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Informer et accompagner
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les professionnels de l’éducation Cycles 2 3 4
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histoire-géographie
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S’approprier les différents thèmes du programme
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Histoire / classe de Cinquième
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Thème 1 - Chrétientés et islam
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(VIe-XIIIe siècles),
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des mondes en contact
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• Byzance et l’Europe carolingienne
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• De la naissance de l’islam à la prise de Bagdad : pouvoirs, sociétés, cultures
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Extrait du programme du cycle des approfondissements, BOEN n°11 du 26 novembre 2015.
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Pourquoi enseigner le thème
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« Chrétientés et islam (VIe-XIIIe siècles), des mondes
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en contact » en classe de Cinquième ?
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L’intitulé du thème fournit de précieuses indications. Il est centré sur la religion et met en
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avant les contacts entre des « mondes ». On insiste dans la colonne « démarches et contenus
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d’enseignement » sur des « sociétés marquées par la religion » et sur la notion « d’empire »,
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déjà abordée dans le thème 3 de la dernière année du cycle 3 à propos de l’empire romain.
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Le thème recouvre une vaste étendue spatiale, des limites occidentales du continent
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européen aux portes de l’Inde, et une longue période de huit siècles. Il concerne trois aires
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de civilisation : les chrétientés occidentale et orientale (l’empire Byzantin) et le(s) monde(s)
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musulman(s). La période s’ouvre avec le règne de l’empereur Justinien (527-565), c’est-à-dire
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avec la dernière tentative de reconstitution de l’unité de l’empire romain, et se clôt avec la
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prise de Bagdad par les Mongols (1258) qui sonne le glas de la puissance du califat abbasside.
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Problématique : comment des empires étroitement liés à une religion se sont-ils affirmés
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et confrontés ?
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On cherchera de manière prioritaire à faire comprendre à l’élève :
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• ce qu’est un empire : l’affirmation d’un pouvoir central, une autorité s’exerçant sur des
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peuples et des territoires divers, ce qui induit une tension entre des facteurs d’unité et des
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facteurs d’éclatement ;
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• que les contacts entre des civilisations et des puissances différentes peuvent être pacifiques
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ou guerriers ;
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• que l’islam et le christianisme sont précocement marqués par la diversité ;
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• que le lien entre pouvoir et religion est fort dans le monde médiéval.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 1
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CYCLE 4 I histoire-géographie I S’approprier les différents thèmes du programme
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Histoire / classe de Cinquième
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L’étude de cette période permet de travailler particulièrement la compétence « pratiquer
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différents langages en histoire », en élaborant des récits et des descriptions pour présenter
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les personnages et lieux évoqués. En ce début de cinquième, faire repérer des informations
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sur des cartes, dans des textes et à partir de photographies de restes archéologiques est un
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exercice quotidien des plus utiles pour la mise en place d’une méthodologie d’analyse des
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traces du passé : la compétence « analyser et comprendre un document » doit ainsi être mise
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en avant.
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Quelle est la place du thème dans la scolarité ?
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• Les élèves ont déjà abordé au cycle 3, en classe de CM1, l’étude de « Clovis et Charlemagne,
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Mérovingiens et Carolingiens dans la continuité de l’empire romain » dans le cadre du
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thème 1, « Et avant la France ? », ce qui leur a permis d’avoir une première idée du projet de
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Charlemagne de reconstituer un empire romain et chrétien.
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• En classe de seconde de l’enseignement général et technologique, le thème 3 porte sur
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l’étude de « la chrétienté médiévale », dans une perspective de long terme qui met en relief
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le rôle structurant du christianisme. La problématique du contact entre les cultures et
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religions chrétiennes et musulmanes se retrouvera également en seconde générale et
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technologique, abordée avec un décalage chronologique, avec le thème 4 : « L’élargissement
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du monde (XVe-XVIe siècles). De Constantinople à Istanbul : un lieu de contacts entre
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différentes cultures et religions (chrétiennes, musulmane, juive) ».
