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Les guides
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fondamentaux
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pour enseigner
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La grammaire
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du français
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Terminologie grammaticale
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Avant-propos
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L’élaboration de cet ouvrage a été coordonnée
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par le service de l’instruction publique
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et de l’action pédagogique de la direction
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générale de l’enseignement scolaire. Il a été
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rédigé sous la direction de Philippe Monneret,
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professeur des universités, et de Fabrice Poli,
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inspecteur général de l’éducation, du sport
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et de la recherche.
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p. 1
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Avant-propos
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La présente terminologie grammaticale, destinée
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prioritairement aux professeurs du premier degré
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et aux professeurs de lettres, mais aussi à tous
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les enseignants qui sont susceptibles d’avoir recours
|
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à ces notions dans leur enseignement (notamment
|
||
les professeurs de langues), constitue un outil de
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formation visant à donner aux enseignants les moyens
|
||
de s’approprier un savoir grammatical solide, fondé sur
|
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les connaissances actuellement disponibles en linguistique
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française. Elle a pour vocation d’énumérer, de définir
|
||
et d’illustrer d’exemples simples un ensemble structuré
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||
de notions grammaticales, dont la connaissance est requise
|
||
pour être en mesure d’enseigner la grammaire dans
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les classes des premier et second degrés avec un recul
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critique suffisant.
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Cette terminologie est par ailleurs organisée
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selon un certain nombre de principes d’analyse,
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dont les principaux sont les suivants :
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• la phrase est considérée comme la structure
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fondamentale, à partir de laquelle les autres structures
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peuvent être définies ;
|
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• comprendre l’organisation grammaticale
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d’une langue, et en particulier de la langue française,
|
||
c’est principalement comprendre comment certaines
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structures sont incluses ou imbriquées dans d’autres.
|
||
Par exemple, une proposition subordonnée est incluse
|
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dans une proposition principale, un complément
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du nom est inclus dans un groupe nominal, etc.
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p. 3
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La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Cette terminologie s’attache donc à expliciter
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soigneusement les relations d’inclusion entre structures
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grammaticales et à analyser non seulement les mots
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mais aussi les groupes de mots (groupe nominal,
|
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groupe verbal, etc.) ;
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||
• toute structure grammaticale est composée
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d’éléments en relation avec d’autres éléments.
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Les éléments (mots ou groupes de mots) sont
|
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classés selon leur « nature » et les relations entre
|
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éléments sont définies par des « fonctions ». L’essentiel
|
||
de l’apprentissage de la grammaire scolaire consiste
|
||
donc à développer la capacité d’identifier la nature
|
||
et la fonction de mots ou de groupes de mots, dont
|
||
la description constitue l’essentiel de cette terminologie ;
|
||
• l’analyse se concentre sur les structures canoniques
|
||
de l’écrit, c’est-à-dire sur les structures les plus
|
||
simples ou les plus fréquentes dans les textes.
|
||
Cette terminologie est destinée à permettre un premier
|
||
niveau d’appréhension du système de la langue française,
|
||
fondé sur la reconnaissance des structures les plus
|
||
simples et les plus régulières. Les élèves pourront,
|
||
plus tard, développer leur esprit critique à partir
|
||
de ce qui leur a été enseigné ;
|
||
• la terminologie est organisée selon deux niveaux
|
||
correspondant à deux niveaux de formation
|
||
complémentaires : un premier niveau fournit une
|
||
description d’ensemble minimale de la terminologie
|
||
constitutive de la grammaire du français ; un second
|
||
niveau propose une description plus complète.
|
||
Le choix de cette présentation en deux niveaux est
|
||
fondé sur l’idée qu’une compréhension satisfaisante
|
||
de la grammaire française (mais cela vaut aussi bien
|
||
pour d’autres langues) requiert une vue d’ensemble
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p. 4
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||
Avant-propos
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du système. Le premier niveau de description de cette
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terminologie se caractérise par une granularité moins
|
||
fine que le second, mais ces deux niveaux présentent
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||
une terminologie permettant une description complète
|
||
du système. Au sein de la seconde partie, ont par
|
||
ailleurs été ménagés des encadrés « Pour aller plus
|
||
loin » qui proposent des développements théoriques
|
||
plus approfondis : les professeurs y trouveront des
|
||
exposés qui développent la terminologie grammaticale
|
||
en direction de la stylistique, de la pragmatique
|
||
et de la philosophie du langage ;
|
||
• afin de donner aux analyses proposées une perspective
|
||
diachronique, les faits grammaticaux ont été, chaque
|
||
fois que cela a semblé utile et nécessaire, rapprochés,
|
||
dans leur différence ou leur similitude, des faits latins
|
||
ou d’ancien français, approche qui permet d’inscrire
|
||
les structures françaises soit dans un continuum
|
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soit dans une rupture historique.
|
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||
La terminologie grammaticale connaît des évolutions,
|
||
des tendances et parfois même des antagonismes :
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||
le présent ouvrage se propose, à la lumière de travaux
|
||
scientifiques et universitaires récents et consensuels,
|
||
de définir une base terminologique de référence et
|
||
de la justifier par une description raisonnée du système
|
||
de la langue. Cette base terminologique est fondée
|
||
non pas sur une théorie linguistique particulière mais
|
||
sur une analyse des usages dans le discours grammatical
|
||
scolaire, que l’on s’est attaché à présenter d’une manière
|
||
ordonnée tout en clarifiant ce qui semblait obscur,
|
||
en supprimant les doublons et en comblant quelques
|
||
lacunes lorsque cela paraissait nécessaire.
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p. 5
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La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Sommaire
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1 niveau I
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1 La fonction des mots
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et groupes de mots p. 12
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||
1.1 La phrase p. 12
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||
1.2 Le groupe sujet : la fonction sujet p. 14
|
||
1.3 Le groupe verbal : les fonctions complément d’objet et attribut p. 15
|
||
1.4 Le groupe circonstanciel : la fonction complément
|
||
circonstanciel p. 17
|
||
1.5 Les fonctions dans le groupe nominal : l’expansion du nom
|
||
(fonction épithète, fonction complément du nom) p. 19
|
||
1.6 Conclusion : la notion de « fonction » p. 20
|
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||
2 Phrase et proposition p. 22
|
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||
2.1 Phrase simple et phrase complexe p. 22
|
||
2.2 Phrase complexe par subordination p. 23
|
||
2.3 Phrase complexe par coordination et par juxtaposition p. 24
|
||
2.4 Les types de phrases p. 25
|
||
2.5 Les formes de phrases p. 26
|
||
|
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||
3 Nature des mots
|
||
et des groupes de mots p. 28
|
||
|
||
3.1 Le nom et le déterminant p. 28
|
||
3.1.1 Le nom p. 28
|
||
3.1.2 Le déterminant p. 30
|
||
3.1.2.1 L’article p. 30
|
||
3.1.2.2 Le déterminant possessif p. 31
|
||
3.1.2.3 Le déterminant démonstratif p. 32
|
||
3.2 Le verbe et le groupe verbal p. 33
|
||
3.2.1 La conjugaison du verbe (morphologie verbale) p. 33
|
||
3.2.1.1 Radical et désinence p. 33
|
||
3.2.1.2 Le classement des verbes en groupes p. 34
|
||
3.2.2 Les modes et les temps p. 36
|
||
3.2.2.1 Modes non personnels p. 36
|
||
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||
p. 6
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||
Sommaire
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||
3.2.2.2 Mode indicatif p. 36
|
||
3.2.2.3 Mode subjonctif p. 37
|
||
3.2.2.4 Mode impératif p. 38
|
||
3.3 L’adjectif p. 38
|
||
3.4 L’adverbe p. 39
|
||
3.5 La préposition et le groupe prépositionnel p. 40
|
||
3.6 Le pronom p. 41
|
||
3.7 La conjonction p. 43
|
||
3.7.1 La conjonction de coordination p. 43
|
||
3.7.2 La conjonction de subordination p. 43
|
||
|
||
|
||
4 Le lexique p. 44
|
||
|
||
4.1 La formation des mots (morphologie lexicale) p. 44
|
||
4.1.1 Les mots dérivés : préfixes et suffixes p. 45
|
||
4.1.2 Les mots composés p. 46
|
||
4.2 Les relations entre les mots (sémantique lexicale) p. 47
|
||
4.2.1 Les familles de mots p. 47
|
||
4.2.2 Le champ lexical p. 48
|
||
4.2.3 La synonymie et l’antonymie p. 48
|
||
4.2.4 L’homonymie p. 49
|
||
4.3 Les relations entre les différents sens d’un même mot :
|
||
la polysémie (sémantique lexicale) p. 50
|
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||
2 niveau II
|
||
1 Phrase simple
|
||
et phrase complexe p. 52
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||
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||
1.1 La subordination p. 52
|
||
1.2 Les propositions subordonnées complétives p. 55
|
||
1.2.1 La proposition subordonnée conjonctive p. 55
|
||
1.2.2 La proposition subordonnée interrogative totale p. 56
|
||
1.3 Les propositions subordonnées circonstancielles p. 57
|
||
1.4 Les propositions subordonnées relatives p. 59
|
||
1.4.1 Les propositions subordonnées relatives adjectives p. 59
|
||
1.4.2 Les propositions subordonnées relatives substantives p. 60
|
||
1.5 Les subordonnées sans conjonction de subordination p. 62
|
||
1.5.1 La proposition subordonnée infinitive p. 62
|
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||
p. 7
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||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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||
1.5.2 La proposition subordonnée participiale p. 63
|
||
1.5.3 La proposition subordonnée interrogative partielle p. 63
|
||
1.6 La coordination et la juxtaposition p. 65
|
||
1.7 Les types de phrases p. 66
|
||
1.7.1 Le type déclaratif p. 67
|
||
1.7.2 Le type interrogatif p. 68
|
||
1.7.2.1 Interrogation directe et interrogation indirecte p. 68
|
||
1.7.2.2 Interrogation totale et interrogation partielle p. 69
|
||
1.7.2.3 Portée de l’interrogation p. 69
|
||
1.7.3 Le type impératif p. 71
|
||
1.8 Les formes de phrases p. 72
|
||
1.8.1 La forme négative p. 73
|
||
1.8.2 La forme passive p. 76
|
||
1.8.3 La forme exclamative p. 77
|
||
1.8.4 La forme emphatique p. 78
|
||
1.8.5 La forme impersonnelle p. 79
|
||
1.9 Les phrases atypiques (ou non verbales) p. 80
|
||
1.9.1 La phrase averbale p. 80
|
||
1.9.2 La phrase elliptique p. 81
|
||
1.9.3 Le mot-phrase p. 81
|
||
|
||
|
||
2 La fonction des mots
|
||
et groupes de mots p. 82
|
||
|
||
2.1 La phrase p. 82
|
||
2.2 Le groupe sujet : la fonction sujet p. 83
|
||
2.3 Le groupe verbal p. 84
|
||
2.3.1 La fonction complément d’objet p. 84
|
||
2.3.2 La fonction attribut p. 86
|
||
2.3.2.1 L’attribut du sujet p. 87
|
||
2.3.2.2 L’attribut du COD p. 89
|
||
2.4 Le groupe circonstanciel : la fonction complément
|
||
circonstanciel p. 89
|
||
2.5 Les fonctions dans le groupe nominal : l’expansion du nom
|
||
(fonction complément du nom, fonction épithète) et l’expansion
|
||
du groupe nominal (fonction apposition) p. 94
|
||
2.5.1 La fonction complément du nom p. 94
|
||
2.5.2 La fonction épithète p. 96
|
||
2.5.3 La fonction complément de l’adjectif p. 97
|
||
2.6 La fonction apposition p. 97
|
||
2.7 Les fonctions énonciatives et textuelles p. 99
|
||
|
||
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||
p. 8
|
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Sommaire
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||
3 La nature des mots
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||
ou groupes de mots p. 101
|
||
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||
3.1 Le nom p. 102
|
||
3.2 L’adjectif p. 104
|
||
3.3 Les déterminants p. 106
|
||
3.3.1 L’article p. 107
|
||
3.3.2 Les déterminants possessifs p. 110
|
||
3.3.3 Les déterminants démonstratifs p. 111
|
||
3.3.4 Les déterminants interrogatifs p. 113
|
||
3.3.5 Les déterminants indéfinis p. 114
|
||
3.3.6 Les déterminants exclamatifs p. 116
|
||
3.3.7 Les déterminants numéraux p. 116
|
||
3.3.8 Les déterminants relatifs p. 117
|
||
3.4 Les pronoms p. 118
|
||
3.4.1 Les pronoms personnels p. 118
|
||
3.4.2 Les pronoms possessifs p. 121
|
||
3.4.3 Les pronoms démonstratifs p. 121
|
||
3.4.4 Les pronoms indéfinis p. 123
|
||
3.4.5 Les pronoms interrogatifs p. 124
|
||
3.4.6 Les pronoms relatifs p. 125
|
||
3.4.7 Les pronoms adverbiaux p. 127
|
||
3.5 Les adverbes p. 128
|
||
3.6 Les prépositions p. 130
|
||
3.7 Les conjonctions p. 131
|
||
3.7.1 Les conjonctions de coordination p. 131
|
||
3.7.2 Les conjonctions de subordination p. 132
|
||
3.8 Les interjections et les onomatopées p. 134
|
||
3.9 Le verbe p. 135
|
||
3.9.1 Radical et désinence p. 136
|
||
3.9.2 Classement morphologique des verbes p. 137
|
||
3.9.3 Auxiliaires et semi-auxiliaires p. 139
|
||
3.9.4 Les voix p. 141
|
||
3.9.5 Les modes p. 143
|
||
3.9.5.1 Les modes personnels p. 143
|
||
3.9.5.2 Les modes non personnels p. 150
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 9
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
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||
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||
4 Le lexique p. 159
|
||
|
||
4.1 Le morphème p. 160
|
||
4.2 Point de vue diachronique : l’histoire des mots p. 161
|
||
4.3 La formation des mots (morphologie lexicale) p. 164
|
||
4.3.1 Les mots dérivés : préfixes et suffixes p. 165
|
||
4.3.2 Les mots composés p. 167
|
||
4.3.3 Les locutions p. 168
|
||
4.3.4 La conversion p. 169
|
||
4.3.5 Autres procédés de formation p. 170
|
||
4.4 Les relations entre les mots (sémantique lexicale) p. 171
|
||
4.4.1 Les familles de mots p. 171
|
||
4.4.2 Le champ lexical p. 172
|
||
4.4.3 Dénotation et connotation p. 172
|
||
4.4.4 Synonymie et antonymie p. 173
|
||
4.4.5 Hyperonymie et hyponymie p. 175
|
||
4.4.6 Homonymie p. 176
|
||
4.4.7 Polysémie p. 177
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Conclusion générale p. 179
|
||
|
||
|
||
|
||
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||
3 Annexes
|
||
Tableau 1 Les natures de mot (ou de groupe de mots)
|
||
pour chaque fonction p. 185
|
||
Tableau 2 Les fonctions possibles pour chaque nature de mot
|
||
(ou de groupe de mots) p. 193
|
||
|
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||
|
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|
||
4 Index p. 201
|
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||
Liste des abréviations p. 211
|
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||
p. 10
|
||
niveau I
|
||
|
||
Les
|
||
structures
|
||
élémentaires
|
||
I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
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|
||
1 La fonction des mots
|
||
et groupes de mots
|
||
Une partie importante de l’analyse grammaticale de la phrase consiste
|
||
à identifier la fonction des mots ou groupes de mots qui la constituent.
|
||
Ce sont en effet ces fonctions qui permettent d’interpréter les phrases
|
||
et de comprendre leur sens. Puisque la phrase est considérée comme
|
||
la structure fondamentale, la terminologie relative aux fonctions com-
|
||
mencera par une analyse de la phrase.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
1.1 La phrase
|
||
La phrase type (P) est composée de deux éléments : un groupe sujet (GS) et un
|
||
groupe verbal (GV). On adoptera donc la formule : P = GS + GV.
|
||
|
||
|
||
La phrase (1)
|
||
|
||
P = GS + GV
|
||
P = Le facteur distribue le courrier.
|
||
GS = le facteur ; GV = distribue le courrier
|
||
|
||
|
||
|
||
Ces deux éléments sont obligatoires pour qu’on ait une phrase type : sauf cas
|
||
particulier, ni le facteur employé seul ni distribue le courrier employé seul ne
|
||
constituent une phrase. À titre d’exemples, Sors ! et Excellent, ce rôti ! sont des
|
||
phrases mais ne sont pas des phrases types.
|
||
|
||
|
||
|
||
La phrase peut également comporter un élément apportant des informations
|
||
complémentaires, non obligatoires : le groupe circonstanciel (GC).
|
||
|
||
|
||
La phrase (2)
|
||
|
||
P = [GS + GV] + GC
|
||
P = Le facteur distribue le courrier à huit heures.
|
||
GS = le facteur ; GV = distribue le courrier ; GC = à huit heures
|
||
|
||
|
||
|
||
La formule complète de la phrase type (les parenthèses indiquant le caractère
|
||
facultatif du GC) est donc la suivante : P = [GS + GV] (+ GC).
|
||
|
||
|
||
p. 12
|
||
Les structures élémentaires I
|
||
|
||
Cette description indique bien que, entre les trois groupes majeurs qui consti-
|
||
tuent la phrase, seules deux fonctions peuvent être identifiées : la fonction sujet
|
||
et la fonction complément circonstanciel. Toutes les autres fonctions (com-
|
||
plément d’objet direct, épithète, etc.) n’existent qu’à l’intérieur des groupes qui
|
||
forment la phrase. Par exemple, la fonction complément d’objet direct est une
|
||
fonction interne au GV et la fonction épithète une fonction interne au groupe
|
||
nominal (GN). Cette hiérarchie des fonctions est le fondement de la syntaxe
|
||
du français. Schématiquement1 :
|
||
|
||
|
||
P
|
||
|
||
|
||
Fonction sujet
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||
GS GV GC
|
||
|
||
Le nouveau facteur distribue le courrier à midi.
|
||
|
||
Fonction épithète Fonction COD
|
||
|
||
|
||
|
||
Fonction complément
|
||
circonstanciel
|
||
|
||
|
||
|
||
Il convient donc de poursuivre l’analyse en examinant chacun des trois groupes
|
||
constitutifs de la phrase : GS, GV et GC.
|
||
|
||
|
||
|
||
HISTOIRE DE LA LANGUE L’ordre, habituel mais non systématique, des mots
|
||
de la phrase latine plaçait généralement le sujet en tête, les différents com-
|
||
pléments en position centrale et le verbe à la fin de la phrase (Le professeur
|
||
félicite les élèves, Magister discipulos laudat). Toutefois, le système des
|
||
déclinaisons, qui indiquait la relation que les mots de la phrase entretenaient
|
||
entre eux, conférait à l’ordre des mots une importance secondaire (Discipu-
|
||
los magister laudat a la même signification que Magister discipulos laudat),
|
||
tandis que, en français, la disparition du système des déclinaisons a attribué
|
||
à l’ordre des mots un rôle essentiel (Alice félicite Paul n’a pas le même sens
|
||
que Paul félicite Alice).
|
||
|
||
|
||
|
||
NOTIONS GRAMMATICALES
|
||
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||
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||
PHRASE GROUPE SUJET
|
||
|
||
GROUPE VERBAL GROUPE CIRCONSTANCIEL
|
||
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||
|
||
|
||
|
||
1 Dans le schéma qui suit, le GS a la forme d’un GN.
|
||
|
||
|
||
p. 13
|
||
I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
1.2 Le groupe sujet :
|
||
la fonction sujet
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Le groupe sujet (GS) règle l’accord du verbe (ou, inversement, le verbe s’accorde
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avec le groupe sujet) 2 : Le facteur distribue le courrier ; Les facteurs distribuent
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le courrier.
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Le GS peut avoir différentes natures :
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• il peut être constitué d’un groupe nominal (comme le facteur dans les phrases
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précédentes). Un groupe nominal (GN) – voir plus loin le chapitre « nature
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des mots et des groupes de mots » – est un groupe formé à partir d’un nom
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(facteur) et précédé, dans sa forme canonique, d’un déterminant (le dans
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le facteur). Dans la phrase Le facteur distribue le courrier, le GN le facteur
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est sujet du verbe « distribuer » ;
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• il peut être constitué d’un pronom personnel. Par exemple, dans la phrase
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Il distribue le courrier, le groupe sujet du verbe « distribuer » est le pronom
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personnel Il. En d’autres termes, il est sujet de distribue.
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Remarque : de même qu’en mathématiques un ensemble peut être réduit à un
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seul élément, on admettra par convention qu’en grammaire un groupe syn-
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taxique puisse être réduit à un seul mot. Ainsi dans la phrase Il distribue le
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courrier, le GS se réduit au seul pronom personnel Il. De même, le groupe verbal
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(GV) peut être réduit au verbe (Alice travaille) et le GN peut être réduit au nom,
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en particulier dans le cas des noms propres (Alice travaille).
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D’autres types de groupes sujets (infinitif, subordonnée complétive, etc.) sont
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abordés dans le deuxième niveau.
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NOTIONS GRAMMATICALES GROUPE SUJET GROUPE NOMINAL
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2 Dans le schéma qui précède, la flèche va du GS au GV pour indiquer que le GS est sujet du GV.
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Mais si l’on avait voulu indiquer que le GV dépend du GS, puisqu’il s’accorde avec lui, la flèche aurait été
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orientée dans l’autre sens.
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Les structures élémentaires I
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Le groupe verbal : les fonctions 1.3
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complément d’objet et attribut
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Le groupe verbal (GV) se compose d’un verbe et d’un ou plusieurs constituants,
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qui peuvent à leur tour avoir une nature de groupe nominal (GN), de pronom ou
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encore d’adjectif dans le cas de l’attribut.
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Dans Le facteur distribue le courrier, le GV distribue le courrier est formé d’un
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verbe (distribue) et d’un GN de fonction complément d’objet direct (le courrier).
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On notera que ce groupe nominal complément d’objet direct (GN COD) peut être
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remplacé par un pronom (Il le distribue). Lorsque le complément d’objet est un
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groupe nominal prépositionnel (GNP), c’est-à-dire un GN précédé d’une pré-
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position, on parle de complément d’objet indirect (dans Le facteur parle à la
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voisine, le GNP à la voisine est COI de parle). Le groupe nominal prépositionnel
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complément d’objet indirect (GNP COI) peut aussi être remplacé par un pronom
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(Le facteur lui parle). Un GV peut comporter un ou deux compléments (Le fac-
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teur distribue le courrier à ma voisine). Il peut également ne comporter aucun
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complément, donc se réduire au verbe seul (L’enfant parle) 3 .
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Les principaux types de GV sont donc les suivants (les GN COD et les GP COI pou-
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vant être remplacés par des pronoms) :
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Les différents types de groupes verbaux
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GV = V : Le facteur travaille. Le facteur dort. Le facteur parle.
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GV = V + GN : Le facteur distribue le courrier.
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le courrier : GN COD de distribue
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GV = V + GNP : Le facteur parle à sa collègue ; le facteur va à Paris.
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à sa collègue : GNP COI de parle ;
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à Paris, GNP COI de va
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GV = V + GN + GNP : Le facteur donne une lettre à ma voisine.
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une lettre : GN COD de donne ;
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à ma voisine : GNP COI de donne
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GV = V + GNP + GNP : Le facteur parle de ses vacances à sa collègue.
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de ses vacances : GNP COI de parle ;
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à sa collègue : GNP COI de parle
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3 En Belgique et à Québec, le COD est nommé « CDV » (complément direct du verbe) et le COI
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est nommé « CIV » (complément indirect du verbe).
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Un complément d’objet est en rapport avec le sens du verbe. Plus précisément,
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il est impliqué par le sens du verbe. Par exemple, le verbe boire implique des
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compléments dont le sens est compatible avec le sens de boire : elle boit de
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l’eau, elle boit du café, etc. Le verbe aller implique une destination (par consé-
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quent à Paris est un COI dans Elle va à Paris). Si le complément d’un verbe ne
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respecte pas cette contrainte, le sens obtenu est généralement métaphorique
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(Il boit ses paroles).
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Dans le cas particulier où le sens du verbe se réduit à une idée d’identification
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(Alice est avocate) ou d’attribution d’une propriété (Alice est grande), le verbe
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est dit de type « attributif ». Le principal verbe attributif est le verbe être (d’autres
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verbes attributifs sont évoqués en II.2.3.2). La fonction de l’élément qui est asso-
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cié au verbe attributif dans le GV est la fonction attribut du sujet. La fonction
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attribut du sujet peut être assurée par un GN ou par un adjectif4 .
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La fonction attribut du sujet
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Alice est grande.
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GS : Alice ; GV : est grande (est : verbe attributif ;
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grande : adjectif attribut du sujet Alice)
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Alice est une bonne avocate.
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GS : Alice ; GV : est une bonne avocate (est : verbe attributif ;
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une bonne avocate : GN attribut du sujet Alice)
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Remarque : la fonction attribut du COD est traitée en II.2.3.2.2.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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GROUPE VERBAL GROUPE NOMINAL PRÉPOSITIONNEL
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COMPLÉMENT D’OBJET DIRECT COMPLÉMENT D’OBJET INDIRECT
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VERBE ATTRIBUTIF ATTRIBUT DU SUJET
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4 L’expression « attribut du sujet » pose problème car elle relie au sujet de la phrase un élément
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(le GN ou le GAdj. de fonction attribut) qui appartient au GV. On la conserve malgré tout, parce qu’elle appartient
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à la tradition grammaticale scolaire.
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Les structures élémentaires I
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Le groupe circonstanciel : 1.4
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la fonction complément
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circonstanciel
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À la différence du complément d’objet du verbe (COD ou COI) qui est lié au sens
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du verbe, le complément circonstanciel n’entretient aucun rapport de sens
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nécessaire avec le sens du verbe. Il donne des informations complémentaires au
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sujet de l’événement décrit par l’ensemble du groupe sujet et du groupe verbal
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||
[GS + GV] : lieu de l’événement, moment de l’événement, cause de l’événement,
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etc. C’est pour cette raison que le complément circonstanciel est toujours facul-
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tatif (il peut donc être supprimé sans que l’intégrité de la phrase soit affectée) et
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qu’il peut par ailleurs être déplacé dans la phrase, puisqu’il possède une auto-
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nomie par rapport à l’ensemble [GS + GV].
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Le groupe circonstanciel
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Le facteur distribue le courrier à huit heures.
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ou
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À huit heures, le facteur distribue le courrier.
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ou
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Le facteur, à huit heures, distribue le courrier.
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On remarquera que le complément d’objet, parce qu’il fait partie de la struc-
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ture GV, ne peut pas être déplacé en tête de phrase : *Le courrier le facteur
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distribue à huit heures ; *À Paris, le facteur va (mais à Paris est un groupe cir-
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constanciel (GC) dans la phrase Le facteur travaille à Paris, qui se transforme
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aisément en : À Paris, le facteur travaille 5).
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Remarque : l’astérisque (*) signale le caractère agrammatical d’une phrase.
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Une formule plus précise de la structure de la phrase serait donc : P = [GS + GV] (+ GC).
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Dans cette formule, les crochets indiquent que l’ensemble formé par le GS et le
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GV présente une solidarité indépendamment du GC et les parenthèses indiquent
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le caractère facultatif du GC.
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La fonction complément circonstanciel peut être assurée par des groupes nomi-
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naux prépositionnels (GNP), par des groupes nominaux (GN), par des adverbes
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ou par des propositions subordonnées.
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5 Les deux phrases sont syntaxiquement correctes mais se distinguent par une nuance de sens :
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la phrase À Paris, le facteur travaille répond à la question « Que fait le facteur à Paris ? » tandis que la phrase
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Le facteur travaille à Paris répond à la question « Où le facteur travaille-t-il ? ».
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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La fonction complément circonstanciel
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Le GNP complément circonstanciel
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à huit heures dans Le facteur distribue le courrier à huit heures.
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Le GN complément circonstanciel
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le matin dans Le facteur distribue le courrier le matin.
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L’adverbe complément circonstanciel
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aujourd’hui dans Le facteur distribue le courrier aujourd’hui.
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La proposition subordonnée complément circonstanciel
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quand le jour se lève dans Le facteur distribue
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le courrier quand le jour se lève.
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Lorsque la fonction circonstancielle est reconnue comme telle dans la structure
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de la phrase, différents types de compléments circonstanciels peuvent être
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distingués selon leur sens.
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Les différents types de compléments circonstanciels
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Complément circonstanciel de temps
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GN : le matin dans Le facteur distribue le courrier le matin.
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GNP : à huit heures dans Le facteur distribue le courrier à huit heures.
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Adverbe : aujourd’hui dans Le facteur distribue le courrier aujourd’hui.
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Proposition subordonnée : quand le jour se lève
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dans Le facteur distribue le courrier quand le jour se lève.
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Complément circonstanciel de lieu
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GNP : dans le quartier dans Le facteur distribue
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le courrier dans le quartier.
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Adverbe : ici dans Ici, le facteur distribue le courrier.
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Complément circonstanciel de cause
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GNP : à cause des conditions météorologiques dans Le courrier
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n’a pas été distribué à cause des conditions météorologiques.
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Proposition subordonnée : parce que c’est son métier
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dans Le facteur distribue le courrier parce que c’est son métier.
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Remarque : d’autres types de compléments circonstanciels (conséquence, but,
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moyen, etc.) sont évoqués en II.2.4.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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GROUPE CIRCONSTANCIEL COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL DE TEMPS
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COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL DE LIEU COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL DE CAUSE
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Les structures élémentaires I
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Les fonctions dans le groupe 1.5
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nominal : l’expansion du nom
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(fonction épithète, fonction
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complément du nom)
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De même que le groupe verbal (GV) est un groupe syntaxique dont le noyau est
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un verbe (V), le groupe nominal (GN) est un groupe syntaxique dont le noyau
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est un nom (N). Outre le nom, le GN comporte très souvent un déterminant (Dét)
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et, facultativement, un adjectif (ou plusieurs adjectifs) ou un groupe préposi-
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tionnel, qui constituent ce que l’on nomme des « expansions du nom ».
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Par exemple, le GN une bonne avocate comprend, outre le noyau N avocate, un
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Dét (une) et un adjectif (bonne) de fonction épithète, et le GN la pharmacienne de
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mon quartier comprend, outre le noyau N pharmacienne, un Dét (la) et un GNP
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(de mon quartier) de fonction complément du nom.
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Les fonctions épithète et complément du nom
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Dans le GN une bonne avocate, l’Adj bonne
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a la fonction épithète du nom avocate.
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Dans le GN la pharmacienne de mon quartier,
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le groupe nominal prépositionnel de mon quartier a la fonction
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complément du nom pharmacienne.
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La formule générale du groupe nominal est donc la suivante : GN = Dét + N (+ Exp),
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le constituant « expansion » (Exp), facultatif, pouvant être ou bien un Adj épithète
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ou bien un GNP complément du nom. Le terme « expansion » est donc un terme
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général de fonction, qui regroupe d’une manière indistincte la fonction épithète
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et la fonction complément du nom.
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Remarque : dans le cas où le noyau du GN est un nom propre, le GN est souvent
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réduit à un nom (GN = N).
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Il existe différents types de déterminants, qui seront présentés ultérieurement.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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FONCTION ÉPITHÈTE FONCTION COMPLÉMENT DU NOM EXPANSION DU NOM
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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1.6 Conclusion : la notion de « fonction »
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Compte tenu de ce qui a été exposé précédemment, on notera que, d’une
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manière générale, le terme « fonction » désigne une relation entre des mots ou
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des groupes de mots.
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Dans la tradition grammaticale française, seuls les mots et groupes de mots lexi-
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caux ont une fonction (à l’exception du verbe et du groupe verbal (GV)), ainsi que
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les pronoms ; les déterminants, les prépositions, les conjonctions sont des outils
|
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grammaticaux qui n’ont pas de fonction par eux-mêmes mais font partie d’un
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groupe de mots qui a une fonction. Par exemple, dans Le château de ma mère,
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la préposition de n’a pas de fonction mais le groupe nominal prépositionnel (GNP)
|
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de ma mère qu’elle introduit est de fonction complément du nom. Quant au
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verbe ou au groupe verbal, il est considéré comme le pivot de la phrase, par
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rapport auquel les fonctions sujet et complément circonstanciel se définissent6 .
|
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C’est pourquoi, dans notre tradition grammaticale, il n’existe pas de terme pour
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définir sa fonction.
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Dans la phrase, la fonction sujet désigne la relation entre un groupe nominal (GN)
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ou un pronom d’une part et un GV d’autre part, tandis que la fonction complé-
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ment circonstanciel désigne la relation entre l’ensemble [GS + GV] et un GNP,
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un GN, un adverbe (Adv) ou une proposition subordonnée :
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fonction complément circonstanciel
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[ Le facteur distribue le courrier ] à huit heures.
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fonction sujet
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Dans le GV, la fonction complément d’objet direct (COD) désigne la relation entre
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un GN et le V dont il est COD tandis que la fonction complément d’objet indirect
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(COI) désigne la relation entre un GNP et le V dont il est COI :
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Le facteur [ distribue le courrier. ]
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fonction COD
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Le facteur [ parle à sa collègue. ]
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fonction COI
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6 L’intérêt d’introduire un terme nouveau qui corresponde à la fonction du groupe verbal
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(par exemple « prédicat ») est très limité car le groupe verbal a toujours la même fonction (tandis que les autres
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groupes de mots ont des fonctions variables). Voir II.2.1.
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p. 20
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Les structures élémentaires I
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Dans le cas particulier du GV ayant pour noyau un verbe attributif, la fonction
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attribut du sujet désigne la relation entre un adjectif (Adj) ou un GN et le GS dont
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ils sont attributs7 :
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Alice [ est grande. ]
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fonction attribut du sujet
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Alice [ est une bonne avocate. ]
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fonction attribut du sujet
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Dans le GN, la fonction épithète désigne la relation entre l’adjectif et le nom tandis
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que la fonction complément du nom désigne la relation entre le GNP et le nom
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dont il est complément :
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[ Une bonne avocate ]
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fonction épithète
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[ La pharmacienne de mon quartier ]
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fonction complément du nom
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NOTIONS GRAMMATICALES
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FONCTION SUJET FONCTION COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL
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FONCTION COMPLÉMENT D’OBJET DIRECT FONCTION COMPLÉMENT D’OBJET INDIRECT
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FONCTION ATTRIBUT DU SUJET FONCTION ÉPITHÈTE
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FONCTION COMPLÉMENT DU NOM
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7 La flèche indique donc la relation de sens qui unit l’attribut au sujet et qui justifie la dénomination
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« attribut du sujet ». Mais, du point de vue grammatical, l’Adj ou le GN de fonction attribut du sujet sont liés
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au verbe au sein du GV, ce qu’indiquent les crochets (voir note 4, page 16).
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p. 21
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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2 Phrase et proposition
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On parle de « phrase », selon sa définition graphique, pour désigner
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toute unité de sens repérée à l’écrit par le fait qu’elle commence par
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une majuscule et s’achève par un point (ou un point d’interrogation,
|
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d’exclamation ou des points de suspension).
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||
Une phrase peut comporter une ou plusieurs propositions. Une pro-
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position est toujours formée d’un groupe sujet et d’un groupe verbal
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(voire également d’un complément circonstanciel) : elle a toujours une
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structure de phrase (P = [GS + GV] (+ GC)).
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Remarque : les propositions ne sont pas totalement équivalentes à des phrases
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puisqu’elles ne correspondent pas à la définition graphique de la phrase : si la
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proposition est en début de phrase, elle ne se termine pas par un point et si elle
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n’est pas en début de phrase, elle ne commence pas par une majuscule.
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NOTIONS GRAMMATICALES PHRASE PROPOSITION
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2.1 Phrase simple et phrase complexe
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Une phrase, au sens défini plus haut (P = [GS + GV] (+ GC)), peut être composée
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de plusieurs propositions. On parle de « phrase simple » quand une phrase
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ne comporte qu’une seule proposition (par exemple : Le facteur distribue le
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courrier à huit heures) et de « phrase complexe » quand une phrase comporte
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au moins deux propositions (par exemple : Le facteur distribue le courrier et
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il aime son travail).
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Deux principaux types de phrases complexes doivent être distingués :
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• la phrase complexe par subordination, dans laquelle une proposition subor-
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donnée est incluse dans la proposition principale ;
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• la phrase complexe par coordination ou juxtaposition, qui est formée de deux
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propositions situées sur le même plan et reliées par une conjonction de coor-
|
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dination ou par une virgule (ou un point-virgule).
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Par exemple, la phrase Le facteur distribue le courrier quand le jour se lève
|
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est une phrase complexe par subordination parce qu’elle contient elle-même la
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proposition subordonnée quand le jour se lève. La phrase Le facteur distribue
|
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le courrier et il aime son travail est une phrase complexe par coordination
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parce qu’elle est composée de deux propositions coordonnées : 1) Le facteur
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distribue le courrier ; 2) il aime son travail.
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p. 22
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Les structures élémentaires I
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Phrase simple et phrase complexe
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Phrase simple
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Le facteur distribue le courrier à huit heures.
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Phrase complexe par subordination
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Le facteur distribue le courrier quand le jour se lève.
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Phrase complexe par coordination
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Le facteur distribue le courrier et il aime son travail.
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Phrase complexe par juxtaposition
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Le facteur distribue le courrier ; il aime son travail.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PHRASE SIMPLE PHRASE COMPLEXE
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COORDINATION JUXTAPOSITION SUBORDINATION
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Phrase complexe 2.2
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par subordination
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Dans la tradition grammaticale française, l’expression « proposition subordon-
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née » est utilisée pour désigner une proposition incluse dans une « proposition
|
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principale ». Par exemple, quand le jour se lève (dans Le facteur distribue
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le courrier quand le jour se lève) est une proposition subordonnée incluse dans
|
||
la proposition principale Le facteur distribue le courrier.
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Ici, la proposition subordonnée est introduite par une conjonction de subor-
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dination (quand). Cette conjonction de subordination est l’outil qui permet l’inclu-
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sion de la subordonnée dans la principale. L’analyse de cette structure est donc
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la suivante :
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Proposition principale et proposition subordonnée
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P = Le facteur distribue le courrier quand le jour se lève.
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GS = le facteur
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GV = distribue le courrier
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GC = quand le jour se lève
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p. 23
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Mais comme le groupe circonstanciel (GC) quand le jour se lève constitue lui-
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même une proposition, son analyse se poursuit ainsi :
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Analyse de la proposition complément circonstanciel
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GC = Conjonction de subordination (= quand) + P
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P = Le jour se lève.
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GS = le jour
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GV = se lève
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PROPOSITION PRINCIPALE PROPOSITION SUBORDONNÉE
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CONJONCTION DE SUBORDINATION
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2.3 Phrase complexe par coordination
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et par juxtaposition
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À la différence de la subordination, qui suppose une relation d’inclusion d’une pro-
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position dans une autre, les notions de coordination et de juxtaposition désignent
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une relation entre deux propositions qui se situent sur le même plan et forment,
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à elles deux, une nouvelle phrase. Ces deux phrases situées sur le même plan sont
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nommées « propositions indépendantes ». Ainsi, la phrase complexe Le facteur
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distribue le courrier et il aime son travail est formée de deux propositions indé-
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pendantes : 1) la phrase Le facteur distribue le courrier (P = GS (le facteur) + GV
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(distribue le courrier)) ; 2) la phrase Il aime son travail (P = GS (il) + GV (aime son
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travail)). Ces deux propositions indépendantes sont ici reliées par le mot et que
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l’on nomme « conjonction de coordination ». Parmi les autres conjonctions de coor-
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dination, on mentionnera la conjonction ou (Tu entres ou tu sors ?).
