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Annexe 2 Programme de mathématiques pour le cycle 4
Sommaire
Principes
Nombres et calculs
Cinquième
Opérations
Nombres relatifs
Nombres rationnels
Puissances
Calcul littéral et algébrique
Quatrième
Opérations sur les nombres relatifs
Nombres rationnels
Puissances
Racine carrée
Calcul littéral et algébrique
Troisième
Nombres rationnels
Puissances
Racine carrée
Multiples et diviseurs
Calcul littéral et algébrique
Espace et géométrie
Cinquième
Repérage sur une droite et dans le plan
Représentation de lespace
Transformations
Angles
Triangles
Parallélogrammes
Quatrième
Transformations
Repérage sur une droite et dans le plan
Représentation de lespace
Parallélogrammes et translations
Triangles
Troisième
Repérage sur une droite et dans le plan
Représentation de lespace
Triangles
Translations et vecteurs
Organisation et gestion de données et probabilités
Statistiques
Probabilités
Cinquième
Statistiques
Probabilités
Quatrième
Statistiques
Probabilités
Troisième
Statistiques
Probabilités
Proportionnalité, fonctions
Cinquième
Proportionnalité
Fonctions
Quatrième
Proportionnalité
Fonctions
Troisième
Proportionnalité
Fonctions
La pensée informatique
Cinquième
Quatrième
Troisième
Principes
Objectifs majeurs
Le programme de mathématiques du cycle 4 poursuit plusieurs objectifs essentiels, visant à répondre aux besoins des élèves et
aux enjeux contemporains de léducation :
donner le gout des mathématiques, en favorisant le plaisir de chercher, de comprendre, de progresser, et en encourageant
une approche positive de la discipline ;
consolider les apprentissages mathématiques, en approfondissant les connaissances et les compétences mathématiques
développées au cycle 3 ;
assurer lacquisition de savoirs et de savoir-faire, importants pour la compréhension du monde et de la vie quotidienne, et
indispensables à la réussite dans les poursuites d'études ;
renforcer les compétences danalyse, de raisonnement, de logique et dargumentation, qui forment le fondement de toute
formation scientifique et contribuent au développement de lesprit critique, indispensable à une citoyenneté éclairée ;
favoriser le développement de compétences permettant à chaque élève de gagner en autonomie intellectuelle ;
lutter contre les déterminismes sociaux et les inégalités de genre, qui constituent des freins majeurs à la réussite scolaire ;
préparer les élèves à la poursuite réussie de leurs études au lycée.
Une démarche éducative élargie
Au-delà des apprentissages disciplinaires, lenseignement des mathématiques au cycle 4 sinscrit dans une démarche éducative
plus globale. Il donne aux élèves des outils pour appréhender, comprendre et analyser les grands défis du XXIe siècle, y compris
numériques et environnementaux tels que le changement climatique, la perte de la biodiversité ou encore lépuisement des
ressources naturelles.
Les professeurs sont invités à sappuyer sur les questionnements des élèves pour concevoir des activités adossées aux contenus
du programme en phase avec leurs préoccupations, tout en les sensibilisant aux enjeux et en leur apportant des repères et des
perspectives.
Lorganisation du travail des élèves
Pour permettre à chaque élève de progresser et de construire des compétences solides en mathématiques, il est fondamental
de mettre en œuvre des activités pédagogiques diversifiées, en cohérence avec les axes du programme pour répondre à
plusieurs enjeux :
varier les contextes dapprentissage : les situations proposées sancrent dans des contextes concrets (vie quotidienne,
enjeux citoyens, environnement, numérique, etc.), interdisciplinaires (sciences, technologie, géographie, etc.), ou internes
aux mathématiques. Cette diversité permet de donner du sens aux apprentissages, de favoriser les liens entre les savoirs et
déveiller la curiosité des élèves ;
diversifier les types de tâches : activités de réactivation, de première rencontre et dentrainement, pour ancrer les
automatismes et mobiliser les acquis antérieurs ; exercices dapplication, pour consolider les connaissances et les
méthodes ; évaluations formatives, intégrées à lapprentissage, pour réguler les progrès de chacun ; problèmes
encourageant lexploration, la recherche, la prise dinitiative et largumentation ; activités de débat ou de comparaison de
démarches, favorisant lexpression orale, la collaboration et la métacognition ;
adapter les modalités de travail : les élèves sont amenés à travailler dans des configurations variées (individuelle, en
binôme, en groupe), à loral comme à lécrit. Cette diversité permet de développer à la fois lautonomie, la coopération et
les compétences langagières, tout en favorisant linclusion de tous les élèves.
Le temps de classe est un moment privilégié pour organiser ces apprentissages. En complément, des travaux en autonomie, à
réaliser en dehors de la classe, sont proposés pour approfondir, réviser ou remédier. Ces travaux doivent avoir des objectifs
explicites, être adaptés au niveau des élèves, et prendre en compte la diversité de leurs besoins. Ils peuvent sinscrire dans une
logique de différenciation pédagogique, mais ne sy limitent pas.
Lensemble de ces modalités vise à favoriser la réussite et lengagement des élèves dans leur apprentissage, leur plaisir à faire
des mathématiques et à les rendre progressivement plus autonomes face aux apprentissages mathématiques.
La résolution de problèmes
Au cycle 4, la résolution de problèmes constitue un levier essentiel de lapprentissage des mathématiques. Elle irrigue
lensemble des domaines du programme et permet de relier les savoirs entre eux. Elle contribue à donner du sens aux notions
étudiées.
La résolution de problèmes mobilise lensemble des compétences mathématiques :
chercher : extraire des informations utiles ; sengager dans une démarche ; formuler des hypothèses ; explorer différentes
pistes ;
modéliser : traduire une situation en langage mathématique ; choisir des outils adaptés ; valider ou invalider un modèle ;
représenter : utiliser des schémas, des tableaux, des graphiques ou des expressions algébriques ; passer dun mode de
représentation à un autre ;
calculer : effectuer des calculs exacts ou approchés, numériques et littéraux à la main ou avec un outil numérique ;
contrôler des résultats ;
raisonner : justifier des choix ; démontrer par lenchainement logique darguments et de propriétés, analyser et apprendre
de ses erreurs ; mettre à lessai plusieurs solutions ;
communiquer : expliquer une démarche à lécrit ou à loral ; confronter ses idées à celles des autres et les argumenter ;
porter un regard critique.
La résolution de problèmes repose également sur la persévérance, la prise dinitiative, lautonomie, et le travail coopératif, et
est menée, dans des cadres variés (en autonomie, en groupe et dans des contextes de débat, etc.). Elle constitue également un
outil central pour lévaluation, car elle permet dapprécier la capacité des élèves à mobiliser leurs connaissances dans des
situations nouvelles, à articuler différentes notions et à raisonner avec rigueur. À ce titre, elle est un indicateur clé de la
maitrise des savoirs, savoir-faire attendus et compétences visées en fin de cycle.
La place du raisonnement
Tout au long du cycle 4, les professeurs veillent à mettre en évidence la différence de statut entre définition, propriété et
propriété caractéristique. Ils précisent également si les propriétés énoncées sont admises ou démontrées. Cette distinction
permet aux élèves de comprendre que les mathématiques relèvent dun raisonnement rigoureux fondé sur des preuves. Il est
essentiel que les élèves différencient ainsi lénoncé dune opinion, dune impression, dune conjecture ou dun énoncé prouvé.
Pour ce faire une attention particulière est donc portée à la preuve et à la démonstration. Les élèves sont initiés à différents
types de raisonnements (déductif, par labsurde, par contre-exemple, etc.). Le vocabulaire (théorème, réciproque et
contraposée) est explicité. Lélève apprend que si une propriété est vraie alors sa contraposée lest aussi, sans pour autant que
sa réciproque soit vraie.
Les élèves mettent en pratique ces raisonnements pour construire des preuves. Dans un premier temps, laccent est mis sur la
compréhension du raisonnement et la capacité à enchainer logiquement les étapes, sans exigence formelle de rédaction. La
structuration écrite de la démonstration est introduite dans un second temps, de manière progressive, avec des attendus
formels adaptés au niveau des élèves.
La mémorisation et lautomatisation
Pour être capable de résoudre des problèmes de complexité croissante, lélève doit pouvoir sappuyer sur un ensemble
dautomatismes, cest-à-dire un répertoire stable et mobilisable de connaissances, de procédures et de stratégies. Ces
éléments doivent être suffisamment maitrisés pour être activés sans surcharge cognitive. En libérant la mémoire de travail, ils
permettent aux élèves de se concentrer sur des tâches complexes : prise dinitiatives, raisonnement, créativité, modélisation,
etc.