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Quels sont les points forts du thème pour l’enseignant ?
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Ce thème permet d’aborder les questions majeures suivantes, dans des termes qui ne sont
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évidemment pas ceux dans lesquels on les posera en classe.
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La notion d’empire est centrale. Dans le monde chrétien, elle est un héritage de la romanité.
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Cet héritage est double et parfois conflictuel, du fait de la partition entre un empire romain
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d’Occident et un empire romain d’Orient. Ainsi, le titre « d’Auguste », qui donne à l’empereur et
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à son autorité (auctoritas) un caractère sacré, devient à Constantinople le titre de « Basileus ».
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Quand Charlemagne se fait couronner empereur en 800, il reprend le titre « d’Auguste ».
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En 380, l’empereur Théodose pour l’Orient et l’empereur Gratien pour l’Occident avaient fait
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du christianisme la religion officielle de l’empire romain : le caractère sacré de l’empereur
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renvoie donc dans notre période à sa relation avec l’Église chrétienne.
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Dans le monde musulman, les notions de calife et de califat sont centrales. Le calife
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(« successeur ») se réclame de l’héritage de Muhammad. C’est à propos du quatrième calife,
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Ali, cousin et gendre de Muhammad, que naissent les divisions entre musulmans et que
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les premières batailles les opposent : de là naît l’opposition entre sunnites et chiites, pour
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lesquels Ali est le premier imam. La dynastie des Omeyyades domine le monde musulman
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jusqu’en 750 depuis leur capitale de Damas, mais elle peine à imposer la stabilité à un
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territoire immense qui va de l’Indus à la péninsule ibérique, et, à la suite de la bataille du
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Grand Zab (dans l’actuel Irak), la dynastie des Abbassides s’impose, qui restera au pouvoir
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jusqu’en 1258, fin de notre période. Cependant, c’est un Omeyyade, rescapé de cette défaite,
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qui fonde un nouvel État à Cordoue.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 2
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CYCLE 4 I histoire-géographie I S’approprier les différents thèmes du programme
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Histoire / classe de Cinquième
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Les trois empires sont loin de connaître la stabilité, voir la pérennité au cours de cette longue
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période. Charlemagne avait prévu le partage de son empire, mais il ne lui reste à la fin de son
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règne qu’un héritier, Louis le Pieux. Celui-ci organise lui-même, par deux fois, en 817 et 829,
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le futur partage de son empire, et le morcellement est effectif en 843 (Traité de Verdun). Le titre
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impérial échoit à Lothaire, mais il devient honorifique et tombe même parfois en déshérence.
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Des rois sacrés sont à la tête de royaumes rivaux. Dans cette fragmentation, de nouvelles
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dynasties parviennent à s’emparer du pouvoir : le duc de Saxe Henri l’Oiseleur devient roi de
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Francie orientale (ou Germanie) en 919 ; à l’Ouest Hugues Capet devient « roi des Francs » en
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987. Otton Ier, fils d’Henri l’Oiseleur, restaure la dignité impériale à son profit en 962. C’est le
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début du Saint-Empire romain germanique, qui durera jusqu’à Napoléon mais ne pourra jamais
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fédérer l’Europe, morcelée en royaumes, ni être reconnu par l’empire byzantin.
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L’empire byzantin a pu maintenir sa prétention d’être héritier de l’universalité de l’empire
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romain jusqu’à la mort d’Héraclius en 641. Mais la conquête arabe lui a fait perdre la Syrie,
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l’Égypte et toute l’Afrique. C’est désormais un empire hellénistique : c’est d’ailleurs Héraclius
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qui a pris le titre de « Basileus ». S’il connaît deux phases de redressement, sous la dynastie
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macédonienne (867-1057) et sous celle des Comnènes (1081-1185), il subit ensuite le
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morcellement et l’affaiblissement, engagé qu’il est dans toute une série de guerres avec les
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Latins (qui prennent et pillent Constantinople en 1204) et les Turcs.
