
situation partiellement ou entièrement nouvelle.
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Pistes pour une prise en compte de ce type d’erreur :
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• aider les élèves à s’emparer de la situation, par exemple en la représentant par un dessin,
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un schéma ;
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• amener l’élève à établir des liens entre les connaissances nouvelles et ses acquis anté-
|
||||
rieurs, mais aussi entre les différents champs disciplinaires. Forger une image mentale des
|
||||
connaissances à acquérir ;
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||||
• inciter l’élève au transfert de ses acquis grâce à un travail plus transversal, interdisciplinaire ;
|
||||
• freiner l’impulsivité, favoriser la réflexion, la concentration, le questionnement intérieur ;
|
||||
• consolider les connaissances de base grâce à des activités ritualisées d’entrainement (por-
|
||||
tant aussi sur des connaissances et des méthodes étudiées dans les classes antérieures) ;
|
||||
• inciter les élèves à rendre explicites leurs démarches ;
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• favoriser les activités développant tous les types de mémoire (visuelle, auditive, kinesthésique).
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Erreurs ou blocages relatifs à l’acquis antérieur
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Exemples de problèmes rencontrés :
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• acquis antérieurs partiels, insuffisamment consolidés et/ou incorrects ;
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• non-acquisition du savoir.
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Pistes pour une prise en compte de ce type d’erreur :
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• identifier les prérequis, vérifier leur stabilité et ne pas hésiter à différer un nouvel apprentis-
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sage ; par exemple, travailler sur la différence entre nombres positifs avant l’introduction des
|
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nombres négatifs ; consolider la multiplication entre relatifs avant d’introduire la division ;
|
||||
• reprendre un apprentissage mal acquis en modifiant les situations, le contexte ;
|
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• aider l’élève à faire émerger ses représentations initiales pour qu’il puisse lui-même les
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rejeter s’il les reconnaît comme étant erronées ou inefficaces ;
|
||||
• aider l’élève à surmonter progressivement ses difficultés, en lui proposant des exercices de
|
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complexité croissante ;
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• aider l’élève à hiérarchiser et à structurer ses connaissances, par exemple en utilisant des
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cartes mentales, en rédigeant des fiches de synthèse, en identifiant les exemples embléma-
|
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tiques, etc.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 7
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Pédagogie inversée
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Cette modalité d’enseignement consiste à mettre à disposition des élèves des documents
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qu’ils consultent avant de venir en cours. Grâce au développement des technologies, ces
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documents sont souvent aujourd’hui des capsules vidéo (souvent conçues par l’enseignant lui-
|
||||
même). Les élèves ont alors, en amont de la séance, la possibilité d’écouter et de visualiser
|
||||
autant de fois que nécessaire une définition ou l’explication d’une procédure (de calcul ou de
|
||||
construction géométrique, par exemple). Ils arrivent en classe en étant déjà familiarisés avec
|
||||
les notions qui sont alors mises en pratique sur des exercices en présence de leur professeur.
|
||||
Celui-ci peut compléter la vidéo par un questionnaire (souvent en ligne) à remplir par les
|
||||
élèves après le visionnage de la capsule et qui permet au professeur d’apprécier en amont de
|
||||
la séance le degré de compréhension de ses différents élèves. Fort de cette information, il peut
|
||||
alors concevoir des exercices adaptés à chacun et surtout consacrer un temps de réexplication
|
||||
auprès des élèves dont il a perçu les difficultés.
|
||||
L’intérêt majeur de cette modalité pédagogique réside dans l’utilisation des ressources du
|
||||
numérique afin de dégager du temps en classe pour une réelle mise en activité des élèves et
|
||||
permettre à l’enseignant de l’accompagner.
|
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||||
Elle a aussi ses limites : d’abord, renvoyer à la maison ou au CDI toute la part de découverte,
|
||||
avec le danger évident de renforcer les inégalités en matière d’appropriation des savoirs.
|
||||
Ensuite, il faut signaler le risque de « sanctuariser » des présentations vidéos conçues a
|
||||
priori, sans avoir été articulées aux interrogations élaborées avec les élèves ; il ne faudrait
|
||||
pas non plus que l’aspect séduisant d’un clip vidéo ne prime sur son caractère fonctionnel et
|
||||
fasse oublier l’objectif majeur de différenciation. Enfin, la classe inversée peut amener à sous-
|
||||
estimer le rôle pédagogique essentiel de la parole du professeur devant la classe ; c’est bien
|
||||
cette parole qui, par sa précision, sa justesse, sa rigueur, sa capacité à s’adapter à son public,
|
||||
non seulement « institue le savoir », mais crée un véritable « rapport au savoir » auquel ne
|
||||
peut pas se substituer un ensemble de consignes et de gestes intégrés dans une vidéo, aussi
|
||||
utiles et pertinents qu’ils puissent être.
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On peut dégager de cette analyse quelques principes pour faire un bon usage de la classe
|
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inversée.
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Premièrement, il faut conserver en classe des « interventions magistrales » : en effet, celles-
|
||||
ci sont indispensables pour former chaque élève à l’écoute attentive (en posant, par exemple,
|
||||
des questions préalables pour favoriser l’attention, la collecte intelligente des informations et
|
||||
la formalisation des acquis).
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||||
Deuxièmement, la différenciation consécutive suppose l’articulation, dans les pratiques
|
||||
quotidiennes de la classe, de temps de « construction des questions », de temps d’exposés
|
||||
— dont certains peuvent être effectivement « externalisés » — et des temps de retour réflexif
|
||||
sur ces exposés — qu’introduit légitimement la classe inversée — mais aussi des temps
|
||||
d’entraînement personnel, des temps de synthèse collective, des temps de restitution, des
|
||||
temps pour le transfert, etc. : chacun de ces temps doit être précisément identifié par les
|
||||
élèves, tant en termes d’objectifs poursuivis, de dispositifs mis en œuvre (travail individuel, par
|
||||
petits groupes ou en classe entière), de consignes à appliquer, de ressources à mobiliser, etc.
|
||||
La référence à une « pédagogie de l’activité des élèves » ne peut en effet exonérer l’enseignant
|
||||
d’un travail préalable sur la cohérence des séquences d’apprentissage proposées, le choix des
|
||||
situations et des outils utilisés, les opérations mentales suscitées, etc., toutes choses qui sont
|
||||
facilitées, de toute évidence, par le travail en équipe avec ses collègues.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 8
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation Cycles 2 3 4
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Mathématiques
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Compétences travaillées en mathématiques
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Modéliser
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La compétence « Modéliser », si on la prend dans son acception la plus large, renvoie pour
|
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le mathématicien au fait d’utiliser un ensemble de concepts, de méthodes, de théories
|
||||
mathématiques qui vont permettre de décrire, comprendre et prévoir l’évolution de
|
||||
phénomènes externes aux mathématiques.
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||||
Les mathématiques et le monde réel, une longue histoire
|
||||
La compétence « Modéliser » est, parmi les compétences travaillées, celle qui aborde de
|
||||
front le lien des mathématiques avec un extérieur à la discipline. Définir précisément cet
|
||||
extérieur n’est pas chose aisée, car il n’est pas certain qu’on puisse simplement l’envisager ou
|
||||
le nommer sans disposer déjà d’un minimum de concepts, de théories, de modèles déjà plus
|
||||
ou moins liés aux mathématiques. Ceci étant, quel que soit le terme utilisé (monde naturel,
|
||||
monde empirique, réalité extérieure, monde réel, référence, contexte), la modélisation fait
|
||||
intervenir un élément non mathématique au début et à la fin du processus. On peut en effet
|
||||
décrire de manière schématique le processus de modélisation en distinguant trois temps : la
|
||||
mise au point d’un modèle à partir du réel, le fonctionnement du modèle lui-même à l’intérieur
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des mathématiques, et la confrontation des résultats du modèle au réel1.
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Ainsi décrite, on peut remarquer que cette compétence de modélisation n’est pas développée
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qu’à partir du cycle 4. Dès le cycle 2, la simple reconnaissance des formes géométriques dans
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les objets réels ressortit à la première étape de la modélisation (« le rectangle modélise le
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terrain sur lequel on veut construire une maison »). Reproduire et transformer les figures
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obtenues relève alors de la deuxième étape. Quant à la troisième étape, elle est également
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présente, même si les situations modélisées restent modestes. C’est véritablement aux
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cycles 3 et 4 que les trois phases de la modélisation vont pouvoir progressivement gagner
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en ampleur. La première phase devient l’objet d’un véritable choix pour l’élève, qui dispose
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de différents modèles parmi lesquels il lui revient de déterminer quel est le plus pertinent
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(« s’agit-il ou non d’une situation où le modèle proportionnel s’applique ? »). Ce qui change
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est donc en premier lieu la diversité des modèles disponibles que l’élève peut convoquer pour
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décrire une situation, au travers par exemple de l’apparition des modèles probabilistes et
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fonctionnels. Mais c’est aussi et surtout la complexification de ces modèles qui va permettre
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à la deuxième phase de gagner en ampleur. Le rectangle qui modélise le terrain est toujours
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aussi pertinent, mais le modèle dans lequel il s’insère s’est profondément transformé entre le
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cycle 2 et le cycle 4. Ce rectangle est à présent lié à des propriétés de figures, à de nouvelles
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possibilités de calculs (par exemple la longueur de la diagonale par le théorème de Pythagore),
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à des concepts comme l’aire ou le périmètre qui ouvrent de nouveaux champs de questions,
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1. Dans une version plus élaborée, cette dernière phase boucle sur la première, en construisant une version améliorée
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Retrouvez Éduscol sur du modèle.
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à une possibilité de faire évoluer le modèle suivant des contraintes par le biais de l’algèbre,
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puis du langage fonctionnel (« un côté doit être le double de l’autre, l’aire doit être fixée… »).
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Cette complexification des modèles utilisés rend nécessaire de faire travailler les élèves,
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dans un premier temps, sur des exercices internes au modèle en tant que tel (exercices de
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probabilités, exercices sur les fonctions) pour en comprendre la logique interne et en maitriser
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l’usage avant de l’utiliser comme outil de traitement d’un problème externe.
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L’apparent paradoxe du cycle 4 est ainsi que le développement de la compétence
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« Modéliser » fait passer une compréhension plus fine du réel par un progrès dans les
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capacités d’abstraction des élèves. Ainsi, c’est par une conceptualisation et une formalisation
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de la notion naturelle de « chance » en termes de probabilités que l’on parvient à modéliser
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les situations dépendant du hasard. Paradoxe apparent qui est au cœur du progrès du savoir
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mathématique, la plus grande abstraction allant de pair avec la plus grande capacité de
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rendre compte de la complexité du réel. Pour des élèves à qui on demande un effort
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d’abstraction et de manipulation de concepts, il est important de connaitre et d’éprouver
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régulièrement l’efficacité des outils qu’ils apprennent à maitriser, au travers en particulier
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de cette troisième phase de confrontation des résultats du modèle avec la réalité empirique.
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Entretenir la compétence « Modéliser », c’est aussi entretenir la confiance que les élèves
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ont dans l’enseignement qui leur est proposé : découvrir qu’un modèle géométrique permet
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de donner une bonne approximation du rayon de la Terre fait partie de ces expériences
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qui contribuent à façonner auprès de l’élève de collège une image positive et utile des
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mathématiques.
