Annexe 2 Programme d’enseignement du cycle de consolidation (cycle 3) Sommaire Volet 1 : les spécificités du cycle de consolidation (cycle 3) Volet 2 : contributions essentielles des différents enseignements au socle commun Volet 3 : les enseignements (cycle 3) Français Langues vivantes (étrangères ou régionales) Arts plastiques Éducation musicale Histoire des arts Éducation physique et sportive Enseignement moral et civique Histoire et géographie Sciences et technologie Mathématiques © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Volet 1 : les spécificités du cycle de consolidation (cycle 3) Le cycle 3 relie les deux dernières années de l’école primaire et la première année du collège, dans un souci renforcé de continuité pédagogique et de cohérence des apprentissages au service de l’acquisition du socle commun de connaissances, de compétences et de culture. Ce cycle a une double responsabilité : consolider l’acquisition des savoirs fondamentaux (lire, écrire, compter, respecter autrui) qui ont été engagés au cycle 2 et qui conditionnent les apprentissages ultérieurs ; permettre une meilleure transition entre l’école primaire et le collège en assurant une continuité et une progressivité entre les trois années du cycle. Le programme fixe les attendus de fin de cycle et précise les compétences et connaissances travaillées. L’enseignement doit être structuré, progressif et explicite. Les modalités d’apprentissages doivent être différenciées selon le rythme d’acquisition des élèves afin de favoriser leur réussite. Pour certains enseignements, le programme fournit des repères de programmation afin de faciliter la répartition des thèmes d’enseignement entre les trois années du cycle, cette répartition pouvant être aménagée en fonction du projet pédagogique du cycle ou de conditions spécifiques (classes à plusieurs niveaux, notamment). La classe de 6e occupe une place particulière dans le cycle : elle permet aux élèves de s’adapter au rythme, à l’organisation pédagogique et au cadre de vie du collège tout en se situant dans la continuité des apprentissages engagés au CM1 et au CM2. Ce programme de cycle 3 permet ainsi une entrée progressive et naturelle dans les savoirs constitués des disciplines mais aussi dans leurs langages, leurs démarches et leurs méthodes spécifiques. Pris en charge à l’école par un même professeur polyvalent qui peut ainsi travailler à des acquisitions communes à plusieurs enseignements et établir des liens entre les différents domaines du socle commun, l’enseignement de ces savoirs constitués est assuré en 6e par plusieurs professeurs spécialistes de leur discipline qui contribuent collectivement, grâce à des thématiques communes et aux liens établis entre les disciplines, à l’acquisition des compétences définies par le socle. Objectifs d’apprentissage Cycle de consolidation, le cycle 3 a tout d’abord pour objectif de stabiliser et d’affermir pour tous les élèves les apprentissages fondamentaux engagés dans le cycle 2. Le cycle 2 a permis l’acquisition de la lecture et de l’écriture de la langue française. Le cycle 3 doit consolider ces acquisitions afin de les mettre au service des autres apprentissages dans une utilisation large et diversifiée de la lecture et de l’écriture. Le langage oral, qui conditionne également l’ensemble des apprentissages, continue à faire l’objet d’une attention constante et d’un travail spécifique. De manière générale, la maîtrise de la langue reste un objectif central du cycle 3 qui doit assurer à tous les élèves une autonomie suffisante en lecture et écriture pour aborder le cycle 4 avec les acquis nécessaires à la poursuite de la scolarité. Les élèves commencent l’apprentissage d’une langue vivante étrangère ou régionale dès la première année du cycle 2. Au cycle 3, cet apprentissage se poursuit de manière à atteindre un niveau de compétence homogène dans toutes les activités langagières et à développer une maîtrise plus grande de certaines d’entre elles. En ce qui concerne les langages scientifiques, le cycle 3 poursuit la construction des nombres entiers et de leur système de désignation, notamment pour les grands nombres. Il introduit la connaissance des fractions et des nombres décimaux. Les quatre opérations sur les nombres, sans négliger la mémorisation de faits numériques et l’automatisation de procédures de calcul, sont travaillées tout au long du cycle. Les notions mathématiques étudiées prendront tout leur sens dans la résolution de problèmes qui justifie leur acquisition. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Le cycle 3 installe également tous les éléments qui permettent de décrire, observer, caractériser les objets qui nous entourent : formes géométriques, attributs caractéristiques, grandeurs attachées, nombres et unités qui permettent d’exprimer ces grandeurs. D’une façon plus spécifique, l’élève acquiert les bases de langages scientifiques qui lui permettent de formuler et de résoudre des problèmes, de traiter des données. Il est formé à utiliser des représentations variées d’objets, d’expériences, de phénomènes naturels (schémas, dessins d’observation, maquettes, etc.) et à organiser des données de nature variée à l’aide de tableaux, graphiques ou diagrammes qu’il est capable de produire et d’exploiter. Dans le domaine des arts, en arts plastiques ainsi qu’en éducation musicale, le cycle 3 marque le passage d’activités servant principalement des objectifs d’expression, à l’investigation progressive par l’élève, à travers une pratique réelle, des moyens, des techniques et des démarches de la création artistique. Les élèves apprennent à maîtriser les codes des langages artistiques étudiés et développent ainsi une capacité accrue d’attention et de sensibilité aux productions. Ils rencontrent les acteurs de la création et en découvrent les lieux. L’acquisition d’une culture artistique diversifiée et structurée est renforcée au cycle 3 par l’introduction d’un enseignement d’histoire des arts, transversal aux différents enseignements. L’éducation physique et sportive occupe une place originale où le corps, la motricité, l’action et l’engagement de soi sont au cœur des apprentissages et assure une contribution essentielle à l’éducation à la santé. Par la confrontation à des problèmes moteurs variés et la rencontre avec les autres, dans différents jeux et activités physiques et sportives, les élèves poursuivent au cycle 3 l’exploration de leurs possibilités motrices et renforcent leurs premières compétences. Pour tous ces langages, les élèves sont encouragés à s’exprimer et à communiquer. Ils sont capables de réfléchir sur le choix et l’utilisation de ceux-ci. La langue française et la langue étrangère ou régionale étudiée deviennent un objet d’observation, de comparaison et de réflexion. Les élèves acquièrent la capacité de raisonner sur la langue et d’appliquer ces raisonnements sur l’orthographe, la grammaire, le lexique. Ils deviennent également conscients des moyens à mettre en œuvre pour résoudre des problèmes. Les stratégies utilisées pour comprendre leur sont enseignées explicitement et ils développent des capacités métacognitives qui leur permettent de choisir les méthodes de travail les plus appropriées. Les élèves se familiarisent avec différentes sources documentaires, apprennent à chercher des informations et à interroger l’origine et la pertinence de ces informations dans l’univers du numérique. Le traitement et l’appropriation de ces informations font l’objet d’un apprentissage spécifique, en lien avec le développement des compétences de lecture et d’écriture. En gagnant en aisance et en assurance et en devenant capables de réfléchir aux méthodes pour apprendre et réaliser les tâches qui leur sont demandées, les élèves acquièrent une autonomie et organisent mieux leur travail personnel. Le cycle 2 a permis une première étape d’acquisition de connaissances qui se poursuit au cycle 3 avec l’entrée dans les différents champs disciplinaires. Ainsi, l’histoire et la géographie les rendent conscients de leur inscription dans le temps long de l’humanité comme dans les différents espaces qu’ils habitent. Les élèves découvrent comment la démarche historique permet d’apporter des réponses aux interrogations et apprennent à distinguer histoire et fiction. La géographie leur permet de passer progressivement d’une représentation personnelle et affective des espaces à une connaissance plus objective du monde en élargissant leur horizon et en questionnant les relations des individus et des sociétés avec les lieux à différentes échelles. L’enseignement des sciences et de la technologie au cycle 3 a pour objectif de faire acquérir aux élèves une première culture © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr scientifique et technique indispensable à la description et la compréhension du monde et des grands défis de l’humanité. Les élèves apprennent à adopter une approche rationnelle du monde en proposant des explications et des solutions à des problèmes d’ordre scientifique et technique. Les situations où ils mobilisent savoirs et savoir-faire pour mener une tâche complexe sont introduites progressivement. Dans le domaine des arts, de l’éducation physique et sportive et de la littérature, les élèves sont amenés à découvrir et fréquenter un nombre significatif d’œuvres et à relier production et réception des œuvres. Le cycle 3 développe et structure ainsi la capacité des élèves à situer ce qu’ils pratiquent et à se situer par rapport aux productions des artistes. Il garantit l’acquisition d’une culture commune, physique, sportive et artistique. De manière plus générale au cycle 3, les élèves accèdent à une réflexion plus abstraite qui favorise le raisonnement et sa mise en œuvre dans des tâches plus complexes. Ils sont incités à agir de manière responsable et à coopérer à travers la réalisation de projets, à créer et à produire un nombre significatifs d’écrits, à mener à bien des réalisations de tous ordres. L’éducation aux médias et à l’information mise en place depuis le cycle 2 permet de familiariser les élèves avec une démarche de questionnement dans les différents champs du savoir. Ils sont conduits à développer le sens de l’observation, la curiosité, l’esprit critique et, de manière plus générale, l’autonomie de la pensée. Pour la classe de 6e, les professeurs peuvent consulter la partie « Éducation aux médias et à l’information » du programme de cycle 4. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Volet 2 : contributions essentielles des différents enseignements au socle commun Domaine 1 : Les langages pour penser et communiquer  Comprendre, s’exprimer en utilisant la langue française à l’oral et à l’écrit Le français a pour objectif principal au cycle 3 la maîtrise de la langue française qu’il développe dans trois champs d’activités langagières : le langage oral, la lecture et l’écriture. Il y contribue également par l’étude de la langue qui permet aux élèves de réfléchir sur son fonctionnement, en particulier pour en comprendre les régularités et assurer les principaux accords orthographiques. Tous les enseignements concourent à la maîtrise de la langue. En histoire, en géographie et en sciences, on s’attachera à travailler la lecture, la compréhension et la production des différentes formes d’expression et de représentation en lien avec les apprentissages des langages scientifiques. L’histoire des arts ainsi que les arts de façon générale amènent les élèves à acquérir un lexique et des formulations spécifiques pour décrire, comprendre et interroger les œuvres et langages artistiques.  Comprendre, s’exprimer en utilisant une langue étrangère ou régionale L’enseignement des langues étrangères ou régionales développe les cinq grandes activités langagières (écouter et comprendre, lire, parler en continu, écrire, réagir et dialoguer) qui permettent de comprendre et communiquer à l’écrit et à l’oral dans une autre langue. L’enseignement des langues vivantes fait également découvrir à l’élève d’autres cultures, d’autres manières de comprendre le monde et d’en appréhender les problématiques humaines, sociétales, économiques et environnementales. En français, en étude de la langue, on s’attache à comparer le système linguistique du français avec celui de la langue vivante étudiée en classe. En littérature, la lecture d’albums ou de courts récits en édition bilingue est également à encourager. En éducation musicale, l’apprentissage et l’imitation de chansons en langue étrangère ou régionale permet de développer les compétences d’écoute et d’assimilation du matériau sonore de la langue étudiée.  Comprendre, s’exprimer en utilisant les langages mathématiques, scientifiques et informatiques Les mathématiques, les sciences et la technologie contribuent principalement à l’acquisition des langages scientifiques. En mathématiques, ils permettent la construction du système de numération et l’acquisition des quatre opérations sur les nombres, mobilisées dans la résolution de problèmes, ainsi que la description, l’observation et la caractérisation des objets qui nous entourent (formes géométriques, attributs caractéristiques, grandeurs attachées et nombres qui permettent d’exprimer ces grandeurs). En sciences et en technologie, mais également en histoire et en géographie, les langages scientifiques permettent de résoudre des problèmes, traiter et organiser des données, lire et communiquer des résultats, recourir à des représentations variées d’objets, d’expériences, de phénomènes naturels (schémas, dessins d’observation, maquettes, etc.), argumenter pour distinguer une connaissance scientifique d’une opinion sur des enjeux majeurs, comme ceux liés à l’importance de la biodiversité et au développement durable. L’éducation physique et sportive permet de donner un sens concret aux données mathématiques en travaillant sur temps, distance et vitesse. Il importe que tous les enseignements soient concernés par l’acquisition des langages scientifiques. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr  Comprendre, s’exprimer en utilisant les langages des arts et du corps Tous les enseignements concourent à développer les capacités d’expression et de communication des élèves. Aux arts plastiques et à l’éducation musicale revient prioritairement de les initier aux langages artistiques par la réalisation de productions plastiques et par le chant. Le français tout comme la langue vivante étudiée donne toute sa place à l’écriture créative et à la pratique théâtrale. L’éducation physique et sportive apprend aux élèves à s’exprimer en utilisant des codes non verbaux, gestuels et corporels originaux. Ils communiquent aux autres des sentiments ou des émotions par la réalisation d’actions gymniques ou acrobatiques, de représentations à visée expressive, artistique, esthétique. Ils en justifient les choix et les intentions. Domaine 2 : Les méthodes et outils pour apprendre Tous les enseignements doivent apprendre aux élèves à organiser leur travail pour améliorer l’efficacité des apprentissages. Ils doivent également contribuer à faire acquérir la capacité de coopérer en développant le travail en groupe et le travail collaboratif à l’aide des outils numériques, ainsi que la capacité de réaliser des projets. Des projets interdisciplinaires sont réalisés chaque année du cycle. Dans tous les enseignements en fonction des besoins, mais en histoire, en géographie et en sciences en particulier, les élèves se familiarisent avec différentes sources documentaires, apprennent à chercher des informations et à interroger l’origine et la pertinence de ces informations dans l’univers du numérique. En français, le traitement et l’appropriation de ces informations font l’objet d’un apprentissage spécifique, en lien avec le développement des compétences de lecture et d’écriture. En classe de 6e, les élèves découvrent le fonctionnement du centre de documentation et d’information. Le professeur documentaliste intervient pour faire connaître les différents modes d’organisation de l’information (clés du livre documentaire, bases de données, arborescence d’un site) et une méthode simple de recherche d’informations. La maîtrise des techniques et la connaissance des règles des outils numériques se construisent notamment à travers l’enseignement des sciences et de la technologie où les élèves apprennent à connaître l’organisation d’un environnement numérique et à utiliser différents périphériques ainsi que des logiciels de traitement de données numériques (images, textes, sons, etc.). En mathématiques, ils apprennent à utiliser des logiciels de calculs et d’initiation à la programmation. Dans le domaine des arts, ils sont conduits à intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information au service de la pratique plastique et à manipuler des objets sonores à l’aide d’outils informatiques simples. En langue vivante, le recours aux outils numériques permet d’accroître l’exposition à une langue vivante authentique. En français, les élèves apprennent à utiliser des outils d’écriture (traitement de texte, correcteurs orthographiques, dictionnaires en ligne) et à produire un document intégrant du son et de l’image. Domaine 3 : La formation de la personne et du citoyen Tous les arts concourent au développement de la sensibilité à la fois par la pratique artistique, par la fréquentation des œuvres et par l’expression de ses émotions et de ses goûts. L’histoire des arts, qui associe la rencontre des œuvres et l’analyse de leur langage, contribue à former un lien particulier entre dimension sensible et dimension rationnelle. En français, on s’attache à permettre la réception sensible des œuvres littéraires en développant son expression, la formulation de ses opinions, dans des échanges oraux ou en en recueillant les traces écrites dans des carnets de lecture. L’ensemble des enseignements doit contribuer à développer la confiance en soi et le respect des autres. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr L’éducation physique et sportive permet tout particulièrement de travailler sur ce respect, sur le refus des discriminations et l’application des principes de l’égalité fille/garçon. Par la prise de parole en langue vivante et l'écoute régulière des autres dans le cadre de la classe, l’apprentissage des langues vivantes étrangères ou régionales renforce la confiance en soi, le respect d’autrui, le sens de l'engagement et de l'initiative et ouvre aux cultures qui lui sont associées, ce qui permet de dépasser les stéréotypes et les clichés. L’enseignement moral et civique assure principalement la compréhension de la règle et du droit. La règle et le droit sont également ceux du cadre scolaire que les élèves doivent apprendre à respecter. En histoire, le thème consacré à la construction de la République et de la démocratie permet d’étudier comment ont été conquis les libertés et les droits en vigueur aujourd’hui en France et de comprendre les devoirs qui incombent aux citoyens. En sciences et en technologie, il s’agit plus particulièrement d’apprendre à respecter les règles d’hygiène et de sécurité, ainsi que l’environnement. Tous les enseignements contribuent à la formation du jugement. En histoire plus particulièrement, les élèves sont amenés à distinguer l’histoire de la fiction. Les mathématiques contribuent à construire chez les élèves l’idée de preuve et d’argumentation. L’enseignement moral et civique permet de réfléchir au sens de l’engagement et de l’initiative qui trouve à se mettre en œuvre dans la réalisation de projets et dans la participation à la vie collective de l’établissement. L'éducation au développement durable en constitue un élément important : mener des actions concrètes dans les écoles, en faveur de la protection de l’environnement, offre autant d’occasions pour les élèves de développer leur sens de l’engagement. L’enseignement de sciences et technologie développe progressivement chez les élèves un regard critique sur les objets du quotidien, du point de vue de l’impact engendré par leur création, leur utilisation et leur recyclage sur l’exploitation des ressources de la planète. Ce domaine s’appuie aussi sur les apports de la vie scolaire. Domaine 4 : Les systèmes naturels et les systèmes techniques Par l’observation du réel, les sciences et la technologie suscitent les questionnements des élèves et la recherche de réponses. Au cycle 3, elles explorent trois domaines de connaissances : l’environnement proche pour identifier les enjeux technologiques, économiques et environnementaux ; les pratiques technologiques et des processus permettant à l’être humain de répondre à ses besoins alimentaires ; le vivant pour mettre en place le concept d’évolution et les propriétés des matériaux pour les mettre en relation avec leurs utilisations. Par le recours à la démarche d’investigation, les sciences et la technologie apprennent aux élèves à observer et à décrire, à déterminer les étapes d’une investigation, à établir des relations de cause à effet et à utiliser différentes ressources. Les élèves apprennent à utiliser leurs connaissances et savoir-faire scientifiques et technologiques pour concevoir et pour produire. Ils apprennent également à adopter un comportement éthique et responsable et à utiliser leurs connaissances pour expliquer des impacts de l’activité humaine sur la santé et l’environnement. La géographie amène également les élèves à comprendre l’impératif d’un développement durable de l’habitation humaine de la Terre. En éducation physique et sportive, par la pratique physique, les élèves s’approprient des principes de santé, d’hygiène de vie, de préparation à l’effort (principes physiologiques) et comprennent les phénomènes qui régissent le mouvement (principes biomécaniques). Les mathématiques permettent de mieux appréhender ce que sont les grandeurs (longueur, masse, volume, durée, etc.) associées aux objets de la vie courante. En utilisant les grands nombres (entiers) et les nombres décimaux pour exprimer ou estimer des mesures de grandeur (estimation de grandes distances, de populations, de durées, de périodes de l’histoire, etc.), elles construisent une représentation de certains aspects du monde. Les © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr élèves sont graduellement initiés à fréquenter différents types de raisonnement. Les recherches libres (tâtonnements, essais-erreurs) et l’utilisation des outils numériques les forment à la démarche de résolution de problèmes. L’étude des figures géométriques du plan et de l’espace à partir d’objets réels apprend à exercer un contrôle des caractéristiques d’une figure pour en établir la nature grâce aux outils de géométrie et non plus simplement par la reconnaissance de forme. Domaine 5 : Les représentations du monde et l’activité humaine C’est à l’histoire et à la géographie qu’il incombe prioritairement d’apprendre aux élèves à se repérer dans le temps et dans l’espace. L’enseignement de l’histoire a d’abord pour intention de créer une culture commune et de donner une place à chaque élève dans notre société et notre présent. Il étudie des moments historiques qui construisent l’histoire de France, l’inscrivent dans l’histoire de l’humanité et sensibilisent les élèves aux phénomènes de longue durée. L’enseignement de la géographie aide l’élève à penser le monde. Il lui permet aussi de vivre et d’analyser des expériences spatiales et le conduit à prendre conscience de la dimension géographique de son existence. Il participe donc de la construction de l’élève en tant qu’habitant. L’enseignement des mathématiques, des sciences et de la technologie contribue également à développer des repères spatiaux et temporels en faisant acquérir aux élèves des notions d’échelle, en différenciant différentes temporalités et en situant des évolutions scientifiques et techniques dans un contexte historique, géographique, économique ou culturel. Cet enseignement contribue à relier des questions scientifiques ou technologiques à des problèmes économiques, sociaux, culturels, environnementaux, sanitaires. L’histoire-géographie, les sciences et la technologie et l’enseignement moral et civique, par leur contribution à l’éducation au développement durable, participent à la compréhension des effets des activités humaines sur l’environnement. En français, la fréquentation des œuvres littéraires, écoutées ou lues, mais également celle des œuvres théâtrales et cinématographiques, construisent la culture des élèves, contribuent à former leur jugement esthétique et enrichissent leur rapport au monde. De premiers éléments de contextualisation sont donnés et les élèves apprennent à interpréter. L’enseignement des langues vivantes intègre les spécificités culturelles des pays ou régions concernés et construit une culture humaniste. Il invite les élèves à découvrir des traces, des éléments de l'histoire du/des pays ou régions dont on apprend la langue, les expose à des expériences artistiques variées (arts plastiques, musique, cinéma, littérature enfantine, traditions et légendes, etc.) et à la sensibilité humaine dans sa diversité ; il leur fait prendre conscience des modes de vie, des us et coutumes, des valeurs de la culture étrangère ou régionale, qui est ainsi mise en regard avec leur propre culture. L’enseignement des arts apprend aux élèves à identifier des caractéristiques qui inscrivent l’œuvre dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain. Il permet de distinguer l’intentionnel et l’involontaire, ce qui est contrôlé et ce qui est le fruit du hasard, de comprendre le rôle qu’ils jouent dans les démarches créatrices et d’établir des relations entre des caractéristiques formelles et des contextes historiques. Par l’enseignement de l’histoire des arts, il accompagne l’éducation au fait historique d’une perception sensible des cultures, de leur histoire et de leurs circulations. En arts plastiques, en éducation musicale et en français, les élèves organisent l’expression d’intentions, de sensations et d’émotions en ayant recours à des moyens choisis et adaptés. En éducation physique et sportive, les élèves se construisent une culture sportive. Ils découvrent le sens et l’intérêt de quelques grandes œuvres du patrimoine national et mondial, notamment dans le domaine de la danse. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Volet 3 : les enseignements (cycle 3) Français Le cycle 2 a permis l’acquisition de la lecture et de l’écriture. Le cycle 3 doit consolider ces acquisitions afin de les mettre au service des autres apprentissages dans une utilisation large et diversifiée de la lecture et de l’écriture. Le langage oral, qui conditionne également l’ensemble des apprentissages et constitue un moyen d’entrer dans la culture de l’écrit, continue à faire l’objet d'une attention constante et d’un travail spécifique. De manière générale, la maîtrise de la langue reste un objectif central du cycle 3 et l’intégration de la classe de 6e au cycle doit permettre d’assurer à tous les élèves une autonomie suffisante en lecture et en écriture pour aborder le cycle 4 avec les acquis nécessaires à la poursuite de la scolarité. Le champ du français articule donc des activités de lecture, d’écriture et d’oral, régulières et quantitativement importantes, complétées par des activités plus spécifiques dédiées à l’étude de la langue (grammaire, orthographe, lexique) qui permettent d’en comprendre le fonctionnement et d’en acquérir les règles. L’expression orale et écrite, la lecture sont prépondérantes dans l’enseignement du français, en lien avec l’étude des textes qui permet l’entrée dans une culture littéraire commune. En lecture, l’enseignement explicite de la compréhension doit être poursuivi, en confrontant les élèves à des textes et des documents plus complexes. La pratique de l’écriture doit être quotidienne, les situations d’écriture variées, en lien avec les lectures, la conduite des projets et les besoins des disciplines. L’étude de la langue demeure une dimension essentielle de l’enseignement du français. Elle conditionne l’aptitude à s’exprimer à l’écrit et à l’oral, la réussite dans toutes les disciplines, l’insertion sociale. Elle requiert un enseignement spécifique, rigoureux et explicite. Elle fait l’objet d'une attention constante, notamment dans les situations d’expression orale ou écrite afin de faire réfléchir les élèves à son fonctionnement. Des séances spécifiques sont consacrées à son étude de manière à structurer les connaissances. Le transfert de ces connaissances lors des activités d'écriture en particulier et dans toutes les activités mettant en œuvre le langage fait l’objet d'un enseignement explicite. La littérature est également une part essentielle de l’enseignement du français : elle développe l’imagination, enrichit la connaissance du monde et participe à la construction de soi. Elle est donnée à lire et à entendre ; elle nourrit les pratiques d’écriture. Au cycle 3, l’accent est mis sur l’appropriation du texte littéraire par l’élève, en lien avec son expérience, ses lectures, ses connaissances, celles qu’il acquiert dans d’autres disciplines, notamment en histoire. Les élèves sont amenés à lire des œuvres de plus en plus longues et complexes, en étant encouragés, dans la mesure du possible, à effectuer des choix de lectures personnelles en fonction de leurs goûts afin de stimuler leur intérêt. Ces lectures font l’objet de discussions sur des temps de classe. Le cycle 3 construit ainsi une première culture littéraire et artistique structurée autour de grandes entrées pour chaque année du cycle. En 6e, une thématique complémentaire est au choix du professeur. En CM1 et CM2, l’enseignement du français revient aux professeurs des écoles et les activités d’oral, de lecture et d’écriture sont intégrées dans l'ensemble des enseignements. En 6e, cet enseignement est assuré par le professeur de français, spécialiste de littérature et de langue française. Tous les autres enseignements concourent à la maîtrise de la langue. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Compétences travaillées Domaines du socle Comprendre et s’exprimer à l’oral - Écouter pour comprendre un message oral, un propos, un discours, un texte lu. - Parler en prenant en compte son auditoire. 1, 2, 3 - Participer à des échanges dans des situations diverses. - Adopter une attitude critique par rapport à son propos. Lire - Lire avec fluidité. - Comprendre un texte littéraire et se l’approprier. - Comprendre des textes, des documents et des images et les 1, 5 interpréter. Contrôler sa compréhension et devenir un lecteur autonome. Écrire - Écrire à la main de manière fluide et efficace. - Maîtriser les bases de l’écriture au clavier. - Recourir à l'écriture pour réfléchir et pour apprendre. - Rédiger des écrits variés. 1 - Réécrire à partir de nouvelles consignes ou faire évoluer son texte. - Prendre en compte les normes de l’écrit pour formuler, transcrire et réviser. Comprendre le fonctionnement de la langue - Maîtriser les relations entre l’oral et l’écrit. - Identifier les constituants d’une phrase simple, se repérer dans la phrase complexe. 1, 2 - Acquérir l’orthographe grammaticale. - Enrichir le lexique. - Acquérir l’orthographe lexicale. Langage oral Au cycle 3, la progression dans la maîtrise du langage oral se poursuit en continuité et en étroite relation avec le développement de la lecture et de l’écriture. Les élèves apprennent à utiliser le langage oral pour présenter de façon claire et ordonnée des explications, des informations ou un point de vue, pour débattre de façon efficace et réfléchie avec leurs pairs, pour affiner leur pensée en recherchant des idées ou des formulations qui nourriront un écrit ou une intervention orale. La maîtrise du langage oral fait l’objet d'un apprentissage explicite. Les compétences acquises en expression orale et en compréhension de l’oral restent essentielles pour mieux maîtriser l’écrit ; de même, l’acquisition progressive des usages de la langue écrite favorise l'accès à un oral plus maîtrisé. La lecture à haute voix et la récitation de textes contribuent à leur compréhension. La mémorisation de textes nourrit l’expression personnelle en fournissant aux élèves des formes linguistiques à réutiliser. Alors que leurs capacités d’abstraction s’accroissent, les élèves élaborent, structurent leur pensée et s’approprient des savoirs au travers de situations qui articulent formulations et reformulations orales et écrites. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Comme au cycle 2, le professeur porte une attention soutenue à la qualité et à la justesse des échanges. À l’occasion de tous les apprentissages comme lors des séances spécifiques dédiées, il veille à améliorer la capacité de chacun à dialoguer et à interagir avec les autres (jeux de rôle, débats régulés, etc.). La régularité et la fréquence des activités orales sont indispensables à la construction des compétences dans le domaine du langage oral. Ces activités prennent place dans des séances d'apprentissage qui n’ont pas nécessairement pour finalité première l’apprentissage du langage oral mais permettent aux élèves d’exercer les compétences acquises ou en cours d’acquisition et dans des séances d’entraînement spécifiques mobilisant explicitement des compétences de compréhension et d'expression orales. Dans ces séances spécifiques, les élèves doivent respecter des critères de réalisation, identifier des critères de réussite préalablement explicités par le professeur. Le langage oral étant caractérisé par sa volatilité, le recours aux enregistrements numériques (audio ou vidéo) est conseillé pour permettre aux élèves un retour sur leur oral ou une nouvelle écoute dans le cas d’une situation de compréhension orale. Pour préparer et étayer leur prise de parole, les élèves utilisent des écrits de travail (brouillon, notes, plans, schémas, lexiques, etc.) qui organisent leur propos et des écrits supports aux présentations orales (notes, affiches, schémas, etc.). Pour développer leur connaissance de la langue, ils s’approprient des formules, des tournures, des éléments lexicaux, mobilisés dans des situations diverses (débats, comptes rendus, etc.) qui exigent une certaine maîtrise de la parole et les amènent à comparer les usages de la langue, à l’oral et à l’écrit. Attendus de fin de cycle - Écouter un récit et manifester sa compréhension en répondant à des questions sans se reporter au texte. - Dire de mémoire un texte à haute voix. - Réaliser une courte présentation orale en prenant appui sur des notes ou sur diaporama ou autre outil (numérique par exemple). - Participer de façon constructive aux échanges avec d’autres élèves dans un groupe pour confronter des réactions ou des points de vue. Écouter pour comprendre un message oral, un propos, un discours, un texte lu Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Porter attention aux éléments vocaux et - Pratique de jeux d'écoute (pour réagir, pour gestuels lors de l’audition d’un texte ou comprendre, etc.). d'un message (segmentation, - Écoute à partir de supports variés (textes lus, accentuation, intonation, discrimination messages audio, documents vidéo, leçons entre des sonorités proches…) et magistrales) et dans des situations diverses repérer leurs effets. (écouter un récit, un poème, développer sa - Mobiliser son attention en fonction d’un sensibilité à la langue ; écouter et voir un but. documentaire, une émission, confronter des - Identifier et mémoriser des informations points de vue, analyser une information, etc.). importantes, leurs enchaînements, - Restitution d'informations entendues. mettre en relation ces informations, avec - Utilisation d'enregistrements numériques, de les informations implicites. logiciels dédiés pour travailler sur le son, - Repérer et prendre en compte les entendre et réentendre un propos, une caractéristiques des différents genres de lecture, une émission. discours (récit, compte rendu, - Explicitation des repères pris pour reformulation, exposé, argumentation, comprendre (intonation, identification du etc.), le lexique et les références thème ou des personnages, mots clés, culturelles liés au domaine du message reprises, liens logiques ou chronologiques, ou du texte entendu. etc.). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - Repérer d'éventuelles difficultés de - Activités variées permettant de manifester sa compréhension, savoir les verbaliser et compréhension : répétition, rappel ou trouver des moyens d'y répondre. reformulation de consignes ; récapitulation - Exercer une vigilance critique par d'informations, énoncé de conclusion ; rapport au langage écouté. reformulation, rappel du récit ; représentations diverses (dessin, jeu théâtral, etc.) ; prise de notes. Parler en prenant en compte son auditoire Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Mobiliser les ressources de la voix et du - Activités d’articulation, de diction, de maîtrise corps pour être entendu et compris ; du débit, du volume de la voix, du souffle, - Organiser et structurer le propos selon travail sur la communication non-verbale : le genre de discours ; mobilisation des regard, posture du corps, gestuelle, mimiques, formes, des tournures et du lexique etc. appropriés (conte ou récit, compte - Formulations de réactions à des propos oraux, rendu, présentation d'un ouvrage, à une lecture, à une œuvre d'art, à un film, à présentation des résultats d'une un spectacle, etc. recherche documentaire ; description, - Justification d'un choix, d'un point de vue. explication, justification, présentation - Partage d'émotions, de sentiments. d'un point de vue argumenté, etc.). - Apprentissage de techniques pour raconter, - Utiliser les techniques de mise en voix entraînement à raconter des histoires (en des textes littéraires (poésie, théâtre en groupe ou au moyen d’enregistrements particulier). numériques). - Utiliser les techniques de mémorisation - Travail de préparation de textes à lire ou à des textes présentés ou interprétés. dire de mémoire. - Entraînements à la mise en voix de textes littéraires au moyen d'enregistrements numériques. - Réalisation d’exposés, de présentations, de discours. - Utilisation d'oraux et d'écrits de travail (brouillons oraux et écrits, notes, fiches, schémas, plans, etc.) pour préparer des prises de parole élaborées. - Constitution d’un matériau linguistique (mots, expressions, formulations) pour les présentations orales. - Utilisation d’écrits supports pour les présentations orales (notes, affiches, schémas, présentation numérique). - Enregistrements audio ou vidéo pour analyser et améliorer les prestations. Participer à des échanges dans des situations diverses (séances d'apprentissage ordinaire, séances de régulation de la vie de classe, jeux de rôles improvisés ou préparés) Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Prendre en compte la parole des - Entraînement à l’utilisation d’expressions et de différents interlocuteurs dans un débat formules qui engagent le locuteur sous forme et identifier les points de vue exprimés. de jeux de rôle. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - Présenter une idée, un point de vue en - Préparation individuelle ou à plusieurs des tenant compte des autres points de vue éléments à mobiliser dans les échanges exprimés (approbation, réfutation, (idées, arguments, matériau linguistique : apport de compléments, reformulation, mots, expressions, formulations). etc.). - Interviews (réelles ou fictives). - Respecter les règles de la conversation - Débats, avec rôles identifiés. (quantité, qualité, clarté et concision, - Recherche individuelle ou collective relation avec le propos). d'arguments pour étayer un point de vue, - Mobiliser des expressions et des d'exemples pour l’illustrer. formules qui engagent celui qui parle - Tri, classement des arguments ou des (savoir exprimer un refus, exprimer une exemples trouvés. demande, présenter ses excuses, - Mémorisation de l'organisation du propos, remercier). convocation des idées au moment opportun. - Mobiliser des stratégies - Préparation entre pairs d'une participation à argumentatives : recours à des un débat (préparation des arguments, des exemples, réfutation, récapitulation, etc. exemples, des formules, du lexique à - Développer le lexique en lien avec le mobiliser, de l'ordre des éléments à domaine visé. présenter ; entraînement à la prise de parole). - Savoir construire son discours - Récapitulation des conclusions, des points de (organisation du propos, enchaînement vue exprimés. des phrases). - Savoir mobiliser des moyens d'expression (lexique, formules, types de phrase, etc.). - Savoir mettre à distance son expérience et mobiliser des connaissances (formulation et reformulation, explicitation des démarches, des contenus, des procédures, etc.). Adopter une attitude critique par rapport à son propos Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Élaborer les règles organisant les - Participation à l’élaboration collective de échanges ; repérer le respect ou non de règles, de critères de réussite concernant des ces règles dans les propos d'un pair, prestations orales. aider à la reformulation. - Mises en situation d’observateurs (« gardiens - Prendre en compte les critères des règles ») ou de co-évaluateurs (avec le d'évaluation explicites élaborés professeur) dans des situations variées collectivement pour les présentations d’exposés, de débats, d'échanges. orales. - Analyse de présentations orales ou - Être capable d’autocorrection après d'échanges à partir d’enregistrements. écoute (reformulations). - Collecte de corpus oraux (enregistrements à - Comparer le fonctionnement de la partir de situations de classe ou de jeux de syntaxe de la langue orale (prosodie, rôle) et observation de la langue. juxtaposition, répétitions et ajustements, - Préparation des prises de parole sous forme importance des verbes) avec celle de la de notes, schémas, supports numériques… langue écrite. qui tiennent compte de la spécificité de l’exercice oral. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Lecture et compréhension de l’écrit L’enjeu du cycle 3 est de former l'élève lecteur. À l’issue de ce cycle, tous les élèves doivent maîtriser une lecture orale et silencieuse fluide et suffisamment rapide pour continuer le travail de compréhension et d’interprétation. L'entraînement à la lecture à haute voix et à la lecture silencieuse doit se poursuivre. Cet entraînement est quotidien à l’école élémentaire et au collège ; au collège, il s’appuie sur les pratiques des différentes disciplines. Les situations de lecture sont nombreuses et régulières, les supports variés et riches tant sur le plan linguistique que sur celui des contenus. Il s’agit de confronter les élèves à des textes, des œuvres et des documents susceptibles de développer leur bagage linguistique et en particulier leur vocabulaire, de nourrir leur imagination, de susciter leur intérêt et de développer leurs connaissances et leur culture. Pour que les élèves gagnent en autonomie dans leurs capacités de lecteur, l’apprentissage de la compréhension en lecture se poursuit au cycle 3 et accompagne la lecture et l’écoute de textes et de documents dont la complexité et la longueur sont croissantes. De ce point de vue, les œuvres du patrimoine et de littérature de jeunesse, les textes documentaires constituent des supports de lecture privilégiés pour répondre à cette exigence. Le cycle 3 développe plus particulièrement un enseignement explicite de la compréhension afin de donner aux élèves des capacités de lecteurs autonomes pour leur usage personnel et leurs besoins scolaires. Les lectures personnelles ou lectures de plaisir sont encouragées sur le temps scolaire, elles sont choisies librement : les élèves empruntent régulièrement des livres qui correspondent à leurs intérêts et à leurs projets. Des temps sont prévus pour rendre compte en classe de ces lectures personnelles qui peuvent également constituer un objet de discussion au sein de la famille. Tout au long du cycle, et comme au cycle précédent, les activités de lecture restent indissociables des activités d’écriture, qu’il s’agisse des écrits accompagnant la lecture (cahiers ou carnets de lecture pour noter ses réactions, copier des poèmes, des extraits de texte, etc.), de ceux qui sont liés au travail de compréhension (réception personnelle, reformulation, réponses à des questions, notes, schémas, etc.) ou de l’écriture libre et autonome qui prend appui sur la lecture des textes littéraires. Les activités de lecture participent également au renforcement de l’oral, qu'il s'agisse d'entendre des textes lus ou racontés pour travailler la compréhension, de préparer une lecture expressive, de présenter un livre oralement, de partager des impressions de lecture ou de débattre de l'interprétation de certains textes. Enfin, lecture et étude de la langue doivent être constamment articulées tant en ce qui concerne l'appropriation du lexique que l'observation du fonctionnement des phrases et des textes, en particulier les reprises pronominales et le choix des temps verbaux. La lecture doit permettre l’observation, l’imitation et le réinvestissement dans l’écriture. Attendus de fin de cycle - Lire, comprendre et interpréter un texte littéraire adapté à son âge et réagir à sa lecture. - Lire et comprendre des textes et des documents (textes, tableaux, graphiques, schémas, diagrammes, images) pour apprendre dans les différentes disciplines. - Lire et comprendre des œuvres de plus en plus longues et de plus en plus complexes : • CM1 : 5 ouvrages de littérature de jeunesse et 2 œuvres du patrimoine ; • CM2 : 4 ouvrages de littérature de jeunesse et 3 œuvres du patrimoine ; • 6e : 3 ouvrages de littérature de jeunesse et 3 œuvres du patrimoine. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Lire avec fluidité Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et d’outils associées pour l’élève - Mémoriser la lecture de mots fréquents - Activités spécifiques sur les graphèmes et et irréguliers. phonèmes identifiés comme posant problème. - Automatiser le décodage. - Utilisation d’enregistrements pour s’entraîner et - Prendre en compte les groupes s’écouter. syntaxiques (groupes de mots avec - Entraînement quotidien à la lecture silencieuse unité de sens), les marques de et à haute voix, dans toutes les disciplines. ponctuation, dans la lecture. Comprendre un texte littéraire et se l’approprier Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et d’outils associées pour l’élève - Être capable de s’engager dans une - Activités permettant de : démarche progressive pour accéder au o construire la compréhension d’un texte : sens. repérage des informations explicites ; - Être capable de mettre en relation le identification des personnages, lieux, actions, texte lu avec les lectures antérieures, repères temporels, etc. ; repérage de l’expérience vécue et les l’implicite ; repérage des liens logiques ; connaissances culturelles. élucidation lexicale par le contexte, la - Être capable de mobiliser des morphologie, le recours au dictionnaire ; connaissances grammaticales et construction d’une visualisation de l’histoire lexicales. narrée par le dessin, la sélection d’images, - Être initié à la notion d’aspect verbal etc. (valeurs des temps), abordée à travers o rendre compte de sa compréhension des l'emploi des verbes dans les textes lus textes : évocation spontanée de sa lecture, (le récit au passé simple, le discours au mise en lien avec l’expérience vécue, les présent ou au passé composé, etc.). lectures antérieures, la culture personnelle, - Être capable de repérer ses difficultés réponses à des questions, paraphrases, et de chercher comment les résoudre. reformulations, propositions de titres de - Être capable de recourir, de manière paragraphes, rappels du récit, représentations autonome, aux différentes démarches diverses (dessin, mise en scène avec de lecture apprises en classe. marionnettes ou jeu théâtral, etc.). - Être capable d’identifier les principaux o partager ses impressions de lecture, faire des genres littéraires (conte, roman, poésie, hypothèses d'interprétation et en débattre, fable, nouvelle, théâtre) et de repérer confronter des jugements : débats leurs caractéristiques majeures. interprétatifs, cercles de lecture, présentations orales, mises en voix avec justification des choix. - En lien avec l'écriture et pour préparer les activités de partage des lectures et d’interprétation : cahiers ou carnets de lecture, affichages littéraires, etc. - Outils permettant de garder la mémoire des livres lus et des œuvres fréquentées : cahiers ou carnets de lecture, anthologies personnelles, portfolios... - Initiation à quelques notions littéraires : fiction / réalité, personnage, héros, merveilleux…, et premiers éléments de contextualisation dans © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr l’histoire littéraire. Écoute de textes littéraires lus ou racontés, de différents genres (contes, romans, nouvelles, théâtre, poésie), en intégralité ou en extraits. - Lecture autonome de textes littéraires et d’œuvres de différents genres, plus accessibles et adaptés aux capacités des jeunes lecteurs. Lecture silencieuse dans toutes les disciplines, oralisée, jouée, etc. - Fréquentation régulière des bibliothèques et centres de documentation disponibles dans l'environnement des élèves : partage en classe, à l'école ou au collège et en famille. - Mise en œuvre de stratégies de compréhension du lexique inconnu (contexte, morphologie, rappel de connaissances sur le domaine ou l'univers de référence concerné). - Vigilance quant aux reprises nominales et pronominales, attention portée à l’implicite des textes et documents. - Justifications possibles de son interprétation ou de ses réponses ; appui sur le texte et sur les autres connaissances mobilisées. Comprendre des textes, des documents et des images et les interpréter Contrôler sa compréhension et devenir un lecteur autonome Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et d’outils associées pour l’élève - Être capable de s’engager dans une - Identification de la nature et de la source des démarche progressive pour accéder au documents. sens. - Apprentissage explicite de la mise en relation - Être capable de mettre en relation des informations dans le cas de documents différentes informations. associant plusieurs supports (texte, image, - Être capable d’identifier les différents schéma, tableau, graphique…) ou de genres représentés et de repérer leurs documents avec des liens hypertextes. caractéristiques majeures. - Activités permettant de construire la compréhension : recherche d’informations, mobilisation des connaissances lexicales, écrits de travail (listes, prise de notes) ; repérage de mots de liaison ; réponses à des questions demandant la mise en relation d'informations, explicites ou implicites (inférences), dans un même document ou entre plusieurs documents ; justifications de réponses. Supports : textes documentaires simples, documents composites (associant textes, images, schémas, tableaux, graphiques, etc., comme une double-page de manuel), documents iconographiques (tableaux, dessins, photographies), documents numériques (documents avec des liens hypertextes, documents associant texte, images - fixes ou © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr animées -, sons). Écriture Au cycle 2, les élèves se sont entraînés à la maîtrise des gestes de l’écriture cursive et ont été confrontés à des tâches variées d’écriture. Au cycle 3, l’entraînement à l'écriture cursive se poursuit, afin que le professeur s’assure que chaque élève a automatisé les gestes de l’écriture et gagne en rapidité et en qualité graphique. Parallèlement, l’usage du clavier et du traitement de texte fait l’objet d’un apprentissage continu. L’écriture est convoquée aux différentes étapes des apprentissages pour développer la réflexion. L’accent est mis sur la pratique régulière et quotidienne de l’écriture seul ou à plusieurs, sur des supports variés et avec des objectifs divers. Elle est pratiquée en relation avec la lecture de différents genres littéraires dans des séquences qui favorisent l’écriture libre et autonome et la conduite de projets d’écriture. Les élèves prennent l’habitude de recourir à l’écriture à toutes les étapes des apprentissages : pour réagir à une lecture, pour réfléchir et préparer la tâche demandée, pour reformuler ou synthétiser des résultats, pour expliquer ou justifier ce qu’ils ont réalisé. Ces écrits font pleinement partie du travail réalisé en classe, qu’ils figurent dans le cahier de brouillon, conçu comme un véritable outil de travail, ou dans les cahiers dédiés aux différents enseignements. Au cycle 3, les élèves s’engagent davantage dans la pratique d’écriture, portent davantage attention aux caractéristiques et aux visées du texte attendu. Les situations de réécriture et de révision menées en classe prennent toute leur place dans les activités proposées. La réécriture peut se concevoir comme un retour sur son propre texte, avec des indications du professeur ou avec l'aide des pairs, mais peut aussi prendre la forme de nouvelles consignes, en lien avec l’apport des textes lus. Tout comme l’écrit final, le processus engagé par l’élève pour l’écrire est valorisé. À cette fin sont mis en place brouillons, écrits de travail, versions successives ou variations d'un même écrit, qui peuvent constituer des étapes dans ce processus. L’élève acquiert ainsi progressivement une plus grande autonomie et devient de plus en plus conscient de ses textes. Il est important d’établir un lien entre la rédaction de textes et l’étude de la langue en proposant des situations d’écriture comme prolongements à des leçons de grammaire et de vocabulaire et des situations de révision de son écrit en mobilisant des acquis en orthographe. Dans les activités d’écriture, les élèves apprennent également à exercer une vigilance orthographique et à utiliser des outils d'écriture. Cet apprentissage, qui a commencé au cycle 2, se poursuit au cycle 3 de manière à ce que les élèves acquièrent de plus en plus d'autonomie dans leur capacité à réviser leur texte. Mais à ce stade de la scolarité, on valorise avant tout la construction d’une relation à la norme écrite, plus que le résultat obtenu qui peut tolérer une marge d’erreur, en rapport avec l'âge des élèves. Enfin, le regard positif du professeur qui encourage l’élève, les différentes situations proposées motivantes, porteuses de sens, la collaboration entre pairs conduisent à donner le plaisir de l’écriture et la curiosité à l’égard de la langue et de son fonctionnement. Attendus de fin de cycle - Écrire un texte d’une à deux pages adapté à son destinataire. - Après révision, obtenir un texte organisé et cohérent, à la graphie lisible et respectant les régularités orthographiques étudiées au cours du cycle. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Écrire à la main de manière fluide et efficace Maîtriser les bases de l’écriture au clavier Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Automatiser les gestes de l’écriture cursive - Activités guidées d’entraînement au geste par un entraînement régulier. d’écriture pour les élèves qui en ont besoin. - Développer la rapidité et l’efficacité de la - Entraînement à la copie et à la mise en copie en respectant la mise en page page de textes : poèmes et chansons à d’écrits variés. mémoriser, synthèses et résumés, outils de - Utiliser méthodiquement le clavier et le référence de la classe (tableau, textes traitement de texte. informatifs, message aux parents, écriture - Maîtriser les bases de l’écriture au clavier. personnelle de textes, schémas, etc.). - Copie différée, copie active, copie au verso, copie retournée, etc. - En lien avec l’orthographe et le vocabulaire, explicitation des stratégies de mémorisation de mots par la copie. - Activités d’entraînement à l’écriture sur le clavier. - Copie, transcription et mise en page de textes sur l'ordinateur. Recourir à l'écriture pour réfléchir et pour apprendre Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève Écrits de travail : Écrits de travail /des écrits pour apprendre - Formuler des impressions de lecture. Les écrits de travail ne sont pas explicitement - Émettre des hypothèses. dédiés à l’apprentissage de l’écriture. Ils - Lister, articuler, hiérarchiser des idées. servent à l’appropriation d’une connaissance - Reformuler. par essais successifs. - Élaborer des conclusions provisoires. - Entraînement régulier en proposant des - Rédiger des résumés. consignes qui développent l’autonomie et Écrits réflexifs : l’imagination. - Expliquer une démarche. - Usage régulier d’un cahier de brouillon ou - Justifier une réponse. place dédiée à ces écrits de travail dans le - Argumenter un propos. cahier de l’élève, carnets d’écrivain, carnets de pensée, cahiers d’expérimentation, journaux de lecture, etc. - Déclencher le geste moteur pour donner l’envie ou débloquer l’entrée dans l’écriture pour certains élèves qui en auraient besoin (passation du crayon entre l’enseignant et l’élève). - Rédiger fréquemment et régulièrement des écrits courts dans tous les domaines (sciences, histoire, etc.). Les conventions propres à chaque discipline sont explicitées. - Recourir régulièrement à l'écriture aux différentes étapes des apprentissages : o lors de la phase de découverte pour recueillir des impressions, rendre compte © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr de sa compréhension ou formuler des hypothèses ; o en cours de séance pour répondre à des questions, relever, hiérarchiser, mettre en relation des faits, des idées ; o dans la phase de structuration pour reformuler, synthétiser, résumer ou élaborer des conclusions provisoires. Écrits réflexifs / des écrits pour réfléchir et pour développer, organiser sa pensée sous des formes diverses : textes rédigés, schémas… - Cahier d’expérience en sciences. - Écrits préparatoires à un débat d’interprétation d’un texte. Rédiger des écrits variés Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Connaître les caractéristiques principales Des écrits courts : des différents genres d’écrits à rédiger. - Mettre en œuvre (de manière guidée, puis Un écrit court est un texte individuel d’élève, autonome) une démarche de rédaction de de 1 à 10 ligne(s), suscité par une situation textes : convoquer un univers de référence, motivante. Il peut avoir des formes variées : un matériau linguistique (lexique et syntaxe invention, argumentation, imitation dont déjà connus ou préparés pour l’écrit l’objectif est d’aider l’élève à déterminer sa demandé), trouver et organiser des idées, manière d’écrire. Il est en lien avec la élaborer des phrases, les enchaîner avec thématique culturelle et littéraire de la cohérence, élaborer des paragraphes ou séquence. d'autres formes d'organisation textuelles. - Rituels d'écriture, à partir de plusieurs textes - Mobiliser des outils liés à l'étude de la servant de modèles, de contraintes langue à disposition dans la classe formelles, de supports variés (textes, (matériau linguistique, outils images, sons), de situations faisant appel à orthographiques, guides de relecture, la sensibilité, à l'imagination, etc. dictionnaires en ligne, traitements de texte, - Situations d’écriture en prolongement de correcteurs orthographiques). leçons de grammaire et de vocabulaire. - Mobiliser ses connaissances sur la langue - Préparation à l’écriture en utilisant des (mémoire orthographique des mots, règles brouillons, des schémas, etc. d'accord, ponctuation, organisateurs du - Exercices d’entraînement pour automatiser discours, etc.). les différentes dimensions de l’écriture : - Être initié à la notion d’aspect verbal écrits ludiques et créatifs (ex : un (valeurs des temps), abordée à travers lipogramme, une anagramme, etc.), écrits l’emploi des verbes en rédaction (le récit au pour des destinataires différents (raconter le passé simple, le discours au présent ou au film vu à un pair ou en faire un résumé pour passé composé, etc.). un journal, etc.) Des écrits longs dans le cadre de projets de plus grande ampleur en lien avec la lecture. Le projet d’écriture est conduit sur le long terme pour orienter la séquence ou un projet. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Réécrire à partir de nouvelles consignes ou faire évoluer son texte Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Concevoir l’écriture comme un processus - Activités d’écriture à plusieurs temps : inscrit dans la durée. enrichir sa première version par un retour - Mettre à distance son texte pour l’évaluer. réflexif guidé par l’enseignant. - Enrichir par la recherche des formulations o Expérimentation de nouvelles consignes plus adéquates. d'écriture (changement de point de vue, introduction d’un nouveau personnage, etc.) o Partage des écrits rédigés, à deux ou en plus grand groupe, en particulier au moyen du numérique. o Recherche collective des améliorations aux textes rédigés, à partir notamment de ressources fournies par le professeur. Prendre en compte les normes de l'écrit pour formuler, transcrire et réviser Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Relecture à voix haute d’un texte par son Respecter la cohérence et la cohésion : auteur ou par un pair. syntaxe, énonciation, éléments sémantiques - Comparaison de textes écrits en réponse à qui assurent l’unité du texte une même consigne. - Utiliser les connecteurs logiques, - Lien avec la lecture pour repérer les temporels, les reprises anaphoriques, les éléments qui assurent l’unité et la temps verbaux pour éviter des cohérence des textes. dysfonctionnements. - Séances spécifiques sur un apprentissage - Prendre en compte la notion de paragraphe linguistique précis pour tisser un lien fort et les formes d’organisation du texte entre écriture, grammaire et orthographe. propres aux différents genres et types - Construction et utilisation d’outils d'écrits. disponibles pour vérifier l’orthographe des - Mobiliser des connaissances portant sur la mots. ponctuation (utilité, usage, participation au - Utilisation du correcteur orthographique. sens du texte) et sur la syntaxe (la phrase - Utilisation des surlignages, encadrements, comme unité de sens). fléchage, marques de catégories, afin de Respecter les normes de l’écrit faciliter la révision. En lien avec l'étude de la langue, mobilisation Élaboration collective de grilles typologiques - des connaissances portant sur l’orthographe d'erreurs (de l'analyse du texte à l'écriture grammaticale : accord du verbe avec le des mots). sujet ; morphologie verbale en fonction des - Correction ou modification collective d’un temps ; accord du déterminant et de l'adjectif texte (texte projeté). avec le nom ; accord de l'attribut et du sujet. - Relectures ciblées (sur des points - Mobiliser des connaissances portant sur d'orthographe, de morphologie ou de l'orthographe lexicale et être capable de syntaxe travaillés en étude de la langue). vérifier l'orthographe des mots dont on doute. - Apprendre à identifier les zones d’erreurs possibles dans un premier temps avec le guidage du professeur, puis de manière plus autonome. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Étude de la langue (grammaire, orthographe, lexique) Après le cycle 2 qui a permis une première structuration des connaissances sur la langue, le cycle 3 marque une entrée dans une étude de la langue explicite, réflexive, qui est mise au service de la compréhension de textes et de l’écriture de textes. Il s’agit d'assurer des savoirs solides en grammaire autour des notions centrales et de susciter l'intérêt des élèves pour l'étude de la langue. Cette étude prend appui sur des corpus, des éléments collectés, des écrits ou des prises de parole d’élèves. Dans des séances spécifiques, elle doit permettre un éclairage des textes lus, des propos entendus et un accompagnement des textes écrits. Son objectif est de mettre en évidence les régularités et de commencer à envisager le système de la langue. L’acquisition de l’orthographe (orthographe lexicale et grammaticale) est privilégiée et son apprentissage est conduit de manière à mettre d'abord en évidence les régularités du système de la langue. De la même façon, l'étude de la morphologie verbale prend appui sur les régularités des marques de personne et de temps. La découverte progressive du fonctionnement de la phrase (syntaxe et sens) permet une compréhension simple et claire de ses principaux constituants, qui feront l’objet d’analyses plus approfondies au cycle 4. L’étude de la langue s’appuie, comme au cycle 2, sur des corpus permettant la comparaison, la transformation (substitution, déplacement, ajout, suppression), le tri et le classement afin d’identifier des régularités. Les phénomènes irréguliers ou exceptionnels ne relèvent pas d’un enseignement mais, s’ils sont fréquents dans l’usage, d’un effort de mémorisation. Le lexique est pris explicitement comme objet d’observation et d’analyse dans des moments spécifiquement dédiés à son étude, et il fait aussi l’objet d’un travail en contexte, à l’occasion des différentes activités de lecture et d’expression écrite ou orale, et dans les différents enseignements. Son étude est également reliée à celle de l’orthographe lexicale et à celle de la syntaxe, en particulier pour l'étude des constructions verbales. Attendus de fin de cycle - En rédaction de textes dans des contextes variés, maîtriser les accords dans le groupe nominal (déterminant, nom, adjectif), entre le verbe et son sujet dans des cas simples (sujet placé avant le verbe et proche de lui, sujet composé d'un groupe nominal comportant au plus un adjectif ou un complément du nom ou sujet composé de deux noms, sujet inversé suivant le verbe) ainsi que l'accord de l'attribut avec le sujet. - Raisonner pour analyser le sens des mots en contexte et en prenant appui sur la morphologie. - Être capable de repérer les principaux constituants d’une phrase simple et complexe. Maîtriser les relations entre l’oral et l'écrit Compétences et connaissances Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève Maîtriser : - Pour les élèves qui auraient encore des - l’ensemble des phonèmes du français et difficultés de décodage, activités permettant des graphèmes associés ; de consolider les correspondances - la variation et les marques morphologiques phonèmes-graphèmes. du genre et du nombre, à l'oral et à l'écrit - Activités (observations, classements) (noms, déterminants, adjectifs, pronoms, permettant de clarifier le rôle des verbes). graphèmes dans l’orthographe lexicale et l’orthographe grammaticale. - Activités (observations, classements) © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr permettant de prendre conscience des phénomènes d'homophonie lexicale et grammaticale, de les comprendre et, pour certains d’entre eux, de distinguer les homophones en contexte. Identifier les constituants d’une phrase simple Se repérer dans la phrase complexe Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Comprendre et maîtriser les notions de - Construction de phrases : amplification et nature (ou classe grammaticale) et fonction. réduction d'une phrase. - Identifier les constituants d’une phrase - Création et analyse de phrases simple et les hiérarchiser : grammaticalement correctes. o Approfondir la connaissance du sujet - Observation et analyse de l'ordre des mots (sujet composé de plusieurs noms ou et des groupes syntaxiques. groupes nominaux, sujet inversé). - Repérage de groupes nominaux en position o Différencier les compléments : COD, COI, de compléments et caractérisation par des compléments circonstanciels de temps, opérations de suppression, déplacement en lieu et cause. début de phrase, pronominalisation o Identifier l’attribut du sujet. (distinction complément d’objet / complément circonstanciel). - Analyser le groupe nominal : notions - Analyse logique de phrases simples. d’épithète et de complément du nom. - Rituels de jeux grammaticaux (jeux créatifs, - Différencier les classes de mots : recherche d’intrus dans des listes, jeux de NB : le nom, l’article (défini et indéfini), transformation à partir de ses propres écrits, l’adjectif, le verbe, le pronom personnel sujet, etc.). les mots invariables ont été vus au cycle 2. - Appréciation des effets de sens : o Le déterminant : déterminants possessif o créés par le choix d’un article défini / et démonstratif. indéfini ; o Le pronom personnel objet. o créés par la position d’un adjectif par o L’adverbe. rapport au nom qu’il complète, etc. o La préposition (construire la notion de groupe nominal prépositionnel). o Les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination les plus usuelles (quand, comme, si, que, lorsque, parce que, puisque etc.). - Approfondir la connaissance des trois types de phrases (déclaratives, interrogatives et impératives) et des formes négative et exclamative. - Différencier phrase simple et phrase complexe à partir de la notion de proposition. - Repérer les différents modes d’articulation des propositions au sein de la phrase complexe : notions de juxtaposition, coordination, subordination. - Comprendre les différences entre l’usage de la conjonction de coordination et l'usage de la conjonction de subordination. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Acquérir l’orthographe grammaticale Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Identifier les classes de mots subissant des - À partir d’observations de corpus de variations : le nom et le verbe ; le phrases : déterminant ; l'adjectif ; le pronom. o Activités de classement et raisonnements - Connaître la notion de groupe nominal et permettant de mettre en évidence les d’accord au sein du groupe nominal. régularités. - Maîtriser l’accord du verbe avec son sujet y o Manipulations syntaxiques compris inversé, de l'attribut avec le sujet, (remplacement, par exemple par un du participe passé avec être (cas les plus pronom, expansion, etc.). usuels). o Activités d'entraînement pour fixer les - Élaborer des règles de fonctionnement régularités et automatiser les accords construites sur les régularités. simples. - Reconnaître le verbe (utilisation de o Activités de réinvestissement en écriture plusieurs procédures). (relectures ciblées, matérialisation des - Connaître les trois groupes de verbes. chaînes d'accord, verbalisation des - Connaître les régularités des marques de raisonnements, etc.). temps et de personne. - Comparaison et tri de verbes à tous les - Mémoriser: le présent, l’imparfait, le futur, le temps simples pour mettre en évidence : passé simple, le passé composé, le plus- que-parfait de l’indicatif, le conditionnel o les régularités des marques de personne présent et l’impératif présent pour : (marques terminales) ; o les régularités des marques de temps o être et avoir ; er e (imparfait, futur, passé simple, présent de o les verbes du 1 et du 2 groupe ; l’indicatif, présent du conditionnel, présent o les verbes irréguliers du 3e groupe : faire, de l’impératif) ; aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir, o l’assemblage des temps composés. prendre. - Classification des verbes en fonction des - Distinguer temps simples et temps ressemblances morphologiques (trois composés. groupes). - Comprendre la notion de participe passé. - À partir de corpus de phrases, observation et classement des finales verbales en /E/ ; mise en œuvre de la procédure de remplacement par un verbe du 2e ou du 3e groupe. - À partir des textes lus, étudiés ou écrits, observation et identification des temps employés, réécriture avec changement de temps, verbalisation des effets produits sur l’orthographe. - En expression orale ou écrite, essais de différents temps, sensibilisation aux effets produits. - Dictées régulières, sous des formes différentes qui favorisent la construction de la vigilance orthographique. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Enrichir le lexique Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Enrichir son lexique par la lecture, en lien - En lecture, entraînement à la avec le programme de culture littéraire et compréhension des mots inconnus à l'aide artistique. du contexte et de la formation du mot. - Enrichir son lexique par l’usage du - En écriture, recherche préalable de mots ou dictionnaire ou autres outils en version locutions. papier ou numérique. - Constitution de réseaux de mots ou de - Savoir réutiliser à bon escient le lexique locutions à partir des textes et documents appris à l’écrit et à l’oral. lus et des situations de classe. - Comprendre la formation des mots - Comparaison de constructions d'un même complexes : par dérivation et par verbe (par exemple : la plante pousse - composition. Lucie pousse Paul - Paul pousse Lucie à la - Connaître le sens des principaux préfixes : faute) et réemploi (par exemple jouer avec, découvrir des racines latines et grecques. jouer à, jouer pour, etc.). - Mettre en réseau des mots (groupements - Activités d’observation, de manipulation des par familles de mots, par champ lexical). formes, de classements, d'organisation des - Connaître les notions de synonymie, savoirs lexicaux (corolles lexicales, antonymie, homonymie, polysémie. schémas, établissement de collections, etc.). - Constitutions de fiches, carnets, affichage mural, etc. - Situations de lecture, d’écriture ou d’oral amenant à rencontrer de nouveaux mots ou à réutiliser les mots et locutions étudiés. - Exercices de reformulations par la nominalisation des verbes (par exemple : le roi accède au pouvoir / l'accession du roi au pouvoir). - Utilisation de dictionnaires papier et en ligne. Acquérir l’orthographe lexicale Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et associées d’outils pour l’élève - Mémoriser l’orthographe des mots - Manipulation, réinvestissement, afin de invariables appris en grammaire. construire l’automatisation de l’orthographe. - Mémoriser le lexique appris en s’appuyant - Observation des régularités, construction de sur ses régularités, sa formation. listes. - Acquérir des repères orthographiques en - Utilisation de listes de fréquence pour s’appuyant sur la formation des mots et leur repérer les mots les plus courants et se étymologie. familiariser avec leur orthographe. - Dictées, écrit, favorisant la mémorisation de la graphie. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Terminologie utilisée Nature (ou classe grammaticale) / fonction Nom commun, nom propre / groupe nominal / verbe / déterminant (article défini, article indéfini, déterminant possessif, déterminant démonstratif) / adjectif / pronom / adverbe / conjonction de coordination et conjonction de subordination / préposition Sujet (du verbe) / COD / COI / attribut du sujet / complément circonstanciel / complément du nom / épithète Verbe : groupes - radical - marque de temps - marque de personne / terminaison / mode indicatif (temps simples : présent, imparfait, passé simple, futur ; temps composés : passé composé, plus-que-parfait) // mode conditionnel (présent) // mode impératif (présent) // participe passé. Phrase simple / phrase complexe ; types de phrases : déclaratives, interrogatives et impératives ; formes négative et exclamative. Proposition, juxtaposition, coordination, subordination. Radical, préfixe, suffixe, synonyme, antonyme, homonyme, polysémie. Culture littéraire et artistique Au cycle 3, les choix de lecture et les activités d’écriture et d’oral qui leur sont liées sont organisés à partir de grandes entrées qui mettent en lumière les finalités de l’enseignement ; ces entrées ne constituent pas en elles-mêmes des objets d’étude, ni des contenus de formation. Dans les tableaux ci-dessous, elles sont accompagnées d’indications précisant les enjeux littéraires et de formation personnelle. Des indications de corpus permettent de ménager dans la programmation annuelle des professeurs un équilibre entre les genres et les formes littéraires ; elles fixent quelques points de passage obligés, pour faciliter la construction d’une culture commune ; elles proposent des ouvertures vers d’autres domaines artistiques et établissent des liens propices à un travail commun entre différents enseignements. En CM1 et CM2, on veille à varier les genres, les formes et les modes d’expression (texte seul, texte et image pour les albums et la bande dessinée, image animée pour les films) sur les deux années et à prévoir une progression dans la difficulté et la quantité des lectures. Dans le cas des classes à double niveau, les mêmes œuvres peuvent être proposées à tous les élèves en ménageant des parcours de lecture différents pour les élèves de CM1 et en adaptant les questionnements à la maturité des élèves. Les entrées sont abordées dans l’ordre choisi par le professeur. Une même œuvre ou un ensemble de textes peuvent relever de deux entrées différentes. Cette œuvre et ces textes sont alors travaillés de deux manières différentes, en fonction des questionnements propres à chaque entrée. En 6e, les entrées sont abordées dans l’ordre choisi par le professeur ; chacune d’elles peut être abordée à plusieurs reprises, à des moments différents de l’année scolaire, selon une problématisation ou des priorités différentes ; le professeur peut aussi croiser deux entrées à un même moment de l’année. Le souci d’assurer la cohérence intellectuelle du travail, l’objectif d’étendre et d’approfondir la culture des élèves, l’ambition de former leur goût et de varier les lectures pour ménager leur intérêt, rendent en tout état de cause nécessaire d’organiser le projet pédagogique annuel en périodes sur un rythme adapté à ces objectifs. Pour le choix des œuvres, le professeur tient compte des œuvres déjà lues et étudiées par les élèves en CM1 et CM2. Le corpus des œuvres à étudier en 6e est complété par des lectures cursives au choix du professeur, en lien avec les perspectives du programme ou avec les projets interdisciplinaires. Ces lectures sont de genres, de formes et de modes d’expression variés et peuvent relever de la littérature de jeunesse (roman, théâtre, recueils de poésie, recueils de contes et de nouvelles, albums, albums de bande dessinée). On veille à la diversité des œuvres choisies en puisant dans la littérature française, les littératures francophones et les littératures étrangères et régionales ; on sensibilise ainsi les élèves à la diversité des cultures du monde. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr  CM1-CM2 Se découvrir, Se confronter Héros / héroïnes et La morale en Vivre des Imaginer, dire et s’affirmer dans le au merveilleux, personnages questions aventures célébrer le monde rapport aux à l’étrange autres - découvrir des - découvrir des récits, - découvrir des - découvrir des - découvrir des - découvrir des œuvres, des textes des récits de vie, contes, des romans poèmes, des récits et des documents des fables, des albums adaptant d’aventures dont contes d’apprentissage mettant en scène albums, des pièces des récits le personnage étiologiques, des mettant en scène des types de héros de théâtre qui mythologiques, principal est paroles de l’enfant dans la / d’héroïnes, des interrogent certains des pièces de proche des célébration vie familiale, les héros / héroïnes fondements de la théâtre mettant élèves (enfant appartenant à relations entre bien identifiés ou société comme la en scène des ou animal par différentes enfants, l’école qui se révèlent justice, le respect personnages exemple) afin de cultures ; ou d’autres comme tels ; des différences, les sortant de favoriser l’entrée - comprendre groupes sociaux ; - comprendre les droits et les devoirs, l’ordinaire ou dans la lecture ; l’aptitude du - comprendre la Enjeux littéraires qualités et valeurs la préservation de des figures - comprendre la langage à dire le part de vérité de et de formation qui caractérisent l’environnement ; surnaturelles ; dynamique du monde, à la fiction ; personnelle un héros / une - comprendre les - comprendre ce récit, les exprimer la - s’interroger sur la héroïne ; valeurs morales qu’ils personnages et relation de l’être nature et les - s’interroger sur les portées par les symbolisent ; leurs relations ; humain à la difficultés des valeurs socio- personnages et le - s’interroger sur - s’interroger sur nature, à rêver apprentissages culturelles et les sens de leurs le plaisir, la les modalités du sur l’origine du humains. qualités humaines actions ; peur, l’attirance suspens et monde ; dont il / elle est - s’interroger, définir ou le rejet imaginer des - s’interroger sur la porteur, sur les valeurs en suscités par ces possibles nature du langage l’identification ou la question, voire les personnages. narratifs. poétique (sans projection possible tensions entre ces acception stricte du lecteur. valeurs pour vivre en de genre). société. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr On étudie : On étudie : On étudie : On étudie : On étudie : On étudie : - un roman de la - un roman de la - en lien avec des - un roman - un recueil de - un roman littérature littérature jeunesse représentations d’aventures de poèmes d’apprentissage jeunesse ou ou patrimonial proposées par la la littérature de et de la littérature patrimonial (lecture intégrale), peinture, la jeunesse - des poèmes jeunesse ou mettant en jeu un et sculpture, les (lecture de siècles patrimonial héros / une - des albums, des illustrations, la intégrale) dont différents, et héroïne (lecture contes de sagesse, bande dessinée le personnage célébrant le - des extraits de intégrale) des récits de vie en ou le cinéma, un principal est un monde et/ou différents et rapport avec le recueil de contes enfant ou un témoignant classiques du - un récit, un conte programme merveilleux ou de animal du pouvoir roman ou une fable d’enseignement contes et et créateur de d’apprentissage mettant en jeu un moral et civique légendes - des extraits de la parole , d’époques type de héros / et/ou le thème 2 du mythologiques différents poétique variées ou de d’héroïne ou un programme (lecture intégrale) classiques du récits ou bien Indications de personnage d’histoire de CM2 et roman autobiographiqu corpus - des contes commun ou bien - des contes et d’aventures, étiologiques es devenant héros / - des fables posant légendes de d’époques de différentes ou bien héroïne des questions de France et d’autres variées cultures. - des extraits de ou bien morale, des pays et cultures ou bien films ou un film - un album de poèmes ou des ou bien - un album de autant que bande dessinée chansons - un ou des albums bande possible adapté reprenant des exprimant un adaptant des dessinée. de l’une des types de héros / engagement récits œuvres d’héroïnes ou bien mythologiques étudiées ou bien - une pièce de ou bien ou bien - des extraits de théâtre de la - une pièce de - des poèmes films ou un film littérature de théâtre de la exprimant des reprenant des jeunesse. littérature de sentiments types de héros / jeunesse. personnels. d’héroïnes. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr  Sixième Résister au plus fort : Le monstre, aux limites de Récits de création ; création Récits d’aventures ruses, mensonges et l’humain poétique masques - découvrir des œuvres, des - découvrir des œuvres et - découvrir différents récits de - découvrir des textes de textes et des documents des textes qui, par le création, appartenant à différents genres mettant mettant en scène des monde qu’ils représentent différentes cultures et des en scène les ruses et figures de monstres ; et par l’histoire qu’ils poèmes de célébration du détours qu’invente le faible - comprendre le sens des racontent, tiennent en monde et/ou manifestant la pour résister au plus fort ; émotions fortes que haleine le lecteur et puissance créatrice des - comprendre comment suscitent la description ou l’entraînent dans la lecture ; forces de la nature et de la s’inventent et se déploient la représentation des - comprendre pourquoi le parole poétique ; les ruses de l’intelligence monstres et le récit ou la récit capte l’attention du - comprendre en quoi ces aux dépens des puissants mise en scène de lecteur et la retient ; récits et ces créations et quels sont les effets l’affrontement avec eux ; - s’interroger sur les raisons poétiques répondent à des produits sur le lecteur ou le Enjeux littéraires - s’interroger sur les limites de l’intérêt que l’on prend à questions fondamentales, et spectateur ; et de formation de l’humain que le monstre leur lecture. en quoi ils témoignent d’une - s’interroger sur la finalité, le personnelle permet de figurer et conception du monde ; sens de la ruse, sur la d’explorer. - percevoir la part et le rôle notion d’intrigue et sur les des archétypes dans ces valeurs mises en jeu. récits, par exemple en matière de rapport à la nature ; - s’interroger sur le statut de ces textes, sur les valeurs qu’ils expriment, sur leurs ressemblances et leurs différences. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Indications de On étudie : On étudie : On étudie : On étudie : corpus - en lien avec des - un classique du roman - en lien avec le programme - des fables et fabliaux, des documents permettant de d’aventures (lecture d’histoire (thème 2 : farces ou soties découvrir certains aspects intégrale) « Croyances et récits développant des intrigues de la figure du monstre et fondateurs dans la fondées sur la ruse et les dans la peinture, la - des extraits de différents Méditerranée antique au 1er rapports de pouvoir sculpture, l’opéra, la bande classiques du roman millénaire avant Jésus- et dessinée ou le cinéma, des d’aventures, d’époques Christ »), un extrait long de - une pièce de théâtre (de extraits choisis de variées et relevant de La Genèse dans la Bible l’Antiquité à nos jours) ou l’Odyssée et/ou des différentes catégories (lecture intégrale) un film sur le même type de Métamorphoses, dans une - des extraits significatifs de sujet (lecture ou étude traduction au choix du ou bien plusieurs des grands récits - des extraits de films intégrale). professeur ; de création d’autres et d’aventures ou un film cultures, choisis de manière d’aventures autant que à pouvoir opérer des - des contes merveilleux et possible adapté de l’un des des récits adaptés de la comparaisons livres étudiés ou proposés et mythologie et des légendes en lecture cursive. antiques, ou des contes et - des poèmes de siècles légendes de France et différents, célébrant le d’autres pays et cultures ; monde et/ou témoignant du ou bien pouvoir créateur de la - des extraits de romans et parole poétique. de nouvelles de différentes époques. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Croisements entre enseignements Au cycle 3 comme au cycle 2, l’expression orale et écrite, la lecture sont constitutives de toutes les séances d’apprentissage et de tous les moments de vie collective qui permettent, par leur répétition, un véritable entraînement si l’attention des élèves est mobilisée sur le versant langagier ou linguistique de la séance. Au CM1 et au CM2, l’ensemble de l’enseignement du français revient au professeur des écoles et les horaires d’enseignement prévoient que les activités d’oral, de lecture, d’écriture soient intégrées dans l’ensemble des enseignements, quotidiennement, pour une durée hebdomadaire de 12 heures. En sixième, compte tenu du volume hebdomadaire plus restreint dévolu à l’enseignement de la discipline, les professeurs de français ont plus spécifiquement la charge de la dimension littéraire de cet enseignement dans le domaine du langage oral, de la lecture, de l’écriture ainsi que celle de l’étude de la langue française. Il appartient donc à chaque professeur du collège d’identifier dans les programmes les éléments pour lesquels sa discipline contribue pleinement au développement de la maîtrise du langage oral et à la construction des compétences en lecture et en écriture et de veiller aux acquisitions linguistiques propres à sa discipline (lexique, formulations spécifiques). La rigueur et la régularité des situations d’apprentissages mettant en jeu les compétences d’expression orale et écrite doivent permette l’élaboration des savoirs et des concepts spécifiques à chaque discipline. Le langage oral trouve à se développer dans les échanges, dans l’explicitation des démarches, dans les débats de savoirs ou d’interprétation (à propos de textes, d’images ou d’expériences), dans les comptes rendus, dans les présentations orales, dans les débats argumentés, en lien avec l’enseignement moral et civique. Il peut également être travaillé en éducation physique et sportive, qui nécessite l’emploi d’un vocabulaire adapté et précis pour décrire les actions réalisées et pour échanger entre partenaires. Tout enseignement est susceptible de donner à lire et à écrire. En lecture, les supports peuvent consister en textes continus ou en documents constitués de textes, d’illustrations associées, de tableaux, de schémas ou autres formes de langage écrit, donnés sur supports traditionnels ou numériques. En CM1 et en CM2, les élèves identifient les premières caractéristiques et spécificités des écrits littéraires, scientifiques (mathématiques, sciences humaines, sciences du vivant et de la matière), artistiques ou technologiques. En 6e, les compétences de lecture spécifiques aux textes et documents utilisés dans chaque discipline, en particulier en histoire-géographie et en sciences, font l’objet de situations d’apprentissages fréquentes et régulières dans lesquelles les stratégies ad hoc sont explicitées. En écriture, en CM1 et en CM2, au moins une séance quotidienne doit donner lieu à la rédaction d’un écrit (rédaction d’un propos élaboré). En 6e, les élèves sont amenés à rédiger des écrits variés et des textes propres aux différentes disciplines. Les compétences nécessaires pour rédiger ces textes sont explicitées et exercées régulièrement. Les entrées du programme de culture littéraire et artistique permettent des croisements privilégiés avec les programmes d’histoire, d’histoire des arts et d’enseignement moral et civique. Outre la recherche d’informations, le traitement et l’appropriation de ces informations font l’objet d’un apprentissage spécifique, en lien avec le développement des compétences de lecture et d’écriture. En 6e, le professeur documentaliste est plus particulièrement en charge de ces apprentissages, en lien avec les besoins des différentes disciplines. Tout au long du cycle, en tenant compte de la progression en étude de la langue, la vigilance orthographique des élèves est exercée et leur réflexion sur la langue régulièrement sollicitée. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr L’apprentissage d’une langue vivante étrangère ou régionale est l’occasion de procéder à des comparaisons du fonctionnement de cette langue avec le français, mais aussi d’expliciter des savoir-faire également utiles en français (écouter pour comprendre ; comparer des mots pour inférer le sens, etc.). De manière générale, les autres langues pratiquées par les élèves sont régulièrement sollicitées pour des observations et des comparaisons avec le français. Les langues anciennes contribuent au développement des connaissances lexicales. Sur les trois années du cycle, en cycle 3 comme en cycle 2, des projets ambitieux qui s’inscrivent dans la durée peuvent associer l’expression orale et écrite, la lecture, les pratiques artistiques et / ou d’autres enseignements : par exemple, des projets d’écriture avec édition du texte incluant des illustrations, des projets de mise en voix (parlée et chantée) de textes en français et dans la langue étudiée, des projets d’exposition commentée rendant compte d’une étude particulière et incluant une sortie et des recherches documentaires, des projets de publication en ligne, etc. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Langues vivantes (étrangères ou régionales) Au cycle 3, l’enseignement de la langue vivante étrangère ou régionale vise l’acquisition de compétences et de connaissances qui permettent l’usage plus assuré et plus efficace d’une langue autre que la langue française. Des situations de communication adaptées à l’âge, aux capacités cognitives, aux intérêts des élèves, contribuent à la construction de connaissances langagières, permettant d’atteindre le niveau A1 du Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL) dans les cinq activités langagières. Il s'agit pour tous les élèves d'atteindre au moins le niveau A1 du CECRL dans les cinq activités langagières. Les activités proposées ne se limitent pas au niveau A1 car le niveau A2 peut être atteint par un grand nombre d’élèves dans plusieurs activités langagières. Les niveaux A1 et A2 du CECRL correspondent au « niveau de l'utilisateur élémentaire ». En passant de A1 à A2, les élèves quittent « le niveau de découverte » pour entrer dans le « niveau intermédiaire ». Il convient de garder à l'esprit l'âge des élèves du cycle 3 dans le choix des contenus culturels et linguistiques. Des connaissances linguistiques et des connaissances relatives aux modes de vie et à la culture du ou des pays ou de la région où est parlée la langue confortent cet usage. C’est l’exposition régulière et quotidienne à la langue qui favorise les progrès des élèves ; son utilisation en contexte donne du sens aux acquisitions. Un début de réflexion sur le fonctionnement de la langue permet aux élèves d’acquérir une certaine autonomie dans la réception et dans la production et renforce la maîtrise du langage. Indissociable de l’apprentissage de la langue, l’élargissement des repères culturels favorise la prise de conscience de certaines différences, développe curiosité et envie de communiquer. Les contacts avec les écoles des pays ou des régions concernés, les ressources offertes par la messagerie électronique, l’exploitation de documents audiovisuels contribuent à découvrir des espaces de plus en plus larges et de plus en plus lointains et à développer le sens du relatif, l’esprit critique, l’altérité. Compétences travaillées Domaines du socle Écouter et comprendre - Écouter et comprendre des messages oraux simples relevant de la vie quotidienne, des histoires simples. - Exercer sa mémoire auditive à court et à long terme pour 1, 2 mémoriser des mots, des expressions courantes. - Utiliser des indices sonores et visuels pour déduire le sens de mots inconnus, d’un message. Lire et comprendre - Utiliser le contexte, les illustrations et les connaissances pour comprendre un texte. - Reconnaître des mots isolés dans un énoncé, un court texte. - S’appuyer sur des mots outils, des structures simples, des 1, 2 expressions rituelles. - Percevoir la relation entre certains graphèmes et phonèmes spécifiques à la langue. Parler en continu - Mémoriser et reproduire des énoncés. - S’exprimer de manière audible, en modulant débit et voix. - Participer à des échanges simples en mobilisant ses 1, 2, 3 connaissances phonologiques, grammaticales, lexicales, pour être entendu et compris dans quelques situations diversifiées de la vie quotidienne. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Écrire - Écrire des mots et des expressions dont l’orthographe et la syntaxe ont été mémorisées. 1, 2, 3 - Mobiliser des structures simples pour écrire des phrases en s’appuyant sur une trame connue. Réagir et dialoguer - Poser des questions simples. - Mobiliser des énoncés adéquats au contexte dans une succession d’échanges ritualisés. 1, 2 - Utiliser des procédés très simples pour commencer, poursuivre et terminer une conversation brève. Découvrir les aspects culturels d’une langue vivante étrangère et régionale - Identifier quelques grands repères culturels de l’environnement quotidien des élèves du même âge dans les pays ou régions 1, 2, 3, 5 étudiés. - Mobiliser ses connaissances culturelles pour décrire ou raconter des personnages réels ou imaginaires. Activités langagières  Écouter et comprendre Attendus de fin de cycle Niveau A1 (niveau introductif ou de découverte) : - L'élève est capable de comprendre des mots familiers et des expressions très courantes sur lui-même, sa famille et son environnement immédiat (notamment scolaire). Niveau A2 (niveau intermédiaire) : - L'élève est capable de comprendre une intervention brève si elle est claire et simple. Exemples de situations, d’activités Connaissances et compétences associées et de ressources pour l’élève Comprendre l'ensemble des consignes Se mettre en position d'écoute. utilisées en classe. Utiliser les indices extralinguistiques (visuels Suivre les instructions données. et sonores). Comprendre des mots familiers et des S'appuyer sur la situation d'énonciation (qui expressions courantes. parle, où, quand ?). Suivre le fil d'une histoire simple (conte, Déduire un sentiment à partir d'une légende, etc.). intonation. Identifier le sujet d'un message oral de courte Reconstruire du sens à partir d'éléments durée. significatifs (selon les langues, accents de Comprendre et extraire l'information phrase, accents de mots, ordre des mots, essentielle d'un message oral de courte mots-clés, etc.). durée. Repérer les connecteurs élémentaires et - Lexique : répertoire de mots isolés, identifier quelques repères chronologiques d'expressions simples et d'éléments dans un discours, un récit, un dialogue. culturels concernant des informations sur la S'appuyer sur des indices culturels. personne, son quotidien et son Utiliser des supports et outils numériques environnement. (fichiers mp3, mp4, écrans, etc.). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - Grammaire : reconnaissance de quelques structures et formes grammaticales simples appartenant à un répertoire mémorisé. - Phonologie : reconnaissance des sons, de l'accentuation, des rythmes, et des courbes intonatives propres à chaque langue. Repères de progressivité Niveau A1 - Le ou les locuteurs parle(nt) lentement et distinctement. - Les supports d'écoute (enregistrements audio-vidéo, prises de parole en classe, etc.) sont de très courte durée. - Les consignes et instructions données à l'oral sont très courtes, simples, réservées à des besoins immédiats du cadre scolaire (salle de classe, cour d'école, etc.). - Les mots et expressions à repérer sont familiers, très élémentaires. Ils concernent l'élève, sa famille, son environnement concret et immédiat, quelques éléments culturels très connus. - L'histoire, dont l'élève doit suivre le fil, est simple et accompagnée d'aides appropriées (visuelles, etc.). Niveau A2 - Le ou les locuteurs parle(nt) clairement et simplement. - Les supports d'écoute sont plus variés (conversations, informations, publicités, fictions, etc.) et moins courts qu'au niveau A1, mais n'excèdent pas une minute. - Les consignes et instructions à comprendre ne se limitent pas au cadre scolaire, mais concernent aussi les besoins concrets de la vie quotidienne. - Les mots et expressions à repérer sont familiers et courants. Ils concernent la vie quotidienne, la présentation d'autres personnes ou personnages et quelques éléments culturels du/des pays ou de la / des régions dont on apprend la langue. - Le récit (contes, anecdotes, proverbes choisis, chansons, poésies, comptines, etc.) dont l'élève doit suivre le fil est simple et court, mais les aides apportées sont moins nombreuses qu'au niveau A1.  Lire et comprendre Attendus de fin de cycle Niveau A1 (niveau introductif ou de découverte) : - L'élève est capable de comprendre des mots familiers et des phrases très simples. Niveau A2 (niveau intermédiaire) : - L'élève est capable de comprendre des textes courts et simples. Exemples de situations, d’activités et de Connaissances et compétences associées ressources pour l’élève Comprendre des textes courts et simples Identifier le type de document. (consignes, correspondance, poésie, recette, S'appuyer sur les indices textuels et texte informatif, texte de fiction, etc.) paratextuels pour émettre des hypothèses accompagnés d'un document visuel, en de sens sur le contenu du document. s'appuyant sur des éléments connus. Reconnaître des mots isolés dans un énoncé - Lexique : répertoire de mots isolés, ou un texte court. d'expressions simples et d'éléments S'appuyer sur les mots outils, les structures culturels concernant des informations sur la simples. personne, son quotidien et son environnement. Repérer des éléments significatifs © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - Grammaire : reconnaissance de quelques (graphiques, syntaxiques, morphologiques, structures et formes grammaticales simples lexicaux, culturels) lui permettant de appartenant à un répertoire mémorisé. reconstruire le sens du texte. - Lien phonie/graphie : perception de la Rassembler des écrits de natures différentes relation entre certains graphèmes, signes et et s'y référer. phonèmes spécifiques à la langue. Utiliser des supports et outils numériques (pages web, écrans, etc.). Repères de progressivité Niveau A1 - Les textes sont très courts et simples ; les mots sont familiers et les expressions très élémentaires. - Des documents visuels aident l'élève à accéder au sens. - L'élève se fait une idée globale du contenu d'un texte simple. Niveau A2 - Les textes sont courts et simples. - Les aides visuelles sont moins nombreuses. - L'élève comprend globalement le texte et y prélève des informations. - L'élève suit la trame d'une histoire.  Parler en continu Attendus de fin de cycle Niveau A1 (niveau introductif ou de découverte) : - L'élève est capable d'utiliser des expressions et des phrases simples pour parler de lui et de son environnement immédiat. Niveau A2 (niveau intermédiaire) : - L'élève est capable de produire en termes simples des énoncés sur les gens et les choses. Exemples de situations, d’activités et de Connaissances et compétences associées ressources pour l’élève Reproduire un modèle oral (répéter, réciter, S'entraîner à reproduire des énoncés et les etc.). mémoriser. Lire à haute voix et de manière expressive un Passer par les hésitations et les faux- texte bref. démarrages propres à l'oral. Se présenter oralement et présenter les Mobiliser à bon escient ses connaissances autres. phonologiques, grammaticales, lexicales et Décrire son environnement quotidien, des culturelles. personnes et/ou des activités culturellement Être audible. connotées. Moduler sa voix pour s'approprier les Raconter une histoire courte à l'aide de schémas intonatifs spécifiques. supports visuels. S'enregistrer sur un support numérique Faire une brève annonce (date, anniversaire, (audio ou vidéo). invitation, etc.) en situant l'événement dans le temps et l'espace. - Lexique : mobilisation de mots isolés, d'expressions simples et d'éléments culturels pour des informations sur la personne, les besoins quotidiens, son © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr environnement. - Grammaire : contrôle limité de quelques structures et formes grammaticales simples appartenant à un répertoire mémorisé. - Phonologie : reproduction des sons, de l'accentuation, des rythmes, et des courbes intonatives propres à chaque langue. Repères de progressivité Niveau A1 - Les champs lexicaux abordés se rapportent à l'environnement immédiat de l'élève. - L'élève a recours à des éléments figés et/ou mémorisés. - L'histoire racontée est très courte. Les phrases sont très simples. - Les aides visuelles utilisées sont très explicites. - Les énoncés sont factuels. Niveau A2 - Les champs lexicaux s'enrichissent et se rapportent à un environnement plus élargi. - L'élève construit des énoncés proches de ceux rencontrés en classe ; il les enrichit et les complexifie très progressivement. - L'histoire racontée est courte. Les phrases simples sont reliées. - Les aides visuelles sont moins nombreuses mais restent explicites. - Les énoncés restent factuels, mais l'élève devient capable de donner succinctement son opinion, la raison d'un choix, etc.  Écrire Attendus de fin de cycle Niveau A1 (niveau introductif ou de découverte) : - L'élève est capable de copier un modèle écrit, d'écrire un court message et de renseigner un questionnaire simple. Niveau A2 (niveau intermédiaire) : - L'élève est capable de produire des énoncés simples et brefs. Exemples de situations, d’activités et de Connaissances et compétences associées ressources pour l’élève Copier des mots isolés et des textes courts. Recopier pour mémoriser l'orthographe et la Écrire sous la dictée des expressions syntaxe. connues. Mobiliser ses acquis langagiers et culturels Renseigner un questionnaire. pour produire des phrases ou un texte Produire de manière autonome quelques personnel en s'appuyant sur une trame phrases sur soi-même, les autres, des connue (d'un message, d'une lettre, d'un personnages réels ou imaginaires. poème, de textes informatif, narratif, etc.). Décrire des objets, des lieux. Se relire pour améliorer ses productions écrites. Raconter succinctement des expériences vécues ou imaginées. Mettre ses acquis au service d'une écriture créative (niveau A2). Rédiger un courrier court et simple, en référence à des modèles (message Écrire à l'aide d'un clavier adapté à la langue électronique, carte postale, lettre). étudiée. - Lexique : mobilisation de mots isolés, © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr d'expressions simples et d'éléments culturels pour des informations sur la personne, les besoins quotidiens, son environnement. - Grammaire : contrôle limité de quelques structures et formes grammaticales simples appartenant à un répertoire mémorisé. - Lien phonie/graphie : perception de la relation entre certains graphèmes, signes et phonèmes spécifiques à la langue. Repères de progressivité Niveau A1 - Les champs lexicaux abordés se rapportent à l'environnement immédiat de l'élève. - L'élève a recours à des éléments figés et/ou mémorisés. - L’histoire rédigée est très courte. Les phrases sont très simples. - L’élève s’appuie sur des aides mises à disposition (modèles, guidages, visuels, etc.) pour écrire. Niveau A2 - Les champs lexicaux s'enrichissent et se rapportent à un environnement plus élargi. - L'élève construit des énoncés proches de ceux rencontrés en classe ; il les enrichit et les complexifie très progressivement. - L'histoire rédigée est courte. Les phrases simples sont reliées. - Les aides mises à la disposition de l'élève (modèles, guidages, visuels, etc.) sont moins nombreuses.  