Le développement de ces automatismes ne se limite pas à un simple entrainement mécanique : il sinscrit dans une progression
pensée par les professeurs, qui veillent à donner du sens aux procédures, à identifier les invariants et à proposer des situations
de réinvestissement régulier. Ces automatismes sancrent dans tous les domaines du programme. Ils reposent sur des
connaissances et des techniques étudiées lors des années précédentes et de lannée en cours.
Des actions de remédiation sont proposées quand des élèves rencontrent des difficultés à acquérir ou stabiliser des
automatismes.
Lapprentissage et la consolidation des automatismes jouent un rôle important dans la réussite scolaire. Ils peuvent permettre
des progrès visibles et rapides qui contribuent, à encourager lengagement des élèves dans les apprentissages et à les inscrire
dans une dynamique positive.
À chaque niveau du cycle 4, les automatismes à maitriser sappuient sur des contenus qui ont été étudiés sans être automatisés
au niveau précédent.
Un usage raisonné de la calculatrice
Lusage de la calculatrice au cycle 4 sinscrit dans une démarche pédagogique spécifique, exploratoire ou dappui ponctuel, en
cohérence avec les objectifs dapprentissage. Les professeurs en fixent le cadre dusage.
Il ne sagit pas dun simple recours technique, mais dun outil au service de la formation mathématique, dont lutilisation doit
être pensée en fonction des compétences visées et du niveau de maitrise des élèves.
Son emploi peut se justifier dans plusieurs situations :
pour concentrer lattention des élèves sur le sens et les démarches de résolution, en leur évitant une surcharge cognitive
liée à des calculs longs ou hors programme. Elle permet ainsi de recentrer le travail sur la modélisation, le raisonnement et
la validation des résultats ;
pour mettre en œuvre une différenciation pédagogique permettant à certains élèves, temporairement ou durablement, de
contourner des difficultés de calcul afin de ne pas les pénaliser dans la résolution de tâches complexes. Elle devient alors
un levier d'inclusion et de réussite ;
pour initier les élèves à un usage raisonné des outils numériques. Cela implique dapprendre à choisir la méthode la plus
adaptée, à interpréter correctement les résultats fournis par la machine et à en comprendre les limites.
Cependant, lusage de la calculatrice ne doit jamais se substituer à lacquisition de compétences techniques fondamentales. Le
calcul mental, le calcul réfléchi et le calcul posé restent des objectifs majeurs du cycle 4. Ils doivent faire lobjet dun
entrainement régulier dans des contextes variés (résolution de problèmes, jeux, défis numériques, automatismes quotidiens).
La maitrise de ces compétences constitue de premières conditions favorables aux progrès de lautonomie intellectuelle de
lélève en mathématiques. Elle est également indispensable à la vérification de la cohérence des résultats à travers la maitrise
des ordres de grandeurs et à la transition vers les exigences de la poursuite détudes et de la vie citoyenne.
Un usage raisonné de la calculatrice, pensé comme complémentaire aux savoir-faire mathématiques, prépare ainsi les élèves à
devenir des utilisateurs éclairés et critiques des outils numériques, capables de faire des choix réfléchis dans leur démarche de
résolution.
La place et le rôle de loral
La verbalisation occupe une place essentielle dans lenseignement des mathématiques au cycle 4. Bien au-delà de sa dimension
langagière, elle constitue un outil pédagogique puissant pour structurer la pensée, permettre daccéder à labstraction, clarifier
les raisonnements et renforcer la compréhension des concepts.
Verbaliser, cest mettre en mots une idée, une procédure ou une stratégie, ce qui favorise à la fois la mémorisation et la prise
de recul et permet à lélève de formuler ses représentations mentales, de les confronter à celles des autres et de les ajuster. Au
même titre que la représentation graphique ou symbolique, loral contribue à lentrée progressive dans le langage formel des
mathématiques.
Loral est aussi un levier indispensable pour développer lautonomie, la rigueur et lesprit critique. Présenter une démarche,
justifier une réponse ou expliquer un raisonnement permet à lélève dorganiser sa pensée de manière logique, de clarifier ses
idées pour les rendre compréhensibles à autrui et de sentrainer à produire un discours structuré, précis et argumenté.
Les séances de mathématiques offrent de nombreuses situations propices à cet apprentissage où lélève nest pas seulement
un exécutant, mais devient un acteur de ses apprentissages, capable de présenter, défendre, nuancer ou modifier son point de
vue. Par exemple, plutôt que de recopier au tableau une solution, lélève est invité à la décrire, à la commenter, voire à
linterroger, avec lappui de schémas ou dannotations. Cette pratique valorise la diversité des approches et nourrit une culture
du raisonnement partagé.
La confrontation de démarches différentes pour résoudre un même problème est particulièrement féconde : elle invite les
élèves à argumenter, critiquer de manière constructive, justifier des choix, et ainsi développer une pensée mathématique plus
souple et plus approfondie. Ces échanges oraux participent activement à la formation de lesprit critique, objectif majeur de
lÉcole. Cette attention portée à loral contribue également au développement global des compétences.
Les écrits en mathématiques
Au cycle 4, les écrits jouent un rôle fondamental dans le processus dapprentissage des mathématiques. Ils ne se limitent pas à
une restitution formelle mais contribuent à envisager des pistes de traitement de résolution, à structurer la pensée, à favoriser
la mémorisation, à développer le raisonnement et à soutenir lautonomie des élèves. Différents types décrits sont ainsi
mobilisés, chacun avec une fonction spécifique et complémentaire :
les écrits intermédiaires : lors des phases de recherche, les élèves sont invités à produire des traces écrites qui peuvent
prendre des formes variées : schémas, essais de calcul, prises de notes, conjectures, organisation de données, croquis, etc.
Ces écrits ont pour lélève un intérêt personnel : ils laident à entrer dans lénoncé, à tester des hypothèses, à soulager la
mémoire de travail et à structurer progressivement une démarche. Bien quils ne soient pas formellement évalués, ils
représentent une source précieuse dinformations pour les professeurs. En les consultant, ceux-ci peuvent mieux
comprendre les raisonnements en cours, repérer des obstacles ou des erreurs fréquentes et proposer des ajustements
pédagogiques ciblés. Ces écrits sont également formatifs : ils retracent le cheminement de la pensée, y compris les essais
infructueux, et renforcent les apprentissages par une posture dengagement ;
les écrits dentrainement et de résolution : les activités classiques dexercices et de problèmes donnent lieu à des écrits
structurés, qui constituent la trace des apprentissages engagés en classe. Ces écrits permettent de stabiliser les acquis par
la répétition et lautomatisation, de mettre en pratique des méthodes ou des raisonnements étudiés en cours, de garder en
mémoire les essais et les erreurs, dans une logique dapprentissage par tâtonnement. Les professeurs encouragent les
élèves à conserver les traces de leur démarche, même si elles ne sont pas abouties. Loin dêtre des « brouillons à effacer »,
ces productions constituent une matière riche pour progresser et pour développer une culture de lerreur constructive ;
les écrits de référence : les notions institutionnalisées à lissue des activités sont consignées sous forme de traces écrites de
référence : définitions, propriétés, vocabulaire, procédures, modèles dexercices résolus, etc. Ces écrits structurent le
capital mathématique de lélève. Ils doivent être soignés et organisés, pour être facilement consultables, mis à jour
régulièrement, au fil des apprentissages et mobilisés activement, notamment lors de phases de révision ou de résolution
autonome.
Lévaluation des progrès et des acquis des élèves
Au cycle 4, lévaluation constitue un levier essentiel pour accompagner les apprentissages et favoriser la réussite de tous les
élèves. Elle ne se limite pas à mesurer des performances, mais vise avant tout à faire progresser, à guider les choix
pédagogiques et à construire chez lélève une meilleure compréhension de ses propres acquis.
Lévaluation reste au service des apprentissages et revêt différentes modalités, mais conserve toujours une visée formative :
elle doit permettre de repérer les acquis des élèves en lien avec les six compétences mathématiques (chercher, modéliser,
représenter, raisonner, calculer, communiquer).
Pour que lévaluation soit véritablement utile et juste, lélève doit connaitre les objectifs visés et les critères de réussite. Ces
critères sappuient sur les compétences travaillées en classe, en lien avec les objectifs du programme. Leur explicitation
favorise une posture active de lélève, qui comprend ce quil apprend, pourquoi il lapprend, et comment il peut saméliorer.
Dans cette logique, des outils comme les grilles de réussite ou les barèmes commentés peuvent soutenir lappropriation des
attendus.