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Conjonctions de coordination : et, ou
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Le facteur distribue le courrier et il aime son travail.
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Tu entres ou tu sors ?
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Le terme « juxtaposition » est utilisé lorsque les propositions indépendantes
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ne sont pas reliées par une conjonction de coordination, mais par une virgule,
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un point-virgule ou les deux points (:) (Le facteur distribue le courrier ; il aime
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son travail).
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Les structures élémentaires I
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Remarque : très souvent, lorsqu’il est le même dans plusieurs propositions
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juxtaposées ou coordonnées, le groupe sujet n’est exprimé que dans la pre-
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mière proposition. Par exemple, la phrase complexe Le facteur arrive, ouvre
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la boîte aux lettres, distribue le colis et repart contient quatre propositions,
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mais le groupe sujet Le facteur n’est répété dans aucune des trois propositions
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qui suivent la première : on observe donc dans ce cas une ellipse du sujet dans
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ces propositions. En dépit de cette ellipse du sujet, ces trois propositions sont
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tout de même considérées comme indépendantes.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PROPOSITION INDÉPENDANTE COORDINATION JUXTAPOSITION
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CONJONCTION DE COORDINATION ELLIPSE DU SUJET
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Les types de phrases 2.4
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La phrase est d’abord une structure grammaticale. Mais cette structure peut
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être employée pour réaliser des types d’actes (verbaux) distincts. On distingue
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trois types d’actes fondamentaux : le type déclaratif correspondant à l’asser-
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tion (affirmer quelque chose, donc présenter ce que l’on dit comme vrai), le type
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interrogatif correspondant à l’interrogation (poser une question, demander une
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information), le type impératif correspondant à l’injonction (donner un ordre).
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Toute phrase appartient nécessairement à l’un de ces trois types d’actes, qui
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correspondent canoniquement à trois structures distinctes :
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Les trois types de phrase
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Type déclaratif
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Cette chimiste travaille dans un laboratoire.
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Type interrogatif
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Avez-vous terminé ?
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Est-ce que vous avez terminé ?
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Vous avez terminé ?
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Qui a parlé ?
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Quelle femme était-elle ?
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Type impératif
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Ouvrez la fenêtre.
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Mets le livre dans la bibliothèque.
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Qu’il sorte.
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Remarques
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• L’exclamation n’est pas un type d’acte spécifique mais une nuance susceptible
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de s’ajouter à l’un des trois types d’actes fondamentaux. Elle sera par consé-
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quent classée parmi les formes de phrases.
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• Dans certains cas, le type de phrase formel ne correspond pas au type d’acte
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auquel il est usuellement associé. Par exemple, la question Peux-tu me passer
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le sel ? ne correspond pas à un acte d’interrogation mais à un ordre (atténué)
|
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ou à une demande, donc au type impératif. C’est pourquoi la réponse atten-
|
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due à cette question n’est pas seulement verbale (« oui » ou « non ») mais com-
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portementale (passer effectivement le sel). Pour plus de détails sur ce point,
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voir le II.1.7.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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TYPE DÉCLARATIF TYPE INTERROGATIF TYPE IMPÉRATIF
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ASSERTION INTERROGATION INJONCTION
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2.5 Les formes de phrases
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Les types de phrases sont obligatoires au sens où une phrase est nécessai-
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rement déclarative ou interrogative ou impérative. Mais la phrase peut aussi,
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facultativement, être de forme négative, passive ou exclamative. Ainsi la phrase
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déclarative Le facteur distribue le courrier se distingue de la phrase décla-
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rative à la forme négative (Le facteur ne distribue pas le courrier), à la forme
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passive (Le courrier est distribué par le facteur) ou à la forme exclamative
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(Le facteur distribue le courrier !). Par ailleurs, les formes de phrases peuvent
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être cumulées (Le facteur n’a pas distribué le courrier aujourd’hui ! : forme
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exclamative + forme négative).
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Trois formes de phrases
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Forme négative
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Elles ne mangent pas de fraises. (type déclaratif)
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N’avez-vous pas terminé ? (type interrogatif)
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N’ouvrez pas la fenêtre. (type impératif)
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Forme passive
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La scène a été racontée par deux témoins. (type déclaratif)
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La scène a-t-elle été racontée par deux témoins ? (type interrogatif)
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Que les frais soient pris en charge par l’agresseur. (type impératif)
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Les structures élémentaires I
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Forme exclamative
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C’est bon ! Que c’est bon ! (type déclaratif)
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Avez-vous enfin terminé ! (type interrogatif)
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Ouvrez la fenêtre ! (type impératif)
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La phrase Le facteur distribue le courrier est une phrase de type déclaratif.
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N’étant ni à la forme négative, ni à la forme passive, ni à la forme exclamative,
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elle est donc positive et active. On ne parlera toutefois pas de « forme positive »
|
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ni de « forme active », car la phrase positive, active et non exclamative est consi-
|
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dérée comme la phrase de base (Le facteur distribue le courrier).
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||
Remarque : d’autres formes de phrases (impersonnelle, emphatique) sont abor-
|
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dées en II.1.8.4 et II.1.8.5.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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FORME NÉGATIVE FORME PASSIVE FORME EXCLAMATIVE
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3 Nature des mots
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et des groupes de mots
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Il existe huit natures ou classes de mots : les mots lexicaux sont le nom,
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le verbe, l’adjectif, l’adverbe ; les mots grammaticaux sont le déter-
|
||
minant, le pronom, la conjonction, la préposition8. La nature d’un mot
|
||
détermine son emploi dans la phrase. Par exemple, le nom est souvent
|
||
précédé d’un déterminant, l’adjectif se rapporte à un nom, etc. Les
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||
mots de même nature ont des propriétés communes (les noms ont
|
||
majoritairement un pluriel en s, les verbes ont très souvent un pluriel
|
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en -ent à la troisième personne, les adverbes sont invariables, etc.).
|
||
La nature d’un mot est également nommée « classe (grammaticale) ».
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NOTIONS GRAMMATICALES NATURE DE MOT CLASSE DE MOT
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3.1 Le nom et le déterminant
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3.1.1 Le nom
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Les noms se répartissent en noms propres et noms communs. Le nom propre
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désigne un être singulier ou une chose singulière, tandis que le nom commun
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s’applique à des catégories d’êtres, d’objets ou de concepts qui partagent des
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caractéristiques communes.
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Les noms propres peuvent désigner des personnes individuelles inconnues
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(Jean Dupont) ou connues (Jean de La Fontaine), des personnages de fiction
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(Cendrillon), des lieux géographiques (Bordeaux, la Seine, la Lune, Mer-
|
||
cure), des divinités (Jupiter, Junon, Dieu, le Tout-Puissant), des monuments
|
||
et œuvres artistiques (Le Panthéon, La Joconde), des moyens de transport
|
||
(Le Normandie, le Mirage IV ), des événements ou des périodes historiques
|
||
(la Renaissance, l’Empire), etc.
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8 Sur l’interjection, parfois ajoutée à cette liste des natures de mots, voir II.3.8. Sur la distinction
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entre mots lexicaux et mots grammaticaux, voir II.4.
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Les structures élémentaires I
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Les noms communs comportent deux grandes catégories : les êtres animés
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(homme, animal) ou inanimés (table, chaise). Ils se répartissent par ailleurs
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en deux genres : masculin et féminin.
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Noms propres et noms communs
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Noms propres
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Strasbourg, la Tour Eiffel, le Rhône, Cendrillon, etc.
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Noms communs
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êtres animés : homme, femme, cheval, etc.
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êtres inanimés : voiture, échelle, vase, etc.
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Remarque : les distinctions plus complexes entre noms concrets et noms abs-
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traits et entre noms comptables et noms massifs sont abordées en II.3.1.
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HISTOIRE DE LA LANGUE 1. La morphologie du latin possédait trois genres
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(masculin, féminin, neutre) qui ont été, pour les noms, réduits à deux en fran-
|
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çais (masculin et féminin). Cela ne signifie pas qu’il n’existe pas de genre neutre
|
||
en français mais que ce genre ne présente pas de marques spécifiques (cette
|
||
question sera reprise en II.3.1). Du latin au français, les genres des noms
|
||
ont parfois changé et ils se sont stabilisés au XVIIe siècle. 2. La distinction
|
||
en genre appliquée aux noms d’êtres non animés n’est guère susceptible
|
||
de véhiculer des représentations sociales chez les locuteurs (peu importe
|
||
que commode soit féminin et que bureau soit masculin : cette différence est
|
||
perçue comme arbitraire). Mais la question du genre grammatical présente
|
||
des enjeux sociaux qui peuvent être perçus comme importants dans le cas
|
||
des noms désignant des personnes. C’est pourquoi des propositions de fémi-
|
||
nisation de noms de métiers émergent à certaines périodes de l’histoire du
|
||
français, ainsi que d’autres débats liés à la visibilité du genre féminin dans les
|
||
usages de la langue. Par exemple, le mot avocate désignait d’abord l’épouse
|
||
d’un avocat général. Ce n’est qu’au cours du XXe siècle que ce féminin s’est
|
||
peu à peu généralisé pour désigner une personne de sexe féminin exerçant le
|
||
métier d’avocat. Cet exemple montre qu’il existe, dans certains secteurs de la
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||
grammaire (mais aussi, bien évidemment, dans le lexique), des relations entre
|
||
l’évolution des sociétés et les changements linguistiques.
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NOTIONS GRAMMATICALES NOM COMMUN NOM PROPRE
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.1.2 Le déterminant
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Le déterminant est un mot grammatical placé avant le nom dans le groupe
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nominal (GN) et qui contribue à son identification. Ainsi dans la phrase J’ai aimé
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ce livre, le déterminant démonstratif ce permet de savoir de quel livre il est
|
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question (celui que je montre ou que j’ai dans la main, etc.).
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3.1.2.1 L’article
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On distingue l’article défini et l’article indéfini :
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L’article
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Article défini : le temps (article défini masculin le), la vie
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(article défini féminin la), les hommes, les femmes (article défini
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pluriel, masculin ou féminin, les), l’école, l’arbre (forme élidée
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de l’article défini, masculin ou féminin, l’, devant voyelle).
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Article indéfini : un homme (article indéfini masculin un),
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une femme (article indéfini féminin une), elle achète des fruits/
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pommes (article indéfini pluriel, masculin ou féminin, des), elle mange
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de délicieux fruits/délicieuses pommes (article indéfini pluriel,
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masculin ou féminin, de, forme réduite de des).
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Remarques
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• Lorsque l’article indéfini pluriel est séparé du nom par un adjectif, il se change
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souvent en de (elle mange des fruits délicieux/de délicieux fruits).
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• Lorsque l’article indéfini pluriel est employé dans le complément d’une phrase
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négative, il se change le plus souvent en de (Elle mange des fruits ➨ Elle ne
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mange pas de fruits).
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L’article défini comporte en outre des formes dites « contractées », qui résultent
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de l’amalgame d’une préposition (à ou de) et d’un article défini :
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Formes contractées de l’article défini
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à + le = au. Elle va au travail.
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à + les = aux. Elle donne à manger aux animaux.
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de + le = du. Elle revient du travail.
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de + les = des. L’herbe des champs est verte.
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Les structures élémentaires I
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Remarques
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• Il existe un troisième type d’article en français, l’article partitif, qui s’emploie
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généralement avec des noms massifs (noms concrets massifs – Elle mange
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du pain – ou noms abstraits – Il faut du courage pour faire cela). Il convien-
|
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dra donc de ne pas confondre du partitif et du forme contractée de l’article.
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||
Voir II.3.3.1.
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||
• Il convient également de ne pas confondre des article indéfini pluriel (Elle
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achète des fruits) et des (de + les) forme contractée de l’article défini pluriel
|
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(Elle parle des fruits qu’elle a achetés).
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HISTOIRE DE LA LANGUE L’article n’existe pas en latin. Il s’agit d’une création
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du français (que l’on retrouve dans d’autres langues romanes) à partir du
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déterminant numéral unus pour l’article indéfini et à partir du démonstratif
|
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ille pour l’article défini. En ancien français, l’emploi de l’article devant les
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noms n’est pas encore généralisé, et il ne commencera à l’être qu’à partir des
|
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XVIe et XVIIe siècles.
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NOTIONS GRAMMATICALES ARTICLE DÉFINI ARTICLE INDÉFINI
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Le déterminant possessif 3.1.2.2
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Le déterminant possessif contient, outre une valeur équivalente à celle d’un
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article défini, une information relative à la personne grammaticale : mon
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chapeau inclut une référence à la première personne (littéralement « le chapeau
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de moi »), ton chapeau inclut une référence à la deuxième personne, etc.
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Bien qu’il se nomme « possessif », sa signification va au-delà de la simple pos-
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session et est porteuse de multiples nuances : possession proprement dite
|
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(Je te prête mon livre) ; habitude (Elle prend son train tous les matins à la
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même heure) ; relation avec la personne (J’ai échoué à mon examen) ; respect
|
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(À vos ordres, mon colonel !).
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Formes du déterminant possessif
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Première personne : mon, ma, mes, notre, nos
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Deuxième personne : ton, ta, tes, votre, vos
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Troisième personne : son, sa, ses, leur, leurs
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p. 31
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Remarques
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• La forme leur est également une forme du pronom personnel : elle leur parle.
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Cette forme ne peut être confondue avec celle du déterminant possessif
|
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puisque ce dernier, en tant que déterminant, introduit toujours un GN tandis
|
||
que le pronom personnel leur est situé dans le groupe verbal, dont il constitue
|
||
un complément. D’une manière plus marginale, on se gardera du risque de
|
||
confusion possible avec les leurs, pronom possessif.
|
||
• Devant un nom féminin commençant par une voyelle, on utilise non pas la
|
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forme féminine ma mais le masculin mon : ma femme ; mon amie (et non
|
||
*ma amie).
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NOTION GRAMMATICALE DÉTERMINANT POSSESSIF
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3.1.2.3 Le déterminant démonstratif
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Le déterminant démonstratif est porteur de deux valeurs : d’une part celle d’un
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article défini (comme dans le cas du déterminant possessif), d’autre part une
|
||
information supplémentaire indispensable à son interprétation. En effet, le déter-
|
||
minant démonstratif s’interprète par renvoi à un antécédent (On voit beaucoup
|
||
de chênes dans les forêts. Ces arbres perdent leurs feuilles en hiver) ou par
|
||
référence à la situation d’énonciation (Regarde ces arbres ! [= les arbres qui
|
||
sont ici]). Le démonstratif peut également annoncer ce qui va suivre (Elle pro-
|
||
nonça ces paroles : « Me voilà ») : dans ce cas, l’information est obtenue par
|
||
renvoi non pas à un antécédent mais à un subséquent, c’est-à-dire un élément
|
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qui suit.
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Formes du déterminant démonstratif
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Masculin singulier : ce (ce garçon), cet (cet élève)
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Féminin singulier : cette (cette élève)
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Pluriel : ces (ces élèves)
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NOTIONS GRAMMATICALES
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DÉTERMINANT DÉMONSTRATIF ANTÉCÉDENT SUBSÉQUENT
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p. 32
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Les structures élémentaires I
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Le verbe et le groupe verbal 3.2
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La conjugaison du verbe (morphologie verbale) 3.2.1
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Radical et désinence 3.2.1.1
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||
Conjuguer un verbe signifie produire l’ensemble des formes possibles d’un
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||
verbe en fonction de plusieurs variables : le mode, le temps et la personne.
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||
Un verbe, comme tous les autres mots, se décompose en plusieurs éléments,
|
||
nommés « morphèmes ». L’analyse des éléments constituants du verbe se situe
|
||
donc sur le plan morphologique.
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||
Deux types de morphèmes doivent être distingués pour l’analyse morphologique
|
||
du verbe :
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||
• le radical contient le sens lexical stable du verbe. Par exemple, pour le verbe
|
||
chanter, le radical est chant- ;
|
||
• la désinence est le morphème, placé à droite du radical, qui varie selon le
|
||
temps, le mode et la personne du verbe. Par exemple, dans chantais la dési-
|
||
nence est -ais, dans chanterons, la désinence est -erons. Dans la pratique
|
||
de classe, le terme « désinence » peut être remplacé par « terminaison ».
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||
Beaucoup de verbes se conjuguent sur un seul radical (par exemple chanter)
|
||
mais, dans certains cas, la conjugaison du verbe mobilise plusieurs formes
|
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du radical :
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||
• verbes à un seul radical : par exemple, chanter ;
|
||
• verbes à deux radicaux : par exemple, lire (radical li- dans je lis, tu lis, etc. ;
|
||
radical lis- dans nous lisons, vous lisez, etc.) ;
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||
• verbes à trois radicaux : par exemple, vivre (radical vi- dans je vis, tu vis, etc. ;
|
||
radical viv- dans je vivais, tu vivais, etc. ; radical véc- dans je vécus, tu vécus) ;
|
||
• verbes à plus de trois radicaux : auxiliaires être et avoir ; savoir, pouvoir,
|
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aller, etc.
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Enfin, la désinence du verbe conjugué se décompose elle-même en plusieurs
|
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morphèmes flexionnels nommés « marques » : marque de temps et marque de
|
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personne. Par exemple, dans ils chantaient, la désinence -aient comporte une
|
||
marque de temps -ai- (que l’on retrouve dans je chantais, il chantait, etc.) et une
|
||
marque de personne -ent (que l’on retrouve dans ils chantent, etc.).
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p. 33
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Remarque : aux marques de temps et de personne s’ajoutent les marques de
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mode (-ss- dans que je finisse) qui seront abordées dans le niveau II.
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Décomposition de la forme verbale
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Radical : chant- (verbe chanter), li- et lis- (verbe lire)
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Désinence : -aient dans chantaient
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Marque de temps : -ai- marque de l’imparfait dans chantaient
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Marque de personne : -ent marque de troisième personne
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du pluriel dans chantaient
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le système des radicaux qui caractérise les verbes du
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français moderne est souvent plus complexe que celui du latin, qui présentait
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une conjugaison assez régulière. Par exemple, le verbe habere (avoir) présente
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une conjugaison sur un seul radical (hab-) beaucoup plus régulière que celle
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du verbe français avoir (construit sur six radicaux). En raison d’évolutions
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phonétiques liées principalement à des facteurs accentuels, les radicaux se sont
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multipliés en ancien français et ont parfois connu des simplifications au cours de
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l’évolution de l’ancien français au français moderne. Par exemple, le verbe parler,
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issu du verbe latin parabolare, qui se conjuguait sur un seul radical, a abouti en
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ancien français à une conjugaison sur deux radicaux, parl- et parol- : je parol,
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tu paroles, il parole, nous parlons, vous parlez, ils parolent. Dans l’évolution
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de l’ancien français au français moderne, cette conjugaison s’est régularisée
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au bénéfice du radical parl-. Comprendre l’établissement de la morphologie
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du verbe français requiert donc la prise en compte du français médiéval.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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MORPHÈME VERBAL MORPHOLOGIE VERBALE RADICAL
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DÉSINENCE MARQUE DE TEMPS MARQUE DE PERSONNE
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3.2.1.2 Le classement des verbes en groupes
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Traditionnellement, les verbes français sont classés en trois groupes, qui cor-
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respondent, au moins pour les deux premiers, à une homogénéité des formes
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de conjugaison.
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Les verbes du premier groupe sont ceux qui présentent un infinitif en -er. Ils se
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conjuguent à partir d’un seul radical, sur le modèle de chanter. C’est pour-
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p. 34
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Les structures élémentaires I
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quoi, compte tenu du nombre de ses radicaux, le verbe aller n’est pas classé
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dans ce groupe, en dépit de sa forme d’infinitif. Généralement, les verbes nou-
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veaux (néologismes) sont formés sur le modèle des verbes de ce groupe (liker,
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tweeter, etc.).
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Les verbes du deuxième groupe présentent un infinitif en -ir et plusieurs formes
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de leur radical en -iss-, dont le participe présent (-issant). Par exemple, le
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verbe finir, dont le participe présent est finissant, appartient à la catégorie des
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verbes du deuxième groupe, à la différence de partir, dont l’infinitif est en -ir
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mais qui ne forme pas son participe présent au moyen de la désinence -issant
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(partir, partant).
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Les verbes du troisième groupe sont tous les verbes qui n’appartiennent à aucun
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des deux premiers groupes. Il s’agit donc d’une catégorie très hétérogène
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au plan morphologique. On distingue néanmoins trois types : les verbes ayant un
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infinitif en -ir (mais pas de participe présent en -issant) comme partir, les verbes
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ayant un infinitif en -oir du type savoir, valoir, etc. et les verbes ayant un infinitif
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en -re, du type dire, écrire, prendre, etc. On y rattache aussi les verbes être,
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avoir et aller.
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Les groupes de verbes
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Verbes du premier groupe : chanter, parler, etc.
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Verbes du deuxième groupe : finir, bondir, grossir, etc.
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Verbes du troisième groupe :
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ayant un infinitif en -ir : partir, servir, fuir, etc.
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ayant un infinitif en -oir : savoir, apercevoir, devoir, etc.
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ayant un infinitif en -re : écrire, dire, prendre, etc.
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verbe aller
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verbes être, avoir
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HISTOIRE DE LA LANGUE Les trois groupes de verbes du français sont seule-
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ment en partie issus des types latins de verbes, car on distingue cinq types
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de verbes en latin. Les verbes français du premier groupe (aimer) sont issus
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de verbes latins en -are (amare), les verbes du deuxième groupe sont notam-
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ment issus de verbes latins en -ire (finire).
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NOTIONS GRAMMATICALES
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VERBE DU PREMIER GROUPE VERBE DU DEUXIÈME GROUPE VERBE DU TROISIÈME GROUPE
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.2.2 Les modes et les temps
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3.2.2.1 Modes non personnels
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Les « modes non personnels » sont nommés ainsi parce qu’ils ne varient pas
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selon la personne et donc se conjuguent sans pronom personnel 9 . Les deux
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modes non personnels sont l’infinitif et le participe. Le mode participe comporte
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lui-même deux temps, le participe présent et le participe passé.
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Infinitif et participe
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Infinitif : aimer
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Participe présent : aimant
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Participe passé : aimé
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Remarque : l’infinitif et le participe sont bien des formes de la conjugaison du
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verbe. Il est donc erroné de les considérer comme « des formes non conju-
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guées » du verbe. En réalité, elles s’analysent, au même titre que toutes autres
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formes du verbe, comme étant formées d’un radical et d’une désinence.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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INFINITIF PARTICIPE PRÉSENT PARTICIPE PASSÉ
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3.2.2.2 Mode indicatif
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Temps simples : présent, imparfait, futur, passé simple, conditionnel présent
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Temps composés : passé composé, plus-que-parfait, futur antérieur, passé
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antérieur, conditionnel passé
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Remarque : le conditionnel, en dépit d’une tradition encore vivace, doit bien être
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considéré comme un temps de l’indicatif. La symétrie qui existe dans la morpho-
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logie des verbes du premier groupe est un argument majeur en faveur de cette
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analyse du conditionnel comme temps et non pas comme mode : chanterai/
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chanterais/chantai/chantais. Morphologiquement, pour les verbes du pre-
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mier groupe (qui sont les plus fréquents), le conditionnel est au futur ce que
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l’imparfait est au passé simple. Toutefois, dans l’usage scolaire, le conditionnel
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est parfois considéré comme un mode et enseigné comme tel.
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9 L’impératif se conjugue sans pronom personnel mais varie selon la personne.
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Les structures élémentaires I
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Temps de l’indicatif
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Temps simples
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Présent : je chante
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Passé simple : je chantai
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Imparfait : je chantais
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Futur : je chanterai
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Conditionnel présent : je chanterais
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Temps composés
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Passé composé : j’ai chanté
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Passé antérieur : j’eus chanté
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Plus-que-parfait : j’avais chanté
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Futur antérieur : j’aurai chanté
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Conditionnel passé : j’aurais chanté
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NOTIONS GRAMMATICALES
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INDICATIF TEMPS SIMPLES TEMPS COMPOSÉS
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PRÉSENT IMPARFAIT FUTUR PASSÉ SIMPLE
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CONDITIONNEL PRÉSENT PASSÉ COMPOSÉ PLUS-QUE-PARFAIT
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PASSÉ ANTÉRIEUR FUTUR ANTÉRIEUR CONDITIONNEL PASSÉ
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Mode subjonctif 3.2.2.3
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Les temps du subjonctif
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Temps simples
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Présent : Il faut qu’elle fasse un effort.
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Imparfait : Il fallait qu’elle fît un effort.
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Temps composés
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Passé : Je regrette qu’elle ait fait cette erreur.
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Plus-que-parfait : Je regrettais qu’elle eût fait cette erreur.
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.2.2.4 Mode impératif
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Formes de l’impératif
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Présent : Chante ! Chantons ! Chantez !
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Passé : Aie fini ! Ayons fini ! Ayez fini !
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HISTOIRE DE LA LANGUE Une erreur fréquemment commise en français
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consiste à ajouter un -s à la deuxième personne du singulier des verbes du
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premier groupe conjugués à l’impératif. Or, la forme latine était, pour les
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verbes latins qui ont donné en français les verbes du premier groupe, la
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suivante : ama ! (Aime !). Le -a final latin a évolué dès l’ancien français en -e,
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ce qui explique la forme actuelle de l’impératif des verbes du premier groupe :
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Aime ! Chante ! Traverse !
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NOTIONS GRAMMATICALES IMPÉRATIF PRÉSENT IMPÉRATIF PASSÉ
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3.3 L’adjectif
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L’adjectif exprime une qualité ou une propriété du nom auquel il se rapporte
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(petit, grand, gentil, etc.). Il s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel
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il se rapporte.
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L’adjectif épithète et attribut
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Adjectif épithète : un beau cahier, un cahier à grands carreaux,
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une grande trousse, mes anciennes trousses,
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une voiture rapide, un travail parfait
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Adjectif attribut : ce cahier est beau, cette trousse est belle.
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NOTIONS GRAMMATICALES ADJECTIF ÉPITHÈTE ADJECTIF ATTRIBUT
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p. 38
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Les structures élémentaires I
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L’adverbe 3.4
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L’adverbe est un mot invariable qui peut se rapporter à un verbe (Elle agit
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fermement), à un adjectif (Une écriture peu lisible) ou à un autre adverbe
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(Elle travaille très sérieusement).
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Les adverbes peuvent être classés en fonction de leur sens, qui peut être plutôt
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de type lexical (comme les adverbes en -ment) ou plutôt de type grammatical
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(adverbes d’intensité du type si dans Elle est si grande !, adverbes de négation, etc.).
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Les adverbes
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Adverbes de temps : maintenant, hier, bientôt, etc.
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Adverbes de lieu : ici, là, ailleurs, partout, etc.
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Adverbes de manière : gentiment, rapidement, etc.
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Adverbes interrogatifs : pourquoi ? quand ?, etc.
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Adverbes d’intensité : si (dans des constructions
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du type Elle est si grande !), très, etc.
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Adverbes de négation : ne…pas, ne…jamais, ne…que, etc.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le suffixe -ment des adverbes de manière est issu
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de l’ablatif mente du nom latin féminin mens signifiant « esprit, disposition
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d’esprit ». Dans les constructions formées d’un adjectif suivi de mente, le nom
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mente fut peu à peu compris au sens de « manière d’être », puis perçu comme
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un suffixe adverbial. Le fait que mens soit un nom féminin explique pourquoi
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les adverbes en -ment sont souvent formés sur le féminin de l’adjectif (fina-
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lement, anciennement, etc.). La trace de cette formation a parfois disparu
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au cours de l’histoire du français : par exemple, la forme vraiement est attes-
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tée en ancien français, mais elle a été supplantée par vraiment.
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NOTION GRAMMATICALE ADVERBE
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.5 La préposition
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et le groupe prépositionnel
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La préposition est un mot invariable. Elle introduit un groupe prépositionnel qui
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joue un rôle de complément. Elle se place devant un groupe nominal (à la mer,
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pour Alice), un pronom (pour toi), un adverbe (Sors d’ici !) ou un infinitif (Je viens
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pour travailler). Les prépositions peuvent être constituées d’un mot (sur) ou
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de plusieurs (au-dessus de).
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Les prépositions les plus fréquentes du français sont, selon la base de données
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Lexique (http://www.lexique.org) : de, à, en, dans, pour, sur, avec, par, sans.
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Les prépositions de et à sont de très loin les plus fréquentes.
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Les prépositions les plus fréquentes
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de : Elle revient de l’école.
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à : Elle va à l’école.
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en : Elle reste en classe.
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dans : Elle joue dans la cour.
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pour : Elle travaille pour réussir.
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sur : Elle s’assoit sur un banc.
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avec : Elle travaille avec courage.
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par : Elle regarde par la fenêtre.
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sans : Elle réussit sans difficulté.
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Le groupe nominal prépositionnel (GNP) est un groupe nominal introduit par une
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préposition. Ses fonctions possibles sont :
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• complément du nom (La voiture de mes parents) ;
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• complément d’objet indirect (Elle parle de ses vacances ; Elle va à Paris ;
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Elle va à l’école) ;
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• complément circonstanciel (À l’école, on apprend à lire).
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Le terme « groupe prépositionnel » est donc un terme général qui regroupe les
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différents types de groupes prépositionnels : non seulement le GNP mais aussi
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d’autres structures qui seront introduites plus loin : le groupe infinitif préposi-
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tionnel (GIP), le groupe adverbial prépositionnel (GAP) et le groupe pronominal
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prépositionnel (GPP).
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PRÉPOSITION GROUPE PRÉPOSITIONNEL GROUPE NOMINAL PRÉPOSITIONNEL
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p. 40
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Les structures élémentaires I
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Le pronom 3.6
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On se limite, dans ce premier niveau, à l’identification du pronom personnel. Ce
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type de pronom comporte de nombreuses formes qui varient selon la personne,
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le genre, le nombre et la fonction. Certaines formes de pronoms sont assignées
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à une fonction spécifique, d’autres peuvent avoir plusieurs fonctions :
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• pronoms personnels de fonction sujet : je, tu, il(s), elle(s)10, on.
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• pronoms personnels de fonction sujet ou complément (direct ou indirect) :
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nous, vous :
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sujet : Nous parlons. Vous parlez.
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COD : Alice nous dérange. Alice vous dérange.
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COI : Alice nous parle. Alice vous parle.
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• pronoms personnels de fonction complément d’objet (direct ou indirect) : me,
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te, se (se est un pronom personnel réfléchi)
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COD : Alice me/te dérange./Alice se regarde.
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COI : Alice me/te parle./Alice se parle (à elle-même).
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• pronoms personnels de fonction complément d’objet direct : le, la, les dans
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des emplois du type : Alice le/la/les voit.
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• pronoms personnels de fonction complément d’objet indirect : lui11 , leur dans
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des emplois du type : Alice lui/leur parle.
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Pronoms Pronoms Pronoms
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personnels personnels personnels
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sujets COD COI
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je me me
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tu te te
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il, elle le, la lui
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nous nous nous
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vous vous vous
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les leur
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ils, elles, on
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se se
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Remarque : le pronom on est un pronom indéfini qui peut être employé à la place
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d’un pronom personnel sujet (Nous y allons ➨ On y va).
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10 Le pronom elle(s) s’emploie également comme forme disjointe (C’est à elle que je parle).
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11 Le pronom lui s’emploie également comme forme disjointe (C’est à lui que je parle).
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p. 41
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Emploi des pronoms personnels
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Pronom personnels sujets : Je veux venir.
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Pronoms personnels COD : Ma mère me regarde.
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Pronoms personnels COI : Ma mère me parle.
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Remarque : les formes dites « disjointes », qui peuvent être employées après une
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préposition (moi, toi, soi, lui, eux), sont abordées en II.3.4.1, ainsi que les pro-
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noms adverbiaux en et y (Elle en parle12 ; Elle y pense).
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Le pronom personnel s’emploie ou bien pour représenter un acteur de l’inter-
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locution ( je, tu, nous, vous et on lorsqu’il est employé comme équivalent de
|
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nous) ou bien comme substitut d’un groupe nominal (GN), qui est nommé « anté-
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cédent » du pronom personnel (Alice voit une maison ➨ Alice la voit : le pronom
|
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la a pour antécédent le GN une maison). Il est donc préférable, dans ce dernier
|
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cas, de considérer que le pronom tient lieu d’un GN plutôt que de considérer qu’il
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« remplace un nom ».
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le pronom indéfini on et le nom commun homme
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tirent leur origine du même nom latin. On provient en effet du nominatif homo,
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tandis que homme procède de l’accusatif hominem. Homo, hominis, nom
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masculin ou féminin, désignait en latin « l’être humain » et pouvait indifférem-
|
||
ment désigner « l’homme » ou « la femme ». Le mot va ensuite se spécialiser dans
|
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le sens d’« être humain de sexe masculin ». Cf. aussi ci-dessous II.3.4.4.
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NOTIONS GRAMMATICALES PRONOM PERSONNEL ANTÉCÉDENT
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12 À distinguer de la préposition en dans des constructions du type Elle travaille en Espagne.
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p. 42
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Les structures élémentaires I
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La conjonction 3.7
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La conjonction est un mot invariable. Deux types de conjonctions doivent être
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distingués : la conjonction de coordination et la conjonction de subordination.
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La conjonction de coordination 3.7.1
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La conjonction de coordination est un mot invariable reliant entre eux des
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mots (Pierre et Marie), des groupes de mots (la directrice de l’entreprise et
|
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la responsable du recrutement) et des propositions (Elle ne sait pas lire mais
|
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elle regarde les images) de même fonction et souvent de même nature13 .
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Conjonctions de coordination
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mais, ou, et, or, ni, car
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Remarque : le mot donc gagne à être considéré comme un adverbe, au même
|
||
titre que pourtant, cependant, etc. Il peut en effet apparaître dans des posi-
|
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tions impossibles pour les conjonctions de coordination (par exemple, en fin
|
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de phrase : « Tu pars, donc. ». Voir aussi II.3.7.1.).
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NOTION GRAMMATICALE CONJONCTION DE COORDINATION
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La conjonction de subordination 3.7.2
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La conjonction de subordination est un mot invariable qui permet à une pro-
|
||
position subordonnée d’être incluse dans la proposition dite « principale » (Elle
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travaille quand il fait jour). Les conjonctions de subordination peuvent exprimer
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le temps (quand, lorsque, dès que), la cause (parce que, sous prétexte que), etc.
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NOTION GRAMMATICALE CONJONCTION DE SUBORDINATION
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13 Cette seconde condition n’est pas toujours vérifiée : J’aime le son de sa voix et comme
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elle argumente.
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p. 43
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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||
4 Le lexique
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||
L’étude du lexique est limitée dans cette première partie à l’analyse
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ponctuelle des principaux types de formation des mots, à l’examen
|
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de relations entre mots ou entre différents sens d’un même mot.
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4.1 La formation des mots
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(morphologie lexicale)
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On distingue les mots simples et les mots complexes. Les mots simples com-
|
||
prennent un seul morphème lexical et ne comportent ni préfixe, ni suffixe (souris,
|
||
table, maison), tandis que les mots complexes contiennent plusieurs mor-
|
||
phèmes (soit deux morphèmes lexicaux, soit un morphème lexical et un ou
|
||
plusieurs préfixes ou suffixes). Les mots complexes peuvent eux-mêmes être
|
||
divisés en trois catégories :
|
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• les mots dérivés (un morphème lexical et au moins un préfixe ou un suffixe) :
|
||
dérivés par préfixation (refaire, impossible) ;
|
||
dérivés par suffixation (embarquement, national) ;
|
||
• les mots composés (deux morphèmes lexicaux. Par exemple, portefeuille,
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chou-fleur, pomme de terre).
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Mots simples et mots complexes
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Mots simples
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faire, nation, pomme, terre, rouge, gorge
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Mots complexes
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Mots dérivés par préfixation : refaire
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Mots dérivés par suffixation : national
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Mots composés : rouge-gorge, pomme de terre
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NOTIONS GRAMMATICALES
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MOT SIMPLE MOT COMPLEXE MOT DÉRIVÉ PAR PRÉFIXATION
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MOT DÉRIVÉ PAR SUFFIXATION MOT COMPOSÉ
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p. 44
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Les structures élémentaires I
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Les mots dérivés : préfixes et suffixes 4.1.1
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Les mots dérivés sont formés de deux types d’éléments : à un radical porteur
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du sens principal et souvent susceptible d’un usage autonome, s’ajoutent un ou
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plusieurs éléments non autonomes qui viennent modifier le sens du dérivé ainsi
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formé. Les éléments ajoutés sont les préfixes et les suffixes.
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Les éléments placés avant le radical sont les préfixes, ceux placés après le radi-
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cal sont les suffixes. Les préfixes ne modifient pas la classe grammaticale de la
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base (faire [V] ➨ défaire [V]). Les suffixes peuvent en revanche changer la classe
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grammaticale de la base (président [N] ➨ présidentiel [Adj.]).
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Ainsi l’adjectif utile précédé du préfixe in-, non autonome, devient l’adjectif
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inutile. Le nom président, quand il est augmenté du suffixe -iel, non autonome,
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change de classe grammaticale pour devenir l’adjectif présidentiel.
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Un mot peut connaître plusieurs dérivations : intolérable est un dérivé à partir
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du radical tolérer par suffixation (tolérable), puis par préfixation (intolérable).
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Mots dérivés : les préfixes et les suffixes
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Mots formés à l’aide d’un préfixe
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capable ➨ incapable
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porter ➨ importer
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Mots formés à l’aide d’un suffixe
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président ➨ présidentiel
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Mots formés à l’aide d’un préfixe et d’un suffixe
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tolérer ➨ intolérable
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Remarque : les marques de genre (-e dans président ➨ présidente), de nombre
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(-s dans présidente ➨ présidentes), de temps, de mode et de personne (-ait dans
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elle marchait ; -er dans marcher) ne sont pas des suffixes mais des morphèmes
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flexionnels (voir II.4.1).
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NOTIONS GRAMMATICALES RADICAL PRÉFIXE SUFFIXE
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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4.1.2 Les mots composés
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Les mots composés sont des mots complexes formés de deux unités lexicales (ou
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mots, au sens graphique) qui sont susceptibles d’un usage autonome et qui sont
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ou bien soudées graphiquement (portefeuille) ou bien unies par un trait d’union
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(porte-clés, poisson-chat) ou enfin simplement juxtaposées (pomme de terre,
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château fort). Ainsi les deux éléments formant le nom composé poisson-chat
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sont susceptibles d’une utilisation indépendante (Le poisson est dans l’eau
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et le chat essaie de l’attraper).
