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les professionnels de léducation CYCLES 2 3 4
MATHÉMATIQUES
Nombres et calculs
Le calcul aux cycles 2 et 3
Introduction
Aux cycles 2 et 3, les calculs sont menés sous différentes formes (calcul mental, calcul en
ligne, calcul posé, calcul instrumenté) souvent utilisées en interaction et complémentaires
les unes des autres. Le temps consacré à lapprentissage de chacune de ces formes doit
permettre datteindre les attendus de fin de cycles dans le champ « nombres et calcul ».
Si la pratique des différentes formes de calcul est menée dans le cadre de la résolution de
problèmes, les connaissances visées, en termes de capacités techniques et de procédures,
ne peuvent sacquérir, notamment pour le calcul mental et le calcul en ligne, quen y
consacrant des temps spécifiques quotidiens, comprenant des explicitations orales précises
et dinstitutionnalisations écrites notées dans les cahiers des élèves.
Calcul mental
Le calcul mental est une modalité de calcul sans recours à lécrit si ce nest, éventuellement,
pour lénoncé proposé par lenseignant et la réponse fournie par lélève. Il nest pas exclu non
plus que la correction, elle, soit écrite pour être discutée de façon collective.
Calcul en ligne
Le calcul en ligne est une modalité de calcul écrit ou partiellement écrit. Il se distingue à la fois :
du calcul mental, en donnant la possibilité à chaque élève, sil en ressent le besoin, décrire
des étapes de calcul intermédiaires qui seraient trop lourdes à garder en mémoire ;
du calcul posé, dans le sens où il ne consiste pas en la mise en œuvre dun algorithme, cest-
à-dire dune succession détapes utilisées tout le temps dans le même ordre et de la même
manière indépendamment des nombres en jeu.
Lénoncé est donné par le professeur à loral ou à lécrit ; le résultat est donné par lélève à lécrit.
Le calcul en ligne est travaillé, dune part en complément du calcul mental, pour faciliter
lapprentissage des démarches et la mémorisation des propriétés des nombres et des
opérations, et dautre part pour permettre deffectuer, sans recours à un algorithme de calcul
posé, des calculs trop complexes pour être intégralement traités mentalement. Par exemple :
58 + 17 = 58 + 20 3 = 78 3 = 75, ou 12 × 62 = 620 + 124 = 744.
Calcul posé
Le calcul posé est une modalité de calcul écrit consistant à lapplication dun algorithme
opératoire (par exemple celui de la multiplication entre nombres décimaux).
Calcul instrumenté
Le calcul instrumenté est un calcul effectué à laide dun ou plusieurs instruments, appareils,
ou logiciels (abaque, boulier, calculatrice, tableur, etc.).
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
Objectifs
Les cadres dutilisation et objectifs des différentes modalités de calcul sont spécifiques.
Calcul mental et calcul en ligne
Le calcul mental et le calcul en ligne sont pratiqués pour :
construire puis travailler la compréhension de la notion de nombre et des propriétés de
notre numération décimale de position ;
• développer la connaissance des nombres ;
• travailler le sens des opérations ;
• découvrir et utiliser les propriétés des opérations ;
• développer des habiletés calculatoires ;
construire progressivement des faits numériques et des procédures élémentaires qui seront
utiles pour mener des calculs posés et permettront de traiter des calculs (mentaux ou en
ligne) plus complexes ;
développer des compétences dans le cadre de la résolution de problèmes, par exemple au
niveau du choix des opérations.
Via le calcul mental et le calcul en ligne, on apprend aussi à déterminer un ordre de grandeur
et à pratiquer le calcul approché. Cette capacité est particulièrement utile pour contrôler un
résultat et développer lesprit critique.
Calcul posé
Le calcul posé permet de disposer dune méthode de calcul sécurisante, car elle permet de
garantir lobtention dun résultat.
Le calcul posé donne loccasion de réinvestir les faits numériques (tables daddition et de
multiplication en particulier) et les connaissances sur la numération.
Le calcul posé permet létude du fonctionnement dalgorithmes complexes à partir de leur
mise en pratique.
Calcul instrumenté
Lors de la résolution dun problème pouvant donner lieu à des calculs complexes, lutilisation
dune calculatrice permet de libérer lesprit et de centrer la réflexion sur lélaboration dune
démarche de résolution.
Dans les situations de calculs répétitifs (tests, essais, ajustements), les instruments
technologiques (calculatrice, tableur, logiciels) se révèlent pertinents. Lutilisation de ces outils
nécessite un apprentissage spécifique qui doit se faire de manière progressive.
Dans le cadre du développement de lesprit critique, lélève apprend à utiliser la calculatrice
pour vérifier les résultats obtenus à lissue dun calcul mental, en ligne ou posé.
Progressivité des apprentissages
Les compétences en calcul se développent progressivement tout au long des quatre cycles de
lécole et du collège.