Le retour sur lévaluation est un moment clé du processus dapprentissage. Il ne se limite pas à une correction collective, mais
vise à valoriser les démarches pertinentes qui, si elles ne mènent pas immédiatement à la bonne réponse, mettent en lumière
les erreurs fréquentes. Lobjectif est daider les élèves à comprendre leurs erreurs et à y remédier et à leur proposer des pistes
personnalisées (révisions ciblées, exercices de consolidation, soutien différencié). Ce retour permet aussi au professeur de
réguler sa progression, de revoir certains points du programme ou de proposer dautres approches pédagogiques.
Lévaluation, partagée avec les élèves et les familles, permet aux élèves de constater leurs progrès et participe ainsi pleinement
au développement de lautonomie, de la confiance et de lengagement des élèves dans leurs apprentissages.
Les compétences psychosociales
Lenseignement des mathématiques au cycle 4 contribue au développement de compétences diverses.
La mémorisation de faits numériques ou de formules, lautomatisation de procédures renforcent des aptitudes transférables à
dautres domaines.
La résolution de problèmes renforce laptitude des élèves à sappuyer sur des faits pour prendre des initiatives, pour analyser
des données, pour élaborer des stratégies et pour faire des choix réfléchis. Elle apprend à lélève à se confronter à linconnu, à
identifier ses points forts et ses faiblesses. Elle lui apprend à tirer profit de ses erreurs, à développer sa confiance en lui et à
éprouver le plaisir de chercher.
Des modalités de travail diversifiées (recherche en binômes ou en groupes plus larges, entraide entre élèves, exposé dune
réponse ou dune solution, débat autour de celle-ci, etc.) favorisent le développement de lengagement, de la persévérance, de
la capacité découte, du respect du point de vue dautrui et de la capacité à défendre le sien.
Légalité entre les élèves, un enjeu fondamental pour la réussite de tous
En mathématiques, comme dans toutes les disciplines, la réduction des inégalités scolaires constitue une priorité éducative
majeure. Les professeurs jouent un rôle déterminant dans la construction dun climat dapprentissage juste, exigeant et
bienveillant, où chaque élève peut développer sa maitrise des savoirs et savoir-faire, indépendamment de son origine sociale,
de son genre ou de son parcours. Une posture pédagogique inclusive et équitable, favorisant une identification positive,
contribue ainsi à encourager le parcours mathématique de chaque élève.
Il sagit de donner à voir que les compétences en mathématiques ne sont ni innées, ni réservées à une élite, mais quelles se
construisent par la pratique, lerreur, léchange et lentrainement régulier. Promouvoir cette vision démythifie cette croyance
et renforce chez les élèves leur engagement dans leurs apprentissages.
Tendre vers plus dégalité ne consiste pas à traiter tous les élèves de manière identique, mais exige des enseignants une
vigilance constante à plusieurs niveaux :
le choix des situations dapprentissage : elles doivent être suffisamment variées pour solliciter différents modes de
raisonnement, et suffisamment accessibles pour permettre à tous les élèves dentrer dans lactivité ;
le regard porté sur chaque élève : les professeurs valorisent lengagement dans les apprentissages, les stratégies et les
progrès, et non uniquement les résultats. Ils adoptent une posture déducateur exigeant et encourageant, en refusant
toute forme de fatalisme ou de résignation ;
la répartition équitable des responsabilités : chaque élève doit pouvoir prendre part aux tâches, être écouté, et sexprimer.
Cela passe par une vigilance à ne pas laisser certains élèves seffacer ou monopoliser la parole ;
lattention particulière accordée à la dimension langagière des écrits mathématiques et des échanges en classe, afin quils
soient compréhensibles par tous les élèves, en identifiant les obstacles potentiels et en travaillant systématiquement,
lorsque cela savère nécessaire, la reformulation ;
les retours oraux et écrits : ils doivent guider lélève vers des pistes concrètes damélioration. Ils participent à construire
une relation de confiance fondée sur le respect, la clarté des attentes et la reconnaissance des efforts ;
la diversité des modalités dexpression : encourager chaque élève à prendre la parole, à présenter une démarche, à
débattre ou à reformuler une consigne, cest reconnaitre sa capacité à penser, chercher et construire du savoir.
Lenseignement des mathématiques doit également contribuer à modifier les représentations sociales souvent associées à
cette discipline et qui entrainent un manque de légitimité ressenti par certains élèves : élitisme, science pure détachée de tout
contexte, absence de figures féminines, opposition entre sciences et créativité, etc. Pour cela, il est essentiel de :
rendre visibles des parcours de mathématiciens et de mathématiciennes aux profils variés, issus de contextes culturels et
sociaux différents ;
proposer des références inspirantes à travers les supports utilisés en classe ou les échanges avec des intervenants
extérieurs (étudiants, chercheurs, professionnels), afin que tous les élèves puissent se projeter dans des rôles valorisants ;
questionner activement les stéréotypes de genre ou dorigine, en déjouant les biais inconscients qui peuvent encore peser
sur les pratiques scolaires.
Cette approche contribue à créer un environnement où chaque élève a la possibilité dapprendre, de progresser, de réussir, ce
qui constitue la condition première dun enseignement réellement inclusif.
La pensée informatique
La locution « pensée informatique » englobe une attitude intellectuelle et un ensemble de savoirs et savoir-faire essentiels pour
comprendre les enjeux contemporains liés à la place des algorithmes, à la programmation et à lusage de machines avec ou
sans intelligence artificielle.
Au cycle 4, les élèves poursuivent la démarche entamée au cycle 3. Le développement de leur pensée informatique repose sur
lalgorithmique construite progressivement tout au long du cycle. Elle permet aux élèves de manipuler les notions
mathématiques sous un autre point de vue. Elle vise aussi à les sensibiliser aux enjeux des technologies numériques, en liaison
avec lenseignement de technologie.
Organisation du programme
Les apprentissages figurant dans le programme recouvrent des domaines variés des mathématiques : nombres et calculs,
algèbre, organisation et gestion des données, probabilités, géométrie, proportionnalité.
En amont des objectifs dapprentissage, une rubrique intitulée « Automatismes » recense les compétences fondamentales
devant être acquises de manière fluide et durable.
Certains domaines comportent également une rubrique intitulée « Prolongements possibles : mises en perspective historiques
ou culturelles ». Celle-ci a pour vocation denrichir les enseignements en inscrivant les notions mathématiques dans une
dimension historique, culturelle et interdisciplinaire, contribuant ainsi à la construction de la culture générale des élèves et à la
contextualisation des savoirs. Lhistoire des mathématiques peut être un fil rouge sur tout le cycle 4, montrant ainsi le
développement de la pensée mathématique et de son écriture.
Lensemble de cette organisation vise à offrir un cadre pédagogique lisible et cohérent, permettant aux professeurs de
concevoir des parcours dapprentissage exigeants, stimulants et adaptés à la diversité des élèves.
Nombres et calculs
Au cycle 4, la partie nombres et calculs du programme senrichit de nombreuses nouvelles notions. Les élèves découvrent ainsi
de nouvelles catégories de nombres avec lesquels ils réalisent des calculs et quils mobilisent pour résoudre des problèmes.
Les nombres relatifs sont introduits afin de rendre possible toutes les soustractions. Les opérations sur les nombres relatifs sont
construites progressivement. Une pratique routinière de calculs additifs et soustractifs permet de se détacher progressivement
des contextes familiers, ce qui est un préalable à une bonne compréhension de la multiplication et de la division.
La conception du nombre fraction abordée au cycle 3 est étendue aux nombres relatifs en écriture fractionnaire, ainsi quau
quotient ou rapport écrit sous forme fractionnaire avec des nombres quelconques.
Par souci de cohérence, le programme fixe le vocabulaire suivant :
on appelle quotient le résultat dune division ou lexpression dune division ; les deux termes de la division sont des
nombres ou des expressions ;
une fraction est le quotient de deux entiers (numérateur et dénominateur), qui peut être vu comme un nombre, une
expression, et aussi comme un opérateur (fraction dune quantité) ;
un nombre rationnel est un nombre égal au quotient de deux entiers, sans référence à une écriture particulière.
Dans le programme, une fraction est à la fois un nombre et une écriture. On ne distingue pas fraction et écriture fractionnaire.
Les apprentissages ne doivent pas se réduire à la seule maitrise des techniques opératoires.
Tout au long du cycle, ils doivent être consolidés par la résolution de problèmes qui senrichissent à chaque opération
abordée. Les situations doivent motiver les apprentissages, mais aussi les nourrir en permanence à travers des problèmes
porteurs de sens.
Les opérations sur les fractions sont étendues à la multiplication et à la division.
Les multiples et les diviseurs sont utilisés en lien avec les fractions, mais également dans le cadre de résolution de
problèmes
La racine carrée est introduite, en lien avec des situations géométriques (longueur du côté dun carré daire donnée,
théorème de Pythagore).