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Les mots composés : quelques formations courantes
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[nom + nom] : poisson-chat, porte-fenêtre
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[nom + préposition + nom] : pomme de terre
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[nom + adjectif] : coffre-fort, château fort
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[adjectif + nom] : rouge-gorge
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[verbe + nom] : portefeuille, porte-clés
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[adjectif + adjectif] : aigre-doux
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[adverbe + adjectif] : tout-puissant
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[préposition + nom] : avant-projet
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[préposition + verbe] : sous-entendre
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NOTION GRAMMATICALE MOT COMPOSÉ
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p. 46
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Les structures élémentaires I
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Les relations entre les mots 4.2
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(sémantique lexicale)
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||
Après avoir examiné la formation des mots, dont l’étude relève de la morphologie
|
||
lexicale, on adoptera le point de vue de la sémantique lexicale, qui s’intéresse
|
||
aux relations de sens entre les mots et aux relations entre les différents sens
|
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d’un même mot.
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Les familles de mots 4.2.1
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Une famille de mots est un ensemble de mots ayant en commun un même radical.
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Famille de mots
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Les mots cœur, cardiaque, cordial, cordialité, cordialement
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sont de la même famille parce qu’ils ont en commun un radical
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issu des formes latine (cœur, cordial, cordialité)
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ou grecque (cardiaque) du mot cœur.
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HISTOIRE DE LA LANGUE La connaissance des familles de mots repose évi-
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||
demment sur des connaissances étymologiques. Par exemple, la connais-
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sance de l’étymon latin cor, cordis (cœur) est utile à l’établissement de la
|
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famille du mot cœur.
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NOTION GRAMMATICALE FAMILLE DE MOTS
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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4.2.2 Le champ lexical
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Le terme « champ lexical » est utilisé pour désigner un ensemble de mots qui,
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dans un texte, se rapportent à un même thème, à une même notion.
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Champ lexical
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Champ lexical de la nature : prairie, herbe, forêt,
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branche, feuille, bouleau, nid, oiseau, etc.
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Champ lexical de la navigation : hommes d’équipage,
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mer, navire, aviron, tempête, etc.
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NOTION GRAMMATICALE CHAMP LEXICAL
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4.2.3 La synonymie et l’antonymie
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La synonymie et l’antonymie sont des relations entre les mots fondées sur
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leur sens. Les mots dont les sens sont proches et qui peuvent, dans certains
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contextes, être interchangeables, sont des synonymes.
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Synonymie
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Les enfants jouent/les enfants s’amusent
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(jouer et s’amuser sont ici synonymes)
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Elle s’est dissimulée derrière une porte/Elle s’est cachée derrière
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une porte (se dissimuler et se cacher sont ici synonymes)
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||
Une assurance logement/une assurance habitation
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(logement et habitation sont ici synonymes)
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La synonymie est relative à un contexte. Par exemple, jouer ne se substitue plus
|
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à s’amuser dans Elles jouent aux cartes.
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||
On notera par ailleurs que des synonymes peuvent également se distinguer
|
||
en termes de registres de langue (livre/bouquin, voiture/bagnole). On dis-
|
||
tingue généralement trois registres de langue : un registre familier (canasson),
|
||
un registre courant (cheval), un registre soutenu (destrier).
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p. 48
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||
Les structures élémentaires I
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La synonymie est usuellement distinguée de l’antonymie : les mots de sens simi-
|
||
laires sont des synonymes et, inversement, les mots qui ont des sens opposés
|
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sont des antonymes.
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Remarque : le registre de langue peut aussi être nommé dans l’usage scolaire
|
||
« niveau de langue ».
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Antonymie
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vivant/mort ; mâle/femelle
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chaud/froid ; grand/petit ; riche/pauvre
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NOTIONS GRAMMATICALES
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SYNONYMIE SYNONYME REGISTRE DE LANGUE
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ANTONYMIE ANTONYME
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L’homonymie 4.2.4
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L’homonymie est une relation entre des mots de significations différentes fondée
|
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sur l’identité de leur forme, orale ou écrite. Les homonymes sont rangés en
|
||
deux catégories.
|
||
• Ils peuvent être des mots qui s’écrivent de la même façon mais n’ont pas le
|
||
même sens (la mousse des arbres, le mousse du bateau). On les nomme
|
||
« homonymes homographes ». Parfois, les homonymes homographes n’ont
|
||
pas la même prononciation (les fils de mon frère, les fils de laine).
|
||
• Ils peuvent aussi être des mots qui se prononcent de la même façon mais
|
||
s’écrivent de façon différente et n’ont pas le même sens (vers, vert, verre).
|
||
On les nomme « homonymes homophones ».
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Les homonymes
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||
Homonymes homographes : la mousse des arbres,
|
||
le mousse du bateau ; les fils de mon frère, les fils de laine.
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Homonymes homophones : un compte en banque,
|
||
les contes de Charles Perrault, le comte et la comtesse.
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NOTIONS GRAMMATICALES HOMONYME HOMOPHONE HOMONYME HOMOGRAPHE
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I La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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4.3 Les relations entre les différents
|
||
sens d’un même mot : la polysémie
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||
(sémantique lexicale)
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||
La polysémie désigne le fait qu’un mot soit pourvu de plusieurs sens différents
|
||
mais qui présentent une certaine similarité. Ainsi, une souris peut notam-
|
||
ment désigner un petit mammifère rongeur (c’est le sens premier du mot), mais
|
||
il désigne aussi aujourd’hui un élément d’un ordinateur, par analogie avec
|
||
la forme de la souris (corps + queue).
|
||
|
||
La polysémie ne concerne pas seulement les noms mais toutes les classes
|
||
de mots, dont notamment les verbes (Une tuile est tombée du toit. La nuit
|
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tombe de bonne heure).
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||
Remarque : la polysémie d’un mot est parfois nommée « champ sémantique ».
|
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Polysémie
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souris
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sens premier : « rongeur » ;
|
||
autre sens : « souris d’ordinateur » ;
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fleur
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sens premier : « partie de végétal » ;
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autres sens : « la fleur de l’âge », « faire une fleur à quelqu’un ».
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||
HISTOIRE DE LA LANGUE Tous les sens d’un mot ne sont pas apparus en
|
||
même temps et certains mots peuvent gagner ou perdre des sens au cours
|
||
de leur histoire. De même que les mots souris ou bureau ont vu leur poly-
|
||
sémie s’accroître avec le développement du vocabulaire de l’informatique,
|
||
le mot ami a désormais intégré dans beaucoup de dictionnaires le sens « ami
|
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sur un réseau social ».
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NOTIONS GRAMMATICALES POLYSÉMIE SENS PREMIER
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p. 50
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niveau II
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Le système
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de la langue
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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1 Phrase simple
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et phrase complexe
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||
La phrase se définit à la fois d’un point de vue graphique, comme suite de
|
||
mots qui commence par une majuscule et se termine par une ponctua-
|
||
tion forte (point final, point d’interrogation, point d’exclamation, points
|
||
de suspension), et, du point de vue de sa construction, comme suite
|
||
de mots décomposable en un groupe sujet (GS), un groupe verbal (GV)
|
||
et, éventuellement, un groupe circonstanciel (GC) : P = [GS + GV] (+ GC).
|
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||
|
||
La phrase simple est formée d’une seule proposition tandis que la phrase com-
|
||
plexe est formée de plusieurs propositions.
|
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||
Deux principaux types de phrases complexes doivent être distingués :
|
||
• la phrase complexe par subordination, dans laquelle une proposition subor-
|
||
donnée est incluse dans la proposition principale ;
|
||
• la phrase complexe par coordination ou juxtaposition, qui est formée de deux
|
||
propositions situées sur le même plan et reliées par une conjonction de coor-
|
||
dination ou par un signe de ponctuation.
|
||
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||
1.1 La subordination
|
||
L’étude de la subordination consiste essentiellement en l’étude des propositions
|
||
subordonnées. Une proposition subordonnée se définit comme une proposition
|
||
incluse dans une autre proposition, dite « principale » et dépendant de celle-ci14 .
|
||
En français, la subordination requiert généralement la présence d’un mot
|
||
subordonnant (conjonction de subordination ou pronom relatif) 15 . Il existe tou-
|
||
tefois trois cas de subordination sans conjonction : la proposition subordonnée
|
||
infinitive (J’entends l’oiseau chanter), la proposition subordonnée participiale
|
||
(Le chat parti, les souris dansent) et la proposition subordonnée interrogative
|
||
partielle (Je me demande qui chante) 16 .
|
||
|
||
14 La subordonnée dépend de la principale au sens où elle tient lieu d’un constituant de la principale.
|
||
Par exemple, comme on le verra plus loin, la proposition subordonnée conjonctive peut occuper la position
|
||
du COD dans le GV de la principale (Je crois qu’il va faire beau/Je crois cela), la proposition subordonnée
|
||
relative adjective peut occuper la fonction d’épithète dans un GN de la principale (Un sportif qui est fatigué
|
||
doit se reposer/Un sportif fatigué doit se reposer), etc.
|
||
15 Ce n’est pas le cas dans toutes les langues. Par exemple, en anglais, la présence du mot
|
||
subordonnant n’est pas aussi indispensable qu’en français : I hope you will come back (« J’espère
|
||
que tu reviendras ») se rencontre aussi bien que I hope that you will come back (avec la conjonction
|
||
de subordination that). L’équivalent français de cette construction se trouve aussi en français,
|
||
mais uniquement à l’oral et dans un registre très relâché : J’espère il reviendra.
|
||
16 Dans Je me demande qui chante, le mot qui n’est pas un mot subordonnant puisqu’on le trouve
|
||
aussi bien en l’absence de subordination, dans l’interrogation directe Qui chante ? Voir II.1.5.3. Le cas
|
||
de la juxtaposition à valeur subordonnante est examiné plus bas, au II.1.6.
|
||
|
||
|
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p. 52
|
||
Le système de la langue II
|
||
|
||
Quatre grands types de propositions subordonnées peuvent être distingués :
|
||
• les propositions subordonnées complétives ;
|
||
• les propositions subordonnées circonstancielles ;
|
||
• les propositions subordonnées relatives ;
|
||
• les propositions subordonnées sans conjonction de subordination.
|
||
|
||
|
||
|
||
Ces types de subordonnées se distinguent d’abord en fonction de la présence
|
||
ou de l’absence d’un mot subordonnant : les propositions subordonnées com-
|
||
plétives, circonstancielles et relatives se distinguent des autres en raison du fait
|
||
qu’elles sont introduites par un mot subordonnant. Elles se distinguent ensuite
|
||
selon les propriétés de ce mot subordonnant :
|
||
• dans les propositions subordonnées complétives, le mot subordonnant est
|
||
une conjonction de subordination qui joue un rôle de pur outil grammatical
|
||
(que dans Je crois qu’il va faire beau ou si dans Je me demande s’il va faire
|
||
beau) n’apportant aucune information spécifique sur la relation entre la pro-
|
||
position subordonnée et la proposition principale ;
|
||
• dans les propositions subordonnées circonstancielles, le mot subordonnant
|
||
est également une conjonction de subordination, mais qui n’est pas seule-
|
||
ment un outil grammatical de subordination parce qu’il apporte en outre des
|
||
informations sur la relation entre la proposition subordonnée et la propo-
|
||
sition principale. Par exemple, quand indique que cette relation est de nature
|
||
temporelle (Je sortirai quand tu auras fini : la conjonction de subordination
|
||
quand indique une relation temporelle entre tu auras fini et je sortirai),
|
||
parce que indique que cette relation est de nature causale (Je sors parce
|
||
que j’ai envie de prendre l’air : avoir envie de prendre l’air est la cause de
|
||
je sors), etc. ;
|
||
• dans les propositions subordonnées relatives, le mot subordonnant joue non
|
||
seulement un rôle d’outil de subordination mais aussi un autre rôle, pronomi-
|
||
nal. C’est ce qui justifie que cet outil de subordination soit nommé « pronom ».
|
||
Le pronom relatif joue donc simultanément deux rôles : celui d’un outil subor-
|
||
donnant (au même titre que les conjonctions de subordination) et celui d’un
|
||
pronom. Par exemple, dans L’homme que tu as vu est un ami, le pronom
|
||
relatif que joue un rôle subordonnant (comme dans une proposition subor-
|
||
donnée complétive), mais il joue également un rôle de pronom, qui a un anté-
|
||
cédent (l’homme) et une fonction (COD de voir ; littéralement : tu as vu QUE
|
||
(= l’homme) ). En revanche, dans une proposition subordonnée complétive
|
||
ou circonstancielle, la conjonction de subordination n’a pas de fonction : elle
|
||
est limitée à un pur et simple rôle d’outil subordonnant, éventuellement por-
|
||
teur, dans le cas des circonstancielles, d’informations sur la relation entre la
|
||
subordonnée et la principale.
|
||
|
||
|
||
|
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|
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p. 53
|
||
II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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||
Les types de propositions subordonnées
|
||
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||
Propositions subordonnées introduites par un mot subordonnant
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||
• Le mot subordonnant est un pur outil grammatical ;
|
||
il n’a pas de fonction dans la subordonnée :
|
||
propositions subordonnées complétives
|
||
- conjonction de subordination que :
|
||
proposition subordonnée conjonctive
|
||
Je crois qu’il va faire beau.
|
||
- conjonction de subordination si :
|
||
proposition subordonnée interrogative totale
|
||
Je me demande s’il va faire beau.
|
||
|
||
• Le mot subordonnant est une conjonction de subordination indiquant
|
||
la relation de la principale à la subordonnée ; il n’a pas de fonction dans
|
||
la subordonnée :
|
||
propositions subordonnées circonstancielles
|
||
Je sortirai quand tu auras fini.
|
||
Je sors parce que j’ai envie de prendre l’air.
|
||
|
||
• Le mot subordonnant est un pronom relatif, jouant à la fois
|
||
un rôle subordonnant et un rôle pronominal ; il a une fonction
|
||
dans la subordonnée :
|
||
propositions subordonnées relatives
|
||
L’homme que tu as vu est un ami.
|
||
L’homme qui te parlait est un ami.
|
||
|
||
Propositions subordonnées sans mot subordonnant
|
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Proposition subordonnée infinitive
|
||
J’entends l’oiseau chanter.
|
||
Proposition subordonnée participiale
|
||
Le chat parti, les souris dansent.
|
||
Proposition subordonnée interrogative partielle
|
||
Je me demande qui chante.
|
||
|
||
|
||
Remarque : la proposition subordonnée inclut le mot subordonnant. Par exemple,
|
||
dans Je crois qu’il va faire beau, la proposition subordonnée conjonctive est
|
||
qu’il va faire beau. Mais la structure de phrase (de type P = GS + GV (+GC)) que
|
||
contient cette proposition subordonnée est il va faire beau (GS = il ; GV = va faire
|
||
beau). Par conséquent, cette structure de phrase incluse dans la proposition
|
||
subordonnée ne contient pas le mot subordonnant que. Quant à la délimitation
|
||
de la proposition principale, la tradition scolaire la fait parfois apparaître par
|
||
effacement de la subordonnée. Par exemple, dans Je crois qu’il va faire beau,
|
||
la proposition principale serait Je crois. Mais Je crois n’est pas une phrase com-
|
||
plète car croire exige (sauf à changer de sens) un complément d’objet. Il serait
|
||
donc plus juste de considérer que, dans cette phrase, la proposition principale
|
||
est Je crois X, où X indique un complément d’objet indéterminé. On comprend
|
||
mieux ainsi en quoi consiste le phénomène de subordination : il consiste en l’in-
|
||
clusion d’une phrase P2 (il va faire beau) dans une phrase P1 (Je crois X ) au
|
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p. 54
|
||
Le système de la langue II
|
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|
||
moyen d’un outil de subordination (la conjonction de subordination que) et dans
|
||
une certaine position (ici à la place du COD de croire, notée par X). La phrase P1
|
||
est nommée « proposition principale », la phrase P2 précédée de l’outil de subor-
|
||
dination est nommée « proposition subordonnée » et l’ensemble formé par P1 et
|
||
P2 est une phrase, au sens graphique du terme.
|
||
|
||
L’exposé ci-dessous présentera d’abord les propositions subordonnées intro-
|
||
duites par un mot subordonnant (1.2, 1.3 et 1.4) puis les propositions subor-
|
||
données sans mot subordonnant (1.5).
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Les propositions subordonnées 1.2
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complétives
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||
Les propositions subordonnées complétives17 sont équivalentes à des groupes
|
||
nominaux (Je souhaite qu’elle réussisse = Je souhaite sa réussite). Elles ont
|
||
donc des fonctions de groupes nominaux (GN) – et, très souvent, la fonction
|
||
complément d’objet direct (COD). Elles sont introduites par une conjonction de
|
||
subordination dont le rôle est celui d’un pur outil de subordination.
|
||
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||
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||
|
||
Deux types de propositions subordonnées complétives peuvent être distin-
|
||
guées : la proposition subordonnée conjonctive, introduite par la conjonction de
|
||
subordination que et la proposition subordonnée interrogative totale introduite
|
||
par la conjonction de subordination si.
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|
||
La proposition subordonnée conjonctive 1.2.1
|
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La proposition subordonnée conjonctive est introduite par la conjonction de
|
||
subordination que. Elle peut avoir les fonctions suivantes :
|
||
|
||
|
||
Fonctions de la proposition subordonnée conjonctive
|
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Sujet : Qu’elle n’ait pas compris me surprend.
|
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Attribut du sujet : Mon souhait est que vous réussissiez.
|
||
COD : Je crois que vous avez raison.
|
||
Complément du verbe impersonnel : Il faut que tu partes.
|
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Complément du nom : La crainte qu’elle parte m’envahit.
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Apposition : Je ne souhaite qu’une chose : que vous réussissiez.
|
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17 Compte tenu de la définition adoptée, la dénomination « complétive » ne signifie pas
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que ces subordonnées ont nécessairement une fonction de complément.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin possédait des propositions subordonnées
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conjonctives complétives introduites par quod + indicatif ou par ut + subjonctif.
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Les propositions introduites par quod pouvaient être sujet, attribut du sujet ou
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apposées à un pronom neutre. Les propositions introduites par ut étaient la
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plupart du temps COD. D’un point de vue fonctionnel, les structures latines, où
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une proposition subordonnée conjonctive complétive peut remplir différentes
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fonctions syntaxiques, se retrouvent donc en français. Toutefois, les conjonc-
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tions de subordination quod et ut ont été en français remplacées par quia,
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initialement conjonction de subordination de cause (« parce que »), qui a évolué
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en qui puis en que. La structure la plus usitée, du type Je crois que vous avez
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raison (où la proposition subordonnée est de fonction COD), était en latin ren-
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due, non par une subordonnée complétive, mais par une subordonnée infinitive.
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NOTION GRAMMATICALE PROPOSITION SUBORDONNÉE CONJONCTIVE
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1.2.2 La proposition subordonnée
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interrogative totale
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La proposition subordonnée interrogative totale est introduite par la conjonction de
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subordination si. Elle constitue une interrogation totale, c’est-à-dire qui porte sur
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l’ensemble de la phrase, et à laquelle il est possible de répondre par « oui » ou par
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« non » (voir plus loin le chapitre consacré à l’interrogation). Puisqu’il s’agit d’une
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proposition subordonnée, elle constitue également une interrogation indirecte.
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Ainsi, dans la phrase Je me demande s’il fera beau, la proposition subordonnée
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interrogative s’il fera beau équivaut à l’interrogation directe Fera-t-il beau ?, ques-
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tion à laquelle il est possible de répondre par « oui » ou par « non ».
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La proposition subordonnée interrogative totale est le plus souvent de fonction
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COD : dans Je me demande s’il fera beau la proposition subordonnée s’il fera
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beau est COD de demander.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Les propositions subordonnées interrogatives
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totales du latin fonctionnaient comme celles du français à deux exceptions
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près : les particules interrogatives utilisées (-ne, num, nonne, an) servaient
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à la fois pour l’interrogation directe et l’interrogation indirecte ; le mode
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employé était systématiquement le subjonctif. Le français a remplacé les
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conjonctions de subordination latines par si (du latin si), substitution qui
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s’observe déjà dans les textes latins tardifs.
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NOTION GRAMMATICALE
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PROPOSITION SUBORDONNÉE INTERROGATIVE TOTALE
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Le système de la langue II
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Les propositions subordonnées 1.3
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circonstancielles
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Les propositions subordonnées circonstancielles sont introduites par une
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conjonction de subordination, qui joue un rôle d’outil de subordination mais qui,
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en outre, indique par son sens la relation qu’entretient la subordonnée avec la
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principale. Elles ont toujours, comme l’indique leur nom, la fonction complément
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circonstanciel. On peut les classer selon le sens de la conjonction de subordina-
|
||
tion, bien que ce classement soit nécessairement partiel en raison de la variété
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très grande des relations sémantiques concevables entre la proposition prin-
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cipale et la proposition subordonnée.
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Les propositions subordonnées circonstancielles
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Proposition subordonnée circonstancielle de temps
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(conjonctions quand, lorsque, après que, etc.) :
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Quand vous aurez fini, vous me préviendrez.
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Proposition subordonnée circonstancielle de cause
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(conjonctions parce que, puisque, etc.) :
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La rivière ne coule plus parce que l’été a été très sec.
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Proposition subordonnée circonstancielle de conséquence
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(conjonctions si bien que, au point que, etc.) :
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L’été a été très sec, si bien que la rivière ne coule plus.
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Proposition subordonnée circonstancielle de but
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(conjonctions pour que, afin que, de peur que, etc.) :
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Je vous l’ai donné pour que vous l’utilisiez.
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Proposition subordonnée circonstancielle d’hypothèse
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(conjonction si principalement) :
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Si vous venez, nous irons à la plage.
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Proposition subordonnée circonstancielle de concession
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(conjonctions bien que, quoique, encore que, etc.) :
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Je déménagerai demain, bien que la maison ne soit pas achevée.
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Proposition subordonnée circonstancielle de comparaison
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(conjonctions comme, ainsi que, de même que, etc.) :
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Alice s’en alla comme elle était venue.
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Proposition subordonnée circonstancielle
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de comparaison hypothétique (conjonction comme si) :
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Je la connais comme si je l’avais toujours côtoyée.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Dans certains cas, la subordonnée est liée à la principale non seulement par
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la conjonction de subordination mais aussi par un mot qui, dans la principale,
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annonce la subordonnée. On parle dans ce cas de proposition subordonnée
|
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« corrélative » (ou, pour désigner l’ensemble formé par la principale et la subordon-
|
||
née, de « système corrélatif »). Ce type de construction se rencontre notamment :
|
||
• dans les propositions circonstancielles consécutives : Il a tant plu que la
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rivière a débordé. Cette phrase équivaut à Il a beaucoup plu, si bien que
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la rivière a débordé. Mais, à la différence de la subordonnée consécutive
|
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sans corrélation, la proposition subordonnée corrélative est annoncée dans
|
||
la principale par tant.
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• dans les propositions circonstancielles comparatives : Elle est aussi intelli-
|
||
gente que sa mère l’était contient une proposition subordonnée compara-
|
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tive corrélative, équivalente à la proposition subordonnée comparative sans
|
||
corrélation Elle est intelligente comme sa mère l’était.
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• dans les propositions subordonnées causales : Elle est d’autant plus déçue
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qu’elle avait beaucoup travaillé contient une proposition subordonnée cau-
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sale corrélative qui équivaut à la proposition subordonnée causale sans
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corrélation Elle est déçue parce qu’elle avait beaucoup travaillé.
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La notion de corrélation indique que, dans le cas où une phrase comporte un
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système corrélatif, la proposition principale perd son autonomie par rapport
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à la subordonnée. Par exemple, dans la phrase Elle est aussi intelligente que
|
||
sa mère l’était la principale *Elle est aussi intelligente n’est pas une phrase
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autonome, à la différence de Elle est intelligente dans la construction non corré-
|
||
lative Elle est intelligente comme sa mère l’était.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin possédait, d’un point de vue sémantique,
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les mêmes propositions subordonnées circonstancielles que celles que l’on
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observe en français. D’un point de vue fonctionnel, l’on relève en revanche
|
||
deux différences majeures : le latin usait plus volontiers que le français
|
||
du subjonctif qui, en latin, était par exemple systématique dans les propo-
|
||
sitions subordonnées de conséquence et de condition ; le français a renou-
|
||
velé la quasi-totalité des conjonctions de subordination latines, leur préférant
|
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généralement des conjonctions majoritairement composées d’un premier
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mot et de la conjonction que (par exemple : bien que).
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NOTION GRAMMATICALE
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PROPOSITION SUBORDONNÉE CIRCONSTANCIELLE (TEMPS, CAUSE, CONSÉQUENCE,
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BUT, HYPOTHÈSE, CONCESSION, COMPARAISON, COMPARAISON HYPOTHÉTIQUE)
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Le système de la langue II
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Les propositions 1.4
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subordonnées relatives
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Les propositions subordonnées relatives présentent cette particularité d’être
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introduites par un pronom relatif. Ce pronom a un antécédent dans la proposition
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où s’insère la proposition subordonnée relative (sauf dans le cas des relatives
|
||
substantives, voir II.1.4.2) et une fonction dans celle-ci. À la différence des pro-
|
||
positions subordonnées complétives et circonstancielles, pour lesquelles une
|
||
seule fonction est impliquée (celle de la subordonnée, puisque la conjonction de
|
||
subordination n’a pas de fonction), l’analyse de la proposition subordonnée relative
|
||
requiert l’identification de deux fonctions : la fonction de la proposition subordon-
|
||
née relative et la fonction du pronom relatif. Par exemple, dans la phrase La femme
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||
que tu as vue est une amie, la proposition subordonnée relative que tu as vue est
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||
de fonction épithète du nom femme et le pronom relatif de fonction COD de voir.
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Deux principaux types de propositions subordonnées relatives doivent être
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distingués selon les fonctions qu’elles peuvent avoir. Les propositions subor-
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données relatives adjectives ont des fonctions adjectivales (épithète, apposition),
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||
tandis que les propositions subordonnées substantives ont des fonctions nomi-
|
||
nales (sujet, COD, etc.).
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Les propositions subordonnées 1.4.1
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relatives adjectives
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Les deux principales fonctions des propositions subordonnées relatives adjec-
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tives sont la fonction épithète et la fonction apposition.
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Au plan sémantique, la proposition subordonnée
|
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relative adjective de fonction épithète permet,
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||
généralement, de construire un sous-ensemble Élèves
|
||
à partir du nom antécédent du pronom relatif. Par Élèves qui avaient
|
||
exemple, dans la phrase Les élèves qui avaient bien révisé
|
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||
bien révisé ont obtenu d’excellentes notes,
|
||
la relative qui avaient bien révisé construit un
|
||
sous-ensemble de l’ensemble des élèves.
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|
||
En revanche, la subordonnée relative adjective
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||
apposée ne permet pas de construire un sous-en- Élèves
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semble et laisse inchangé l’ensemble désigné par Élèves = qui avaient
|
||
le nom. C’est pourquoi, à la différence de la subor- bien révisé
|
||
donnée relative adjective épithète, on peut la sup-
|
||
primer sans changer le sens de la phrase. Ainsi,
|
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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la phrase Les élèves, qui avaient bien révisé, ont obtenu d’excellentes notes
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présuppose, en raison des virgules qui encadrent la relative et lui donnent la
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||
fonction d’apposition, que tous les élèves avaient bien révisé.
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Qu’elles soient de fonction épithète ou apposée, les propositions subordonnées
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relatives se caractérisent également par la fonction du pronom relatif qui les
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introduit.
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Fonctions du pronom relatif
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dans la proposition subordonnée relative adjective
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Pronom relatif de fonction sujet
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L’homme qui te parlait est un ami.
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Pronom relatif de fonction COD
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L’homme que tu as vu est un ami.
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Pronom relatif de fonction COI
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L’homme à qui tu parlais est un ami ;
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l’homme à qui tu as donné ce livre est un ami ;
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l’homme dont tu parlais est un ami ;
|
||
l’homme auquel tu parlais est un ami ;
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la ville où tu vas est toute proche.
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Pronom relatif de fonction complément du nom
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J’ai aimé le livre dont cet homme est l’auteur.
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Pronom relatif de fonction complément circonstanciel
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La ville où je suis né est près d’ici.
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1.4.2 Les propositions subordonnées
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relatives substantives
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Les propositions subordonnées relatives substantives présentent deux carac-
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téristiques :
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• elles ont des fonctions nominales (sujet, COD, COI, etc.) ;
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• le pronom relatif qui les introduit n’a pas un nom comme antécédent mais il
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renvoie à un ensemble indéterminé, et s’accompagne parfois d’un pronom
|
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démonstratif dont il est solidaire.
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Par exemple, dans le proverbe Qui veut voyager loin ménage sa monture, la
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proposition subordonnée relative substantive qui veut voyager loin est de fonc-
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tion sujet de ménage et le pronom relatif qui renvoie à un être animé quelconque
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Le système de la langue II
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ou indéterminé. On remarquera que le sens de la phrase est maintenu lorsque
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le pronom relatif est précédé d’un pronom démonstratif : Celui qui veut voyager
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loin ménage sa monture. Les deux phrases peuvent donc être traitées de la
|
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même façon, comme des relatives substantives.
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Les propositions subordonnées relatives substantives sont des équivalents de
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GN et peuvent, par conséquent, avoir les fonctions du GN.
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Fonctions des propositions relatives substantives
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Proposition subordonnée relative substantive de fonction sujet
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Qui veut voyager loin ménage sa monture ; celui qui veut voyager
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loin ménage sa monture.
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Proposition subordonnée relative substantive de fonction COD
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J’aime qui m’aime ; j’aime celui qui m’aime.
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Proposition subordonnée relative substantive de fonction COI
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Donne-le à qui tu voudras ; donne-le à celui/celle que tu voudras.
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Proposition subordonnée relative substantive de fonction attribut
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Je ne suis pas qui vous croyez ; je ne suis pas celui que vous croyez.
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D’une manière générale, l’analyse d’une relative requiert donc :
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• sa délimitation ;
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• l’identification de sa fonction ;
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• l’identification du pronom relatif et de son antécédent ;
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• l’identification de la fonction du pronom relatif.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Les propositions subordonnées relatives latines,
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majoritairement introduites par le relatif qui, quae, quod, fonctionnaient
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globalement comme en français et étaient au mode indicatif. L’on peut par
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exemple citer le cas des relatives substantives du type Qui bene amat bene
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castigat (Qui aime bien châtie bien). Par ailleurs, les propositions relatives
|
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au subjonctif, très fréquentes, sont, en latin, porteuses d’une valeur circons-
|
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tancielle (Nemo est qui uelit uenire. Il n’y a personne qui veuille venir) qui
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se retrouve aussi en français.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PROPOSITIONS SUBORDONNÉES RELATIVES
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PROPOSITIONS SUBORDONNÉES RELATIVES ADJECTIVES
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PROPOSITIONS SUBORDONNÉES RELATIVES SUBSTANTIVES
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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1.5 Les subordonnées sans
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conjonction de subordination
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Trois types de subordonnées se construisent sans aucun outil de subordination :
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la proposition subordonnée infinitive, la proposition subordonnée participiale et
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la proposition subordonnée interrogative partielle.
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1.5.1 La proposition subordonnée infinitive
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La proposition subordonnée infinitive est un groupe infinitif (GInf) qui comporte
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un sujet propre, c’est-à-dire distinct du sujet de la proposition principale. Dans
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la phrase J’entends l’oiseau chanter, le sujet de la proposition principale est le
|
||
pronom personnel J(e) (sujet de entendre) et le sujet de la proposition subordon-
|
||
née infinitive est le GN l’oiseau (sujet de chanter). En revanche, dans la phrase
|
||
J’aimerais partir en vacances les verbes aimer et partir ont le même sujet :
|
||
le pronom personnel J(e). Par conséquent, partir en vacances n’est pas une
|
||
proposition infinitive dans cette phrase, mais un groupe infinitif de fonction COD
|
||
de aimer.
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Remarque : considérer que, dans la phrase précédente, l’oiseau est le sujet de
|
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chanter est une simplification, qui n’est valide qu’à condition d’entendre « sujet »
|
||
au sens sémantique d’agent (celui qui fait l’action). En effet, la pronominalisation
|
||
fait apparaître que l’oiseau a une fonction de COD : j’entends l’oiseau chanter
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||
➨ je l’entends chanter (et non pas *j’entends il chanter, ce qui serait le cas si
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l’oiseau avait un statut syntaxique de sujet).
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La proposition infinitive apparaît principalement après des verbes de perception
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(voir, entendre, sentir, etc.). Elle est l’équivalent syntaxique d’un GN et occupe la
|
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fonction COD du verbe de la proposition principale. Elle est parfois l’équivalent
|
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d’une complétive : J’entends l’oiseau chanter = J’entends que l’oiseau chante.
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HISTOIRE DE LA LANGUE La proposition subordonnée infinitive constituait en
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latin la structure par excellence de la subordination. Elle n’entretient cepen-
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dant aucun rapport avec son équivalent sémantique français car une struc-
|
||
ture du type Je l’entends chanter était rendue en latin par une proposition
|
||
subordonnée participiale (Audio eum cantantem). L’équivalent fonctionnel
|
||
de la subordonnée infinitive latine (Credo te esse beatum) est, en français,
|
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la subordonnée complétive introduite par que (Je crois que tu es heureux).
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NOTION GRAMMATICALE PROPOSITION SUBORDONNÉE INFINITIVE
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p. 62
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Le système de la langue II
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La proposition subordonnée participiale 1.5.2
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||
La proposition subordonnée participiale requiert également un sujet (ou un
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agent) distinct de celui de la proposition principale. Le verbe de la proposition
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||
participiale peut être conjugué au participe présent ou au participe passé.
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Propositions subordonnées participiales
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Proposition subordonnée participiale au participe présent
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Le temps s’améliorant, ils décidèrent de sortir.
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Proposition subordonnée participiale au participe passé
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Le chat parti, les souris dansent.
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La proposition subordonnée participiale est de fonction complément circons-
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tanciel. Ainsi, dans la phrase Le temps s’améliorant, ils décidèrent de sortir,
|
||
la participiale équivaut à une proposition subordonnée circonstancielle causale
|
||
(Puisque le temps s’améliore, ils décident de sortir) et dans la phrase Le chat
|
||
parti, les souris dansent, la participiale équivaut à une proposition subordon-
|
||
née circonstancielle temporelle (Quand le chat est parti, les souris dansent) ou
|
||
causale (Puisque le chat est parti, les souris dansent).
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||
HISTOIRE DE LA LANGUE L’ablatif absolu, doté d’un sujet propre et d’un attri-
|
||
but du sujet (Cicerone consule, Cicéron étant consul) ou d’un participe
|
||
(His uerbis dictis, Ces paroles ayant été prononcées), était, en latin, l’un des
|
||
équivalents fonctionnels de la proposition participiale française.
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NOTION GRAMMATICALE PROPOSITION SUBORDONNÉE PARTICIPIALE
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La proposition subordonnée 1.5.3
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interrogative partielle
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La proposition subordonnée interrogative partielle est une interrogation indi-
|
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recte, puisqu’il s’agit d’une subordonnée, et qui porte non pas sur l’ensemble
|
||
de la phrase (comme dans le cas de l’interrogation totale) mais sur un de ses
|
||
constituants. Par exemple, dans la phrase Je demande à qui ce livre appar-
|
||
tient, l’interrogation porte sur le COI de appartenir. En effet, le verbe appar-
|
||
tenir se construit avec un COI (X appartient à Y) et l’interrogation porte bien sur
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p. 63
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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la personne (Y) à laquelle appartient le livre (X). En outre, on remarquera que
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à qui n’est pas un outil subordonnant puisque cet élément est maintenu dans
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l’interrogation directe : À qui appartient ce livre ?
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La proposition subordonnée interrogative partielle est l’équivalent syntaxique
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d’un GN et peut avoir une fonction sujet ou COD :
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• sujet : Comment cela est arrivé ne nous regarde pas.
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• COD : Je demande à qui ce livre appartient ; J’ignore où je suis.
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Remarque : malgré la préposition à, la subordonné interrogative à qui ce livre
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appartient est bien de fonction COD puisque le verbe demander est transitif
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(demander quelque chose).
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L’élément introducteur de la proposition subordonnée interrogative partielle
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peut être :
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• un pronom interrogatif, qui ou que : Je me demande qui a fait cela ; Je me
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demande que faire ;
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• un GN introduit par le déterminant interrogatif quel(le) : Je me demande
|
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quelle étudiante a fait cela ;
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• un adverbe interrogatif : où, quand, pourquoi, comment, etc. : Je me demande
|
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où/quand/pourquoi/comment cela s’est passé.
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• un groupe pronominal prépositionnel : Je me demande à qui ce livre appartient.
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Propositions subordonnées interrogatives partielles
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Proposition subordonnée interrogative partielle de fonction sujet
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Pourquoi elle a voulu partir si vite demeure inexpliqué.
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Proposition subordonnée interrogative partielle de fonction COD
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Je me demande qui a fait cela.
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L’interrogation peut porter sur différents constituants de la phrase (voir II.1.7.2
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le chapitre consacré à l’interrogation).
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HISTOIRE DE LA LANGUE Les propositions subordonnées interrogatives par-
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tielles avaient, en latin, un fonctionnement assez voisin de celui observé en
|
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français. À la différence toutefois du français, le latin y employait systémati-
|
||
quement le subjonctif et ces propositions ne pouvaient être de fonction sujet
|
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mais étaient seulement de fonction COD.
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NOTION GRAMMATICALE PROPOSITION SUBORDONNÉE INTERROGATIVE PARTIELLE
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p. 64
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Le système de la langue II
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La coordination et la juxtaposition 1.6
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Dans la phrase complexe, les notions de coordination et de juxtaposition
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désignent une relation entre deux propositions qui se situent sur le même plan
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et forment, à elles deux, une nouvelle phrase. Ces deux propositions situées sur
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le même plan sont nommées « propositions indépendantes ».
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Remarques
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• Indépendamment de la phrase complexe, la juxtaposition et la coordination
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permettent d’établir une relation entre des mots ou des groupes de mots.
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• Lorsqu’elle n’a pas une valeur énumérative, la juxtaposition a une valeur
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subordonnante (voir « Pour aller plus loin »).
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Le terme « juxtaposition » est utilisé lorsque les propositions indépendantes
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ne sont pas reliées par une conjonction de coordination, mais par une virgule,
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un point-virgule ou par les deux points (:).
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Les relations de coordination et de juxtaposition peuvent s’établir entre plus
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de deux propositions.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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La relation établie entre plusieurs propositions par juxtaposition est séman-
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tiquement implicite. Il peut s’agir :
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• d’une idée de succession : Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue. (Racine) ;
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• d’une idée de concomitance : Le Canadien appelait, il criait, mais en vain.
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(J. Verne) ;
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• d’une idée de causalité : Le vent se lève, il va pleuvoir ;
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• d’une idée d’opposition : Les pauvres ont la santé, les riches ont les
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remèdes (proverbe).
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Dans certains cas, la juxtaposition équivaut à une subordination. On parle
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dans ce cas de « subordination implicite ». Par exemple, la juxtaposition dans
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la phrase Tu aurais travaillé, tu aurais eu de meilleurs résultats équivaut
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à une subordination de type hypothétique (« Si tu avais travaillé, tu aurais eu
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de meilleurs résultats »).