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Lire le grand livre de l’Univers : mathématiques
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et sciences
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Parce qu’elle a trait au réel, la compétence « Modéliser » rencontre naturellement les
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disciplines dont le principe même est la compréhension du monde naturel : les sciences,
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qu’elles soient physiques, technologiques ou sciences du vivant. Mais qu’ont à dire de
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spécifique les mathématiques dans une affaire où elles peuvent n’apparaitre que comme
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un outil ? Il faut ici relire la phrase célèbre de Galilée2 :
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La philosophie est écrite dans ce livre gigantesque qui est continuellement ouvert à nos yeux
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(je parle de l’Univers), mais on ne peut le comprendre si d’abord on n’apprend pas à comprendre
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la langue et à connaître les caractères dans lesquels il est écrit. Il est écrit en langage mathé-
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matique, et les caractères sont des triangles, des cercles, et d’autres figures géométriques, sans
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lesquelles il est impossible d’y comprendre un mot. Dépourvu de ces moyens, on erre vainement
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dans un labyrinthe obscur.
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Amener les élèves à comprendre et parler ce langage, voilà l’une des contributions des
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mathématiques au développement de la pensée scientifique des élèves de collège. Ce langage
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est d’abord composé de nombres et de figures, présents dès le cycle 2 : « comprendre le
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système de numération », « reconnaitre des formes dans les objets réels » sont des objectifs
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du programme de mathématiques. Mais il s’enrichit au cycle 4 des symboles et de la syntaxe
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algébriques. C’est bien par la part prise par le calcul littéral que le cycle 4 marque une
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nouvelle étape dans l’apprentissage de la lecture de l’univers. Et avant le calcul lui-même,
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l’utilisation de l’écriture littérale constitue l’un des enjeux, « Comprendre l’intérêt d’une
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écriture littérale en produisant et employant des formules liées aux grandeurs mesurables »
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indique le programme, qui invite à multiplier les références aux sciences. Quant au calcul
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2. Galileo Galilei (1623). Il Saggiatore traduction française de Christiane Chauviré, L’Essayeur, Les Belles-Lettres,
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Retrouvez Éduscol sur Paris, 1980.
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algébrique, c’est l’un des objectifs du cycle 4 que de permettre aux élèves d’en découvrir
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progressivement la puissance en termes d’abstraction, de généralisation et d’automatisation
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des calculs, en particulier au travers de problèmes du premier degré.
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De la quatrième proportionnelle aux fonctions linéaires
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Le modèle proportionnel, déjà présent au cycle 3, évolue au cycle 4 dans le sens d’une
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plus grande abstraction. Les situations à modéliser diffèrent peu, mais c’est le traitement
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mathématique de la modélisation qui évolue. Au travers d’un plus grand nombre de registres
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(graphiques, tableaux, coefficient multiplicateur, formule) et au travers d’une utilisation plus
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fine des propriétés de linéarité sous-jacentes à la situation de proportionnalité, pour aboutir
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enfin à la notion complètement décontextualisée de fonction linéaire où dans la formule
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f(x) = ax, ni a ni x ne renvoient nécessairement à un élément du monde réel. Dans ce parcours,
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c’est véritablement l’activité intra mathématique de création de concepts qui est à l’œuvre,
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permettant de faire naitre un objet, la fonction linéaire, dont le caractère dégagé de tout
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lien avec un contexte donné multiplie la puissance de modélisation (ne serait-ce que par la
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capacité d’automatiser les calculs). Faire percevoir aux élèves le gain réalisé au prix de l’effort
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d’abstraction doit être là encore une préoccupation de l’enseignant face à l’élève qui peut
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demander pourquoi on ne se contente pas des tableaux qui ont fait leurs preuves.
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Probabilités
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« Aborder les questions relatives au hasard à l’aide de problèmes simples » est un des
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objectifs du programme de cycle 4. Pour autant, la simplicité des problèmes ne doit pas
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cacher la complexité du modèle proposé. Il convient de ne pas précipiter le passage au
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modèle probabiliste et aux calculs à l’intérieur de ce modèle, et il convient surtout de ne pas
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prendre les calculs menés à l’intérieur du modèle pour des preuves ou des démonstrations
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de phénomènes réels. On ne prouve pas que « le dé est truqué », ou qu’ « il vaut mieux miser
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sur l’obtention d’un 7 comme somme de deux dés que sur l’obtention d’un 2 », mais on
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effectue des calculs à l’intérieur du modèle mathématique qui aboutissent à une conclusion
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mathématique rigoureuse. Les conclusions que l’on peut en tirer quant aux dés réels ou
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aux paris réels ne relèvent pas des mathématiques et doivent être considérées avec recul et
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prudence. Pour reprendre la phrase radicale d’Einstein, « Pour autant que les propositions de
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la mathématique se rapportent à la réalité, elles ne sont pas certaines, et pour autant qu’elles sont
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certaines, elles ne se rapportent pas à la réalité ». L’utilisation du modèle probabiliste est une
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grille de lecture de la réalité, et son rapport avec le réel n’est pas le même que celui d’une
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théorie physique. L’affirmation « une pièce équilibrée a autant de chances de tomber sur
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pile ou sur face » n’est pas de même nature que « l’eau bout à 100 degrés » ou « il se forme
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un précipité rouge en présence de cuivre ». Une conséquence pratique de cette distinction
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tient dans la nécessité pour les enseignants de bien marquer la différence entre ce qui tient
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de l’observation (statistique) et ce qui tient de la modélisation théorique en privilégiant un
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vocabulaire du type « on décide que », « on modélise par » plutôt que « on voit que ». Parce
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qu’il rend compte de l’activité humaine, parce qu’il peut appuyer des décisions collectives
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ou des choix politiques, le modèle probabiliste doit plus que d’autres faire l’objet d’une
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sensibilisation des élèves à la prudence méthodologique.
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Que nul n’entre ici s’il n’est géomètre !
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La géométrie des figures, déjà évoquée, gagne elle aussi en abstraction au cycle 4 en
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s’éloignant de l’expérience sensible. Ce sont des triangles qu’on tenait auparavant dans la
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main après les avoir découpés et qui tiennent à présent tout entier dans les trois lettres ABC.
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Ce sont des solides qu’on va pouvoir décrire par des vues de coupes, des représentations en
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perspective sans les avoir matériellement sous les yeux. Ce travail progressif d’abstraction,
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Retrouvez Éduscol sur
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qui ne peut s’envisager au cycle 4 sans aller-retour avec la matérialité des solides concrets,
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ouvre non seulement la voie vers le raisonnement déductif, mais aussi vers la modélisation
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géométrique de l’espace. Cette modélisation de l’espace se manifeste au cycle 4 en particulier
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dans le repérage sur la sphère terrestre mais aussi au travers des calculs que cette
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modélisation permet (estimation du rayon de la terre et de la distance de la terre à la lune).
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Mais cette géométrie de l’espace marque également profondément l’art, depuis les proportions
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des temples grecs jusqu’aux architectures contemporaines en passant par la révolution
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cézanienne : « Permettez-moi de vous répéter ce que je vous disais ici : traitez la nature par le
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cylindre, la sphère, le cône […] »3 et au-delà. C’est peut-être au cœur du plaisir esthétique, des
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notions d’harmonie et de symétrie, que le passage progressif à une géométrie des propriétés
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et des rapports trouve une de ses récompenses les plus précieuses : au travers de quelques
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tracés sur une toile de Leonard de Vinci, ou par l’imposition de transformations bien choisies
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sur une frise du palais de l’Alhambra, les mathématiques apportent leur concours à la
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compréhension des règles de l’art.
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La modélisation au risque du projet
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La modélisation, si on souhaite permettre aux élèves d’en comprendre les enjeux, nécessite
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dans l’idéal de partir d’un problème extra-mathématique, de construire un modèle, de le
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faire fonctionner et de pouvoir confronter ses résultats à la situation modélisée. Deux écueils
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apparaissent immédiatement :
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• le temps nécessaire pour laisser les élèves réfléchir, émettre et confronter des hypothèses
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peut dépasser le cadre de la séance ;
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• les modèles mathématiques permettant de rendre compte de situations réelles peuvent
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apparaitre comme hors de portée des élèves de collège.
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Face à ces deux difficultés, deux possibilités s’offrent, qu’il convient de combiner car elles ont
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chacune leurs avantages et leurs inconvénients.
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La première piste consiste pour l’enseignant à prendre en charge une partie de la modélisation
|
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en présentant une situation déjà simplifiée, voire en partie modélisée. Cette possibilité a
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l’avantage de diminuer fortement le temps nécessaire pour appréhender la situation et de
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proposer un cadre où l’on sait que l’élève a les moyens d’effectuer un travail de modélisation.
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Elle peut toutefois conduire à des situations tellement artificielles et caricaturales qu’elles
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finissent par ne plus rien modéliser. Il est donc important de présenter aux élèves les raisons
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qui ont présidé au choix du modèle, de les amener à le critiquer de manière argumentée, et
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d’évoquer lorsque cela est possible des outils et des concepts qu’ils rencontreront plus tard
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et qui permettront d’améliorer le modèle.
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La deuxième piste consiste à garder l’idée de la confrontation à la complexité du réel en
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pariant sur le temps long du projet, que ce soit au sein du cours de mathématiques ou dans
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le cadre d’un EPI. Si cette modalité constitue pour le développement de la compétence
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« modéliser » un terrain a priori idéal, il faut cependant garder à l’esprit les risques inhérents
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à la conduite des projets, que nous rappelle un chercheur comme Jean-Yves Rochex4 :
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3. Paul Cézanne, Lettre à Émile Bernard, 15 avril 1904.
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4. Extrait de l’audition au CSE du 6 janvier 2015, reprise dans le rapport de l’Inspection générale Grande pauvreté
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Retrouvez Éduscol sur et réussite éducative (J.P. Delahaye, mai 2015)
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[…] la question n’est pas simplement de savoir si nous sommes en mesure de proposer des
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projets et des activités attractives pour les élèves, mais aussi de savoir si ces activités sont
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productrices d’apprentissages et de dispositions durables, qui restent une fois le projet accom-
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pli, une fois le spectacle donné […].Comment veiller à ce que la réalisation d’un projet collectif
|
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ne se concrétise pas par une division sociale du travail entre élèves, qui spécialise les élèves les
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plus faibles dans les tâches les moins intéressantes sur le plan intellectuel, les élèves les plus
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performants dans les tâches les plus intéressantes ?
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Ces points de vigilance étant posés, il apparait indispensable de demander aux élèves un
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retour réflexif régulier sur les mathématiques rencontrées (quelles notions mathématiques,
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connues ou inconnues ai-je rencontrées ?) et au moins en fin de projet, de garder un temps
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de reprise et d’institutionnalisation par l’enseignant des concepts mathématiques à l’œuvre,
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afin que, pour tous les élèves, les éléments de savoir mathématique qui sous-tendent la
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modélisation apparaissent clairement, dégagés de la multiplicité d’expériences, de souvenirs,
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de sensations qui constituent pour eux la trace sensible du projet.