Lapprentissage des puissances se fonde sur des situations mathématiques illustrant, par exemple, un produit itéré, comme
le comptage de situations répétitives, etc.
Lapprentissage des puissances de dix prend appui sur des grands nombres issus de domaines scientifiques ou
technologiques tels que lastronomie, les sciences physiques, linformatique, le traitement de linformation, pour ce qui est
des exposants positifs. Les sciences de latome, la microbiologie, les sciences chimiques, les nanotechnologies fournissent
des situations propices à côtoyer les exposants négatifs. Ce travail est mené en lien avec les unités, les ordres de grandeur,
dans les autres disciplines, en particulier la physique-chimie. On introduit en fonction des besoins les préfixes des
puissances de dix de nano à giga. On fait le lien avec les conversions.
Ces situations doivent motiver les apprentissages, mais aussi les nourrir en permanence, à travers des problèmes porteurs
de sens.
Ces notions se prêtent particulièrement à une approche interdisciplinaire par létude des problématiques liées au
calendrier, à linformatique, aux engrenages, à la conjonction de phénomènes périodiques et aux cycles déclosion de
certaines espèces, provenant de la physique, de la technologie et des sciences de la vie et de la Terre.
Tout au long du cycle, lintroduction du calcul littéral vient progressivement enrichir, diversifier et formaliser ces premières
rencontres avec la lettre et le signe égal. Le calcul littéral permet alors daller au-delà du cadre purement numérique, tout en
restant connecté à celui-ci afin dassurer une validation des expressions obtenues.
Au cycle 3, les élèves ont été exposés à différents usages de la lettre en mathématiques, notamment comme symbole dune
unité, comme désignation dun objet mathématique (exemple : le point A, le nombre π, le volume V, etc.) ou encore comme
variable dans des formules. Ils ont également rencontré différentes interprétations du signe « = », quil sagisse dindiquer le
résultat dun calcul, une égalité à compléter ou une assignation.
Lintroduction du calcul littéral repose sur le développement dune pensée algébrique, appuyée sur des manipulations
concrètes et des représentations adaptées. Il ne doit pas se limiter à des exercices techniques, bien que ceux-ci soient
indispensables. Son objectif principal est de permettre la généralisation, la démonstration et la modélisation. Il doit ainsi être
intégré à la résolution de problèmes concrets ou internes aux mathématiques, qui en justifient lusage et en renforcent la
pertinence.
Cinquième
Opérations
Automatismes
Mobiliser les critères de divisibilité par 2, 5 et 10 vus en CM1 et CM2.
Déterminer le quotient et le reste dans une division euclidienne, par exemple, savoir que 17 = 3 × 5 + 2.
Utiliser les tables de multiplication pour factoriser des nombres entiers décomposables en produit de deux nombres
différents de 1, par exemple, 21 = 3 × 7.
Savoir calculer des produits en lien avec les tables : 0,6 × 7 ; 40 × 0,03.
Multiplier et diviser par 10, 100, 1 000.
Additionner et soustraire des décimaux, par exemple, 2,7 + 1,4 ; 3,4 0,8.
Objectifs dapprentissage
Additionner, soustraire, multiplier et diviser pour résoudre des problèmes et contrôler la vraisemblance de son résultat.
Connaitre le sens et les situations demploi de ces opérations.
Diviser par un nombre décimal.
Enchainer des opérations.
Traduire un problème, une succession donnée dopérations, un programme de calcul, en une seule expression, en faisant appel
ou non à des parenthèses.
Nommer un calcul, distinguer sommes et produits, termes et facteurs.
Connaitre et utiliser les priorités opératoires.
Connaitre et utiliser la distributivité simple sur des exemples numériques.
Utiliser les notions de multiples et diviseurs.
Connaitre les critères de divisibilité par 3 et par 9.
Mobiliser un algorithme dans le cadre du calcul numérique.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Notion de nombre premier et développements sur ce thème (existence dun nombre infini de nombres premiers, crible
dÉratosthène, etc.).
Nombres relatifs
Automatismes
Additionner, soustraire, multiplier des nombres décimaux à une ou deux décimales.
Savoir que pour compléter une addition à trou, on utilise une soustraction : 2 + ... = 7 se complète en calculant 7 2.
Objectifs dapprentissage
Définir les nombres relatifs.
Définir lopposé et la valeur absolue dun nombre.
Définir la notion de nombre positif, strictement positif, négatif, strictement négatif.
Utiliser les nombres relatifs pour représenter des grandeurs observables qui peuvent prendre des valeurs inférieures à zéro
(température, temps, altitude, etc.), en particulier dans le cadre de la résolution de problèmes.
Lire labscisse dun nombre relatif sur une droite graduée et placer un nombre relatif dabscisse donnée.
Comparer et ranger dans lordre croissant et décroissant des nombres décimaux relatifs.
Additionner deux nombres décimaux relatifs.
Additionner plusieurs nombres décimaux relatifs.
Soustraire deux nombres décimaux relatifs.
Connaitre et justifier les situations dans lesquelles des parenthèses sont indispensables au sens des écritures.
Simplifier lécriture de sommes comportant des parenthèses.
Enchainer additions et soustractions de décimaux relatifs.
Résoudre des problèmes mobilisant addition et soustraction de nombres décimaux relatifs.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Premières apparitions des nombres négatifs avec Brahmagupta (600), dont lexistence était toujours niée au XVIIe siècle.
Nombres rationnels
Automatismes
Entretenir la connaissance et lutilisation des tables de multiplication.
1 1 3 3 4 5 1 100 7
Entretenir lécriture décimale des fractions simples comme ; ; ; ; ; ; ; ; .
2 4 4 2 2 2 10 100 1
7
Faire vivre la notion de nombre quotient en complétant des multiplications à trou : 3 × … = 7 puis 3 × = …
3
Lire labscisse dun point sur une droite graduée en tiers, en quarts, en moitiés, en dixièmes.
2 … 4 …
Reconnaitre des fractions égales : = ; = .
3 15 7 14
2 5 8 8 3 7 8 6
Comparer deux fractions : et ; et ; et ; et .
7 7 12 21 4 18 3 7
17 2
Écrire une fraction sous la forme dune somme dun nombre entier et dune fraction inférieure à 1 : =3+ .
5 5
3 4 2 4 2 2 2 1
Addition et soustraction de fractions simples : + ; 1 ; ;3+ ; + .
5 5 3 7 21 5 5 4
1 1
Prendre une fraction simple dun nombre : le de 18 ; le de 12.
3 4
Prendre 1 %, 10 % ou 50 % dun nombre, en lien avec la proportionnalité.
12 6 1 120
Écrire un même nombre sous de multiples formes, par exemple dire que 1,2 = = = 1 + = 120 % = etc.
10 5 5 100
Objectifs dapprentissage
Comparer des fractions.
Additionner et soustraire des fractions de dénominateurs quelconques.
Résoudre des problèmes avec des additions et soustractions de fractions.
Puissances
Automatismes
Entretenir les tables de multiplications.
Connaitre les unités daires et de volume.
Objectifs dapprentissage
Découvrir la notion de puissance dun nombre et sa notation dans le cas du carré et du cube.
Connaitre les carrés des entiers de 0 à 12.
Connaitre le cube de 10.
Savoir écrire un nombre sous la forme dune puissance 2 ou 3.
Calculer la valeur numérique dexpressions contenant des puissances simples, additions, soustractions et produits.
Calculer la valeur dune expression littérale contenant une puissance simple.
Calcul littéral et algébrique
Automatismes
Identifier des régularités et poursuivre une suite de motifs évolutive.
Trouver le nombre déléments pour une étape donnée dans une suite de motifs évolutive.
Identifier la structure dun motif évolutif en repérant une régularité.
Nombre quotient.
Objectifs dapprentissage
Produire des formules (double, triple, carré, successeur, prédécesseur, aire, périmètre, etc.).
Calculer la valeur dune expression littérale par substitution.
Tester si une égalité entre expressions algébriques comportant une variable est vraie ou fausse.
Déterminer si une expression littérale est une somme ou un produit.
Exploiter les relations k(a + b) = ka + kb ou k(a b) = ka kb pour factoriser, ou développer une expression littérale.
Réduire une expression littérale de la forme a𝑥 + b, où a et b sont des nombres décimaux.
Démontrer une propriété générale par le calcul littéral.
Utiliser un contre-exemple pour démontrer quune assertion est fausse.
Formuler des conjectures en sappuyant sur un langage algorithmique ou un tableur.
Donner à la lettre le statut dinconnue.
Modéliser des problèmes relevant des opérations à trous par des équations du type a𝑥 = c ou 𝑥 + b = c .