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La relation établie entre plusieurs propositions par coordination se prête
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à diverses interprétations, du même type que celles qui caractérisent la juxta-
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position. Cette relation demeure implicite dans le cas de la conjonction de
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coordination et mais elle est explicite dans les autres cas. Les relations de
|
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coordination s’établissent au moyen de conjonctions de coordination mais
|
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aussi de connecteurs qui expriment ou bien des liens argumentatifs (ainsi,
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d’ailleurs, en effet, etc.) ou bien des liens assurant la cohésion textuelle
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(d’abord, premièrement, enfin, etc.). Les connecteurs qui expriment une rela-
|
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tion argumentative sont nommés « connecteurs argumentatifs », les connec-
|
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teurs qui assurent la cohésion textuelle sont nommés « connecteurs textuels ».
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p. 65
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Remarque : il existe un cas d’insertion de phrase qui n’est généralement pas
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inclus dans la catégorie de la subordination et qui ne se réduit pas à une simple
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juxtaposition : je comprends, dit-elle, il faut partir. La proposition dit-elle est
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nommée proposition « incise ».
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HISTOIRE DE LA LANGUE Cf. II.3.7.2.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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COORDINATION JUXTAPOSITION PROPOSITION INCISE
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1.7 Les types de phrases
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On distingue trois types d’actes fondamentaux : le type déclaratif correspondant
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à l’assertion (affirmer quelque chose, donc présenter ce que l’on dit comme vrai),
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le type interrogatif correspondant à l’interrogation (poser une question, deman-
|
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der une information), le type impératif correspondant à l’injonction (donner un
|
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ordre). Toute phrase appartient nécessairement à l’un de ces trois types d’actes,
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qui correspondent canoniquement à trois structures syntaxiques distinctes.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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On distinguera donc clairement le plan morphosyntaxique de la structure
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grammaticale de la phrase et le plan pragmatique du type d’acte effectué par
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l’énonciation de la phrase :
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Plan morphosyntaxique Plan pragmatique
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Phrase déclarative ➨ Valeur d’assertion
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Phrase interrogative ➨ Valeur d’interrogation
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Phrase impérative ➨ Valeur d’injonction
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La prise en compte de la dimension pragmatique du langage (la parole n’a pas
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seulement pour fonction de décrire le monde ou d’exprimer ses pensées pour
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les communiquer mais aussi de réaliser des actes) est issue d’un domaine de
|
||
la philosophie du langage, la pragmatique, qui est par la suite devenue égale-
|
||
ment un domaine des sciences du langage. L’œuvre de référence est le livre
|
||
de John Austin (1911-1960), How to do Things With Words (1962), traduit
|
||
en 1970 sous le titre Quand dire, c’est faire. Austin a notamment introduit la
|
||
notion de « performatif » : un énoncé performatif accomplit l’acte qu’il énonce.
|
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Par exemple, lorsque le président d’un tribunal dit La séance est ouverte,
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Le système de la langue II
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il ouvre effectivement la séance par la seule énonciation de cette phrase (mais
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si un individu qui n’a pas le statut exigé par le contexte – ici, d’être président du
|
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tribunal – prononce la même phrase, l’énoncé ne peut pas avoir cette valeur
|
||
performative). Austin s’est également intéressé à la question des excuses,
|
||
puisque les excuses sont également des performatifs : dire « Je m’excuse »,
|
||
c’est réaliser l’acte de s’excuser. Plus généralement, son analyse des excuses
|
||
nous interroge sur ce que sont les actions : qu’est-ce au juste qu’une action si
|
||
un acte peut être effectué par la simple profération de mots ? Tout acte aurait-il
|
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une dimension langagière ?
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Le type déclaratif 1.7.1
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Le type de phrase déclaratif se présente généralement sous la forme canonique
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de la phrase.
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Phrase de type déclaratif
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P = [GS + GV] (+ GC)
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Aujourd’hui, Alice va à la plage.
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Elle est partie travailler à l’étranger pour six mois.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Bien qu’elle ait fondamentalement une valeur pragmatique d’assertion, la
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||
phrase déclarative s’utilise souvent dans des énoncés qui ne se limitent pas,
|
||
au plan pragmatique, à une pure et simple assertion. Par exemple, la phrase
|
||
déclarative J’ai froid peut signifier implicitement, dans un contexte déterminé :
|
||
Ferme la fenêtre ! Dans ce cas, la phrase de type assertif aura une valeur
|
||
pragmatique injonctive. Plus généralement, une phrase déclarative est très
|
||
souvent interprétable dans un contexte plus large que ce qu’elle asserte stric-
|
||
tement. Par exemple, dans une phrase du type Il y a beaucoup de bruit ici,
|
||
même si son énonciateur prétend à la neutralité de l’assertion pure et simple
|
||
(« Je ne fais que décrire une situation objective »), l’assertion sera naturelle-
|
||
ment interprétée comme un reproche ou une demande (de faire le silence). Par
|
||
conséquent, l’énonciateur d’une phrase de ce type est presque toujours de
|
||
mauvaise foi s’il prétend ne faire que décrire une situation objective. De même,
|
||
la phrase déclarative Les élèves de cette classe ont un niveau très faible en
|
||
français peut être interprétée, au-delà de la pure et simple assertion, comme
|
||
un reproche au professeur, comme une allusion à la composition sociologique
|
||
du quartier où se situe l’école, etc. L’assertion de la phrase déclarative vaut
|
||
donc non seulement pour le contenu asserté (présenté comme vrai) mais
|
||
aussi pour les motivations de l’assertion (pourquoi l’énonciateur produit-il cet
|
||
énoncé dans ce contexte ?).
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p. 67
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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1.7.2 Le type interrogatif
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La phrase de type interrogatif se caractérise grammaticalement par l’une des
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caractéristiques suivantes :
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Phrase de type interrogatif : ses différents marqueurs
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Inversion du sujet simple : Vas-tu à la plage ?
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Inversion du sujet complexe : Alice va-t-elle à la plage ?
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Utilisation de la locution interrogative est-ce que :
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||
Est-ce que tu vas à la plage ?
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Utilisation d’un pronom interrogatif simple :
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||
Qui va à la plage aujourd’hui ?
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Utilisation d’un pronom interrogatif complexe :
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||
Qui est-ce qui va à la plage aujourd’hui ?
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||
Utilisation d’un adverbe interrogatif et inversion du sujet :
|
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Quand vas-tu à la plage ? Pourquoi vas-tu à la plage ?
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||
Utilisation d’une intonation interrogative : Tu vas à la plage ?
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Remarques
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||
• Dans le cas d’une interrogation au moyen d’un adverbe interrogatif, l’absence
|
||
d’inversion du sujet est caractéristique d’un registre de langue familier ou de
|
||
l’oral (Pourquoi tu vas à la plage ?).
|
||
• L’interrogation peut être combinée à une négation ; on parle dans ce cas de
|
||
phrase interro-négative (Ne vas-tu pas à la plage aujourd’hui ? – question
|
||
à laquelle on répond par « si » ou par « non »).
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1.7.2.1 Interrogation directe et interrogation indirecte
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||
Le type de phrase interrogatif désigne uniquement l’interrogation directe, qui
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||
s’observe dans les propositions principales ou indépendantes, et qui est mar-
|
||
quée par un point d’interrogation. L’interrogation indirecte est une construction
|
||
interrogative en proposition subordonnée, qui n’est jamais marquée ni par un
|
||
point d’interrogation ni par l’inversion du sujet.
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Interrogation directe et interrogation indirecte
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Vas-tu à la plage ?
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Interrogation directe : phrase de type interrogatif
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Je te demande si tu vas à la plage.
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Interrogation indirecte : phrase de type déclaratif
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Le système de la langue II
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À quelle heure vas-tu à la plage ?
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Interrogation directe : phrase de type interrogatif
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Je te demande à quelle heure tu vas à la plage.
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Interrogation indirecte : phrase de type déclaratif
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Interrogation totale et interrogation partielle 1.7.2.2
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L’interrogation totale porte sur l’ensemble de la phrase et suscite par consé-
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quent une réponse généralement affirmative (oui, si) ou négative (non). L’interro-
|
||
gation partielle porte uniquement sur l’un de ses constituants.
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Interrogation totale et interrogation partielle
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Interrogation totale (réponses possibles : oui/non/si)
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Vas-tu à la plage ? Interrogation directe totale
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Je te demande si tu vas à la plage. Interrogation indirecte totale
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||
Ne vas-tu pas à la plage aujourd’hui ? Interro-négation directe totale
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Interrogation partielle (réponse par oui/non impossible)
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À quelle heure vas-tu à la plage ? Interrogation directe partielle
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Je te demande à quelle heure tu vas à la plage.
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Interrogation indirecte partielle
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Portée de l’interrogation 1.7.2.3
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||
L’interrogation partielle est une interrogation qui porte sur un constituant parti-
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culier de la phrase. La forme de l’interrogation varie selon sa portée. Les portées
|
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possibles de l’interrogation partielle sont diverses.
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Portée de l’interrogation partielle
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L’interrogation porte sur le groupe sujet de la phrase :
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• au moyen du pronom interrogatif :
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Qui va à la plage ? Lesquels vont à la plage ?
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||
• au moyen d’un déterminant interrogatif :
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Quels invités vont à la plage ?
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L’interrogation porte sur l’attribut :
|
||
• au moyen d’un pronom interrogatif : Qui est ce personnage ?
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||
Que deviens-tu ? Quelle est la réponse ?
|
||
• au moyen d’un déterminant interrogatif :
|
||
Quelle réponse est la meilleure ?
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p. 69
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||
II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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L’interrogation porte sur le COD :
|
||
• au moyen d’un pronom interrogatif : Que veux-tu ? Qui aimes-tu ?
|
||
• au moyen d’un déterminant interrogatif : Quelle réponse préfères-tu ?
|
||
• au moyen de l’adverbe interrogatif combien dans le cas particulier
|
||
des compléments de mesure18 : Combien cela coûte-t-il ?
|
||
Combien cela pèse-t-il ? Combien cela mesure-t-il ?
|
||
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||
L’interrogation porte sur le COI :
|
||
• au moyen d’un pronom interrogatif :
|
||
À qui parles-tu ? À quoi penses-tu ? Où vas-tu ?
|
||
• au moyen d’un déterminant interrogatif :
|
||
À quelle personne penses-tu ?
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||
L’interrogation porte sur le groupe circonstanciel :
|
||
• au moyen de l’adverbe interrogatif quand pour le complément
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||
circonstanciel de temps : Quand vas-tu à la plage ?
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||
• au moyen de l’adverbe interrogatif comment pour le complément
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||
circonstanciel de moyen : Comment vas-tu à la plage ?
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• au moyen de l’adverbe interrogatif pourquoi pour le complément
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circonstanciel de cause : Pourquoi vas-tu à la plage ?
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Valeur pragmatique de l’interrogation
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Si la valeur fondamentale du type de phrase interrogatif est la demande
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d’information, il n’est pas rare que, au plan pragmatique, l’interrogation ait
|
||
une autre valeur.
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||
• L’interrogation a une valeur injonctive d’ordre (ou d’ordre atténué, c’est-à-
|
||
dire de demande) : Peux-tu me passer le sel ? signifie « passe-moi le sel » ;
|
||
Peux-tu ouvrir la porte ? signifie « ouvre la porte ».
|
||
• L’interrogation a une valeur pragmatique d’assertion dans le cas de l’inter-
|
||
rogation rhétorique : Ne sont-ils pas extraordinaires, ces enfants ? équi-
|
||
vaut à l’assertion Ces enfants sont extraordinaires (avec une nuance
|
||
exclamative).
|
||
Le principe qui explique qu’un type de phrase puisse être interprété comme
|
||
ayant une valeur pragmatique différente de sa valeur pragmatique canonique
|
||
est le principe de pertinence. Ce principe peut se définir de la façon suivante :
|
||
un énoncé est toujours interprété selon sa pertinence maximale. Ainsi, dans le
|
||
cas de l’énoncé Peux-tu me passer le sel ?, il ne serait pas pertinent d’inter-
|
||
préter que l’énoncé possède une valeur pragmatique interrogative si la per-
|
||
sonne à qui il s’adresse a visiblement accès à l’objet dont il est question, le sel
|
||
(si tel n’est pas le cas, par exemple si l’interlocuteur se situe à distance de la
|
||
salière, l’énoncé conservera sa valeur interrogative et on pourra répondre :
|
||
« non, je ne peux pas, je suis trop loin »). Par conséquent, le destinataire de
|
||
l’énoncé, comprenant que la valeur pragmatique d’interrogation n’est pas per-
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||
18 Sur l’analyse des compléments de verbes de poids, de prix, de mesure, voir II.2.3.1.
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p. 70
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||
Le système de la langue II
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tinente, réinterprète l’énoncé de telle sorte qu’il soit pertinent dans la situation
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en lui conférant une valeur injonctive. Le principe pragmatique de pertinence
|
||
a été développé par Dan Sperber et Deirdre Wilson dans un ouvrage intitulé
|
||
La Pertinence (1989), à partir des travaux du philosophe du langage et lin-
|
||
guiste britannique Paul Grice (1913-1988).
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Le type impératif 1.7.3
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La phrase de type impératif correspond à une valeur pragmatique d’ordre. Dans
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sa configuration canonique, elle peut se présenter selon deux formes : au mode
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impératif ou au mode subjonctif.
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Phrase de type impératif
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Au mode impératif, pour la deuxième personne
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du singulier, la première personne et la deuxième personne
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du pluriel : sors, sortons, sortez.
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Au mode subjonctif à la troisième personne du singulier
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et du pluriel : qu’il(s) sorte(nt).
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POUR ALLER PLUS LOIN
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La valeur pragmatique d’ordre peut être exprimée, d’une manière indirecte, par
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||
une phrase de type déclaratif ou interrogatif : Tu fermes la fenêtre (ou, avec
|
||
exclamation, Tu fermes la fenêtre !)/Tu fermes la fenêtre ? L’usage du futur
|
||
(Tu fermeras la porte) et de l’infinitif (Frapper avant d’entrer) sont des moyens
|
||
usuels d’exprimer un ordre au moyen d’une phrase de type déclaratif. L’ordre
|
||
exprimé indirectement au moyen d’une phrase de type interrogatif se présente
|
||
sous une forme atténuée, moins injonctive que lorsqu’il est exprimé au moyen
|
||
d’une phrase de type déclaratif ou impératif. L’atténuation de l’injonction peut
|
||
en outre être soulignée par divers moyens, dont les formules de politesse :
|
||
Pourriez-vous fermer la fenêtre s’il vous plaît ? Enfin, la valeur pragmatique
|
||
d’ordre peut être exprimée par des phrases non verbales : Silence ! Chut !
|
||
|
||
On notera que la phrase de type impératif n’exclut pas complètement la pre-
|
||
mière personne. S’il est peu usuel de se donner un ordre à soi-même à l’impé-
|
||
ratif, cette situation se rencontre malgré tout, en particulier dans le monologue
|
||
théâtral : « Il faut prendre parti, l’on m’attend. Faisons mieux./Sur tout ce
|
||
que j’ai vu fermons plutôt les yeux./Laissons [Roxane s’adresse ici à elle-
|
||
même] de leur amour la recherche importune […] » (Racine, Bajazet, IV, 4).
|
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p. 71
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||
II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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||
Remarques
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• L’ordre négatif est aussi nommé « défense » (en particulier dans la grammaire
|
||
latine). Par exemple : Ne te penche pas à la fenêtre ; Ne pas se pencher à la
|
||
fenêtre.
|
||
• La fonction apostrophe (Alice dans Alice, ferme la porte !) n’est pas une fonc-
|
||
tion appartenant à la grammaire de la phrase. Un GN de fonction apostrophe est
|
||
un apport qui se situe au plan de l’énonciation (donc une fonction de l’énoncia-
|
||
tion et non pas de la phrase), et qui sert à identifier l’interlocuteur. Son absence
|
||
d’intégration à la phrase se traduit par le fait qu’il peut en être séparé : Alice,
|
||
ferme la porte ! pourrait aussi bien s’écrire Alice ! Ferme la porte !
|
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||
HISTOIRE DE LA LANGUE L’interrogation rhétorique (ou oratoire) joue un rôle
|
||
majeur dans la langue latine où la place de l’art oratoire, au sein d’une société
|
||
cultivant la joute verbale, est prépondérante. Ainsi, dans le célèbre début
|
||
du premier discours de Cicéron contre Catilina Quo usque tandem abutere,
|
||
Catilina, patientia nostra (« Jusques à quand enfin, Catilina, abuseras-tu de
|
||
notre patience ? »), la question posée n’en est pas une et ne sollicite pas une
|
||
véritable réponse. Bien que l’impératif soit relativement peu attesté en latin,
|
||
ce mode présentait trois formes distinctes, un impératif positif (Lege ! « Lis ! »)
|
||
et deux impératifs négatifs, ces deux dernières formes étant pourvues d’une
|
||
nuance sémantique. Ainsi, Ne abieritis (« Ne partez pas ! ») s’employait pour
|
||
un ordre énoncé d’une manière impérieuse, tandis que Nolite abire (« Veuillez
|
||
ne pas partir ») exprimait un ordre adouci (cf. en français : Asseyez-vous !
|
||
et Veuillez vous asseoir).
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||
NOTIONS GRAMMATICALES PHRASE DE TYPE DÉCLARATIF/INTERROGATIF/IMPÉRATIF
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||
1.8 Les formes de phrases
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||
Les types de phrases sont obligatoires au sens où une phrase est nécessaire-
|
||
ment déclarative ou interrogative ou impérative, et par conséquent possède
|
||
obligatoirement une valeur pragmatique d’assertion, d’interrogation ou d’in-
|
||
jonction. Mais la phrase peut aussi, facultativement, être de forme négative,
|
||
passive, exclamative, emphatique ou impersonnelle. Ainsi, la phrase Le facteur
|
||
distribue le courrier est une phrase de type déclaratif. N’étant ni à la forme
|
||
négative, ni à la forme passive, ni à la forme exclamative, elle est donc positive et
|
||
active. On ne parlera toutefois pas de « forme positive » et de « forme active », car
|
||
la phrase positive, active, non exclamative, non emphatique, non impersonnelle,
|
||
est considérée comme la phrase de base (Le facteur distribue le courrier).
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p. 72
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||
Le système de la langue II
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||
La forme négative 1.8.1
|
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||
La phrase de forme négative se caractérise par la présence d’adverbes de néga-
|
||
tion, du type ne…pas, ne… plus, ne…jamais, etc. : Elle viendra (forme positive) ➨
|
||
Elle ne viendra pas (forme négative).
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||
La négation est fondamentalement un opérateur logique qui inverse la valeur de
|
||
vérité de la proposition : si une proposition est vraie, sa négation est fausse et si
|
||
une proposition est fausse, sa négation est vraie. Ainsi, puisque la proposition
|
||
Marie Curie a obtenu le prix Nobel est vraie, la négation de cette proposition
|
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(Marie Curie n’a pas obtenu le prix Nobel) est fausse ; de même, puisque la pro-
|
||
position Londres est la capitale de la France est fausse, sa négation Londres
|
||
n’est pas la capitale de la France est vraie. Cependant, le fonctionnement de la
|
||
négation dans les langues ne se réduit pas à celui d’un simple opérateur logique.
|
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||
On peut distinguer trois types de négations : la négation totale, la négation par-
|
||
tielle et la négation exceptive.
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Négation totale, négation partielle, négation exceptive
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Négation totale
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Elle se construit avec les adverbes ne… pas (ou les variantes
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ne… nullement ; ne… aucunement ; ne… point) et porte sur l’ensemble
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de l’énoncé : Elle aime le cinéma français ➨ Elle n’aime pas
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le cinéma français ; Elle a besoin de vos conseils ➨ Elle n’a pas/
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aucunement/nullement besoin de vos conseils.
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Négation partielle
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Ses formes sont plus variées, selon le constituant
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particulier de l’énoncé sur lequel elle porte :
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• la négation porte sur un pronom :
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Personne ne l’a écoutée (négation de Quelqu’un l’a écoutée
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ou Certains l’ont écoutée au moyen du pronom personne,
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antonyme de quelqu’un, certains, tous, etc.)
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Rien ne changera (négation de Quelque chose changera
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au moyen du pronom rien, antonyme de quelque chose)
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Nul n’est censé ignorer la loi (négation de Certains sont censés
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ignorer la loi au moyen du pronom nul, antonyme de certains) ;
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• la négation porte sur un déterminant :
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Aucun/nul détail ne lui échappe (négation de
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Certains détails lui échappent au moyen du déterminant aucun/nul,
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antonyme de certains, tous, etc.) ;
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p. 73
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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• la négation porte sur un adverbe :
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Elle ne travaille guère (négation de Elle travaille beaucoup
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au moyen de l’adverbe guère, antonyme de beaucoup)
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Elle ne travaille jamais (négation de Elle travaille toujours
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(au sens de « sans cesse ») au moyen de l’adverbe jamais,
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antonyme de toujours) 19 .
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Elle ne travaille plus (négation de Elle travaille encore
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(ou toujours au sens de « encore ») au moyen de l’adverbe plus,
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antonyme de encore (ou toujours).
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Négation exceptive
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Elle se construit avec les adverbes ne… que, et véhicule
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une négation implicite : Je n’aime que les films français
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signifie à la fois J’aime les films français (valeur positive explicite)
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et je n’aime pas les films qui ne sont pas français
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(valeur négative implicite sous la forme d’une double négation).
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Remarques
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• À la négation de phrase, s’oppose la négation lexicale au moyen de préfixes
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(possible ➨ impossible).
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• Le ne dit « explétif » s’emploie dans certains cas supposant un contexte néga-
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tif : Je crains qu’Alice ne parte (= le départ d’Alice est redouté). Le ne explétif
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ne doit pas être confondu avec l’emploi de la négation : Je crains qu’Alice ne
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parte pas (= le départ d’Alice est souhaité). L’emploi du ne explétif est facul-
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tatif : Je crains qu’Alice parte. La phrase contenant un ne explétif n’est donc
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pas une phrase négative.
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• On parle parfois de double négation pour désigner ou bien deux négations
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juxta posées (Je ne veux ni fromage ni dessert) ou bien deux négations
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en relation de dépendance, qui s’annulent pour donner une phrase posi-
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tive : Nous ne pouvons pas ne pas répondre (= Nous devons répondre).
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La véritable double négation, qui équivaudrait à une double négation logique,
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n’est pas réalisable en français (*Il n’est pas pas malade au sens de « Il est
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malade »). En revanche, une forme de double négation est envisageable lors-
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qu’elle combine une négation lexicale et une négation grammaticale (*Il n’est
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pas inactif au sens de « Il est actif »).
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• Dans la négation exceptive, la négation implicite est partielle si elle est
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construite avec l’adverbe plus : Je n’aime plus que les films français (valeur
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positive explicite : J’aime les films français ; valeur négative implicite :
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Je n’aime plus les films qui ne sont pas français).
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19 D’autres interprétations sont possibles : Elle ne travaille jamais peut être la négation
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de Elle travaille souvent, Elle travaille un jour, etc.
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p. 74
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Le système de la langue II
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Si la négation linguistique ne se réduit pas à un opérateur logique, c’est que
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son fonctionnement pragmatique met en jeu des énonciations implicites.
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La négation peut tout d’abord avoir un simple rôle descriptif : l’énoncé affirme
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un contenu négatif ; il décrit, sous une forme négative, un état de choses
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qui aurait pu aussi bien être formulé sous une forme positive. Par exemple,
|
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l’énoncé Elle n’a pas réussi son examen affirme un contenu négatif (ne pas
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réussir) et peut être interprété comme équivalent à Elle a échoué à son exa-
|
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men. De même, Elle n’est pas grande peut être équivalent à Elle est petite.
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On parle dans ce cas de « négation descriptive ».
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La négation peut d’autre part se présenter comme la réfutation d’un énoncé
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positif antérieur. Par exemple, l’énoncé Le Misanthrope de Molière n’a pas
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été représenté la première fois en 1665 (mais en 1666) est la réfutation d’une
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énonciation antérieure du type Le Misanthrope de Molière a été représenté
|
||
la première fois en 1665. Il s’agit dans ce cas d’une négation polémique20.
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||
Enfin, la négation peut avoir pour rôle de nier le fait même qu’on puisse énon-
|
||
cer la phrase négative. Par exemple, l’énoncé Elle n’est pas grande, elle
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est immense, ne nie pas la grandeur (si elle est immense, elle est a fortiori
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grande) mais la légitimité de l’emploi de l’adjectif grande, jugé insuffisant.
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||
On parle, dans de tels cas, de « négation métalinguistique ».
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||
On notera par ailleurs que la négation au moyen des adverbes ne… pas n’est pas
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||
nécessairement une négation totale. Ces adverbes peuvent en effet permettre
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de construire une négation partielle. On obtient souvent dans ce cas des phrases
|
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ambiguës : L’avocate n’a pas convaincu les jurés avec cet argument peut
|
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se comprendre au sens « en utilisant cet argument, elle n’a pas convaincu les
|
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jurés » (négation totale) ou au sens « elle a convaincu les jurés, mais pas avec
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cet argument » (négation partielle portant sur le GNP avec cet argument).
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HISTOIRE DE LA LANGUE La syntaxe de la négation constitue en latin l’un
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des points les plus complexes de la langue. D’un point de vue morphologique,
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le principe de deux négations principales, ne et non, dont l’usage variait sui-
|
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vant le mode employé, a été aboli en français. Par ailleurs, le principe latin
|
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qui interdisait qu’une conjonction de coordination soit suivie d’un mot à sens
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négatif (Il est parti et jamais ne revint. Abiit neque umquam rediit où neque
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umquam remplace *et numquam), principe qui obligeait à des manipulations
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lexicales compliquées, n’a pas survécu en français. En outre, la succession
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immédiate de deux négations (Nemo non uenit. Il n’y eut personne pour ne
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pas venir ➨ Tout le monde est venu et Non nemo uenit. Il n’est pas vrai que
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personne ne soit venu ➨ Quelqu’un est venu), système là encore complexe
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20 La distinction entre négation descriptive et négation polémique est de nature pragmatique.
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Elle dépend donc du contexte. Par conséquent, selon le contexte, une même phrase peut produire un énoncé
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||
contenant une négation qui aura une valeur descriptive ou polémique. Ainsi, la phrase Elle n’est pas grande,
|
||
dont on a vu qu’elle pouvait véhiculer une négation descriptive, peut aussi bien, dans un contexte approprié,
|
||
avoir une valeur de négation polémique : Alice est grande ! – Non, elle n’est pas grande, elle mesure 75 cm,
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ce qui est la moyenne pour un enfant de 12 mois.
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p. 75
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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et générateur d’erreurs, n’a pas non plus survécu tel quel en français. L’on
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notera enfin que, dans le cadre de l’interrogation totale, le latin, qui ne connais-
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sait pas les mots oui et non, lesquels nous semblent pourtant si familiers dans
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notre usage quotidien, les remplaçait par la reprise du mot introduisant l’inter-
|
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rogation (Visne abire ? – Volo/Nolo. Veux-tu t’en aller ? – Je le veux (= oui))
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ou, pour traduire « oui », par l’adverbe etiam ; – Je ne le veux pas (Nolo).
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NOTIONS GRAMMATICALES
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FORME NÉGATIVE NÉGATION TOTALE NÉGATION PARTIELLE NÉGATION EXCEPTIVE
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NÉGATION DESCRIPTIVE NÉGATION POLÉMIQUE NÉGATION MÉTALINGUISTIQUE
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1.8.2 La forme passive
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La phrase de forme passive est une phrase dont le verbe principal est employé
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à la voix passive. Par exemple, la phrase active Bérénice aime Titus peut être
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présentée sous la forme passive Titus est aimé par (ou de) Bérénice. Le groupe
|
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nominal prépositionnel (GNP) par/de Bérénice est le complément d’agent
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du verbe aimer, et il correspond au sujet de la phrase active correspondante.
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La phrase n’est pas de forme passive si le verbe employé à la voix passive se
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situe dans une proposition subordonnée. Par exemple, la phrase Je sais que
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Titus est aimé par Bérénice n’est pas de forme passive, car le verbe savoir est
|
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à la voix active.
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Forme passive
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Phrase active
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Titus aime Bérénice.
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Phrase de forme passive
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Bérénice est aimée par (de) Titus.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin évitait qu’un verbe d’action ait pour sujet un
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nom abstrait. Ainsi, la phrase La détermination me pousse à agir était plus
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volontiers rendue en latin par Je suis poussé à agir par la détermination.
|
||
En conséquence, la forme passive est bien plus présente en latin qu’elle ne
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l’est en français. Par ailleurs, le complément d’agent (par Titus) était suscep-
|
||
tible de connaître en latin trois formes syntaxiques en fonction de la nature
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Le système de la langue II
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du mot (animé/inanimé) ou du temps du verbe. Ces différentes constructions
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n’ont pas survécu en français. Le latin possédait enfin des verbes dit dépo-
|
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nents (littéralement qui ont déposé [la voix active]) dotés d’une morphologie
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passive mais d’un sens actif : pati, patior, passus sum.
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NOTION GRAMMATICALE FORME PASSIVE
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La forme exclamative 1.8.3
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La phrase de forme exclamative se reconnaît à l’écrit par la présence, en fin
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de phrase, d’un point d’exclamation (et à l’oral par une intonation spécifique).
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Elle vise à exprimer une émotion du locuteur relative au contenu de l’énoncé.
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Le point d’exclamation est parfois la seule marque de la forme exclamative, quel
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que soit le type de phrase :
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Forme exclamative
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J’ai mal dormi aujourd’hui !
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(phrase de type déclaratif et de forme exclamative)
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Vas-tu cesser de faire du bruit !
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(phrase de type interrogatif et de forme exclamative)
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Ferme la fenêtre !
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(phrase de type impératif et de forme exclamative)
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Mais la forme exclamative présente aussi des formes spécifiques, notamment
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lorsque l’exclamation est introduite par un mot exclamatif :
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• adverbes exclamatifs que ou comme : Que vous êtes joli ! Que vous me
|
||
semblez beau ! Comme vous êtes joli ! Comme vous me semblez beau !
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Ces phrases sont de type déclaratif (vous êtes joli, vous me semblez beau) et
|
||
de forme exclamative (au moyen des adverbes que ou comme) ;
|
||
• déterminant exclamatif quel : Avec quelle appréhension j’attendais la fin de
|
||
la classe ! (Gide). Cette phrase est également de type déclaratif (j’attendais
|
||
la fin de la classe avec appréhension) et de forme exclamative (au moyen
|
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du déterminant exclamatif quel).
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p. 77
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le goût très prononcé des Romains pour l’art oratoire
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implique que la forme exclamative était très souvent usitée en latin, notam-
|
||
ment dans les discours et plaidoyers politiques et juridiques. L’histoire a aussi
|
||
transmis quelques paroles à la forme exclamative prêtées à des personnages
|
||
célèbres (Néron : Qualis artifex pereo ! « Quel artiste périt avec moi ! », Caligula :
|
||
Oderint dum metuant ! « Qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent ! »).
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NOTION GRAMMATICALE FORME EXCLAMATIVE
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1.8.4 La forme emphatique
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La forme emphatique permet d’insister sur l’un des constituants de la phrase en
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le mettant en relief par l’un des trois moyens grammaticaux suivants : l’extrac-
|
||
tion, le détachement ou une combinaison de ces deux moyens.
|
||
|
||
L’extraction d’un constituant de la phrase est un procédé 21 consistant à enca-
|
||
drer ce constituant par c’est… que : C’est ta vie que tu joues (extraction du COD
|
||
ta vie de la phrase Tu joues ta vie) ; C’est ton avocate qui pourra te conseiller
|
||
(extraction du sujet ton avocate de la phrase Ton avocate pourra te conseil-
|
||
ler) ; À sa sœur, il aimait raconter des histoires (extraction du COI à sa sœur
|
||
de la phrase Il aimait raconter des histoires à sa sœur).
|
||
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||
Le détachement d’un constituant de la phrase consiste à placer en tête de phrase
|
||
ou en fin de phrase le constituant que l’on souhaite mettre en relief et à le déta-
|
||
cher par une virgule du reste de la phrase. Par exemple, à partir de la phrase
|
||
Le problème est que nous ne sommes pas assez nombreux, le détachement
|
||
du sujet (le problème) permet d’obtenir la phrase Le problème, c’est que nous
|
||
ne sommes pas assez nombreux. De même, à partir de Ton avocate pourra
|
||
te conseiller, le détachement du sujet permet d’obtenir la phrase Ton avocate,
|
||
elle pourra te conseiller. La combinaison de l’extraction et du détachement per-
|
||
met d’obtenir des phrases de forme emphatique du type : Ce que tu joues, c’est
|
||
ta vie ; celle qui pourra te conseiller, c’est ton avocate.
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Forme emphatique
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Par extraction
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C’est toi qui dois parler le premier.
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Par détachement
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Tes amis, je suis certain qu’ils comprendront ta décision.
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Par extraction et détachement
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Ton travail, c’est ce qui doit être ta priorité.
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21 Également nommé « clivage » ou « focalisation ».
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p. 78
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Le système de la langue II
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Pour décrire une phrase de forme emphatique, il convient donc, d’une part, de
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préciser si la forme emphatique est obtenue par extraction, par détachement ou
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par extraction et détachement, d’autre part d’identifier le constituant sur lequel
|
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porte l’emphase en donnant sa nature et sa fonction.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin ne possédait pas de présentatif du type
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C’est… qui/que. Du point de vue latin, la tournure est appelée un « gallicisme »,
|
||
c’est-à-dire une tournure propre au français impossible à rendre telle quelle
|
||
en latin. C’est l’ordre des mots qui permet en latin de mettre en valeur un mot.
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NOTION GRAMMATICALE FORME EMPHATIQUE
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La forme impersonnelle 1.8.5
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Une phrase est à la forme impersonnelle lorsque son verbe principal est à la voix
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impersonnelle et si elle peut être considérée comme équivalente à une phrase
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non impersonnelle. Par exemple, la phrase Il soufflait un vent de panique
|
||
est une phrase de forme impersonnelle parce qu’elle équivaut à la phrase
|
||
Un vent de panique soufflait, malgré le changement de la voix du verbe souffler.
|
||
En revanche, Il pleuvait n’est pas une phrase de forme impersonnelle parce qu’il
|
||
n’existe pas de phrase non impersonnelle correspondante : on a simplement dans
|
||
ce cas une phrase déclarative comportant un verbe à la voix impersonnelle.
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Comme dans le cas de la forme passive, une phrase n’est pas une phrase de
|
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forme impersonnelle si le verbe à la voix impersonnelle qu’elle comporte est situé
|
||
dans une proposition subordonnée. Par exemple, la phrase Alice redoutait qu’il
|
||
souffle un vent de panique est une phrase de type déclaratif qui n’est pas de
|
||
forme impersonnelle puisque son verbe principal (redoutait) n’est pas conjugué à
|
||
la voix impersonnelle. Le verbe à la voix impersonnelle qu’elle comporte (il souffle
|
||
un vent de panique) étant situé dans la proposition subordonnée conjonctive
|
||
COD (qu’il souffle un vent de panique), la forme de la phrase n’est pas affectée.
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||
HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin ne possédait pas de tournure du type
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Il soufflait un vent de panique, mais utilisait fréquemment des verbes
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impersonnels (decet, « il convient » ; oportet, « il faut », etc.) et des tournures
|
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impersonnelles du type humanum est « Il est humain de ».
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NOTION GRAMMATICALE FORME IMPERSONNELLE
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p. 79
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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1.9 Les phrases atypiques
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(ou non verbales)
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La phrase type (cf. II.2.1) s’analyse, au sens de sa construction, en groupe sujet
|
||
(GS) et groupe verbal (GV), auquel peut s’ajouter facultativement un groupe cir-
|
||
constanciel (GC). Si ce schéma est canonique, il existe cependant d’autres types
|
||
de phrases, que l’on nommera « atypiques », et qui sont d’un usage assez fré-
|
||
quent dans la langue, notamment orale, dialoguée ou expressive. Ces phrases
|
||
atypiques se caractérisent généralement par le fait qu’elles ne comportent pas
|
||
de verbe conjugué à un mode personnel.
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1.9.1 La phrase averbale
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||
La phrase averbale, qu’elle soit simple ou complexe, est un cas particulier de
|
||
phrase non verbale. Elle comporte toujours deux constituants, un sujet 22 et un
|
||
prédicat (ce que l’on dit du sujet), même si le sujet est parfois implicite car restitué
|
||
par la situation d’énonciation. Ainsi, dans la phrase averbale Excellent, ce rôti !
|
||
le prédicat excellent donne une information à propos du sujet ce rôti. L’appel-
|
||
lation « phrase nominale » parfois utilisée pour désigner la phrase averbale est
|
||
par ailleurs impropre, car cette dernière n’est pas nécessairement composée
|
||
d’un groupe nominal. Ainsi, dans l’énoncé Alice a démissionné. – Incroyable !,
|
||
– Incroyable ! est une phrase averbale dont seul le prédicat est exprimé, ici un
|
||
adjectif (incroyable), et dont le sujet, implicite, peut être restitué de la manière
|
||
suivante : Cela est incroyable ! (cela sujet, est incroyable prédicat). De la même
|
||
façon, un énoncé du type Quelle sottise ! est une phrase averbale à un seul
|
||
constituant, le prédicat, dont le sujet est implicite (Cela est une sottise !).
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||
La phrase averbale peut être de type déclaratif, interrogatif ou impératif.
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Phrase averbale simple
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À deux constituants (sujet et prédicat) :
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• type déclaratif : Excellent (prédicat), ce rôti (sujet) ! ;
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||
• type interrogatif : Prêts (prédicat) les enfants (sujet) ?
|
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||
À un seul constituant (prédicat) :
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• type déclaratif : Fermé le dimanche et les jours fériés ;
|
||
• type impératif : Dehors !
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22 Dans ce cas, le terme « sujet » n’est plus entendu au sens grammatical comme désignant la fonction
|
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du constituant qui règle l’accord du verbe, mais au sens logique comme support du prédicat (le X dont
|
||
le prédicat dit quelque chose).
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p. 80
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||
Le système de la langue II
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La phrase elliptique 1.9.2
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Lorsqu’un énoncé dépend très étroitement du contexte antérieur, on ne parle pas
|
||
de « phrase averbale » mais de « phrase elliptique ». Ainsi, dans le dialogue — Mais
|
||
où donc est Pierre ? — À l’étage !, l’énoncé À l’étage n’est pas une phrase averbale
|
||
mais une phrase elliptique ([Pierre est] à l’étage !) où le GS (Pierre) et le verbe (est)
|
||
ont été omis comme le style oral et expressif l’autorise. Les constituants effacés
|
||
peuvent donc être récupérés dans le contexte. De la même façon dans l’énoncé
|
||
— Qui a une réponse ? — Moi, le pronom Moi est une phrase elliptique qui, comme
|
||
À l’étage, n’a pas de signification à elle seule et sans son contexte.
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Phrase elliptique
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— Où est le dessert ? — Dans le réfrigérateur.
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— Que manque-t-il ? — Le dessert.