Au cycle 1, les premiers travaux pour établir des collections de cardinaux donnés, pour
compter, pour comparer des collections, pour établir le cardinal de deux collections réunies,
ou le cardinal dune collection à laquelle on a enlevé des objets, etc., sont nécessaires pour
la construction de la notion de nombre, et sont aussi les premiers apprentissages du calcul.
Au cycle 2, le calcul mental et le calcul en ligne opèrent dans des contextes numériques qui
se complexifient progressivement en jouant sur différentes variables : taille des nombres,
variété des décompositions, relations entre les nombres, etc. ; progressivement, une plus
Retrouvez Éduscol sur grande variété de faits numériques et de procédures de calcul élémentaires est mobilisée.
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CYCLES 3 4 I MATHÉMATIQUES I Nombres et calculs
Les signes opératoires +, -, × sont utilisés.
En calcul posé, on découvre les algorithmes de calcul de laddition, la soustraction et la
multiplication, lorsque le calcul mental et le calcul en ligne ont montré leurs limites en termes
defficacité.
Au cycle 3, en calcul mental et en ligne, la complexification des contextes numériques se
poursuit. Parmi les variables, interviennent désormais en plus de celles citées précédem-
ment, la nature des nombres (nombres entiers, nombres décimaux) et leurs différentes
écritures (fraction décimale, décompositions, écriture à virgule).
En calcul posé, les algorithmes des quatre opérations sont travaillés avec des nombres entiers
et décimaux. Pour la division, le diviseur ne peut être quun entier.
Les fonctions de base de la calculatrice (utilisation des quatre opérations) sont introduites
pour obtenir ou vérifier un résultat.
Au cycle 4, le calcul mental et le calcul posé portent sur les différents types de nombres
étudiés : nombres décimaux relatifs, nombres rationnels. Létude du calcul numérique est
étendue progressivement au calcul littéral.
Le calcul littéral sappuie, entre autres, sur les compétences développées dans le cadre du
calcul en ligne aux cycles précédents, en mêlant des calculs effectués mentalement et un
support écrit soulageant la mémoire de travail.
La calculatrice est utilisée pour effectuer des calculs complexes ; des fonctions plus évoluées
de cet outil sont introduites (puissance, fraction, inverse, trigonométrie, racine carrée). Le
tableur devient progressivement un outil dinvestigation, de traitement et de représentation.
Stratégies denseignement
La place consacrée au calcul mental et au calcul en ligne dans les temps dapprentissage et
dentrainement est plus importante que celle accordée au calcul posé.
Les différentes formes de calcul sont travaillées dans le cadre de la résolution de problème,
mais aussi pour elles-mêmes dans des temps spécifiques dapprentissage, dentrainement et
dévaluation.
Calcul mental et calcul en ligne
Des activités dapprentissage ou dentrainement sont proposées quotidiennement en
diversifiant les modalités. Un énoncé donné à lécrit (en vidéoprojection ou sur feuille) plutôt
quà loral allège la mobilisation de la mémoire de travail. Chaque séance dentrainement
permet à lélève de sautoévaluer et à lenseignant deffectuer une prise dinformation, de
façon globale, sur les acquis et les points nécessitant un travail dexplicitation complémentaire
ou de nouveaux entrainements.
Lévaluation des acquis des élèves est réalisée régulièrement, mais non systématiquement et
lévaluation dune connaissance (dune procédure particulière, dun fait numérique, etc.) est
toujours précédée de temps dapprentissage, dinstitutionnalisation et dentraînement.
Une programmation des apprentissages est nécessaire sur chacun des cycles. Au sein de
celle-ci, le calcul mental et le calcul en ligne sont travaillés conjointement.
Une large place est donnée à la différenciation :
des situations différentes, adaptées aux différents profils délèves, peuvent vivre simultanément ;
un élève fragile entrera plus aisément dans la pratique du calcul mental si la possibilité lui
est donnée décrire des étapes ou des résultats intermédiaires ;
le calcul en ligne permet aussi aux élèves performants en calcul mental deffectuer des
calculs plus complexes sans les poser.
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Lors des activités dapprentissage et dentrainement, des temps de mise en commun sont
régulièrement organisés ; ils permettent damener les élèves à expliciter oralement leurs
démarches, quelles soient correctes ou erronées, abouties ou non, en sappuyant sur leurs
écrits éventuels. La validation est dévolue à la classe, à lissue dun débat. Lutilisation dun
visualiseur est propice à ces mises en commun.
Un temps de synthèse permet ensuite lélaboration collaborative et progressive dune trace
écrite ; évolutive sur la durée du cycle, elle sera conservée dans un document de type « recueil
décrits de savoir ».
Les connaissances développées dans le cadre du calcul mental et du calcul en ligne
(particularités des nombres, propriétés des opérations, procédures numériques de base, etc.)
servent de point dappui pour en construire de nouvelles.
Chaque élève mémorise ou automatise ces savoirs qui senrichissent petit à petit et donnent
davantage defficacité aux démarches de calcul quil met en œuvre.