Résoudre des équations du type a𝑥 = c ou 𝑥 + b = c par des méthodes arithmétiques s'appuyant sur les opérations inverses.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Lien avec Al Khwarizmi pour qui la résolution des problèmes fait appel à la « chose » quon cherche.
Spécificité de la résolution des équations du type 𝑥 + b = c (« Al-jabr ») et du type a𝑥 = c (« Al-hatt ») chez Al Khwarizmi.
Quatrième
Opérations sur les nombres relatifs
Automatismes
Manipulation de sommes et différences de nombre relatifs.
Opposé dun nombre, somme des opposés.
Entretien des tables de multiplication.
Multiplier et diviser par 10, 100, 1 000.
Compléter des multiplications à trou : 5 × ... = 3 ; faire le lien entre multiplication et division.
Multiplication comme addition itérée : 3 + 3 + 3 + 3 = 4 × 3.
Objectifs dapprentissage
Multiplier deux nombres relatifs : dabord dans le cas où un seul des facteurs est négatif, puis, grâce à la distributivité, dans le
cas où les deux facteurs sont négatifs.
Diviser deux nombres relatifs.
Savoir calculer un enchainement dopérations avec des nombres relatifs.
Utiliser le vocabulaire (somme, quotient, etc.) à partir dun enchainement dopérations dans un programme de calcul et
inversement.
Nombres rationnels
Automatismes
Addition et soustraction de fractions de dénominateurs quelconques mais simples.
Comparaison de fractions.
3 3
Savoir quune fraction est aussi le quotient : (le nombre, qui, multiplié par 7 donne 3, donc savoir que 7 × = 3).
7 7
Savoir que prendre la fraction dun nombre revient à multiplier la fraction par ce nombre.
Objectifs dapprentissage
Simplifier une fraction.
Définir la notion de nombre rationnel : le quotient de deux nombres entiers relatifs.
Exprimer lopposé dun nombre rationnel.
Calculer le produit de nombres rationnels.
Calculer et représenter la fraction dune fraction, dun nombre, dune quantité.
Définir linverse dun nombre et connaitre sa notation.
Déterminer linverse dune fraction.
Diviser des fractions.
Calculer la valeur dexpressions comportant plusieurs opérations avec des fractions.
Résoudre des problèmes mobilisant les opérations sur les fractions : addition, soustraction, multiplication, division, inverse.
Puissances
Automatismes
Connaitre et reconnaitre les carrés parfaits des entiers de 0 à 12.
Multiplier et diviser par 10, 100, 1 000 ; savoir compléter 1 200 = 1,2 ×
Puissances simples : 2² = 4 ; 23 = 8 ; 33 = 27.
10² = 100 ; 103 = 1 000.
Objectifs dapprentissage
Définir les puissances dexposant positif dun nombre a.
Multiplier des puissances dexposant entier naturel dun même nombre entre elles.
Multiplier des puissances dun même exposant entier naturel de deux nombres entre elles.
Résoudre des problèmes faisant intervenir des puissances.
Racine carrée
Automatismes
Donner les carrés des nombres entiers compris entre 0 et 12.
Objectifs dapprentissage
Comprendre et connaitre la définition de la racine carrée dun nombre positif.
Encadrer la racine carrée dun entier par deux nombres entiers consécutifs.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Découverte de lexistence de nombres irrationnels (lien entre laire dun carré et la longueur dun de ses côtés).
√2 nest pas décimal (démonstration par labsurde en considérant le chiffre des unités).
Calcul littéral et algébrique
Automatismes
Donner la valeur dexpressions numériques simples.
Résoudre des équations du type a𝑥 = c et 𝑥 + b = c, où a, b et c sont des nombres.
Écrire 3 × 𝑥 sous la forme 3𝑥 et savoir que 3𝑥 cest 3 × 𝑥.
Connaitre et utiliser : 1 × 𝑥 = 𝑥 ; 𝑥 + 𝑥 = 2𝑥 ; 𝑥 × 𝑥 = 𝑥² ; 3𝑥 + 2𝑥 = 5𝑥 ; 3𝑥 × 2𝑥 = 6𝑥².
Donner le double, le triple, la moitié, le prédécesseur, le successeur, le carré dun nombre.
Tester si un nombre vérifie une égalité.
Objectifs dapprentissage
Produire des formules et tester leur vraisemblance : aires de formes géométriques simples, nombres pairs/impairs, etc.
Connaitre et utiliser la distributivité simple pour développer et factoriser une expression algébrique.
Utiliser le calcul algébrique pour produire des démonstrations.
Résoudre une équation du premier degré du type a𝑥 + b = c.
Mettre en équation un problème et le résoudre à laide dune équation du premier degré du type a𝑥 + b = c𝑥 + d.
Formuler des conjectures à laide dun algorithme ou dun tableur pour résoudre de manière exacte ou approchée une
équation.
Troisième
Nombres rationnels
Automatismes
Additionner, soustraire, multiplier et diviser des fractions.
Objectifs dapprentissage
Mettre une fraction sous forme irréductible.
Rendre irréductible une fraction.
Résoudre des problèmes faisant appel à des fractions.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Notation des ensembles des entiers naturels, des entiers relatifs, des décimaux, des rationnels.
Puissances
Automatismes
Puissance comme multiplication itérée : 3 × 3 × 3 × 3 = 34.
Multiplication de puissances dexposant positif dun nombre.
Multiplication de puissances de même exposant positif de deux nombres.
Objectifs dapprentissage
Définir les puissances dexposant négatif dun nombre.
Multiplier et diviser des puissances.
Déterminer la notation scientifique dun nombre.
Résoudre des problèmes notamment en utilisant la notation scientifique.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Léchiquier de Sissa.
Le papyrus de Rhind.
Racine carrée
Automatismes
Donner les carrés des nombres entiers compris entre 0 et 12.
Objectifs dapprentissage
Résoudre analytiquement et graphiquement des équations de la forme 𝑥2 = a.
Résoudre des problèmes utilisant la racine carrée.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Notion de parabole et de faisceaux convergents vers son foyer. Lien avec les paraboles pour capter les chaines de
télévision.
Algorithmes dextraction de racines carrées.
Multiples et diviseurs
Automatismes
Factoriser un nombre entier positif : 60 = 2² × 3 × 5.
Simplifier une fraction dont le numérateur et le dénominateur sont dans une même table de multiplication, par exemple
15 63
et .
35 14
Trouver un dénominateur commun à deux fractions pour les additionner, les soustraire ou les comparer.
Appliquer les critères de divisibilité par 2, 3, 5, 9.
Calcul littéral et algébrique
Automatismes
Résoudre des équations du type a𝑥 = c, 𝑥 + b = c, a𝑥 + b = c.
Simplifier des expressions littérales.
Calculer la valeur dune expression algébrique avec des puissances ou non.
Donner la nature dune expression littérale : 3𝑥 + 2 est une somme, 5 (𝑥 + 4) est un produit.
Développer et factoriser une expression simple.
Donner lexpression générique dun nombre pair, dun nombre impair.
Prendre lopposé dune expression : savoir que (5 4𝑥) = 5 + 4𝑥.
Objectifs dapprentissage
Simplifier des expressions produits ou des rapports comportant des facteurs communs.
Utiliser la double distributivité pour développer et factoriser des expressions dont le facteur est apparent.
Résoudre analytiquement et graphiquement une inéquation du premier degré du type a𝑥 ⩾ b.
Résoudre une équation produit nul.
Manipuler les trois identités remarquables pour développer et factoriser :
a 2 + 2ab + b 2 = (a + b) 2
a 2 2ab + b 2 = (a b) 2
a 2 b 2 = (a b) (a + b)
Pratiquer un raisonnement par analyse-synthèse dans le cadre dune résolution déquation.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Étude de lidentité de Sophie Germain.
Espace et géométrie
Lenseignement de la Géométrie au cycle 4 a pour objectif majeur damener les élèves à mener des raisonnements et à sinitier
à la preuve. Cette transition vers une géométrie du raisonnement, entamée en 6e, se fait progressivement, en sappuyant sur la
géométrie perceptive et sur la géométrie instrumentée étudiées précédemment. Ces différentes visions ne doivent pas
sopposer mais se compléter, et faire lobjet dallers-retours nécessaires à lélève. Lenseignement de la géométrie se fait donc
en continuité car chaque nouvelle approche complète la précédente, mais aussi en rupture car à ce stade de lapprentissage
de la géométrie, la mesure ne constitue plus un élément de preuve.
Dans lapprentissage du travail de la démonstration, les attentes en termes de formalisme se construisent progressivement.