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Le mot-phrase 1.9.3
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Le mot-phrase se distingue des phrases averbales à un seul constituant
|
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(— Incroyable ! ) et des phrases elliptiques réduites à un seul mot (— Moi )
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parce qu’il ne requiert aucun autre élément pour former une phrase. Ainsi, les
|
||
adverbes d’affirmation (Oui, si), de négation (Non, pas du tout), les formules de
|
||
politesse (bonjour, bonsoir, bonne nuit, bon appétit, bienvenue), les interjec-
|
||
tions (merci, oh ! ah !) 23 , etc., constituent des phrases réduites à un mot qu’on
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nommera « mots-phrases ».
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Mot-phrase (phrase réduite à un mot)
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Oui, non, si, pas du tout, etc.
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Bonjour, bonsoir, bonne nuit, bienvenue, enchanté, etc.
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Merci ! Diable ! Ciel ! Oh ! Ah ! Seigneur ! etc.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PHRASE ATYPIQUE PHRASE NON VERBALE PHRASE ELLIPTIQUE MOT-PHRASE
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23 Les interjections sont une classe de mots marginale, qui ne se situe pas sur le même plan
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que le nom, le verbe, etc. Voir II.3.8.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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2 La fonction des mots
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et groupes de mots
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2.1 La phrase
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La phrase type (P) est composée de deux ou trois éléments : un groupe sujet (GS),
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un groupe verbal (GV) et, facultativement, un groupe circonstanciel (GC) : P = [GS +
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GV] (+ GC).
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La phrase type
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P = [GS + GV] (+ GC)
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P = Le facteur distribue le courrier à huit heures.
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GS = le facteur ; GV = distribue le courrier ; GC = à huit heures
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Remarque : cette définition de la phrase est hétérogène puisque les consti-
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tuants GS et GC renvoient à des fonctions (fonction sujet et fonction complément
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circonstanciel) tandis que le GV renvoie à une nature de mot (le verbe). Cette
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hétérogénéité permet d’obtenir une description simple et aisément accessible
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de la structure d’ensemble de la phrase. Une solution plus homogène implique
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l’introduction d’une nouvelle fonction, la fonction prédicat (ce terme se substi-
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tuant alors à « groupe verbal »), qui n’est pas encore stabilisée dans la termino-
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logie grammaticale usuelle en milieu scolaire. Cependant, comme le groupe
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verbal est nécessairement de fonction prédicat (à la différence du groupe nomi-
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nal (GN), du groupe nominal prépositionnel (GNP), etc., qui peuvent occuper
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diverses fonctions), l’intérêt de ce terme est très limité : il se limite aux cas où
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la fonction prédicat est assurée par un constituant autre qu’un groupe verbal
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(par exemple dans une phrase non verbale du type Excellent, ce rôti !, où la
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fonction prédicat est assurée par l’adjectif excellent). Au plan de la description
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de la structure de la phrase type, le fait d’utiliser « groupe verbal » ou « prédicat »
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ne change absolument rien. Pour éviter toute complication inutile, on préconise
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donc l’emploi de « groupe verbal ».
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À la phrase type, s’opposent les phrases atypiques. Trois sortes de phrases aty-
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piques peuvent être relevées :
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• la phrase averbale : Excellent, ce rôti !
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• la phrase elliptique : Où est le dessert ? - Dans le réfrigérateur.
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• la phrase réduite à un mot (ou mot-phrase) : Oui ; Bonjour ; Merci !
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Le système de la langue II
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PHRASE PHRASE TYPE PHRASE ATYPIQUE PHRASE AVERBALE
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MOT-PHRASE GROUPE SUJET GROUPE VERBAL GROUPE CIRCONSTANCIEL
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Le groupe sujet : 2.2
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la fonction sujet
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Le groupe sujet (GS) règle l’accord du verbe (ou, en d’autres termes, le verbe
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s’accorde avec le GS) : le facteur distribue le courrier ; les facteurs distribuent
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le courrier.
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Le GS peut avoir différentes natures. Dans tous les cas, il est l’équivalent syn-
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taxique d’un groupe nominal (GN) et peut être remplacé par il, elle ou cela 24 .
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Le GS peut avoir une nature de GN, de pronom, de groupe infinitif, de proposition
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subordonnée complétive ou de proposition subordonnée relative substantive.
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Nature du groupe sujet
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Groupe nominal
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Le facteur distribue le courrier (le GS du verbe distribuer
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est le GN le facteur, qui peut être remplacé par le pronom personnel Il).
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Alice distribue le courrier (le GS du verbe distribuer est le GN réduit
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au nom propre Alice, qui peut être remplacé par le pronom personnel Elle).
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Pronom
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Pronom personnel : Elle distribue le courrier
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(le GS du verbe distribuer est le pronom personnel Elle).
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Pronom démonstratif : Cela sera très utile
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(le GS du verbe être est le pronom démonstratif cela).
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Pronom possessif : Le mien est en panne
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(le GS du verbe être est le pronom possessif le mien).
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Pronom indéfini : Chacun fait son travail
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(le GS du verbe faire est le pronom indéfini chacun).
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Pronom interrogatif : Qui a fait cela ?
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(le GS du verbe faire est le pronom interrogatif qui).
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Pronom relatif : Un livre qui a été publié en France
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(le GS du verbe publier est le pronom relatif qui).
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24 Il existe divers critères d’identification du GS. Dans cette terminologie, on se limite à un critère
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de délimitation du GS, indiquant que le GS équivaut à un élément simple (un pronom personnel, un pronom
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démonstratif ou un nom propre).
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Groupe infinitif
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Jouer du piano me repose
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(le GS du verbe reposer est le groupe infinitif jouer du piano,
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qui peut être remplacé par cela).
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Proposition subordonnée complétive
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Qu’elle soit en retard me surprend beaucoup
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(le GS du verbe surprendre est la proposition subordonnée complétive
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qu’elle soit en retard, qui peut être remplacée par cela).
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Proposition subordonnée relative substantive
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Qui se ressemble s’assemble (le GS du verbe s’assembler est
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la proposition subordonnée relative substantive Qui se ressemble).
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NOTIONS GRAMMATICALES GROUPE SUJET GROUPE NOMINAL
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2.3 Le groupe verbal
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Deux grands types de groupes verbaux (GV) doivent être distingués :
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• d’une part, les GV comprenant un verbe et son complément d’objet (direct
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dans le cas du verbe transitif direct : Le facteur distribue le courrier ; ou indi-
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rect dans le cas du verbe transitif indirect : Le facteur parle à sa collègue)
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ou réduits au verbe seul (Le facteur dort ; le facteur parle). On les nommera
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« groupes verbaux transitifs ou intransitifs » ;
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• d’autre part, les GV comprenant un verbe attributif et un attribut du sujet
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obligatoire (Alice est grande ; Alice est avocate). On les nommera « groupes
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verbaux attributifs ».
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NOTION GRAMMATICALE GROUPE VERBAL
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2.3.1 La fonction complément d’objet
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Le GV transitif ou intransitif se compose d’un verbe à un mode personnel et, le
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plus souvent, d’un ou plusieurs constituants, qui peuvent à leur tour avoir diffé-
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rentes natures.
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Lorsque le complément d’objet n’est introduit par aucune préposition (Je vois
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les enfants), le complément est dit « complément d’objet direct » (COD) et le verbe
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Le système de la langue II
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est dit « transitif direct ». Lorsque le complément d’objet est introduit par une
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préposition (Je parle à quelqu’un), le complément est dit « complément d’objet
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indirect » (COI) et le verbe est dit « transitif indirect » 25 . Les verbes qui n’admettent
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ni COD ni COI sont appelés « verbes intransitifs » (Les chevaux galopent).
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Les différents types de groupes verbaux
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GV = V : Le facteur travaille. Le facteur dort. Le facteur parle.
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GV = V + GN : Le facteur distribue le courrier.
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le courrier : GN COD de distribue
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GV = V + GNP : Le facteur parle à sa collègue.
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à sa collègue : GNP COI de parle
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GV = V + GN + GNP : Le facteur donne une lettre à ma voisine.
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une lettre : GN COD de donne
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à ma voisine : GNP COI de donne
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GV = V + GNP + GNP : Le facteur parle de ses vacances à sa collègue.
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de ses vacances : GNP COI de parle
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à sa collègue : GNP COI de parle
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Le COD et le COI peuvent avoir les natures suivantes :
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• GN COD : Le facteur distribue le courrier ;
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• GNP COI : Elle parle de mon facteur ;
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• pronom : Le facteur le distribue (COD) ; le facteur lui parle (COI) ;
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• groupe infinitif : Elle souhaite réussir sa vie (COD) ; groupe infinitif préposi-
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tionnel : Elle parle de réussir sa vie (COI) ;
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• proposition subordonnée complétive : Je sais que vous avez raison (COD) ;
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je m’attends à ce que vous ayez raison (COI) ; Je m’étonne que vous soyez en
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retard (COI malgré l’effacement de la préposition [s’étonner de quelque chose]) ;
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• proposition subordonnée interrogative : on vous a demandé si vous vouliez
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vous inscrire (COD) ;
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• proposition subordonnée relative substantive : Embrassez qui vous voudrez
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(COD) ; je pense à ce que vous m’avez dit (COI) ;
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• proposition infinitive : J’entends les enfants jouer dans la cour (COD).
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Les éléments de fonction COD ou COI sont toujours l’équivalent syntaxique d’un
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GN et peuvent être remplacés par un pronom (de fonction COD ou COI).
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Remarques
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• Dans le cas du GV réduit au verbe, deux cas doivent être distingués : le cas du
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verbe intransitif qui ne peut pas avoir de complément d’objet (Le soleil brille) et
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le cas du verbe transitif qui, puisqu’il est transitif, peut avoir un complément,
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mais dont le complément d’objet n’est pas exprimé (Elle mange). On parle dans
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ce dernier cas d’« emploi absolu » du verbe transitif.
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25 Dans le cas où le COI est un pronom, la préposition n’apparaît pas toujours : Il lui parle, le pronom
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lui est bien un COI puisque le verbe se construit avec une préposition (parler à quelqu’un).
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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• Les GV construits sur un verbe de mesure (coûter, peser, mesurer, valoir)
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ont des compléments d’objet dont les propriétés sont différentes des complé-
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ments d’objet types. Notamment, ils ne peuvent pas être mis à la forme pas-
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sive : Cette maison coûte une fortune ➨ *une fortune est coûtée par cette
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maison. En dépit de cette particularité, le complément des verbes de mesure
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sera analysé comme un COD, au même titre que les COD types : le GN quatre
|
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kilos dans Il pèse quatre kilos sera analysé comme un COD au même titre
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que le GN le bébé dans la phrase Il pèse le bébé, bien que ces deux emplois
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du verbe peser soient différents.
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• Le terme « complément d’objet interne » s’applique notamment à des cas de
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compléments de verbes habituellement intransitifs, compléments qui se
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caractérisent par le fait qu’ils redoublent le sens du verbe : Elle vit sa vie,
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Dormez votre sommeil, riches de la terre, et demeurez dans votre pous-
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sière (Bossuet). Puisqu’il n’existe pas encore de consensus, chez les linguistes,
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sur la délimitation de cette catégorie, il est préconisé de considérer les complé-
|
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ments d’objet internes comme de simples COD, donc de ne pas utiliser le terme
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« complément d’objet interne », qui surcharge inutilement la terminologie.
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• On appelle « construction factitive » les constructions du type Ils font
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construire une maison. Cette construction pourra être analysée de la façon
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suivante : l’ensemble formé par le semi-auxiliaire factitif faire et l’infinitif
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équivaut au noyau V du GV (V = font construire). Par conséquent, le GN une
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maison dans la phrase Ils font construire une maison est analysé comme
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COD de font construire.
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• Dans le cas de verbes à la voix impersonelle, on parle de « complément du
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verbe impersonnel » (Il faut partir ; Il faut que tu partes).
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NOTIONS GRAMMATICALES
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FONCTION COMPLÉMENT D’OBJET (DIRECT, INDIRECT)
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FONCTION COMPLÉMENT DU VERBE IMPERSONNEL
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2.3.2 La fonction attribut
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La fonction attribut concerne deux types de constructions du GV :
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• dans le cas de l’attribut du sujet, le groupe verbal est constitué d’un verbe
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dit « attributif » (en premier lieu le verbe être) et d’un GN ou groupe adjectival
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(GAdj.) de fonction attribut du sujet de ce verbe : Alice est une bonne avocate
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(une bonne avocate est le GN attribut du sujet Alice) ; Alice est très grande
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(très grande est le GAdj. attribut du sujet Alice) ;
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• dans le cas de l’attribut du COD, le GV est composé de trois éléments : un verbe
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transitif (qui, donc, n’est pas attributif), un GN COD et un troisième élément (GN
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ou GAdj.), qui entretient avec le GN COD une relation similaire à celle qui existe
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entre l’attribut du sujet et le sujet. Par exemple : On a élu Alice présidente (le
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Le système de la langue II
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GN présidente est attribut du COD Alice car la relation entre ces deux GN peut
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être exprimée sous une forme attributive : Alice est présidente [à la suite de
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l’élection]) ; Elles estiment Alice suffisamment compétente (le GAdj. suffi-
|
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samment compétente est attribut du COD Alice car la relation entre ce GAjd.
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et le COD Alice peut également être exprimée sous une forme attributive :
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Alice est suffisamment compétente [selon elles]).
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L’attribut du sujet 2.3.2.1
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L’attribut du sujet est un constituant obligatoire du GV dont le noyau est un
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verbe attributif. Le premier des verbes attributifs est le verbe être, qui permet
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l’expression d’une propriété du sujet (Alice est grande), d’un état du sujet (Alice
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est malade) ou d’effectuer une catégorisation du sujet (Alice est avocate).
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D’autres verbes attributifs ajoutent des nuances aspectuelles (rester, devenir :
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Elle reste/devient/heureuse) ou modales 26 (sembler, paraître, avoir l’air :
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Elle semble/paraît/a l’air heureuse).
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Remarques
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• Les GV dont le noyau est le verbe être peuvent comporter des compléments
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de forme GNP qui ne doivent pas être analysés comme des attributs. Par
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exemple, le GNP à Alice dans Ce tableau est à Alice ne peut pas être ana-
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lysé sur le même plan que l’adjectif attribut magnifique dans Ce tableau est
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magnifique (notamment parce que l’adjectif attribut se pronominalise en
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Il l’est tandis que cela est impossible pour à Alice dans la phrase Ce tableau
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est à Alice. Or, la réponse à ce problème n’est pas encore stabilisée dans
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notre tradition grammaticale. Une solution simple consiste à considérer que
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le verbe être signifie ici « appartenir » (Ce tableau est à Alice = Ce tableau
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appartient à Alice) et par conséquent que le GNP à Alice est de fonction
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COI. De même, dans des phrases du type Alice est dans la voiture, Alice est
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de Bordeaux, Ce tableau est de Mondrian, les GNP peuvent être analysés
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comme des COI (au même titre que à Paris dans Alice va à Paris) puisque le
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verbe être ne fonctionne plus, dans de tels emplois, comme un verbe attribu-
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tif mais comme un verbe général apte à se substituer à d’autres verbes plus
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précis : Alice est dans la voiture = Alice se trouve dans la voiture ; Alice est
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de Bordeaux = Alice vit/est née à Bordeaux ; Ce tableau est de Mondrian =
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Ce tableau provient de/a été réalisé par Mondrian ; Ce tableau est à Alice =
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Ce tableau appartient à Alice. Notons que ces GNP ne peuvent être ni dépla-
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cés, ni supprimés : on ne peut donc les analyser comme des compléments
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circonstanciels. Notons enfin que, dans certains cas particuliers où l’emploi
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du GNP avec le verbe être équivaut à un emploi nominal ou adjectival, le GNP
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peut être analysé comme un attribut du sujet : dans Alice est à l’école au sens
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de « est écolière », à l’école est attribut du sujet Alice ; en revanche, si Alice
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est à l’école signifie « Alice se trouve à l’école » (ou « Alice est dans l’école »),
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26 Les notions de mode et d’aspect sont définies ci-dessous en II.3.9.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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le GNP à l’école s’analyse comme un COI (au même titre que dans la voiture
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dans Alice est dans la voiture). De même, dans Alice est en avance, le GNP
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en avance s’analyse comme attribut du sujet Alice car il équivaut à un adjectif
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attribut (par exemple ponctuelle : Alice est ponctuelle).
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• On utilise couramment l’expression « verbe attributif » pour désigner le verbe
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être. Cet usage est commode mais il convient de préciser que être n’est pas
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intrinsèquement un verbe attributif : il connaît des emplois attributifs, mais
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peut aussi être employé dans d’autres emplois, par exemple comme auxiliaire
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dans la formation des temps composés du verbe (Alice est sortie). En résumé :
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Alice est grande = emploi attributif du verbe être ; Alice est sortie = emploi
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non attributif du verbe être (emploi de être comme auxiliaire).
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La fonction attribut du sujet
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Groupe adjectival
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Alice est très grande.
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GS : Alice ; GV : est très grande (est : verbe attributif ; très grande :
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GAdj. attribut du sujet Alice).
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Groupe nominal
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Alice est une bonne avocate.
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GS : Alice ; GV : est une bonne avocate (est : verbe attributif ;
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une bonne avocate : GN attribut du sujet Alice)
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Groupe prépositionnel
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Alice est en retard.
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GS : Alice ; GV : est en retard (est : verbe attributif ;
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en retard : GNP attribut du sujet Alice)
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Pronom
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Qui est Alice ?
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GS : Alice ; GV : est qui (est : verbe attributif ;
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qui : pronom interrogatif attribut du sujet Alice)
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Avocate, elle l’est depuis deux ans.
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GS : pronom Elle ; GV : l’est (est : verbe attributif ;
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l’ : pronom personnel attribut du sujet elle)
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Infinitif (parfois précédé de la préposition de)
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Souffler n’est pas jouer ; l’important est de participer.
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GS : infinitif souffler ; GV : n’est pas jouer (est : verbe attributif ;
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jouer : infinitif attribut du sujet souffler + négation ne…pas)
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Proposition subordonnée conjonctive
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Le problème est qu’elle ne comprend pas la question.
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GS : Le problème ; GV : est qu’elle ne comprend pas la question
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(est : verbe attributif ; qu’elle ne comprend pas la question :
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proposition subordonnée conjonctive attribut du sujet le problème)
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Le système de la langue II
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L’attribut du COD 2.3.2.2
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L’attribut du COD se présente dans un GV comprenant au moins trois consti-
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tuants : le verbe, un GN COD et un troisième constituant, de type nominal ou
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adjectival, ayant la fonction d’attribut du COD : On a élu Alice présidente
|
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(V : a élu, GN COD : Alice, GN attribut du COD : présidente) ; Elles estiment Alice
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suffisamment compétente (V : estiment, GN COD : Alice, GAdj. attribut du COD :
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suffisamment compétente).
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Remarque : dans le cas de l’attribut du COD adjectival, il peut exister une ambi-
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guïté liée à la confusion de cette structure avec la fonction épithète. Par exemple,
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la phrase Ils ont cru cet enfant malade est ambiguë :
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• soit on analyse malade comme un adjectif attribut du COD enfant ; dans ce
|
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cas, la phrase signifie « ils ont cru que cet enfant était malade » et la prono-
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minalisation du GN COD s’effectue sous la forme ils l’ont cru malade (l’anté-
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cédent du pronom l’ étant cet enfant) ;
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• soit on analyse malade comme un adjectif épithète de enfant ; dans ce cas,
|
||
la phrase signifie « ils ont cru cet enfant, qui se trouvait être malade » et la pro-
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nominalisation du GN COD se réalise sous la forme : ils l’ont cru (l’antécédent
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du pronom l’ étant cet enfant malade).
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NOTION GRAMMATICALE FONCTION ATTRIBUT (DU SUJET, DU COD)
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Le groupe circonstanciel : 2.4
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la fonction complément
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circonstanciel
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À la différence du complément d’objet du verbe (COD ou COI) qui est lié au sens
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du verbe, le complément circonstanciel n’entretient aucun rapport de sens
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nécessaire avec le sens du verbe. Il donne des informations complémentaires
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au sujet de l’événement décrit par l’ensemble groupe sujet et groupe verbal
|
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[GS + GV] : lieu de l’événement, moment de l’événement, cause de l’événement,
|
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etc. C’est pour cette raison que le complément circonstanciel est toujours facul-
|
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tatif (il peut donc être supprimé sans que l’intégrité grammaticale de la phrase
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soit affectée) et qu’il peut par ailleurs être déplacé dans la phrase, puisqu’il pos-
|
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sède une autonomie par rapport à l’ensemble [GS + GV].
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La fonction complément circonstanciel peut être assurée par des groupes pré-
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positionnels (GP), par des groupes nominaux (GN), par des adverbes ou par des
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propositions subordonnées. On peut avoir plusieurs GC dans une même phrase :
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Chaque jour, le facteur distribue le courrier à huit heures (GC1 : chaque jour ;
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GC2 : à huit heures).
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La fonction complément circonstanciel
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Le groupe prépositionnel complément circonstanciel
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Groupe nominal prépositionnel : à huit heures dans
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Le facteur distribue le courrier à huit heures.
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Groupe pronominal prépositionnel : devant moi dans
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Le facteur distribue le courrier devant moi.
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Groupe infinitif prépositionnel : avant de partir dans
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Le facteur distribue le courrier avant de partir.
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Gérondif : en se dépêchant dans Le facteur distribue le courrier
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en se dépêchant.
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Le groupe nominal complément circonstanciel
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le matin dans Le facteur distribue le courrier le matin.
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L’adverbe complément circonstanciel
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aujourd’hui dans Le facteur distribue le courrier aujourd’hui.
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La proposition subordonnée complément circonstanciel
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Proposition subordonnée circonstancielle : quand le jour se lève
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dans Le facteur distribue le courrier quand le jour se lève.
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Proposition subordonnée participiale : le travail achevé dans
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Le travail achevé, le facteur rentre chez lui ; le temps aidant dans
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Le temps aidant, le facteur connaîtra les habitants du quartier.
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Lorsque la fonction circonstancielle est reconnue comme telle dans la structure
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de la phrase, différents types de compléments circonstanciels peuvent être dis-
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tingués selon leur sens. Cette identification sémantique du complément circons-
|
||
tanciel reste secondaire, pour l’analyse grammaticale de la phrase, par rapport
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à l’identification syntaxique de la fonction circonstancielle. Le tableau suivant
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récapitule les types les plus courants de compléments circonstanciels, selon
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leur valeur sémantique et leur nature.
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Les différents types de compléments circonstanciels
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Complément circonstanciel de temps
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GN : le matin dans Le facteur distribue le courrier le matin.
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GNP : à huit heures dans Le facteur distribue
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le courrier à huit heures.
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Adverbe : aujourd’hui dans Le facteur distribue
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le courrier aujourd’hui.
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Proposition subordonnée de temps : quand le jour se lève
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dans Le facteur distribue le courrier quand le jour se lève.
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Le système de la langue II
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Proposition subordonnée participiale : Le jour levé dans
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Le jour levé, le facteur distribue le courrier.
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Complément circonstanciel de lieu
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GNP : dans le quartier dans
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Le facteur distribue le courrier dans le quartier.
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Adverbe : ici dans Ici, le facteur distribue le courrier.
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Complément circonstanciel de cause
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GNP : par nécessité dans
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Le facteur distribue le courrier par nécessité.
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Proposition subordonnée : parce que c’est son métier dans
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Le facteur distribue le courrier parce que c’est son métier.
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Gérondif : en roulant trop vite dans
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Il a provoqué un accident en roulant trop vite.
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Groupe infinitif prépositionnel (GIP) : pour avoir trop mangé dans
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Il s’est rendu malade pour avoir trop mangé.
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Complément circonstanciel de conséquence
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GP : au point de nuire à la qualité de son travail dans
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Le facteur se presse au point de nuire à la qualité de son travail.
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Proposition subordonnée : de sorte qu’il termine sa tournée
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plus tôt aujourd’hui dans
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Le facteur distribue le courrier rapidement de sorte
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qu’il termine sa tournée plus tôt aujourd’hui.
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Complément circonstanciel de manière
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GNP : avec patience dans
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Le facteur distribue le courrier avec patience.
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GIP : sans attendre dans
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Le facteur distribue le courrier sans attendre.
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Gérondif : en se dépêchant dans
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Le facteur distribue le courrier en se dépêchant.
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Adverbe : patiemment dans
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Le facteur distribue le courrier patiemment.
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Complément circonstanciel de moyen (êtres inanimés)
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GNP : avec un stylo plume dans
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Le facteur signe le document avec un stylo plume.
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Complément circonstanciel d’accompagnement (êtres animés)
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GNP : avec une collègue dans
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Le facteur travaille avec une collègue.
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Complément circonstanciel de but
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GIP : pour gagner sa vie dans
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Le facteur distribue le courrier pour gagner sa vie.
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Proposition subordonnée : pour que le courrier soit distribué
|
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dans Le facteur travaille pour que le courrier soit distribué.
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||
GNP : pour cette cause dans Elle se bat pour cette cause.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Complément circonstanciel d’hypothèse
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GNP : en cas de besoin dans
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Le facteur distribuera le courrier en cas de besoin.
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GIP : à condition de recruter un facteur ou une factrice
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dans Le courrier sera distribué à condition de recruter
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un facteur ou une factrice.
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Proposition subordonnée : si tout va bien dans
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Le courrier sera distribué si tout va bien.
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Complément circonstanciel de concession
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GNP : malgré la pluie dans Le facteur distribue
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le courrier malgré la pluie.
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Proposition subordonnée : bien qu’il pleuve dans
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Le facteur distribue le courrier bien qu’il pleuve.
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Gérondif : tout en n’ayant commis aucune infraction grave dans
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Il a échoué à son examen tout en n’ayant commis
|
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aucune infraction grave.
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GIP : pour être dévot dans Ah ! pour être dévot,
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je n’en suis pas moins homme. (Molière)
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Certaines phrases comprenant un complément prépositionnel sont ambiguës,
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ce complément pouvant être analysé soit comme un COI, soit comme un com-
|
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plément circonstanciel. Par exemple, dans la phrase Elle joue à lancer la balle
|
||
dans la cour, le GNP dans la cour doit être analysé comme un COI si dans
|
||
la cour désigne le lieu d’aboutissement du verbe lancer. Dans ce cas, en effet,
|
||
le GNP est impliqué par le sens du verbe puisque le sens véhiculé par le verbe
|
||
lancer suppose un point d’aboutissement du lancer. En revanche, si la même
|
||
phrase est interprétée au sens « Elle joue dans la cour et son jeu consiste
|
||
à lancer une balle » sans indication du point d’aboutissement du lancer, dans
|
||
la cour sera analysé comme un groupe circonstanciel (GC) constitué d’un GNP
|
||
de fonction complément circonstanciel : ce GNP n’est en aucune façon impliqué
|
||
par le sens du verbe et ne fait que donner une information complémentaire
|
||
(de lieu, mais on aurait aussi bien pu avoir une information de temps, comme
|
||
ce matin, ou de cause comme parce qu’elle s’ennuie, etc.). Cela explique que,
|
||
dans cette interprétation, le GNP puisse être déplacé, tandis qu’un tel dépla-
|
||
cement est impossible dans la première interprétation. La plupart des verbes
|
||
de mouvement posent des problèmes de ce type.
|
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||
Il convient par ailleurs de noter qu’il existe des cas de compléments qui sont
|
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dans une situation intermédiaire entre le GN COI et le GC (et que la grammaire
|
||
scolaire ne prend généralement pas en charge car elle se limite à l’opposition
|
||
binaire entre complément d’objet et complément circonstanciel). Considérons
|
||
les phrases : Alice travaille à Paris ; À Paris, Alice travaille à la réussite de
|
||
l’entreprise. Dans cette dernière phrase, le GNP à la réussite de l’entreprise
|
||
est un COI (ce que confirme notamment le fait qu’il très difficile à placer en tête
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Le système de la langue II
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de phrase), au même titre que à Paris dans Alice va à Paris (à cette différence
|
||
près que le COI est obligatoire avec le verbe aller). Dans la phrase À Paris, Alice
|
||
travaille à la réussite de l’entreprise (qui signifie, sauf intonation particulière,
|
||
« lorsqu’elle se trouve à Paris, Alice travaille à la réussite de l’entreprise », ce qui
|
||
peut sous-entendre qu’elle ne travaille pas à la réussite de l’entreprise si elle
|
||
n’est pas à Paris) le GNP à Paris est un GC, qui donne une information au sujet
|
||
de l’ensemble formé par le GS et le GV (Alice travaille à la réussite de l’entre-
|
||
prise), cette information n’étant pas particulièrement impliquée par le sens
|
||
du verbe et pouvant être remplacée par n’importe quelle autre circonstance
|
||
(Depuis un an, Alice travaille à la réussite de l’entreprise). En revanche, dans
|
||
la phrase Alice travaille à Paris, interprétée au sens « Alice exerce une activité
|
||
professionnelle qui se situe à Paris », le GNP à Paris est moins mobile qu’un
|
||
complément circonstanciel typique et il entre dans la portée de la négation
|
||
(Alice ne travaille pas à Paris : « ce n’est pas à Paris qu’elle travaille », donc
|
||
négation de à Paris) à la différence du GNP complément circonstanciel (À Paris,
|
||
Alice ne travaille pas à la réussite de l’entreprise : « quand elle est à Paris,
|
||
elle ne travaille pas à la réussite de l’entreprise », donc la négation ne touche
|
||
pas à Paris). On peut parler dans ce cas d’un « complément circonstanciel
|
||
du verbe », par opposition au complément circonstanciel, qui est un ajout à la
|
||
phrase. Le complément circonstanciel du verbe (CCV) se caractérise par le fait
|
||
qu’il est nié lorsque la phrase est sous la forme négative27.
|
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|
||
On remarquera cependant que, dans la phrase Alice travaille à Paris, le GNP
|
||
à Paris peut aussi bien être interprété comme un CC si la phrase est pronon-
|
||
cée avec une accentuation particulière sur travaille (ce que peut souligner
|
||
une virgule : Alice travaille, à Paris). Car dans ce cas, le GNP à Paris n’est
|
||
plus touché par la négation (Alice ne travaille pas, à Paris). Inversement,
|
||
le GNP à Paris peut être analysé comme un CCV si une intonation parti
|
||
culière sur à Paris permet de comprendre que À Paris, Alice travaille est une
|
||
réponse à la question « Où Alice travaille-t-elle ? »
|
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En résumé :
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Alice va à Paris : complément d’objet indirect.
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||
Alice travaille à la réussite de l’entreprise : complément d’objet indirect.
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Alice travaille à Paris : complément circonstanciel du verbe.
|
||
Alice travaille(,) à Paris : complément circonstanciel.
|
||
À Paris, Alice travaille : complément circonstanciel.
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||
À Paris, Alice travaille (comme réponse à la question « Où Alice travaille-t-
|
||
elle ? ») : complément circonstanciel du verbe.
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||
Le fait de ne pas distinguer les compléments circonstanciels du verbe des
|
||
compléments circonstanciels de la phrase est donc une simplification radicale
|
||
de cette réalité linguistique complexe. La fonction complément circonstanciel
|
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du verbe (ou plus simplement « complément du verbe ») sera cependant utile
|
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pour l’analyse des adverbes (cf. II.3.1).
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27 Beaucoup d’exemples de compléments circonstanciels donnés dans cette terminologie pourraient
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donc être analysés également comme des compléments circonstanciels du verbe.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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2.5 Les fonctions dans
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le groupe nominal : l’expansion
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du nom (fonction complément
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du nom, fonction épithète)
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et l’expansion du groupe nominal
|
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(fonction apposition)
|
||
Le groupe nominal (GN) est un groupe syntaxique dont le noyau est un nom (N).
|
||
Outre le nom, le GN comporte très souvent un déterminant (Dét) et, faculta-
|
||
tivement, une expansion du nom (Exp). La formule générale du GN est donc la
|
||
suivante : GN = Dét + N (+ Exp) : une avocate remarquable, une remarquable
|
||
avocate (Dét : une ; N : avocate ; Exp : remarquable, adjectif). Cependant, dans
|
||
certains cas, le GN est enrichi par un apport en position détachée que l’on
|
||
nomme apposition (App.) : Cette avocate, très fiable, pourra te conseiller
|
||
([GN = [Cette avocate]] + App très fiable). L’expression « expansion du nom »
|
||
permet de regrouper sous un même terme les fonctions épithète et complé-
|
||
ment du nom, qui jouent le même rôle par rapport au nom. Elle désigne donc
|
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une fonction.
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2.5.1 La fonction complément du nom
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La fonction complément du nom est principalement exercée par un groupe pré-
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positionnel (GP).
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Fonction complément du nom
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Groupe nominal prépositionnel (GNP) : Le château de ma mère ;
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une tragédie de Racine ; une maison en bois.
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GIP : Un livre à lire ; Un livre à ne pas mettre
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entre toutes les mains.
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Groupe adverbial prépositionnel :
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La littérature d’aujourd’hui ; le film d’hier.
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Proposition subordonnée complétive :
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La crainte qu’elle parte m’envahit.
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Le système de la langue II
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Une proposition subordonnée conjonctive peut également avoir la fonction
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de complément du nom : La crainte qu’elle parte m’envahit (la proposition
|
||
subordonnée complétive qu’elle parte, complément du nom crainte est ici équi-
|
||
valente au GNP de son départ) ; J’ai la conviction qu’elle réussira (la propo-
|
||
sition subordonnée complétive qu’elle réussira, complément du nom conviction
|
||
est ici équivalente au GNP de sa réussite) 28 .
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||
Plusieurs compléments du nom peuvent être imbriqués les uns dans les autres.
|
||
Par exemple, le GN La voiture du frère de ma voisine s’analyse de la façon
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suivante :
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• Dét (la) + N (voiture) + Exp 1 (= GNP complément du nom : du frère de ma
|
||
voisine) ;
|
||
• l’Exp 1 du frère de ma voisine contient le GN le frère de ma voisine, qui s’ana-
|
||
lyse ainsi : Dét (le) + N (frère) + Exp 2 (= GNP complément du nom : de ma voisine).
|
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Au plan sémantique, la relation entre le nom et le GNP complément du nom
|
||
est très variable ; il n’existe pas de liste close des relations possibles. En voici
|
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quelques exemples :
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• idée d’appartenance : Le château de ma mère ;
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||
• idée de matière : une maison en bois ;
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• idée de lieu : une promenade en forêt ; la gare de Strasbourg ;
|
||
• idée de destination : son départ pour Londres, etc.
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Dans le cas de noms dérivés de verbes, le complément du nom peut correspondre
|
||
au sujet ou à l’objet du verbe : le décollage de la fusée (« la fusée décolle » : le GNP
|
||
complément du nom correspond au sujet du verbe décoller dont dérive décol-
|
||
lage) ; la réception de cette lettre (« on a reçu cette lettre » : le GNP complément
|
||
du nom correspond au COD du verbe recevoir dont dérive réception). Dans cer-
|
||
tains cas, le GNP est ambigu : L’amour de ses parents signifie ou bien « l’amour
|
||
qu’on éprouve pour ses parents » (le GNP de ses parents correspond dans ce
|
||
cas au COD de aimer dont dérive amour) ou bien « L’amour que les parents
|
||
éprouvent » (le GNP de ses parents correspond dans ce cas au sujet de aimer
|
||
dont dérive amour).
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||
Les GNP du type La ville de Strasbourg (« la ville qui se nomme Strasbourg »)
|
||
seront analysés comme des compléments du nom, au même titre que La gare
|
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de Strasbourg (« la gare qui se trouve à Strasbourg »), en dépit de la différence
|
||
sémantique entre ces deux sortes de compléments29 .
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28 On peut aussi trouver, mais beaucoup plus rarement, des propositions subordonnées relatives
|
||
substantives de fonction complément du nom : ce livre de qui vous savez.
|
||
29. L’analyse de de Strasbourg dans des constructions du type La ville de Strasbourg, comme GNP
|
||
apposé à ville, longtemps pratiquée, sera donc abandonnée parce qu’elle ne correspond pas à la définition
|
||
de l’apposition adoptée dans cette terminologie (cf. II.2.6).
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p. 95
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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HISTOIRE DE LA LANGUE Comme en français, le latin est parfois confronté
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à l’ambiguïté sémantique du complément du nom, suivant que le nom, dans
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||
une phrase avec un verbe conjugué, deviendrait sujet ou COD. Ainsi, dans
|
||
le groupe nominal Timor hostium (la crainte des ennemis), l’on dit que
|
||
hostium est soit : 1) un génitif subjectif quand ce nom peut, dans une phrase
|
||
conjuguée, occuper la fonction de sujet (Les ennemis ont peur) ; 2) un génitif
|
||
objectif quand ce nom peut, dans une phrase conjuguée, occuper la fonction
|
||
de COD (Il redoute les ennemis). Inversement, le latin se démarque du fran-
|
||
çais dans le groupe nominal la ville de Rome (urbs Roma) où de Rome n’est
|
||
pas un complément du nom (il serait alors au génitif) mais une apposition
|
||
(qui se met donc au même cas que urbs).
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NOTION GRAMMATICALE FONCTION COMPLÉMENT DU NOM
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2.5.2 La fonction épithète
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La fonction épithète est, comme la fonction complément du nom, une fonction
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majeure au sein du groupe nominal (GN). Elle se distingue de la fonction complé-
|
||
ment du nom en ce qu’elle relie un constituant (adjectival ou nominal) au nom
|
||
d’une manière non pas indirecte mais directe, c’est-à-dire sans préposition : une
|
||
avocate remarquable (la fonction épithète est une relation directe entre l’adjec-
|
||
tif remarquable et le nom avocate) se distingue à cet égard de une avocate de
|
||
talent (la fonction complément du nom est une relation indirecte, passant par la
|
||
préposition de, entre le nom avocate et le nom talent).
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Trois types de constituants peuvent occuper la fonction épithète.
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Fonction épithète
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L’adjectif ou le groupe adjectival
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une avocate remarquable ; une avocate vraiment remarquable ;
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une avocate remarquable à tous égards.
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Le nom ou le groupe nominal
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un bijou fantaisie ; des films grand public ;
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||
une opération coup de poing.
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La proposition subordonnée relative adjective
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Les élèves qui avaient bien révisé ont obtenu d’excellentes notes.
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p. 96
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||
Le système de la langue II
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||
On parlera donc d’« adjectif épithète » (ou « groupe adjectival épithète »), de « nom
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épithète » (ou « groupe nominal épithète ») et de « proposition subordonnée rela-
|
||
tive adjective épithète ».
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NOTION GRAMMATICALE FONCTION ÉPITHÈTE
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La fonction complément de l’adjectif 2.5.3
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Le groupe adjectival peut être formé d’un adjectif suivi d’un GNP de fonction com-
|
||
plément de l’adjectif. Ainsi, dans la phrase Elle est heureuse de sa réussite, le GNP
|
||
de sa réussite est complément de l’adjectif heureuse, l’ensemble du groupe
|
||
adjectival heureuse de sa réussite étant de fonction attribut du sujet elle. Le com-
|
||
plément de l’adjectif apparaît également dans le groupe adjectival épithète à l’inté-
|
||
rieur d’un groupe nominal (GN). Ainsi, dans la phrase Cette musicienne fière de
|
||
ses progrès se produira bientôt en concert, le GNP de ses progrès est complé-
|
||
ment de l’adjectif fière et l’ensemble du groupe adjectival fière de ses progrès
|
||
est épithète du nom musicienne.
