Informer et accompagner les professionnels de l’éducation ÉVALUATION CYCLES 2 3 4 FRANÇAIS Dire la ruse Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 COMPOSANTE(S) DU SOCLE COMMUN D1-1 | Comprendre, s’exprimer en utilisant la langue française à l’oral et à l’écrit D2 | Les méthodes et outils pour apprendre • Coopération et réalisation de projets • Outils numériques pour échanger et communiquer D3 | La formation de la personne et du citoyen • Expression de la sensibilité et des opinions, respect des autres • Réflexion et discernement D5 | Les représentations du monde et l’activité humaine • Organisations et représentations du monde • Invention, élaboration, production Présentation de la manière dont les activités d’oral ont été mises en œuvre et évaluées dans une approche par compétences tout au long d’une séquence en classe de 6e intitulée « La ruse, plus fort que tout ? ». Retrouvez Éduscol sur eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 1 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Outils à partir desquels la ressource a été conçue Les ressources consacrées à l’évaluation de l’expression orale et de la compréhension d’énoncés oraux ont été élaborées en s’appuyant sur deux outils en usage dans l’académie de Limoges. Ces deux outils sont consultables et téléchargeables à l’adresse suivante : « Réforme du collège – Formation disciplinaire – Journée 3 ». Outil 1 : un référentiel unique pour une évaluation par compétences continuée sur les cycles 2, 3 et 4 Ce référentiel est pensé pour pouvoir fonctionner sur l’ensemble du parcours de la scolarité obligatoire de l’élève. Il comporte 4 colonnes que nous faisons correspondre aux niveaux de maîtrise des cycles 2,3 et 4. Outil 2 : un tableau d’aide à la construction et à la présentation de séquence Quatre tableaux sont proposés : • Le premier tableau regroupe les éléments d’identification de la séquence : titre ; entrée(s) et questionnement(s) ; enjeux littéraires et de formation personnelle ; supports d’étude ; • Le deuxième tableau permet d’afficher les connaissances travaillées dans le cadre de la séquence, qu’elles soient linguistiques ou cultu- relles. Une telle partie s’impose si l’on veut réussir à programmer de manière cohérente et concertée tous les éléments de connaissance prévus sur les trois années d’un cycle ; • Le troisième tableau sert à identifier les différentes compétences parmi les 38 du référentiel qui seront particulièrement exercées, dévelop- pées et évaluées dans le cadre de la séquence. Une telle partie s’impose si l’on veut s’assurer, à l’échelle d’une année scolaire, qu’une compétence sera bien travaillée dans plusieurs séquences. Pour être significative, l’évaluation d’une compétence suppose en effet d’être effectuée de manière récur- rente, dans des contextes différents et à travers la réalisation de tâches variées ; • Le quatrième tableau fait la liste des principales situations d’évaluation, selon qu’elles interviennent en début, en cours ou en fin de sé- quence. Présentation de la séquence au sein de laquelle les situations d’évaluation se sont inscrites Une séquence mise en œuvre dans une classe numérique Une précision s’impose : la séquence ici présentée a été mise en œuvre avec une classe de 6e dont tous les élèves ont été dotés d’une tablette eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 2 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 numérique Apple, ce qui explique leur usage de certaines applications telles que eClicker, SimpleMind ou encore SparkVideo au gré des séances. Les plus-values apportées par ces applications sont évidentes, et en particulier pour l’apprentissage de l’oral : eClicker, en recueillant et en synthétisant immédiatement la manière dont les élèves répondent individuellement à un QCM, permet en temps réel de vérifier le niveau de compréhension orale de chacun et de la classe entière ; SimpleMind, logiciel de carte mentale, facilite la conservation, le tri et l’organisation des contributions des élèves dans le cadre d’un oral collaboratif ; SparkVideo permet aux élèves de s’enregistrer et, partant, d’avoir une approche réflexive de leur oral et de l’améliorer. De telles plus-values sont bien sûr possibles avec d’autres systèmes d’exploitation. Pour le traitement en temps réel des réponses des élèves, on peut signaler par exemple l’application Plickers. Pour l’enregistrement audio, Audacity est un logiciel qu’on ne présente plus. Quant aux logiciels de cartes mentales, ils abondent. On peut compter parmi les plus-values que le numérique favorise la différenciation pédagogique. La manière dont cette différenciation a été mise en œuvre en classe entière se trouve détaillée avec précision dans la description des séances 1, 7 et 8. Éléments d’identification de la séquence Titre de la séquence La ruse, plus fort que tout ? Résister au plus fort : ruses, mensonges et masques. Entrée(s) et questionnement(s) • Faire découvrir des textes relevant de différents genres littéraires qui mettent en scène les ruses et détours qu’invente le faible pour résis- ter au plus fort ; Problématique ; enjeux litté- • comprendre comment s’inventent et se déploient les ruses de l’intelligence aux dépens des puissants et quels sont les effets produits sur le raires et de formation person- lecteur ; nelle • s’interroger sur la finalité, le sens de la ruse, sur la notion d’intrigue et sur les valeurs mises en jeu. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 3 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Corpus d’étude donnant lieu à une évaluation formative : « Le Corbeau et le Renard », fable de Jean de La Fontaine ; « Le Renard et le Coq », fable de Marie de France ; « La Farce du pâté et de la tarte », scène XV ; « Le Vilain et l’Oiselet », fabliau ; Une relecture en bande dessinée de la fable « Le Corbeau et le Renard » proposée par Didier AhKoon (2012) et disponible en ligne. Œuvre intégrale et/ou corpus d’étude Textes-supports d’une évaluation sommative : Épisode de la branche III du Roman de Renart dans lequel Renart contrefait le mort pour dérober le poisson transporté par des charretiers ; « La jeune Poule et le vieux Renard », fable de Jean-Pierre Claris de Florian. Lecture cursive : Le Roman de Renart. Connaissances travaillées dans le cadre de la séquence Culture littéraire et artistique • La fable, • le fabliau, • la farce, • le site de la BNF, • les enluminures, • la bande dessinée. Étude de la langue • Les classes grammaticales, • analyse du sens des mots (synonymes, antonymes...), • le présent de l’indicatif, • les types de phrases. Compétences travaillées dans le cadre de la séquence eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 4 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Domaine 1 Comprendre et s’exprimer à l’oral • Écouter et comprendre un message oral ; Les langages pour penser et communiquer • s’exprimer à l’oral en interaction ; Composante 1 • mémoriser et dire. Comprendre et s’exprimer en utilisant la langue française Lire et comprendre l’écrit • Comprendre des documents ; • lire l’image ; • comprendre des textes littéraires brefs ; • comprendre un texte long. Écrire • Écrire sous la dictée ; • écrire un texte bref en réponse à une consigne. Domaine 1 • S’exprimer en utilisant les langages des arts et du corps ; Composante 4 • prendre du recul sur sa pratique artistique individuelle et collective. Les langages des arts et du corps Domaine 2 • Maîtriser un environnement numérique ; Les méthodes et outils pour apprendre • coopérer et réaliser des projets. Domaine 3 • Maîtriser l’expression de sa sensibilité et respecter celle des autres ; La formation de la personne et du citoyen • exercer son esprit critique, faire preuve de discernement. Domaine 5 • Se construire une culture historique, géographique, littéraire et artistique ; Les représentations du monde et l’activité humaine • analyser et comprendre les organisations humaines et les représentations du monde. Principales situations d’évaluation de la séquence Diverses situations d’évaluation sont ménagées au fil des séances dans une logique de progressivité et de complexification des tâches, ce que le tableau suivant fait ressortir : eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 5 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Activités initiales Découverte comparative de trois des textes du corpus d’étude, lesquels relèvent de genres différents mais présentent une unité thématique. La séance initiale comporte : • Une activité relative à l’oral : les trois textes sont d’abord découverts par les élèves via des enregistrements sonores. Cela permet d’évaluer leur niveau d’écoute et de compréhension de l’oral. Grâce aux échanges qui s’ensuivent, cela permet aussi de s’assurer de la compréhen- sion littérale suffisante des trois textes. • Une activité de lecture : la comparaison des textes, en faisant ressortir leurs ressemblances et leurs dissemblances, permet aux élèves d’identifier les enjeux littéraires et de formation personnelle posés par le corpus. • Une activité linguistique permettant de réactiver les notions de « classes grammaticales », de « synonyme » et d’ « antonyme » en amenant les élèves à constituer à partir des trois textes un début de réseau lexical. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 6 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Activités intermédiaires • Des lectures analytiques et des échanges orientés par les enjeux littéraires et de formation personnelle identifiés dans la première séance ; • des activités documentaires : utilisation d’une notice biographique (séance 2) ; exploration du dossier pédagogique en ligne de la BNF consacré au Roman de Renart ; • des activités linguistiques visant à enrichir le réseau lexical initial autour de la ruse et à travailler particulièrement les accords dans le groupe nominal et entre le sujet et le verbe, l’usage du présent et les types de phrase ; • une dictée préparée ; • en milieu de séquence, un atelier d’écriture et de lecture à voix haute ; • des activités autour de la lecture de l’image (séances 3 et 7) ; • une séance entière consacrée à l’évaluation de l’écoute et de la compréhension d’un message oral à travers des activités proposées dans une logique de différenciation pédagogique ; • tout au long de la séquence, la manipulation de trois applications numériques au service des diverses activités. Tâches complexes de fin de • L’avant-dernière séance est consacrée la réalisation par la classe d’une récapitulation de fin de séquence et par un échange oral autour du séquence Roman de Renart. Il s’agit de s’assurer de la bonne compréhension de ce qui a été travaillé dans la séquence, de revenir sur ce qui résiste- rait et de permettre aux élèves de rendre compte de leur lecture cursive en la mettant en lien avec les textes qui ont été étudiés en classe. Il s’agit aussi de mettre tous les élèves dans les meilleures conditions pour la réalisation du bilan de séquence à venir. • La dernière séance est consacrée à ce bilan de fin de séquence. Il comporte deux exercices qui conduisent les élèves à réinvestir ce qu’ils ont étudié durant la séquence : un questionnaire prenant appui sur une fable ; un travail d’écriture à partir du Roman de Renart. Description détaillée et progressive de la séquence Le choix a été fait de présenter la séquence de façon détaillée et dans son intégralité, et non de se limiter aux seules activités d’oral qui ont été menées dans son cadre. Il s’agit ainsi de rendre compte des liens indissolubles qu’entretiennent entre elles les activités d’oral, de lecture, d’écriture, d’étude de la langue et de culture littéraire et artistique. Il s’agit aussi de montrer les principes de cohérence et de progressivité en fonction desquels l’ensemble des apprentissages, dont ceux qui sont relatifs à l’oral, a été mis en œuvre. Toutefois, afin de les mettre en évidence, les éléments de la séquence qui concernent particulièrement l’apprentissage de l’oral sont rédigés en vert dans le tableau qui suit. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 7 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES SÉANCE ET SUPPORT(S) 1) Découverte de trois des textes du corpus d’étude : • « Le Corbeau et le Renard », de Jean de La Fontaine ; • « Le Renard et le Coq », de Marie de France ; • La Farce du pâté et de la tarte, scène XV. 1) Activité de compréhension orale et d’expression orale en interaction : • Écouter et comprendre un • Un enregistrement audio des trois textes est diffusé sans que les élèves disposent du texte écrit ; énoncé oral ; • chaque enregistrement est immédiatement suivi par un très bref QCM de trois ou quatre questions • s’exprimer à l’oral en inte- permettant de vérifier la compréhension orale littérale des élèves. Ces derniers ont à saisir indivi- raction ; duellement leurs réponses dans l’application eClicker, ce qui permet au professeur, en temps réel, • maîtriser un environne- d’avoir une vision globale et question par question, pour la classe et individuellement pour chaque ment numérique. élève, du niveau de compréhension du texte ; • lorsque les trois textes ont été diffusés et que les trois QCM ont été individuellement effectués, les élèves sont mis par groupes de quatre ou cinq. L’objectif qui leur est donné est d’échanger pour s’expliquer ce qu’ils ont compris des trois textes et la manière dont ils ont répondu aux questions des QCM. Afin de soutenir la réflexion des groupes, le professeur, fort de la synthèse des résultats dont il dispose, peut signaler les questions pour lesquelles les réponses ont été particulièrement divergentes ; • à l’issue de ce temps de travail par groupes, le professeur rediffuse les trois enregistrements audio. Chaque enregistrement est immédiatement suivi par la reformulation du sens littéral exact du texte concerné. 2) Activité de lecture et d’expression orale en interaction : • Identification des enjeux litté- • Comprendre des textes litté- • Le professeur distribue la version écrite des textes qui ont été écoutés. Toujours par groupes de raires et de formation personnelle raires brefs ; quatre ou cinq, les élèves ont à échanger pour comparer les trois textes et faire la liste de leurs posés par le corpus d’étude ; • s’exprimer à l’oral en interac- ressemblances et de leurs dissemblances, qu’elles concernent leurs formes ou ce qu’ils ra- • distinction des genres littéraires. tion ; content. En fonction de leurs réponses, ils sont aussi invités à proposer un titre pour la séquence ; • se construire une culture • le travail de chaque groupe est restitué par un porte-parole. La confrontation des restitutions historique, géographique, nourrit la réflexion de la classe entière et permet de dégager les principaux enjeux littéraires et de littéraire et artistique. formation personnelle que la séquence questionnera. Par exemple : -- La ruse est-elle une qualité ou un défaut ? -- Quand l’usage de la ruse se justifie t il ? -- Qu’est-ce que les genres littéraires ? -- Comment les distingue-t-on ? • Le professeur dévoile alors le titre qu’il a prévu de donner à la séquence, rien n’interdisant que lui soit substitué un autre titre inspiré par les idées des élèves. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 8 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES 3) Activité lexicale et grammaticale : - Classes grammaticales, • Maîtrise lexicale, • Les élèves ont à parcourir les trois textes avec pour consigne de former des couples de synonymes - synonymes, • maîtrise de l’orthographe ou d’antonymes ; - antonymes, grammaticale. • l’explicitation de la consigne amène dans un premier temps à faire redéfinir les notions de « syno- - constitution d’un réseau lexical à nyme », d’ « antonyme » et de « classe grammaticale », des mots ne pouvant être synonymes ou partir du vocabulaire des trois textes antonymes que s’ils partagent la même classe grammaticale ; du corpus. • outre l’intérêt grammatical, l’activité amène les élèves à créer des liens de sens entre les trois textes ; • l’activité se prête à une pédagogie différenciée : -- tous ont à chercher à constituer quatre couples de synonymes ou d’antonymes à partir des mots rencontrés dans les trois textes, sachant qu’il est possible de changer la classe grammaticale d’un mot afin que les deux mots d’une même paire soient bien des synonymes ou des antonymes ; -- ceux qui ont constitué quatre couples corrects ont à identifier la classe grammaticale de chacune des paires ; -- ceux qui y parviennent ont à chercher dans leur bagage lexical ou dans un dictionnaire mis à leur disposition des mots qui pourraient enrichir les groupes de synonymes ou d’antonymes qu’ils ont constitués. • En fin de séance, on mutualise les groupes de synonymes et d’antonymes en précisant à chaque fois la classe grammaticale concernée par chacun de ces groupes. Le recours à un logiciel de carte mentale facilite la collecte des mots et leur mise en réseau. SÉANCE ET SUPPORT(S) 2) « Le Corbeau et le Renard » • Document papier « À la découverte de Jean de La Fontaine » ; • « Le Corbeau et le Renard », Jean de La Fontaine. 