Pourront ainsi être présentés des exemples génériques, des ébauches de preuves, des diagrammes ou schémas de
raisonnement, des manipulations donnant lidée de la preuve, des preuves à compléter ou à mettre dans lordre. Lobjectif de
rédaction est précédé par lobjectif de raisonnement. On privilégiera pour ce faire un travail en deux étapes : une première
étape sur la recherche dune preuve, une seconde sur la mise en forme de la preuve (mais sans formalisme excessif ni
rédactions stéréotypées).
La représentation est particulièrement mobilisée. Les élèves sont ainsi amenés, dans un premier temps, le plus possible, puis
autant que de besoin, à réaliser des représentations sur leurs cahiers.
Le programme propose de travailler en fil rouge des preuves utilisant les aires, afin de mobiliser les grandeurs géométriques de
sensibiliser les élèves à lidentification dinvariants (élément central dans de nombreux raisonnements mathématiques) et à la
notion duniversalité (par exemple découvrir puis démontrer une propriété vraie dans tous les triangles, une propriété vraie
quelle que soit la position du point M choisi, etc.).
La géométrie est également un domaine dans lequel les élèves pourront accéder à des résultats mathématiques surprenants,
leur permettant de toucher du doigt la beauté de certains résultats et de certains raisonnements.
Cinquième
Repérage sur une droite et dans le plan
Automatismes
Placer sur une demi-droite graduée un point dont labscisse est un nombre décimal.
Repérer un nombre décimal sur une demi-droite graduée.
Objectifs dapprentissage
Sur une droite graduée :
- lire labscisse dun point donné ;
- placer un point dabscisse donnée.
Dans le plan muni dun repère orthogonal :
- lire les coordonnées dun point donné ;
- placer un point de coordonnées données.
Représentation de lespace
Automatismes
Reconnaitre des vues (de dessus, dessous…) dempilements de cubes.
Dénombrer des cubes dans des empilements.
Reconnaitre un cube, un pavé représenté en perspective cavalière.
Reconnaitre un patron dun cube.
Objectifs dapprentissage
Construire et mettre en relation différentes représentations en perspectives cavalières des solides suivants : pavé droit, cube,
cylindre de révolution, prisme droit.
Savoir mettre en relation une représentation en perspective cavalière et un patron dun pavé, dun prisme droit ou dun
cylindre de révolution.
Calculer le volume du cube, du pavé droit, du prisme droit.
Connaitre et convertir des unités usuelles (volume et capacité).
Calculer laire du disque, le volume du cylindre de révolution.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Solides de Platon, formule dEuler.
Tableaux dEscher pour jouer sur la perception de lespace et des volumes.
Transformations
Automatismes
Reconnaitre et construire le symétrique dune figure par symétrie axiale, dont laxe est vertical, horizontal, ou en diagonale
sur quadrillage.
Construire le symétrique, par rapport à un axe, dun point, dune figure, sur feuille blanche.
Objectifs dapprentissage
Définir le demi-tour, ou symétrie centrale.
Connaitre les propriétés du demi-tour.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Rosaces et pavages dans lart du Moyen Âge.
Lien avec les formes vues dans la nature : flocon, alvéoles dabeilles, fleurs.
Angles
Automatismes
Reconnaitre et citer sur une configuration géométrique des angles : angle plein, plat, nul, droit ; angles opposés par le
sommet, adjacents, supplémentaires, aigus, obtus.
Savoir quun angle droit mesure 90°, quun angle plat mesure 180°.
Reconnaitre une bissectrice.
Connaitre les mesures des angles de léquerre dont dispose lélève (30° 60° 90° ou 45° 45° 90°).
Objectifs dapprentissage
Caractériser le parallélisme par les angles : angles alternes internes, angles correspondants.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Éléments dEuclide (Livre I, proposition 27 ou 28).
Triangles
Automatismes
Reconnaitre un triangle isocèle, équilatéral ou rectangle à partir dun schéma codé.
Connaitre la somme des angles dun triangle, calculer le 3e angle dun triangle connaissant les mesures des deux autres.
Connaitre la notion de médiatrice, de cercle circonscrit.
Objectifs dapprentissage
Connaitre la somme des angles dun triangle et savoir la démontrer.
Construire des triangles à partir de données partielles.
Connaitre les propriétés des médiatrices et du cercle circonscrit dans le cas de triangles particuliers.
Calculer laire dun triangle.
Définir et tracer les hauteurs dans un triangle.
Savoir que les hauteurs dun triangle sont concourantes.
Définir et tracer les médianes dans un triangle.
Démontrer quune médiane partage un triangle en deux triangles daires égales.
Utiliser ces propriétés dans le cas de triangles particuliers.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Droite dEuler, cercle des neufs points.
En suivant un programme de construction donné, lélève construit, à la règle et au compas, un pentagone régulier.
Construction dogives en lien avec lart gothique.
Construction de rosaces trilobées, du triangle de Reuleaux.
Différents instruments de mesure.
Parallélogrammes
Automatismes
Reconnaitre en justifiant un quadrilatère, un parallélogramme, un rectangle, un losange, un carré, un trapèze, un
pentagone, un hexagone dans des figures complexes.
Exploiter le codage dune figure pour identifier des parallélogrammes particuliers.
Objectifs dapprentissage
Définir le parallélogramme.
Construire des parallélogrammes.
Connaitre les propriétés caractéristiques des côtés opposés et des diagonales.
Utiliser une propriété caractéristique sur les diagonales ou les côtés pour les construire ou donner la nature du quadrilatère.
Définir les parallélogrammes particuliers (rectangle, losange, carré).
Connaitre les propriétés caractéristiques.
Savoir calculer laire dun parallélogramme et de figures complexes.
Résoudre des problèmes faisant appel à des conversions dunités de longueur et dunités daires.
Quatrième
Transformations
Automatismes
Construire le symétrique dun point par demi-tour.
Repérage sur une droite et dans le plan
Automatismes
Placer sur une droite graduée un point dont labscisse est un nombre relatif.
Repérer un nombre relatif sur une droite graduée.
Dans le plan muni dun repère orthogonal :
• lire les coordonnées dun point donné ;
• placer un point de coordonnées données.
Représentation de lespace
Automatismes
Reconnaitre les solides : cube, pavé, cylindre, prisme droit.
Connaitre et utiliser les formules du volume dun cube, dun pavé, dun prisme, dun cylindre.
Reconnaitre la base dun prisme donné en perspective cavalière.
Savoir calculer laire des figures planes usuelles : triangle, rectangle, disque.
Objectifs dapprentissage
Reconnaitre des solides (pyramide, cône de révolution).
Construire et mettre en relation différentes représentations des solides (pavé droit, cube, cylindre de révolution, prisme droit,
pyramides et cônes de révolution).
Connaitre le volume de la pyramide et du cône de révolution.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Lien avec la pyramide du Louvre, les pyramides égyptiennes.
Parallélogrammes et translations
Automatismes
Dire si des figures planes sont images lune de lautre par une symétrie axiale (dont on identifie laxe) ou par un demi-tour
(dont on identifie le centre).
Dans une configuration donnée, déterminer les images de figures, de droites, de segments, de points par une symétrie
axiale ou un demi-tour.
Reconnaitre un parallélogramme à laide de sa définition ou dune propriété caractéristique grâce aux codages.
Reconnaitre un parallélogramme particulier à partir de ses propriétés caractéristiques, notamment à partir des propriétés
de ses diagonales.
Objectifs dapprentissage
Comprendre leffet dune translation.
Faire le lien avec les parallélogrammes, les angles.
Connaitre et utiliser les propriétés de conservations des translations.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Pavage dEscher ou de lAlhambra.
Triangles
Automatismes
Reconnaitre des droites remarquables, y compris dans les triangles particuliers (médiatrices, médianes, hauteurs,
bissectrices).
Objectifs dapprentissage
Connaitre les trois théorèmes relatifs à la droite des milieux dans un triangle.
Connaitre le théorème de Pythagore, sa réciproque, sa contraposée.
Mener un travail de logique sur la réciproque et la contraposée.
Caractériser un triangle rectangle à laide de son cercle circonscrit, par son inscription dans un demi-cercle dont le diamètre
est un côté du triangle.
Déterminer le centre du cercle circonscrit dun triangle rectangle.
Construire des rectangles sans équerre.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Théorème de Varignon : lélève étudie la démonstration historique dEuclide basée sur les aires.
Quelques repères historiques autour de Pythagore et son œuvre.
Troisième
Repérage sur une droite et dans le plan
Automatismes
Placer sur une droite graduée un point dont labscisse est un nombre relatif.
Repérer un nombre relatif sur une droite graduée.
Dans le plan muni dun repère orthogonal :
• lire les coordonnées dun point donné ;
• placer un point de coordonnées données.