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Décrire le monde : un enjeu au carrefour des domaines
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du socle
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La compétence « Modéliser » constitue pour l’élève de cycle 4 un enjeu qui rencontre les 5
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domaines du socle : elle illustre la puissance du langage mathématique dans sa capacité de
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mise en ordre et de description du monde, elle constitue une mise en œuvre des méthodes
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mathématiques de raisonnement hypothético-déductif, elle participe à la formation d’un
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citoyen éclairé, elle constitue le langage des grands systèmes scientifiques, et elle représente,
|
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notamment au travers de la géométrie et des probabilités, un outil indispensable de
|
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compréhension de l’activité humaine.
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Cette omniprésence ne rend pas pour autant facile pour les élèves la maitrise de cette
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compétence, qui peut être cachée dans la diversité des activités mathématiques. Il revient
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à l’enseignant, au-delà des projets, des EPI, des exercices quotidiens, de mettre au jour les
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modalités, la puissance et les limites de la modélisation mathématique.
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Bibliographie et sitographie
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• De la modélisation du monde au monde des modèles (1) et (2) : Le délicat rapport
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||||
« mathématique-réalité » et Des statistiques aux probabilités - DUPERRET,J.-C. (2012).
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||||
Bulletins verts de l’AMPEP 484 et 486.
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||||
• Site du Projet européen Lema (Learning and Education in and through Modelling and
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Applications).
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||||
• Interdisciplinarité et modélisation, un atout et un défi pour l’enseignement des mathéma-
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||||
tiques - ARTIGUE, M. (2016), séminaire de l’IREM Paris 7.
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Utiliser le calcul littéral
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Objectifs
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Au cycle 3, l’élève a fait fonctionner de manière implicite les propriétés des opérations dans le champ
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des nombres, mais sans les avoir formalisées en tant que propriétés générales. Il a rencontré des
|
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formules littérales dans le cadre des apprentissages liés aux mesures de grandeurs ; la lettre y avait
|
||||
essentiellement valeur d’abréviation ; ainsi, la formule 𝐴 = 𝐿 × 𝑙, est une abréviation de l’expression
|
||||
« aire du rectangle = longueur fois largeur » utilisée par l’élève pour effectuer directement le produit
|
||||
des nombres donnés pour la longueur et la largeur, sans identification explicite du processus de
|
||||
substitution des lettres par des valeurs numériques. L’élève a aussi appris à compléter des égalités à
|
||||
trou, notamment à l’occasion du travail sur les notions de différence et de quotient. Il a résolu des
|
||||
problèmes du premier degré sans avoir recours à la résolution d’équations, mais en agissant par
|
||||
tâtonnements, en ayant recours à des étapes intermédiaires avec ou sans l’aide d’outils numériques
|
||||
(tableur, calculatrice).
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||||
Au titre de l’entrée dans l’algèbre, l’enseignement du calcul littéral au cycle 4 vise les objectifs
|
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suivants:
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traduire le résultat de la suite des opérations d’un programme de calcul sous la forme
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d’une expression littérale et établir le lien entre l’aspect « procédural » et l’aspect
|
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« structural » de cette expression : ainsi, le résultat du programme de calcul
|
||||
« multiplier un nombre par 2 et ajouter 3 au résultat » se traduit par l’expression
|
||||
2𝑥 + 3 dont la structure est celle de la somme de 3 et du double de 𝑥 ;
|
||||
décrire une propriété générale de nombres (par exemple « être la somme de deux
|
||||
entiers consécutifs » ou « être un multiple de 3 ») ;
|
||||
démontrer qu’une propriété est vraie dans un cadre général (par exemple les règles
|
||||
du calcul fractionnaire) ;
|
||||
modéliser et résoudre des problèmes à l’aide d’équations ou d’inéquations du premier
|
||||
degré ;
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introduire les concepts de variable et de fonction.
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Liens avec les domaines du socle
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Le langage algébrique permet de formuler des propriétés mathématiques et de résoudre des
|
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problèmes. À travers la pratique du calcul littéral, son apprentissage contribue donc de façon
|
||||
essentielle à l’objectif « comprendre, s’exprimer en utilisant les langages mathématiques, scientifiques
|
||||
et informatiques » du domaine 1 du socle.
|
||||
Les outils algébriques (lettres, fonctions) sont également utilisés pour représenter des systèmes
|
||||
naturels et techniques et fournir des preuves aux problèmes qu’ils engagent. Leur utilisation participe
|
||||
à la mise en œuvre de la démarche scientifique, en complément de l’observation, la manipulation et
|
||||
l’expérimentation. Le calcul littéral contribue donc fortement à l’atteinte des objectifs du domaine 4 du
|
||||
socle.
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Progressivité des apprentissages
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Ces repères de progressivité sont explicités ci-dessous selon les principaux enjeux d’apprentissage
|
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du calcul littéral au cycle 4.
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Formules et expressions littérales pour généraliser, modéliser ou
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démontrer
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||||
e
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Le travail initié au cycle 3 sur la production et l’utilisation de formules devient, en classe de 5 , un
|
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objectif de formation. Une formule (expression d’une relation entre des variables) ou une expression
|
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littérale (résultat d’un programme de calcul) permettent de décrire une situation générale, le recours à
|
||||
la lettre étant un moyen de s’abstraire de valeurs numériques particulières.
|
||||
La résolution de problèmes issus de contextes variés permet de motiver la production de formules. On
|
||||
pourra se référer avec profit aux exemples figurant dans le document « Du numérique au
|
||||
littéral » publié sur Éduscol : carrés bordés, somme de multiples de 7, etc. Parallèlement à la
|
||||
production et à l’utilisation de formules, la familiarisation précoce avec la notion de fonction (sans faire
|
||||
appel à son formalisme) permet de modéliser la dépendance d’une grandeur en fonction d’une autre.
|
||||
e
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La notation symbolique d’une fonction n’est introduite qu’en 3 . Elle est accompagnée de la
|
||||
présentation des différents registres de représentation (symbolique, numérique, graphique) et des
|
||||
passages de l’un à l’autre.
|
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Transformation d’expressions littérales
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||||
Dès le début du cycle 4, la distributivité de la multiplication par rapport à l’addition est implicitement
|
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mobilisée lors de calculs sur des nombres, en particulier en calcul mental, par exemple pour calculer
|
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29 × 21.
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L’intérêt, apparu à travers la résolution de problèmes, de transformer une expression numérique pour
|
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la simplifier ou l’écrire sous une forme adaptée motive d’institutionnaliser la distributivité simple sous
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forme littérale. Celle-ci peut s’appuyer sur l’image mentale de l’aire d’un rectangle de longueur 𝑎 + 𝑏
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et de largeur 𝑘 décomposé en deux rectangles de largeur 𝑘 et de longueurs respectives 𝑎 et 𝑏.
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Le recours à la distributivité permet ensuite de valider la réduction d’une expression littérale.
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Avant d’être automatisées, les stratégies de transformation sont explicitées (par exemple 𝑥 = 1 × 𝑥 ;
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−𝑥 = (−1) × 𝑥), pour aboutir progressivement à des calculs du type :
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𝑥 − 2,7 𝑥 = 1 × 𝑥 + (−2,7) × 𝑥 = (1 + (−2,7)) × 𝑥 = (−1,7) × 𝑥 = −1,7𝑥.
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La transformation d’expressions littérales (d’une somme en produit ou vice versa) s’effectue dans le
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même esprit, à partir de la distributivité simple de la multiplication par rapport à l’addition.
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Le travail technique de développement ou de factorisation est accompagné d’une réflexion sur le
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choix de la forme de l’expression (somme ou produit) la mieux appropriée au problème à résoudre.
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De manière générale, les tâches d’exécution (développement, factorisation, réduction) sont articulées
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avec des activités qui développent l’intelligence des stratégies de calcul comme l’anticipation,
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l’organisation, le contrôle. Les stratégies de contrôle peuvent s’appuyer sur des arguments de signe,
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d’homogénéité, des tests sur des valeurs numériques adéquates, etc.
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Résolution d’un problème du premier degré
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Pour anticiper la notion d’équation, l’élève apprend, dès le début du cycle 4, à tester une égalité à la
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main ou à l’aide d’un outil numérique (tableur, calculatrice), en attribuant des valeurs numériques au
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nombre désigné par une lettre qui figure dans l’égalité. Il apprend à compléter des opérations à trou. Il
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est initié aux programmes de calcul à partir de programmes dont les opérations sont réversibles et
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permettent de « remonter » le programme en commençant par la dernière opération. C’est le cas dans
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l’exemple suivant, extrait du document Du numérique au littéral publié sur Éduscol :
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Je pense à un nombre, je le multiplie par 3. Si je retranche 12 au résultat obtenu, j’obtiens 7,5.
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A quel nombre ai-je pensé ?
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Progressivement, la recherche d’efficacité face à des problèmes plus résistants (correspondant par
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exemple à des programmes de calcul non réversibles), l’insuffisance de la démarche numérique face
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à des problèmes du type 𝑎𝑥 + 𝑏 = 𝑐𝑥 + 𝑑, avec 𝑎 − 𝑐 non nul et des valeurs des paramètres 𝑎, 𝑏, 𝑐, 𝑑
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conduisant à des solutions non entières, ou encore la nécessité d’obtenir les valeurs exactes des
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solutions de certaines équations motivent l’introduction de la lettre et la modélisation d’une situation
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par une équation ou une inéquation.
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On pourra se référer à la situation « Alice et Bertrand » empruntée à Gérard Combier, Jean-Claude
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Guillaume et André Pressiat, (« Les débuts de l’algèbre au collège » publication de l’INRP) et
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proposée comme tâche intermédiaire.
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La méthode algébrique de résolution des équations et inéquations du premier degré est explicitée en
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e
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classe de 3 , en s’appuyant sur les propriétés de l’égalité ou de l’inégalité, par exemple l’invariance
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des solutions d’une équation par l’ajout d’une même expression à chacun de ses membres.
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L’utilisation du tableur et la programmation d’algorithmes permettent la résolution, au moins
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approchée, d’équations d’autres types.
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Calcul littéral pour démontrer
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Dès le début du cycle, le travail mené sur les nombres conduit à émettre des conjectures, notamment
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sur les propriétés des opérations entre nombres rationnels. Celles-ci peuvent être démontrées dès la
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e
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classe de 5 à partir d’exemples génériques, dans des situations simples. On rappelle qu’un exemple
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est dit « générique » lorsqu’une propriété qu’il permet de mettre en évidence peut être étendue au cas
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2 5 7
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général ; ainsi, on passe de l’exemple générique + = traité dès le cycle 3 à sa généralisation
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3 3 3
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𝑎 𝑐 𝑎+𝑐
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littérale + = qui consiste à substituer une lettre à une valeur numérique.
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𝑏 𝑏 𝑏
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𝑎 𝑐 𝑎+𝑐
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Dans le cadre de la différenciation, la démonstration de l’identité + = , qui mobilise la notion de
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𝑏 𝑏 𝑏
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quotient, pourra être présentée aux élèves les plus à l’aise (ou en demande de justification).
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Pour l’approche et la démonstration d’autres propriétés des opérations, on consultera avec profit les
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pages 10 à 20 du document Le calcul numérique au collège publié sur Éduscol.
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Progressivement, l’élève perçoit les limites du calcul numérique et la nécessité de passer au calcul
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littéral pour prouver qu’une propriété est vraie pour toutes les valeurs de la variable (par exemple, que
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la somme de trois entiers consécutifs est toujours un multiple de 3).
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Stratégies d’enseignement
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Le passage du numérique au littéral constitue pour l’élève une rupture importante : d’une part les
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symboles du calcul littéral (lettres, signe égal et ses différents statuts, signes opératoires, etc.)