1) Activité de traitement documentaire : • Jean de La Fontaine • Comprendre des docu- • à partir du document biographique, les élèves ont à faire la carte d’identité du fabuliste. ments eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 9 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES 2) Activité de lecture : • Le genre de la fable • Comprendre un texte litté- • au-delà du sens littéral de la fable, dont la compréhension a été vérifiée dans la séance précé- raire bref ; dente, les élèves sont invités à questionner la signification morale de la fable et à se demander • écrire un texte bref en ce qui rend le texte si plaisant. Ce travail débouche sur la production d’une synthèse écrite de la réponse à une question. séance. 3) Activité grammaticale : • Le présent de l’indicatif • Maîtrise de l’orthographe • les élèves ont en particulier à relever les verbes conjugués au présent de l’indicatif et à s’interro- grammaticale ger sur ses emplois dans le texte. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 10 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES 4) Activités orales : • Réflexion sur les enjeux de • S’exprimer à l’oral en deux activités sont ménagées avec pour but de prolonger le questionnement moral et littéraire de la formation personnelle posés interaction ; fable. par la fable. • lire à voix haute ; • Organisation d’un temps d’échange : les élèves sont invités librement à réagir à la fable en mettant • prendre du recul sur sa en relation ce qu’elle raconte avec des situations qu’ils ont vécues ou dont ils ont été les témoins ; pratique artistique indivi- • analyse de la manière dont la fable est lue par le comédien de l’enregistrement en plusieurs duelle et collective ; étapes : • exercer son esprit critique, -- on distribue et explicite un tableau qui va permettre d’analyser l’art de conteur du comédien : faire preuve de discerne- ment. ‖ Faire une pause < Accélérer le débit > Ralentir le débit surligner Mettre un mot ou une expression en valeur ++ Voix qui monte -- Voix qui baisse ʘ Regarder le public // Geste -- on rediffuse l’enregistrement de la fable aux élèves et on demande aux élèves, en fonction de leur écoute, de marquer le texte avec les symboles qui viennent de leur être explicités afin de rendre compte de la manière dont le comédien lit le texte ; -- on commente et on apprécie ensuite collectivement la lecture en confrontant les choix du comédien avec ce que le texte dit. SÉANCE ET SUPPORT(S) 3) À propos du Roman de Renart • Le dossier pédagogique en ligne consacré par la BNF au Roman de Renart ; • L’épisode de la branche III du Roman de Renart dans lequel Renart contrefait le mort pour voler le poisson transporté par des charretiers. 1) Activité de traitement documentaire • Le Roman de Renart, • Comprendre des docu- • Exploration du dossier pédagogique proposé par la BNF pour Le Roman de Renart ; • Le site de la BNF. ments ; • l’exploration de ce dossier pédagogique en ligne est l’occasion de répondre aux questions des • maîtriser un environne- élèves et de leur donner certains repères nécessaires à leur lecture cursive de l’œuvre. ment numérique. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 11 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES 2) Activité de lecture Les enluminures • Lire l’image ; • On se rend sur la page du dossier pédagogique qui est consacrée à l’épisode de la branche III du • comprendre des textes Roman de Renart dans lequel Renart contrefait le mort pour voler le poisson transporté par des littéraires brefs ; charretiers et qui est ici intitulé : « Renart et les anguilles » ; • se construire une culture • on lit le résumé de l’épisode sur la page ; historique, géographique, • on interroge aussi le lien entre ce résumé et les trois enluminures présentes sur la page, ce qui littéraire et artistique. permet de conforter la bonne compréhension de l’épisode. 3) Dictée préparée • Les classes grammaticales • Écriture sous la dictée ; • Préparation avec la classe de la dictée du résumé ; variables ; • maîtrise de l’orthographe • repérage des noms, puis des déterminants et des adjectifs qui s’accordent avec eux, ce qui permet • le présent de l’indicatif. grammaticale. de réinvestir les rappels grammaticaux de la séance 1 ; • repérage des verbes au présent, réflexion sur leurs accords et sur ses différents emplois dans le résumé ; • réalisation de la dictée préparée. SÉANCE ET SUPPORT(S) 4) « Le Renard et le Coq », Marie de France 1) Activité de lecture et de grammaire • Le verbe • Comprendre un texte litté- - Lecture analytique qui permet de mettre en valeur le retournement de situation ; raire bref ; - à partir de l’extrait de Marie de France, comprendre le rôle du verbe. • maîtrise de la langue. 2) Activité lexicale • Le vocabulaire de la ruse • Maîtrise lexicale de la En s’appuyant sur la fable de Marie de France et les autres textes déjà abordés dans la séquence, les langue élèves essaient de construire un réseau sémantique autour du mot « ruse ». Le recours à un logiciel de carte mentale facilite cette construction et rend l’oral collaboratif plus efficace. Des exercices sont ensuite proposés afin d’enrichir le vocabulaire des élèves. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 12 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES SÉANCE ET SUPPORT(S) 5) La farce du pâté et de la tarte, scène XV Lecture analytique • Comprendre le mécanisme de • Comprendre un texte litté- la farce raire bref • Identifier les types de phrases utilisés dans l’extrait de la farce ; • Les types de phrases • Maîtriser un environnement • réaliser une carte mentale afin de mettre en évidence les caractéristiques des différents types. numérique, • maîtrise syntaxique. SÉANCE ET SUPPORT(S) 6) Atelier d’écriture et de lecture • Les élèves, par groupes de deux ou trois, ont à réécrire « Le Renard et le Coq » sous une forme • Classes grammaticales va- • Coopérer et réaliser des théâtrale en prêtant une attention particulière aux types de phrases et aux accords dans le groupe riables ; projets ; nominal et entre le sujet et le verbe. Ce faisant, ils sont amenés à manipuler les connaissances • présent de l’indicatif. • écrire un texte personnel linguistiques travaillées et à se les expliquer avec leurs propres mots ; long ; • dès que le texte est écrit, ils ont à s’entraîner pour le lire à voix haute en s’inspirant du travail qui a • maîtrise de la syntaxe et de été mené à partir de l’enregistrement-support de la séance 2 ; l’orthographe grammaticale ; • en fin de séance, plusieurs groupes lisent leur texte. Les lectures font l’objet d’une écoute critique • lire à voix haute ; similaire à celle qui a été menée à partir de la lecture du comédien dans la séance 2. • prendre du recul sur sa pratique artistique indivi- duelle et collective. SÉANCE ET SUPPORT(S) 7) Détournement de fable Le détournement en images de la fable « Le Corbeau et le Renard » proposé par Didier Ah Koon 1) Lecture de l’image et débat • Approfondis-sement des enjeux • Lire l’image ; • Les élèves découvrent la planche de Didier Ah Koon : cette planche a cela de particulier qu’elle littéraires et de formation • maîtriser un environne- est entièrement visuelle. Elle ne comporte aucune parole. On constate certes la présence de deux personnelle posés par le corpus ment numérique ; phylactères mais qui contiennent des images plutôt que des mots ; d’étude • s’exprimer à l’oral en inte- • on recueille à l’oral les réactions de la classe et suscite un échange. En cas de mutisme, les ques- raction ; tions suivantes sont anticipées pour déclencher la parole : • se construire une culture -- à quel texte cette planche fait elle référence ? historique, géographique, -- à quels éléments comprend on que cette planche fait bien référence à la fable de Jean de La Fontaine ? littéraire et artistique. -- comment s’en démarque t elle ? -- comment réagissez vous à cette relecture ? eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 13 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES 2) Activité d’expression orale en interaction • Coopérer et réaliser des • Les élèves sont mis par petits groupes de deux ou trois. L’objectif confié à chacun des groupes est projets ; de concevoir et d’enregistrer une mise en mots à trois voix (le narrateur, le renard et le corbeau) • maîtriser un environne- de la planche de D. Ah Koon. Pour y parvenir : ment numérique ; -- ils ont à se répartir les rôles ; • s’exprimer à l’oral en inte- -- pour imaginer ce qui est à dire, ils peuvent s’appuyer sur les images de D. Ah Koon et sur le texte raction ; de La Fontaine ; • mémoriser et dire ; -- ils ont toutefois interdiction formelle d’écrire leur texte. Charge à eux de mémoriser ce qu’ils ont à dire et quand ils ont à le dire ; • s’exprimer en utilisant les -- quand ils se sentent prêts, ils s’enregistrent ; langages des arts et du -- ils ont à écouter de manière critique leur enregistrement et ont la possibilité de reprendre leur corps ; enregistrement jusqu’à ce qu’ils arrivent à un produit satisfaisant à leur ouïe. • prendre du recul sur sa • Différenciation pédagogique : si un groupe parvient à un produit abouti plus vite que les autres pratique artistique indivi- groupes, on lui demande de conserver cette première production achevée et on lui lance le défi duelle et collective. d’imaginer une version plus développée et enrichie d’éléments humoristiques ; • en fin de séance, chaque groupe fait entendre sa version sonorisée de la planche. Chaque diffusion est écoutée attentivement par la classe qui en apprécie la correction orale et qui y réagit. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 14 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES SÉANCE ET SUPPORT(S) 8) • « Le Vilain et l’Oiselet », • « Brunain, la vache au prêtre ». 1) Première phase : - Le fabliau • Écouter et comprendre un des activités que les élèves ont à réaliser en autonomie de façon individuelle message ; Les élèves écoutent une seule fois le fabliau « Le Vilain et l’Oiselet » (durée : 3’59) sans disposer du • maîtriser un environne- texte écrit. ment numérique ; Juste après, et sans aucun retour en classe, les élèves répondent à un QCM de compréhension littérale • écrire un texte bref en avec eClicker. réponse à une consigne. Ensuite, en fonction des résultats obtenus par les élèves au QCM plusieurs activités différenciées sont proposées. a) Pour les élèves qui ont d’emblée obtenu un pourcentage supérieur à 75 % : • tous ont à répondre à un autre QCM, plus précis, sur le même fabliau. Les nouvelles questions permettent de voir si, au-delà de la seule compréhension littérale, les élèves ont compris de manière plus fine certains aspects du texte. Tant qu’ils n’obtiennent pas à ce nouveau QCM un pourcentage de réussite de 75 %, ils peuvent réécouter le fabliau (tous ont des écouteurs) et refaire le QCM ; • ceux qui obtiennent un pourcentage de réussite supérieur à 75 % peuvent passer à une autre acti- vité. Ils ont un autre fabliau à écouter : « Brunain, la vache au prêtre », de Jean Bodel. Mais tandis que « Le Vilain et l’Oiselet » a une durée inférieure à 5 minutes, l’enregistrement de ce nouveau fabliau a une durée supérieure à 5 minutes. À l’issue de leur écoute du texte, ils ont à répondre à un QCM de compréhension littérale. • à ceux qui obtiendraient un pourcentage de réussite supérieur à 75 %, on demanderait de rédiger un bref résumé de « Brunain, la vache au prêtre » puis, s’il leur reste du temps, de l’enregistrer. b) Pour les élèves qui ont obtenu un pourcentage inférieur à 75 % : • ils écoutent une nouvelle fois le fabliau et refont le même QCM jusqu’à obtenir un pourcentage suffisant de réussite. Dès qu’ils l’atteignent, ils peuvent passer aux activités croissantes en com- plexité qui viennent d’être décrites ; • ceux qui, en autonomie, n’arrivent pas, malgré plusieurs réécoutes du fabliau, à un pourcentage de réussite suffisant, bénéficient d’un accompagnement plus individualisé de la part du professeur. 2) Seconde phase : exploitation collective des productions individuelles • En sollicitant les élèves qui ont rencontré le plus de difficultés, on corrige à l’oral le QCM de com- préhension littérale du fabliau « Le Vilain et l’Oiselet » ; • en sollicitant les élèves qui ont traité le deuxième QCM, on enrichit à l’oral la compréhension du fabliau ; • on dispose donc de tous les éléments pour élaborer une trace écrite de séance qui résume le fabliau ; • si certains élèves ont pu s’attaquer à « Brunain, la vache au prêtre », ils font bénéficier la classe de leur travail en lui présentant ce texte supplémentaire. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 15 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 ACTIVITÉS CONNAISSANCES COMPÉTENCES SÉANCE ET SUPPORT(S) 9) Bilan de fin de séquence On consacre une séance pour revenir avec les élèves sur tout ce qui a été travaillé durant la séquence. Retour sur toutes les connaissances • S’exprimer à l’oral en Il s’agit ainsi de les amener : travaillées dans la séquence interaction ; • se construire une culture • à récapituler et à reformuler par eux-mêmes ce qu’ils ont appris ; historique, géographique, littéraire et artistique ; • à identifier ce qu’ils n’ont pas suffisamment compris et qui nécessite un complément d’explication ; • analyser et comprendre les • à expliciter les liens qui unissent les différents apprentissages et activités qui leur ont été proposés ; organisations humaines • à s’approprier personnellement les œuvres qu’ils ont rencontrées durant la séquence en créant et les représentations du des liens entre elles et en exprimant des préférences. monde ; • s’exprimer à l’oral de ma- La lecture cursive peut être le support de la réalisation de ce bilan collectif de diverses manières : nière continue. • en s’appuyant sur certains extraits pour revenir concrètement sur certaines notions ; • en demandant aux élèves de résumer à l’oral certains épisodes du Roman de Renart qui leur font penser aux textes étudiés pendant la séquence, puis de justifier les rapprochements qu’ils établissent. SÉANCE ET SUPPORT(S) 10) Évaluation de fin de séquence 1) Première partie : un questionnaire de lecture portant sur « La Jeune Poule et le Vieux Renard », de Connaissances culturelles et linguis- • Comprendre des textes Jean-Pierre Claris de Florian. tiques travaillées dans la séquence littéraires brefs ; Le questionnaire est pensé de manière à amener l’élève à mobiliser les connaissances travaillées dans • écrire un texte bref en la séquence et à évaluer deux compétences. réponse à une question. 2) Seconde partie : la rédaction d’un texte consacré à un épisode du Roman de Renart. Connaissances culturelles et linguis- • Comprendre un texte long ; L’élève choisit l’épisode qu’il a préféré puis écrit son texte selon le plan suivant : tiques travaillées dans la séquence • écrire un texte personnel • une phrase où il annonce son choix ; long. • un paragraphe dans lequel il résume l’épisode de son choix ; • un paragraphe dans lequel il justifie son choix. Pour ce qui est de la qualité de la langue, sont particulièrement pris en compte : • les accords dans le groupe nominal, et entre le sujet et le verbe ; • l’usage correct du présent ; • la délimitation et la ponctuation correcte des phrases. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 16 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Ritualisation en début de cours d’une pratique orale Outre les différentes situations d’apprentissage relatives à l’oral qui viennent d’être décrites, il convient de parler d’une pratique rituelle mise en place au début de chaque cours. Pour modeste qu’elle soit, elle s’avère souvent très efficace. Objectifs • Pratiquer l’oral de façon non préparée à partir d’un support connu ; • vérifier les connaissances et la compréhension du cours. Modalités Activité pratiquée au début de chaque cours : un élève est systématiquement interrogé par le professeur et a pour consigne de résumer le cours précédent. Il organise sa parole comme il veut et doit en 3 ou 4 minutes présenter ce qu’il a appris lors du cours précédent, rappeler à la classe les supports sur lesquels il a travaillé (texte, document iconographique, fiche d’exercices, etc.) et expliquer ce qui lui a semblé difficile dans ce cours éventuellement. Évaluation • Évaluation du contenu par le professeur et l’ensemble de la classe dans une courte reprise collective ; • Évaluation de la correction de la langue : 2 élèves sont désignés (ou volontaires) avant l’exercice pour se concentrer sur la correction de la langue orale et pour relever en prise de notes les éventuels erreurs ou écarts de langage. Reprise collective rapide ; • Évaluation par compétences : cette pratique récurrente donne potentiellement l’occasion d’évaluer de manière régulière et suivie plusieurs des compétences présentes dans le référentiel académique : « s’exprimer à l’oral de manière continue » (sur les premiers niveaux de maîtrise qui concernent un oral continu non codifié de moins de cinq minutes) ; « mémoriser et dire » ; « maîtrise lexicale » ; « maîtrise syntaxique ». Intérêts de l’exercice • Régularité de la pratique : l’oral devient plus familier aux élèves ; • Rapidité de l’exercice : il permet d’impliquer l’ensemble de la classe dans l’exercice d’un seul ; • L’oral permet la transition entre la séance précédente et la séance qui s’ouvre et lie les différentes activités du cours (dire-lire-écrire) ; • L’exercice permet une réflexion sur les niveaux de langue acceptés, les codes de langage écrit ou oral. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 17 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 L’évaluation de l’oral tout au long de la séquence Les descripteurs de niveau utilisés pour l’évaluation de l’oral En ce qui concerne l’évaluation de l’oral dans la composante 1 du domaine 1 du socle, ce sont quatre compétences qui ont été identifiées : • écouter et comprendre un message oral ; • s’exprimer à l’oral de manière continue ; • s’exprimer à l’oral en interaction ; • mémoriser et dire. La compétence orale 1 (« Écouter et comprendre un message oral ») est particulièrement évaluée dans les séances 1 et 8. La compétence orale 2 (« S’exprimer à l’oral de manière continue ») est peu évaluée dans cette séquence. Elle est évaluable dans la séance 9 ou à travers la pratique ritualisée de début de cours mais uniquement sur les deux premiers niveaux de maîtrise, puisque l’oral continu qu’elles mettent en jeu consiste en un oral spontané et non codifié de moins de cinq minutes. La compétence orale 3 (« S’exprimer à l’oral en interaction ») est particulièrement évaluée dans les séances 1, 2, 7 et 9. La compétence orale 4 (« Mémoriser et dire ») est évaluée dans la séance 7 ou à travers la pratique ritualisée de début de cours. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 18 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Compétence orale 1 : écouter et comprendre un message oral MAÎTRISE INSUFFISANTE CYCLE 3 MAÎTRISE FRAGILE CYCLE 3 MAÎTRISE SATISFAISANTE CYCLE 3 TRÈS BONNE MAÎTRISE CYCLE 3 Niveau insuffisant de compréhension Compréhension d’un message oral de Compréhension d’un message oral de Compréhension d’un message oral de orale moins de 5 minutes moins de 10 minutes, avec l’aide du pro- moins de 10 minutes, en situation d’au- fesseur si nécessaire tonomie Descripteurs de niveau en fonction de 3 Descripteurs de niveau en fonction de 2 Descripteurs de niveau : Descripteurs de niveau en fonction de 4 degrés de progressivité : degrés de progressivité : • Accompagné par les questions, les degrés de progressivité : a) L’élève ne reste pas attentif durant une a) L’élève sait soutenir son attention et, en consignes ou les remarques du a) L’élève comprend, sans avoir besoin situation d’écoute de moins de 5 minutes. cas de difficulté, cerner ce qu’il ne com- professeur, l’élève comprend un d’être aidé, un message oral simple de b) L’élève arrive à soutenir son écoute prend pas et poser des questions. message oral simple de moins de 10 moins de 10 minutes ou un document mais sans comprendre ce qui est dit. b) L’élève comprend correctement un minutes ou un document audiovisuel audiovisuel d’une vingtaine de minutes. message oral simple de moins de 5 d’une vingtaine de minutes. b) Accompagné par les questions, les c) L’élève arrive à soutenir son écoute mais ne comprend que partiellement ce minutes. • L’élève manifeste sa compréhension consignes ou les remarques du profes- qui est dit. en reformulant le sens général ou en seur, l’élève est capable de rendre compte répondant à des questions. de la teneur générale d’un message oral a) L’élève sait soutenir son attention et, en long et/ou qui présente des difficultés. cas de difficulté, cerner ce qu’il ne com- • Dans le cas d’un texte lu à voix prend pas et poser des questions. haute, l’élève sait dire ce qu’il en a c) Accompagné par les questions, les compris sans se reporter au texte. consignes ou les remarques du profes- b) L’élève comprend correctement un seur, l’élève est capable d’entrer dans message oral simple de moins de 5 l’analyse fine et l’interprétation d’un minutes. message oral complexe. d) De manière complètement autonome, l’élève est capable : • de reformuler le sens général et de rendre compte de la teneur générale d’un discours oral complexe ; • d’aller au-delà de la seule compré- hension littérale en analysant et en interprétant de manière fine le message oral. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 19 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Compétence orale 2 : s’exprimer à l’oral de manière continue MAÎTRISE INSUFFISANTE CYCLE 3 MAÎTRISE FRAGILE CYCLE 3 MAÎTRISE SATISFAISANTE CYCLE 3 TRÈS BONNE MAÎTRISE CYCLE 3 Difficulté à développer un propos perti- Maîtrise orale dans le cadre d’une pra- Maîtrise d’un oral codifié et développé de Maîtrise d’un oral codifié et développé de nent court tique courante et non codifiée moins de 5 minutes plus de 5 minutes Descripteurs de niveau en fonction de 3 Descripteurs de niveau : Descripteurs de niveau : Descripteurs de niveau en fonction de 2 degrés de progressivité : degrés de progressivité : a) Ce que l’élève dit et la manière dont il le • L’élève sait pratiquer avec efficacité L’élève est capable pendant quelques a) dit ne correspond pas à ce qui est attendu. et