Représentation de lespace
Automatismes
Reconnaitre des solides (pavé droit, cube, prisme droit, cylindre, pyramide, cône).
Connaitre et utiliser les formules du volume dune pyramide ou dun cône.
Donner la nature dune face dune pyramide représentée en perspective cavalière.
Identifier les patrons de pyramides données (par exemple inscrites dans un cube).
Objectifs dapprentissage
Définir la boule et la sphère.
Définir les grands cercles, le diamètre.
Visualiser et réaliser des sections de pavé parallèlement à une face, de cylindre parallèlement ou perpendiculairement à son
axe, dune boule.
Connaitre et utiliser la formule du volume dune boule de rayon donné.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
2
La formule du volume, trouvée au IIIe siècle avant J.-C., daprès une intuition dArchimède comme étant du cylindre qui
3
contient la boule. Elle a été démontrée plus formellement par Newton au XVIIe.
Les cinq polyèdres réguliers de lespace et les illustrations de Léonard de Vinci pour le traité mathématique De divina
proportione de Luca Pacioli.
Triangles
Automatismes
Utiliser la propriété du triangle rectangle et de son cercle circonscrit.
Écrire légalité de Pythagore dans un triangle rectangle.
Utiliser la droite des milieux pour prouver que des droites sont parallèles, pour calculer une longueur, pour prouver quun
point est le milieu dun côté.
Objectifs dapprentissage
Connaitre et appliquer le théorème de Thalès, sa réciproque, sa contraposée (configurations des triangles emboités et
configuration dite du papillon).
Connaitre et utiliser les lignes trigonométriques dans le triangle rectangle : cosinus, sinus, tangente.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelle
Repères historiques autour du théorème de Thalès, qui nest pas appelé comme cela dans les autres pays.
Construction des polygones réguliers à la règle et au compas.
Translations et vecteurs
Automatismes
Mobiliser les connaissances sur la symétrie axiale, le demi-tour, la translation.
Objectifs dapprentissage
Définir et utiliser la translation : définition ponctuelle avec parallélogramme.
Définir et utiliser les notions de vecteur, de vecteurs égaux, de vecteur nul, dopposé dun vecteur.
Définir et utiliser la somme de deux vecteurs par enchainement de deux translations.
Découvrir et utiliser la relation de Chasles.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Savoir quun hexagone est obtenu à partir de triangles équilatéraux.
Lien avec les fractales comme les flocons de Von Koch ou les triangles de Sierpinski.
Organisation et gestion de données et probabilités
Statistiques
Certaines des notions travaillées dans ce thème ont déjà été abordées lors des cycles précédents. Au cycle 4, les élèves sont
confrontés à diverses situations de travail sur des données : les utiliser, les représenter, les interpréter. Ils sont amenés à
analyser et à comparer, en particulier pour dégager des informations pertinentes. Ce travail permet de développer leur esprit
critique, de les éclairer pour prendre des décisions et de les mettre en garde sur des manipulations par des présentations
trompeuses.
La compétence Communiquer est particulièrement travaillée dans la résolution des exercices de cette partie du programme.
La compétence Représenter est très souvent mobilisée dans cette partie du programme. Il est important que les élèves
réalisent des représentations sur leurs cahiers.
Cette partie du programme est propice à lutilisation du tableur. Les professeurs et les élèves devront y avoir recours aussi
fréquemment que possible.
Probabilités
Au cycle 3, les élèves ont travaillé sur les notions élémentaires de probabilité : ils savent quune probabilité est un nombre
compris entre 0 et 1 et quelle peut sexprimer sous la forme dune fraction, dun nombre décimal ou dun pourcentage. Ils ont
calculé des probabilités dans des situations simples déquiprobabilité.
Au cycle 4 on formalise la notion de probabilité dans le cas fini en sappuyant sur le langage des ensembles et on précise les
premiers éléments de calcul des probabilités.
L'élève rencontre des situations familières (par exemple, lancers de pièces ou de dés équilibrés, tirage au hasard dans une
population) où il utilise le modèle de l'équiprobabilité. L'équiprobabilité est une hypothèse qui ne se démontre pas, mais qui
peut être jugée pertinente par un argument de symétrie. Elle peut faire l'objet d'une discussion en classe et être confrontée à
lexpérience.
Dans dautres cas, un modèle probabiliste peut être construit à partir de fréquences observées (par exemple : sexe dun enfant
à la naissance) en sappuyant sur lidée de stabilisation des fréquences (loi des grands nombres).
Dans tous les cas, on distingue la situation réelle du modèle probabiliste utilisé pour la décrire.
Cinquième
Statistiques
Objectifs dapprentissage
Recueillir et organiser des données.
Calculer des effectifs et des fréquences (exprimées sous forme décimale, fractionnaire ou de pourcentage).
Lire et interpréter des informations présentées sous forme de tableaux, de diagrammes et de graphiques.
Représenter, sur papier ou à laide dun tableur-grapheur, des données sous la forme dun tableau, dun diagramme
(diagramme en barres, diagramme circulaire) ou dun graphique cartésien.
Choisir une représentation adaptée à ce quil convient de mettre en avant.
Calculer et interpréter la moyenne simple dune série de données.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Étude des diagrammes de Florence Nightingale.
Probabilités
Automatismes
Positionner sur une échelle de probabilité les évènements du type :
• évènement impossible ;
• évènement certain ;
• obtenir pile en lançant une pièce équilibrée ;
• obtenir une valeur donnée en lançant un dé équilibré ;
• obtenir une couleur dune boule lors du tirage dans une urne ;
• ne pas obtenir la bonne combinaison au loto ;
• obtenir 10 fois de suite la valeur 1 en lançant un dé à six faces.
Donner la probabilité sous diverses formes (fraction, décimale, pourcentage) pour les cinq premiers évènements ci-dessus.
1
Lier lexpression « une chance sur quatre » (par exemple) et la probabilité .
4
Objectifs dapprentissage
Aborder les questions relatives au hasard à partir de problèmes simples.
Utiliser le vocabulaire des probabilités dans des contextes concrets : expérience aléatoire, issue, évènement.
Attribuer des probabilités dans des cas simples (équiprobabilité).
Répéter matériellement une expérience aléatoire simple. Enregistrer les résultats observés dans un tableau deffectifs et de
fréquences.
Quatrième
Statistiques
Automatismes
Calculer une moyenne pour un très petit nombre de valeurs.
Calculer un effectif manquant dans un tableau pour un petit nombre de valeurs.
Calculer une fréquence simple.
Objectifs dapprentissage
Calculer une moyenne pondérée dans le cas dune série discrète de petits effectifs présentée sous forme de données brutes,
dun tableau ou dun diagramme en barres.
Déterminer une médiane et linterpréter dans le cas dune série de petit effectif présentée sous forme de données brutes.
Calculer et interpréter létendue dune série présentée sous forme de données brutes, dun tableau, dun diagramme en barres,
dun diagramme circulaire.
Comprendre lévolution de la médiane et de la moyenne quand on ajoute une valeur extrême.
Résoudre des problèmes faisant intervenir les différents indicateurs.
Résoudre des problèmes de comparaison de séries statistiques.
Utiliser le tableur pour calculer une moyenne, une médiane et létendue dune série statistique.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Le premier traité des Essais darithmétique politique de Willem Kersseboom (XVIIIe s.).
Probabilités
Objectifs dapprentissage
Utiliser le vocabulaire et les notations ensemblistes pour décrire une expérience aléatoire dans des cas simples et définir la
notion dévènement.
Définir : complémentaire, réunion, intersection, ensemble vide (évènement impossible).
Calculer la probabilité dun évènement et de lévènement contraire.
Exemples simples dexpériences aléatoires à deux épreuves (par exemple, lancer de deux pièces, dune pièce et dun dé, de
deux dés, etc.).
À partir de la répétition dune expérience aléatoire, réalisée matériellement ou simulée, comparer des graphiques de
distributions (fréquentielle et probabiliste).
Observer la fluctuation des fréquences pour un nombre de répétitions fixé de lexpérience aléatoire.
Troisième
Statistiques
Automatismes
Calculer une moyenne.
Donner une médiane pour une série comportant un petit nombre de valeurs.
Calculer létendue dune série.
Objectifs dapprentissage
Calculer des effectifs cumulés croissants.
Donner les quartiles et la médiane dune série donnée sous forme de tableau deffectifs ou de diagramme en barres.
Construire et utiliser des boites à moustache pour représenter les valeurs de position dune série statistique.
Comprendre et interpréter des données statistiques.
Utiliser le tableur pour calculer une moyenne, une médiane et létendue dune série statistique.