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Dans les trois espaces, la lutte pour le pouvoir est rude : la légitimité religieuse (liens avec
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le pape et les évêques en Occident, lien avec le patriarche de Constantinople dans l’empire
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byzantin) et l’hérédité qui permet à certaines dynasties de durer (comme les Omeyaddes et les
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Abbassides) n’empêchent pas que la puissance militaire remette régulièrement le pouvoir en
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jeu. Au sein de ces luttes incessantes, les contacts entre ces trois empires oscillent entre des
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affrontements plus ou moins durables et des échanges plus pacifiques.
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Les christianismes latin et grec s’écartent progressivement. Si la date célèbre de 1054
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marque le début de la constitution de deux Églises séparées, avec l’excommunication
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réciproque du patriarche de Constantinople et du pape, l’événement n’a pas eu à l’époque
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l’importance qu’on lui a accordée rétrospectivement. Cette rupture se préparait de longue
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date et a été plus progressive : outre la barrière linguistique entre Grecs et Latins, l’empereur
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byzantin était le vrai chef religieux de l’Orient, et nommait à son gré le patriarche de
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Constantinople qui lui était soumis, tandis que le pape construisait (lentement et difficilement)
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son autorité sur l’Église d’Occident. Déjà au IXe siècle, le patriarche Photius était entré
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en conflit avec Rome. La réforme grégorienne qui commence autour de l’an mil renforce
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l’autorité du pape et l’affaire de 1054 en est une conséquence, mais les premières croisades
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qui commencent ensuite ont aussi pour objet de soutenir les Byzantins face aux Turcs. C’est
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véritablement le sac de Constantinople par la quatrième croisade, en 1204, qui sépare les
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deux chrétientés.
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Les rapports entre le monde chrétien et le monde musulman ne se résument pas à des
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affrontements militaires. La bataille dite de Poitiers (732 ou plus vraisemblablement 733) n’est
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pas perçue à l’époque comme un affrontement décisif entre chrétiens et musulmans. Le duc
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Eudes d’Aquitaine avait remporté des victoires plus importantes en 721 et 722. Par la suite,
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Charlemagne n’a aucune difficulté à initier des relations diplomatiques avec Haroun al Rachid,
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calife abbasside de Bagdad, pour prendre à revers les Omeyyades d’Al-Andalous. Les épisodes
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militaires qui marquent parfois les relations entre chrétiens et musulmans, comme la longue
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série des Croisades, ne sont pas exclusifs de contacts culturels qui visent parfois au partage
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de l’héritage antique (en particulier grâce aux traducteurs de Tolède ou à l’école d’astronomie
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de Cordoue), ou d’échanges commerciaux dans le monde méditerranéen (d’abord dominés par
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Retrouvez Éduscol sur l’empire byzantin, puis par les cités italiennes).
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 3
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CYCLE 4 I histoire-géographie I S’approprier les différents thèmes du programme
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Histoire / classe de Cinquième
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Comment mettre en œuvre le thème en classe ?
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Il est indispensable d’incarner ces mondes si lointains et si différents des nôtres. Pour cela
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l’entrée par les personnages ou les lieux semble assez aisée. Nous proposons ici quelques
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exemples qui ne sauraient être des passages obligés ni des modèles incontournables.
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L’entrée par un lieu ou un monument
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La Grande mosquée de Damas, par son emplacement sur une ancienne église chrétienne,
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elle-même succédant à un temple romain, permet de faire, avec les élèves, le constat de la
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succession des religions et de la pérennité des lieux. La présence en son sein du mausolée
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censé abriter le « chef » (la tête) de saint Jean Baptiste (Yahya ibn Zakariya (Jean fils de
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Zacharie) dans la tradition musulmane) est utile pour approcher la généalogie des religions et
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plus particulièrement le lien entre les trois monothéismes.