Réagir et dialoguer Attendus de fin de cycle Niveau A1 (niveau introductif ou de découverte) : - L'élève est capable de communiquer, de façon simple, à condition que l'interlocuteur soit disposé à répéter ou à reformuler ses phrases plus lentement et à l'aider à formuler ce qu'il essaie de dire. Niveau A2 (niveau intermédiaire) : - L'élève est capable d'interagir de façon simple et de reformuler son propos pour s'adapter à l'interlocuteur. Exemples de situations, d’activités et de Connaissances et compétences associées ressources pour l’élève Établir un contact social (saluer, se présenter, Utiliser les moyens langagiers adéquats pour présenter quelqu'un, etc.). commencer, poursuivre et terminer une Demander à quelqu'un de ses nouvelles et conversation simple et brève. réagir en utilisant des formules de politesse. S'appuyer sur la situation de communication, Dialoguer pour échanger / obtenir des les schémas intonatifs et les auxiliaires renseignements (itinéraire, horaire, prix, etc.). visuels, dont la gestuelle, pour déduire le Dialoguer sur des sujets familiers (école, sens d'un message oral et réagir. loisirs, maison, etc.). Répondre à des questions simples et en Réagir à des propositions, dans des situations poser pour poursuivre / relancer la de la vie courante (remercier, féliciter, conversation. présenter des excuses, accepter, refuser, Mémoriser des expressions courantes pour etc.). indiquer qu'il a compris ou qu'il n'a pas © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - Lexique : Mobilisation de mots isolés, compris, pour demander la répétition, pour d'expressions simples et d'éléments exprimer ses goûts et ses sentiments, pour culturels pour des informations sur la solliciter l'avis de l'interlocuteur, exprimer son personne, les besoins quotidiens, son opinion, l'accord, le désaccord. environnement. Utiliser quelques onomatopées et moduler - Grammaire : contrôle limité de quelques sa voix pour exprimer un sentiment, une structures et formes grammaticales simples hésitation, la surprise, le dégoût... appartenant à un répertoire mémorisé. - Phonologie : reproduction des sons, de l'accentuation, des rythmes, et des courbes intonatives propres à chaque langue. Repères de progressivité Niveau A1 - Les champs lexicaux abordés se rapportent à l'environnement immédiat de l'élève. - L'élève a recours à des éléments figés et/ou mémorisés, lors d'échanges ritualisés. - L'élève peut répondre à des questions dans un premier temps, puis il peut en poser grâce à des modèles. - L'élève interagit très simplement avec un débit lent et peut avoir besoin de pauses pour chercher ses mots. - L'élève peut demander à l'interlocuteur de l'aider, de répéter et/ou de reformuler lentement son message. Niveau A2 - Les champs lexicaux s'enrichissent et se rapportent à un environnement plus élargi. - L'élève construit des énoncés proches de ceux rencontrés en classe pour interagir et il les enrichit et les complexifie très progressivement lors d'échanges plus spontanés. - L'élève est capable de poser des questions à son interlocuteur de manière plus autonome. - L'élève interagit simplement avec un débit adapté. Il a moins recours aux pauses. - L'élève a moins souvent besoin de solliciter l'interlocuteur pour des aides et des répétitions. Il est encouragé à prendre des risques, l'erreur n'étant pas un frein à l'intelligibilité des messages véhiculés. Activités culturelles et linguistiques Les réalités culturelles des pays et des régions dont on étudie la langue restent l'entrée privilégiée des apprentissages. Ces connaissances s’articulent aux compétences à développer et sont utilisées en situations de communication afin de s’inscrire dans la démarche actionnelle mise en œuvre depuis 2005 dans l’enseignement des langues vivantes. Elles tiennent compte de l’âge des élèves et de leur maturité, au fil des trois années du cycle 3. Les thématiques ou les types de supports (théâtre, cinéma, poésie…) mentionnés en cycle 2 peuvent être repris en veillant à proposer une progression sur l’ensemble de la scolarité obligatoire et en évitant les redondances, l’objectif d’enrichissement linguistique restant lié aux autres enseignements dispensés. Au cycle 3, les connaissances culturelles sont réparties selon trois axes : - la personne et la vie quotidienne ; - des repères géographiques, historiques et culturels dans la langue étudiée ; - l'imaginaire. Modes de vie, fêtes et traditions, quelques repères historiques et géographiques, quelques personnages de la culture de l’aire concernée, monuments et œuvres célèbres, contes, légendes, comptines sont découverts et étudiés en contexte grâce aux possibilités offertes © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr par la vie de classe, les activités ritualisées, les centres d’intérêt et les divers événements qui rythment l’année scolaire.  Lexique Posséder un répertoire élémentaire de mots isolés, d'expressions simples et d'éléments culturels pour des informations sur la personne, les besoins quotidiens, son environnement... La personne et la vie quotidienne - Le corps humain, les vêtements, les modes de vie. - Le portrait physique et moral. - L'environnement urbain : les espaces verts, l’habitat et l’écohabitat (notamment les maisons passives, les toits végétalisés, etc.). - Le développement durable : la lutte contre la pollution, le tri des déchets et le recyclage, les moyens de transport (vélo, transports en commun, co-voiturage, etc.), les économies d’énergie, les énergies vertes, les effets du changement climatique, la place du numérique dans la communication quotidienne, etc. Des repères géographiques, historiques et culturels des villes, pays et régions dont on étudie la langue - Leur situation géographique. - Les caractéristiques physiques, notamment les spécificités liées à la biodiversité des pays concernés. - Repères culturels. - Quelques figures historiques, contemporaines. - Quelques grandes pages d’histoire spécifiques de l’aire étudiée. L'imaginaire - Littérature de jeunesse, notamment les albums ayant trait aux questions de nature, d’environnement et d’usages du numérique. - Contes, mythes et légendes du pays ou de la région. - Héros / héroïnes et personnages de fiction, de BD, de séries et de cinéma.  Grammaire Avoir un contrôle limité de quelques structures et formes grammaticales simples appartenant à un répertoire mémorisé. Le groupe verbal Le verbe : son accord avec le sujet ; l'expression du temps : présent, passé, futur ; les auxiliaires ; le complément. Le groupe nominal Le nom et le pronom ; le genre et le nombre ; les articles ; les possessifs ; les démonstratifs ; les quantifieurs ; les principales prépositions (de lieu, de temps...) ; l’adjectif qualificatif : sa place, son accord ; le génitif (si la langue en comporte); les noms composés ; quelques pronoms relatifs. La phrase Type et forme de phrase : déclarative, interrogative, exclamative, impérative, affirmative, négative. La syntaxe élémentaire de la phrase simple : ordre des mots, quelques mots de liaison (et, ou, etc.). Quelques subordonnants dans des énoncés dits « complexes » (parce que, etc.). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr  Phonologie Reconnaître et reproduire de manière intelligible les sons, l'accentuation, les rythmes et les courbes intonatives propres à chaque langue. Phonèmes Percevoir et reproduire les phonèmes spécifiques à chaque langue. Accents et rythme Percevoir et restituer le phrasé d'un énoncé familier. Repérer et respecter l'accent tonique. Intonation Percevoir et restituer les schémas intonatifs : l'intonation caractéristique des différents types d'énoncés. Lien phonie/graphie L'alphabet (selon les langues). Croisements entre enseignements Les activités langagières en langue vivante étrangère et régionale sont l’occasion de poursuivre le travail de comparaison du fonctionnement de la langue cible avec le français, entamé au cycle 2. Le travail sur une même thématique, un conte simple par exemple, dans la langue étrangère ou régionale, permet aux élèves de comprendre la structure du conte à travers la langue étudiée et en retour de mieux identifier le fonctionnement de la langue française. Des projets interdisciplinaires peuvent impliquer le cours de langue vivante (étrangère ou régionale) et l'un ou plusieurs des cours suivants : français, histoire, géographie, éducation musicale, arts plastiques, technologie, éducation physique et sportive… Toutes les activités langagières sont convoquées sur les trois années du cycle et peuvent aboutir à des projets d’écriture (réalisations écrites chantées, théâtrales, etc.), à des présentations d’œuvres réalisées en arts plastiques, en technologie, à des échanges avec des classes étrangères sur des thématiques diverses, ou à des manifestations présentées dans la langue étudiée. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Arts plastiques Après la sensibilisation aux activités et à la perception des langages artistiques conduite en maternelle, le cycle 2 a fait découvrir aux élèves quelques notions fondamentales en arts plastiques, en s’appuyant sur des préoccupations qui leur sont proches. Durant le cycle 3, l’enseignement des arts plastiques s’appuie sur l’expérience, les connaissances et les compétences travaillées au cycle 2 pour engager progressivement les élèves dans une pratique sensible plus autonome, qu’ils apprennent à analyser davantage. Le développement du potentiel d’invention et de création est poursuivi. Les apprentissages sont nourris par l’introduction de connaissances plus précises et par une attention plus soutenue à l’explicitation de la production plastique des élèves, des processus artistiques observés, de la réception des œuvres rencontrées. Il s’agit de donner aux élèves les moyens d’élaborer des intentions artistiques et de les affirmer ainsi que d’accéder à un premier niveau de compréhension des grandes questions portées par la création artistique en arts plastiques. L’enseignement conduit prépare ainsi aux notions, aux pratiques et aux connaissances du cycle 4. Comme au cycle 2, l’enseignement des arts plastiques s’appuie sur des situations ouvertes favorisant l’initiative, l’autonomie et le recul critique. La pratique plastique exploratoire et réflexive, toujours centrale dans les apprentissages, est privilégiée : observation, invention et réflexion sont travaillées dans un même mouvement pour permettre l’appropriation des références artistiques qui constituent une culture commune enrichie par la culture des élèves. Tout au long du cycle 3, les élèves sont conduits à interroger l’efficacité des outils, des matériaux, des formats et des gestes au regard d’une intention, d’un projet. Ils comprennent que des usages conventionnels peuvent s’enrichir d’utilisations renouvelées, voire détournées. Ils sont incités à tirer parti de leurs expériences, à identifier, nommer et choisir les moyens qu’ils s’inventent ou qu’ils maîtrisent. Une attention particulière est portée à l’observation des effets produits par les diverses modalités de présentation des productions plastiques, pour engager une première approche de la compréhension de la relation de l’œuvre à un dispositif de présentation (cadre, socle, cimaise, etc.), au lieu (mur, sol, espace fermé ou ouvert, in situ, etc.) et au spectateur (frontalité, englobement, parcours, etc.). Compétences travaillées Domaines du socle Expérimenter, produire, créer - Choisir, organiser et mobiliser des gestes, des outils et des matériaux en fonction des effets qu’ils produisent. - Représenter le monde environnant ou donner forme à son imaginaire en explorant divers domaines (dessin, collage, modelage, sculpture, photographie, vidéo…). 1, 2, 4, 5 - Rechercher une expression personnelle en s’éloignant des stéréotypes. - Intégrer l’usage des outils informatiques de travail de l’image et de recherche d’information, au service de la pratique plastique. Mettre en œuvre un projet artistique - Identifier les principaux outils et compétences nécessaires à la réalisation d’un projet artistique. - Se repérer dans les étapes de la réalisation d’une production plastique individuelle ou collective, anticiper les difficultés 2, 3, 5 éventuelles. - Identifier et assumer sa part de responsabilité dans un processus coopératif de création. - Adapter son projet en fonction des contraintes de réalisation et de la prise en compte du spectateur. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr S’exprimer, analyser sa pratique, celle de ses pairs ; établir une relation avec celle des artistes, s’ouvrir à l’altérité - Décrire et interroger à l’aide d’un vocabulaire spécifique ses productions plastiques, celles de ses pairs et des œuvres d’art étudiées en classe. - Justifier des choix pour rendre compte du cheminement qui 1, 3 conduit de l’intention à la réalisation. - Formuler une expression juste de ses émotions, en prenant appui sur ses propres réalisations plastiques, celles des autres élèves et des œuvres d’art. Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art - Repérer, pour les dépasser, certains a priori et stéréotypes culturels et artistiques. - Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre 1, 3, 5 d’art dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique, contemporain, proche ou lointain. - Décrire des œuvres d’art, en proposer une compréhension personnelle argumentée. Ces compétences sont développées et travaillées à partir de trois grandes questions. - La représentation plastique et les dispositifs de présentation : les élèves distinguent progressivement ce qui, dans leur désir de reproduire le réel, relève du hasard et ce qui manifeste leurs choix, leur volonté. Afin de compléter de premières acquisitions techniques, ils sont conduits par le professeur à explorer les possibilités créatives liées à la reproduction ou au travail en série, ainsi qu’à l’organisation d’images pour sous-tendre un récit ou un témoignage. Poursuivant le travail entrepris en cycle 2, les élèves sont engagés, chaque fois que possible, à explorer les lieux de présentation de leurs productions plastiques ou d’œuvres, dans l’espace scolaire ou dans des lieux adaptés, pour saisir l’importance des conditions de présentation dans la réception des productions et des œuvres. - Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace : la pratique bidimensionnelle faisant appel à des techniques mixtes et les fabrications en trois dimensions sont essentielles dans ce cycle. Elles développent chez les élèves l’attention aux choix, aux relations formelles et aux effets plastiques. Les changements multiples de statut imposés aux matériaux et aux objets permettent la compréhension des dimensions artistiques, symboliques ou utilitaires qui leurs sont attachées. La pratique du modelage, de l’assemblage, de la construction et l’approche de l’installation favorisent la sensibilisation à la présence physique de l’œuvre dans l’espace et aux interactions entre celle-ci et le spectateur. - La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre : les élèves prennent la mesure de la réalité concrète de leurs productions et des œuvres d’art. Ils mesurent les effets sensibles produits par la matérialité des composants et comprennent qu’en art, un objet ou une image peut devenir le matériau d’une nouvelle réalisation. Ils sont également sensibilisés aux enjeux des matériaux employés, qu’il s’agisse de réemploi, de matériaux transformés par la physique ou la chimie, dégradables ou non. Le travail fréquent de matériaux variés permet aux élèves d’identifier et de savoir nommer les notions relevant de leur qualité physique, d’éprouver les effets du geste et de divers outils, de prendre plaisir au dialogue entre les instruments et la matière. La notion même de matériau s’élargit ainsi que la palette de leurs usages. La perception de la relation entre sensation colorée et qualités physiques de la matière colorée s’affine et © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr profite de la découverte d’œuvres contemporaines ou passées significatives des conceptions et des questions relatives à la matérialité et à la couleur. Les trois questions au programme sont abordées chaque année du cycle ; travaillées isolément ou mises en relation, elles permettent de structurer les apprentissages. Elles sont explorées à partir de notions récurrentes (forme, espace, lumière, couleur, matière, corps, support, outil, temps), en mobilisant des pratiques bidimensionnelles (dessin, peinture, collage, etc.), des pratiques tridimensionnelles (modelage, sculpture, assemblage, installation, etc.) et les pratiques artistiques de l’image fixe et animée (photographie, vidéo, création numérique), pour développer chez les élèves des habiletés à fabriquer, représenter, mener un projet et s’exprimer sur son travail ou sur une œuvre. Le professeur favorise une rencontre régulière, directe ou médiatisée, avec des œuvres d’art de référence, contemporaines et passées, occidentales et extra occidentales, pour nourrir la sensibilité et l’imaginaire des élèves, enrichir leurs capacités d’expression et construire leur jugement. Il veille à aborder la diversité des pratiques, des époques et des lieux de création dans les références culturelles exploitées. Le professeur est attentif à l’acquisition d’un vocabulaire spécifique, à partir du travail sur les entrées du programme : diversité, richesse et justesse du lexique portant sur les sensations, les perceptions, les gestes, les opérations plastiques, les notions, etc. Ce lexique permet d’aller progressivement au-delà de la description vers la caractérisation, l’analyse, l’interprétation. Le professeur veille à organiser l’espace de travail pour favoriser l’accès à l’autonomie. Exemples de situations, d’activités Questionnements et de ressources pour l’élève La représentation plastique et les dispositifs de présentation - La ressemblance : découverte, prise de - Recherche d’imitation, d‘accentuation conscience et appropriation de la valeur ou d’interprétation, d’éloignement des expressive de l’écart dans la représentation. caractéristiques du réel dans une - L’autonomie du geste graphique, pictural, représentation, le surgissement d’autre sculptural : ses incidences sur la chose, etc. représentation, sur l’unicité de l’œuvre, son lien - Utilisation de l’appareil photographique aux notions d’original, de copie, de multiple et ou de la caméra, notamment de série. numériques, pour produire des - Les différentes catégories d’images, leurs images ; intervention sur les images procédés de fabrication, leurs déjà existantes pour en modifier le sens transformations : la différence entre images à par le collage, le dessin, la peinture, le caractère artistique et images scientifiques ou montage, par les possibilités des outils documentaires, l’image dessinée, peinte, numériques. photographiée, filmée, la transformation - Mise en œuvre, en deux et trois d’images existantes dans une visée poétique dimensions, de principes d’organisation ou artistique. et d’agencements plastiques explicites - La narration visuelle : les compositions pour raconter ou témoigner ; plastiques, en deux et en trois dimensions, à des productions plastiques exprimant fins de récit ou de témoignage, l’organisation l’espace et le temps, également au des images fixes et animées pour raconter. moyen d’images animées (ralenti, - La mise en regard et en espace : ses accélération, séquençage, etc.). modalités (présence ou absence du cadre, du - Observation et analyse d’œuvres ou socle, du piédestal, etc.), ses contextes d’images ; comparaison d’œuvres (l’espace quotidien privé ou public, l’écran différentes sur une même question ou individuel ou collectif, la vitrine, le musée, etc.), dans d’autres arts ; découverte et l’exploration des présentations des productions observation dans l’environnement © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr plastiques et des œuvres (lieux : salle proche de réalisations ou de situations d’exposition, installation, in situ, l’intégration liées à la représentation et ses dans des espaces existants, etc.). dispositifs. - Exploration des divers modalités et - La prise en compte du spectateur, de l’effet lieux de présentation de sa production recherché : découverte des modalités de et de l’œuvre ; rôle du rapport présentation afin de permettre la réception d’une d’échelle. production plastique ou d’une œuvre (accrochage, mise en espace, mise en scène, frontalité, circulation, parcours, participation ou passivité du spectateur, etc.). Les fabrications et la relation entre l’objet et l’espace - L’hétérogénéité et la cohérence plastiques : - Prise en compte des qualités formelles les questions de choix et de relations formelles de matériaux, d’objets ou d’images entre constituants plastiques divers, la qualité dans leur association au profit d’un des effets plastiques induits ; le sens produit par effet, d’une organisation, d’une des techniques mixtes dans les pratiques intention (collage d’éléments bidimensionnelles et dans les fabrications en hétéroclites, association d’images trois dimensions. disparates, intrusion de perturbations, - L’invention, la fabrication, les etc.). détournements, les mises en scène des - Modification des qualités physiques objets : création d’objets, intervention sur des d’un objet, expérience de la dimension objets, leur transformation ou manipulation à poétique qui peut ainsi être provoquée. des fins narratives, symboliques ou poétiques ; - Exploration des conditions du la prise en compte des statuts de l’objet déploiement de volumes dans l’espace, (artistique, symbolique, utilitaire, de en lien notamment avec l’architecture communication) ; la relation entre forme et (équilibre et déséquilibre ; forme fonction. ouverte, fermée). - L’espace en trois dimensions : découverte et - Création, fabrication, transformation expérimentation du travail en volume d’objets en lien avec des situations à (modelage, assemblage, construction, forte charge symbolique ; jeux sur les installation, etc.) ; les notions de forme fermée relations entre formes et fonction, entre et forme ouverte, de contour et de limite, de vide dimension symbolique et qualités et de plein, d’intérieur et d’extérieur, plastiques. d’enveloppe et de structure, de passage et de - Observation et analyse d’œuvres, transition ; les interpénétrations entre l’espace d’architectures, d’objets ; comparaison de l’œuvre et l’espace du spectateur. d’œuvres différentes sur une même question ou dans d’autres arts ; découverte et observation dans l’environnement proche de réalisations ou de situations porteuses des questions que posent l’espace, l’objet et l’architecture. La matérialité de la production plastique et la sensibilité aux constituants de l’œuvre - La réalité concrète d’une production ou - Expérience, observation et d’une œuvre : le rôle de la matérialité dans les interprétation du rôle de la matière effets sensibles que produit une œuvre ; faire dans une pratique plastique : lui donner l’expérience de la matérialité de l’œuvre, en tirer forme, l’éprouver, jouer de ses parti, comprendre qu’en art l’objet et l’image caractéristiques physiques, des peuvent aussi devenir matériau. textures, pour nourrir un projet - Les qualités physiques des matériaux : artistique ; identification de la part du © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr caractéristiques des matériaux (matériaux de hasard, de celle de l’intention. récupération, matériaux non transformés, - Exploration des qualités physiques des matériaux issus de transformations physiques matériaux, des médiums et des ou chimiques, biomatériaux), incidences de supports pour peindre ou dessiner, leurs caractéristiques (porosité, rugosité, pour sculpter ou construire. liquidité, malléabilité, etc.) sur la pratique - Découverte et utilisation des qualités plastique en deux dimensions (transparences, plastiques et des effets visuels obtenus épaisseurs, mélanges homogènes et par la mise en œuvre et les interactions hétérogènes, collages, etc.) et en volume entre outils, médiums et supports (stratifications, assemblages, empilements, variés. tressages, emboîtements, adjonctions d’objets - Mise en œuvre de l’amplitude ou la ou de fragments d’objets, etc.), sur l’invention de retenue du geste, sa maîtrise ou son formes ou de techniques, sur la production de imprévisibilité (désir d’agir sur le sens. support, de laisser trace, affirmation - Les effets du geste et de l’instrument : les des aspects physiques, matériels, qualités plastiques et les effets visuels obtenus gestuels, rythmes, vitesse, étendue ou par la mise en œuvre d’outils, de médiums et de profondeur dans son rapport aux supports variés ; par l’élargissement de la notion limites, aux bords, à la matérialité du d’outil — la main, les brosses et pinceaux de support ou du médium, etc.). caractéristiques et tailles diverses, les chiffons, - Productions engageant des liens entre les éponges, les outils inventés, etc. — ; par les les qualités de la matière colorée dialogues entre les instruments et la matière — (pigments, substances, liants, siccatifs, touche, trace, texture, facture, griffure, traînée, etc.), ses usages (jus, glacis, découpe, coulure, etc. — ; par l’amplitude ou la empâtement, couverture, aplat, plage, retenue du geste, sa maîtrise ou son giclure, etc.) ; les effets induits par les imprévisibilité. supports et les mélanges avec d’autres - La matérialité et la qualité de la couleur : la médiums. découverte des relations entre sensation - Observation et analyse d’œuvres ; colorée et qualités physiques de la matière comparaison d’œuvres différentes sur colorée (pigments, substances, liants, siccatifs, une même question ou dans d’autres etc.), des effets induits par les usages (jus, arts ; découverte et observation dans glacis, empâtement, couverture, aplat, plage, l’environnement proche de réalisations giclure, etc.), les supports, les mélanges avec mettant en évidence le rôle de la d’autres médiums ; la compréhension des matérialité et de la couleur. dimensions sensorielles de la couleur, notamment les interrelations entre quantité (formats, surfaces, étendue, environnement) et qualité (teintes, intensité, nuances, lumière, etc.). Croisements entre enseignements Les enjeux liés à l’entrée intitulée « la représentation plastique et les dispositifs de présentation » se relient naturellement à ce qui concerne l’enseignement du français, de l’histoire et de la géographie, des sciences et de l’éducation physique et sportive, par exemple dans des situations qui mêleront relation d’une expérience vécue, découverte d’un lieu complexe ou récit d’une aventure à la taille des élèves concernés. Le développement de la compétence « Se repérer dans les domaines liés aux arts plastiques, être sensible aux questions de l’art » permet notamment des rapprochements avec l’enseignement des langues vivantes, par la prise en compte de contextes artistico- culturels différents. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr L’importance accordée en arts plastiques au champ de l’expérimentation, au goût pour la recherche, croise celui des sciences et de la technologie comme celui des arts appliqués ou du design. La modélisation d’expériences scientifiques et de leurs résultats, le travail sur les musées autour d’espèces imaginaires ou d’animaux méconnus, comme l’invention de traces archéologiques fictives, y compris à partir d‘éléments scientifiquement validés, relèvent de ces possibles croisements. Par ailleurs, la pratique plastique nécessite le recours à des compétences et des notions (espace, perspective, proportion, mesure, etc.) qui peuvent être reliées à celles développées en mathématiques. La compétence « Mettre en œuvre un projet artistique » peut donner lieu, pour ce cycle, à un travail pluridisciplinaire (éducation musicale, français, éducation physique et sportive) autour d’une forme artistique voisine des arts plastiques sur des projets incluant notamment la représentation (théâtrale), l’espace scénique ou l’espace de présentation. Par ailleurs, la production artistique requiert l’utilisation de compétences et de notions (espace, proportion, mesure, etc.) qui sont développées en lien avec les mathématiques. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Éducation musicale Dans la continuité du cycle 2 et pour préparer le cycle 4, l’éducation musicale en cycle 3 poursuit la découverte et le développement des deux grands champs de compétences qui structurent l’ensemble du parcours de formation : la perception et la production. Par le travail de la perception, celui de l’écoute de la musique, les élèves développent leurs capacités à percevoir des caractéristiques plus fines et des organisations plus complexes de la musique ; ils apprennent à identifier des relations, des ressemblances et des différences entre plusieurs œuvres ; ils acquièrent des repères structurant leur culture artistique et apprennent à s’y référer ; ils découvrent peu à peu que le goût est une notion relative et, dépassant progressivement leur seule immédiate émotion, développent leur esprit critique en exprimant des avis personnels. Par le travail de production qui repose pour la plus large part sur l’expression vocale, ils développent des techniques permettant de diversifier leur vocabulaire expressif pour le mettre au service d’un projet d’interprétation ; ils mesurent les exigences d’une réalisation collective qui dépend étroitement de l’engagement de chacun ; ils enrichissent leur répertoire chanté d’expériences expressives ; ils apprennent à relier ce qu’ils chantent aux musiques qu’ils écoutent, à choisir entre reproduire et imaginer, voire créer. Les quatre compétences déjà travaillées au cycle 2 s’enrichissent de nouvelles dimensions – interpréter, commenter, créer, argumenter – marquant la progression des élèves vers des situations de perception et de production plus complexes qu’auparavant, à travers des objets musicaux et des situations de travail progressivement plus complexes. Comme au cycle 2, chaque élève qui le souhaite doit pouvoir s’engager chaque année dans la réalisation d’un projet choral ambitieux et associant autant que possible d’autres formes d’expression artistique. Cette possibilité lui permet, outre de trouver plaisir à chanter dans un cadre collectif, de découvrir les exigences d’un spectacle organisé en fin d’année scolaire. Associant des élèves issus des différents niveaux du cycle, la chorale gagne à réunir écoliers et collégiens, ces derniers même au-delà du cycle 3. Elle profite pleinement, lorsque cela est possible, d’un partenariat avec des artistes professionnels, notamment pour assurer l’accompagnement instrumental de la chorale. Compétences travaillées Domaines du socle Chanter et interpréter - Reproduire et interpréter un modèle mélodique et rythmique. 1, 5 - Interpréter un répertoire varié avec expressivité. Écouter, comparer et commenter - Décrire et comparer des éléments sonores issus de contextes variés, artistiques ou naturels. - Identifier et nommer ressemblances et différences dans deux extraits musicaux. 1, 3, 5 - Identifier quelques caractéristiques qui inscrivent une œuvre musicale dans une aire géographique ou culturelle et dans un temps historique contemporain, proche ou lointain. Explorer, imaginer et créer - Imaginer l’organisation de différents éléments sonores. - Faire des propositions personnelles lors de moments de 1, 5 création, d’invention et d’interprétation. Échanger, partager et argumenter - Argumenter un jugement sur une musique. - Écouter et respecter le point de vue des autres et l’expression 1, 3, 5 de leur sensibilité. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Attendus de fin de cycle - Identifier, choisir et mobiliser les techniques vocales et corporelles au service du sens et de l’expression. - Mettre en lien des caractéristiques musicales d’œuvres différentes, les nommer et les présenter en lien avec d’autres savoirs construits par les enseignements (histoire, géographie, français, sciences, etc.). - Explorer les sons de la voix, de l’environnement immédiat et de la nature, imaginer des utilisations musicales, créer des organisations dans le temps d’un ensemble de sons sélectionnés. - Développer sa sensibilité, son esprit critique et s’enrichir de la diversité des goûts personnels et des esthétiques. Exemples de situations, Connaissances et compétences associées d’activités et de ressources pour l’élève Chanter et interpréter - Reproduire et interpréter un modèle mélodique et Apprentissage et interprétation de rythmique. chansons de différents styles. - Chanter une mélodie simple avec une intonation juste et Jeux d’interprétation d’une phrase une intention expressive. mélodique, d’un couplet de - Mémoriser et chanter par cœur un chant appris par chanson en lien avec des imitation, soutenir un bref moment de chant en solo. intentions expressives. - Interpréter un chant avec expressivité en respectant Jeux d’interprétation d’une phrase plusieurs choix et contraintes précédemment indiqués. mélodique en jouant sur les - Tenir sa partie dans un bref moment de polyphonie. paramètres mobilisables : timbre, - Mobiliser son corps pour interpréter, le cas échéant intensité, espace (en mouvement, avec des instruments. en plusieurs groupes), durée - Identifier les difficultés rencontrées dans l’interprétation (tempo), hauteurs. d’un chant. Utilisation d’instruments.  Répertoire de chansons diverses.  Paramètres du son et techniques vocales pour en jouer de façon expressive.  Vocabulaire de l’expression : quelques nuances simples, tempo, caractère, etc.  Polyphonie : rôle complémentaire des parties simultanées.  Interprétation d’une musique : compréhension du terme et usage approprié à propos d’une œuvre écoutée et d’une musique produite en classe. Écouter, comparer et commenter - Décrire et comparer des éléments sonores issus de la Écoutes préparées : ensemble de biodiversité, de contextes musicaux, d’aires termes donnés et à utiliser pour la géographiques ou culturelles différents et dans un description et le commentaire. temps historique, contemporain, proche ou lointain. Écoutes préparées (et/ou - Identifier et nommer ressemblances et différences dans comparées) selon un angle deux extraits musicaux. d’écoute préalablement identifié : - Repérer et nommer une organisation simple dans un le rythme, la répétition, le timbre, extrait musical : répétition d’une mélodie, d’un motif la mélodie, etc. rythmique, d’un thème, d’une partie caractéristique, Comparaison d’interprétations etc. ; en déduire une forme simple (couplet/refrain, ABA d’une œuvre donnée. par exemple). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - Associer la découverte d’une œuvre à des Écoute de brefs extraits musicaux connaissances construites dans d’autres domaines et jeux d’association par enseignés. ressemblances.  Vocabulaire simple pour décrire la musique. Codage (schématisation) de brefs  Méthodes pour comparer des musiques. extraits et comparaison.  Repères simples dans le temps et dans l’espace. Comparaison avec des œuvres  Quelques grandes œuvres du patrimoine. d’autres domaines artistiques :  Principales caractéristiques de l’orchestre image fixe et animée, danse. symphonique.  Formes de production variées : vocales, instrumentales, Comparaison d’usages de la solistes. musique à l’image animée (cinéma). Présentation par un élève (ou un groupe d’élèves) d’un extrait déjà écouté et travaillé en classe en utilisant le vocabulaire approprié. Explorer, imaginer et créer - Expérimenter les paramètres du son et en imaginer en Jeux vocaux associant des objets conséquence des utilisations possibles. sonores. - Imaginer des représentations graphiques pour organiser Propositions et réalisations une succession de sons et d’événements sonores. d’apports personnels et originaux - Inventer une organisation simple à partir de sources lors d’un moment d’interprétation. sonores sélectionnées (dont la voix) et l’interpréter. Manipulation d’objets sonores à  Développement du lexique pour décrire le son l’aide d’outils numériques instrumental, le son vocal et les objets sonores dans les appropriés. domaines de la hauteur, du timbre, de la durée, de Réalisations de partitions l’intensité. graphiques et comparaison des  Diversité des matériaux sonores et catégories classées résultats. par caractéristiques dominantes.  Les postures de l’explorateur du son puis du Composition de partitions compositeur : produire, écouter, trier, choisir, organiser, graphiques et réalisation sonores. composer.  Le projet graphique (partition adaptée pour organiser la mémoire) et sa traduction sonore.  Les exigences de la musique collective : écoute de l’autre, respect de ses propositions. Échanger, partager et argumenter - Exprimer ses goûts au-delà de son ressenti immédiat. Expression et partage des points - Écouter et respecter le point de vue des autres et de vue personnels sur la musique l’expression de leur sensibilité. écoutée. - Argumenter un jugement sur une musique tout en Débats argumentés sur des respectant celui des autres. musiques relevant d’une actualité - Argumenter un choix dans la perspective d’une médiatisée connue des élèves. interprétation collective. Définition collective de règles d’un  Notions de respect, de bienveillance, de tolérance. jeu vocal ; échanges et débats  Vocabulaire adapté à l’expression et l’argumentation de critiques sur le résultat en vue son point de vue personnel sur la musique. d’une nouvelle réalisation.  