Calcul posé
Pour chaque opération, le calcul posé nest introduit quen aval dactivités proposées en calcul
mental ou en ligne. Cet apprentissage doit être mené en relation étroite avec la poursuite du
travail mené en calcul mental et en ligne.
Lentrainement au calcul posé est prévu dans la durée, de façon filée plutôt que massée.
Pour faire progresser les élèves en calcul posé, il est important de développer chez chacun
deux, une attitude réflexive face à lorigine de ses erreurs. Des activités danalyse de
productions erronées ou non abouties sont pour cela efficaces (lutilisation dun visualiseur est
adaptée).
Le choix des algorithmes de calcul posé travaillés tout au long de la scolarité dun élève doit
être cohérent, par exemple :
Où positionne-t-on les retenues pour les additions et les multiplications ?
Quel algorithme choisit-on pour la soustraction ? (« par cassage », « par compléments »,
« par ajouts simultanés », etc.). Ceci ne signifie pas que la trace écrite ne peut pas évoluer,
ainsi pour la division les soustractions peuvent ne plus apparaître et être effectuées
mentalement quand le diviseur est simple et que lélève est en mesure de gérer ces
soustractions mentalement.
Calcul instrumenté
Le matériel est présenté et son utilisation est explicitée. Il est ensuite mis à disposition des
élèves pour être utilisé en fonction des besoins. Pour être efficace, son utilisation doit être
régulière.
Analyse de lactivité mathématique des élèves : place des compétences
travaillées
Au-delà de la compétence « calculer », les activités liées au calcul permettent de développer
lensemble des compétences travaillées en mathématiques, déclinées dans les programmes.
Chercher : dans les situations proposées en calcul mental et en calcul en ligne, lélève sen-
gage dans une démarche ; il questionne la situation en mobilisant des connaissances, des
outils ou des procédures mathématiques déjà rencontrées ; il est amené à tester plusieurs
pistes, à comparer leur efficacité et à sengager dans lune delles. Par exemple : 254+9 peut
sobtenir soit en effectuant 254+6+3, ou 254+10-1, ou encore 255+8 ; faire des choix, pouvoir
faire des essais et éventuellement faire des erreurs est une façon de chercher.
Modéliser : lorsquil utilise les mathématiques pour résoudre des problèmes concrets,
lélève modélise. En effet, reconnaître et distinguer des problèmes relevant de situations
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additives, multiplicatives, de partage, de groupements ou de proportionnalité relève de la
modélisation.
Pour la résolution des problèmes proposés en calcul en ligne comme en calcul mental, le
choix de lopération effectué par lélève peut être explicité ou pas (écrire lopération nest pas
nécessaire).
Représenter : lélève mobilise la compétence « représenter » lorsquil choisit une écriture
dun nombre entier ou décimal adaptée au traitement dun calcul (décompositions additives,
multiplicatives, en unités de numération, écriture fractionnaire, etc.) ou lorsquil passe dune
écriture à une autre suivant les besoins qui apparaissent pour effectuer le calcul. Utiliser
une représentation pour traiter un calcul (dessin, schéma, arbre de calcul, diagramme, gra-
phique, écritures avec parenthèses…) relève aussi de cette même compétence.
Raisonner : lélève mobilise la compétence « raisonner » lorsquil choisit une démarche
pour mettre en œuvre un calcul, compare un ordre de grandeur calculé et un résultat, vérifie
ses résultats, met en cohérence le résultat dun calcul et le contexte du problème concret,
ou encore lorsquil organise des données numériques multiples ou combine plusieurs
étapes de calcul.
Calculer : cette compétence est mobilisée dans le calcul mental, en ligne, et posé; elle peut
aussi l'être dans le calcul instrumenté lorsque une organisation réfléchie des calculs est
nécessaire, pour produire ou pour vérifier un résultat.
Lorsquil fait des choix pour organiser un calcul et anticipe sur leffet de ces choix, lélève
exerce lintelligence du calcul qui relève aussi de la compétence « calculer ».
Communiquer : dans les activités correspondant aux différentes formes de calcul, lélève
mobilise la compétence « communiquer » lorsquil utilise à loral ou à lécrit, le langage
naturel ou des écritures symboliques (utilisation des chiffres pour écrire des nombres, utili-
sation des symboles +, , ×, ÷, =, etc., utilisation de lécriture décimale ou fractionnaire, etc.)
pour expliciter des démarches, argumenter des raisonnements et présenter des calculs.
Utiliser loral pour expliciter sa démarche est fondamental en calcul mental ; en calcul en
ligne, lélève peut sappuyer sur son écrit pour présenter sa stratégie.
Exemples de situations dapprentissage
(à venir)
Ressources complémentaires
SCEREN (2010), Le nombre au cycle 2, partie 1, Dialectique entre sens et techniques,
lexemple du calcul mental, p. 11 à 22
• SCEREN (2010), Le nombre au cycle 3, partie 3, Calcul et conceptualisation, p. 31 à 50
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