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Fonction complément de l’adjectif
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Elle est heureuse de sa réussite.
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Cette musicienne fière de ses progrès se produira bientôt en concert.
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NOTION GRAMMATICALE FONCTION COMPLÉMENT DE L’ADJECTIF
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La fonction apposition 2.6
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Un constituant de fonction apposition (ou apposé) n’est pas une expansion interne
|
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au groupe nominal (GN), mais un apport d’information externe au support que
|
||
constitue le GN. En d’autres termes, l’apposition n’est pas une expansion du GN
|
||
mais une expansion au GN : par exemple, dans la phrase Cette avocate remar-
|
||
quable, exaspérée, quitta le tribunal, le participe exaspérée est apposé au GN
|
||
cette avocate remarquable.
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||
Cette avocate remarquable, exaspérée, quitta le tribunal.
|
||
GN = support Apposition
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apport
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p. 97
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||
II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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L’apposition se caractérise en outre par le fait qu’elle est détachée de son support
|
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par des virgules.
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Trois types de constituants peuvent être apposés.
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Fonction apposition
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L’adjectif ou le groupe adjectival
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||
Cette avocate, remarquable, a gagné le procès ; Cette avocate,
|
||
vraiment remarquable, a gagné le procès.
|
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||
Le nom ou le groupe nominal
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||
Une femme, avocate, lui a téléphoné. Cette femme, une avocate
|
||
très connue dans la région, lui a téléphoné.
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La proposition subordonnée relative adjective
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Cette femme, qui est avocate, lui a téléphoné.
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On parlera donc d’« adjectif apposé » (ou « groupe adjectival apposé »), de « nom
|
||
apposé » (ou « groupe nominal apposé ») et de « proposition subordonnée relative
|
||
adjective apposée ».
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POUR ALLER PLUS LOIN
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||
La distinction entre les expansions du nom (compléments du nom, épithètes) et
|
||
les appositions se traduit sémantiquement par une distinction du rôle de ces
|
||
fonctions à l’égard de l’extension nominale (ou extension du nom). L’extension
|
||
d’un nom est l’ensemble des êtres ou objets auxquels ce nom est applicable.
|
||
Par exemple, l’extension de chaise est l’ensemble de tous les objets que je
|
||
peux nommer « chaise ». L’extension de chaise est plus petite que l’extension
|
||
de siège puisque les chaises sont un sous-ensemble des sièges. En passant de
|
||
siège à chaise, on effectue une réduction d’extension nominale par un moyen
|
||
lexical (on passe d’un mot à un autre). Cette réduction de l’extension nominale
|
||
est souvent nécessaire pour apporter de la précision au propos (si je demande
|
||
un siège, je n’obtiendrai peut-être pas une chaise), mais les moyens lexicaux
|
||
sont insuffisants pour répondre à l’ensemble des besoins. Il existe donc un
|
||
autre moyen, non plus lexical mais grammatical, de réduire l’extension d’un
|
||
nom : l’utilisation d’expansions nominales, épithètes ou compléments du nom.
|
||
Dans un siège de bureau (complément du nom), un siège auto (nom épithète),
|
||
un siège confortable (adjectif épithète), les expansions nominales (de bureau,
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auto, confortable) permettent de réduire l’extension du nom siège au même
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titre que le faisait le passage de siège à chaise.
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L’apposition, quant à elle, n’affecte pas l’extension du GN auquel elle se rap-
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porte. Dans Ces sièges, confortables, ne sont pas chers, le locuteur réfère
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à l’ensemble des sièges dont il dit qu’ils sont confortables : l’extension de
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Le système de la langue II
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sièges n’est pas diminuée par l’adjectif apposé confortable. Mais dans la
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phrase Je voudrais acheter des sièges confortables, l’adjectif épithète
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réduit l’extension de sièges : seul est concerné par le souhait d’achat le sous-
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ensemble des sièges qui ont la propriété d’être confortables.
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En résumé : les expansions du nom réduisent l’extension nominale mais l’appo-
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sition ne réduit pas l’extension nominale.
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NOTION GRAMMATICALE FONCTION APPOSITION
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Les fonctions énonciatives 2.7
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et textuelles
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POUR ALLER PLUS LOIN
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La grammaire scolaire, parce qu’elle est principalement une grammaire de
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la phrase, accorde généralement peu de place aux plans d’analyse énonciatif
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et textuel. Il existe cependant un certain nombre de mots ou de propositions
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dont le rôle est inexplicable sans recours à ces plans d’analyse et qui doivent
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être pris en compte parce qu’ils apparaissent dans les phrases. Les fonc-
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tions énonciatives et textuelles concernent essentiellement des adverbes (ou
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groupes adverbiaux), des groupes nominaux prépositionnels (GNP) et des pro-
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positions subordonnées.
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Les fonctions énonciatives
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Les constituants ayant une fonction énonciative peuvent ou bien apporter une
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modalisation à l’énoncé, c’est-à-dire indiquer le degré d’adhésion du locuteur
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à son énoncé (fonction de modalisation) ou bien indiquer l’attitude du locuteur
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à l’égard de sa propre énonciation (fonction auto-énonciative).
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La fonction de modalisateur
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• Adverbe : La réunion est probablement annulée.
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• Groupe prépositionnel (GP) : Selon les journalistes, la réunion est annulée.
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• Proposition subordonnée : Si l’on en croit les journalistes, la réunion est
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annulée.
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La fonction auto-énonciative
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• Adverbe : Franchement, je suis scandalisé par cette situation.
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• Groupe prépositionnel (GP) : Pour être très franc, je suis scandalisé par
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cette situation.
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• Proposition subordonnée : S’il faut être franc, je suis scandalisé par
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cette situation.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Un cas particulier de la fonction auto-énonciative est celui de la modalisation
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autonymique. Par exemple, dans la phrase : Il y a un « petit » problème, le locu-
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teur, au moyen de guillemets (et, à l’oral, au moyen d’une intonation ou d’un geste
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appropriés), donne une information sur la façon dont il convient de comprendre
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son utilisation du mot petit. Le mot petit est donc à la fois en usage (on réfère
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bien à la propriété de petitesse) et en mention (on dit quelque chose du mot
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petit). Le fait d’utiliser un mot en mention se nomme « autonymie » : par exemple,
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dans la phrase « Petit » a cinq lettres le mot petit est un autonyme puisque,
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dans cette phrase, on ne parle pas de la notion de petitesse mais du mot petit.
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Les fonctions textuelles
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Les fonctions textuelles concernent principalement des adverbes ou des locu-
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tions adverbiales dont le rôle est de contribuer à la structuration textuelle :
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• fonction de connecteur : Il fait très beau ce matin. Pourtant/cependant,
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etc. : je n’ai pas envie de sortir ;
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• fonction de balise textuelle : Premièrement/d’abord/ensuite/enfin, etc. :
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je dirai que cette situation désastreuse a duré trop longtemps.
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Le système de la langue II
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La nature des mots 3
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ou groupes de mots
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Le mot, à la différence du concept, appartient obligatoirement à une
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classe grammaticale (ou classe de mots). En d’autres termes, il a obli-
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gatoirement une nature : nom, verbe, adjectif, adverbe, déterminant,
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conjonction, préposition, pronom ou interjection.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Le concept est une catégorisation qui se veut indépendante des langues.
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Les mots sommeil, somnus (latin), sonno (italien), sueño (espagnol), sleep
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(anglais), Schlaf (allemand) renvoient tous au même concept : « état dans
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lequel se trouve une personne ou un animal qui dort ». Ce concept est lui-
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même fondé sur une catégorisation biologique des états possibles des êtres
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vivants, donc sur une description biologique conçue comme indépendante
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des langues (mais qui, cependant, peut difficilement éviter de se formuler
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au moyen d’une langue). Par ailleurs, ce même concept est visé aussi bien
|
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par le verbe dormir que par le substantif sommeil ou l’adjectif endormi.
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Le concept se distingue donc du mot à la fois parce qu’il n’appartient à aucune
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langue et parce qu’il n’a pas de classe grammaticale. Il convient enfin de préci-
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ser que des mots qui renvoient au même concept n’ont pas nécessairement le
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même sens. Par exemple, dormir, to sleep (anglais), schlafen (allemand) n’ont
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pas le même sens puisque dormir avec quelqu’un se distingue en français
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de coucher avec quelqu’un alors que to sleep et schlafen ont ces deux signi-
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fications. Le sens de dormir n’est donc pas superposable à celui de to sleep
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ni à celui de schlafen.
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Remarque : la nature d’un mot détermine son emploi et ses formes possibles :
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savoir que le mot dorment dans la phrase Elles dorment est un verbe permet de
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prévoir que ce mot a des formes variables selon la personne, qu’il a un sujet, qu’il
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s’accorde avec son sujet et qu’il a une marque de pluriel en -ent à la troisième
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personne du pluriel ; savoir que le mot poèmes dans la phrase J’aime les poèmes
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de Lamartine est un nom permet de prévoir qu’il est précédé d’un déterminant,
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que ce déterminant s’accorde avec le nom, que la forme du déterminant peut
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être un indice du genre et/ou du nombre du nom, et qu’il a une marque de pluriel
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le plus souvent en -s. Reconnaître la nature des mots ou groupes de mots est
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donc une opération cognitive de catégorisation grammaticale, qui présente un
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intérêt majeur, notamment du point de vue orthographique.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Considérer que la nature d’un mot détermine son emploi est une simplification.
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En réalité, l’inverse est également vrai : c’est parfois l’emploi qui détermine la
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nature d’un mot dans une phrase. Par exemple, dans la phrase Elle est fort
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sympathique, l’adjectif fort est employé comme adverbe. Plus précisément,
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il prend dans cet emploi une valeur d’adverbe qui, dans le groupe adjectival
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fort sympathique modifie l’adjectif sympathique et qui, en tant qu’adverbe,
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reste invariable et donc ne s’accorde pas au féminin. L’adjectif fort dans ce
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type d’emploi pourrait être remplacé par très, ce qui montre bien qu’il fonc-
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tionne comme un adverbe (Elle est très sympathique). Est-ce donc la nature
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du mot qui détermine son emploi ou l’emploi du mot qui indique sa nature ?
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La réponse à cette question oblige à distinguer deux niveaux de description :
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le plan de la langue (mots hors emploi, tels qu’ils apparaissent, par exemple,
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comme entrées de définitions dans un dictionnaire) et le plan du discours, qui
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est celui de l’emploi des mots dans une phrase. Le mot fort, en langue, est un
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adjectif. En discours, le mot fort est le plus souvent employé conformément
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à sa nature (en langue), c’est-à-dire comme adjectif (Elle est très forte), mais
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il peut également être employé comme adverbe (Elle est fort sympathique).
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Par conséquent, la nature en langue d’un mot détermine son emploi en dis-
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cours si celui-ci est conforme à la nature du mot (un mot de nature adjectivale
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employé comme adjectif), mais l’emploi en discours d’un mot d’une certaine
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nature peut fort bien ne pas coïncider avec cette nature (un mot de nature
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adjectivale employé comme adverbe). Lorsque l’on traite de la nature des
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mots, c’est généralement de la nature des mots en langue qu’il s’agit. Tel est
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au moins le cas ici.
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3.1 Le nom
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Les noms se répartissent en noms propres et noms communs. Les noms propres
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désignent un être ou une chose singulière, tandis que les noms communs s’ap-
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pliquent à des séries illimitées d’êtres, d’objets ou de concepts qui partagent des
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caractéristiques communes.
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Les noms propres peuvent désigner des personnes individuelles inconnues
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(Jean Dupont) ou connues (Pierre Corneille), des personnages de fiction
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(Emma Bovary), des allégories personnifiées (la Fortune, la Vertu), des lieux
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géographiques (Bordeaux, la Seine, la Lune, Mercure), des divinités (Jupiter,
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Junon, Dieu, le Tout-Puissant), des monuments et œuvres artistiques (Le Pan-
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théon, La Joconde, Les Plaideurs), des moyens de transport (Le Normandie,
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le Mirage IV ), des événements ou des périodes historiques (la Renaissance,
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l’Empire), etc.
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Le système de la langue II
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Les noms communs comportent deux grandes catégories : les êtres animés
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(femme, homme, animal) et inanimés (table, chaise) 30 . Les noms communs ina-
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nimés se subdivisent par ailleurs en noms concrets (chaise, table) et abstraits
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(courage, finesse). Les noms concrets peuvent être comptables (ils peuvent être
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comptés : une chaise, deux chaises) ou massifs 31 (ils ne peuvent pas être comp-
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tés mais peuvent être divisés 32 : du sable, de la farine). En revanche, les noms
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abstraits sont tous massifs.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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La distinction massif/comptable existe au plan des noms mais aussi au plan
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des groupes nominaux (GN). Un nom comptable (par exemple bœuf dans
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Le bœuf est dans l’étable) peut ainsi donner lieu à un GN massif, s’il est
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employé avec un article partitif (Elle mange du bœuf) et, inversement, un nom
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massif (par exemple Il faut de la farine pour cette recette) peut donner lieu
|
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à un GN comptable s’il est employé avec un article autre que le partitif (Il faut
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deux farines différentes pour cette recette). Ce point sera approfondi dans
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le chapitre consacré aux déterminants.
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Noms propres et noms communs
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Noms propres
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Marie Dupont, Bordeaux, Emma Bovary,
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Le Panthéon, La Joconde
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Noms communs
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femme, homme, animal, école, table,
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chaise, sable, courage, finesse
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Noms d’êtres animés
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femme, homme, animal
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Noms d’êtres inanimés
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chaise, table, sable, farine, courage, finesse
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Noms concrets comptables
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chaise, table
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Noms concrets massifs
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sable, farine
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Noms abstraits massifs
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courage, finesse
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30 Ce partage est culturel, comme l’ont montré les anthropologues. Par exemple, les indiens Achuar
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traitent les plantes et les animaux comme des personnes (Philippe Descola, La Nature domestique : symbolisme
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et praxis dans l’écologie des Achuar, Maison des sciences de l’homme, Paris, 1986).
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31 Les termes « massif » et « non comptable » sont équivalents.
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32 Les noms massifs peuvent être divisés au sens où un peu de sable est toujours du sable,
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un peu de farine est toujours de la farine. En revanche, les noms comptables ne peuvent pas être divisés :
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un morceau de chaise n’est pas une chaise.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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HISTOIRE DE LA LANGUE Les noms communs étaient, en latin, susceptibles
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d’appartenir à l’un des trois genres suivants : masculin, féminin et neutre.
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Toutefois, un examen attentif montre que l’opposition fondamentale ne se
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situait pas entre masculin et féminin mais entre animé (masculin et féminin) et
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inanimé (neutre). D’un point de vue morphologique, les cinq déclinaisons latines
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comportent en effet à la fois des noms masculins et des noms féminins, preuve
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que les déclinaisons ne sont pas porteuses d’une assignation de genre. D’un
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point de vue morphologique toujours, les différences au sein des déclinaisons
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n’opposent pas les noms masculins et les noms féminins, mais les noms animés
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et les noms inanimés. Ainsi, au sein de la déclinaison thématique, dominus
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(masc.) « maître » et populus (fém.) « peuplier » se déclinent suivant le même
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paradigme, tandis que templum « temple » présente des formes différentes de
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celles des noms masculins et féminins. D’un point de vue lexical, des notions
|
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fondamentales s’expriment par le même mot, à la fois masculin et féminin
|
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(homo « homme » ou « femme », parens « père » ou « mère », ciuis « citoyen » ou
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« citoyenne », bos « bœuf » ou « vache », sus « cochon » ou « truie », anser « jars »
|
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ou « oie », etc.). La catégorie du genre étant par ailleurs une catégorie variant
|
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d’une langue à l’autre, il n’y a pas de lien de continuité entre les genres des
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noms latins et leurs équivalents en français. Le genre neutre, qui subsiste dans
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certaines formes pronominales (ceci, cela, quoi, etc.), a été évacué au profit
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du masculin (templum, nom neutre en latin a donné « temple », nom masculin).
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NOTIONS GRAMMATICALES
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NOM PROPRE NOM COMMUN
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GENRE (MASCULIN, FÉMININ) NOMBRE (SINGULIER, PLURIEL)
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NOM (ANIMÉ, INANIMÉ, CONCRET, ABSTRAIT, COMPTABLE, MASSIF (OU NON COMPTABLE))
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3.2 L’adjectif
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Dans la pratique scolaire de la grammaire, on utilisera par défaut le terme
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simple « adjectif ». La dénomination « adjectif qualificatif » n’est utile que par
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contraste avec l’adjectif relationnel.
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L’adjectif comporte en effet deux catégories : l’adjectif qualificatif proprement dit
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exprime une qualité du nom auquel il se rapporte (petit, grand, gentil) ; l’adjectif
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relationnel, exprimant un simple rapport avec une notion (la voiture présiden-
|
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tielle, un arrêté préfectoral), peut aisément être remplacé par une préposition
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suivie d’un nom (la voiture du président, un arrêté de la préfecture). L’adjectif
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qualificatif est gradable (susceptible de connaître des degrés – comparatif ou
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superlatif), tandis que l’adjectif relationnel n’est pas gradable. Ainsi, on peut dire
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une voiture très rapide, mais on ne peut dire un *arrêté très municipal.
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Le système de la langue II
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Adjectifs qualificatifs et adjectifs relationnels
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Adjectifs qualificatifs
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petit, grand, gentil, serviable, etc.
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Adjectifs relationnels
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préfectoral, présidentiel, etc.
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Remarque : certains adjectifs sont susceptibles d’un emploi qualificatif et d’un
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emploi relationnel. Ainsi, dans le groupe nominal La circulation parisienne,
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parisienne est en emploi relationnel (= La circulation de Paris, à Paris), tandis
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que dans la phrase Elle s’habille d’une manière très élégante et très pari-
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sienne, parisienne est ici en emploi qualificatif et peut, à ce titre, comporter des
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degrés (comparatif, superlatif).
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Les adjectifs qualificatifs sont gradables : ils connaissent des degrés qui expri-
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ment l’intensité à laquelle une qualité est possédée par le nom auquel l’adjectif
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se rapporte.
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Les degrés de l’adjectif qualificatif
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Comparatifs
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Comparatif d’égalité :
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Elle est aussi savante (que toi).
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Comparatif d’infériorité :
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Elle est moins savante (que toi).
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Comparatif de supériorité :
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Elle est plus savante (que toi).
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Superlatifs
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Superlatif de supériorité :
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Elle est la plus savante (de toutes).
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Superlatif d’infériorité :
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Elle est la moins savante (de toutes).
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le système latin des degrés de l’adjectif qualificatif
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était, pour la forme et pour le sens, très proche de celui qu’on observe en
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français, à deux exceptions près : 1) le latin connaissait des formes usuelles
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de comparatif de supériorité (fortior « plus courageux ») et de superlatif de
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supériorité (fortissimus « très/le plus courageux ») synthétiques (un seul
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mot) que le français a, à de rares exceptions près, évacuées au profit de
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forme périphrastique (en plusieurs mots) ; 2) le latin ne distinguait pas le
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superlatif de supériorité (le plus riche) du groupe adjectival (très riche).
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On observe cependant que certains comparatifs latins, parmi les formes les
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p. 105
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||
II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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plus employées, sont demeurés des comparatifs d’adjectifs (« pire », lat. peior
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est le comparatif de « mauvais », « meilleur », lat. melior est le comparatif de
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« bon ») ou ont donné au français des adjectifs à sens comparatif (« majeur »,
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lat. maior, « mineur », lat. minor). Par ailleurs, quelques superlatifs latins sont
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devenus des adjectifs à sens superlatif (« minime », lat. minimus est l’équiva-
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lent sémantique de « très petit »). Enfin, le suffixe superlatif latin de supériorité
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-issimus, a, um, très productif en italien et en espagnol, a connu en français
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un certain rendement en fournissant des adjectifs à sens superlatif (richis-
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sime, illustrissime).
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NOTIONS GRAMMATICALES
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ADJECTIF QUALIFICATIF ADJECTIF RELATIONNEL GRADABLE NON GRADABLE
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DEGRÉS DE L’ADJECTIF COMPARATIF (D’ÉGALITÉ, D’INFÉRIORITÉ, DE SUPÉRIORITÉ)
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SUPERLATIF (DE SUPÉRIORITÉ, D’INFÉRIORITÉ)
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3.3 Les déterminants
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Le déterminant est un constituant du groupe nominal (GN), placé avant le nom,
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dont il peut être séparé par une expansion : GN = Dét + N (+Exp). Par exemple :
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mon avocate ; cette excellente avocate ; une avocate excellente. Le détermi-
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nant s’accorde en genre et en nombre avec le nom.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Le déterminant a notamment pour fonction d’actualiser le nom. La fonction
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d’actualisation consiste à faire passer un mot du plan de la langue au plan du
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discours. Les mots qui constituent les entrées dans les dictionnaires (c’est-à-
|
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dire les mots qui sont définis dans le dictionnaire) apparaissent sans déter-
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minant : pantalon : culotte longue descendant jusque sur le cou-de-pied.
|
||
En effet, le mot tel qu’il apparaît défini dans le dictionnaire ne renvoie à aucune
|
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réalité particulière dans le monde mais à une simple possibilité de désignation,
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à un élément de la langue. Mais si l’on souhaite faire référence, en utilisant le
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nom pantalon, à un pantalon particulier, la présence d’un déterminant est
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exigée : on dira mon pantalon, ce pantalon, etc., le déterminant permettant
|
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au locuteur d’indiquer à quel objet particulier du monde il applique le nom
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pantalon. Grâce au déterminant, le nom est passé de la langue (pure poten-
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tialité d’emploi) au discours (emploi du nom dans une situation particulière
|
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et référant à un objet particulier – ou à un ensemble d’objets).
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Dans l’emploi en discours des mots, deux plans doivent cependant être dis-
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tingués : celui du passage du mot isolé (en langue) au mot employé dans une
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Le système de la langue II
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phrase (en discours) et celui de l’utilisation d’une phrase par une personne par-
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ticulière et dans une situation particulière (énonciation). On a vu plus haut que
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dans une phrase comme Cette femme est fort sympathique, le mot fort est
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un adjectif en langue, qui, en discours, est employé comme adverbe. Mais si l’on
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considère cette phrase comme simplement employable et non pas employée par
|
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quelqu’un, le GN Cette femme ne renvoie, dans la réalité, à aucune femme par-
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ticulière. En revanche, si la phrase est insérée dans une situation d’énonciation
|
||
particulière, le GN Cette femme aura un référent dans la réalité (par exemple
|
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cette femme qui est devant le locuteur au moment où il parle). On appelle
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déictiques les mots qui renvoient à la situation d’énonciation (et par conséquent
|
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qui ne peuvent être compris que lorsque l’on connaît la situation d’énonciation).
|
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Ainsi, dans la phrase Aujourd’hui, toi, tu as laissé la fenêtre de cette pièce
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ouverte, les mots aujourd’hui, toi, la, cette sont des déictiques : leur interpré-
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tation dépend du moment où la phrase a été prononcée (aujourd’hui), du lieu où
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elle a été prononcée (la fenêtre, cette pièce) et des personnes impliquées dans
|
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l’échange interlocutif (ici l’allocutaire, toi). Certains mots fonctionnent toujours
|
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comme des déictiques (ici, aujourd’hui), d’autres ont des emplois déictiques
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(l’article, le déterminant démonstratif, etc.) et d’autres emplois non déictiques
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(anaphoriques ou génériques principalement, cf. II.3.3.1).
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L’article 3.3.1
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L’article, qui est le plus employé des déterminants, est le marqueur fondamen-
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tal du nom, commun ou propre (la table, le Portugal) et des autres formes
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employées comme nom (le boire et le manger, un je ne sais quoi). Porteur du
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nombre et, en partie, du genre du nom qu’il détermine, il est toujours antéposé
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et indique, selon sa forme, définie ou indéfinie, que le nom qu’il détermine est
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plus ou moins identifié et connu. L’emploi de l’article n’est pas obligatoire et son
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omission répond à différents cas de figure (attribut du sujet : Cette femme est
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médecin ; apostrophe : Soldats, mettez-vous en rang !, etc.).
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L’article comporte plusieurs formes appelées articles définis, indéfinis et parti-
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tifs. L’article partitif s’emploie principalement avec des noms massifs (Elle
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mange du pain). Seul l’article défini connaît en outre des formes contractées
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et des formes agglutinées (avec le participe passé dit, cf. II.3.3.1).
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POUR ALLER PLUS LOIN
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L’emploi des articles dépend en première analyse des propriétés du nom :
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l’article indéfini s’utilise avec les noms comptables mais pas avec les noms
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massifs (Il y a une chaise dans le couloir ; *Il y a de la chaise dans le cou-
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loir), l’article partitif s’utilise plutôt avec les noms massifs mais pas avec les
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noms comptables (Il y a de la boue dans le couloir ; *Il y a une boue dans
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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le couloir) et l’article défini s’utilise avec les deux types de noms (La chaise
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est dans le couloir ; La boue a sali le couloir). Mais il existe plusieurs types
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de conversions du comptable au massif ou du massif au comptable : comme
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indiqué dans le chapitre consacré au nom, un nom comptable peut donner lieu
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à un GN massif, s’il est employé avec un article partitif (Elle mange du bœuf)
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et, inversement, un nom massif peut donner lieu à un GN comptable s’il est
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employé avec un article autre que le partitif (Il faut deux farines différentes
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pour cette recette). Le passage du massif au comptable peut correspondre
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sémantiquement à une idée de sous-catégorisation (dans Il faut deux farines
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différentes pour cette recette, le GN deux farines signifie « deux types de
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farines ») ou résulter de la limitation du référent massif par un contenant
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(dans J’ai bu deux jus de fruits ce matin, emploi comptable du nom jus de
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fruit originairement massif (j’ai bu du jus de fruit ce matin), le GN deux jus
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de fruits signifie préférentiellement « deux verres (ou bouteilles, etc.) de jus
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de fruits » – mais l’interprétation en sous-catégorisation (« deux types de jus
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de fruits ») n’est pas exclue. Dans le cas particulier des noms abstraits, qui
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sont en principe massifs, seule l’idée de sous-catégorisation est envisageable
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dans le cas d’une conversion massif ➨ comptable, mais la présence d’un
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adjectif est parfois nécessaire : Il faut du courage pour faire cela (massif) ;
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Il faut un courage extraordinaire pour faire cela (comptable : « un type
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de courage ») ; mais la phrase *Il faut un courage pour faire cela n’est pas
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acceptable, sauf à réintroduire, au moyen d’une transformation exclamative,
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une sous-catégorisation appréciative implicite (Il faut un courage pour
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faire cela ! – sous-entendu : « un courage extraordinaire »). La présence d’un
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adjectif n’est cependant pas toujours nécessaire pour qu’un nom abstrait
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massif soit transformé en nom abstrait comptable : Il y a plusieurs courages
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(Ferdinand Brunot, 1860-1938), au sens « plusieurs types de courages » ; nos
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lâchetés, au sens « nos actes de lâcheté »).
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Formes non contractées de l’article
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Article défini : l’arbre, le temps, la vie, les hommes.
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Article indéfini : un homme, une femme. Elle a rencontré
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des personnes passionnantes. Elle a mangé de délicieux fruits.
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Article partitif33 : Elle mange du pain ; Elle mange de la tarte.
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Formes contractées de l’article défini
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à + le = au. Elle va au travail.
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à + les = aux. Elle donne à manger aux animaux.
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de + le = du. Elle revient du travail.
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de + les = des. L’herbe des champs est verte.
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33 Puisque le GN introduit par un article partitif est toujours massif, donc non comptable,
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l’article partitif n’a pas de pluriel.
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Le système de la langue II
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Au plan sémantique, on distingue plusieurs emplois des articles dont les
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principaux sont les suivants :
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• l’emploi générique, lorsque l’article signifie que le GN réfère à l’ensemble
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d’une classe (La femme est l’avenir de l’homme ; un enfant a besoin
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d’attention) ;
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• l’emploi spécifique, lorsque l’article signifie que le GN réfère à un ou plu-
|
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sieurs êtres ou objets particuliers. La référence à un ou plusieurs êtres
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ou objets particuliers peut être obtenue par différents moyens :
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– introduction d’un référent nouveau dans le discours au moyen de
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l’article indéfini : Une femme entra dans la pièce ;
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– emploi anaphorique, par renvoi à un antécédent au moyen de l’article
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défini : Une femme entra dans la pièce […] La femme posa une
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question ;
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– emploi cataphorique, par renvoi à un subséquent au moyen de l’article
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défini : Elle posa la question suivante : « Qui êtes-vous ? » ;
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– référence à un être unique : La lune brillait.
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Remarques
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• On ne confondra pas l’article partitif (Veux-tu de la tarte ?) avec la préposi-
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tion de suivie de l’article défini (Il se félicite de la tarte qu’il a faite hier).
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• Lorsque l’article indéfini pluriel est séparé du nom par un adjectif, il se change
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en de (des fruits délicieux, de délicieux fruits).
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• Lorsque l’article indéfini pluriel est employé dans le complément d’une phrase
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négative, il se change le plus souvent en de (Elle mange des fruits ≠ Elle
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ne mange pas de fruits).
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POUR ALLER PLUS LOIN
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L’article défini est susceptible de s’agglutiner avec le participe passé dit pour
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produire des formes du type ledit, ladite, audit, lesdites, etc., fréquentes
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dans la langue administrative (Ledit témoin a confirmé sa déposition).
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin classique ignorait l’article, aussi bien défini
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qu’indéfini ou partitif (rosa désigne aussi bien « une rose » que « la rose »).
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L’article défini provient du pronom-adjectif démonstratif latin (il)le, (il)la, privé
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de sa première syllabe. L’article indéfini singulier provient de l’adjectif numé-
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ral cardinal unus, una. Les articles du et des sont issus de la préposition
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latine de combinée avec l’article défini. L’article apparaît en français dès les
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plus anciens textes, mais sa présence y est toutefois moins fréquente que
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dans la langue moderne.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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NOTIONS GRAMMATICALES
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ARTICLE ARTICLE DÉFINI ARTICLE INDÉFINI ARTICLE PARTITIF
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FORME CONTRACTÉE DE L’ARTICLE DÉFINI FORME AGGLUTINÉE DE L’ARTICLE DÉFINI
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3.3.2 Les déterminants possessifs
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Le déterminant possessif contient, outre une valeur équivalente à celle d’un
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article défini, une information relative à la personne grammaticale : mon cha-
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peau inclut une référence à la première personne (littéralement « le chapeau
|
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de moi »), ton chapeau inclut une référence à la deuxième personne, etc.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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De l’information relative à la personne grammaticale, dérivent deux types
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d’emploi des déterminants possessifs. S’ils intègrent la première ou la deu-
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xième personne (du singulier et du pluriel), les possessifs renvoient au locu-
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teur (mon livre ; notre livre) ou à l’allocutaire (c’est-à-dire la personne à qui
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le locuteur s’adresse : ton livre ; votre livre). On parle dans ce cas d’emploi
|
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« déictique » des possessifs. S’ils intègrent la troisième personne (du singulier
|
||
ou du pluriel), ils renvoient à un être qui a été identifié précédemment : Alice
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est écrivaine. Son livre est passionnant. On parle dans ce cas d’emploi « ana-
|
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phorique » des déterminants possessifs.
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Bien qu’on les appelle « possessifs », leur signification va au-delà de la simple
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possession : Je te prête mon livre ; peut signifier « le livre qui m’appartient »
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mais aussi « le livre que j’ai écrit », « le livre que je suis en train de lire mais qui ne
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m’appartient pas », etc.
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Formes du déterminant possessif
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Première personne :
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mon, ma, mes, notre, nos
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Deuxième personne :
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ton, ta, tes, votre, vos
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Troisième personne :
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son, sa, ses, leur, leurs
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Le système de la langue II
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Remarques
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• La forme leur est également une forme du pronom personnel : Elle leur
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parle. Cette forme, toujours invariable, ne peut être confondue avec celle du
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déterminant possessif puisque ce dernier, en tant que déterminant, introduit
|
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toujours un GN tandis que le pronom personnel leur est situé dans le groupe
|
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verbal, dont il constitue un complément. D’une manière plus marginale, on se
|
||
gardera du risque de confusion possible avec les leurs, pronom possessif.
|
||
• Devant un nom féminin commençant par une voyelle, on utilise non pas la
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forme féminine ma mais le masculin mon : ma femme ; mon amie (et non
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*ma amie).
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HISTOIRE DE LA LANGUE Contrairement au français qui en fait un usage
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très fréquent, le latin n’utilisait guère les adjectifs possessifs. Ces derniers
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n’étaient en effet jamais employés lorsque le possesseur était évident (Amo
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patrem « J’aime mon père »). En outre, en raison de leur statut d’adjectif
|
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discriminatif (« ma maison » n’est pas « ta maison »), les adjectifs possessifs
|
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latins étaient le plus souvent postposés, leur antéposition marquant une
|
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insistance (domus mea « ma maison » et mea domus « ma maison à moi »).
|
||
Les formes françaises (mon, ton, son) sont issues des formes atones (c’est-
|
||
à-dire dépourvues d’accent) de l’adjectif possessif populaire latin mus, tus,
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sus attestées dans le latin parlé de Gaule mais non représentées dans les
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textes littéraires.
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NOTIONS GRAMMATICALES DÉTERMINANT POSSESSIF
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Les déterminants démonstratifs 3.3.3
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Le déterminant démonstratif est porteur de deux valeurs : d’une part celle d’un
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article défini (comme dans le cas du déterminant possessif), d’autre part une
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information supplémentaire indispensable à son interprétation. En effet, le déter-
|
||
minant démonstratif s’interprète par renvoi à un antécédent (On voit beaucoup
|
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de chênes dans les forêts. Ces arbres perdent leurs feuilles en hiver) ou par
|
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référence à la situation d’énonciation (Regarde ces arbres ! [= les arbres qui
|
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sont ici]). Le démonstratif peut également annoncer ce qui va suivre (Elle pro-
|
||
nonça ces paroles : « Me voilà ») : dans ce cas, l’information est obtenue par
|
||
renvoi non pas à un antécédent mais à un subséquent. Il peut être renforcé par
|
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une particule postposée (-ci, -là), jointe au nom par un trait d’union.
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p. 111
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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POUR ALLER PLUS LOIN
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On parle d’emploi « anaphorique » du déterminant démonstratif lorsqu’il
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s’interprète par renvoi à un antécédent et d’emploi « cataphorique » du déter-
|
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minant démonstratif lorsqu’il s’interprète par renvoi à un subséquent. Dans
|
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le cas où le déterminant démonstratif s’interprète par référence à la situation
|
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d’énonciation, on parle d’emploi « déictique » du déterminant démonstratif.
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Formes du déterminant démonstratif
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Singulier : ce livre, cet homme, cette femme ;
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ce mois-ci, cette femme-là
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Pluriel : ces individus
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin possédait trois déterminants démons-
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tratifs (hic, iste, ille) d’usage très fréquent, porteurs parfois de nuances
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sémantiques : iste (valeur péjorative), ille (valeur laudative). Les déterminants
|
||
démonstratifs français peuvent être porteurs du même sémantisme péjoratif
|
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(cet individu) ou laudatif (ce héros). La série française (cet, cette) est formée
|
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du présentatif latin ecce « voici » et de l’adjectif démonstratif latin iste : (ec)c(e)
|
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ist(um) ➨ cest ➨ cet, tandis que la forme française ce provient du présentatif
|
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ecce auquel s’ajoute le neutre du déterminant démonstratif latin hic : (ec)ce
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(hoc) ➨ ce.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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L’article défini, le déterminant possessif et le déterminant démonstratif sont
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des déterminants définis. Ils permettent en effet, par un mécanisme anapho-
|
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rique, cataphorique ou déictique, d’identifier le référent du GN qu’ils intro-
|
||
duisent. L’identification déictique n’est toutefois possible que dans le cas
|
||
où l’énoncé est lié à la situation d’énonciation, c’est-à-dire dans le cas du
|
||
discours, au sens où on l’oppose au récit (cette distinction est due à Émile
|
||
Benveniste). Le récit, très souvent au passé simple ou à l’imparfait, est coupé
|
||
de la situation d’énonciation : la phrase En 1789, la Bastille était forte de
|
||
127 hommes se comprend de la même façon quel que soit le locuteur ou la
|
||
situation d’énonciation. Si l’on poursuit cette phrase en utilisant un déter-
|
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minant démonstratif (ces hommes), le démonstratif sera nécessairement
|
||
anaphorique. Mais, en discours, le démonstratif pourra avoir un fonctionne-
|
||
ment déictique : dans Tu vois cet homme à notre droite ?, énoncé qui dépend
|
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entièrement de la situation d’énonciation (si on le transpose dans un autre
|
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lieu, il s’agira d’un autre homme), le démonstratif a bien un fonctionnement
|
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déictique. L’opposition entre récit et discours au sens de Benveniste n’est
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pas seulement importante pour les déterminants, mais aussi pour les formes
|
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verbales. Par exemple, la phrase Michel portait la barbe implique qu’il ne la
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p. 112
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Le système de la langue II
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porte plus au moment où le locuteur s’exprime s’il s’agit d’un énoncé en dis-
|
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cours, mais cette implication n’existe plus dans le cas du récit (Michel portait
|
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la barbe constitue alors une description située dans le passé sans aucune
|
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connexion avec le présent de l’énonciation).
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NOTIONS GRAMMATICALES
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DÉTERMINANT DÉMONSTRATIF PARTICULE POSTPOSÉE
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Les déterminants interrogatifs 3.3.4
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Le déterminant interrogatif s’emploie dans des phrases interrogatives directes
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(Quelle heure est-il ? Quel est ce bruit ?) ou dans des subordonnées interro-
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gatives (Elle demande quelle heure il est. Elle demande quels sont tes auteurs
|
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préférés) et indique que le nom auquel il se rapporte est l’objet de l’interrogation.
|
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La majeure partie des formes sont variables (quel, quelle, etc.), mais une des
|
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formes est invariable (combien de).
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Formes du déterminant interrogatif
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Formes variables
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Quel(s) livre(s) préfères-tu ?
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Je me demande quel(s) livre(s) elle préfère.
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Quelle heure est-il ?
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Je te demande quelle heure il est.
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||
Quelles romancières préfères-tu ?
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||
Je me demande quelles romancières elle préfère.
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Forme invariable
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Combien de temps reste-t-il ?
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Je me demande combien de temps il reste.
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HISTOIRE DE LA LANGUE L’adjectif interrogatif latin qualis, d’usage restreint,
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rend compte des formes françaises. Il a supplanté l’adjectif interrogatif qui(s),
|
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quae, quod qui était, à l’époque classique, usuel et plus fréquent que qualis.
|
||
Mais la forme latine qui(s), quae, quod, homonyme du pronom-adjectif relatif
|
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a été écartée pour éviter tout risque de confusion.
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NOTION GRAMMATICALE DÉTERMINANT INTERROGATIF
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p. 113
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.3.5 Les déterminants indéfinis
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Le déterminant indéfini contient, outre une valeur équivalente à celle d’un article
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indéfini, une information relative à la quantité : nulle, partielle ou vague, ou
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encore totale.