pertinence différentes formes de minutes : • Avec quelques relances de la part du b) L’élève comprend ce dont il faut parler discours – notamment, raconter, dé- • de présenter de façon ordonnée des professeur si nécessaire, l’élève est mais ne s’exprime pas assez correcte- crire, expliquer – dans des situations informations et des explications ; capable d’une prise de parole conti- ment pour être compris et ne tient pas de communication variées. nue satisfaisante de 5 à 10 minutes. assez compte de ses auditeurs. • d’exprimer un point de vue person- • Dans le cas d’un récit, l’élève est nel en le justifiant ; • Pendant sa prise de parole, l’élève c) L’élève comprend ce dont il faut parler capable de re raconter seul un récit est capable de se détacher de ses et prend en compte ses auditeurs en mo- étudié en classe. • de raconter une histoire qui n’a pas notes de préparation. bilisant des techniques qui font qu’on est été étudiée en classe ; b) écouté (articulation, débit, volume de la • de réaliser une courte présentation voix, intonation, posture, regard, gestuali- orale après avoir élaboré un support • L’élève sait s’exprimer à l’oral d’une té...). Cependant, l’élève ne s’exprime pas (papier, numérique, etc.) pour cette manière très claire et correcte. assez correctement pour être compris. présentation. • L’élève sait se détacher de ses notes de préparation et maîtrise les techniques de la prise de parole en public. • L’élève est capable d’une prise de parole continue longue sans qu’il soit nécessaire que le professeur intervienne. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 20 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Compétence orale 3 : s’exprimer à l’oral en interaction MAÎTRISE INSUFFISANTE CYCLE 3 MAÎTRISE FRAGILE CYCLE 3 MAÎTRISE SATISFAISANTE CYCLE 3 TRÈS BONNE MAÎTRISE CYCLE 3 Difficulté à échanger à l’oral Interventions ponctuelles dans un Capacité à entrer dans un dialogue suivi Capacité à entrer dans un débat échange Descripteurs de niveau en fonction de 3 Descripteurs de niveau : Descripteurs de niveau : Descripteurs de niveau en fonction de 2 degrés de progressivité : degrés de progressivité : a) L’élève éprouve des difficultés à L’élève sait intervenir de temps à autre L’élève sait entrer dans un dialogue suivi a) L’élève sait participer à un débat de comprendre et à suivre ce qui se dit, ce avec pertinence et clarté dans des situa- avec les autres pour confronter son point manière constructive et en respectant la qui explique qu’il n’intervient pas dans tions variées (questionner, répondre à une de vue, ses réactions, ses impressions, parole de l’autre. Cependant, son argu- l’échange. interpellation, exprimer un accord ou un avec les leurs. mentation manque parfois d’assurance et b) L’élève comprend de quoi il est question désaccord, apporter un complément…). d’efficacité. mais n’ose pas ou ne veut pas intervenir b) L’élève est capable de débattre en déve- dans l’échange. loppant ses arguments avec efficacité et c) L’élève comprend de quoi il est question en s’exprimant de manière très correcte et participe à l’échange mais n’arrive pas et précise. assez à se faire comprendre. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 21 ÉVALUATION CYCLE 3 I FRANÇAIS I Dire la ruse - Évaluation de l’oral en compréhension et en production : exemple 2 Compétence orale 4 : mémoriser et dire (restitution de leçon, récitation, jeu théâtral…) MAÎTRISE INSUFFISANTE CYCLE 3 MAÎTRISE FRAGILE CYCLE 3 MAÎTRISE SATISFAISANTE CYCLE 3 TRÈS BONNE MAÎTRISE CYCLE 3 Difficultés de mémorisation et de restitu- Mémorisation et restitution d’un texte ou Mémorisation, restitution et réinvestis- Prestation orale dont la qualité témoigne tion en public d’une leçon brefs sement d’un très bon niveau d’appropriation personnelle Descripteurs de niveau en fonction de 3 Descripteurs de niveau : Descripteurs de niveau : Descripteurs de niveau en fonction de 2 degrés de progressivité : degrés de progressivité : a) L’élève n’a fourni aucun effort de mé- L’élève sait restituer avec quelques • L’élève sait dire de mémoire un texte a) morisation. hésitations une courte leçon ou dire de littéraire bref d’une manière fidèle et • L’élève essaie d’interpréter et de dire b) L’élève fournit de réels efforts d’ap- mémoire un texte bref (poème, saynète…) fluide en respectant la structure et la de manière expressive le texte qu’il prentissage mais a du mal à retenir ce d’une manière fidèle, compréhensible et ponctuation des phrases. a appris. qu’il a à restituer et ne tient pas assez en prenant en compte le public. • L’élève sait réutiliser des mots, des • L’élève sait restituer une leçon, un compte du public. formules, des expressions qu’il a texte lu ou un échange verbal de c) L’élève a mémorisé ce qu’il avait à rencontrés dans ce qu’il a lu, enten- façon personnelle et autonome. apprendre mais ne tient pas assez compte du, étudié. • Parfois aidé du professeur, l’élève du public (volume, articulation, regard, • Parfois aidé par le professeur, l’élève sait rendre compte, à l’oral, de la gestes). sait restituer à l’oral une leçon, un lecture d’une œuvre complète, d’une texte lu ou un échange verbal d’une leçon de plusieurs pages ou d’un manière qui en manifeste sa bonne débat. compréhension. b) • L’élève sait mettre en valeur la signification et l’organisation d’un texte complexe et/ou littéraire par la qualité de son interprétation. • L’élève sait rendre compte, à l’oral et de façon autonome, de la lecture d’une œuvre complète, d’une leçon de plusieurs pages ou d’un long temps d’échange. eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Novembre 2016 22