Probabilités
Objectifs dapprentissage
Connaitre et savoir appliquer la relation 𝑃(𝐴 𝐵) + 𝑃(𝐴𝐵) = 𝑃(𝐴) + 𝑃(𝐵).
Simuler des expériences aléatoires indépendantes.
Observer la stabilisation des fréquences lorsquon augmente le nombre de répétitions de lexpérience aléatoire, faire le lien
entre fréquence et probabilité selon le nombre de répétitions.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Problème de lerreur de DAlembert.
Proportionnalité, fonctions
Cette partie du programme regroupe les notions de proportionnalité et de fonction pour répondre à un double objectif :
introduire progressivement la notion de fonction, pour décrire une dépendance entre deux grandeurs, dont la
proportionnalité est un cas particulier ;
affermir la maitrise des raisonnements liés à la proportionnalité, en liaison avec les situations de proportionnalité
courantes : changement déchelle, changement dunité, pourcentages, rapports et ratios.
Au cycle 4, la proportionnalité occupe toujours une place centrale. Il sagit daffermir la maitrise des principaux raisonnements
qui permettent de traiter les situations de proportionnalité (notamment au niveau de ses applications : pourcentages, rapports
et ratios, changements dunité, changements déchelle, fonctions linéaires etc.).
Les méthodes de résolution des problèmes de proportionnalité évoluent avec les connaissances des élèves, notamment avec
une meilleure maitrise de la notion de quotient. Les procédures vues précédemment sont poursuivies ; la nature des nombres
mis en jeu évolue.
La notion de fonction apparait dabord dans le cadre des grandeurs, avec des situations simples de proportionnalité ou de non
proportionnalité.
Dès la cinquième, on emploie lexpression « en fonction de ». En quatrième, on donne des exemples où on utilise une formule,
un graphique ou un tableau de valeurs pour traduire la dépendance dune grandeur en fonction dune autre. Des exemples de
fonctions sont étudiés en troisième, sans étude générale de la notion de fonction.
Les notations fonctionnelles de type 𝑃(𝐴), 𝑝(𝑡) ainsi que la flèche → sont utilisées progressivement dans tous les chapitres du
programme.
Cinquième
Proportionnalité
Automatismes
Reconnaitre si une situation donnée entre dans le cadre de la proportionnalité ou non.
Dans des situations simples, mobiliser une procédure adaptée (propriété de linéarité pour la multiplication ou laddition,
retour à lunité) pour résoudre un problème lié à la proportionnalité. Par exemple :
• à partir dune recette pour 4 personnes, on sait donner (ou verbaliser la procédure) les quantités lorsque lon passe à 2, 8
ou 6 personnes ;
• si lon connait le prix dun kilogramme de tomates, on sait comment calculer le prix de 3 kg ou de 4,3 kg de tomates ;
• lors de lélection des délégués de la classe, 4 élèves se présentent. Chaque élève a voté pour un seul candidat. Voici les
résultats :
Alexis Chloé Salma Djibril Total
6 12 3 3 24
Calculer le pourcentage de voix de chaque candidat.
Objectifs dapprentissage
Utiliser des proportions, des pourcentages.
Calculer, appliquer des proportions, des pourcentages.
Identifier des situations de proportionnalité dans des contextes concrets (prix, recettes, distances, échelles).
Utiliser un coefficient de proportionnalité dans des contextes concrets (prix unitaire, vitesse moyenne, échelle, etc.).
Représenter une situation de proportionnalité par un tableau ou un graphique.
Reconnaitre une situation de proportionnalité à partir dun tableau ou dun graphique.
Reconnaitre graphiquement quun nuage de points est ou nest pas associé à une situation de proportionnalité entre données
discrètes.
Fonctions
Objectifs dapprentissage
Introduire lexpression : « en fonction de » dans des contextes concrets ou mathématiques.
Produire un tableau de valeurs.
Lire et interpréter un tableau de valeurs.
Placer dans un repère orthogonal donné des points correspondant à un tableau de valeurs.
Lire et interpréter un graphique cartésien donné par une courbe ou un nuage de points.
Traduire la relation de dépendance entre deux grandeurs par un tableau de valeurs à partir dune formule.
Produire une formule simple représentant la dépendance de deux grandeurs.
Caractériser graphiquement la proportionnalité.
Quatrième
Proportionnalité
Automatismes
Déterminer a % de c quand a vaut 100, 50, 25, 10, 1.
Compléter : 20 % de 120 = … ; 30 = × 1 000.
100
Objectifs dapprentissage
Utiliser des grandeurs quotients, avec ou sans unités.
Comparer deux nombres ou deux grandeurs à laide de leur rapport ou ratio.
Exprimer la proportionnalité entre deux suites de nombres par des égalités de rapports ou sous forme de ratio.
Déterminer une quatrième proportionnelle.
Calculer avec des pourcentages.
Rendre compte dune augmentation ou une diminution exprimée en pourcentages au moyen dun coefficient multiplicateur
Définir le coefficient multiplicateur.
Résoudre des problèmes de partage proportionnel.
Fonctions
Objectifs dapprentissage
Savoir appliquer un programme de calcul à deux (plusieurs) étapes à un nombre simple puis à une variable.
Savoir retrouver le nombre de départ après avoir remonté un programme de calcul simple.
Produire une formule littérale représentant la dépendance dune grandeur en fonction dune autre.
Représenter lexpression dune grandeur en fonction dune autre par un graphique.
Comprendre la dépendance dune grandeur en fonction dune autre.
Troisième
Proportionnalité
Automatismes
Partager une somme en deux parts selon un certain ratio.
Partager une masse en trois parts selon un certain ratio.
Partager une somme entre deux personnes âgées de 20 et 30 ans proportionnellement à leur âge.
Calculer le pourcentage dune quantité.
Calculer la distance réelle entre deux villes, connaissant la distance entre ces villes sur une carte routière dont léchelle est
connue.
Appliquer, dans des cas simples, une augmentation ou une diminution exprimée en pourcentages, en utilisant ou non le
coefficient multiplicateur.
Objectifs dapprentissage
Traduire une augmentation ou une diminution en pourcentages.
Relier la représentation graphique dune situation de proportionnalité avec le théorème de Thalès.
Connaitre et utiliser les fonctions linéaires.
Fonctions
Objectifs dapprentissage
Utiliser les différentes représentations dune fonction.
Définir et connaitre le vocabulaire : image, antécédents.
Définir et utiliser les fonctions linéaires.
Résoudre graphiquement des équations et des inéquations linéaires.
Relier fonctions linéaires et proportionnalité.
Définir et utiliser les fonctions affines.
Déterminer graphiquement les coefficients dune fonction affine.
Représenter la fonction carré.
Prolongements possibles : mises en perspective historiques et culturelles
Méthode de simple fausse position (pour les problèmes du type 𝑦 = a𝑥).
La pensée informatique
La pensée informatique est présentée sous langle de lalgorithmique. Les concepts sous-jacents de la programmation
impérative par blocs sont présentés de manière progressive tout au long du cycle. Ainsi, les notions complexes comme celle de
variable et dinstructions de répétition sont introduites en plusieurs temps afin de permettre aux élèves darriver à une
autonomie dexpression en fin de cycle.
Cinquième
Les notions aperçues au cycle 3 sont définies et manipulées avec précision. La notion de variable est vue uniquement à ce
stade sous langle de la manipulation en lecture dune donnée saisie.
Objectifs dapprentissage
Manipuler des instructions simples et les séquencer.
Identifier les entrées et sorties dun programme.
Représenter des formules sous la forme dune expression informatique dans un langage de programmation par blocs.
Calculer la valeur de formules à laide dune suite dinstruction dans un langage de programmation par blocs.
Prévoir la valeur dune expression informatique avant son exécution.
Analyser un programme simple donné et modifier ses paramètres.
Effectuer une boucle inconditionnelle simple permettant de répéter une séquence linéaire dinstructions un nombre précis de
fois.
Quatrième
La notion de variable informatique est progressivement introduite.
En classe de quatrième, les élèves commencent à écrire des programmes simples en autonomie et à comprendre et modifier
des programmes fournis plus complexes.
Objectifs dapprentissage
Représenter des conditions simples.
Écrire des instructions conditionnelles.
Manipuler une variable.
Écrire un programme simple donné pour réaliser un objectif ou résoudre un problème.
Modifier un programme donné pour changer son comportement.
Troisième
Les notions présentées précédemment sont approfondies en classe de troisième.
Cet approfondissement conduit les élèves vers une autonomie décriture de programme.
Objectifs dapprentissage
Approfondir la notion de variables.
Utiliser des conditions composées.
Utiliser une boucle conditionnelle.
Structurer des programmes.
Écrire un programme donné pour réaliser un objectif ou résoudre un problème.