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Par ailleurs cet édifice monumental et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO se situe
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au cœur de la capitale de l’empire des Omeyyades. Sa proximité avec la citadelle peut
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être observée. Les lieux de pouvoirs d’un immense territoire au moment de son extension
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fulgurante incarnent parfaitement bien cette nouvelle civilisation. C’est ainsi l’occasion, en
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contextualisant ces édifices, de décrire et d’expliquer l’expansion arabo-musulmane ainsi que
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les modes de fonctionnement choisis pour contrôler un tel empire. Le poids du religieux, et
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notamment l’aspect codificateur du Coran, peut être convoqué pour expliquer l’intérêt du lien
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entre le pouvoir séculier et le pouvoir spirituel pour contrôler des populations nomades et
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analphabètes.
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La ville du Caire, qui réunit en son sein les palais fatimides et la citadelle de Saladin, cœur
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de la dynastie des Ayyoubides, dans un environnement où se trouvent de nombreux édifices
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religieux de premier plan (mosquée al-Azhar, mosquée ibn-Tulun, toutes deux inscrites
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également dans le cadre du patrimoine mondial de l’UNESCO) permet d’aborder les mêmes
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problématiques. Nous ne nous situons plus au début de l’expansion arabo-musulmane mais à
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une date où les Francs sont déjà présents dans les États latins, ce qui permet d’aborder assez
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facilement la thématique des échanges. Car c’est bien un lieu de croisement, où se côtoient
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marchands, militaires et intellectuels, qu’il faut parvenir à mettre en évidence.
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Les descriptions du Caire par les voyageurs arabes font écho aux descriptions de Damas
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et peuvent aisément servir de documents de base en contrepoint d’un plan du Caire ou de
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photographies des restes patrimoniaux.
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Un travail identique peut être réalisé à partir de Bagdad même si l’éloignement plus important
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de la capitale des Abbassides et la pauvreté des restes patrimoniaux rendent peut-être
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l’approche moins évidente.
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L’étude du palais d’Aix-la-Chapelle, couplée aux descriptions de la Vita Karoli Magni
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d’Eginhard, permet de rapidement faire comprendre aux élèves le lien entre les pouvoirs
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spirituel et temporel. Et la description de la mise en place d’une proto-administration permet
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de comprendre les défis que la gouvernance d’un tel territoire implique.
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Le même travail peut évidemment être réalisé à partir de Constantinople. Le plan aisément
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identifiable de cette ville permet de faire les mêmes constats de proximité entre palais et
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basilique et de repérer les lieux consacrés aux échanges.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 4
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CYCLE 4 I histoire-géographie I S’approprier les différents thèmes du programme
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Histoire / classe de Cinquième
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L’entrée par les personnages
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Ils sont nombreux à pouvoir prétendre servir de fil directeur à cette thématique. Et les
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relations qu’ils ont pu entretenir avec les princes issus des autres civilisations sont autant de
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pistes concrètes que le professeur pourra utiliser avec ses élèves. Citons ainsi Charlemagne,
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personnage évidemment incontournable, et dont l’amitié avec Haroun al-Rachid, calife
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abbasside, peut apparaître pour les élèves pour le moins surprenante puisque les relations
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entre le monde arabo-musulman et le monde carolingien se réduisent souvent dans la
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mémoire collective à une perception mythique de la bataille de Poitiers. Par ailleurs et plus
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classiquement, étudier Charlemagne en son palais d’Aix permet de faire comprendre aux
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élèves le lien entre la religion et le pouvoir temporel. Quant au contrôle d’un tel empire,
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indubitablement, le développement d’un système administratif reposant sur des représentants
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du pouvoir central est à étudier, y compris dans ses limites qui créent la fragilité évidente de
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ces grands ensembles.
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Alexis Comnène en son palais de Constantinople voit défiler les principaux chefs francs de la
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première croisade, décrits par sa fille Anne (dans son œuvre l’Alexiade). Par ce biais, le contact
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entre les civilisations, même s’ils ne peuvent se réduire à ces portraits, sont au cœur de
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l’étude.