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diffèrent de ceux du langage des nombres ; d’autre part, les types de problèmes que l’algèbre permet
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de résoudre sont différents de ceux résolus jusque-là. Pour résoudre un problème de ce type, l’élève
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avait l’habitude de progresser pas à pas depuis les données connues jusqu’à la quantité à trouver. En
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algèbre, il s’agit au contraire d’établir des relations entre des données connues et un résultat à trouver
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(l’inconnue), puis de traiter ces relations jusqu’à obtenir le résultat cherché. Il y a là un véritable
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renversement de pensée qui, pour être compris et assimilé par l’élève, suppose de la part de
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||||
l’enseignant une vigilance particulière. Celle-ci peut notamment s’exercer à travers la vérification que
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la solution trouvée convient bien.
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Pour motiver le recours au calcul littéral et aider les élèves à accepter une approche autre que
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numérique, il est essentiel qu’ils soient confrontés à des situations révélant les limites des procédures
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dont ils disposent déjà, basées sur des tâtonnements, des essais-erreurs ou l’utilisation d’un tableur.
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||||
Ils doivent aussi prendre conscience de l’intérêt de désigner des quantités ou des grandeurs par les
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lettres qui leur sont traditionnellement attribuées (n pour une quantité discrète, x pour une longueur, V
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pour un volume) plutôt que par leur nom complet.
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Les programmes de calcul constituent à la fois un moyen pertinent pour introduire la notion
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d’expression littérale puis d’équation, et un intermédiaire entre le volet procédural et le volet structural
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du calcul littéral.
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Le tableur, qui permet le passage du nombre à la cellule, peut constituer un intermédiaire pertinent
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pour introduire la lettre et pour appréhender les notions de variable et de fonction, tout en précisant
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que les usages sont différents. L’algorithmique et la programmation offrent également des
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opportunités didactiques intéressantes.
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La seule application de « règles » techniques ne permet pas de comprendre l’origine des propriétés
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qui les sous-tendent. La compréhension d’une formule littérale s’acquiert d’autant plus facilement
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qu’elle aura été anticipée sur des exemples numériques ou prendra appui sur des images mentales,
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par exemple celle de l’aire de deux rectangles accolés ayant une dimension en commun pour illustrer
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la distributivité de la multiplication par rapport à l’addition. Le nombre de « règles » calculatoires
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formalisées exigibles des élèves doit rester limité. Parmi elles, la distributivité simple de la
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multiplication par rapport à l’addition est utilisée dans les deux sens de lecture et invoquée aussi bien
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pour le développement que la factorisation d’expressions algébriques. La double distributivité, qui
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permet par exemple de développer une expression du type (2𝑥 + 3) × (4𝑥 − 7), est abordée dans des
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situations simples en mobilisant deux fois la distributivité, et les résultats sur les puissances ; cette
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initiation ne vise pas le développement d’automatismes.
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Si certaines stratégies peuvent se révéler opérantes, il convient d’être conscient des obstacles
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qu’elles peuvent provoquer. Il en est ainsi de la règle des signes « moins par moins donne plus » qui
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confond le sens opérationnel de la soustraction et la notion d’opposé. Elle peut aussi engendrer des
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conceptions erronées (par exemple que −(−𝑥) est toujours un nombre positif). A contrario, la
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formulation explicite des propriétés utilisées (par exemple « soustraire un nombre revient à ajouter son
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opposé ») permet aux élèves de comprendre les manipulations qu’ils effectuent sur des expressions
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littérales.
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Il ne suffit pas qu’une stratégie calculatoire ait été comprise pour qu’elle soit installée et mobilisable.
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Pour passer de la compréhension d’une propriété à la construction d’un automatisme, il est
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indispensable que la stratégie ait été régulièrement entretenue, par petites touches, à travers un rite
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d’activités rapides (questions flash, activités mentales) menées en classe dans la durée, en respectant
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une gradation progressive de la difficulté (qui pourra être arrêtée collectivement au sein d’un collège),
|
||||
et en développant des démarches de contrôle (arguments de signe, d’homogénéité, recherche de
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contre-exemples, etc.).
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Les exerciseurs et banques d’exercices en ligne peuvent être utilisés par les élèves en classe ou hors
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de la classe, de manière différenciée. Favorisant le réinvestissement et l’automatisation, ces outils
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peuvent aider les élèves à élaborer des stratégies mentales efficaces, à condition qu’ils permettent un
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traitement intelligent des erreurs, et que leur utilisation entre dans le cadre d’une planification et d’un
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suivi régulier par le professeur. Si des activités à prise d’initiative sont essentielles pour aider l’élève à
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comprendre la puissance du langage algébrique et les opportunités qu’il offre pour résoudre des
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problèmes d’un type nouveau, elles ne permettent pas à elles seules de construire l’habileté
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calculatoire attendue en fin de cycle 4. On veillera donc à maintenir un équilibre entre la construction
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d’automatismes (à travers un entraînement fréquent et régulier en classe ou hors de la classe) et la
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résolution de problèmes conduisant à mobiliser des stratégies et des techniques de calcul littéral.
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Retour sur quelques obstacles
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Le passage à l’algèbre correspond à un accès à l’abstraction dont on ne doit pas minimiser la
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difficulté. L’apprentissage du calcul littéral se heurte de façon naturelle à un certain nombre
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d’obstacles. Les professeurs aideront d’autant mieux leurs élèves à les surmonter qu’ils en auront une
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connaissance fine.
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Les différentes significations du signe « égal »
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Les élèves rencontrent le signe « = » très tôt dans leur scolarité, mais à l’école élémentaire le signe
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« = » est l’annonce d’un résultat. Ainsi, dans l’égalité 8 + 5 = 13, le signe « = » est lu comme « cela
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donne » ou « cela fait ». Il est alors orienté de la gauche vers la droite et n’est pas perçu comme le
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symbole d’une relation symétrique et transitive. Cette signification correspond à celle de la touche
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« ENTER » des calculatrices. Dès le cycle 2, à travers des activités de calcul mental ou en ligne, les
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||||
élèves sont amenés à utiliser le signe « = » dans l’autre sens, par exemple 5 × 36 = 5 × 2 × 18 ou
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21 = 4 × 5 + 1. Les décompositions additives ou multiplicatives sont choisies en fonction de leur
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intérêt pour résoudre une classe spécifique de problèmes. Ainsi, la décomposition additive du nombre
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42 sous la forme 42 = 30 + 12 facilite le calcul de 42 − 12 + 3, alors que sa décomposition
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multiplicative 42 = 3 × 2 × 7 permet de factoriser l’expression littérale 3𝑎 + 42. L’incapacité de certains
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élèves à factoriser cette dernière expression peut provenir, non pas d’une méconnaissance du
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processus de la factorisation, mais d’un manque d’habitude à écrire des décompositions numériques.
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À travers la pratique du calcul littéral, le signe « = » acquiert trois autres significations :
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il est utilisé pour rendre compte de l’universalité d’une égalité, traduisant que, quelles
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que soient les valeurs attribuées aux lettres, les valeurs retournées par les
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expressions figurant de part et d’autre du signe « = » sont égales. On parle alors
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d’identité ;
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il est utilisé comme symbole d’affectation, comme en informatique, lorsqu’on se
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||||
propose de calculer l’expression (𝑎 + 2𝑏)2 pour 𝑎 = 1 et 𝑏 = −0,5 ;
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en rupture avec chacune de ces significations qui sous-entendent qu’une certaine
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propriété est vraie (même si c’est dans des conditions différentes), le signe « = »
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acquiert un statut tout autre dans l’écriture d’une équation. Au lieu d’être utilisé pour
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||||
écrire des égalités vraies, le signe « = » apparaît alors dans des énoncés dans
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||||
lesquels, en remplaçant la lettre par un nombre, on obtient une égalité qui, selon la
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||||
valeur de ce nombre, est soit vraie, soit fausse. Le but de la résolution est de trouver
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toutes les valeurs (et rien qu’elles) qui, substituées à l’inconnue, rendent l’égalité
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vraie.
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Les différents statuts de la lettre
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Au cycle 3, la lettre est utilisée pour différentes finalités :
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symboliser une unité (m, g, h, s, etc.) ;
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désigner un objet mathématique (le point A, le nombre 𝜋) ;
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désigner dans une formule la mesure d’une grandeur (𝐴 = 𝐿 × 𝑙 ; 𝑃 = 2𝜋 𝑅).
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Au cycle 4, la lettre acquiert de nouveaux statuts qu’il convient de bien différencier :
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le statut de variable, qui apparaît à la fois dans les formules (ainsi, dans l’égalité
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𝑃 = 2𝜋 𝑅, la valeur du périmètre 𝑃 dépend des valeurs attribuées à la variable 𝑅) et
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dans l’expression symbolique 𝑥 → 𝑓(𝑥) d’une fonction. L’utilisation du tableur peut
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||||
faciliter la compréhension de la notion de variable dans la mesure où, dans l’édition
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d’une formule, ce sont les adresses des cellules (et non leur contenu) qui sont prises
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en compte. La modification du contenu d’une cellule désignée dans une formule
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modifie le contenu de la cellule où est implantée la formule, ce qui permet
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d’appréhender les notions de variable et de fonction ;
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le statut d’indéterminée, qui apparaît dans des identités où la lettre représente des
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||||
nombres quelconques. Il importe que la valeur d’universalité de ces identités
|
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apparaisse dans l’environnement de l’égalité, sous une forme accessible aux élèves,
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||||
par exemple, en écrivant : « Pour toutes valeurs des nombres 𝑘, 𝑎, 𝑏 l’égalité
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𝑘(𝑎 + 𝑏) = 𝑘𝑎 + 𝑘𝑏 est vraie » ;
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le statut d’inconnue, qui heurte l’habitude de penser qu’une égalité est « toujours »
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vraie. La compréhension de ce qu’est une solution d’une équation nécessite de
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||||
recourir à des tests de la valeur de vérité de l’égalité en affectant à l’inconnue
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différente valeur numériques. Dès le début du cycle, le recours à une démarche par
|
||||
essais et ajustements et l’utilisation d’un tableur pour tester des valeurs permettent
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||||
d’introduire progressivement la notion de solution d’une équation. Les limites des
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||||
méthodes par tâtonnement ou par « remontée » des programmes de calcul
|
||||
permettent de justifier l’étude des techniques de résolution des équations du premier
|
||||
degré ;
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le statut de paramètre, qui conserve une valeur fixe, mais de portée générale. C’est
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||||
par exemple le rôle de la lettre a lorsqu’elle représente le coefficient de la fonction
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linéaire x ↦ ax. De même en physique, pour exprimer à partir de la formule P = UI la
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||||
puissance P en fonction de l’intensité I pour une tension U donnée, la lettre U a le
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||||
statut de paramètre alors que la lettre I a celui de variable.
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||||
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Il convient donc d’attirer régulièrement l’attention des élèves sur le statut du signe « = » ou des lettres
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||||
utilisées, selon la situation considérée.