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Les déterminants indéfinis (classement sémantique)
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Quantité nulle
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aucun/aucune ; pas un/pas une ; nul/nulle :
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Elle n’a vu aucune fleur.
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Quantité partielle ou vague
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certain(es) ; plusieurs ; quelque(s) ; différent(es) ; maint(es) :
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Différents monuments ont été rénovés ces dernières années.
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Quantité totale
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chaque ; tout (toute ; tous ; toutes) ; n’importe quel(le) :
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Chaque détail a été prévu.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Lorsque le déterminant indéfini renvoie à la quantité totale, il a un emploi
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générique, comparable à celui de l’article dans L’humain est mortel (à rap-
|
||
procher de Tout humain est mortel) ou dans Un humain doit respec-
|
||
ter la vie animale (à rapprocher de Tout humain doit respecter la vie
|
||
animale). On notera cependant que tous ces déterminants exprimant la
|
||
généricité ne sont pas exactement équivalents : chacun exprime une nuance
|
||
sémantique particulière de la généricité, ce qui explique qu’ils ne peuvent pas
|
||
toujours être substitués l’un à l’autre. Par exemple, chaque dans Chaque
|
||
détail a été prévu ne peut pas être remplacé par tout ni par n’importe quel
|
||
(*Tout détail a été prévu ; *N’importe quel détail a été prévu) ; n’importe
|
||
quel dans N’importe quel livre fera l’affaire ne peut pas être remplacé par
|
||
chaque (*Chaque livre fera l’affaire) et semble difficilement remplaçable par
|
||
tout (Tout livre fera l’affaire).
|
||
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||
Pour un petit nombre de déterminants indéfinis, l’information contenue est liée
|
||
à l’identité et à la différence : même(s) ; autre(s) ; tel(les).
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||
Comme les autres déterminants, les déterminants indéfinis varient en genre et
|
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en nombre, selon le nom qu’ils accompagnent. Mais chaque, aucun(e), nul(le)
|
||
sont toujours au singulier, et plusieurs est toujours au pluriel.
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p. 114
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Le système de la langue II
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||
Certains déterminants indéfinis ont la particularité de pouvoir se combiner avec
|
||
un autre déterminant : un article indéfini (Un autre voisin m’a informé des tra-
|
||
vaux à venir) ; un article défini (Elle a emporté les quelques livres qu’elle pou-
|
||
vait trouver) ; un déterminant démonstratif (Emporte ces quelques souvenirs).
|
||
On peut parler dans ce cas de « groupe déterminant ».
|
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Même se comporte de manière particulière : outre le fait qu’il accompagne
|
||
le plus souvent un autre déterminant (le même homme), il peut se disjoindre de
|
||
ce déterminant pour se placer après le nom, il a alors une valeur d’insistance
|
||
(C’est cet homme même) 34 . Il peut enfin se placer après un pronom person-
|
||
nel, en étant relié à lui par un tiret, et marquer là aussi l’insistance (Lui-même
|
||
a reconnu les faits) 35 .
|
||
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||
Tout est un déterminant indéfini dans des phrases du type Tous les élèves sont
|
||
présents. En revanche, il est adverbe devant un adjectif (Il est tout content.
|
||
Elle est tout étourdie), un participe passé (Il est tout ému), un adverbe (Il est
|
||
tout particulièrement satisfait). Si l’adjectif, au féminin, commence par une
|
||
consonne (Elle est toute contente) ou un h aspiré (c’est-à-dire bloquant la liaison
|
||
comme dans les héros), l’adverbe perd son caractère invariable et s’accorde
|
||
(Elle est toute honteuse).
|
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||
HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin disposait d’une vingtaine de déterminants
|
||
indéfinis dont seuls quatre ont fourni des formes au français : nullus, a, um
|
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a donné nul(le) ; totus, a, um a fourni au français tout, toute, avec, cepen-
|
||
dant, une évolution sémantique car le sens du déterminant latin était « tout
|
||
entier », tandis que le sens de l’actuel déterminant français était, en latin,
|
||
assumé par omnis, e, lequel a donné les formations savantes du type omni-
|
||
vore ; solus, a, um a donné le français seul qui a toutefois perdu son statut
|
||
de déterminant indéfini pour devenir adjectif qualificatif ; alter, era, erum,
|
||
« l’un (des deux), l’autre (des deux) » a donné au français autre et a supplanté
|
||
l’adjectif indéfini usuel alius, a, ud « un autre ».
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NOTION GRAMMATICALE DÉTERMINANT INDÉFINI
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34 Ces deux positions possibles de même justifient qu’on puisse le considérer, dans ce type d’emploi,
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comme un adjectif. Cette remarque vaut aussi pour autre.
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35 La nature de même est dans ce cas plus difficile à déterminer. La solution la plus simple consiste
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à considérer que lui-même est une forme renforcée du pronom personnel.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.3.6 Les déterminants exclamatifs
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Le déterminant exclamatif s’emploie dans des phrases de forme exclamative
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(Quel effort tu as produit ! Que de larmes elle a versées !) et indique que le nom
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auquel il se rapporte est l’objet d’une exclamation marquant l’expression d’un
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sentiment (admiration, étonnement, joie, etc.). Le déterminant exclamatif connaît
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des formes variables et des formes invariables.
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Formes du déterminant exclamatif
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Formes variables
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Quel désastre ! Quelle catastrophe ! Quels problèmes
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elle a dû résoudre ! Quelles sornettes elle nous a racontées !
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Formes invariables
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Combien de plaisir me fait ta discrétion ! (Balzac)
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Que de monde dans ce musée !
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HISTOIRE DE LA LANGUE L’adjectif exclamatif latin qualis rend compte
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des formes françaises. Il a supplanté l’adjectif exclamatif qui, quae, quod
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qui était, à l’époque classique, usuel et plus fréquent que qualis.
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NOTION GRAMMATICALE DÉTERMINANT EXCLAMATIF
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3.3.7 Les déterminants numéraux
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Le déterminant numéral indique le nombre précis d’êtres ou d’objets auxquels
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il se rapporte. À l’exception de un(e), vingt et cent, les déterminants numéraux
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sont invariables.
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D’un point de vue étymologique, l’article indéfini un(e) a la même origine que
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le déterminant numéral un. Il n’est pas toujours aisé de les distinguer.
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Formes du déterminant numéral
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Je voulais une baguette, pas deux ; deux heures ; trois leçons ;
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cent coureurs ; un livre de cent soixante-douze pages,
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mille épreuves, etc.
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Le système de la langue II
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Remarque : les numéraux ordinaux (premier, deuxième, septième, etc.) sont
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considérés comme des adjectifs au sein du GN (Le premier jour ; Dans un pre-
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mier temps).
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin a hérité d’un système décimal, sans le zéro,
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qu’il notait à l’aide de lettres tirées de son alphabet (I, V, X, L, C, M), lesquelles
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se combinaient entre elles pour former les nombres. Sauf rares exceptions,
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les chiffres et les nombres romains étaient le plus souvent notés de manière
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algébrique et non pas orthographiés in extenso. Compte tenu du caractère
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conservateur de la notion qui est peu susceptible d’évolution, les formes
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françaises continuent les formes latines héritées, à l’exception du système de
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notation algébrique qui, en français, a été emprunté à l’arabe (d’où l’appella-
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tion de chiffres arabes). Par rapport à l’héritage latin, le français a en outre
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privilégié des formes invariables là où le latin maintenait le caractère fléchi
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des formes. Jusqu’au XVIIe siècle, le français usait aussi fréquemment du
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système vicésimal qui consistait à compter à partir de la base vingt. Outre les
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formes usuelles quatre-vingts et quatre-vingt-dix qui ont été conservées,
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on peut par exemple citer le nom de l’hôpital parisien des Quinze-Vingts ainsi
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nommé parce qu’il comportait 300 (15 x 20) lits. La base vingt est également
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attestée dans les textes littéraires (cf. Molière, Le Bourgeois gentilhomme,
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III.4 : « Monsieur Jourdain. […] Donné à vous une fois deux cents louis.
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— Dorante. Cela est vrai. — Monsieur Jourdain. Une autre fois, six-vingts »
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(6 x 20 donc 120 louis)).
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NOTION GRAMMATICALE DÉTERMINANT NUMÉRAL
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Les déterminants relatifs 3.3.8
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Le déterminant relatif lequel, laquelle, lesquelles, auquel, auxquelles, duquel,
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desquel(le)s s’emploie principalement dans la langue juridique mais aussi dans
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la langue littéraire : Chez un prince huron, votre fidèle sujet au Canada, lequel
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prince vit peut-être encore (Chateaubriand).
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On le trouve également dans la locution auquel cas : Je serai peut-être absente,
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auquel cas vous vous adresserez à mon adjoint.
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NOTION GRAMMATICALE DÉTERMINANT RELATIF
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.4 Les pronoms
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Les pronoms sont des équivalents syntaxiques du groupe nominal (GN), dont ils
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retiennent seulement les propriétés grammaticales. Leur sens est donc réduit
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à un sens grammatical et leur référence est fournie par leur antécédent : dans
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Alice vient d’arriver. Elle a été retardée, le pronom elle est l’équivalent synta-
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xique d’un GN (il pourrait être remplacé par un GN : Alice vient d’arriver. Cette
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amie/collaboratrice/nouvelle recrue/etc. a été retardée). Par ailleurs, intrin-
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sèquement, le pronom elle contient des informations grammaticales (notam-
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ment de genre, ici féminin) mais sa référence dans la phrase est héritée du
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nom auquel il se rapporte : son antécédent Alice. Dans d’autres cas, le pronom
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ne renvoie pas à un GN antécédent (fonctionnement anaphorique) ou à un GN
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subséquent (fonctionnement cataphorique) mais sa référence est fournie par
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la situation d’énonciation (quelqu’un parle à quelqu’un dans un certain lieu et
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à un certain moment) : le pronom je dans Je m’en vais est, en vertu de son sens
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grammatical, interprété comme renvoyant à la personne qui parle (le locuteur) ;
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le pronom tu dans Tu exagères ! renvoie à la personne à laquelle le locuteur
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s’adresse (l’allocutaire). Il s’agit de l’emploi déictique du pronom. Enfin, il arrive
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qu’un pronom ne renvoie ni à un GN antécédent ni à un participant de l’inter-
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locution (locuteur ou allocutaire) mais qu’il réfère une généralité, à un ensemble
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plus ou moins défini. On parle dans ce cas d’emploi « générique » du pronom :
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Personne n’est parfait ; Un jour, on mangera des insectes ; Chacun se réjouit
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des progrès de la médecine.
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3.4.1 Les pronoms personnels
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Les pronoms personnels correspondent aux personnes grammaticales du
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verbe. Il en existe plusieurs séries. Les pronoms personnels conjoints ne
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peuvent être séparés de la forme verbale à laquelle ils se rattachent (Je marche,
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tu regardes) 36 . Les pronoms personnels disjoints peuvent être séparés de la
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forme verbale à laquelle ils se rattachent par un ou plusieurs mots (Toi, illustre
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poète, tu as merveilleusement chanté l’amour) ou être régis par une pré-
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position (Je travaille pour toi). Les pronoms personnels réfléchis s’emploient
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à la voix pronominale (Je me lave, ils se regardent). Les pronoms personnels
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varient selon leur fonction dans la phrase (sujet : Je travaille – complément
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d’objet direct : Pierre me regarde – complément d’objet indirect : Pierre me
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parle). Le pronom il connaît par ailleurs un emploi non personnel à la voix imper-
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sonnelle : ce pronom ne peut être remplacé ni par un nom propre ni par un GN
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(Il faut travailler ; Il s’est passé deux semaines depuis son départ).
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Remarque : la première et la deuxième personne (du singulier ou du pluriel) sont
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parfois nommées « personnes de l’interlocution ».
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36 Sauf dans certains cas : négation (Il ne marche pas), autre pronom (Je me lave) notamment.
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Le système de la langue II
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Du point de vue de leur fonctionnement référentiel (consistant à se demander
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à qui ou à quoi réfère (ou renvoie) le pronom), les pronoms personnels de
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troisième personne sont dits « anaphoriques » (ou « en emploi anaphorique »)
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lorsqu’ils s’interprètent par référence à un antécédent (Alice vient d’arriver.
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Elle a été retardée). Les pronoms personnels de première et deuxième per-
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sonne sont dits « déictiques » (ou « en emploi déictique ») s’ils s’interprètent
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par renvoi à la situation d’énonciation, donc par référence aux personnes de
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l’interlocution : Tu exagères ! Enfin, les pronoms personnels sont en emploi
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générique lorsqu’ils réfèrent à l’ensemble des membres d’une classe : dans
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Nous n’avons pas assez de force pour suivre toute notre raison (La Roche-
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foucauld), le pronom personnel nous renvoie à l’ensemble des êtres humains.
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Le pronom on est un pronom indéfini qui peut être employé à la place d’un pro-
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nom personnel sujet (Nous mangeons ➨ On mange). Dans la langue orale, son
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usage tend à supplanter l’utilisation de nous. Ce pronom peut aussi avoir une
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valeur générique (On appelle cela un pronom).
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Formes du pronom personnel
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Pronoms Pronoms Pronoms
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Pronoms Pronoms
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personnels personnels personnels
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Personne personnels personnels
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sujets de fonction de fonction
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disjoints réfléchis
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conjoints COD COI
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P1 sing. je moi me me
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P2 sing. tu toi te te
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se (forme
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conjointe),
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P3 sing. il, elle lui, elle le, la lui
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soi (forme
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disjointe)
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P1 plur. nous nous nous nous
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P2 plur. vous vous vous vous
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se (forme
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P3 plur. ils, elles
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conjointe),
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eux, elles les leur
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P3 sing. on soi (forme
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disjointe)
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Fonctions des pronoms personnels
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Pronoms personnels sujets conjoints
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Je travaille. Tu voyages. Elle est médecin.
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Pronoms personnels disjoints
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Toi, chère amie, quand donc m’écriras-tu ?
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Je ne pense en effet qu’à toi.
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Pronoms personnels réfléchis
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Je me lave. Tu te regardes. Elle se promène.
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Pronoms personnels de fonction COD
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Anne me regarde. Pierre la regarde. Sophie nous regarde.
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Pronoms personnels de fonction COI
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Anne lui parle. Sophie vous parle.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin possédait des pronoms personnels dont il
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faisait un usage bien moindre que le français moderne car une forme ver-
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bale seule, par sa désinence, suffisait à marquer la personne (lego « je lis »).
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L’emploi du pronom personnel était donc la marque d’une insistance et d’une
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expressivité (Ego lego « Moi, je lis »). En conséquence, il n’y a pas en latin de
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différence entre formes conjointes ( je, tu, il) et formes disjointes (moi, toi,
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lui). L’ancien français témoigne d’une situation intermédiaire entre le latin
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et le français moderne car l’emploi du pronom personnel sujet n’y est pas
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systématique. Par ailleurs, le latin ne possédait pas, à l’exception du réfléchi
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(se conservé dans Elle se lave), de pronom personnel de la troisième personne
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du singulier et du pluriel. Pour suppléer l’absence de il(s), elle(s), le français a
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utilisé le démonstratif ille, illa qui a donné à la fois les formes en emploi sujet
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(il, elle) et les formes en emploi objet (le, la). Les formes françaises (je, me, tu,
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te) conservent par ailleurs la trace du système flexionnel du latin : je provient
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en effet, par l’intermédiaire du latin vulgaire eo, du nominatif ego, tandis que
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me procède de l’accusatif me. Il en va de même de tu (nominatif tu) et de te
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(accusatif te). Nous et vous sont en revanche identiques en fonctions sujet
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et objet car les formes latines (nos, uos) étaient les mêmes pour les deux cas
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(nominatif et accusatif). Pour l’étymologie de on, cf. ci-dessous II.3.4.4.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PRONOM PERSONNEL PRONOM PERSONNEL CONJOINT
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PRONOM PERSONNEL DISJOINT PRONOM PERSONNEL RÉFLÉCHI
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PRONOM PERSONNEL DE FONCTION COD PRONOM PERSONNEL DE FONCTION COI
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Le système de la langue II
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Les pronoms possessifs 3.4.2
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Le pronom possessif est l’équivalent d’un GN introduit par un déterminant posses-
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sif. Il renvoie donc tout à la fois à l’objet possédé et à son possesseur (Prête-moi
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ton livre, car j’ai oublié le mien). Le pronom possessif est formé de l’article défini
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(le, la, les) et d’une forme, dite tonique, du déterminant possessif (mien, tien, etc.).
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Formes du pronom possessif
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Première personne : le mien, la mienne, les miens, le nôtre, les nôtres.
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Deuxième personne : le tien, la tienne, les tiens, le vôtre, les vôtres.
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Troisième personne : le sien, la sienne, les siens, le leur, les leurs.
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Remarques
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• La graphie distingue, par l’usage de l’accent circonflexe, le déterminant pos-
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sessif (J’aime notre maison) du pronom possessif (Cette maison est la
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nôtre). On remarque depuis quelques années une tendance à prononcer
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le déterminant notre avec un [o] fermé, comme nôtre.
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• Les mots le, la, les dans le mien, la mienne, les miens sont des constituants
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du pronom possessif. On ne les analyse pas séparément comme des articles
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(car le pronom le mien ne fonctionne pas comme un véritable GN, mien n’étant
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pas dissociable de le).
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin ne possédait pas de pronom possessif, mais
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seulement des déterminants possessifs (cf. ci-dessus, II.3.3.2). Les formes
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françaises (mien, tien, sien) sont issues des formes toniques (c’est-à-dire
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porteuses d’accent) de l’adjectif possessif classique latin meus, tuus, suus.
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NOTION GRAMMATICALE PRONOM POSSESSIF
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Les pronoms démonstratifs 3.4.3
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Les pronoms démonstratifs suppléent des noms qui, déjà présents dans le
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contexte de la phrase, ne sont ainsi pas répétés (La robe de Laura est bleue,
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mais celle de Stéphanie est rouge). Les pronoms démonstratifs peuvent aussi
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renvoyer à la situation d’énonciation et suppléer des notions dont l’identification
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dépend de la connaissance du contexte (C’est quoi ça ?).
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Le pronom démonstratif est utilisé pour former une proposition relative subs-
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tantive : J’aime ce que je veux ; Je ne suis pas celui que vous croyez.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Le pronom démonstratif est également utilisé pour former des phrases de forme
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emphatique, par extraction (C’est Alice qui arrive) ou par détachement avec
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reprise pronominale (Le temps, c’est de l’argent).
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D’un point de vue morphologique, on notera que les pronoms démonstratifs font
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partie des rares formes ayant conservé les trois genres hérités du latin (mascu-
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lin, féminin et neutre). Pour la particule postposée -ci/-là, cf. ci-dessus II.3.3.3.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Le pronom démonstratif est en emploi anaphorique lorsqu’il s’interprète par
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référence à un antécédent (La robe de Laura est bleue, mais celle de Sté-
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phanie est rouge37 ; La robe de Laura est bleue mais celle-ci est rouge ;
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La robe de Laura est bleue, cela est évident). Il est en emploi cataphorique
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lorsqu’il s’interprète par référence à un subséquent (Je vous répondrais
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ceci : il faut s’en tenir aux faits). Le pronom démonstratif est en emploi déic-
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tique s’il réfère à un élément de la situation d’énonciation : C’est quoi ça ?
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Enfin, il est en emploi générique s’il réfère à l’ensemble d’une classe : Celui qui
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[= quiconque] soutient sa folie par le meurtre est un fanatique (Voltaire).
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Formes du pronom démonstratif
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Formes simples
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Masculin : celui, ceux
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C’est celui que je voulais ;
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Ceux qui sont d’accord signeront le document.
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Féminin : celle, celles
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C’est celle que je voulais ;
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Celles qui sont d’accord signeront le document.
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Neutre : ce, c’
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Le temps, c’est de l’argent ; Être libre, ce n’est pas pouvoir faire
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ce que l’on veut, mais c’est vouloir ce que l’on peut (Sartre).
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Formes composées
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Masculin : celui-ci, celui-là, ceux-ci, ceux-là
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Je t’ai apporté deux livres. Celui-ci est un recueil de poèmes ;
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celui-là un roman contemporain.
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Féminin : celle(s)-ci, celle(s)-là
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Je t’ai apporté deux tragédies. Celle-ci est une tragédie antique ;
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celle-là une tragédie classique.
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Neutre : ceci, cela, ça
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La poésie, ça me passionne, et cela depuis longtemps.
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37 Dans celle de Stéphanie, le GNP de Stéphanie est complément du pronom démonstratif celle.
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Le système de la langue II
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le pronom démonstratif français est formé par
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l’agglutination de l’adverbe de lieu ici (du bas latin ecce hic) et du pronom
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personnel elle/lui et signifie donc littéralement « elle/lui se trouvant ici ». Les
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formes icelui/icelle sont courantes au Moyen Âge et parfois utilisées par la
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suite de manière désuète et ironique (cf. Voltaire, Candide, titre du chapitre I
|
||
« Comment Candide fut élevé dans un beau château, et comment il fut chassé
|
||
d’icelui »). Ces formes sont notamment très fréquentes dans la correspon-
|
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dance de Flaubert. L’adverbe cependant procède de la locution participiale
|
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à valeur temporelle ce pendant (« cela étant pendant »).
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NOTIONS GRAMMATICALES PRONOM DÉMONSTRATIF DÉICTIQUES
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Les pronoms indéfinis 3.4.4
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Le pronom indéfini sert à désigner des êtres ou des objets sans les identifier.
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Il donne une information de quantité, qui va de la quantité nulle (aucun) à la
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quantité maximale (tous) en passant par des quantités intermédiaires (certains,
|
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plusieurs).
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D’un point de vue morphologique, certains pronoms indéfinis ne sont attestés
|
||
qu’au singulier (Personne, rien, aucun, nul, pas un, chacun, n’importe qui,
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||
etc.) 38 , d’autres connaissent le singulier et le pluriel (quelqu’un/quelques-uns,
|
||
tout/tous), d’autres enfin ne sont attestés qu’au pluriel (plusieurs, certains).
|
||
Enfin, la plupart des pronoms indéfinis varient en genre (nul/nulle, l’un/l’une,
|
||
tout/toute, quelques-uns/quelques-unes).
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Les pronoms indéfinis (classement sémantique)
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Quantité nulle
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personne, rien, aucun, nul, pas un, etc.
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Personne n’est venu.
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Quantité partielle ou vague
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on, certains, plusieurs, quelqu’un, quelques-uns,
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l’un… l’autre, les uns… les autres, etc.
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Plusieurs étaient présents à l’inauguration du bâtiment.
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Quantité totale
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chacun, tout, tous, etc.
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Tout a été prévu.
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38 Sauf, exceptionnellement, avec un nom qui n’existe qu’au pluriel : Cela n’entraînera aucuns frais.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Lorsque le pronom indéfini réfère à l’ensemble d’une classe (Tout a été prévu),
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il est en emploi générique. Dans le cas des pronoms exprimant une quantité
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partielle ou vague, la référence est spécifique.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le pronom indéfini on, d’un emploi très fréquent,
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tire son origine du nom latin homo « être humain ; homme, femme », qui est
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à la fois un nom commun masculin et féminin. La langue en garde la trace par
|
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l’usage possible d’un l’ euphonique issu en ancien français d’un article défini
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(li on) : Il faut prendre garde où l’on marche. Le latin possédait par ailleurs
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une vingtaine de pronoms indéfinis qui n’ont eu qu’un très faible rendement
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en français : nemo (de ne + hemo « pas même un homme », variante de homo)
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« personne » a donné le nom du personnage de fiction de Jules Verne, le capi-
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taine Nemo ; nihil « rien » a donné des formations savantes du type nihiliste,
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nihilisme ; quidam « quelqu’un (que l’on connaît) » a subsisté en français dans
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un quidam.
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NOTION GRAMMATICALE PRONOM INDÉFINI
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3.4.5 Les pronoms interrogatifs
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Les pronoms interrogatifs servent à poser une interrogation (directe ou indirecte)
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portant sur des êtres animés ou inanimés qui sont l’objet de la question posée.
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D’un point de vue morphologique, les pronoms interrogatifs se répartissent en
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trois catégories : formes simples, formes composées et formes renforcées.
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Formes du pronom interrogatif
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Formes simples : qui ? que ? quoi ?
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Formes composées : lequel ? laquelle ? lesquel(le)s ?
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Formes renforcées : qui est-ce qui ? qu’est-ce que ?
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Les fonctions du pronom interrogatif
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Sujet : Qui est là ? Je ne sais pas qui est là.
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Attribut : Qui êtes-vous ? Je ne sais pas qui vous êtes.
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COD : Que faites-vous ? Lequel veux-tu ?
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Elle ne sait pas lequel elle veut.
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COI : À quoi penses-tu ? Elle ne sait pas à quoi elle aspire.
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p. 124
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Le système de la langue II
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le principal pronom interrogatif latin quis, quae, quid
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a, dès le bas latin, fusionné avec le pronom relatif qui, quae, quod ; c’est donc
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cette dernière forme qui assume en français les fonctions de pronom relatif et
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de pronom interrogatif. Pour les formes composées, cf. ci-dessus II.3.3.4.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PRONOM INTERROGATIF
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FORME SIMPLE FORME COMPOSÉE FORME RENFORCÉE
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Les pronoms relatifs 3.4.6
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Les pronoms relatifs servent à introduire une proposition subordonnée relative.
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À l’exception du cas particulier des propositions relatives substantives (Qui dort
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dîne) et du pronom relatif indéfini quiconque (Quiconque piétine les fleurs sera
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blâmé par le jardinier), les pronoms relatifs renvoient à un nom, un GN ou un
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autre pronom appelé « antécédent ». D’un point de vue morphologique, la forme
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du pronom relatif dépend de la fonction qu’il occupe dans la proposition qu’il
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introduit (qui est sujet et que est COD). Le pronom relatif présente des formes
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simples et des formes composées, variables et invariables.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Lorsqu’il n’a pas d’antécédent, le pronom relatif est en emploi générique (Qui
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dort dîne). Lorsqu’il a un antécédent (La personne qui est là s’appelle Clara),
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le pronom relatif est en emploi anaphorique.
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Formes du pronom relatif
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Formes simples
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qui, que, quoi, dont, où
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Formes composées
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lequel, laquelle, lesquels, lesquelles
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auquel, à laquelle, auxquels, auxquelles
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duquel, de laquelle, desquels, desquelles
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p. 125
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Les fonctions du pronom relatif
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Sujet : La personne qui est là s’appelle Clara.
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Complément du nom : La voiture dont le moteur
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est en panne a été envoyée en réparation.
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Attribut : L’excellente architecte qu’elle est
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a été récompensée par une distinction.
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COD : Le professeur que je connais s’appelle M. Pierre.
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COI : Les personnes dont je parle sont italiennes.
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Complément circonstanciel : Le temple où nous avons vu
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cette fresque remonte à la plus haute Antiquité.
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Complément d’agent : Le professeur de piano par qui
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j’ai été formé est très réputé.
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Remarque : les formes composées du pronom relatif permettent parfois d’éviter
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une ambiguïté : Un instrument de l’éducation publique, laquelle heureusement
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en ce temps-là se gardait de nous enseigner à aimer (Valéry). Si l’on remplace
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laquelle par qui, une ambiguïté sur l’antécédent apparaît : le pronom qui n’étant
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pas marqué en genre, il peut aussi bien référer à instrument qu’à éducation.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le principal pronom relatif latin qui, quae, quod
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a fourni au français les formes du pronom relatif qui, que. Les formes qui,
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que sont une survivance du système casuel latin où qui (nominatif) était
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le cas sujet et quem (accusatif) le cas du complément d’objet. Le pronom
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relatif indéfini quicumque « qui que ce soit qui » a donné au français son
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exact équivalent quiconque. Enfin, les pronoms relatifs de forme composée
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lequel, laquelle, etc. sont inconnues du latin et constituent une innovation
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du français.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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PRONOM RELATIF FORME SIMPLE FORME COMPOSÉE
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PRONOM RELATIF INDÉFINI
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Le système de la langue II
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Les pronoms adverbiaux 3.4.7
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Le français possède deux pronoms dits « adverbiaux » en et y qui se caracté-
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risent par le fait qu’ils intègrent une préposition. Ces pronoms adverbiaux sont
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donc des pronoms qui jouent un rôle d’équivalents syntaxiques de groupes pré-
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positionnels : Jeanne a fait un beau voyage en Afrique : elle en parle souvent
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(« elle parle souvent de son voyage en Afrique », en pronominalise de son voyage
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en Afrique) ; Quand allez-vous à Venise ? Nous y allons demain (« nous allons
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demain à Venise », y pronominalise à Venise).
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La préposition intégrée par pronom adverbial en est toujours la préposition
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de. En revanche, le pronom adverbial y est ouvert à une variété de préposi-
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tions : à (Nous y allons demain, à Venise) ; dans (Elle travaille dans cette
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ville depuis longtemps ➨ elle y travaille depuis longtemps) ; en (Nous allons
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en Italie demain ➨ nous y allons demain).
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Remarques
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• Dans la mesure où certains pronoms personnels intègrent également une
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préposition (Il lui parle = il parle à x), on peut intégrer les pronoms adver-
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biaux à la classe des pronoms personnels.
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• L’emploi des pronoms adverbiaux pour référer à des êtres animés est contraint.
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Il est possible avec le pronom adverbial en : Je sais qu’elle aime Pierre : elle
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en parle souvent (avec une ambiguïté : « elle parle de Pierre » ou « elle parle
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de son amour pour Pierre »), mais plus difficilement avec le pronom adverbial
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y : Elle pense à Pierre ➨ *Elle y pense souvent (le pronom personnel semble
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plus naturel ici : Elle pense souvent à lui). Inversement, la pronominalisation
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d’un GNP référant à un inanimé se fait plus aisément au moyen du pronom
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adverbial (Je pense à mes vacances ➨ J’y pense, plutôt que Je pense à elles).
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Les pronoms adverbiaux en et y
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en : Jeanne a fait un beau voyage en Afrique : elle en parle souvent.
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y : Alice apprécie la piscine de sa commune : elle y va régulièrement.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Les pronoms adverbiaux français ont une origine
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adverbiale : en provient du latin inde « de ce lieu » et y du latin ibi « ici, y ». En ce
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qui concerne cette dernière forme, on notera la graphie y destinée à donner
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plus de lisibilité à ce mot réduit à une seule lettre (la graphie i est attestée
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au Moyen Âge).
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NOTION GRAMMATICALE PRONOM ADVERBIAL
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.5 Les adverbes
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Les adverbes sont des mots invariables 39 qui peuvent se rapporter à un verbe
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(Elle agit fermement : fermement se rapporte au verbe agir), à un adjectif (Une
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écriture peu lisible : peu se rapporte à l’adjectif lisible), ou à un autre adverbe
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(Elle travaille très sérieusement : très se rapporte à l’adverbe sérieusement).
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En fonction de son sens et de la structure syntaxique dans laquelle il s’insère,
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l’adverbe peut être supprimé (Elle agit fermement ➨ Elle agit) ou non (Cette
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maison coûte cher ➨ *Cette maison coûte ; la date limite est aujourd’hui ➨
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*La date limite est). Dans le premier cas (Elle agit), le sens de la phrase est
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modifié, mais cette dernière demeure correcte. Dans le second cas (*Cette
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maison coûte ; *La date limite est), la phrase devient agrammaticale. Enfin, les
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adverbes peuvent être classés en fonction du sens dont ils sont porteurs.
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Les adverbes
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Adverbes de temps
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aujourd’hui, maintenant, hier, bientôt, etc.
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Adverbes de lieu
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ici, là, y, ailleurs, partout, etc.
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Adverbes de manière
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gentiment, savamment, etc.
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Adverbes interrogatifs
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pourquoi ? quand ? etc.
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Adverbes d’intensité
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autant, beaucoup, très, etc.
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Adverbes de négation
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ne… pas, ne… que, ni, etc.
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Adverbes énonciatifs
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peut-être, sans doute, etc.
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Adverbes textuels
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d’une part… d’autre part, etc.
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La tradition scolaire ne semble pas avoir stabilisé une dénomination de fonction
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pour les adverbes. Dans ces cas où l’adverbe se rapporte à des constituants,
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on utilisera simplement le terme « complément ». Ainsi, dans Elle agit ferme-
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ment, l’adverbe fermement est de fonction complément du verbe agir 40 ; dans
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39 Hormis le cas particulier de tout (cf. II.3.3.5).
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40 Il s’agit plus précisément d’un complément circonstanciel du verbe (cf. II.2.4).
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Le système de la langue II
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Une écriture peu lisible, l’adverbe peu est de fonction complément de l’adjectif
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lisible ; dans Elle travaille très sérieusement, l’adverbe très est complément
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de l’adverbe sérieusement, ces deux adverbes formant un groupe adverbial
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(très sérieusement) qui est lui-même complément du verbe travailler.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Les adverbes peuvent se rapporter à des constituants de la phrase et avoir
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la fonction de complément d’un verbe, d’un adjectif ou d’un autre adverbe.
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Mais ils peuvent aussi se rapporter à plusieurs autres supports et avoir
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d’autres fonctions :
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• lorsque l’adverbe se rapporte à la phrase entière, il peut avoir une fonc-
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tion de complément circonstanciel : Aujourd’hui, je ne travaille pas ;
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• l’adverbe peut établir un lien entre deux phrases ou entre deux propo-
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sitions : Il fait très beau ce matin. Pourtant je n’ai pas envie de sortir.
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Dans ce cas, l’adverbe n’a pas de fonction syntaxique dans la phrase où
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il se trouve puisque, d’une façon comparable à une conjonction de coor-
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dination, il constitue le lien entre deux phrases. Sa fonction n’est pas une
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fonction syntaxique mais une fonction textuelle : la fonction de connecteur ;
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• l’adverbe peut établir un lien entre des phrases ou entre des propositions
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pour rendre apparente la structure argumentative du texte et aider ainsi
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le lecteur à le comprendre. C’est ainsi que sont employés les adverbes
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premièrement, d’abord, ensuite, enfin, etc. De nouveau, ces adverbes
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n’ont pas une fonction syntaxique mais une fonction textuelle : la fonction
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de balise textuelle ;
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• l’adverbe peut servir à modaliser une assertion. Modaliser une assertion
|
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signifie lui retirer sa présomption de vérité en exprimant une réserve
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(peut-être, probablement, etc.) ou un avis subjectif (naturellement,
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bizarrement, etc.). On parle dans ce cas d’adverbe modalisateur ou de
|
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fonction de modalisation de l’adverbe. Ainsi, on ne confondra pas Elle a agi
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bizarrement, où l’adverbe a une fonction de complément du verbe agir
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(« elle a agi d’une façon bizarre ») avec Bizarrement, elle a agi, où l’ad-
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verbe bizarrement a une fonction de modalisation (« Elle a agi et je trouve
|
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cela bizarre ») ;
|
||
• enfin, l’adverbe peut intervenir au plan de l’énonciation, pour caractériser
|
||
non pas le contenu de la phrase mais pour permettre au locuteur de se
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situer par rapport à son propre propos : dans Franchement, je suis scan-
|
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dalisé par cette situation l’adverbe franchement porte sur la teneur
|
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que le locuteur donne au contenu de son énoncé (« Je suis scandalisé
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par cette situation et je vous parle franchement en disant cela »). Encore
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une fois, ce type d’emploi de l’adverbe ne constitue pas une fonction syn-
|
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taxique : il s’agit ici d’une fonction énonciative. On parlera donc dans ce
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cas d’« adverbe auto-énonciatif ».
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Certains adverbes (en particulier, les adverbes de manière en -ment) sont sus-
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ceptibles de connaître des degrés au même titre que les adjectifs qualificatifs.
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Degrés des adverbes de manière
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Comparatifs
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Comparatif d’égalité :
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aussi sérieusement (que)
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Comparatif d’infériorité :
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moins sérieusement (que)
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Comparatif de supériorité :
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plus sérieusement (que)
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Superlatifs
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Superlatif de supériorité :
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le plus sérieusement
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Superlatif d’infériorité :
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le moins sérieusement
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HISTOIRE DE LA LANGUE Pour l’histoire du suffixe français -ment, cf. II.3.4.
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NOTION GRAMMATICALE
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ADVERBE (TEMPS, LIEU, MANIÈRE, INTERROGATIF, INTENSITÉ, NÉGATIF, ÉNONCIATIF, TEXTUEL)
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3.6 Les prépositions
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Les prépositions sont des mots invariables. Elles forment avec l’élément qu’elles
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introduisent un groupe prépositionnel (GP) et précisent la relation sémantique
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qui unit ce GP à l’élément auquel elles se rapportent. Ainsi, dans la phrase
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Je viens pour travailler, la préposition pour introduit le GP pour travailler
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et indique une relation de but avec le verbe venir. Les prépositions se placent
|
||
devant un nom (une chaise de bureau), un groupe nominal (chez mes amis,
|
||
pour Alice), un pronom (pour toi) ou un groupe de mots à valeur nominale (Je
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viens pour travailler). Les prépositions peuvent être constituées d’un seul mot
|
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(sur). Lorsqu’elles sont constituées de deux voire plusieurs mots (au-dessus
|
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de), on les nomme locutions prépositionnelles. Les prépositions peuvent être
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classées en fonction de leur sémantisme, qui est très riche.
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Le système de la langue II
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Les prépositions
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Lieu : chez mes parents, en ville, dans la salle,
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autour de l’île, auprès de mes enfants, etc.
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Temps : avant l’orage, après l’été, depuis cette époque, etc.
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Cause : à cause de ces intempéries, grâce à votre intervention, etc.
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Moyen : avec des outils, etc.
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Manière : avec bonté, sans ironie, etc.
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But : pour toi, etc.
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Opposition : malgré eux, contre tous les principes, etc.
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etc.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin faisait un très grand usage des préposi-
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tions, car le système des cas (nominatif, accusatif, génitif, ablatif, etc.) n’était
|
||
pas en mesure d’exprimer toutes les relations qu’un mot pouvait entretenir
|
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avec le mot qu’il complétait. Du fait de la disparition des déclinaisons, l’usage
|
||
des prépositions a été rendu encore plus nécessaire en français.
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NOTIONS GRAMMATICALES PRÉPOSITION LOCUTION PRÉPOSITIONNELLE
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Les conjonctions 3.7
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Les conjonctions de coordination 3.7.1
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Les conjonctions de coordination sont des mots invariables reliant entre eux des
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mots (Pierre et Marie), des groupes de mots (le président de la République et
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son homologue italien) et des phrases (Elle ne sait pas lire, mais elle regarde
|
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les images) de même fonction et souvent de même nature (cf. I.3.7.1).
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Conjonctions de coordination
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Mais, ou, et, or, ni, car
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Remarque : le mot donc n’est pas une conjonction de coordination,
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mais fonctionne comme un adverbe (Où en suis-je donc ? ;
|
||
Et donc, que s’est-il passé ensuite ? : ces positions
|
||
de l’adverbe donc sont impossibles pour les conjonctions
|
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de coordination. Voir aussi I.3.7.1).