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Enfin, Saladin a également échangé avec Richard Cœur de Lion des lettres accessibles aux
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plus jeunes.
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Ces deux types d’entrées peuvent évidemment se croiser et nous les avons évoquées : le
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basileus à Constantinople, le calife à Damas, au Caire ou à Bagdad, Charlemagne à
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Aix-la-Chapelle. Il faudra bien se garder de toute volonté d’exhaustivité et bien faire la part des
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choses entre les détails nécessaires pour rendre ces études véridiques et la contextualisation
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qui doit permettre de rendre concrets les concepts identifiés comme incontournables et
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problématisés à cet effet.
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La place des contacts
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Nous proposons de traiter les contacts soit au sein de chaque ensemble soit, sans doute de
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façon plus dynamique et intellectuellement plus pertinente, en synthèse des études.
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Il ne s’agit pas de faire une nouvelle leçon qui décrirait les sept croisades de la période, ni de
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référencer la totalité des échanges qui ont pu se faire entre les rives de la Méditerranée. Une
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approche à travers un lieu (Al-Andalus, Acre, Alexandrie…) ou un événement contextualisé
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(prise de Jérusalem en 1099, de Constantinople en 1204) permet de faire comprendre aux
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élèves les enjeux et le rôle des acteurs. Mais si l’entrée par les lieux rend aisée la mise en
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évidence de la diversité des contacts, l’étude des événements a tendance à mettre l’accent sur
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les contacts belliqueux. On veillera à un équilibre.
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On peut encore entrer dans la thématique générale par ces moments de contacts ou
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ces territoires, puis en faire ensuite une déclinaison contextuelle par grand ensemble
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civilisationnel. Mais cette approche est évidemment un peu plus complexe pour les élèves.
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Nous ne pouvons oublier à ce propos d’évoquer Al-Andalus. Si l’étude unique de ce territoire
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ne saurait embrasser tous les aspects du sujet, force est de reconnaître que le foisonnement
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culturel de cet espace est particulièrement propice pour montrer comment s’épanouit une
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civilisation ; elle peut ainsi ouvrir le thème.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 5
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CYCLE 4 I histoire-géographie I S’approprier les différents thèmes du programme
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Histoire / classe de Cinquième
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Principaux repères chronologiques à construire
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• 622 : Hégire et début de l’ère musulmane
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• 800 : couronnement impérial de Charlemagne
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• 1054 : excommunication mutuelle du pape et du patriarche de Constantinople
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• 1204 : sac de Constantinople par les croisés qui marque la rupture définitive entre
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chrétientés occidentale et orientale.
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Quelles sont les contributions du thème aux parcours
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et aux enseignements pratiques interdisciplinaires ?
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• Parcours citoyen : réflexion sur la diversité au sein d’une même religion (courants soufis en
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islam, minorités ibadites, etc.), utilisation de la religion à des fins politiques.
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||
• Parcours d’éducation artistique et culturelle : l’art byzantin, carolingien et musulman,
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l’architecture militaire franque.
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• Pistes pour d’éventuels EPI :
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--EPI « Culture et création artistiques » : sur les traces de la civilisation musulmane en
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Espagne (Espagnol – Histoire – Français – Arts plastiques) ; le voyage en Orient (Français –
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Histoire – Géographie).
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--EPI « Sciences, technologie et société » : la Méditerranée, berceau des sciences
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(Mathématiques – Physique – Histoire).
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Quels sont les écueils à éviter ?
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• Faire une histoire événementielle et politique des empires.
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• Entrer par les pratiques religieuses et définir ainsi ce qu’est un croyant de cette époque.
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• Avoir une approche fixiste sur une si longue période.
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• Considérer l’islam comme un monde uniforme dans le temps et dans l’espace.
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eduscol.education.fr/ressources-2016 - Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche - Mars 2016 6
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