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||||
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Les parenthèses
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Les parenthèses sont des séparateurs de blocs de calcul qui jouent un rôle essentiel dans la
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||||
construction d’expressions numériques ou littérales. Des parenthèses redondantes, par exemple dans
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||||
une expression du type (2x + 1) + (3 × (−x)), peuvent aider l’élève à comprendre la structure de
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||||
l’expression et l’ordre dans lequel les opérations sont à effectuer. La maîtrise des règles de priorité
|
||||
e
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||||
des opérations lui permettra progressivement de s’en affranchir. En 3 s’ajoute un nouveau rôle des
|
||||
parenthèses, dans l’écriture symbolique d’une fonction.
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||||
Rôle des logiciels
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||||
L’utilisation de logiciels, dans le cadre de la résolution de problèmes, favorise la construction
|
||||
progressive des notions de variable et de paramètre. Ainsi, la référence absolue ou non à une cellule
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||||
dans l’écriture d’une formule sur le tableur permet de distinguer ce qui varie de ce qui est fixé ; les
|
||||
variables utilisées dans les algorithmes, en particulier dans les boucles, participent du même objectif,
|
||||
de même que l’utilisation d’un curseur en géométrie dynamique.
|
||||
L’utilisation raisonnée d’un logiciel de calcul formel peut aider à mettre en évidence le rôle des
|
||||
parenthèses dans l’expression d’une fonction.
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||||
Enfin, l’utilisation de logiciels, en classe ou en dehors de la classe, est un levier majeur pour la
|
||||
recherche et l’émission de conjectures que le calcul littéral permettra ensuite de démontrer.
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||||
La résolution algébrique d’un problème est souvent articulée selon trois phases : une phase de
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||||
recherche et de modélisation de la situation, une phase de traitement formel (transformation,
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||||
résolution) sans lien avec le contexte initial, une phase de communication pour restituer la solution et
|
||||
la vérifier. Assumer successivement les deux premières phases constitue une charge de travail
|
||||
importante pour un débutant. L’utilisation d’un logiciel de calcul formel par les élèves n’ayant pas une
|
||||
habileté technique suffisante, peut leur permettre de différer le travail technique, si l’objectif est de
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||||
mettre l’accent sur l’usage de l’algèbre comme outil de mathématisation de l’énoncé.
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Rôle de l’oral
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L’écriture mathématique est très condensée et contient souvent des procédures implicites que seule la
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formulation orale, véritable « dépliement de la pensée », permet de mettre en évidence.
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Illustrons cette affirmation sur l’exercice suivant, qui consiste à développer et réduire l’expression
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3𝑥(2𝑥 − 1) − (𝑥 2 − 7).
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Le traitement, qui pourrait être écrit dans un cahier d’élève, tient en quelques lignes :
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3𝑥(2𝑥 − 1) − (𝑥 2 − 7) = 6𝑥 2 − 3𝑥 − (𝑥 2 − 7) = 6𝑥 2 − 3𝑥 − 𝑥 2 + 7 = 5𝑥 2 − 3𝑥 + 7.
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||||
Or, pour aboutir au résultat, il est nécessaire :
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- de comprendre la structure de l’expression initiale ;
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- de savoir que 3𝑥(2𝑥 − 1) = 3𝑥 × (2𝑥 − 1) ;
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- de reconnaître les blocs de calcul intermédiaires ;
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- d’appliquer la distributivité de la multiplication par rapport à la soustraction ;
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||||
- de savoir que 3𝑥 × 2𝑥 = 3 × 𝑥 × 2 × 𝑥 = 3 × 2 × 𝑥 × 𝑥 ;
|
||||
- que 𝑥 × 𝑥 = 𝑥 2 ;
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||||
- de connaître la distributivité de la multiplication par rapport à la soustraction ;
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||||
- la priorité des opérations
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- de comprendre pourquoi on ne peut pas réduire davantage 5x 2 − 3𝑥 + 7 , etc.
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On mesure sur cet exemple tout le profit qu’il pourrait y avoir à compléter la trace écrite par une trace
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orale, par exemple sous forme d’enregistrements audio mis à la disposition des élèves.
|
||||
De même, la résolution d’une équation du type 2𝑥 = 6 sera plus accessible pour un élève fragile si
|
||||
elle est formulée en langage naturel (« trouver une quantité dont le double vaut 6 »).
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||||
Différenciation
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||||
Permettre à tous les élèves d’accéder à la fin du cycle 4 aux connaissances et aux compétences
|
||||
fixées par le programme est une exigence du socle commun. Les apprentissages liés au calcul littéral
|
||||
requièrent de ce point de vue une attention particulière. En effet, l’accès au formalisme et à
|
||||
l’abstraction constitue une marche particulièrement élevée pour les élèves fragiles. Cependant, leur
|
||||
activité algébrique ne saurait se résumer à l’acquisition de techniques calculatoires. Il importe qu’ils
|
||||
soient confrontés à la résolution de problèmes, même s’ils ne maîtrisent pas toutes les techniques
|
||||
intervenant dans leur résolution. La différenciation pourra alors reposer sur des choix particuliers de
|
||||
variables didactiques (solutions entières, décimales ou fractionnaires, programmes de calcul
|
||||
réversibles ou pas, attribution de valeurs numériques à certains paramètres, etc.). L’acquisition des
|
||||
techniques calculatoires et leur automatisation seront d’autant plus efficaces qu’elles seront adossées
|
||||
à des représentations porteuses de sens, souvent issues de la résolution de problèmes.
|
||||
Il convient aussi de laisser vivre, de façon différenciée et aussi longtemps que nécessaire pour
|
||||
certains élèves, des procédures de tâtonnement ou faisant appel à la manipulation, l’expérimentation,
|
||||
la schématisation ainsi que les formulations intermédiaires, même maladroites ou peu rigoureuses,
|
||||
tout en indiquant les limites de ces formulations.
|
||||
Pour permettre l’accès de tous les élèves à l’abstraction de la démarche algébrique, il est essentiel de
|
||||
les amener à exprimer ce qu’ils ont compris et de repérer ce qui les met en difficulté. La déstabilisation
|
||||
des conceptions erronées se fait en cherchant des contre-exemples. La reconstruction des
|
||||
connaissances visées passe ensuite par l’explicitation orale des procédures mises en œuvre, leur
|
||||
comparaison, l’analyse des erreurs, etc.).
|
||||
Symétriquement, et toujours dans le cadre d’une différenciation pédagogique, les élèves les plus
|
||||
habiles peuvent être confrontés à des problèmes qui ne sont pas du premier degré, mais qui s’y
|
||||
ramènent, par exemple en factorisant des équations produits à l’aide d’identités remarquables.
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Exemples de situations d’apprentissage
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Classes de problèmes
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modélisation de situations d’origine arithmétique ou géométrique ;
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modélisation de situations faisant intervenir des grandeurs physiques ;
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résolution de problèmes se ramenant à des équations ou des inéquations du premier
|
||||
degré ;
|
||||
généralisation de propriétés des nombres rationnels ;
|
||||
démonstration de propriétés générales portant sur les nombres rationnels ;
|
||||
programmes de calcul.
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Exemples d’activités
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Exemples de questions flash : Activités mentales
|
||||
Exemples de tâches intermédiaires :
|
||||
— Le nombre d'Alice et Bertrand
|
||||
— Le magicien
|
||||
Exemples d’activités avec prise d’initiative
|
||||
— Les carrés bordés
|
||||
— Le calendrier
|
||||
Ressources complémentaires
|
||||
Les ressources proposées ci-après constituent des compléments et des approfondissements utiles
|
||||
pour aborder le calcul littéral avec les élèves. Certains de ces documents ont été produits dans le
|
||||
cadre de l'accompagnement de programmes de mathématiques antérieurs. À ce titre, ces ressources
|
||||
s'inscrivent dans un contexte pédagogique désormais ancien. Néanmoins, elles proposent des
|
||||
éléments toujours pertinents sur le calcul littéral.
|
||||
Rapport d’étape sur le calcul - commission de réflexion sur l’enseignement des
|
||||
mathématiques
|
||||
Du numérique au littéral
|
||||
Le calcul numérique au collège
|
||||
Le calcul sous toutes ses formes au collège et au lycée
|
||||
Les débuts de l’algèbre au collège, par Gérard Combier, Jean-Claude Guillaume et
|
||||
André Pressiat, publication de l’INRP
|
||||
Sur la place de l’oral en mathématiques
|
||||
|
||||
@@ -0,0 +1,18 @@
|
||||
Creator: Adobe InDesign CS5.5 (7.5.1)
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation Cycles 2 3 4
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mathématiques
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Compétences travaillées en mathématiques
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Raisonner
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Le programme de mathématiques du cycle 4 offre une place de choix à la compétence
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« raisonner » dans laquelle il regroupe les démarches suivantes :
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• résoudre des problèmes impliquant des grandeurs variées (géométriques, physiques, écono-
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miques) : mobiliser les connaissances nécessaires, analyser et exploiter ses erreurs, mettre
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à l’essai plusieurs solutions ;
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• mener collectivement une investigation en sachant prendre en compte le point de vue d’autrui ;
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• démontrer : utiliser un raisonnement logique et des règles établies (propriétés, théorèmes,
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formules) pour parvenir à une conclusion ;
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• fonder et défendre ses jugements en s’appuyant sur des résultats établis et sur sa maîtrise
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de l’argumentation.
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Chacune des étapes de résolution d’un problème (compréhension de l’énoncé et de la
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consigne, recherche, production et rédaction d’une solution) fait appel au raisonnement,
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processus mental permettant d’effectuer des inférences. Rappelons qu’une inférence est une
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opération mentale par laquelle on accepte qu’une proposition soit vraie en vertu de sa liaison
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avec d’autres propositions. Les phases de recherche, de production et de rédaction de preuve
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font appel à des raisonnements de différentes natures.
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Les raisonnements inductifs et abductifs, essentiellement mis en œuvre dans la phase de
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recherche, permettent d’aboutir à l’émission de conjectures qu’il s’agira ensuite de valider ou
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d’invalider. Si la production d’un contre-exemple suffit à invalider une conjecture, sa validation
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repose sur une démonstration, moyen mathématique d’accès à la vérité. On rappelle que
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« démontrer », c’est « donner à voir » les différentes étapes d’une preuve par la présentation,
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rédigée sous forme déductive, des liens logiques qui la sous-tendent.
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Le raisonnement inductif consiste à généraliser une propriété observée sur des cas
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particuliers. Il fonctionne selon le schéma suivant : constatant sur des exemples que, lorsque
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A est vraie, alors B est vraie, on émet la conjecture que (A implique B) est vraie.
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Le raisonnement abductif consiste à présumer une cause plausible d’un résultat observé. Il
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fonctionne selon le schéma suivant : pour démontrer que B est vraie, sachant que (A implique
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B) est vraie, on va démontrer que A est vraie. Le raisonnement abductif est notamment utilisé
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sous forme d’une analyse remontante, encore appelé chaînage arrière, qui consiste, à partir du
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résultat que l’on veut démontrer, à repérer une ou plusieurs propriétés (conditions suffisantes)
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qui, si elle(s) étaient établie(s), permettrai(en)t d’atteindre le résultat par application d’un
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théorème identifié. On substitue alors momentanément au problème de départ un (ou
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plusieurs) nouveau(x) problème(s) consistant à établir ces conditions intermédiaires.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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Exemple : ABC est un triangle rectangle en C. On veut démontrer que C appartient au cercle de
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diamètre [AB].