Conditions d’un travail collectif : concentration, écoute, Critique d’enregistrement de la respect, auto-évaluation, etc. production vocale (chant, jeux © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr  Règles et contraintes du travail musical collectif visant vocaux, improvisation) de la l’expression d’un avis partagé comme une production classe pour améliorer son sonore de qualité. interprétation. Repères de progressivité Les différentes compétences sont mobilisées et travaillées de concert. La pratique vocale suppose l’écoute et, inversement, l’écoute profite de la mobilisation de la voix (chant d’une mélodie structurante par exemple) comme du geste (formule rythmique frappée ou organisant un mouvement dansé par exemple) pour s’enrichir. Durant chaque année du cycle, les élèves apprennent un répertoire d’au moins quatre chants et découvrent un ensemble quantitativement plus important d’au moins six œuvres (ou extraits d’œuvres). Choisies dans des styles et des époques divers, les œuvres écoutées posent de premiers repères organisant la richesse de l’environnement musical dans l’espace et dans le temps. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Histoire des arts L’enseignement pluridisciplinaire et transversal de l’histoire des arts structure la culture artistique de l’élève par l’acquisition de repères issus des œuvres et courants artistiques divers et majeurs du passé et du présent et par l’apport de méthodes pour les situer dans l’espace et dans le temps, les interpréter et les mettre en relation. Il contribue au développement d’un regard sensible, instruit et réfléchi sur les œuvres. Tout au long du cycle 3, l’histoire des arts contribue à créer du lien entre les autres enseignements et met en valeur leur dimension culturelle. À partir de la classe de sixième, il associe des professeurs de plusieurs disciplines. L’histoire des arts intègre autant que possible l’ensemble des expressions artistiques du passé et du présent, savantes et populaires, occidentales et extra occidentales. Son enseignement s’appuie sur le patrimoine, tant local que national et international, en exploitant notamment les ressources numériques. Constitutif du parcours d’éducation artistique et culturelle de l’élève, il associe la fréquentation des œuvres et l’appropriation de connaissances sans s’arrêter aux frontières traditionnelles des beaux-arts, de la musique, du théâtre, de la danse, de la littérature et du cinéma. Il repose sur la fréquentation d’un patrimoine aussi bien savant que populaire ou traditionnel, aussi diversifié que possible. Il s’enrichit des pratiques artistiques de tous ordres. Les objectifs généraux de cet enseignement pour la formation des élèves peuvent être regroupés en trois grands champs : - des objectifs d’ordre esthétique, relevant d’une éducation de la sensibilité et qui passent par la fréquentation des œuvres dans des lieux artistiques et patrimoniaux ; - des objectifs d’ordre méthodologique, qui relèvent de la compréhension de l’œuvre d’art, de sa technique et de son langage formel et symbolique ; - des objectifs de connaissance destinés à donner à l’élève les repères qui construiront son autonomie d’amateur éclairé. Durant les deux premières années du cycle 3, le professeur des écoles exerce sa polyvalence pour trouver les cadres et les moments les plus propres à la construction de cet enseignement et de ses objectifs. En classe de sixième, l’enseignement de l’histoire des arts se fait principalement dans les enseignements des arts plastiques et de l’éducation musicale, du français, de l’histoire et de la géographie, des langues vivantes. L’éducation physique et sportive et les disciplines scientifiques et technologiques peuvent s’associer à des projets interdisciplinaires d’histoire des arts. La contribution du professeur documentaliste à ces projets est précieuse. Dans le cadre de son parcours d’éducation artistique et culturelle, et notamment grâce aux enseignements artistiques, l’élève a été amené au cours des cycles 1 et 2 à rencontrer des œuvres d’art ; à l’issue de ces cycles, il a développé une sensibilité aux langages artistiques. Il comprend des notions élémentaires propres à chaque champ d’expression artistique (par exemple : que l’architecture organise un espace ; que la peinture ou le théâtre peuvent représenter le réel ; que la musique peut chercher à exprimer un sentiment) ; il sait identifier et nommer quelques éléments constitutifs d’une œuvre d’art et, sur des bases simples, la comparer à d’autres. Il observe, écoute et se conduit selon les codes appropriés dans des lieux d’art et de culture. À la fin du cycle 3, les élèves ont acquis les éléments de lexique et de compréhension qui les rendent capables, devant une œuvre plastique ou musicale, face à un monument, un espace ou un objet artistique, d’en proposer une description qui distingue les éléments : - relevant d’une présence matérielle (matériaux, dimensions, fabrication) ; - caractéristiques d’un langage formel ; - indicateurs d’usages ou de sens. Ainsi le cycle 3 construit-il les compétences qui permettront aux élèves, dans le courant du cycle 4, d’établir des interprétations et des rapprochements fondateurs d’une autonomie dans leur rapport à l’art. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Compétences travaillées Domaines du socle Identifier - Donner un avis argumenté sur ce que représente ou exprime 1, 3, 5 une œuvre d’art. Analyser - Dégager d’une œuvre d’art, par l’observation ou l’écoute, ses 1, 2, 3, 5 principales caractéristiques techniques et formelles. Situer - Relier des caractéristiques d’une œuvre d’art à des usages ainsi 1, 5 qu’au contexte historique et culturel de sa création. Se repérer - Dans un musée, un lieu d’art, un site patrimonial. 2, 5 Attendus de fin de cycle - Décrire une œuvre en identifiant ses principales caractéristiques techniques et formelles à l’aide d’un lexique simple et adapté. - Émettre une proposition argumentée, fondée sur quelques grandes caractéristiques d’une œuvre, pour situer celle-ci dans une période et une aire géographique, au risque de l’erreur. - Exprimer un ressenti et un avis devant une œuvre, étayés à l’aide d’une première analyse. - Se repérer dans un musée ou un centre d’art, adapter son comportement au lieu et identifier la fonction de ses principaux acteurs. - Identifier la marque des arts du passé et du présent dans son environnement. Exemples de situations, Connaissances et compétences Lien à d’autres d’activités et de ressources associées enseignements pour l’élève Donner un avis argumenté sur ce que représente ou exprime une œuvre d’art - Observer et identifier des Français Expression à l’oral et à l’écrit, personnages mythologiques ou Histoire éventuellement dans le cadre religieux, des objets, des types d’un travail d’imagination, à Arts plastiques d’espaces, des éclairages. partir d’une action représentée Éducation musicale - Résumer une action représentée en par un tableau, une pièce de Éducation physique image, déroulée sur scène ou sur un théâtre, une séquence et sportive écran, et en caractériser les cinématographique, un extrait personnages. musical instrumental, une - Caractériser un morceau de chorégraphie. musique en termes simples. Entraînement à raconter des  Connaissance de mythes antiques histoires (en groupe ou au et récits fondateurs, notamment moyen d’enregistrements bibliques. numériques).  Caractéristiques et spécificités des Recréer une action ou une discours (raconter, décrire, situation sous forme expliquer, argumenter, résumer, chorégraphiée. etc.).  Lexique des émotions et des Prise de parole, débat, jeux de sentiments. rôles. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Dégager d’une œuvre d’art, par l’observation ou l’écoute, ses principales caractéristiques techniques et formelles Construction d’une description Arts plastiques - Identifier des matériaux, y compris par l’expression écrite, le relevé, Éducation musicale sonores, et la manière dont l’artiste le dessin ou le schéma, etc. : Mathématiques leur a donné forme. - observation et description Sciences et - Retrouver des formes géométriques d’une œuvre en deux technologie et comprendre leur agencement dimensions, d’un volume, d’un objet d’art, de design ou Français dans une façade, un tableau, un pavement, un tapis. d’artisanat, d’un instrument de - Dégager d’une forme artistique des musique ; éléments de sens. - écoute d’un extrait musical avec relevé des événements  Caractéristiques des familles de musicaux (changements de matériaux. timbres, de mouvements ou de  Caractéristiques et spécificités des thèmes) ; champs artistiques et éléments de - observation d’une séquence lexique correspondants. filmique : plans, personnages, action. Relier des caractéristiques d’une œuvre d’art à des usages, ainsi qu’au contexte historique et culturel de sa création Visite de maisons de Français collectionneurs ou d’artistes, de Histoire - Mettre en relation une ou plusieurs bâtiments palatiaux ou officiels, Géographie œuvres contemporaines entre elles en y observant les détails de et un fait historique, une époque, l’architecture et la place de l’art. Arts plastiques une aire géographique ou un texte, Travail collaboratif en vue d’une Éducation musicale étudiés en histoire, en géographie présentation commune, Enseignement ou en français. éventuellement scénographiée ou moral et civique - Mettre en relation un texte connu appuyée sur des supports (récit, fable, poésie, texte religieux numériques. ou mythologique) et plusieurs de Manipulation et modélisation de ses illustrations ou transpositions formes (picturales, visuelles, musicales, scéniques, architecturales, musicales et chorégraphiques ou filmiques, matériaux) à l’aide d’outils de issues de diverses époques, en modélisation numériques. soulignant le propre du langage de chacune. Repérage d’étapes de - Mettre en relation des œuvres et construction d’un bâtiment à objets mobiliers et des usages et l’aide des matériaux. modes de vie. En partenariat avec une école  Constitution d’un premier « musée d’art, de design ou d’architecture, imaginaire » classé par époques. un service d’inventaire ou un  Fiche signalétique/cartel pour CAUE, conception d’un projet de identifier une œuvre d’art. réaménagement d’une partie de  Premiers éléments de lexique son école ou de son collège, avec stylistique. son espace, son décor et son mobilier, à partir d’une appréciation des usages et d’une sélection de références. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Se repérer dans un musée, un lieu d’art, un site patrimonial - Effectuer une recherche (dans le Histoire cadre d’un exercice collectif et sur Géographie la base de consignes précises) en vue de préparer une sortie Sciences et Visite de musées ou de lieux technologie culturelle. patrimoniaux sous forme de jeux - Se repérer dans un musée ou un Arts plastiques de piste. lieu d’art par la lecture et la Éducation musicale compréhension des plans et Visite d’ateliers de restauration. indications. Visite d’un chantier d’archéologie - Être sensibilisé à la vulnérabilité du préventive. patrimoine. Observation et relevé  Premiers grands principes photographique de traces du d’organisation muséale. passé dans un environnement  Métiers de la conservation, de la immédiat de l’établissement. restauration et de la diffusion.  Identification et localisation d’une œuvre ou d’une salle. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Éducation physique et sportive L’éducation physique et sportive développe l’accès à un riche champ de pratiques, à forte implication culturelle et sociale, importantes dans le développement de la vie personnelle et collective de l’individu. Tout au long de la scolarité, l’éducation physique et sportive a pour finalité de former un citoyen lucide, autonome, physiquement et socialement éduqué, dans le souci du vivre-ensemble. Elle amène les enfants et les adolescents à rechercher le bien-être et à se soucier de leur santé. Elle assure l’inclusion, dans la classe, des élèves à besoins éducatifs particuliers ou en situation de handicap. L’éducation physique et sportive initie au plaisir de la pratique sportive. L’éducation physique et sportive répond aux enjeux de formation du socle commun en permettant à tous les élèves, filles et garçons ensemble et à égalité, a fortiori les plus éloignés de la pratique physique et sportive, de construire cinq compétences travaillées en continuité durant les différents cycles : - développer sa motricité et apprendre à s’exprimer en utilisant son corps ; - s’approprier par la pratique physique et sportive, des méthodes et des outils ; - partager des règles, assumer des rôles et des responsabilités ; - apprendre à entretenir sa santé par une activité physique régulière ; - s’approprier une culture physique sportive et artistique. Pour développer ces compétences générales, l’éducation physique et sportive propose à tous les élèves, de l’école au collège, un parcours de formation constitué de quatre champs d’apprentissage complémentaires : - produire une performance optimale, mesurable à une échéance donnée ; - adapter ses déplacements à des environnements variés ; - s’exprimer devant les autres par une prestation artistique et/ou acrobatique ; - conduire et maîtriser un affrontement collectif ou interindividuel. Chaque champ d’apprentissage permet aux élèves de construire des compétences intégrant différentes dimensions (motrice, méthodologique, sociale), en s’appuyant sur des activités physiques sportives et artistiques (APSA) diversifiées. Chaque cycle des programmes (cycles 2, 3, 4) doit permettre aux élèves de rencontrer les quatre champs d’apprentissage. À l’école et au collège, un projet pédagogique définit un parcours de formation équilibré et progressif, adapté aux caractéristiques des élèves, aux capacités des matériels et équipements disponibles, aux ressources humaines mobilisables. Au cours du cycle 3, les élèves mobilisent leurs ressources pour transformer leur motricité dans des contextes diversifiés et plus contraignants. Ils identifient les effets immédiats de leurs actions, en insistant sur la nécessaire médiation du langage oral et écrit. Ils poursuivent leur initiation à des rôles divers (arbitre, observateur…) et comprennent la nécessité de la règle. Grâce à un temps de pratique conséquent, les élèves éprouvent et développent des méthodes de travail propres à la discipline (par l’action, l’imitation, l’observation, la coopération, etc.). La continuité et la consolidation des apprentissages nécessitent une coopération entre les professeurs du premier et du second degré. Dans la continuité du cycle 2, savoir nager reste une priorité. En complément de l’éducation physique et sportive, l’association sportive du collège constitue une occasion, pour tous les élèves volontaires, de prolonger leur pratique physique dans un cadre associatif, de vivre de nouvelles expériences et de prendre en charge des responsabilités. À l’issue du cycle 3, tous les élèves doivent avoir atteint le niveau attendu de compétence dans au moins une activité physique par champ d’apprentissage. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Domaines Compétences travaillées du socle Développer sa motricité et construire un langage du corps - Adapter sa motricité à des situations variées. - Acquérir des techniques spécifiques pour améliorer son efficacité. 1 - Mobiliser différentes ressources (physiologique, biomécanique, psychologique, émotionnelle) pour agir de manière efficiente. S’approprier seul ou à plusieurs par la pratique, les méthodes et outils pour apprendre - Apprendre par l’action, l’observation, l’analyse de son activité et de celle des autres. 2 - Répéter un geste pour le stabiliser et le rendre plus efficace. - Utiliser des outils numériques pour observer, évaluer et modifier ses actions. Partager des règles, assumer des rôles et des responsabilités - Assumer les rôles sociaux spécifiques aux différentes APSA et à la classe (joueur, coach, arbitre, juge, observateur, tuteur, médiateur, organisateur…). 3 - Comprendre, respecter et faire respecter règles et règlements. - Assurer sa sécurité et celle d’autrui dans des situations variées. - S’engager dans les activités sportives et artistiques collectives. Apprendre à entretenir sa santé par une activité physique régulière - Évaluer la quantité et la qualité de son activité physique quotidienne dans et hors l’école. - Connaître et appliquer des principes d’une bonne hygiène de vie. 4 - Adapter l’intensité de son engagement physique à ses possibilités pour ne pas se mettre en danger. S’approprier une culture physique sportive et artistique - Savoir situer des performances à l’échelle de la performance humaine. - Comprendre et respecter l’environnement des pratiques physiques et 5 sportives. Produire une performance optimale, mesurable à une échéance donnée Attendus de fin de cycle - Réaliser des efforts et enchaîner plusieurs actions motrices dans différentes familles pour aller plus vite, plus longtemps, plus haut, plus loin. - Combiner une course un saut un lancer pour faire la meilleure performance cumulée. - Mesurer et quantifier les performances, les enregistrer, les comparer, les classer, les traduire en représentations graphiques. - Assumer les rôles de chronométreur et d’observateur. Exemples de situations, Compétences travaillées pendant le cycle d’activités et de ressources pour l’élève Combiner des actions simples : courir-lancer ; courir- Activités athlétiques (courses, sauts, sauter. lancers) et natation. Mobiliser ses ressources pour réaliser la meilleure performance possible dans des activités athlétiques variées (courses, sauts, lancers). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Appliquer des principes simples pour améliorer la performance dans des activités athlétiques et/ou nautiques. Utiliser sa vitesse pour aller plus loin, ou plus haut. Rester horizontalement et sans appui en équilibre dans l’eau. Pendant la pratique, prendre des repères extérieurs et des repères sur son corps pour contrôler son déplacement et son effort. Utiliser des outils de mesures simples pour évaluer sa performance. Respecter les règles des activités. Passer par les différents rôles sociaux. Repères de progressivité Des aménagements sont envisageables pour permettre aux élèves d’exploiter au mieux leurs ressources pour produire une performance maximale, source de plaisir. Privilégier la variété des situations qui permettent d’exploiter différents types de ressources dans un temps d’engagement moteur conséquent. Les retours sur leurs actions permettent aux élèves de progresser. Adapter ses déplacements à des environnements variés Attendus de fin de cycle - Réaliser, seul ou à plusieurs, un parcours dans plusieurs environnements inhabituels, en milieu naturel aménagé ou artificiel. - Connaître et respecter les règles de sécurité qui s’appliquent à chaque environnement. - Identifier la personne responsable à alerter ou la procédure en cas de problème. - Valider l’attestation scolaire du savoir nager (ASSN), conformément à l’arrêté du 9 juillet 2015. Exemples de situations, Compétences travaillées pendant le cycle d’activités et de ressources pour l’élève Conduire un déplacement sans appréhension et en toute Activité de roule et de glisse, sécurité. activités nautiques, équitation, Adapter son déplacement aux différents milieux. randonnée pédestre en pleine Tenir compte du milieu et de ses évolutions (vent, eau, nature, parcours d’orientation, végétation etc.). parcours d’escalade, savoir nager, etc. Gérer son effort pour pouvoir revenir au point de départ. Aider l’autre. Repères de progressivité La natation fera l’objet, dans la mesure du possible, d’un enseignement sur chaque année du cycle. Les activités d’orientation peuvent être programmées, quel que soit le lieu d’implantation de l’établissement. Les autres activités physiques de pleine nature seront abordées si les ressources locales ou l’organisation d’un séjour avec nuitées le permettent. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr S’exprimer devant les autres par une prestation artistique et/ou acrobatique Attendus de fin de cycle - Réaliser en petits groupes deux séquences : une à visée acrobatique destinée à être jugée, une autre à visée artistique destinée à être appréciée et à émouvoir. - Savoir filmer une prestation pour la revoir et la faire évoluer. - Respecter les prestations des autres et accepter de se produire devant les autres. Exemples de situations, Compétences travaillées pendant le cycle d’activités et de ressources pour l’élève Utiliser le pouvoir expressif du corps de différentes façons. Danses collectives, activités Enrichir son répertoire d’actions afin de communiquer gymniques, arts du cirque, danse une intention ou une émotion. de création. S’engager dans des actions artistiques ou acrobatiques destinées à être présentées aux autres en maîtrisant les risques et ses émotions. Mobiliser son imaginaire pour créer du sens et de l’émotion, dans des prestations collectives. Repères de progressivité Les activités artistiques et acrobatiques peuvent être organisées sur chacune des 3 années du cycle, en exploitant les ressources et les manifestations sportives locales. Conduire et maîtriser un affrontement collectif ou interindividuel Attendus de fin de cycle - En situation aménagée ou à effectif réduit, - S’organiser tactiquement pour gagner le duel ou le match en identifiant les situations favorables de marque. - Maintenir un engagement moteur efficace sur tout le temps de jeu prévu. - Respecter les partenaires, les adversaires et l’arbitre. - Assurer différents rôles sociaux (joueur, arbitre, observateur) inhérents à l’activité et à l’organisation de la classe. - Accepter le résultat de la rencontre et être capable de le commenter. Exemples de situations, Compétences travaillées pendant le cycle d’activités et de ressources pour l’élève Rechercher le gain de l’affrontement par des choix Jeux traditionnels plus complexes tactiques simples. (thèque, béret, balle au capitaine, Adapter son jeu et ses actions aux adversaires et à ses poules- vipères- renards, etc.), partenaires. jeux collectifs avec ou sans ballon Coordonner des actions motrices simples. et jeux pré-sportifs collectifs (type handball, basket‐ball, football, Se reconnaître attaquant/défenseur. rugby, volley-ball, etc.), jeux de Coopérer pour attaquer et défendre. combats (de préhension), jeux de Accepter de tenir des rôles simples d’arbitre et raquettes (badminton, tennis). d’observateur. S’informer pour agir. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Repères de progressivité Tout au long du cycle, la pratique d’activités collectives doit amener l’élève à se reconnaître comme attaquant ou défenseur, développer des stratégies, identifier et remplir des rôles et des statuts différents dans les jeux vécus et respecter les règles. Au cours du cycle, l’élève affronte seul un adversaire afin d'obtenir le gain du jeu, de développer des stratégies comme attaquant ou comme défenseur et de comprendre qu’il faut attaquer tout en se défendant (réversibilité des situations vécues). Croisements entre enseignements L’éducation physique et sportive offre de nombreuses situations permettant aux élèves de pratiquer le langage oral. Ils sont ainsi amenés à utiliser un vocabulaire adapté, spécifique pour décrire les actions réalisées par un camarade et eux-mêmes, pour organiser leur activité ou celle d’un camarade et pour exprimer les émotions ressenties. Ils développent aussi des compétences de communication en pratiquant un langage dans un genre codifié (par exemple, restituer une observation faite à partir de critères précis face à un collectif ou un individu). En articulant le concret et l’abstrait, les activités physiques et sportives donnent du sens à des notions mathématiques (échelle, distance, etc). Les élèves peuvent aussi utiliser différents modes de représentation (chiffres, graphiques, tableaux) pour rendre compte des performances réalisées, de leur évolution et les comparer (exemples : graphique pour rendre compte de l’évolution de ses performances au cours du cycle, tableau ou graphique pour comparer les performances de plusieurs élèves). Les parcours ou courses d’orientation sont l’occasion de mettre en pratique les activités de repérage ou de déplacement (sur un plan, une carte) travaillées en mathématiques et en géographie. En lien avec l’enseignement de sciences, l’éducation physique et sportive participe à l’éducation à la santé (besoins en énergie, fonctionnement des muscles et des articulations, etc) et à la sécurité (connaissance des gestes de premiers secours, des règles élémentaires de sécurité routière, etc). En articulation avec l’enseignement moral et civique, les activités de cet enseignement créent les conditions d’apprentissage de comportements citoyens pour respecter les autres, refuser les discriminations, regarder avec bienveillance la prestation de camarades, développer de l’empathie, exprimer et reconnaître les émotions, reconnaître et accepter les différences et participer à l’organisation de rencontres sportives. Une langue vivante étrangère ou régionale peut être utilisée par exemple, pour donner les consignes de jeu, pour commenter une rencontre, comme langue de présentation d’un spectacle acrobatique, etc © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Enseignement moral et civique Les finalités de l’enseignement moral et civique du cycle 2 au cycle 4 L’enseignement moral et civique poursuit trois finalités qui sont intimement liées entre elles. 1) Respecter autrui La morale enseignée à l'école est une morale civique en lien étroit avec les principes et les valeurs de la citoyenneté républicaine et démocratique. L’adjectif « moral » de l’enseignement moral et civique renvoie au projet d’une appropriation par l’élève de principes garantissant le respect d’autrui. Cette morale repose sur la conscience de la dignité et de l’intégrité de la personne humaine, qu’il s’agisse de soi ou des autres, et nécessite l’existence d’un cadre définissant les droits et devoirs de chacun. Respecter autrui, c’est respecter sa liberté, le considérer comme égal à soi en dignité, développer avec lui des relations de fraternité. C’est aussi respecter ses convictions philosophiques et religieuses, ce que permet la laïcité. 2) Acquérir et partager les valeurs de la République Le code de l’éducation affirme « qu’outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l’école de faire partager aux élèves les valeurs de la République » (article L 111-1). Cette mission est réaffirmée dans le Socle commun de connaissances, de compétences et de culture : « L'École a une responsabilité particulière dans la formation de l'élève en tant que personne et futur citoyen. Dans une démarche de coéducation, elle ne se substitue pas aux familles, mais elle a pour tâche de transmettre aux jeunes les valeurs fondamentales et les principes inscrits dans la Constitution de notre pays ». Les valeurs et principes de la République fondent le pacte républicain garant de la cohésion nationale, en même temps qu’ils protègent la liberté de chaque citoyen. Les transmettre et les faire partager est une œuvre d’intégration républicaine ; ces valeurs et principes relient la France à la communauté des nations démocratiques, à l’échelle européenne comme à l’échelle mondiale. Les quatre valeurs et principes majeurs de la République française sont la liberté, l'égalité, la fraternité, et la laïcité. S’en déduisent la solidarité, l’égalité entre les hommes et les femmes, ainsi que le refus de toutes les formes de discriminations. L’enseignement moral et civique porte sur ces principes et valeurs, qui sont nécessaires à la vie commune dans une société démocratique et constituent un bien commun s’actualisant au fil des débats dont se nourrit la République. 3) Construire une culture civique La conception républicaine de la citoyenneté insiste à la fois sur l’autonomie du citoyen et sur son appartenance à la communauté politique formée autour des valeurs et principes de la République. Elle signale l’importance de la loi et du droit, tout en étant ouverte à l’éthique de la discussion qui caractérise l’espace démocratique. Elle trouve son expression dans le socle commun de connaissances, de compétences et de culture, selon lequel l’École « permet à l'élève d'acquérir la capacité à juger par lui-même, en même temps que le sentiment d'appartenance à la société. Ce faisant, elle permet à l’élève de développer dans les situations concrètes de la vie scolaire son aptitude à vivre de manière autonome, à participer activement à l’amélioration de la vie commune et à préparer son engagement en tant que citoyen ». La culture civique portée par l’enseignement moral et civique articule quatre domaines : la sensibilité, la règle et le droit, le jugement, l’engagement. - La culture de la sensibilité permet d’identifier et d’exprimer ce que l’on ressent, comme de comprendre ce que ressentent les autres. Elle permet de se mettre à la place de l’autre. - La culture de la règle et du droit unit le respect des règles de la vie commune et la © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr compréhension du sens de ces règles. Elle conduit progressivement à une culture juridique et suppose la connaissance de la loi. - La culture du jugement est une culture du discernement. Sur le plan éthique, le jugement s’exerce à partir d’une compréhension des enjeux et des éventuels conflits de valeurs ; sur le plan intellectuel, il s’agit de développer l’esprit critique des élèves, et en particulier de leur apprendre à s’informer de manière éclairée. - La culture de l’engagement favorise l’action collective, la prise de responsabilités et l’initiative. Elle développe chez l’élève le sens de la responsabilité par rapport à lui-même et par rapport aux autres, à la nation et à l’environnement (climat, biodiversité, etc.). Cette culture civique irrigue l’ensemble des enseignements, elle est au cœur de la vie de l’école et de l’établissement, elle est portée par certaines des actions qui mettent les élèves au contact de la société. En particulier, les actions concernant l’éducation au développement durable, au service de la prise de conscience écologique, ont vocation à contribuer à la culture de l’engagement individuel comme collectif, citoyen avant tout, au service du respect et de la protection de l’environnement à toutes les échelles, et à court et moyen termes. Dans des échanges contradictoires, pouvant prendre appui sur la littérature jeunesse, des écrits documentaires ou journalistiques, les élèves sont initiés à débattre de manière démocratique et à penser de façon critique. Ils acquièrent dans ces débats les capacités à établir des liens entre des choix, des comportements et leurs impacts environnementaux (climat, biodiversité, développement durable) et à comprendre les perspectives des acteurs impliqués dans les problématiques abordées. Celles-ci prennent appui sur les observations du vivant, les expériences vécues dans l'école et son environnement ou l'étude de documents qui procèdent à une progressive « acculturation » écologique. Modalités pratiques et méthodes de l’enseignement moral et civique L’enseignement moral et civique articule des valeurs, des savoirs (littéraires, scientifiques, historiques, juridiques, etc.) et des pratiques. Il requiert l’acquisition de connaissances et de compétences dans les quatre domaines de la culture civique et donne lieu à des traces écrites et à une évaluation. L'enseignement moral et civique s'effectue, chaque fois que possible, à partir de l’analyse de situations concrètes. La discussion réglée et le débat argumenté ont une place de premier choix pour permettre aux élèves de comprendre, d’éprouver et de mettre en perspective les valeurs qui régissent notre société démocratique. Ils comportent une prise d’informations selon les modalités choisies par le professeur, un échange d’arguments dans un cadre défini et un retour sur les acquis permettant une trace écrite ou une formalisation. L’enseignement moral et civique se prête particulièrement aux travaux qui placent les élèves en situation de coopération et de mutualisation favorisant les échanges d’arguments et la confrontation des idées. L’enseignant exerce sa responsabilité pédagogique dans les choix de mise en œuvre en les adaptant à ses objectifs et à ses élèves. L’enseignement moral et civique dispose réglementairement d’un horaire dédié permettant une mise en œuvre pédagogique au service de ses finalités. Compétences travaillées du cycle 2 au cycle 4 Culture de la sensibilité - Identifier et exprimer en les régulant ses émotions et ses sentiments. - S’estimer et être capable d’écoute et d’empathie. - Exprimer son opinion et respecter l’opinion des autres. - Accepter les différences. - Être capable de coopérer. - Se sentir membre d’une collectivité. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Culture de la règle et du droit - Respecter les règles communes. - Comprendre les raisons de l’obéissance aux règles et à la loi dans une société démocratique. - Comprendre les principes et les valeurs de la République française et des sociétés démocratiques. - Comprendre le rapport entre les règles et les valeurs. Culture du jugement - Développer les aptitudes au discernement et à la réflexion critique. - Confronter ses jugements à ceux d’autrui dans une discussion ou un débat argumenté et réglé. - S’informer de manière rigoureuse. - Différencier son intérêt particulier de l’intérêt général. - Avoir le sens de l’intérêt général. Culture de l’engagement - Être responsable de ses propres engagements. - Être responsable envers autrui. - S’engager et assumer des responsabilités dans l’école et dans l’établissement. - Prendre en charge des aspects de la vie collective et de l’environnement et développer une conscience civique. - Savoir s’intégrer dans une démarche collaborative et enrichir son travail ou sa réflexion grâce à cette démarche. Cycle 3  Respecter autrui Attendus de fin de cycle - Respecter autrui : Accepter et respecter les différences dans son rapport à l’altérité et à l’autre Avoir conscience de sa responsabilité individuelle Adopter une attitude et un langage adaptés dans le rapport aux autres Tenir compte du point de vue des autres - Partager et réguler des émotions, des sentiments dans des situations et à propos d’objets diversifiés, mobiliser le vocabulaire adapté à leur expression. Tout au long du cycle 3, le respect par les élèves des adultes et des pairs fait l’objet d’une attention particulière, notamment les atteintes à la personne d’autrui. Les élèves doivent adapter leur attitude, leur langage et leur comportement au contexte scolaire. Ils respectent les biens personnels et collectifs dans la classe, dans l’école et l’établissement. Ils comprennent la notion de bien commun. Ils adoptent un comportement responsable envers eux-mêmes, envers autrui et envers l’environnement, des espaces familiers aux espaces plus lointains. Dans des situations concrètes, ils sont invités à comprendre la valeur de l’engagement moral. Dès lors qu’ils disposent d’un accès individuel aux outils numériques de l’école et l’établissement, les élèves sont invités à utiliser le numérique de manière responsable, conformément au cadre donné par la charte d’usage du numérique. Ils sont sensibilisés aux enjeux et aux dangers relatifs à l’usage des réseaux sociaux. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Connaissances et compétences associées Objets d’enseignement Le respect d’autrui Le respect des autres dans leur diversité : Respecter autrui et accepter les différences. les atteintes à la personne d'autrui (racisme, - Respect des différences. antisémitisme, sexisme, xénophobie, - Les préjugés et les stéréotypes. homophobie, harcèlement, etc.). - L’intégrité de la personne. Le respect de la diversité des croyances et Respecter les engagements pris envers soi- des convictions. même et envers les autres. Situations à aborder : racisme, Manifester le respect des autres dans son antisémitisme, sexisme, xénophobie, langage et son attitude. homophobie, handicap, harcèlement. Prendre conscience des enjeux civiques de L’engagement moral : la promesse, la l'usage du numérique et des réseaux sociaux. loyauté. - La notion de bien commun. Le secours à autrui, en lien avec l’attestation - Avoir conscience de sa responsabilité « apprendre à porter secours » (APS). individuelle. Le respect par le langage : les règles de Nuancer son point de vue en tenant compte du civilité et de la politesse. point de vue des autres. Le respect du corps, de l’environnement - Savoir identifier les points d’accord et les immédiat et plus lointain. points de désaccord. Le respect des biens personnels et - Respecter le droit des autres à exprimer leur collectifs. opinion. Le respect de sa sécurité et de celle des - Aborder la notion de tolérance. autres par la conformité aux règles de prudence. L'usage responsable du numérique en lien avec la charte d'usage du numérique. La notion de bien commun dans la classe, l'école, l’établissement, la société et l’environnement. Identifier points d’accord et de désaccord dans le cadre de chaque discussion réglée. Identifier et exprimer les émotions et les La diversité des expressions des sentiments sentiments et des émotions dans différentes œuvres Partager et réguler des émotions, des (textes, œuvres musicales, plastiques, etc). sentiments dans des situations Des émotions partagées et régulées à d’enseignement. propos d'objets diversifiés : textes littéraires, Mobiliser le vocabulaire adapté à leur œuvres d'art, documents d'actualité, débats expression. portant sur la vie de la classe. Les règles de la communication. Le vocabulaire des sentiments et des émotions.  Acquérir et partager les valeurs de la République Attendus de fin de cycle - Comprendre les notions de droits, de devoirs et de règles, pour les appliquer et les accepter. - Connaître les valeurs, les principes et les symboles de la République française, de l’Union européenne et des sociétés démocratiques. - Identifier et connaître les cadres d’une société démocratique. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Tout au long du cycle 3, les élèves sont amenés à respecter, appliquer et comprendre les règles communes. Ils connaissent le règlement intérieur de l’école, des établissements et les sanctions qui sont appliquées. Cette connaissance des droits et des devoirs s’applique également à la charte du numérique. Ils approfondissent leur première connaissance du vocabulaire de la règle et du droit à partir d’exemples concrets. Une initiation au code de la route est poursuivie dans la continuité du cycle 2. Les valeurs, principes et symboles de la République française sont enseignés tout au long du cycle : les élèves doivent aborder régulièrement ces notions afin d’accéder à une connaissance des cadres d’une société démocratique, aux fondements de la Ve République et de l’Union européenne. On portera particulièrement attention à l’égalité fille-garçon. Connaissances et compétences associées Objets d’enseignement Comprendre que la vie collective implique La notion de collectivité (classe, école ou le respect de règles établissement, commune…). Comprendre les notions de droits, de devoirs, Les différents contextes d’obéissance aux et de règles, pour les appliquer et les accepter règles, le règlement intérieur, la charte dans la classe, l’établissement et la Cité. numérique, le sens des sanctions. Aborder les droits et les devoirs : de la Les droits de l’enfant : la Convention personne, de l’enfant, de l’élève, du citoyen. internationale des droits de l’enfant. Aborder le vocabulaire de la règle et du droit Les codes : initiation au code de la route, en (droit, devoir, règle, règlement, loi). lien avec l’attestation de première éducation à la route (APER) ; code civil, code pénal. Connaître les valeurs, principes et Les valeurs et symboles de la République symboles de la République française, de française et de l’Union européenne. l’Union européenne et des sociétés La devise de la République (Liberté, Égalité, démocratiques Fraternité), l’hymne national, le drapeau, la Comprendre le sens des symboles de la fête nationale. République. Les valeurs et principe : la liberté, l’égalité, Identifier et comprendre les principes et les la fraternité, la laïcité. valeurs de la République et de l’Union Les libertés fondamentales. européenne. L’égalité des droits et la notion de - Définir la liberté individuelle. discrimination. - Définir l’égalité en droit. Le droit à l'éducation. - Expliquer par des mots simples la fraternité et la solidarité. L’égalité entre les filles et les garçons. La fraternité dans la devise républicaine Comprendre que la laïcité accorde à chacun un comme idéal de cohésion sociale. droit égal à exercer librement son jugement et exige le respect de ce droit chez autrui. La solidarité individuelle et collective. Le rôle de l’impôt, de l’État, et des associations dans la solidarité. La laïcité comme liberté de penser et de croire ou de ne pas croire à travers la Charte de la laïcité à l’école. Identifier et connaître les cadres d’une La Déclaration des Droits de l’Homme et du société démocratique Citoyen de 1789 et la déclaration universelle Connaître le fondement de la loi et les grandes des droits de l’homme. déclarations des droits. La Convention européenne des droits de Avoir une première approche des institutions. l’Homme. Aborder la notion de citoyenneté par des mots La Convention sur l’élimination de toutes les simples à différentes échelles. formes de discrimination à l’égard des © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr femmes. La Convention internationale des droits de l'enfant. La charte de l’environnement de 2004. Les institutions à travers leurs textes fondateurs et leur histoire. Le vocabulaire des institutions. La notion de citoyenneté nationale et européenne. La citoyenneté municipale : comprendre les différents domaines d'action de la commune. Les principes de la démocratie représentative en France et en Europe. Le vote et la notion de représentation dans la classe et dans l’établissement.  Construire une culture civique Attendus de fin de cycle - Se positionner comme membre de la collectivité. - Prendre en charge des aspects de la vie collective et de l’environnement et développer une conscience civique, y compris dans sa dimension écologique. - Exercer une aptitude à la réflexion critique pour construire son jugement. - Écouter autrui et justifier un point de vue au cours d’une conversation, d’un débat ou d’un dialogue. Tout au long du cycle 3, l’engagement des élèves dans la classe, dans l’école ou dans l’établissement prend appui sur la coopération dans l’objectif de réaliser un projet collectif, sur leur implication dans la vie scolaire et leur participation à des actions. Il convient de créer les conditions de l’expérimentation de l’engagement dans la classe, dans l’école et dans l’établissement. L’articulation entre l’enseignement moral et civique et les journées éducatives, les semaines d’actions, les journées mémorielles, les concours scolaires, offre des possibilités aux enseignants de proposer des situations pratiques aux élèves. Les élèves apprennent progressivement à distinguer l’intérêt particulier de l’intérêt général dans des situations concrètes. Le développement des aptitudes au discernement et à la réflexion critique prend appui sur l’éducation aux médias et à l’information (EMI) et sur la discussion réglée. Connaissances et compétences associées Objets d’enseignement Comprendre et expérimenter l’engagement L'engagement moral (la confiance, la dans la classe, dans l’école et dans promesse, la loyauté, l'entraide, la l’établissement solidarité). S'engager dans la réalisation d'un projet Prendre des initiatives, élaborer et présenter collectif (projet de classe, d'école, communal, des propositions dans les instances de national, etc). l’école ou de l’établissement. Pouvoir expliquer ses choix et ses actes. La participation démocratique. Savoir participer et prendre sa place dans un Le vote. groupe. Les acteurs locaux et la citoyenneté. Coopérer dans le cadre des projets et des Savoir travailler en respectant les règles de travaux de groupes. la coopération. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Comprendre le sens de l’intérêt général Les valeurs personnelles et collectives. Comprendre la notion de bien commun dans la Le sens républicain de la nation. classe, l'école, l’établissement, la société et La nation et l’intérêt général comme l’environnement. distincts de la somme des intérêts Distinguer son intérêt personnel de l'intérêt particuliers. collectif. La solidarité individuelle et collective Exercer sa capacité à choisir de manière nationale ou internationale (face aux défis responsable. environnementaux, aux catastrophes naturelles, aux risques sociaux). La responsabilité de l'individu et du citoyen dans le domaine de la santé, du changement climatique, de la biodiversité et du développement durable. Exercer son jugement, construire l’esprit Observer, lire, identifier des éléments critique d’informations sur des supports variés S’informer de manière rigoureuse. (images fixes ou animées, textes, - Réfléchir à la confiance à accorder à une documents sonores, accessibles en ligne et source, un émetteur d’informations. hors ligne) et s’interroger sur la confiance à - Collecter l’information. accorder à des sources différentes. - Distinguer ce qui relève de l’exposé des faits Le jugement critique : traitement de de ce qui relève de l’expression d’un point de l'information et éducation aux médias. vue. Les règles de la discussion en groupe Prendre part à une discussion, un débat ou un (écoute, respect du point de vue de l’autre, dialogue : prendre la parole devant les autres, recherche d’un accord, etc.). écouter autrui, formuler et apprendre à justifier La justification d’un choix personnel dans le un point de vue. cadre d’une argumentation. Développer le discernement éthique. Approche de l’argumentation. La distinction entre savoirs vérifiés et opinions personnelles. Réflexion à partir de situations fictionnelles : identification des valeurs en tension et discussion réglée sur les choix. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Histoire et géographie Les élèves poursuivent au cycle 3 la construction progressive et de plus en plus explicite de leur rapport au temps et à l’espace, à partir des contributions de deux enseignements disciplinaires liés, l’histoire et la géographie. Ces deux enseignements traitent de thématiques et de notions communes et partagent des outils et des méthodes. Leurs spécificités tiennent à leurs objets d’étude, le temps et l’espace, et aux modalités qu’ils mettent en œuvre pour les appréhender. Histoire et géographie sont enseignées à parts égales durant tout le cycle 3. Pour la classe de 6e, les enseignants déterminent le volume horaire qu’ils consacrent à chaque thème ou sous-thème en fonction des démarches pédagogiques qu’ils souhaitent mettre en œuvre. Les professeurs établissent des liens avec l’enseignement moral et civique et sont attentifs à la contribution effective de l’enseignement de l’histoire et de la géographie à l’atteinte des objectifs du cycle dans les différents domaines du socle commun — notamment les domaines 1 et 2. Tout au long du cycle 3, les élèves acquièrent des compétences et des connaissances qu’ils pourront mobiliser dans la suite de leur scolarité et de leur vie personnelle. Compétences Domaines du socle Se repérer dans le temps : construire des repères historiques - Situer chronologiquement des grandes périodes historiques. - Ordonner des faits les uns par rapport aux autres et les situer dans une époque ou une période donnée. - Manipuler et réinvestir le repère historique dans différents contextes. - Utiliser des documents donnant à voir une représentation du 1, 2, 5 temps (dont les frises chronologiques), à différentes échelles, et le lexique relatif au découpage du temps et suscitant la mise en perspective des faits. - Mémoriser les repères historiques liés au programme et savoir les mobiliser dans différents contextes. Se repérer dans l’espace : construire des repères géographiques - Nommer et localiser les grands repères géographiques. - Nommer et localiser un lieu dans un espace géographique. - Nommer, localiser et caractériser des espaces. 1, 2, 5 - Situer des lieux et des espaces les uns par rapport aux autres. - Appréhender la notion d’échelle géographique. - Mémoriser les repères géographiques liés au programme et savoir les mobiliser dans différents contextes. Raisonner, justifier une démarche et les choix effectués - Poser des questions, se poser des questions. - Formuler des hypothèses. 1,2 - Vérifier. - Justifier. S’informer dans le monde du numérique - Connaître différents systèmes d’information, les utiliser. - Trouver, sélectionner et exploiter des informations dans une 1, 2 ressource numérique. - Identifier la ressource numérique utilisée. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Comprendre un document - Comprendre le sens général d’un document. - Identifier le document et savoir pourquoi il doit être identifié. - Extraire des informations pertinentes pour répondre à une 1, 2 question. - Savoir que le document exprime un point de vue, identifier et questionner le sens implicite d’un document. Pratiquer différents langages en histoire et en géographie - Écrire pour structurer sa pensée et son savoir, pour argumenter et écrire pour communiquer et échanger. - Reconnaître un récit historique. - S’exprimer à l’oral pour penser, communiquer et échanger. - S’approprier et utiliser un lexique historique et géographique 1, 2, 5 approprié. - Réaliser ou compléter des productions graphiques. - Utiliser des cartes analogiques et numériques à différentes échelles, des photographies de paysages ou de lieux. Coopérer et mutualiser - Organiser son travail dans le cadre d’un groupe pour élaborer une tâche commune et/ou une production collective et mettre à la disposition des autres ses compétences et ses connaissances. 2, 3 - Travailler en commun pour faciliter les apprentissages individuels. - Apprendre à utiliser les outils numériques qui peuvent conduire à des réalisations collectives. Histoire En travaillant sur des faits historiques, les élèves apprennent d’abord à distinguer l’histoire de la fiction et commencent à comprendre que le passé est source d’interrogations. Le projet de formation du cycle 3 ne vise pas une connaissance linéaire et exhaustive de l’histoire. Les moments historiques retenus ont pour objectif de mettre en place des repères historiques communs, élaborés progressivement et enrichis tout au long des cycles 3 et 4, qui permettent de comprendre que le monde d’aujourd’hui et la société contemporaine sont les héritiers de longs processus, de ruptures, de choix effectués par les femmes et les hommes du passé. Si les élèves sont dans un premier temps confrontés aux traces concrètes de l’histoire et à leur sens, en lien avec leur environnement, ils sont peu à peu initiés à d’autres types de sources et à d’autres vestiges, qui parlent de mondes plus lointains dans le temps et l’espace. Ils comprennent que les récits de l’histoire sont constamment nourris et modifiés par de nouvelles découvertes archéologiques et scientifiques et des lectures renouvelées du passé. Les démarches initiées dès le CM1 sont réinvesties et enrichies : à partir de quelles sources se construit un récit de l’histoire des temps anciens ? Comment confronter traces archéologiques et sources écrites ? Toujours dans le souci de distinguer histoire et fiction - objectif qui peut être abordé en lien avec le programme de français - et particulièrement en classe de sixième en raison de l’importance qui y est accordée à l’histoire des faits religieux, les élèves ont l’occasion de © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr confronter, à plusieurs reprises, faits historiques et croyances. L’étude des faits religieux ancre systématiquement ces faits dans leurs contextes culturel et géopolitique. Si le programme offre parfois des sujets d’étude précis, les professeurs veillent à permettre aux élèves d’élaborer des représentations globales des mondes explorés. L’étude de cartes historiques dans chaque séquence est un moyen de contextualiser les sujets d’étude. Tous les espaces parcourus doivent être situés dans le contexte du monde habité dans la période étudiée. Les professeurs s’attachent à montrer les dimensions synchronique ou diachronique des faits étudiés. Les élèves poursuivent ainsi la construction de leur perception de la longue durée. Classe de CM1 Repères annuels de Démarches et contenus d’enseignement programmation Thème 1 - Et avant la France ? - Quelles traces d’une À partir de l’exploration des espaces familiers des élèves déjà occupation ancienne du réalisée au cycle 2, on identifie des traces spécifiques de la territoire français ? préhistoire et de l’histoire dans leur environnement proche, pour - Celtes, Gaulois, Grecs et situer ces traces dans le temps et construire des repères Romains : quels héritages historiques qui leur sont liés. On confronte rapidement ces des mondes anciens ? traces proches à des traces préhistoriques et historiques - Les grands mouvements différentes relevées dans un autre lieu en France, pour montrer et déplacements de l’ancienneté du peuplement et la pluralité des héritages. populations (IVe-Xe On se centrera ensuite sur les Gaules, caractérisées par le siècles). brassage de leurs populations et les contacts entre Celtes, - Clovis et Charlemagne, Gaulois et civilisations méditerranéennes. L’histoire de la Mérovingiens et colonisation romaine des Gaules ne doit pas faire oublier que la Carolingiens dans la civilisation gauloise, dont on garde des traces matérielles, ne continuité de l’empire connaît pas de rupture brusque. Les apports de la romanité sont romain. néanmoins nombreux : villes, routes, religion chrétienne (mais aussi judaïsme) en sont des exemples. On n’oublie pas d’expliquer aux élèves qu’à partir du IVe siècle, des peuples venus de l'est, notamment les Francs et les Wisigoths, s'installent sur plusieurs siècles dans l'empire romain d'Occident, qui s'effondre définitivement vers la fin du Ve siècle. Clovis, roi des Francs, est l’occasion de revisiter les relations entre les peuples dits barbares et l’empire romain, de montrer la continuité entre mondes romain et mérovingien, dont atteste le geste politique de son baptême. Charlemagne, couronné empereur en 800, roi des Francs et des Lombards, reconstitue un empire romain et chrétien. Thème 2 - Le temps des rois - Louis IX, le « roi Comme l’objectif du cycle 3 est de construire quelques chrétien » au XIIIe siècle. premiers grands repères de l’histoire de France, l’étude de la - François Ier, un protecteur monarchie capétienne se centre sur le pouvoir royal, ses des Arts et des Lettres à permanences et sur la construction territoriale du royaume de la Renaissance. France, y compris via des jeux d’alliance, dont la mention - Henri IV et l’édit de permet de présenter aux élèves quelques figures féminines Nantes. importantes : Aliénor d’Aquitaine, Anne de Bretagne, Catherine - Louis XIV, le roi Soleil à de Médicis. Les élèves découvrent ainsi des éléments Versailles. essentiels de la société féodale et du patrimoine français et © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr sont amenés à s’interroger sur les liens du Royaume de France avec d’autres acteurs et d’autres espaces. On inscrit dans le déroulé de ce thème une présentation de la formation du premier empire colonial français, porté par le pouvoir royal, et dont le peuplement repose notamment sur le déplacement d’Africains réduits en esclavage. Les figures royales étudiées permettent de présenter aux élèves quelques traits majeurs de l’histoire politique, mais aussi des questions économiques et sociales et celles liées aux violences telles que les croisades, les guerres de religion et le régicide. Thème 3 - Le temps de la Révolution et de l’Empire - De l’année 1789 à La Révolution française marque une rupture fondamentale l’exécution du roi : Louis dans l’ordre monarchique établi et on présente bien Louis XVI XVI, la Révolution, la comme le dernier roi de l’Ancien Régime. On apportera aux Nation. élèves quelques grandes explications des origines - Napoléon Bonaparte, du économiques, sociales, intellectuelles et politiques de la général à l’Empereur, de Révolution. Cette première approche de la période la Révolution à l’Empire. révolutionnaire doit permettre aux élèves de comprendre quelques éléments essentiels du changement et d’en repérer quelques étapes clés (année 1789, abolition de la royauté, proclamation de la première République et exécution du roi). Napoléon Bonaparte, général dans les armées républicaines, prend le pouvoir par la force et est proclamé empereur des Français en 1804, mais il conserve certains des acquis révolutionnaires. Classe de CM2 Repères annuels de Démarches et contenus d’enseignement programmation Thème 1 - Le temps de la République - 1892 : la République fête L’étude du centenaire de la République célébré en 1892 est ses cent ans. mise en perspective pour montrer que les Français ont vécu - L’école primaire au temps différentes expériences politiques depuis la Révolution y de Jules Ferry. compris celles ayant suscité conflits et violences (1830, 1848, - Des républiques, une 1870). Les cérémonies mettent en scène les symboles démocratie : des libertés, républicains. On montre aux élèves que pendant cette période des droits et des devoirs. s’enclenche également un nouveau processus de colonisation. À partir des années 1880, l’adhésion à la République se construit en partie par l’école gratuite, laïque et obligatoire. Les bâtiments et les programmes de l’école de la République facilitent l’entrée concrète dans le sujet d’étude. À partir de quelques exemples accessibles, on montre que les libertés (liberté d’expression, liberté de culte…) et les droits (droit de vote, droits des femmes…) en vigueur aujourd’hui, sous la Ve République, sont le fruit d’une conquête et d’une évolution de la démocratie et de la société et qu’ils sont toujours questionnés. On découvre des devoirs des citoyens. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Thème 2 - L’âge industriel en France - Les énergies majeures de Parmi les sujets d’étude proposés, le professeur en choisit l’âge industriel (charbon deux. Les entrées concrètes doivent être privilégiées pour puis pétrole) et les saisir les nouveaux modes et lieux de production. machines. On montre que l’industrialisation est un processus qui s’inscrit - Le travail à la mine, à dans la durée, qui touche tous les secteurs de la production et l’usine, à l’atelier, au qui entraîne des évolutions des mondes urbain et rural et de grand magasin. profonds changements sociaux et environnementaux. - La ville industrielle. - Le monde rural. Thème 3 - La France, des guerres mondiales à l’Union européenne - Deux guerres mondiales À partir des traces de la Grande Guerre et de la Seconde au vingtième siècle. Guerre mondiale dans l’environnement des élèves (lieux de - La construction mémoire et du souvenir, paysages montrant les européenne. reconstructions, dates de commémoration), on présente l’ampleur des deux conflits en les situant dans leurs contextes européen et mondial. On évoque la Résistance, la France combattante et la collaboration. On aborde le génocide des Juifs ainsi que les persécutions à l’encontre d’autres populations. L’élève découvre que des pays européens, autrefois en guerre les uns contre les autres, sont aujourd’hui rassemblés au sein de l’Union européenne. Classe de sixième Repères annuels de Démarches et contenus d’enseignement programmation Thème 1 - La longue histoire de l’humanité et des migrations - Les débuts de l’humanité. L’étude de la préhistoire permet d’établir, en dialogue avec - La « révolution » d’autres champs disciplinaires, des faits scientifiques, avant la néolithique. découverte des mythes polythéistes et des récits sur les - Premiers États, premières origines du monde et de l’humanité proposés par les religions écritures. monothéistes. Les débuts de l’humanité (qui s’inscrivent dans une chronologie qui les dépasse considérablement) ont connu de fortes oscillations climatiques, qui ont profondément transformé l’environnement et amené les groupes humains à adapter leurs modes de vie. L’histoire des premières grandes migrations de l’humanité peut être conduite rapidement à partir de l’observation de cartes et de la mention de quelques sites de fouilles et amène une première réflexion sur l’histoire du peuplement à l’échelle mondiale. L’étude du néolithique interroge l’intervention des femmes et des hommes sur leur environnement. La sédentarisation des communautés humaines comme l’entrée des activités humaines dans l’agriculture et l’élevage se produisent à des moments différents selon les espaces géographiques observés. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr L’étude des premiers États et des premières écritures se place dans le cadre de l’Orient ancien et peut concerner l’Égypte ou la Mésopotamie. Thème 2 - Récits fondateurs, croyances et citoyenneté dans la Méditerranée antique au Ier millénaire avant J-C - Le monde des cités Ce thème propose une étude croisée de faits religieux, grecques. replacés dans leurs contextes culturels et géopolitiques. Le - Rome du mythe à professeur s’attache à en montrer les dimensions l’histoire. synchroniques et/ou diachroniques. Toujours dans le souci de - La naissance du distinguer histoire et fiction, le thème permet à l’élève de monothéisme juif dans un confronter à plusieurs reprises faits historiques et croyances. monde polythéiste. Les récits mythiques et bibliques sont mis en relation avec les découvertes archéologiques. Que sait-on de l’univers culturel commun des Grecs vivant dans des cités rivales ? Dans quelles conditions la démocratie naît-elle à Athènes ? Comment le mythe de sa fondation permet-il à Rome d’asseoir sa domination et comment est-il mis en scène ? Quand et dans quels contextes a lieu la naissance du monothéisme juif ? Athènes, Rome, Jérusalem... : la rencontre avec ces civilisations anciennes met l’élève en contact avec des lieux, des textes, des histoires, fondateurs d’un patrimoine commun. Thème 3 - L’empire romain dans le monde antique - Conquêtes, paix romaine Lors de la première année du cycle 3 a été abordée la et romanisation. conquête de la Gaule par César. L’enchaînement des - Des chrétiens dans conquêtes aboutit à la constitution d’un vaste empire marqué l’empire. par la diversité des sociétés et des cultures qui le composent. - Les relations de l’empire Son unité est assurée par le pouvoir impérial, la romanisation romain avec les autres et le mythe prestigieux de l’Urbs. mondes anciens : Le christianisme issu du judaïsme se développe dans le monde l’ancienne route de la soie grec et romain. Quels sont les fondements de ce nouveau et la Chine des Han. monothéisme qui se réclame de Jésus ? Quelles sont ses relations avec l’empire romain jusqu’à la mise en place d’un christianisme impérial ? La route de la soie témoigne des contacts entre l’empire romain et d’autres mondes anciens. Un commerce régulier entre Rome et la Chine existe depuis le IIe siècle avant J.-C. C’est l’occasion de découvrir la civilisation de la Chine des Han. Géographie La notion d’habiter est centrale au cycle 3 ; elle permet aux élèves de mieux cerner et s’approprier l’objectif et les méthodes de l’enseignement de géographie. En géographie, habiter ne se réduit pas à résider, avoir son domicile quelque part. S’intéresser à l’habiter consiste à observer les façons dont les humains organisent et pratiquent leurs espaces de vie, à toutes les échelles. Ainsi, l’étude des « modes d’habiter » doit faire entrer simplement les élèves, à partir de cas très concrets, dans le raisonnement géographique par la découverte, l’analyse et la compréhension des relations dynamiques que les individus- habitants et les sociétés entretiennent à différentes échelles avec les territoires et les lieux qu’ils pratiquent, conçoivent, organisent, représentent. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Les élèves découvrent ainsi que pratiquer un lieu, pour une personne, c’est en avoir l’usage et y accomplir des actes du quotidien comme le travail, les achats, les loisirs... Il faut pour cela pouvoir y accéder, le parcourir, en connaître les fonctions, le partager avec d’autres. Les apprentissages commencent par une investigation des lieux de vie du quotidien et de proximité ; sont ensuite abordés d’autres échelles et d’autres « milieux » sociaux et culturels ; enfin, la dernière année du cycle s’ouvre à l’analyse de la diversité des « habiter » dans le monde. La nécessité de faire comprendre aux élèves l’impératif d’un développement durable et équitable de l’habitation humaine de la Terre et les enjeux liés structure l’enseignement de géographie des cycles 3 et 4. Il introduit un nouveau rapport au futur et permettent aux élèves d’apprendre à inscrire leur réflexion dans un temps long et à imaginer des alternatives à ce que l’on pense comme un futur inéluctable. C’est notamment l’occasion d’une sensibilisation des élèves à la prospective territoriale. En effet, l’introduction d’une dimension prospective dans l’enseignement de la géographie permet aux élèves de mieux s’approprier les dynamiques des territoires et de réfléchir aux scénarios d’avenir possibles. En classe de sixième, c’est l’occasion pour le(s) professeur(s) de mener un projet de son (leur) choix, qui peut reprendre des thématiques abordées en première partie du cycle. Pendant le cycle 3, l’acquisition de connaissances et de méthodes géographiques variées aide les élèves à dépasser une expérience personnelle de l’espace vécu pour accéder à la compréhension et à la pratique d’un espace social, structuré et partagé avec d’autres individus. Les sujets d’étude traités à l’école élémentaire se sont appuyés sur des exemples précis qui peuvent alimenter l’étude des systèmes spatiaux abordés au cours de l’année de sixième. Le professeur élabore un parcours qui conduit les élèves à découvrir différents lieux dans le monde tout en poursuivant la découverte et la connaissance des territoires de proximité. Il traite les thèmes au programme dans l’ordre qu’il choisit. En sixième, le thème 4 peut être scindé et étudié de manière filée tout au long de l’année. Des études approfondies de certains lieux permettent aux élèves d’observer des réalités géographiques concrètes et de s’exercer au raisonnement géographique. La contextualisation, mettant en relation le lieu étudié avec d’autres lieux et avec le monde, donne la possibilité de continuer le travail sur les grands repères géographiques. Les thèmes du programme invitent à poursuivre la réflexion sur les enjeux liés au développement durable des territoires. Classe de CM1 Repères annuels de Démarches et contenus d’enseignement programmation Thème 1 - Découvrir le(s) lieu(x) où j’habite - Identifier les Ce thème introducteur réinvestit la lecture des paysages du caractéristiques de quotidien de l’élève et la découverte de son environnement mon(mes) lieu(x) de vie. proche, réalisées au cycle 2, pour élargir ses horizons. C’est - Localiser mon (mes) l’occasion de mobiliser un vocabulaire de base lié à la fois à la lieu(x) de vie et le(s) situer description des milieux (relief, hydrologie, climat, végétation) et à différentes échelles. à celle des formes d’occupation humaine (ville, campagne, activités…). L’acquisition de ce vocabulaire géographique se poursuivra tout au long du cycle. Un premier questionnement est ainsi posé sur ce qu’est « habiter ». On travaille sur les représentations et les pratiques que l’élève a de son (ses) lieu(x) de vie. Le(s) lieu(x) de vie de l’élève est (sont) inséré(s) dans des territoires plus vastes, © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr région, France, Europe, monde, qu’on doit savoir reconnaître et nommer. Thème 2 - Se loger, travailler, se cultiver, avoir des loisirs en France - Dans des espaces Le thème permet aux élèves de sortir de l’espace vécu et urbains. d’appréhender d’autres espaces. En privilégiant les outils du - Dans un espace géographe (documents cartographiques, photographies, touristique. systèmes d’information géographique), les élèves apprennent à identifier et à caractériser des espaces et leurs fonctions. Ils comprennent que les actes du quotidien s’accomplissent dans des espaces qui sont organisés selon différentes logiques et nécessitent des déplacements. Le travail sur un espace touristique montre par ailleurs qu’on peut habiter un lieu de façon temporaire et il permet d’observer la cohabitation de divers acteurs. Ils découvrent la spécificité des espaces de production. Thème 3 - Consommer en France - Satisfaire les besoins en Consommer renvoie à un autre acte quotidien accompli dans le énergie, en eau. lieu habité afin de satisfaire des besoins individuels et collectifs. - Satisfaire les besoins L’étude permet d’envisager d’autres usages de ce lieu, d’en alimentaires. continuer l’exploration des fonctions et des réseaux et de faire intervenir d’autres acteurs. Satisfaire les besoins en énergie, en eau et en produits alimentaires soulève des problèmes géographiques liés à la question des ressources et de leur gestion : production, approvisionnement, distribution, exploitation sont envisagés à partir de cas simples qui permettent de repérer la géographie souvent complexe de la trajectoire d’un produit lorsqu’il arrive chez le consommateur. Les deux sous-thèmes sont l’occasion, à partir d’études de cas, d’aborder des enjeux liés au développement durable des territoires. Classe de CM2 Repères annuels de Démarches et contenus d’enseignement programmation Thème 1 - Se déplacer - Se déplacer au quotidien Les thèmes traités en CM1 ont introduit l’importance des en France. déplacements. En s’appuyant sur les exemples de mobilité déjà - Se déplacer au quotidien abordés et en proposant de nouvelles situations, on étudie les dans un autre lieu du modes et réseaux de transport utilisés par les habitants dans monde. leur quotidien ou dans des déplacements plus lointains. L’élève - Se déplacer de ville en découvre aussi les aménagements liés aux infrastructures de ville, en France, en communication. On étudie différents types de mobilités et on Europe et dans le monde. dégage des enjeux de nouvelles formes de mobilités. - Déplacement et On étudie les déplacements dans le cadre du développement développement durable durable : la lutte contre la pollution, le recyclage, les moyens de transport. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Thème 2 - Communiquer d’un bout à l’autre du monde grâce à l’Internet - Un monde de réseaux. À partir des usages personnels de l’élève de l’Internet et des - Un habitant connecté au activités proposées pour développer la compétence monde. « S’informer dans le monde du numérique », on propose à - Des habitants l’élève de réfléchir sur le fonctionnement de ce réseau. On inégalement connectés découvre les infrastructures matérielles nécessaires au dans le monde. fonctionnement et au développement de l’Internet. Ses usages définissent un nouveau rapport à l’espace et au temps caractérisé par l’immédiateté et la proximité. Ils questionnent la citoyenneté. On constate les inégalités d’accès à l’Internet en France et dans le monde. Thème 3 - Mieux habiter - Favoriser la place de la Améliorer le cadre de vie et préserver l’environnement sont au « nature » en ville. cœur des préoccupations actuelles. Il s’agit d’explorer, à - Recycler. l’échelle des territoires de proximité (quartier, commune, - Habiter un écoquartier. métropole, région), des cas de réalisations ou des projets qui contribuent au « mieux habiter ». La place réservée dans la ville aux espaces verts, aux circulations douces, aux berges et corridors verts, au développement de la biodiversité, le recyclage au-delà du tri des déchets, l’aménagement d’un écoquartier sont autant d’occasions de réfléchir aux choix des acteurs dans les politiques de développement durable. Classe de sixième Repères annuels de Démarches et contenus d’enseignement programmation Thème 1 - Habiter une métropole - Les métropoles et leurs La métropolisation est une caractéristique majeure de habitants. l’évolution géographique du monde contemporain et ce thème - La ville de demain. doit donner les premières bases de connaissances à l’élève, qui seront remobilisées en classe de 4ème. Pour le premier sous-thème on se fonde sur une étude de deux cas de métropoles choisies pour l’une dans un pays développé, pour l’autre dans un pays émergent ou en développement. Il s’agit de caractériser ce qu’est une métropole, en insistant sur ses fonctions économiques, sociales, politiques et culturelles, sur la variété des espaces qui la composent et les flux qui la parcourent. Elle est marquée par la diversité de ses habitants : résidents, migrants pendulaires, touristes, usagers occasionnels la pratiquent différemment et contribuent à la façonner. Quels sont les problèmes et les contraintes de la métropole d’aujourd’hui ? Quelles sont les réponses apportées ou envisagées ? Quelles sont les analogies et les différences entre une métropole d’un pays développé et une d’un pays émergent ou en développement ? Les élèves sont ensuite invités, dans le cadre d’une initiation à la prospective territoriale, à imaginer la ville du futur : comment s’y déplacer ? Comment repenser la question de son © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr approvisionnement ? Quelles architectures inventer ? Comment ménager la cohabitation pour mieux vivre ensemble ? Comment améliorer le développement durable ? Le sujet peut se prêter à une approche pluridisciplinaire. Thème 2 - Habiter un espace de faible densité - Habiter un espace à Certains espaces présentent des contraintes particulières pour forte(s) contrainte(s) l’occupation humaine. Les sociétés, suivant leurs traditions naturelle(s) ou/et de culturelles et les moyens dont elles disposent, s’y adaptent grande biodiversité. différemment. On mettra en évidence les représentations dont - Habiter un espace de ces espaces sont parfois l’objet ainsi que les dynamiques qui faible densité à vocation leur sont propres, notamment en matière de biodiversité. agricole. Les espaces de faible densité à vocation agricole recouvrent tout autant des espaces riches intégrés aux dynamiques urbaines que des espaces ruraux en déprise et en voie de désertification. Les cas étudiés sont laissés au choix du professeur mais peuvent donner lieu à des études comparatives entre les « Nords » et les « Suds ». Thème 3 - Habiter les littoraux - Littoral industrialo- Les littoraux concentrent une part accrue de la population portuaire, littoral mondiale et sont des espaces aménagés pour des usages et touristique. pratiques très variés. La question porte plus spécifiquement sur les espaces littoraux à vocation industrialo-portuaire et/ou touristique. Les types d’activités, les choix et les capacités d’aménagement, les conditions naturelles, leur vulnérabilité sont autant d’éléments à prendre en compte pour caractériser et différencier les façons d’habiter ces littoraux. C’est l’occasion de sensibiliser les élèves à la richesse de la faune et de la flore des littoraux et aux questions liées à leur protection. Thème 4 - Le monde habité - La répartition de la Où sont les femmes et les hommes sur la Terre ? Comment population mondiale et expliquer l’inégal peuplement de la Terre ? Quelles sont les ses dynamiques. dynamiques de peuplement en cours ? Le thème est ainsi - La variété des formes l’occasion de proposer une approche de géo-histoire en d’occupation spatiale montrant les permanences des grands foyers de population et dans le monde. leurs évolutions dans la longue durée. Les formes d’occupation spatiale et les inégalités de la répartition de la population posent par ailleurs des contraintes spécifiques aux habitants. Il s’agira d’en donner quelques exemples concrets. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Sciences et technologie L’organisation des apprentissages au cours des différents cycles de la scolarité obligatoire est pensée de manière à introduire de façon progressive des notions et des concepts pour laisser du temps à leur assimilation. Au cours du cycle 2, l’élève a exploré, observé, expérimenté, questionné le monde qui l’entoure. Au cycle 3, les notions déjà abordées sont revisitées pour progresser vers plus de généralisation et d’abstraction, en prenant toujours soin de partir du concret et des représentations de l’élève. La construction de savoirs et de compétences, par la mise en œuvre de démarches scientifiques et technologiques variées et la découverte de l’histoire des sciences et des technologies, introduit la distinction entre ce qui relève de la science et de la technologie et ce qui relève d’une opinion ou d’une croyance. La diversité des démarches et des approches (observation, manipulation, expérimentation, simulation, documentation...) développe simultanément la curiosité, la créativité, la rigueur, l’esprit critique, l’habileté manuelle et expérimentale, la mémorisation, la collaboration pour mieux vivre ensemble et le goût d’apprendre. En sciences, les élèves découvrent de nouveaux modes de raisonnement en mobilisant leurs savoirs et savoir-faire pour répondre à des questions. Accompagnés par leurs professeurs, ils émettent des hypothèses et comprennent qu’ils peuvent les mettre à l’épreuve, qualitativement ou quantitativement. Dans leur découverte du monde technique, les élèves sont initiés à la conduite d’un projet technique répondant à des besoins dans un contexte de contraintes identifiées. Ils sont sensibilisés aux enjeux du changement climatique, de la biodiversité et du développement durable. Enfin, l’accent est mis sur la communication individuelle ou collective, à l’oral comme à l’écrit en recherchant la précision dans l’usage de la langue française que requiert la science. D’une façon plus spécifique, les élèves acquièrent les bases de langages scientifiques et technologiques qui leur apprennent la concision, la précision et leur permettent d’exprimer une hypothèse, de formuler une problématique, de répondre à une question ou à un besoin, et d’exploiter des informations ou des résultats. Les travaux menés donnent lieu à des réalisations ; ils font l’objet d’écrits divers retraçant l’ensemble de la démarche, de l’investigation à la fabrication. Compétences travaillées Domaines du socle Pratiquer des démarches scientifiques et technologiques Proposer, avec l’aide du professeur, une démarche pour résoudre un problème ou répondre à une question de nature scientifique ou technologique : - formuler une question ou une problématique scientifique ou technologique simple ; - proposer une ou des hypothèses pour répondre à une 4 question ou un problème ; - proposer des expériences simples pour tester une hypothèse ; - interpréter un résultat, en tirer une conclusion ; - formaliser une partie de sa recherche sous une forme écrite ou orale. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Concevoir, créer, réaliser - Identifier les évolutions des besoins et des objets techniques dans leur contexte. - Identifier les principales familles de matériaux. - Décrire le fonctionnement d’objets techniques, leurs fonctions et leurs composants. 4,5 - Réaliser en équipe tout ou une partie d’un objet technique répondant à un besoin. - Repérer et comprendre la communication et la gestion de l’information. S’approprier des outils et des méthodes - Choisir ou utiliser le matériel adapté pour mener une observation, effectuer une mesure, réaliser une expérience ou une production. - Faire le lien entre la mesure réalisée, les unités et l’outil utilisés. - Garder une trace écrite ou numérique des recherches, des observations et des expériences réalisées. 2 - Organiser seul ou en groupe un espace de réalisation expérimentale. - Effectuer des recherches bibliographiques simples et ciblées. Extraire les informations pertinentes d’un document et les mettre en relation pour répondre à une question. - Utiliser les outils mathématiques adaptés. Pratiquer des langages - Rendre compte des observations, expériences, hypothèses, conclusions en utilisant un vocabulaire précis. - Exploiter un document constitué de divers supports (texte, schéma, graphique, tableau, algorithme simple). 1 - Utiliser différents modes de représentation formalisés (schéma, dessin, croquis, tableau, graphique, texte). - Expliquer un phénomène à l’oral et à l’écrit. Mobiliser des outils numériques - Utiliser des outils numériques pour : o communiquer des résultats ; o traiter des données ; 2 o simuler des phénomènes ; o représenter des objets techniques. - Identifier des sources d’informations fiables. Adopter un comportement éthique et responsable - Relier des connaissances acquises en sciences et technologie à des questions de santé, de sécurité et d’environnement. - Mettre en œuvre une action responsable et citoyenne, 3, 5 individuellement ou collectivement, en et hors milieu scolaire, et en témoigner. Se situer dans l’espace et dans le temps - Replacer des évolutions scientifiques et technologiques dans un contexte historique, géographique, économique et culturel. 5 - Se situer dans l’environnement et maîtriser les notions d’échelle. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Toutes les disciplines scientifiques et la technologie concourent à la construction d’une première représentation globale, rationnelle et cohérente du monde dans lequel l’élève vit. Le programme d’enseignement du cycle 3 y contribue en s’organisant autour de thématiques communes qui conjuguent des questions majeures de la science et des enjeux sociétaux contemporains (changement climatique, biodiversité, développement durable). Le découpage en quatre thèmes principaux s’organise autour de : (1) Matière, mouvement, énergie, information - (2) Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent - (3) Matériaux et objets techniques - (4) La planète Terre. Les êtres vivants dans leur environnement. Chacun de ces thèmes permet de construire des concepts ou notions qui trouvent leur application dans l’éducation au développement durable. Le concept d’énergie, progressivement construit, est présent dans chaque thème et les relie. La construction des concepts scientifiques s’appuie sur une démarche qui exige des observations, des expériences, des mesures, etc. ; la formulation d’hypothèses et leur mise à l’épreuve par des expériences, des essais ou des observations ; la construction progressive de modèles simples, permettant d’interpréter celles-ci ; la capacité enfin d’expliquer une diversité de phénomènes et de les prévoir. La réalisation de mesures et l’utilisation de certains modèles font appel aux mathématiques et en retour leur donnent des objets de contextualisation. Les exemples utilisés sont le plus souvent issus de l’environnement des élèves, devenant ainsi source de sens pour lui. Par l’analyse et par la conception, les élèves peuvent décrire les interactions entre les objets techniques et leur environnement et les processus mis en œuvre. Les élèves peuvent aussi réaliser des maquettes, des prototypes, comprendre l’évolution technologique des objets et utiliser les outils numériques. Grâce à ces activités, les capacités tant manuelles et pratiques qu’intellectuelles des élèves sont mobilisées, ainsi que l’usage de la langue française et de langages scientifiques différents : ils produisent des textes et des schémas, ils s’expriment à l’oral, notamment pour présenter leurs pistes de recherche, leurs découvertes, leurs raisonnements. Matière, mouvement, énergie, information Attendus de fin de cycle - Décrire les états et la constitution de la matière à l’échelle macroscopique. - Observer et décrire différents types de mouvements. - Identifier différentes ressources en énergie et connaître quelques conversions d’énergie. - Identifier un signal et une information. Connaissances et compétences Exemples de situations, d’activités et de associées ressources pour l’élève Décrire les états et la constitution de la matière à l’échelle macroscopique Mettre en œuvre des observations et des Observer la diversité de la matière, à expériences pour caractériser un échantillon différentes échelles, dans la nature et dans la de matière. vie courante. - Diversité de la matière : métaux, Distinguer différents matériaux à partir de minéraux, verres, plastiques, matière leurs propriétés physiques (par exemple : issue du vivant. densité, élasticité, conductivité thermique ou - L’état physique d’un échantillon de électrique, magnétisme, solubilité dans l’eau, matière dépend de conditions externes, miscibilité avec l’eau…) ou de leurs notamment de sa température. caractéristiques (matériaux bruts, conditions - Quelques propriétés de la matière solide de mise en forme, procédés…) ou liquide (approche qualitative). Observer de façon qualitative des effets © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - La matière à grande échelle : Terre, résultant d’actions à distance (aimants, planètes, Univers. électricité statique). - Tout objet matériel possède une masse Utiliser la loupe et le microscope pour qui lui est propre et qui peut être mesurée. l’observation de structures géométriques de Identifier à partir de ressources cristaux naturels, d’organisation du vivant à documentaires les différents constituants différentes échelles comme des vaisseaux d’un mélange. conducteurs (plantes et animaux) des tissus Mettre en œuvre un protocole de séparation différents (fruit, graine…) ou encore observer de constituants d’un mélange. des cellules animales ou végétales. - Réaliser des mélanges peut provoquer Le domaine du tri et du recyclage des des transformations de la matière matériaux est un support d’activité à (dissolution, réaction). privilégier. La question de la toxicité de - La matière qui nous entoure (à l’état certaines substances pour les milieux naturels solide, liquide ou gazeux) résulte souvent peut être abordée. de l’association de différents constituants. Séparer des constituants par décantation, filtration, évaporation. Les mélanges gazeux pourront être abordés à partir du cas de l’air. L’eau et les solutions aqueuses courantes (eau minérale, eau du robinet, boissons, mélanges issus de dissolution d’espèces solides ou gazeuses dans l’eau…) représentent un champ d’expérimentation très riche. Détachants, dissolvants, produits domestiques permettent d’aborder d’autres mélanges et d’introduire la notion de mélange de constituants pouvant conduire à une réaction (transformation chimique). Informer l’élève du danger de mélanger des produits domestiques sans s’être renseigné. Diversité des usages de la matière : se déplacer, se nourrir, construire, se vêtir, faire une œuvre d’art. Observer et décrire différents types de mouvements Décrire un mouvement et identifier les L'élève part d'une situation où il est acteur en différences entre mouvements circulaire ou mouvement (courant, faisant du vélo, rectiligne. passager d'un train ou d'un avion), à celles où - Mouvement d’un objet (trajectoire et il n'est qu'observateur immobile (des vitesse : unités et ordres de grandeur). observations faites dans la cour de récréation - Exemples de mouvements simples : ou lors d’une expérimentation en classe, rectiligne, circulaire. jusqu’à l’observation du ciel : mouvement des Élaborer et mettre en œuvre un protocole planètes et des satellites artificiels à partir de pour appréhender la notion de mouvement données fournies par des logiciels de et de mesure de la valeur de la vitesse d’un simulation). objet. - Mouvements dont la valeur de la vitesse est constante ou variable (accélération, décélération) dans un mouvement rectiligne. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Identifier différentes ressources en énergie et connaître quelques conversions d’énergie Identifier des formes d’énergie et des L’énergie associée à un objet en mouvement ressources en énergie. apparaît comme une forme d’énergie facile à - L’énergie existe sous différentes formes percevoir par l’élève, et comme pouvant se (énergie associée à un objet en convertir en énergie thermique. mouvement, énergie thermique, Le professeur peut privilégier la mise en électrique, lumineuse…). œuvre de dispositifs expérimentaux analysés - Exemples de ressources en énergie sous leurs aspects énergétiques : éolienne, utilisées par les êtres humains : charbon, circuit électrique simple, dispositif de freinage, pétrole, bois, uranium, aliments, vent, moulin à eau, objet technique… Soleil, mers et rivières… On prend appui sur des exemples simples - Ressources renouvelables et non (vélo qui freine, objets du quotidien, l’être renouvelables. humain lui-même) en introduisant les formes Reconnaître les situations où l’énergie est d’énergie mobilisées et les différentes stockée, transformée, utilisée. La fabrication consommations (par exemple : énergie et le fonctionnement d’un objet technique thermique, énergie associée au mouvement nécessitent de l’énergie. d’un objet, énergie électrique, énergie - Exemples de dispositifs de stockage : pile, associée à une réaction chimique, énergie barrage ; lumineuse…). - Exemples de convertisseurs : lampe, Exemples de consommation domestique éolienne, panneau solaire. (chauffage, lumière, ordinateur, transports). Identifier quelques éléments d’une chaîne d’énergie domestique simple. Identifier quelques-uns des besoins en énergie de l’être humain pour le fonctionnement du corps et pour la vie quotidienne (se chauffer, se déplacer, s’éclairer…) - Quelques dispositifs visant à optimiser la consommation d’énergie. Identifier un signal et une information Identifier différents signaux (sonores, Introduire de façon simple la notion de signal lumineux, radio…). et d’information en utilisant des situations de - Distinction entre signal et information, la vie courante : feux de circulation, voyant de dans une application simple de la vie charge d’un appareil, alarme sonore, courante. téléphone… - Transmission d’une information par un Élément minimum d’information (oui/non) et signal. représentation par 0 et 1. Repères de progressivité L’observation macroscopique de la matière sous une grande variété de formes et d’états, leur caractérisation et leurs usages relèvent des classes de CM1 et CM2. Des exemples de mélanges solides (alliages, minéraux…), liquides (eau naturelle, boissons…) ou gazeux (air) seront présentés en CM1-CM2. Des expériences simples sur les propriétés de la matière seront réalisées avec des réponses principalement « binaires » (soluble ou pas, conducteur ou pas…), la classe de sixième permet d’approfondir : saturation d’une solution en sel, matériaux plus conducteurs que d’autres. On insistera en particulier sur la notion de mélange de constituants pouvant conduire à une transformation chimique. La classe de sixième sera l’occasion de mettre en œuvre des expériences de séparation ou de caractérisation © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr engageant un matériel plus spécifique d’un travail en laboratoire. La structure atomique ou moléculaire sera traitée en cycle 4. L’observation et la caractérisation de mouvements variés permettent d’introduire la vitesse et ses unités, d’aborder le rôle de la position de l’observateur (CM1-CM2) ; l’étude des mouvements à valeur de vitesse variable sera poursuivie en 6e. En fin de cycle, l’énergie (ici associée à un objet en mouvement) peut qualitativement être reliée à la masse et à la vitesse de l’objet ; un échange d’énergie est constaté lors d’une augmentation ou diminution de la valeur de la vitesse, le concept de force et d’inertie sont réservés au cycle 4. Les besoins en énergie de l’être humain, la nécessité d’une source d’énergie pour le fonctionnement d’un objet technique et les différentes sources d’énergie sont abordés en CM1-CM2. Des premières transformations d’énergie peuvent aussi être présentées en CM1- CM2 ; les objets techniques en charge de convertir les formes d’énergie sont identifiés et qualifiés d’un point de vue fonctionnel. En CM1 et CM2 l’observation de communications entre élèves, puis de systèmes techniques simples permettra de progressivement distinguer la notion de signal, comme grandeur physique, transportant une certaine quantité d’information, dont on définira (cycle 4 et ensuite) la nature et la mesure. La notion de signal analogique est réservée au cycle 4. On se limitera en cycle 3 aux signaux logiques transmettant une information qui ne peut avoir que deux valeurs, niveau haut ou niveau bas. En classe de sixième, l’algorithme en lecture introduit la notion de test d’une information (vrai ou faux) et l’exécution d’actions différentes selon le résultat du test. Le vivant, sa diversité et les fonctions qui le caractérisent Attendus de fin de cycle - Classer les organismes, exploiter les liens de parenté pour comprendre et expliquer l’évolution des organismes. - Expliquer les besoins variables en aliments de l’être humain ; l’origine et les techniques mises en œuvre pour transformer et conserver les aliments. - Décrire comment les êtres vivants se développent et deviennent aptes à se reproduire. - Mettre en évidence la place et l’interdépendance de différents êtres vivants dans un réseau trophique. Exemples de situations, d’activités et de Connaissances et compétences associées ressources pour l’élève Classer les organismes, exploiter les liens de parenté pour comprendre et expliquer l’évolution des organismes Unité, diversité des organismes vivants Les élèves poursuivent la construction du Reconnaître une cellule concept du vivant déjà abordé en cycle 2. - La cellule, une structure commune aux Ils appuient leurs recherches sur des êtres vivants. préparations et des explorations à l’échelle Utiliser différents critères pour classer les cellulaire, en utilisant le microscope. êtres vivants ; identifier des liens de parenté Ils exploitent l’observation des êtres vivants entre des organismes. de leur environnement proche. - Caractère commun, hérédité et relation de Ils font le lien entre l’aspect d’un animal ou parenté. d’un végétal et son milieu. Identifier les changements des peuplements Ils découvrent quelques modes de de la Terre au cours du temps. classification adaptés à différents objectifs - Biodiversité : diversités actuelle et passée (écologique, phylogénétique…). Pour la des espèces. classification phylogénétique, ils interprètent © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - Évolution à l’échelle des espèces ou des les groupes emboîtés en termes de degrés de populations. parenté entre les espèces. - Appréhender les différentes échelles de Les élèves constatent les modifications à temps : l’échelle des temps géologiques différentes échelles de temps dans les (notion de temps long) et celle de l’histoire peuplements des milieux : les peuplements de l’être humain récemment apparu sur changent au cours des saisons, l’association Terre. des espèces change à l’échelle des temps géologiques. Expliquer les besoins variables en aliments de l’être humain ; l’origine et les techniques mises en œuvre pour transformer et conserver les aliments Les fonctions de nutrition Les élèves appréhendent les fonctions de Établir une relation entre l’activité, l’âge, les nutrition à partir d’observations et perçoivent conditions de l’environnement et les besoins l’intégration des différentes fonctions. de l’organisme. Ils sont amenés à travailler à partir - Apports alimentaires : qualité et quantité. d’exemples d’élevages et de cultures. - Origine des aliments consommés : un Ils réalisent des visites dans des lieux exemple d’élevage, un exemple de culture. d’élevage ou de culture mais aussi dans des Relier l’approvisionnement des organes aux entreprises qui fabriquent des aliments à fonctions de nutrition (digestion, respiration, destination de l’être humain (boulangerie, circulation). pâtisserie, poissonnerie, laiterie, etc.). - Apports discontinus de nourriture à l’échelle Ils réalisent des transformations alimentaires de l’organisme (repas) et apports continus au laboratoire (yaourts, pâte levée). de nutriments à l’échelle des organes. Ils décrivent des habitudes et des choix de - Organes de stockage. consommations, et identifient certaines de Mettre en évidence la place des leurs conséquences. microorganismes dans la production et la Ce thème contribue à l’éducation à la santé et conservation des aliments. s’inscrit dans une perspective de Mettre en relation les paramètres physico- développement durable. chimiques lors de la conservation des Ce thème permet de compléter la découverte aliments et la limitation de la prolifération de du vivant par l’approche des micro- microorganismes pathogènes. organismes (petites expériences - Quelques techniques permettant d’éviter la pasteuriennes). prolifération des microorganismes. Une mise en relation peut être établie avec la - Hygiène alimentaire. partie « les êtres vivants dans leur environnement ». Décrire comment les êtres vivants se développent et deviennent aptes à se reproduire Identifier et caractériser les modifications Pratique d’élevages, de cultures, réalisation subies par un organisme vivant (naissance, de mesures. croissance, capacité à se reproduire, Cette étude est aussi menée dans l’espèce vieillissement, mort) au cours de sa vie. humaine et permet d’aborder la puberté. Il ne - Modifications de l’organisation et du s’agit pas d’étudier les phénomènes fonctionnement d’une plante à fleurs ou physiologiques détaillés ou le contrôle d’un animal au cours du temps, en lien hormonal lors de la puberté, mais bien avec sa nutrition et sa reproduction. d’identifier les caractéristiques de la puberté - Différences morphologiques homme, pour la situer en tant qu’étape de la vie d’un femme, garçon, fille. être humain. - Stades de développement (graines- Des partenaires dans le domaine de la santé germination-fleur-pollinisation, œuf-larve- peuvent être envisagés. adulte, œuf -fœtus-bébé-jeune-adulte). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Décrire et identifier les changements du corps au moment de la puberté. - Modifications morphologiques, comportementales et physiologiques lors de la puberté. - Rôle respectif des deux sexes dans la reproduction. Mettre en évidence l’interdépendance des différents êtres vivants dans un réseau trophique Découvrir que tout être vivant produit sa Les études portent sur des cultures et des matière à partir de celle qu’il prélève. élevages ainsi que des expérimentations et Relier la production de matière par les des recherches et observations sur le terrain. organismes chlorophylliens et leurs besoins. Repérer des manifestations de consommation - Besoins des organismes chlorophylliens : ou de rejets des êtres vivants. lumière, eau, sels minéraux, dioxyde de Observer le comportement hivernal de carbone. certains animaux. Relier la production de matière par les À partir des observations de l’environnement animaux et leur consommation de nourriture proche, les élèves identifient la place et le rôle provenant d’autres êtres vivants. des organismes chlorophylliens en tant que - Besoins alimentaires des animaux. producteurs primaires d’un réseau trophique. - Devenir de la matière d’un organisme Les élèves mettent en relation la matière lorsqu’il est mort. organique et son utilisation par les êtres - Décomposeurs. humains dans les matériaux de construction, les textiles, les aliments, les médicaments. Repères de progressivité La mise en évidence des liens de parenté entre les êtres vivants peut être abordée dès le CM. La structure cellulaire doit en revanche être réservée à la classe de sixième. Toutes les fonctions de nutrition ont vocation à être étudiées dès l’école élémentaire. Mais à ce niveau, on se contentera de les caractériser et de montrer qu’elles s’intègrent et répondent aux besoins de l’organisme. Le rôle des microorganismes relève de la classe de sixième. Matériaux et objets techniques Attendus de fin de cycle - Identifier les principales évolutions du besoin et des objets. - Décrire le fonctionnement d’objets techniques, leurs fonctions et leurs constitutions. - Identifier les principales familles de matériaux. - Concevoir et produire tout ou partie d’un objet technique en équipe pour traduire une solution technologique répondant à un besoin. - Repérer et comprendre la communication et la gestion de l'information. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Exemples de situations, d’activités et de Connaissances et compétences associées ressources pour l’élève Identifier les principales évolutions du besoin et des objets Repérer les évolutions d’un objet dans A partir d’un objet donné, les élèves situent différents contextes (historique, économique, ses principales évolutions dans le temps en culturel). termes de principe de fonctionnement, de - L’évolution technologique (innovation, forme, de matériaux, d’énergie, d’impact invention, principe technique). environnemental, de coût, d’esthétique. - L’évolution des besoins. Décrire le fonctionnement d’objets techniques, leurs fonctions et leurs constitutions - Besoin, fonction d'usage et d'estime. Les élèves décrivent un objet dans son - Fonction technique, solutions techniques. contexte. Ils sont amenés à identifier des - Représentation du fonctionnement d’un fonctions assurées par un objet technique objet technique. puis à décrire graphiquement à l'aide de - Comparaison de solutions techniques : croquis à main levée ou de schémas, le constitutions, fonctions, organes. fonctionnement observé des éléments constituant une fonction technique. Les pièces, les constituants, les sous-ensembles sont inventoriés par les élèves. Les différentes parties sont isolées par observation en fonctionnement. Leur rôle respectif est mis en évidence. Identifier les principales familles de matériaux - Familles de matériaux (distinction des Du point de vue technologique, la notion de matériaux selon les relations entre formes, matériau est à mettre en relation avec la fonctions et procédés). forme de l’objet, son usage et ses fonctions et - Caractéristiques et propriétés (aptitude au les procédés de mise en forme. Il justifie le façonnage, valorisation). choix d’une famille de matériaux pour réaliser - Impact environnemental. une pièce de l’objet en fonction des contraintes identifiées. À partir de la diversité des familles de matériaux, de leurs caractéristiques physico-chimiques, et de leurs impacts sur l’environnement, les élèves exercent un esprit critique dans des choix lors de l’analyse et de la production d’objets techniques. Concevoir et produire tout ou partie d’un objet technique en équipe pour traduire une solution technologique répondant à un besoin - Notion de contrainte. En groupe, les élèves sont amenés à - Recherche d’idées (schémas, croquis, etc.). résoudre un problème technique, imaginer et - Modélisation du réel (maquette, modèles réaliser des solutions techniques en géométrique et numérique), représentation effectuant des choix de matériaux et des en conception assistée par ordinateur. moyens de réalisation dans le respect de contraintes notamment environnementales (réduire la consommation d’énergie, utiliser des matériaux recyclables, etc.). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr - Processus, planning, protocoles, procédés Les élèves traduisent leur solution par une de réalisation (outils, machines). réalisation matérielle (maquette ou - Choix de matériaux. prototype). Ils utilisent des moyens de - Maquette, prototype. prototypage, de réalisation, de modélisation. - Vérification et contrôles (dimensions, Cette solution peut être modélisée fonctionnement). virtuellement à travers des applications programmables permettant de visualiser un comportement. Ils collectent l’information, la mettent en commun, réalisent une production unique. Repérer et comprendre la communication et la gestion de l'information - Environnement numérique de travail. Les élèves apprennent à connaître - Le stockage des données, notions l’organisation d’un environnement numérique. d’algorithmes, les objets programmables. Ils décrivent un système technique par ses - Usage des moyens numériques dans un composants et leurs relations. Les élèves réseau. découvrent l’algorithme en utilisant des - Usage de logiciels usuels. logiciels d’applications visuelles et ludiques. Ils exploitent les moyens informatiques en pratiquant le travail collaboratif. Ils sont sensibilisés à la relation entre les usages d’outils numériques, leur consommation énergétique et les dangers pour la santé de leur usage intensif. Les élèves maîtrisent le fonctionnement de logiciels usuels et s’approprient leur fonctionnement. Repères de progressivité Tout au long du cycle, l’appropriation des objets techniques abordés est toujours mise en relation avec les besoins de l’être humain dans son environnement. En CM1 et CM2, les matériaux utilisés sont comparés selon leurs caractéristiques dont leurs propriétés de recyclage en fin de vie. L’objet technique est à aborder en termes de description, de fonctions, de constitution afin de répondre aux questions : A quoi cela sert ? De quoi s’est constitué ? Comment cela fonctionne ? Dans ces classes, l’investigation, l’expérimentation, l’observation du fonctionnement, la recherche de résolution de problème sont à pratiquer afin de solliciter l’analyse, la recherche, et la créativité des élèves pour répondre à un problème posé. Leur solution doit aboutir la plupart du temps à une réalisation concrète favorisant la manipulation sur des matériels et l’activité pratique. L’usage des outils numériques est recommandé pour favoriser la communication et la représentation des objets techniques. En classe de sixième, des modifications de matériaux peuvent être imaginées par les élèves afin de prendre en compte leurs impacts environnementaux. La recherche de solutions en réponse à un problème posé dans un contexte de la vie courante est favorisée par une activité menée par équipes d’élèves. Elle permet d’identifier et de proposer plusieurs possibilités de solutions sans préjuger l’une d’entre elles. Pour ce cycle, la représentation partielle ou complète d’un objet ou d’une solution n’est pas assujettie à une norme ou un code. Cette représentation sollicite les outils numériques courants en exprimant des solutions technologiques élémentaires et en cultivant une perception esthétique liée au design. Les élèves sont progressivement mis en activité au sein d’une structure informatique en réseau sollicitant le stockage des données partagées. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr La planète Terre. Les êtres vivants dans leur environnement Attendus de fin de cycle - Situer la Terre dans le système solaire et caractériser les conditions de la vie terrestre. - Identifier des enjeux liés à l’environnement. Exemples de situations, d’activités et de Connaissances et compétence associées ressources pour l’élève Situer la Terre dans le système solaire et caractériser les conditions de la vie terrestre Situer la Terre dans le système solaire. Travailler à partir de l’observation et de Caractériser les conditions de vie sur Terre démarches scientifiques variées (atmosphère, température, présence d’eau (modélisation, expérimentation, etc.). liquide). Faire - quand c’est possible - quelques - Le Soleil, les planètes. observations astronomiques directes (les - Position de la Terre dans le système solaire. constellations, éclipses, observation de - Histoire de la Terre et développement de la Vénus et Jupiter, etc.). vie. Découvrir l’évolution des connaissances Décrire les mouvements de la Terre (rotation sur la Terre et les objets célestes depuis sur elle-même et alternance jour-nuit, autour du l’Antiquité (notamment sur la forme de la Soleil et cycle des saisons). Terre et sa position dans l’Univers) jusqu’à - Les mouvements de la Terre sur elle-même et nos jours (cf. l’exploration spatiale du autour du Soleil. système solaire). - Représentations géométriques de l’espace et des astres (cercle, sphère). Identifier les composantes biologiques et Travailler avec l’aide de documents géologiques d’un paysage. d’actualité (bulletins et cartes - Paysages, géologie locale, interactions avec météorologiques). l’environnement et le peuplement. Réaliser des mesures en lien avec la Relier certains phénomènes naturels (tempêtes, météo (thermomètres, hygromètres, inondations, tremblements de terre) à des baromètres, etc.). risques pour les populations. Réaliser une station météorologique, une - Phénomènes géologiques traduisant activité serre (sensibilisation à l’effet de serre au interne de la Terre (volcanisme, tremblements cœur du changement climatique, analogue de terre, etc.). lointain de l’effet thermique d’une serre). - Phénomènes traduisant l’activité externe de la Exploiter les outils de suivi et de mesures Terre : phénomènes météorologiques et que sont les capteurs (thermomètres, climatiques ; événements extrêmes baromètres, etc.). (tempêtes, cyclones, inondations et Commenter un sismogramme. sécheresses, etc.). Étudier un risque naturel local (risque d’inondation, de glissement de terrain, de tremblement de terre, etc.). Mener des démarches permettant d’exploiter des exemples proches de l’école, à partir d’études de terrain et en lien avec l’éducation au développement durable. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Identifier des enjeux liés à l’environnement Répartition des êtres vivants et peuplement Travailler à partir de l’environnement des milieux proche : observations et analyses de Décrire un milieu de vie dans ses diverses données recueillies lors de sorties, composantes. recherches documentaires. - Notion d’écosystème. Répertorier les êtres vivants dans la cour - Interactions des organismes vivants entre eux de récréation ou dans l’environnement et avec leur environnement. proche ; réaliser des mesures et des Relier le peuplement d’un milieu et les constats tout au long de l’année pour conditions de vie. étudier les peuplements : comparer la - Modification du peuplement en fonction des répartition des êtres vivants dans des conditions physico-chimiques du milieu et des milieux d’expositions différentes, au cours saisons. des saisons, etc. - Conséquences de la modification d’un facteur Observer et décrire le peuplement d’un physique ou biologique sur l’écosystème. sol ; suivre son évolution au cours des - La biodiversité, un réseau dynamique. saisons. Identifier la nature des interactions entre les Décrire l’impact d’espèces invasives sur la êtres vivants et leur importance dans le biodiversité. peuplement des milieux. Permettre aux élèves de s’impliquer dans Identifier quelques impacts humains dans un des actions et des projets concrets en lien environnement (comportements, avec des thématiques liées à l’éducation aménagements, impacts de certaines au développement durable (création d’un technologies...). espace vert, tri des déchets, etc.). - Aménagements de l’espace par les humains Permettre aux élèves de découvrir la notion et contraintes naturelles ; impacts d’engagement individuel et/ou collectif, technologiques positifs et négatifs sur notamment dans le cadre d’un travail l’environnement. partenarial, et en lien avec l’enseignement moral et civique. Suivre et décrire le devenir de quelques Travailler à travers des recherches matériaux de l’environnement proche. documentaires et d’une ou deux enquêtes Relier les besoins de l’être humain, l'exploitation de terrain. Prévoir de travailler à différentes des ressources naturelles et les impacts à échelles de temps et d’espace, en prévoir et gérer (risques, rejets, valorisations, poursuivant l’éducation au développement épuisement des stocks). durable. - Exploitation raisonnée et utilisation des ressources (eau, pétrole, charbon, minerais, biodiversité, sols, bois, roches à des fins de construction, etc.). Repères de progressivité La place, les mouvements et la nature de la Terre, parmi les planètes du système solaire, sont détaillés tout au long du cycle par l’observation et la modélisation. La description précise des mouvements est liée au thème (1) : CM2 et 6e. De même, les notions de Terre externe (atmosphère et océans) et interne sont détaillées tout au long du cycle. Les échanges énergétiques liés au thème (1) sont introduits en 6e. Il faudra veiller à une cohérence avec la progression des outils mathématiques. La mise en relation des paysages ou des phénomènes géologiques avec la nature du sous- sol et l’activité interne de la Terre peut être étudiée dès le CM. Les explications géologiques relèvent de la classe de 6e. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Mathématiques Dans la continuité des cycles précédents, le cycle 3 assure la poursuite du développement des six compétences majeures des mathématiques : chercher, modéliser, représenter, calculer, raisonner et communiquer. La résolution de problèmes constitue le critère principal de la maîtrise des connaissances dans tous les domaines des mathématiques, mais elle est également le moyen d’en assurer une appropriation qui en garantit le sens. Si la modélisation algébrique relève avant tout du cycle 4 et du lycée, la résolution de problèmes permet déjà de montrer comment des notions mathématiques peuvent être des outils pertinents pour résoudre certaines situations. Les situations sur lesquelles portent les problèmes sont, le plus souvent, issues de la vie de classe, de la vie courante ou d’autres enseignements, ce qui contribue à renforcer le lien entre les mathématiques et les autres disciplines. Les élèves rencontrent également des problèmes issus d’un contexte interne aux mathématiques. La mise en perspective historique de certaines connaissances (numération de position, apparition des nombres décimaux, du système métrique, etc.) contribue à enrichir la culture scientifique des élèves. On veille aussi à proposer aux élèves des problèmes pour apprendre à chercher qui ne soient pas directement reliés à la notion en cours d’étude, qui ne comportent pas forcément une seule solution, qui ne se résolvent pas uniquement avec une ou plusieurs opérations mais par un raisonnement et des recherches par tâtonnements. Le cycle 3 vise à approfondir des notions mathématiques abordées au cycle 2, à en étendre le domaine d’étude, à consolider l’automatisation des techniques écrites de calcul introduites précédemment (addition, soustraction et multiplication) ainsi que les résultats et procédures de calcul mental du cycle 2, mais aussi à construire de nouvelles techniques de calcul écrites (division) et mentales, enfin à introduire des notions nouvelles comme les nombres décimaux, la proportionnalité ou l’étude de nouvelles grandeurs (aire, volume, angle notamment). Les activités géométriques pratiquées au cycle 3 s’inscrivent dans la continuité de celles fréquentées au cycle 2. Elles s’en distinguent par une part plus grande accordée au raisonnement et à l’argumentation qui complètent la perception et l’usage des instruments. Elles sont aussi une occasion de fréquenter de nouvelles représentations de l’espace (patrons, perspectives, vues de face, de côté, de dessus, etc.). En complément de l’usage du papier, du crayon et de la manipulation d’objets concrets, les outils numériques sont progressivement introduits. Ainsi, l’usage de logiciels de calcul et de numération permet d’approfondir les connaissances des propriétés des nombres et des opérations comme d’accroître la maîtrise de certaines techniques de calculs. De même, des activités géométriques peuvent être l’occasion d’amener les élèves à utiliser différents supports de travail : papier et crayon, mais aussi logiciels de géométrie dynamique, d’initiation à la programmation ou logiciels de visualisation de cartes, de plans, etc. Les grandeurs font l’objet d’un enseignement structuré et explicite, une bonne connaissance des unités du système international de mesure étant visée. L’étude des préfixes des unités de mesure décimales, en lien avec les unités de numération, facilite la compréhension et l’apprentissage des unités de mesure de la plupart des grandeurs relevant du cycle 3. Dans le prolongement du travail mené au cycle 2, l’institutionnalisation des savoirs dans un cahier de leçon est essentielle. L’introduction et l’utilisation des symboles mathématiques sont réalisées au fur et à mesure qu’ils prennent sens dans des situations basées sur des manipulations, en relation avec le vocabulaire utilisé, assurant une entrée progressive dans l’abstraction qui sera poursuivie au cycle 4. La verbalisation reposant sur une syntaxe et un lexique adaptés est encouragée et valorisée en toute situation et accompagne le recours à l’écrit. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Les thèmes du changement climatique, du développement durable et de la biodiversité doivent être retenus pour développer des compétences en mathématiques et favoriser les liens avec les disciplines plus directement concernées. Une entrée par la résolution de problèmes est à privilégier. Les capacités suivantes peuvent être mobilisées dans ce cadre : utiliser et représenter les grands nombres entiers, des fractions simples, les nombres décimaux ; calculer avec des nombres entiers et des nombres décimaux ; résoudre des problèmes en utilisant des fractions simples, les nombres décimaux ; comparer, estimer, mesurer des grandeurs géométriques avec des nombres entiers et des nombres décimaux: longueur (périmètre), aire, volume, angle ; utiliser les unités, les instruments de mesures spécifiques de ces grandeurs ; résoudre des problèmes impliquant des grandeurs (géométriques, physiques, économiques) en utilisant des nombres entiers et des nombres décimaux. Compétences travaillées Domaines du socle Chercher - Prélever et organiser les informations nécessaires à la résolution de problèmes à partir de supports variés : textes, tableaux, diagrammes, graphiques, dessins, schémas, etc. - S’engager dans une démarche, observer, questionner, 2, 4 manipuler, expérimenter, émettre des hypothèses, en mobilisant des outils ou des procédures mathématiques déjà rencontrées, en élaborant un raisonnement adapté à une situation nouvelle. - Tester, essayer plusieurs pistes de résolution. Modéliser - Utiliser les mathématiques pour résoudre quelques problèmes issus de situations de la vie quotidienne. - Reconnaître et distinguer des problèmes relevant de situations additives, multiplicatives, de proportionnalité. 1, 2, 4 - Reconnaître des situations réelles pouvant être modélisées par des relations géométriques (alignement, parallélisme, perpendicularité, symétrie). - Utiliser des propriétés géométriques pour reconnaître des objets. Représenter - Utiliser des outils pour représenter un problème : dessins, schémas, diagrammes, graphiques, écritures avec parenthésages, etc. - Produire et utiliser diverses représentations des fractions simples et des nombres décimaux. - Analyser une figure plane sous différents aspects (surface, 1, 5 contour de celle-ci, lignes et points). - Reconnaître et utiliser des premiers éléments de codages d’une figure plane ou d’un solide. - Utiliser et produire des représentations de solides et de situations spatiales. Raisonner - Résoudre des problèmes nécessitant l’organisation de données multiples ou la construction d’une démarche qui combine des 2, 3, 4 étapes de raisonnement. - En géométrie, passer progressivement de la perception au contrôle par les instruments pour amorcer des raisonnements © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr s’appuyant uniquement sur des propriétés des figures et sur des relations entre objets. - Progresser collectivement dans une investigation en sachant prendre en compte le point de vue d’autrui. - Justifier ses affirmations et rechercher la validité des informations dont on dispose. Calculer - Calculer avec des nombres décimaux et des fractions simples de manière exacte ou approchée, en utilisant des stratégies ou des techniques appropriées (mentalement, en ligne, ou en 4 posant les opérations). - Contrôler la vraisemblance de ses résultats. - Utiliser une calculatrice pour trouver ou vérifier un résultat. Communiquer - Utiliser progressivement un vocabulaire adéquat et/ou des notations adaptées pour décrire une situation, exposer une argumentation. 1, 3 - Expliquer sa démarche ou son raisonnement, comprendre les explications d’un autre et argumenter dans l’échange. Nombres et calculs Au cycle 3, l’étude des grands nombres permet d’enrichir la compréhension de notre système de numération (numération orale et numération écrite) et de mobiliser ses propriétés lors de calculs. Les fractions puis les nombres décimaux apparaissent comme de nouveaux nombres introduits pour pallier l’insuffisance des nombres entiers, notamment pour mesurer des longueurs, des aires et repérer des points sur une demi-droite graduée. Le lien à établir avec les connaissances acquises à propos des entiers est essentiel. Avoir une bonne compréhension des relations entre les différentes unités de numération des entiers (unités, dizaines, centaines de chaque ordre) permet de les prolonger aux dixièmes, centièmes, etc. Les caractéristiques communes entre le système de numération et le système métrique sont mises en évidence. L’écriture à virgule est présentée comme une convention d’écriture d’une fraction décimale ou d’une somme de fractions décimales. Cela permet de mettre à jour la nature des nombres décimaux et de justifier les règles de comparaison (qui se différencient de celles mises en œuvre pour les entiers) et de calcul. Le calcul mental ou en ligne, le calcul posé et le calcul instrumenté sont à construire en interaction. Ainsi, le calcul mental est mobilisé dans le calcul posé et il peut être utilisé pour fournir un ordre de grandeur avant un calcul instrumenté. Réciproquement, le calcul instrumenté peut permettre de vérifier un résultat obtenu par le calcul mental ou par le calcul posé. Le calcul, dans toutes ses modalités, contribue à la connaissance des nombres. Ainsi, même si le calcul mental permet de produire des résultats utiles dans différents contextes de la vie quotidienne, son enseignement vise néanmoins prioritairement l’exploration des nombres et des propriétés des opérations. Il s’agit d’amener les élèves à s’adapter en adoptant la procédure la plus efficace en fonction de leurs connaissances et des nombres en jeu. Pour cela, il est indispensable que les élèves puissent s’appuyer sur suffisamment de faits numériques mémorisés et sur des procédures automatisées de calcul élémentaires. De même, si la maîtrise des techniques opératoires écrites permet à l’élève d’obtenir un résultat de calcul, la construction de ces techniques est l’occasion de retravailler les propriétés de la numération et de rencontrer des exemples d’algorithmes complexes. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Les problèmes arithmétiques proposés au cycle 3 permettent d’enrichir le sens des opérations déjà abordées au cycle 2 et d’en étudier de nouvelles. Les procédures de traitement de ces problèmes, adaptées à leur structure, peuvent évoluer en fonction des nombres en jeu. L’organisation des calculs et leur réalisation contribuant aussi à la représentation des problèmes, il s’agit de développer simultanément chez les élèves des aptitudes de calcul et des aptitudes de résolution de problèmes arithmétiques (le travail sur la technique et sur le sens devant se nourrir l’un l’autre). Attendus de fin de cycle - Utiliser et représenter les grands nombres entiers, des fractions simples, les nombres décimaux. - Calculer avec des nombres entiers et des nombres décimaux. - Résoudre des problèmes en utilisant des fractions simples, les nombres décimaux et le calcul. Utiliser et représenter les grands nombres entiers, des fractions simples, les nombres décimaux Connaître les unités de la numération décimale pour les nombres entiers (unités simples, dizaines, centaines, milliers, millions, milliards) et les relations qui les lient. Composer, décomposer les grands nombres entiers, en utilisant des regroupements par milliers. Comprendre et appliquer les règles de la numération décimale de position aux grands nombres entiers (jusqu’à 12 chiffres). Comparer, ranger, encadrer des grands nombres entiers, les repérer et les placer sur une demi-droite graduée adaptée. Connaître diverses désignations des fractions : orales, écrites et décompositions additives et multiplicatives (ex : quatre tiers ; 4/3 ; 1/3 + 1/3 + 1/3 + 1/3 ; 1 + 1/3 ; 4 x 1/3) Connaître et utiliser quelques fractions simples comme opérateur de partage en faisant le lien entre les formulations en langage courant et leur écriture mathématique (ex : faire le lien entre « la moitié de » et multiplier par 1/2). Utiliser des fractions pour rendre compte de partages de grandeurs ou de mesures de grandeurs. Repérer et placer des fractions sur une demi-droite graduée adaptée. Encadrer une fraction par deux nombres entiers consécutifs. Comparer deux fractions de même dénominateur. Écrire une fraction sous forme de somme d’un entier et d’une fraction inférieure à 1. Connaître des égalités entre des fractions usuelles (exemples : 5/10 = 1/2 ; 10/100 = 1/10 ; 2/4 = 1/2) Utiliser des fractions pour exprimer un quotient. Connaître les unités de la numération décimale (unités simples, dixièmes, centièmes, millièmes) et les relations qui les lient. Comprendre et appliquer aux nombres décimaux les règles de la numération décimale de position (valeurs des chiffres en fonction de leur rang). Connaître et utiliser diverses désignations orales et écrites d’un nombre décimal (fractions décimales, écritures à virgule, décompositions additives et multiplicatives). Utiliser les nombres décimaux pour rendre compte de mesures de grandeurs. Connaître le lien entre les unités de numération et les unités de mesure (par exemple : dixième à dm/dg/dL, centième à cm/cg/cL/centimes d’euro). Repérer et placer un nombre décimal sur une demi-droite graduée adaptée. Comparer, ranger des nombres décimaux. Encadrer un nombre décimal par deux nombres entiers, par deux nombres décimaux. Trouver des nombres décimaux à intercaler entre deux nombres donnés. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Calculer avec des nombres entiers et des nombres décimaux Mobiliser les faits numériques mémorisés au cycle 2, notamment les tables de multiplication jusqu’à 9. Connaître les multiples de 25 et de 50, les diviseurs de 100. Calcul mental ou en ligne Connaître des procédures élémentaires de calcul, notamment : - multiplier ou diviser un nombre décimal par 10, par 100, par 1000 ; - rechercher le complément à l’entier supérieur ; - multiplier par 5, par 25, par 50, par 0,1, par 0,5. Connaître des propriétés de l’addition, de la soustraction et de la multiplication, et notamment : - 12 + 199 = 199 + 12 - 5 x 21 = 21 x 5 - 27,9 + 1,2 + 0,8 = 27,9 + 2 - 3,2 × 25 × 4 = 3,2 × 100 - 45 × 21 = 45 × 20 + 45 - 6 × 18 = 6 × 20 - 6 × 2 - 23 × 7 + 23 × 3 = 23 × 10. Connaître les critères de divisibilité par 2, 3, 5, 9 et 10. Utiliser ces propriétés et procédures pour élaborer et mettre en œuvre des stratégies de calcul. Vérifier la vraisemblance d’un résultat, notamment en estimant un ordre de grandeur. Dans un calcul en ligne, utiliser des parenthèses pour indiquer ou respecter une chronologie dans les calculs. Calcul posé Connaître et mettre en œuvre un algorithme de calcul posé pour effectuer : - l’addition, la soustraction et la multiplication de nombres entiers ou décimaux ; - la division euclidienne d’un entier par un entier ; - la division d’un nombre décimal (entier ou non) par un nombre entier. Calcul instrumenté Utiliser une calculatrice pour trouver ou vérifier un résultat. Résoudre des problèmes en utilisant des fractions, des nombres décimaux et le calcul Résoudre des problèmes mettant en jeu les quatre opérations.  Sens des opérations.  Problèmes à une ou plusieurs étapes relevant des structures additive et/ou multiplicative. Organisation et gestion de données Prélever des données numériques à partir de supports variés. Produire des tableaux, diagrammes et graphiques organisant des données numériques. Exploiter et communiquer des résultats de mesures. Lire ou construire des représentations de données : - tableaux (en deux ou plusieurs colonnes, à double entrée) ; - diagrammes en bâtons, circulaires ou semi-circulaires ; - graphiques cartésiens. Organiser des données issues d’autres enseignements (sciences et technologie, histoire et géographie, éducation physique et sportive, etc.) en vue de les traiter. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Proportionnalité Reconnaître et résoudre des problèmes relevant de la proportionnalité en utilisant une procédure adaptée : propriétés de linéarité (additive et multiplicative), passage à l’unité, coefficient de proportionnalité. Appliquer un pourcentage. Grandeurs et mesures Au cycle 3, les connaissances des grandeurs déjà rencontrées au cycle 2 (longueur, masse, contenance, durée, prix) sont complétées et structurées, en particulier à travers la maîtrise des unités légales du Système International d’unités (numération décimale ou sexagésimale, pour les durées) et de leurs relations. Un des enjeux est d’enrichir le concept de grandeur notamment en abordant la notion d’aire d’une surface ainsi que celle de périmètre, en les distinguant clairement. Les élèves approchent la notion d’angle. Ils se familiarisent avec la notion de volume, en lien avec celle de contenance. Mesurer une grandeur consiste à déterminer, après avoir choisi une unité, combien d’unités ou de fractionnements de cette unité sont contenus dans cette grandeur, pour lui associer un nombre (entier ou non). Les opérations sur les grandeurs permettent de donner du sens aux opérations sur leurs mesures (par exemple, la somme 30 cm + 15 cm peut être mise en relation avec la longueur de deux bâtons de 30 cm et 15 cm, mis bout à bout). Les notions de grandeur et de mesure de la grandeur se construisent dialectiquement, en résolvant des problèmes faisant appel à différents types de tâches (comparer, estimer, mesurer). Dans le cadre des grandeurs, la proportionnalité sera mise en évidence et convoquée pour résoudre des problèmes dans différents contextes. Dans la continuité du cycle 2, le travail sur l’estimation participe à la validation de résultats et permet de donner un sens concret aux grandeurs étudiées et à leur mesure (estimer en prenant appui sur des références déjà construites : longueurs et aire d’un terrain de basket, aire d’un timbre-poste, masse d’un trombone, masse et volume d’une bouteille de lait, etc.). Attendus de fin de cycle - Comparer, estimer, mesurer des grandeurs géométriques avec des nombres entiers et des nombres décimaux : longueur (périmètre), aire, volume, angle. - Utiliser le lexique, les unités, les instruments de mesures spécifiques de ces grandeurs. - Résoudre des problèmes impliquant des grandeurs (géométriques, physiques, économiques) en utilisant des nombres entiers et des nombres décimaux. Comparer, estimer, mesurer des grandeurs géométriques avec des nombres entiers et des nombres décimaux : longueur (périmètre), aire, volume, angle Utiliser le lexique, les unités, les instruments de mesures spécifiques de ces grandeurs Longueur et périmètre Comparer des périmètres avec ou sans recours à la mesure (par exemple en utilisant une ficelle, ou en reportant les longueurs des côtés d’un polygone sur un segment de droite avec un compas).  Notion de longueur : cas particulier du périmètre.  Unités relatives aux longueurs : relations entre les unités de longueur et les unités de numération. Calculer le périmètre d’un polygone en ajoutant les longueurs de ses côtés. Calculer le périmètre d’un carré et d’un rectangle, la longueur d’un cercle, en utilisant une © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr formule.  Formule du périmètre d’un carré, d’un rectangle.  Formule de la longueur d’un cercle. Aires Comparer des surfaces selon leurs aires sans avoir recours à la mesure, par superposition ou par découpage et recollement. Différencier périmètre et aire d’une figure. Estimer la mesure d’une aire et l’exprimer dans une unité adaptée. Déterminer la mesure de l’aire d’une surface à partir d’un pavage simple ou en utilisant une formule.  Unités usuelles d’aire et leurs relations : multiples et sous-multiples du m².  Formules de l’aire d’un carré, d’un rectangle, d’un triangle, d’un disque. Volumes et contenances Relier les unités de volume et de contenance. Estimer la mesure d’un volume ou d’une contenance par différentes procédures (transvasements, appréciation de l’ordre de grandeur) et l’exprimer dans une unité adaptée. Déterminer le volume d’un pavé droit en se rapportant à un dénombrement d’unités (cubes de taille adaptée) ou en utilisant une formule.  Unités usuelles de contenance (multiples et sous multiples du litre).  Unités usuelles de volume (cm3, dm3, m3), relations entre ces unités.  Formules du volume d’un cube, d’un pavé droit. Angles Identifier des angles dans une figure géométrique. Comparer des angles, en ayant ou non recours à leur mesure (par superposition, avec un calque). Reproduire un angle donné en utilisant un gabarit. Estimer qu’un angle est droit, aigu ou obtus. Utiliser l’équerre pour vérifier qu’un angle est droit, aigu ou obtus, ou pour construire un angle droit. Utiliser le rapporteur pour : - déterminer la mesure en degré d’un angle ; - construire un angle de mesure donnée en degrés.  Notion d’angle.  Lexique associé aux angles : angle droit, aigu, obtus.  Mesure en degré d’un angle. Résoudre des problèmes impliquant des grandeurs (géométriques, physiques, économiques) en utilisant des nombres entiers et des nombres décimaux Résoudre des problèmes de comparaison avec et sans recours à la mesure. Résoudre des problèmes dont la résolution mobilise simultanément des unités différentes de mesure et/ou des conversions. Calculer des périmètres, des aires ou des volumes, en mobilisant ou non, selon les cas, des formules.  Formules donnant : o le périmètre d’un carré, d’un rectangle, la longueur d’un cercle ; o l’aire d’un carré, d’un rectangle, d’un triangle, d’un disque ; o le volume d’un cube, d’un pavé droit. Calculer la durée écoulée entre deux instants donnés. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Déterminer un instant à partir de la connaissance d’un instant et d’une durée. Connaître et utiliser les unités de mesure des durées et leurs relations.  Unités de mesures usuelles : jour, semaine, heure, minute, seconde, dixième de seconde, mois, année, siècle, millénaire. Résoudre des problèmes en exploitant des ressources variées (horaires de transport, horaires de marées, programmes de cinéma ou de télévision, etc.). Proportionnalité Identifier une situation de proportionnalité entre deux grandeurs à partir du sens de la situation. Résoudre un problème de proportionnalité impliquant des grandeurs. Espace et géométrie À l’articulation de l’école primaire et du collège, le cycle 3 constitue une étape importante dans l’approche des concepts géométriques. Prolongeant le travail amorcé au cycle 2, les activités permettent aux élèves de passer progressivement d'une géométrie où les objets (le carré, la droite, le cube, etc.) et leurs propriétés sont essentiellement contrôlés par la perception à une géométrie où le recours à des instruments devient déterminant, pour aller ensuite vers une géométrie dont la validation s’appuie sur le raisonnement et l’argumentation. Différentes caractérisations d’un même objet ou d’une même notion s’enrichissant mutuellement permettent aux élèves de passer du regard ordinaire porté sur un dessin au regard géométrique porté sur une figure. Les situations faisant appel à différents types de tâches (reconnaître, nommer, comparer, vérifier, décrire, reproduire, représenter, construire) portant sur des objets géométriques, sont privilégiées afin de faire émerger des concepts géométriques (caractérisations et propriétés des objets, relations entre les objets) et de les enrichir. Un jeu sur les contraintes de la situation, sur les supports et les instruments mis à disposition des élèves, permet une évolution des procédures de traitement des problèmes et un enrichissement des connaissances Les professeurs veillent à utiliser un langage précis et adapté pour décrire les actions et les gestes réalisés par les élèves (pliages, tracés à main levée ou avec utilisation de gabarits et d’instruments usuels ou lors de l’utilisation de logiciels). Ceux-ci sont progressivement encouragés à utiliser ce langage. Les activités spatiales et géométriques sont à mettre en lien avec les deux autres thèmes : résoudre dans un autre cadre des problèmes relevant de la proportionnalité ; utiliser en situation les grandeurs (géométriques) et leur mesure. Par ailleurs, elles constituent des moments privilégiés pour une première initiation à la programmation notamment à travers la programmation de déplacements ou de construction de figures. Attendus de fin de cycle - (Se) repérer et (se) déplacer dans l’espace en utilisant ou en élaborant des représentations. - Reconnaître, nommer, décrire, reproduire, représenter, construire des figures et solides usuels. - Reconnaître et utiliser quelques relations géométriques (notions d’alignement, d’appartenance, de perpendicularité, de parallélisme, d’égalité de longueurs, d’égalité d’angle, de distance entre deux points, de symétrie, d’agrandissement et de réduction). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr (Se) repérer et (se) déplacer dans l’espace en utilisant ou en élaborant des représentations Se repérer, décrire ou exécuter des déplacements, sur un plan ou sur une carte (école, quartier, ville, village). Accomplir, décrire, coder des déplacements dans des espaces familiers. Programmer les déplacements d’un robot ou ceux d’un personnage sur un écran en utilisant un logiciel de programmation.  vocabulaire permettant de définir des positions et des déplacements (tourner à gauche, à droite ; faire demi-tour, effectuer un quart de tour à droite, à gauche) ;  divers modes de représentation de l’espace : maquettes, plans, schémas. Reconnaître, nommer, décrire, reproduire, représenter, construire quelques solides et figures géométriques Reconnaître, nommer, décrire des figures simples ou complexes (assemblages de figures simples) : - triangles, dont les triangles particuliers (triangle rectangle, triangle isocèle, triangle équilatéral) ; - quadrilatères, dont les quadrilatères particuliers (carré, rectangle, losange, première approche du parallélogramme) ; - cercle (comme ensemble des points situés à une distance donnée d’un point donné), disque. Reconnaître, nommer, décrire des solides simples ou des assemblages de solides simples : cube, pavé droit, prisme droit, pyramide, cylindre, cône, boule.  Vocabulaire associé à ces objets et à leurs propriétés : côté, sommet, angle, diagonale, polygone, centre, rayon, diamètre, milieu, hauteur solide, face, arête. Reproduire, représenter, construire : - des figures simples ou complexes (assemblages de figures simples) ; - des solides simples ou des assemblages de solides simples sous forme de maquettes ou de dessins ou à partir d’un patron (donné, dans le cas d’un prisme ou d’une pyramide, ou à construire dans le cas d’un pavé droit). Réaliser, compléter et rédiger un programme de construction d’une figure plane. Réaliser une figure plane simple ou une figure composée de figures simples à l’aide d’un logiciel de géométrie dynamique. Reconnaître et utiliser quelques relations géométriques Relations de perpendicularité et de parallélisme - Tracer avec l’équerre la droite perpendiculaire à une droite donnée passant par un point donné. - Tracer avec la règle et l’équerre la droite parallèle à une droite donnée passant par un point donné. - Déterminer le plus court chemin entre un point et une droite.  Alignement, appartenance.  Perpendicularité, parallélisme.  Segment de droite.  Distance entre deux points, entre un point et une droite. © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr Symétrie axiale Compléter une figure par symétrie axiale. Construire le symétrique d’un point, d’un segment, d’une droite par rapport à un axe donné. Construire la figure symétrique d'une figure donnée par rapport à un axe donné.  Figure symétrique, axe de symétrie d’une figure, figures symétriques par rapport à un axe.  Propriétés de conservation de la symétrie axiale.  Médiatrice d’un segment : o définition : droite perpendiculaire au segment en son milieu ; o caractérisation : ensemble des points équidistants des extrémités du segment. Proportionnalité Reproduire une figure en respectant une échelle donnée.  Agrandissement ou réduction d’une figure. Croisements entre enseignements L’utilisation des grands nombres entiers et des nombres décimaux permet d’appréhender et d’estimer des mesures de grandeur : approche de la mesure non entière de grandeurs continues, estimation de grandes distances, de populations, de durées, de périodes de l’histoire, de superficies, de prix, de mémoire informatique, etc. Les élèves apprennent progressivement à résoudre des problèmes portant sur des contextes et des données issus des autres disciplines. En effet, les supports de prises d’informations variés (textes, tableaux, graphiques, plans) permettent de travailler avec des données réelles issues de différentes disciplines (histoire et géographie, sciences et technologie, éducation physique et sportive, arts plastiques). De plus, la lecture des données, les échanges oraux pour expliquer les démarches, et la production de réponses sous forme textuelle contribuent à travailler plusieurs composantes de la maîtrise de la langue dans le cadre des mathématiques. Enfin, les contextes des situations de proportionnalité à explorer au cours du cycle peuvent être illustrés ou réinvestis dans d’autres disciplines : problèmes d’échelle, de vitesse, de pourcentage (histoire et géographie, éducation physique et sportive, sciences et technologie), problèmes d’agrandissement et de réduction (arts plastiques, sciences). Les activités de repérage ou de déplacement sur un plan ou sur une carte prennent sens à travers des activités physiques (course d’orientation), mais aussi dans le cadre des enseignements de géographie (lecture de cartes) ou de technologie (réalisation d’un objet simple ; préparation d’un déplacement à l’aide de systèmes d’information géographiques). Les activités de reconnaissance et de construction de figures et d’objets géométriques peuvent s’appuyer sur des réalisations artistiques (peinture, sculpture, architecture, photographie, etc.). © Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports > www.education.gouv.fr