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On note O le milieu de [AB] et on remplace la proposition à démontrer par l’égalité OA=OB=OC ;
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pour atteindre ce résultat, on construit le symétrique C’ de C par rapport à O. Selon le principe
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du chaînage arrière, il suffit alors de montrer que AC’BC est un rectangle.
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Par la diversité et la multiplicité des situations particulières qu’elle permet d’observer,
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l’utilisation d’outils logiciels (de géométrie, de calcul, de simulation, de programmation) est
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un support aux raisonnements inductifs et abductifs et favorise la formulation de conjectures.
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Il est important de faire comprendre aux élèves le caractère incertain de toute conjecture et la
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nécessité, soit de l’invalider par la production d’un contre-exemple, soit de prouver sa vérité
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par une démonstration.
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Celle-ci fait appel au raisonnement déductif qui (entre autres) s’appuie sur :
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• la déduction proprement dite (ou règle de détachement ou modus ponens), qui fonctionne
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selon le schéma suivant : sachant que (A implique B) est vraie et que A est vraie, on conclut
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que B est vraie. Le premier pas d’une déduction consiste à reconnaître une situation de réfé-
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rence A (une configuration géométrique, une situation de proportionnalité, une propriété de
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nombres, etc.) ; le second consiste à appliquer le théorème qui stipule que (A implique B) ;
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• la disjonction de cas, qui fonctionne selon le schéma suivant : pour montrer que (A implique
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B), on sépare l’hypothèse A de départ en différents cas recouvrant toutes les possibilités et
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on montre que l’implication est vraie dans chacun des cas ;
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• Le raisonnement par l’absurde (reductio ad absurbum) qui fonctionne selon le schéma sui-
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vant : pour montrer que A est vraie, on suppose qu’elle est fausse et par déduction on aboutit
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à une absurdité.
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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Afin de convaincre les élèves du rôle de la démonstration en mathématiques comme moyen
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d’accès à la vérité, il importe de leur apprendre à distinguer une propriété conjecturée
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ou vérifiée sur des exemples d’une propriété démontrée. Pour ce faire, le terme de
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« démonstration » ne doit pas être galvaudé et la seule illustration d’un raisonnement
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ne saurait être désignée comme telle. Par exemple, si l’illustration présentée ci-dessous
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constitue une image mentale pertinente de l’égalité entre l’aire du carré construit sur
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l’hypoténuse et la somme des aires des carrés construits sur les côtés de l’angle droit, elle ne
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saurait être présentée comme une démonstration du théorème de Pythagore.
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En revanche, certains théorèmes, énoncés de manière générale peuvent être démontrés
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uniquement sur des exemples choisis parce qu’ils donnent une bonne idée du cas général (on
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dit alors qu’ils sont « génériques »). Cela peut être par exemple le cas pour la démonstration
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des propriétés des opérations sur les fractions.
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De même, il convient de systématiquement qualifier les énoncés mathématiques selon leur
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statut, en distinguant définitions, théorèmes admis et théorèmes démontrés. Les théorèmes
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traduisant une propriété caractéristique pourront être formulés en distinguant dans leur
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énoncé le sens direct et le sens réciproque.
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Les notions mathématiques qui figurent au programme du cycle 4 offrent toutes des
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possibilités de raisonnement, soit dans l’accès à la preuve d’un énoncé, soit dans son
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utilisation. Il n’est pas question de démontrer tous les théorèmes ou propriétés figurant
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au programme, mais de déterminer en équipe pédagogique les démonstrations qui
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seront retenues sur toute la durée du cycle en raison de leur caractère formateur, de leur
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accessibilité aux élèves et de l’intérêt qu’elles présentent pour faciliter l’accès au sens des
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notions mises en jeu.
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L’apprentissage du raisonnement et de la démonstration est un processus long et délicat
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qui doit se faire de manière progressive, dans la durée, et tenir compte des deux contraintes
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suivantes :
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• tout d’abord, la nécessité de séparer les tâches de résolution du problème (recherche et
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obtention de la preuve) de celle de la rédaction d’un texte qui traduit l’organisation de la
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démonstration ;
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• ensuite, l’apprentissage de la rédaction se fait notamment lorsque l’élève est confronté à
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l’expérience de la communication de sa solution. L’envie de se faire comprendre associée à
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la critique de ses pairs est, pour un élève, un levier de progrès certainement plus puissant
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que la fourniture, par le professeur, d’un modèle de rédaction. Si, pour être communicable et
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compréhensible, une démonstration mathématique doit respecter des règles syntaxiques, il
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Retrouvez Éduscol sur faut reconnaître que celles-ci ne sont pas naturelles pour les élèves. Des exigences exces-
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sives et prématurées d’un modèle de rédaction standardisée peuvent induire de leur part
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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des comportements relevant de l’imitation plus que de la compréhension. En accordant une
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place disproportionnée aux activités purement formelles de nature rhétorique (« je sais
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que… or… donc »), on risque d’éloigner les élèves du raisonnement lui-même et du plaisir
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de chercher. Afin de ne pas détourner de la résolution de problèmes les élèves ayant des
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difficultés à entrer dans les codes de rédaction d’une démonstration, il importe de valoriser
|
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les productions spontanées, écrites ou orales, issues des phases de recherche et d’expé-
|
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rimentation (calculs seuls, croquis destinés à comprendre l’exercice, idées de preuve, plan
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de preuve, etc.). Souvent imparfaites et inabouties, elles constituent de véritables objets
|
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d’étude pour la classe au cours d’un débat permettant de faire émerger progressivement
|
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les critères d’une rédaction performante, sans pour autant modéliser le travail. Progres-
|
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sivement, la phase de rédaction, entamée ou non en classe, sera dévolue aux élèves, en
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classe ou en dehors de la classe, en veillant à différencier les exigences de formalisme selon
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l’objectif d’apprentissage (le raisonnement ou la communication) et la capacité des élèves à
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entrer dans les codes de la démonstration. En particulier, il est tout à fait possible d’expri-
|
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mer dans le langage naturel un raisonnement mathématique tout en respectant parfaite-
|
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ment les règles logiques d’inférence. De même, si l’on peut faire apparaître, dans certains
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cas, l’intérêt d’une mise en forme de la démonstration sous forme déductive (en mettant la
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conclusion à la fin de la démonstration), il est cependant admis de la placer au début, suivie
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de « car…, parce que… et que… ».
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Il importe également de ne pas cantonner la démarche de raisonnement à sa seule
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forme déductive et de ne pas la limiter à un thème particulier des mathématiques
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(traditionnellement celui de géométrie), mais bien de la placer au cœur de toute activité
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mathématique.
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Les situations proposées doivent donc ménager à la fois des temps de recherche et
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d’expérimentation permettant de formuler des conjectures, des temps de mise en commun
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et d’argumentation permettant de produire une preuve et des temps de mise en forme
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(démonstrations rédigées). Pour solliciter la curiosité de l’élève, susciter chez lui l’envie
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de relever un défi intellectuel et motiver sa recherche, il est souhaitable que l’énoncé du
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problème soit assez bref et facile à comprendre et qu’il n’induise ni une solution ni même
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une méthode de résolution ; un moyen de laisser à chaque élève l’initiative de sa démarche
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consiste à limiter les questions intermédiaires ou celles dont l’énoncé mentionne ce qu’il s’agit
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de trouver (« démontrer que… »). Cette attention particulière devrait permettre à chaque élève
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de démarrer sa recherche par des tâtonnements, des dessins, des essais numériques, avec ou
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sans l’aide de logiciels. Les problèmes dont la solution est accessible par plusieurs modes de
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raisonnement (algébrique, géométrique, etc.) sont particulièrement intéressants.
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Exemples de problèmes
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Ci-dessous quelques exemples de problèmes sont proposés, rattachés à différents thèmes du
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programme, et mettant en œuvre des raisonnements de types varié
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Ecriture décimale [5e]
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Exemple de problème
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Dans les écritures décimales de deux nombres entiers, le chiffre des dizaines est 7 et celui des
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unités est 6. Quels sont les deux derniers chiffres de l’écriture décimale de leur produit ?
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Commentaire
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Retrouvez Éduscol sur Raisonnement déductif à travers l’utilisation de l’écriture décimale.
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Multiples et diviseurs
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Exemple de problème
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La somme des chiffres de 42 est un multiple de 6 et 42 est un multiple de 6 (idem pour 84).
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Peut-on affirmer que, si la somme des chiffres d’un nombre entier est un multiple de 6, alors
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ce nombre est un multiple de 6 ?
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Commentaire
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Infirmation par production d’un contre-exemple.
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Proportionnalité
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Exemple de problème
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On augmente la longueur d’un rectangle de 10 % et on diminue sa largeur de 10 %. Comment
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varie son aire ?
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Commentaire
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L’élève peut raisonner de manière inductive en fixant des valeurs numériques pour la longueur
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et la largeur et faire varier ces valeurs
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Raisonnement déductif par application d’un pourcentage.
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Nombres décimaux
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Exemple de problème
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Existe-t-il un nombre décimal dont le carré est égal à 2 ?
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Commentaire
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Une démarche inductive basée sur des essais (à la main puis à la calculatrice) permet
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d’émettre la conjecture qu’il n’existe pas de nombre décimal dont le carré est égal à 2.
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Cette conjecture est ensuite démontrée à l’aide d’un raisonnement par l’absurde et
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disjonction de cas.
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On montre d’abord qu’il n’existe aucun nombre entier dont le carré est égal à 2.
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Puis, en distinguant les différentes valeurs qu’aurait sa dernière décimale, on montre qu’il
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n’existe aucun nombre décimal non entier dont le carré est égal à 2.
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Utilisation des aires
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Exemple de problème
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Où positionner le point M à l’intérieur du triangle ABC pour que les triangles AMB et AMC aient
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la même aire ?
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Commentaire
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L’utilisation d’un logiciel de géométrie dynamique permet de conjecturer une condition
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suffisante : l’appartenance de M à la médiane [AA’].
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Démonstration par les aires (lemme du chevron).
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Démonstration de la condition nécessaire par un raisonnement par l’absurde : on suppose que
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N n’appartient pas à la médiane [AA’] (en étant par exemple à l’intérieur du triangle ABA’), on
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note M le point d’intersection de (BN) et (AA’) et on compare les aires des triangles ANB, AMB,
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AMC, ANC.
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Fractions, aire du disque
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Exemple de problème
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A quelle fraction du grand disque correspondent les six petits disques ? A quelle fraction du
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grand disque correspond la surface hachurée ?
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Commentaire
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Analyse de figure.
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Vitesse
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Exemple de problème
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Un funiculaire monte du pied d’une colline à son sommet à la vitesse moyenne de 14 km/h.
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Le conducteur peut-il régler la vitesse lors de la descente pour que la vitesse moyenne sur
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l’ensemble du parcours soit de 28 km/h ?
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Géométrie dans l’espace
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Exemple de problème
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Sur un cube, on a tracé deux diagonales, comme indiqué sur le dessin ci-dessous. Quelle est
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la mesure de l’angle formé par ces deux diagonales ?
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Commentaire
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Identification d’une figure plane à l’intérieur d’une configuration de l’espace.
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Géométrie, Équations
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Exemple de problème
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Deux tours, hautes de 30 et 40 mètres sont distantes l’une de l’autre de 50 mètres. Un puits
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est situé entre les deux tours. Deux oiseaux s’envolent en même temps du sommet de chaque
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tour et volent à la même vitesse en ligne droite avant de se rejoindre au sol. En quel point se
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rejoignent-ils ?
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Commentaire
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Modélisation de la situation.
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Raisonnement déductif à travers l’utilisation du théorème de Pythagore.
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Résolution d’une équation.
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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Géométrie plane
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Exemple de problème
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A, B, C sont trois points non alignés, I est le milieu de [BC] et D est le point tel que ABID est un
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parallélogramme. Pourquoi le milieu M de [ID] est-il également le milieu de [AC] ?
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Commentaire
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Raisonnement déductif utilisant des propriétés du parallélogramme.
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Approche de la notion de fonction
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Exemple de problème
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Un maître-nageur dispose d’une corde de 160 m de long pour délimiter une zone de baignade
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surveillée rectangulaire. Où doit-il placer les bouées A et B pour que l’aire de la zone de
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baignade soit maximale ?
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Commentaire
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Utilisation d’un tableur ou d’une calculatrice pour une approche numérique.
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Modélisation algébrique.
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Calcul littéral
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Exemple de problème
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Peut-on écrire 2016 comme somme de quatre entiers consécutifs ? Et 2018 ? Et ton année de
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naissance ?
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Quels sont les nombres qui peuvent s’écrire comme somme de quatre entiers consécutifs ?
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Commentaire
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Raisonnement inductif basé sur des essais. Emission de conjectures.
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Retrouvez Éduscol sur Utilisation du calcul littéral comme outil de démonstration.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 8
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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Bibliographie
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• Raisonnement et démonstration
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• Site de l’académie de Bordeaux : Initiation au raisonnement
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||||
• IREM de Rennes : L’enseignement de la démonstration
|
||||
• « Initiation au raisonnement déductif au collège » Gilbert Arsac, Gisèle Chapiron,
|
||||
Alain Colonna, Gilles Germain, Yves Guichard, Michel Mante - Presses universitaires de Lyon,
|
||||
IREM de Lyon
|
||||
• « Des mathématiques ensemble et pour chacun, 5ème » Jean-Philippe Rouquès, Hélène
|
||||
Staïner - CRDP Pays de la Loire
|
||||
• « Des mathématiques ensemble et pour chacun, 4ème » Jean-Philippe Rouquès, Hélène
|
||||
Staïner - CRDP Pays de la Loire
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation Cycles 2 3 4
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Mathématiques
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Compétences travaillées en mathématiques
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Représenter
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Donner à voir les objets mathématiques
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« Représenter », c’est donner à voir, ou au moins rendre perceptible à la vue et à l’esprit.
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Cette définition relativement simple recouvre cependant des réalités bien distinctes.
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« Représenter » des objets, des visages ou en tout cas des formes ou des solides est un
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premier niveau de représentation commun entre autres aux mathématiques, à la géographie,
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aux sciences et aux arts. Mais on peut aussi « Représenter » des relations entre les objets,
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que ce soit par un croquis de géographie, un codage en géométrie ou un schéma en électricité.
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Et il arrive enfin qu’on doive « représenter » des entités abstraites, qui n’ont pas d’autre mode
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d’existence que cette représentation : des nombres décimaux, des fractions, des fonctions,
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en un mot des objets mathématiques. Leur point commun est de ne pas être accessible par
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la vue, l’ouïe ou quelque autre sens : on ne peut pas montrer dans le monde extérieur une
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fonction, pas plus qu’on ne peut en fait montrer un cube, ou un cercle. Pour autant, l’existence
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de ces objets ne fait de doute pour aucun utilisateur des mathématiques, même occasionnel.
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Ces objets ne sont pas accessibles en eux-mêmes, seulement par leurs représentations,
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qui sont comme des chemins vers un objet auquel on ne pourrait pas avoir directement
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accès. Ces représentations diverses peuvent alors appartenir à différents registres : registre
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graphique, registre du langage naturel (« un parallélépipède à 6 faces »), registre numérique,
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registre de l’écriture symbolique, etc.
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Le développement de la compétence « Représenter » au cycle 4 doit à la fois permettre à
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l’élève de progresser dans la vision du réel et dans l’appréhension des objets mathématiques
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abstraits. Comprendre ce qu’est un triangle, ce qu’est une fonction, ce qu’est une fraction,
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c’est savoir « représenter » ces objets, c’est-à-dire trouver un registre de représentation
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adéquat, mais aussi savoir varier les représentations et les registres de représentation.
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Un élève capable de convoquer dans un exercice mettant en jeu une fonction un graphique,
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un tableau de nombres, une écriture symbolique, est en train de s’approprier la notion
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de fonction. Dans cet exercice, on voit que la représentation est aussi pensée de manière
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dynamique, dans sa capacité à engendrer d’autres représentations, à l’intérieur d’un même
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registre ou dans un autre registre.
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« Mais surtout, l’activité mathématique de recherche et de preuve consiste à transformer des
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représentations […], données dans le contexte d’un problème posé, en d’autres représenta-
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tions sémiotiques. Et, de ce point de vue, une représentation […] n’est intéressante que dans la
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mesure où elle peut se transformer en une autre représentation, et non pas en fonction de l’objet
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qu’elle représente ».1
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1. Idées directrices pour analyser les problèmes de compréhension dans l’apprentissage des mathématiques –
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Retrouvez Éduscol sur Raymond Duval - 2011.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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Si on poursuit l’analyse, on peut remarquer que les différentes représentations de la fonction
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traitée dans cet exercice ne la concernent pas en tant qu’objet spécifique (la fonction f de
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l’exercice), mais s’appliquent à une catégorie plus vaste à laquelle elle est rattachée (ici la
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catégorie des fonctions)2.
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Par ailleurs, si pour cerner un objet mathématique, il est nécessaire de varier les registres,
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pour résoudre un problème, il est souvent pertinent de se placer dans un domaine
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mathématique qui n’est pas nécessairement celui de l’énoncé : on parlera alors de
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changement de cadre. Ainsi, le problème du maximum de l’aire d’un triangle isocèle de
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côté 6, posé dans le cadre géométrique à partir d’une figure, pourra être traité dans ce cadre
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géométrique (en considérant un cercle bien choisi), ou dans un cadre fonctionnel, lui-même
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pouvant être associé à un registre numérique (des valeurs approchées de l’aire étant obtenues
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à l’aide d’un logiciel de géométrie dynamique ou d’un tableur) ou plus tard, au lycée au registre
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des écritures symboliques.
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Le signe et la pensée
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Le premier des modes de représentation, avant même la figure est le signe : lettre,
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symbole, chiffre, cette mise en forme des idées mathématiques est aussi essentielle aux
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mathématiques que les pièces du jeu le sont aux échecs. Mais ces formes, ces lettres qui
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constituent la langue des idées ont elles-mêmes une forme, parfois un sens comme le
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rappelle le logicien Frege3 :
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« En offrant au regard le signe d’une représentation, elle-même appelée à la conscience par une
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perception, on crée un foyer stable autour duquel s’assemblent d’autres représentations. Parmi
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celles-ci, on en pourra de nouveau choisir une et offrir au regard son signe. Ainsi pénétrons-
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nous pas à pas dans le monde intérieur des représentations, et y évoluons nous à notre gré,
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usant du sensible nous-mêmes pour nous libérer de sa contrainte ».
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Le philosophe pointe ici la force et le risque du signe : il est utile par les images qu’il convoque
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et les actions qu’il permet, mais il peut engendrer aussi de fausses images : le nombre a qui
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2. Parmi les grandes catégories d’objets mathématiques utilisés au cycle 4, on peut citer les nombres rationnels, les
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fonctions, les figures géométriques du plan ou de l’espace, les symboles littéraux. Ces grandes catégories sont reliées
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aux classes de problèmes qu’elles permettent de résoudre (proportionnalité, dépendance d’une grandeur en fonction
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d’une autre, modélisation géométrique, résolution d’équations, etc.).
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Retrouvez Éduscol sur 3. Que la science justifie un recours à l’idéographie, 1882, in Ecrits logiques et philosophiques, trad. C. Imbert, Seuil, 1971.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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ne peut être que positif, le nombre n qui ne peut être qu’entier, la bande numérique où un
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nombre est toujours plus petit que celui qui est à sa droite. Une représentation peut posséder
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pour l’élève une logique qui diffère de celle que l’enseignant lui associe. Que l’on pense à ce
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dialogue imaginaire de L. Wittgenstein4 :
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« Il me suffit simplement de regarder la figure pour voir que 2+2=4 »
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« Alors il me suffit simplement de regarder la figure pour voir que 2+2+2=4 »
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Un autre problème apparait ici, plus large que celui de la nécessaire variation des
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représentations, c’est la question de la bonne compréhension de la représentation par l’élève :
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comment savoir que l’élève a bien compris l’usage de la représentation, par exemple qu’il
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distingue bien les objets visés par les deux représentations 1,4 et ¼. Une réponse possible
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consiste à faire verbaliser par l’élève sa perception de la représentation, en passant donc
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dans le registre du langage naturel : la verbalisation peut alors se faire sous la forme :
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« 1,4 représente une unité et quatre dixièmes, ou quatorze dixièmes ; on peut également la
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représenter par 1+ 4/10, ou 14/10 ; ¼ représente le quart de l’unité ». La stabilisation de la
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compréhension de l’objet mathématique sous-jacent passe par l’utilisation de ses différentes
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représentations dans des contextes différents, pour résoudre des problèmes variés, et le
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passage d’un registre de représentation à un autre en précisant l’intérêt de chacun dans la
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situation proposée (représenter le nombre 1,4 sur une droite graduée, partager un segment
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en quatre, poser l’équation à trou … x 4 = 1).
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Changements de registre : l’apport des outils numériques
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L’usage des outils numériques facilite la mise en œuvre concrète des changements de registre
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de représentation, que ce soit grâce aux tableurs ou aux logiciels de géométrie dynamique :
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définir une fonction par une formule déclenche aussitôt le tracé des graphiques, ou l’apparition
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d’un tableau de valeurs. À l’inverse, un tableau de valeurs permet de placer des points, de
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proposer une interpolation, une ou plusieurs formules.
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4. Remarques sur les fondements des mathématiques, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de philosophie.
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Retrouvez Éduscol sur
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 3
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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Ce changement de registre se trouve d’autant facilité qu’il s’effectue immédiatement et sans
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effort. Mais cette simultanéité ne doit pas conduire à penser que la conversion est limpide pour
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les élèves. Si les outils numériques permettent d’automatiser des processus mentaux, ceux-ci
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doivent avoir été auparavant compris et d’une certaine manière éprouvés par les élèves (par le
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calcul mental ou posé, par le dessin à l’aide d’instruments de géométrie, etc.).
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Nombres
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Les nombres constituent un des points les plus délicats et les moins immédiatement visibles
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de l’application des changements de registre. C’est au cycle 4 que ce qui était représenté
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par des parts de gâteau, un point sur la demi-droite graduée, le résultat d’une opération de
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division doit pouvoir pour l’élève renvoyer à un même objet : un nombre. Cette possibilité de
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changement de registre doit être mise en œuvre régulièrement car elle ne revêt pas la même
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facilité selon qu’il s’agit de 2, de 0,5, de 3/4, de 2/3, de 5/3 (la représentation des parts de
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gâteau peut être un obstacle à la conception d’une fraction supérieure à 1). La compréhension
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d’un nombre décimal, plus tard d’un nombre rationnel positif ou négatif ne peut s’envisager
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sans changement de registre, d’autant que tous les registres ne seront pas aussi pertinents
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pour un élève : envisager 2/3 comme représentation de deux parts d’un tout partagé en trois
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est une chose naturelle pour l’élève depuis le cycle 3, mais le cycle 4 va fournir de nouveaux
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outils permettant de le voir comme un point de la droite graduée. Des calculs de rapports et
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de proportions, la résolution de l’opération à trou 2 x … = 3, puis celle de l’équation 2x = 3, le
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théorème de Thalès viendront progressivement conforter cette réalité. Les activités de calcul
|
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mental, les activités de calcul dans un contexte géométrique ou dans un contexte arithmétique
|
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constituent autant d’occasions de rappeler et de consolider la variété de ces représentations
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du nombre. Comprendre que la notion de nombre rationnel étend celle de nombre décimal,
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qui elle-même étend celle de nombre entier fait partie des objectifs du cycle 4. Les écritures
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et les représentations des nombres doivent être revues et mises en jeu tout au long du cycle.
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Organisation et gestion de données et fonction
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La représentation joue dans l’organisation et la gestion de données un rôle particulier.
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Il s’agit de représenter des séries de nombres, objets abstraits pour lesquels toutes les
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représentations sont mathématiquement équivalentes. Mais du fait que ces séries de
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nombres ont un lien fort avec le monde réel, ces représentations ne sont pas du tout
|
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équivalentes dans l’effet qu’elles produisent. Le choix d’une représentation (diagramme
|
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en barres ou camembert), comme celui d’une échelle peuvent majorer un minorer un
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phénomène, exagérer ou minorer un écart, éclairer une décision ou tromper un lecteur.
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Le nécessaire travail sur les registres prend ici un relief particulier, en ce qu’il rencontre la
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formation du citoyen et accompagne le développement de l’esprit critique. Dans cet esprit,
|
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tout travail engagé sur des données réelles, notamment dans le cadre d’un EPI, permet de
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mettre en lumière les enjeux des choix de représentation. La notion de fonction, qui nait
|
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véritablement pour les élèves au cycle 4, continuera à se mettre en place au lycée et même
|
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au-delà. Les fonctions font en effet partie de ces objets mathématiques que les élèves vont
|
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être amenés à manier pendant longtemps sans en avoir une définition formelle rigoureuse.
|
||||
Le changement de registre de représentations est donc ici nécessaire pour cerner l’objet
|
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fonction. On ne peut pas dire ce qu’est une fonction, mais on peut dire, grâce à cette formule,
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j’ai défini une fonction, que je pourrais aussi définir par une courbe.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 4
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CYCLE 4 I Mathématiques I Compétences travaillées en mathématiques
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Représenter en géométrie
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La compétence « Représenter » reste bien entendu centrale dans l’étude de la géométrie.
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Le thème « Espace et géométrie » propose sous le titre Représenter l’espace une série
|
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de contenus dont la maitrise permet à l’élève de collège de continuer à progresser dans
|
||||
la compréhension des objets qu’il a sous les yeux, au travers de la perspective, mais aussi
|
||||
d’objets qu’il ne peut embrasser du regard : c’est tout l’enjeu de la représentation de la Terre,
|
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du repérage sur la sphère, dans l’espace ou dans le plan. La circulation entre les différents
|
||||
registres (maquettes, vues de dessus et de profil, croquis, patrons, modélisations 3D issues
|
||||
de logiciels de géométrie, objets conçus à l’aide d’une imprimante 3D) doit être travaillée tout
|
||||
au long du cycle.
|
||||
La représentation en géométrie ne se cantonne pas à ce lien avec le réel, mais accompagne
|
||||
la maitrise de l’abstraction et les débuts de la démonstration au travers des figures et de
|
||||
leurs codages, et des transformations. On retrouve cet « Art de raisonner juste sur des figures
|
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fausses » pour reprendre la formule de Descartes. Un triangle isocèle peut être représenté
|
||||
par une figure représentant un triangle isocèle ou un triangle quelconque bien codé, par
|
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l’expression Soit ABC un triangle isocèle. Cette possibilité peut être source de difficulté pour
|
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des élèves à qui parallèlement on demande de travailler sur la vérité et la justesse des
|
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représentations au travers de représentations en perspectives ou à l’échelle. La notion de
|
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schéma constitue pour les élèves un pas important à bien marquer, où on s’attache à montrer
|
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que la force du schéma réside dans sa capacité à condenser les éléments nécessaires à la
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démonstration.
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Bibliographie
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• Idées directrices pour analyser les problèmes de compréhension dans l’apprentissage des
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||||
mathématiques - DUVAL R. (2011).
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||||
• Rationnels et proportionnalité, complexité et enseignement au début du collège - ADJIAGE
|
||||
R. (2007). Revue Petit x 74 IREM Grenoble
|
||||
• Le rôle d’un processus de visualisation géométrique complémentaire du registre numérique
|
||||
- BARRERA R. (2011). Revue Petit x 85 IREM Grenoble
|
||||
• Représentation des fractions et des nombres décimaux chez les élèves de CM2 et du collège
|
||||
- PERRIN-GLORIAN (1986). Revue Petit x 10 IREM Grenoble
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 5
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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation CYCLES 2 3 4
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MATHÉMATIQUES
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Ressources transversales
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Types de tâches
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Les exemples fournis dans les ressources thématiques sont classés selon trois types d’activités :
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questions « flash », activités avec prise d’initiative et exercices d’application ou de réinvestisse-
|
||||
ment. Les situations proposées ne sauraient être considérées comme des outils prêts à l’emploi.
|
||||
Leur mise en œuvre suppose une véritable appropriation par les équipes de professeurs,
|
||||
notamment à travers une réflexion collective sur différents scenarios pédagogiques possibles, sur
|
||||
les productions d’élèves attendues ou encore sur l’intégration dans la progression pédagogique.
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Questions « flash »
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La pratique de questions « flash » vise à renforcer la mémorisation de connaissances et
|
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l’automatisation de procédures afin de faciliter un travail intellectuel ultérieur par leur mise à
|
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disposition immédiate.
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||||
Une tâche de ce type relève d’une activité mentale attendue sur un temps court (quelques
|
||||
minutes). Elle peut mobiliser une connaissance, un savoir-faire, un traitement automatique
|
||||
ou réfléchi. Pour être efficaces, les questions flash doivent être proposées de façon régulière,
|
||||
tout au long du cycle, et s’inscrire dans une stratégie d’enseignement qui articule de
|
||||
façon cohérente entraînement, évaluation, remédiation et consolidation. Elles se prêtent à
|
||||
l’utilisation de supports variés : papier, diaporama, enregistrement oral.
|
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Activités avec prise d’initiative
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||||
Les activités exigeant une prise d’initiative sollicitent l’autonomie et l’imagination des élèves.
|
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Elles peuvent conduire à modéliser une situation et consistent toujours à résoudre un
|
||||
problème. La résolution de ce problème peut être utilisée dans des situations d’enseignement
|
||||
variées :
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• la découverte d’une notion nouvelle, à travers l’identification d’un obstacle qu’elle permet de
|
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franchir ;
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• le réinvestissement de notions antérieurement installées.
|
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||||
Grâce à un questionnement suffisamment ouvert, la réalisation d’une activité de ce type
|
||||
favorise la mise en œuvre de plusieurs stratégies, d’expertise mathématique de différents
|
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niveaux (on peut parler à ce titre de « procédures personnelles », distinctes de la procédure
|
||||
experte). Une telle activité se prête donc à la différenciation pédagogique. Il importe que tous
|
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les élèves, y compris les plus fragiles, puissent s’engager dans la réalisation de la tâche.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I MATHÉMATIQUES I Ressources transversales
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Le contexte d’une activité avec prise d’initiative peut être interne aux mathématiques, issu de
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la vie courante, d’une ou plusieurs autres disciplines. Elle peut être proposée individuellement
|
||||
ou en groupes, en classe ou en dehors de la classe, à condition dans ce cas que les élèves
|
||||
aient été auparavant initiés à ce type d’activités sous la conduite du professeur.
|
||||
Par la liberté de cheminement qu’elle laisse aux élèves, une activité avec prise d’initiative,
|
||||
contrairement à une activité guidée, doit donner lieu à des démarches et des productions
|
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variées ; les élèves doivent être incités à garder trace de leurs recherches, même
|
||||
infructueuses ou inabouties, afin de permettre le développement et l’évaluation de la
|
||||
compétence « chercher ». Pour ne pas être bloqué dans sa recherche, un élève ou un groupe
|
||||
d’élèves peut, à un moment jugé opportun par le professeur, bénéficier d’aides ciblées (aides à
|
||||
la démarche de réalisation ou de résolution, apport de savoir-faire, par exemple sous la forme
|
||||
d’une procédure de réalisation, apport de connaissances, etc.).
|
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Une activité avec prise d’initiative peut aider l’élève à comprendre que ses difficultés dans
|
||||
la résolution peuvent être imputées à une maîtrise insuffisante de connaissances ou de
|
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techniques. L’activité pourra alors donner aux yeux de l’élève une réelle légitimité pour
|
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un entraînement technique indispensable (calcul numérique ou littéral, reconnaissance
|
||||
de configurations géométriques, apprentissage du cours, questions flash, etc.). Il est tout
|
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à fait envisageable d’interrompre la réalisation d’une activité avec prise d’initiative pour y
|
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revenir après avoir effectué l’entraînement technique nécessaire à son accomplissement. La
|
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motivation des élèves pour cet entraînement pourra alors se trouver accrue par l’envie de
|
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revenir rapidement à la résolution du problème initial.
|
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Afin de ne pas déconnecter les activités à prise d’initiative des contenus du programme, les
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savoirs mathématiques (notions, méthodes ou stratégies) sollicités dans chaque activité
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de ce type doivent être formalisés au cours d’une phase d’explicitation, de structuration ou
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d’institutionnalisation.
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Parmi les activités à prise d’initiative figurent aussi bien des problèmes d’une durée limitée
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(pouvant par exemple être traités sur une partie de séance, ou proposés dans le cadre d’un
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travail en dehors de la classe) et des tâches plus complexes, interdisciplinaires ou relevant
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de la vie courante. Celles-ci pourront alors trouver naturellement leur place dans les projets
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d’Enseignements Pratiques Interdisciplinaires.
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Tâches intermédiaires
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Intermédiaires entre les questions flash et les activités avec prise d’initiative, les tâches
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intermédiaires visent à stabiliser et à consolider les savoirs acquis. Selon le moment auquel
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elles apparaissent dans le processus d’apprentissage, elles peuvent prendre la forme
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d’exercices d’application ou de réinvestissement.
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Les exercices d’application permettent à l’élève de mettre en œuvre, dans un contexte
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voisin de la situation d’apprentissage, des notions récemment acquises. Les exercices de
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réinvestissement permettent de consolider des connaissances, des procédures ou des
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stratégies antérieurement acquises, dans un contexte éventuellement différent du contexte
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d’apprentissage (on parle alors de transfert ou de recontextualisation). Ils trouvent une place
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naturelle dans une progression spiralaire conçue sur la totalité du cycle. Sans être une tâche
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isolée, une tâche intermédiaire nécessite au maximum deux ou trois étapes de raisonnement,
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et est posée sous une forme explicite.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
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