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin ne séparait pas les mots les uns des autres
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et l’usage de la scriptio continua rendait l’usage des particules de liaison,
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||
équivalent fonctionnel des conjonctions de coordination, obligatoire afin que
|
||
l’œil puisse repérer le début d’une nouvelle phrase. À l’exception de ou (du
|
||
latin aut) et de et (du latin et), les particules de liaison latines n’ont pas connu
|
||
de postérité et le français a créé ses propres conjonctions de coordination
|
||
à partir de mots latins qui n’en étaient pas originellement.
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NOTION GRAMMATICALE CONJONCTION DE COORDINATION
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3.7.2 Les conjonctions de subordination
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Les conjonctions de subordination sont des mots invariables qui introduisent
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une proposition subordonnée en la mettant en dépendance syntaxique par
|
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rapport à la proposition principale. Elles peuvent exprimer le temps (quand,
|
||
lorsque, toutes les fois que, etc.), la cause (parce que, sous prétexte que, etc.),
|
||
la conséquence (de telle sorte que, etc.), le but (afin que, etc.), la concession
|
||
(même si, bien que, quand bien même, etc.), l’hypothèse (si, etc.), la comparai-
|
||
son (comme, de même que, etc.). Les conjonctions de subordination peuvent
|
||
être constituées d’un seul mot (quand, etc.). Lorsqu’elles sont constituées de
|
||
deux voire plusieurs mots (bien que, quand bien même, etc.), on les nomme
|
||
« locutions conjonctives (de subordination) ».
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||
Conjonctions de subordination
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Temps
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quand, lorsque, dès que, pendant que, avant que,
|
||
après que, alors que, tandis que, depuis que,
|
||
toutes les fois que, chaque fois que, etc.
|
||
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||
Cause
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comme, parce que, puisque, sous prétexte que,
|
||
attendu que, vu que, étant donné que, etc.
|
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||
Conséquence
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que, de (telle) sorte que, en sorte que, si bien que, etc.
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||
But
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afin que, pour que, de peur que, etc.
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||
|
||
Concession
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même si, bien que, quoique, alors que, tandis que,
|
||
quand bien même, lors même que, etc.
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||
Le système de la langue II
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Hypothèse
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si, au cas où, à condition que, pourvu que,
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à moins que, etc.
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Comparaison
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comme, de même que, ainsi que, etc.
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||
Remarque : on ne confondra pas la valeur hypothétique de la conjonction si
|
||
(Si tu viens, je serai heureux) avec son emploi en proposition subordonnée
|
||
interrogative totale (Je te demande si elle viendra) ou son emploi en proposition
|
||
subordonnée concessive (Si cette route est plus courte, elle est en revanche
|
||
plus difficile).
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||
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||
POUR ALLER PLUS LOIN
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||
L’emploi de certaines conjonctions de subordination relève soit d’un usage
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soutenu soit d’un maniement délicat :
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||
• cause : non que… mais parce que (cause rejetée et cause avérée) :
|
||
Elle n’est pas venue à la réunion, non qu’elle fût malade, mais parce
|
||
qu’elle avait un emploi du temps trop chargé ;
|
||
• conséquence : si… que (avec une proposition principale négative ou
|
||
interrogative) :
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– Ce livre n’est pas si difficile que tu ne puisses le lire ;
|
||
– Ce livre est-il si difficile que tu ne puisses le lire ? ;
|
||
• concession : quand bien même, lors même que : Quand bien même
|
||
tu me le demanderais instamment, je n’accepterais pas ta proposition.
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||
HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin, qui privilégiait l’hypotaxe à la parataxe,
|
||
c’est-à-dire la subordination à la juxtaposition, faisait un très grand usage
|
||
des conjonctions de subordination. À de rares exceptions près (si, comme),
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le français a presque totalement renouvelé l’héritage latin et s’est forgé ses
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propres conjonctions de subordination. Certaines conjonctions ont parfois
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connu des extensions d’emploi : ainsi quando, qui, en latin, n’avait qu’une
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valeur interrogative (Quando uenies ? Quand viendras-tu ?), a été en outre
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doté en français d’une valeur temporelle (Quand tu viens, je suis heureux).
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Pour l’origine de la conjonction de subordination que, cf. ci-dessus II.1.2.1.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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CONJONCTION DE SUBORDINATION LOCUTION CONJONCTIVE (DE SUBORDINATION)
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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3.8 Les interjections et les onomatopées
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Les interjections sont des mots invariables et autonomes, insérés le plus souvent
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dans une phrase pour exprimer, d’une manière vive, une émotion, un sentiment,
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une sensation, etc. Elles peuvent constituer des phrases à elles toutes seules.
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D’un point de vue formel, elles peuvent être des mots d’une seule syllabe (Oh !
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Chut !), des noms ou groupes nominaux (Attention ! Mon Dieu !), des formes ver-
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bales figées (Allons ! Tiens !), des adjectifs (Mince !). Les onomatopées sont par
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ailleurs une catégorie d’interjections imitant un bruit (plouf ), le cri d’un animal
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(cocorico, miaou) ou le bruit d’un être humain (atchoum).
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Remarque : les interjections ont parfois été considérées comme l’une des
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natures de mots, au même titre que le nom, le verbe, etc. Ce point de vue n’est pas
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celui de la présente terminologie parce que, dans cette terminologie, il est tenu
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compte du caractère très marginal des interjections par rapport aux huit autres
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classes de mots. Si le terme « interjection » est commode pour désigner les mots-
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phrases du type oh !, ah !, etc., il n’appartient pas à l’ensemble des huit natures
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de mots qui structurent la grammaire du français (nom, verbe, adjectif, adverbe,
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déterminant, pronom, préposition, conjonction).
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Interjections et onomatopées
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Interjections : Oh ! Ah ! Eh ! Allons ! Diable ! Ciel ! Voyons ! Ah bon ? etc.
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Onomatopées : atchoum, chut, plouf, coucou, etc.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Dans le cas des onomatopées, le signifiant (la suite des phonèmes qui for-
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ment le mot) imite le signifié (le sens du mot). Ce type de signe est nommé
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« iconique » : un signe iconique est un signe dont le signifiant est analogue au
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signifié. Par exemple, meuh est l’onomatopée désignant le bruit du cri des
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bovins et le signifiant de ce mot s’explique par analogie avec ce bruit. Cer-
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tains mots de la langue sont d’origine onomatopéique : par exemple le verbe
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meugler. Le cas des onomatopées est marginal dans les langues, mais le
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phénomène de l’iconicité est beaucoup plus répandu qu’on l’a longtemps cru,
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notamment sous l’influence du « principe de l’arbitraire du signe », issu de
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l’œuvre du grand linguiste Ferdinand de Saussure (1857-1913). Le principe
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de l’arbitraire du signe postule que les signes linguistiques sont arbitraires,
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c’est-à-dire que les signifiants sont aléatoirement associés aux signifiés. Le
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développement des sciences cognitives a permis de montrer que de nom-
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breux phénomènes langagiers échappent à ce principe. Par exemple, les
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sons aigus ([i] par exemple) se trouvent préférentiellement associés à des
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significations évoquant la petitesse ou la légèreté tandis que les sons graves
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([a] par exemple) se trouvent préférentiellement associés à des significations
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évoquant la grandeur ou la lourdeur. En outre, l’analyse du style des textes lit-
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téraires repose fondamentalement sur une présomption d’iconicité : la forme
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des mots et des phrases donne des informations sur le contenu des textes.
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Le système de la langue II
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HISTOIRE DE LA LANGUE Certaines interjections françaises sont d’origine
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latine : sont ainsi attestées oh, he, ah, (parfois écrit a). Pour certaines ono-
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matopées animales, on observe des différences sur la manière de percevoir
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le son produit par l’animal : ainsi coco coco est l’équivalent latin de cocorico.
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Le latin possède un adjectif barbarus « barbare » qui signifie étymologique-
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ment « celui qui parle une langue incompréhensible » (c’est-à-dire un idiome
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autre que le latin et le grec), en somme celui qui fait « barbar » quand il parle.
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L’adjectif se retrouve à l’identique dans le grec barbaros et le sanskrit (vieil
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indien) balbala- (cf. le verbe balbalacaroti, « balbutier ») : ce type de forma-
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tion relève de l’iconicité.
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NOTIONS GRAMMATICALES INTERJECTION ONOMATOPÉE
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Le verbe 3.9
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Le verbe exprime généralement une action41 (Elle marche ; Elle danse) ou un état
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(Les feuilles sont vertes). Il constitue le noyau du groupe verbal (GV). Le verbe
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varie en personne, en temps, en mode, en voix, en nombre et parfois en genre.
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Son rôle fondamental consiste à contribuer à l’expression du temps. Mais cette
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notion de temps est ambiguë et il faut au moins distinguer :
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• le temps des époques (ou « temps » proprement dit) : situer une action dans le
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temps consiste à la situer dans l’une des trois époques, le passé, le présent ou
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le futur. L’imparfait chantait dans Elle chantait bien permet de situer l’action
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de chanter dans le passé ; le futur chantera dans Elle chantera (un jour)
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permet de situer l’action de chanter dans le futur ; le présent chante dans Elle
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chante (en ce moment) permet de situer l’action de chanter dans le présent ;
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• le temps aspectuel (ou « aspect ») : ce temps est celui de la durée interne de
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l’action. Par exemple, l’action désignée par chanter a un début, une phase de
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déroulement et une fin, quelle que soit l’époque (passée, présente ou future)
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où elle est située ;
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• l’utilisation du mot « temps » dans la désignation des formes verbales (les
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« temps du verbe ») : le terme « temps » est utilisé pour désigner les formes de
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la conjugaison du verbe au sens où l’on dit que l’imparfait est un temps, que le
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subjonctif présent est un temps, etc. Cet emploi du mot « temps » est purement
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conventionnel, sans rapport nécessaire avec le terme « temps » au sens de
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« temps des époques » (les « temps » du subjonctif n’ont pas de valeur tempo-
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relle, voir II.3.9.5.1.B).
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41 Un nom peut également exprimer une action, en particulier lorsqu’il est dérivé d’un verbe
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(La fusée décolle ➨ Le décollage de la fusée).
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Par ailleurs, s’il est vrai que les temps verbaux servent généralement à exprimer
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la temporalité, ils sont aussi employés pour un autre usage : la modalisation. La
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modalisation consiste en l’expression de l’attitude du locuteur sur son propos.
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Par exemple, dans Elle partirait demain matin (au sens « il est possible qu’elle
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parte demain matin »), l’événement « partir demain matin » est modalisé par le
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conditionnel, au sens où cet emploi du conditionnel exprime le doute du locuteur
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sur l’événement décrit. Le conditionnel a donc ici une valeur modale.
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Enfin, cette notion d’emploi modal ne doit pas être confondue avec la notion de
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mode. Les temps du français sont regroupés en catégories nommées modes :
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aux modes non personnels (infinitif, participe) s’opposent les modes personnels,
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parmi lesquels sont distingués des modes personnels mais non temporels (sub-
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jonctif et impératif) et un mode personnel et temporel (indicatif).
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NOTIONS GRAMMATICALES
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TEMPS ASPECT MODE VALEUR MODALE
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3.9.1 Radical et désinence
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Conjuguer un verbe signifie produire l’ensemble des formes possibles d’un verbe
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en fonction de plusieurs variables : le mode, le temps, l’aspect et la personne.
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Un verbe, comme tous les autres mots, se décompose en plusieurs éléments,
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nommés « morphèmes ». L’analyse des éléments constituants du verbe se situe
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donc sur le plan morphologique.
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Deux types de morphèmes doivent être distingués pour l’analyse morphologique
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du verbe :
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• le radical contient le sens lexical stable du verbe. Par exemple, pour le verbe
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chanter, le radical est chant- ;
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• la désinence est le morphème, placé à droite du radical, qui varie selon le
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temps, le mode et la personne du verbe. Par exemple, dans chantais la dési-
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nence est -ais, dans chanterons, la désinence est -erons. Dans la pratique
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de classe, « désinence » peut être remplacé par « terminaison ».
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Beaucoup de verbes se conjuguent sur un seul radical (par exemple chanter)
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mais, dans certains cas, la conjugaison du verbe mobilise plusieurs formes
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du radical :
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• verbes à un seul radical : chanter ;
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• verbes à deux radicaux : lire (radical li- dans je lis, tu lis, etc. ; radical lis- dans
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nous lisons, vous lisez, etc.) ;
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Le système de la langue II
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• verbes à trois radicaux : vivre (radical vi- dans je vis, tu vis, etc. ; radical viv-
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dans je vivais, tu vivais, etc. ; radical véc- dans je vécus, tu vécus) ;
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• verbes à plus de trois radicaux : auxiliaires être, avoir et aller.
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Enfin, la désinence du verbe conjugué se décompose elle-même en plusieurs
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morphèmes nommés « marques » : marque de temps et marque de personne.
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Par exemple, dans ils chantaient, la désinence -aient comporte une marque
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de temps et de mode -ai- (que l’on retrouve dans je chantais, il chantait, etc.)
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et une marque de personne -ent (que l’on retrouve dans ils chantent, etc.).
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Remarque : une distinction entre base et radical est introduite dans le chapitre
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consacré au lexique (cf. II.4.3.1). Dans le cas de la morphologie verbale, cette dis-
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tinction est peu pertinente. C’est pourquoi, dans la description de la conjugaison
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du verbe, il est possible d’utiliser indifféremment les termes « base » ou « radical ».
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Décomposition de la forme verbale
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Radical : chant- (verbe chanter), li- et lis- (verbe lire)
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Désinence : -aient dans chantaient
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Marque de temps et de mode :
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-ai- marque de l’indicatif imparfait dans chantaient
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Marque de personne : -ent marque de troisième personne
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du pluriel dans chantaient
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NOTIONS GRAMMATICALES
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MORPHÈME VERBAL RADICAL DÉSINENCE
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MARQUE DE TEMPS MARQUE DE PERSONNE
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Classement morphologique des verbes 3.9.2
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Dans la tradition française, les verbes sont classés en trois groupes, qui cor-
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respondent, au moins pour les deux premiers, à une homogénéité des formes de
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conjugaison. À ces trois groupes s’ajoutent des verbes auxiliaires être et avoir.
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Les verbes du premier groupe sont ceux qui présentent un infinitif en -er. Ils se
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conjuguent à partir d’un seul radical, sur le modèle de chanter. C’est pourquoi,
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compte tenu du nombre de ses radicaux, le verbe aller n’est pas classé dans ce
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groupe en dépit de sa forme d’infinitif. Généralement, les verbes nouveaux (néo-
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logismes) sont formés sur le modèle des verbes de ce groupe (liker, tweeter, etc.).
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Les verbes du deuxième groupe présentent un infinitif en -ir et plusieurs formes
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de leur radical en -iss-, dont le participe présent (-issant). Par exemple, le verbe
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finir, dont le participe présent est finissant, appartient à la catégorie des
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verbes du deuxième groupe, à la différence de partir, dont l’infinitif est en -ir
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mais qui ne forme pas son participe présent au moyen de la désinence -issant
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(partir, partant).
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Les verbes du troisième groupe sont tous les verbes qui n’appartiennent à
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aucun des deux premiers groupes. Il s’agit donc d’une catégorie très hétéro-
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gène au plan morphologique. On distingue néanmoins trois types : les verbes
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ayant un infinitif en -ir (mais pas de participe présent en -issant) comme partir,
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les verbes ayant un infinitif en -oir du type savoir, valoir, etc. et les verbes ayant
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un infinitif en -re, du type dire, écrire, prendre, etc. On y rattache aussi les
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verbes être, avoir et aller.
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Les groupes de verbes
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Verbes du premier groupe : chanter, parler, etc.
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Verbes du deuxième groupe : finir, bondir, grossir, etc.
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Verbes du troisième groupe :
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• ayant un infinitif en -ir : partir, servir, fuir, etc.
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• ayant un infinitif en -oir : savoir, apercevoir, devoir, etc.
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• ayant un infinitif en -re : écrire, dire, prendre, etc.
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• verbe aller
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• verbes être, avoir
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HISTOIRE DE LA LANGUE Les verbes latins dits réguliers étaient organisés
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en quatre conjugaisons. À ceux-là s’ajoutait un ensemble assez disparate
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de verbes dits irréguliers qui ne pouvaient pas, d’un point de vue synchro-
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nique, être rattachés à l’une des quatre conjugaisons. Le latin, par ailleurs,
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ne possédait qu’un seul auxiliaire, le verbe sum « être ». Le français n’a que
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très partiellement conservé l’héritage latin en réorganisant les verbes en
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trois groupes et en se dotant de deux auxiliaires, être et avoir. Les verbes
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latins de la première conjugaison, c’est-à-dire les verbes -are, parmi les
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plus récemment créés dans le système latin, sont ceux qui ont connu la plus
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grande fortune en français en fournissant à la langue les verbes du premier
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groupe en -er. Les verbes latins de la quatrième conjugaison, c’est-à-dire
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les verbes en -ire, ont fourni en français les verbes du deuxième groupe en
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-ir. Les paradigmes du latin les plus anciens (notamment le type lego, is, ere
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« lire ») sont au contraire ceux qui ont eu le moins de rendement en français
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voire ont totalement disparu. Par ailleurs, le verbe auxiliaire latin sum répon-
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dait à un jeu compliqué d’alternances radicales (sum/es/fui) que le français
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a conservées à l’identique ( je suis/tu es/je fus). La disparité des radicaux
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Le système de la langue II
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sum/es d’une part et fui d’autre part s’explique par le fait que la racine à
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l’origine des formes latines sum/es exprimait le présent, tandis que la racine
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à l’origine des formes fui exprimait uniquement le passé. Dans l’état le plus
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ancien de la langue, le latin a associé ces racines de sens quasi voisin mais de
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temporalité différente pour créer une conjugaison complète. Ce phénomène
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d’association de racines s’appelle le supplétisme.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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VERBE DU PREMIER GROUPE VERBE DU DEUXIÈME GROUPE
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VERBE DU TROISIÈME GROUPE
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Auxiliaires et semi-auxiliaires 3.9.3
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Les verbes français, pour certaines de leurs formes, se conjuguent au moyen de
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deux auxiliaires, être et avoir, qui sont indispensables pour conjuguer les temps
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composés ainsi que la voix passive (auxiliaire être exclusivement pour la voix
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passive). Les temps conjugués sans auxiliaire sont appelés les temps simples,
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les temps conjugués avec auxiliaire sont appelés les temps composés.
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Auxiliaires être et avoir
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Emploi en temps composés (être et avoir) : j’ai mangé,
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tu eus mangé, elle aura mangé, nous aurions mangé,
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je suis sorti, tu seras parti, elle s’est coiffée, etc.
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Emploi dans la voix passive (être) : La souris est mangée par le chat.
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La souris a été mangée par le chat.
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Remarque : être et avoir ne sont plus auxiliaires et ont un statut de verbe à part
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entière dans des énoncés du type J’ai de l’argent (« Je possède de l’argent »).
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Ce vélo est à Paul (« Ce vélo appartient à Paul »).
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Lorsque les verbes être et avoir sont employés comme auxiliaires, ils ont un
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sens grammatical plutôt que lexical. En effet, il est très difficile de saisir ce que
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signifie être dans Elle est partie, ou avoir dans Elle a terminé (comme il est
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difficile de décrire le sens d’un article défini par exemple) : le sens de être
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et avoir auxiliaires est celui d’un outil grammatical, utile à la construction
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de certaines formes verbales. En revanche, dans J’ai de l’argent, le verbe
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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avoir a le sens de « posséder », dans Ce vélo est à Paul, le verbe être signifie
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« appartenir » et dans Je pense donc je suis, le verbe être signifie « exister » :
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dans ces emplois, être et avoir ont un sens lexical. Le processus selon lequel
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un mot lexical s’allège sémantiquement pour devenir un mot grammatical se
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nomme « grammaticalisation ». Il n’est aucunement limité aux auxiliaires : par
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exemple, l’adverbe de négation pas est issu, par grammaticalisation, du nom
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pas (un pas).
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Un certain nombre de verbes, appelés semi-auxiliaires lorsqu’ils sont suivis
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d’un infinitif, peuvent fonctionner d’une manière comparable aux auxiliaires et
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donner une indication aspectuelle ou modale.
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Les indications aspectuelles peuvent être représentées de la façon suivante :
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Durée interne du verbe X (=aspect de X)
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Aspect progressif
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Futur Je suis en train de X Passé
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proche proche
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Je vais X Je viens de X
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Aspect inchoatif Aspect terminatif
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Je commence à X Je finis de X
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Verbes semi-auxiliaires
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Semi-auxiliaires exprimant l’aspect
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Futur proche (aller) : Je vais venir.
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Passé proche (venir) : Elle vient de partir.
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Aspect inchoatif (action prise en son commencement : commencer à) :
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Elle commence à comprendre son erreur.
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Aspect progressif (action perçue dans sa durée : être en train de) :
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Elle est en train de travailler.
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Aspect terminatif (action perçue à son terme : finir) :
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Elle a fini de travailler.
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Semi-auxiliaires exprimant la modalité
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Devoir : Je ne l’entends plus : elle a dû sortir (probabilité)
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Cela devait arriver (nécessité)
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Pouvoir : Il peut être midi (possibilité, probabilité)
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NOTIONS GRAMMATICALES AUXILIAIRE SEMI-AUXILIAIRE
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p. 140
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Le système de la langue II
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Les voix 3.9.4
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La voix traduit le point de vue adopté par le locuteur sur le procès exprimé par
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le verbe. Elle caractérise la façon dont les rôles sémantiques (l’agent, qui fait
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l’action, et le patient, qui subit l’action) sont attribués au sujet et aux complé-
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ments du verbe. Ces rôles sont diversement affectés selon que le verbe est à la
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voix active (le sujet est agent), à la voix passive (le sujet est patient), à la voix
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pronominale (dédoublement du sujet en agent et patient) ou à la voix factitive
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(dédoublement de l’agent).
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Le verbe comporte deux voix fondamentales : la voix active et la voix passive.
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Seuls les verbes transitifs directs, c’est-à-dire se construisant avec un complé-
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ment d’objet direct, sont susceptibles d’être employés à la fois à la voix active
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et à la voix passive (Le chat mange la souris ➨ La souris est mangée par le
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chat). Les verbes transitifs indirects (Je parle à Pierre), les verbes intransitifs
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(Les chevaux galopent dans la plaine) et les verbes attributifs (Sophie est
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excellente en mathématiques) ne s’emploient qu’à la voix active.
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Voix active et voix passive
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Voix active : La chirurgienne opère les malades.
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Voix passive : Les malades sont opérés par la chirurgienne.
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Remarque : un verbe peut être à la fois intransitif (Les toits blanchissent) et
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transitif (La neige blanchit les toits). Seul le second emploi est susceptible d’une
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transformation à la voix passive (Les toits sont blanchis par la neige).
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La voix pronominale présente deux caractéristiques morphologiques : la forme
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verbale est toujours précédée d’un pronom personnel de même personne que
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le sujet (Je me regarde ; Ils se sont plu) ; l’auxiliaire employé est toujours l’auxi-
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liaire être (Ils se sont promenés). La voix pronominale joue sur la distinction de
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deux rôles sémantiques possible du sujet grammatical : le rôle d’agent (i.e. qui
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fait l’action) et le rôle de patient (i.e. qui subit l’action).
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Par conséquent, trois emplois principaux peuvent être distingués, selon que
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le sujet a (1) un double statut d’agent et de patient (pronominal réfléchi), (2) un
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statut principalement de patient (pronominal passif) ou (3) un statut principa-
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lement d’agent (pronominal actif) :
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• verbe pronominal réfléchi : le sujet applique l’action à lui-même ; il est donc
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à la fois l’agent et celui qui subit l’action. Deux types de verbes pronominaux
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réfléchis peuvent être distingués :
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– le verbe pronominal réfléchi réflexif (Elle se coiffe : elle est à la fois « coif-
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fante » (agent) et « coiffée » (patient)) ;
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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– le verbe pronominal réciproque : les sujets s’appliquent l’action mutuelle-
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ment (Ils se regardent [l’un l’autre] : chacun est « regardant » (agent) et
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« regardé » (patient)) 42 ;
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• verbe pronominal à sens passif : le sujet supporte l’action ; dans ce cas, la voix
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pronominale constitue une variante de la voix passive, ce qui montre bien que
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le sujet joue sémantiquement un rôle de patient (Le courrier se distribue tous
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les matins = On distribue le courrier tous les matins : le sujet le courrier est
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l’objet de l’action de distribuer ; il joue donc un rôle sémantique de patient) ;
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• verbe pronominal à sens actif : dans ce cas, le sujet joue principalement un
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rôle sémantique d’agent. Deux cas doivent être distingués, selon que le verbe
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se trouve obligatoirement ou facultativement à la voix pronominale :
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– le verbe essentiellement pronominal ne connaît pas d’autres construc-
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tions que la voix pronominale (Elle se souvient de ces moments heureux.
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Le bâtiment s’est écroulé) ;
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– verbe occasionnellement pronominal : un verbe occasionnellement pronomi-
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nal est un verbe dont l’emploi pronominal, fréquent, coexiste avec un emploi
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non pronominal (Je m’aperçois de mon erreur. J’aperçois des passants).
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Emplois de la voix pronominale
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Verbe pronominal réfléchi
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Verbe pronominal réfléchi réflexif :
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Elle se regarde dans le miroir.
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Verbe pronominal réciproque :
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Ils se connaissent intimement.
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Verbe pronominal à sens passif
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Ce dessert se mange très froid.
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Verbe pronominal à sens actif
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Verbe essentiellement pronominal :
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Elle s’est évanouie de peur.
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Verbe occasionnellement pronominal :
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Elle se rend compte de son erreur.
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La voix factitive correspond au cas où le sujet fait réaliser l’action par un tiers.
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Elle se construit au moyen du semi-auxiliaire faire (+ infinitif) : Elle fait repeindre
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la maison par une entreprise. Au plan sémantique, la voix factitive implique
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deux agents (celle qui fait repeindre la maison et celui ou celle qui la repeint).
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La voix impersonnelle est une forme verbale dans laquelle le sujet grammatical
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est un pur support grammatical sans référent. Ce sujet est le pronom il (imper-
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sonnel) : il faut de la patience, il arrive qu’on se trompe.
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42 Ils se regardent est ambigu : cette phrase signifie ou bien « chacun se regarde lui-même »
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(pronominal réfléchi) ou « chacun regarde l’autre et est regardé par l’autre » (pronominal réciproque).
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Le système de la langue II
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le verbe latin connaissait trois voix : la voix active,
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la voix passive et la voix déponente. La voix déponente regroupait des verbes
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dont la morphologie était passive mais le sens actif (imitari « imiter »). Cette
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voix, jugée non essentielle, a été éliminée du français, et parfois même en
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latin, au profit de la voix active. Les verbes latins sont également susceptibles
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d’emplois pronominaux.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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VOIX ACTIVE VOIX PASSIVE VOIX PRONOMINALE
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VOIX FACTITIVE VOIX IMPERSONNELLE
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Les modes 3.9.5
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Le verbe comporte des modes personnels et des modes non personnels. Les
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modes personnels sont sensibles à l’expression de la personne et du nombre
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et parfois du genre. Les modes non personnels ignorent la personne et, partiel-
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lement, le genre et le nombre.
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Les modes personnels 3.9.5.1
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Les modes personnels sont : l’indicatif, le subjonctif et l’impératif. L’indicatif est
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un mode personnel et temporel ; le subjonctif et l’impératif sont des modes per-
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sonnels non temporels.
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A. Indicatif
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L’indicatif est le seul mode temporel : il permet de situer l’action désignée par
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le verbe dans le passé (passé simple et imparfait), dans le présent (présent) ou
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dans le futur (futur et conditionnel). Le mode indicatif comporte, parallèlement
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aux temps simples, une série de temps composés, formé au moyen de l’auxiliaire
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être ou avoir et du participe passé.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Les temps de l’indicatif
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Temps simples
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Présent : je parle ; je sors
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Passé simple : je parlai ; je sortis
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Imparfait : je parlais ; je sortais
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Futur : je parlerai ; je sortirai
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Conditionnel présent : je parlerais ; je sortirais
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Temps composés
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Passé composé : j’ai parlé ; je suis sorti(e)
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Passé antérieur : j’eus parlé ; je fus sorti(e)
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Plus-que-parfait : j’avais parlé ; j’étais sorti(e)
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Futur antérieur : j’aurai parlé ; je serai sorti(e)
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Conditionnel passé : j’aurais parlé ; je serais sorti(e)
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Au plan sémantique, les temps de l’indicatif ont diverses valeurs, dérivées de
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leur signification temporelle de base. On parlera donc des « valeurs du présent »,
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des « valeurs de l’imparfait », etc. pour désigner le sens particulier que prennent
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les temps de l’indicatif dans tel ou tel contexte. Par exemple, le présent peut avoir
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diverses valeurs temporelles : une valeur de présent ponctuel (Je vous remer-
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cie), de présent étendu (Il pleut depuis une heure), de présent de vérité générale
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(L’humain est mortel), de futur proche (J’arrive dans un instant) ou de passé
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proche (Elle sort d’ici [= elle vient de sortir]). Il peut également avoir des valeurs
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modales (voir infra).
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Statut du conditionnel : temps ou mode ?
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Le conditionnel a longtemps été considéré comme un mode, ce qui n’est plus
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le cas aujourd’hui. La symétrie qui existe dans la morphologie des verbes du
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premier groupe est un argument majeur en faveur de l’analyse du conditionnel
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comme temps et non pas comme mode : je chanterai/je chanterais//je chan-
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tai/je chantais. Morphologiquement, le conditionnel est, pour les verbes du
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premier groupe (qui sont les plus fréquents), au futur ce que l’imparfait est au
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passé simple. D’un point de vue sémantique, le passage d’un énoncé du type
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Je dis qu’elle viendra à Je disais qu’elle viendrait montre bien que le condi-
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tionnel ne constitue qu’une variante du futur dans un contexte au passé (au
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moins dans cet emploi-ci, que l’on considère comme l’emploi de base du condi-
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tionnel). Dans les systèmes hypothétiques, où le futur et le conditionnel ont des
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emplois modaux, la différence entre les deux temps relève de la façon dont
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l’hypothèse est envisagée : le futur envisage la conséquence certaine d’une
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hypothèse envisageable au moment présent (Si tu viens, je serai heureux),
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alors que le conditionnel s’emploie pour indiquer la conséquence d’une hypo-
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thèse exclue dans le présent (irréel du présent : Si je le pouvais, je viendrais)
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ou exclue dans le passé (irréel du passé : Si j’avais pu, je serais venu). C’est en
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Le système de la langue II
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raison de l’importance accordée aux emplois modaux du conditionnel que l’on
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considérait ce temps de l’indicatif comme un mode. Il est clair aujourd’hui que
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de tels emplois ne sont rien d’autre que des emplois modaux, que le condition-
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nel peut avoir au même titre que tous les autres temps de l’indicatif.
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Toutefois, dans l’usage scolaire, le conditionnel est parfois considéré comme
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un mode et enseigné comme tel.
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Les temps de l’indicatif, outre leur valeur temporelle, peuvent avoir une valeur
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modale. Cette valeur est perceptible dès qu’un temps de l’indicatif n’a pas sa
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valeur temporelle habituelle. Par exemple, l’imparfait a pour rôle de base de
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signifier que l’action se situe dans le passé, mais il est évident qu’il ne joue pas
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ce rôle dans une phrase comme Si tu travaillais, tu réussirais : l’action de tra-
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vailler n’a pas lieu dans le passé puisqu’il s’agit d’une hypothèse émise dans le
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présent. La plupart des temps de l’indicatif peuvent avoir des valeurs modales.
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Exemples de valeurs modales des temps de l’indicatif
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Présent
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Si tu viens, je serai heureux. (valeur d’éventualité)
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Tu sors d’ici ! (valeur impérative)
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Imparfait
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Si tu venais, je serais heureux (valeur d’hypothèse) ;
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Je venais vous demander un conseil. (valeur d’atténuation)
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Alors, on avait un gros chagrin ! (valeur hypocoristique)
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Futur
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Je vous demanderai de bien vouloir faire le silence.
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(valeur d’atténuation)
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Vous fermerez la porte. (valeur impérative)
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Conditionnel
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Si tu venais, je serais heureux. (valeur d’hypothèse)
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Le Président aurait quitté le pays. (valeur d’éventualité)
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Passé composé
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Si tu as fini ce soir, tu me préviendras. (valeur d’éventualité)
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Plus-que-parfait
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Si tu étais venu, j’aurais été heureux. (valeur d’hypothèse)
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Futur antérieur
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Pourquoi n’est-elle pas encore arrivée ? Elle aura raté
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son train, sans doute. (valeur de conjecture)
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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La différence entre les temps simples et les temps composés de l’indicatif est
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en premier lieu une différence d’aspect : les temps composés signifient l’aspect
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accompli des temps simples : Elle dort (aspect non accompli : l’action de dormir
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est en cours de déroulement) ; Elle a dormi (aspect accompli : l’action de dormir
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est achevée).
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Le terme « aspect » regroupe trois types de réalités linguistiques :
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• l’aspect grammatical lié au temps du verbe. Les distinctions en matière
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d’aspect grammatical sont :
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– non accompli/accompli : cette opposition est marquée par l’opposition
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entre les temps simples et les temps composés (Elle termine : aspect
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non accompli ; elle a terminé : aspect accompli) ;
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– borné/non borné : certains temps, comme le passé simple, incluent les
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bornes du procès et en donnent une vue globale (François Ier régna
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trente-deux ans) tandis que d’autres, comme l’imparfait, n’incluent
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pas les bornes du procès et le présentent dans son déroulement (Fran-
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çois Ier invitait à sa cour de grands artistes italiens) ;
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• l’aspect sémantique est lié au sens du verbe : certains verbes sont dits
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imperfectifs (marcher par exemple) parce que l’action qu’ils désignent
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commence dès le début du procès (l’événement « marcher » a lieu dès le
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début de la marche). D’autres verbes (comme sortir ou exploser), dits per-
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fectifs, exigent que le terme du procès soit atteint pour que l’événement
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soit considéré comme ayant lieu. C’est pourquoi ils sont difficilement com-
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patibles avec la périphrase aspectuelle être en train de (La bombe est
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en train d’exploser et Elle est en train de sortir de sa maison sont des
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énoncés très peu probables) à la différence des verbes imperfectifs (Elle
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est en train de marcher) ;
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• l’aspect lexical est signifié notamment par des semi-auxiliaires aspec-
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tuels : aspect inchoatif (Elle commence à comprendre son erreur), aspect
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progressif (Elle est en train de travailler), aspect terminatif (Elle finit
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de travailler), etc.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le système verbal latin était organisé de manière
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temporelle. En latin, cette organisation constitue une innovation car la langue
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avait hérité d’un système où l’aspect de l’action (action unique, action répétée,
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action envisagée en son début, action envisagée en son achèvement, etc.)
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était plus important que le système temporel. Le latin a considérablement
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réduit l’importance dévolue à l’aspect au profit d’un système temporel qu’il a
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transmis au français. L’aspect pouvait en latin se marquer notamment à l’aide
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de suffixes verbaux (-sco dans albesco « je deviens blanc », -ito dans dictito
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« je répète sans cesse ») : ainsi le suffixe -ito a fourni au français les verbes en
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-eter, du type voleter. Un autre suffixe à valeur aspectuelle mérite par ailleurs
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une mention particulière : le latin a hérité du grec le suffixe fréquentatif -izare
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Le système de la langue II
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marquant la répétition de l’action. Le latin a ainsi emprunté au grec le verbe
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baptizare « plonger trois fois dans l’eau ➨ baptiser »). Ce suffixe a évolué en
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bas latin en -idiare d’où sont issus les verbes français en -oyer (tournoyer).
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Au XVIe siècle, apparaît en français le suffixe -iser dont sont issues les forma-
|
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tions savantes du type minimiser, moderniser et où la valeur itérative n’est
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généralement plus perceptible. Enfin, le système temporel latin, d’un point de
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vue fonctionnel, se retrouve quasiment à l’identique en français à trois excep-
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tions près : le français a deux auxiliaires principaux être et avoir, là où le latin
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n’avait que le verbe esse « être » ; le français s’est doté de trois temps du passé
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(passé simple, passé composé, passé antérieur) là où le latin n’en possédait
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qu’un (le parfait) ; le conditionnel, inconnu du latin, voit ses emplois exprimés
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notamment par le subjonctif. D’un point de vue morphologique, les forma-
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tions temporelles latines n’ont pas connu la même postérité en français :
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le futur latin (ero, amabo, monuero) a, par exemple, totalement disparu du
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français au profit de formes refaites : essere habeo « j’ai à être » ➨ esserayo
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➨ je serai). L’imparfait latin en -bam a donné naissance à deux séries de
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formes : les formes du type je chantève, je chanto(u)e, attestées dans l’Est
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et l’Ouest, ont été ensuite supplantées par des formes du type je vendoie,
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présentes dans le Nord et dans le Centre et qui vont pour finir évoluer et
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être notées je vendais. Jusqu’au XVIIe siècle, l’orthographe oi de l’imparfait
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demeure fréquente dans les textes littéraires.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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INDICATIF
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TEMPS DE L’INDICATIF (PRÉSENT, IMPARFAIT, FUTUR, PASSÉ SIMPLE, CONDITIONNEL PRÉSENT,
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PASSÉ COMPOSÉ, PLUS-QUE-PARFAIT, FUTUR ANTÉRIEUR, PASSÉ ANTÉRIEUR, CONDITIONNEL PASSÉ)
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ASPECT VALEUR MODALE DES TEMPS VERBAUX
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B. Subjonctif
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Le subjonctif est un mode personnel mais non temporel. Il n’a donc que des
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valeurs modales, c’est-à-dire exprimant l’attitude du locuteur sur son pro-
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pos, sa subjectivité (souhait, regret, doute, etc.). Ainsi, le subjonctif présent ne
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signifie jamais l’inscription du procès dans l’époque présente mais exprime par
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exemple le souhait (Je désire qu’elle vienne ; Vive la République !) ou le regret
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(Je regrette que tu partes). De même, le subjonctif imparfait n’exprime pas
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l’inscription du procès dans le passé mais notamment le souhait (Je souhaitais
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qu’elle eût l’occasion de se défendre).
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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D’un point de vue morphologique, la forme proprement dite de subjonctif est
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je chante, je finisse, je sois, je vienne, je puisse, etc. Le mot que qui précède
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traditionnellement la forme verbale dans les tableaux de conjugaison (que je
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chante, que je vienne) ne fait pas partie de la conjugaison du subjonctif, mais
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se trouve être la conjonction de subordination que introduisant les complétives
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(Il faut que tu viennes) ou les subordonnées circonstancielles (Bien qu’elle soit
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malade, elle est présente). Le subjonctif étant très présent dans ces struc-
|
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tures, une habitude de présentation veut que cette conjonction figure aussi
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dans les tableaux de conjugaison du verbe. D’ailleurs, cette conjonction que est
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absente dans les propositions subordonnées relatives au subjonctif (Je n’ai rien
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trouvé qui en vaille la peine). La présence de cette conjonction de subordina-
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tion indique seulement que le subjonctif se rencontre le plus fréquemment en
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proposition subordonnée. Cependant, avec ou sans que, le subjonctif s’emploie
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aussi en propositions indépendantes (Vive la République ! Qu’elle s’en aille !).
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La gamme des attitudes que le locuteur peut avoir à l’égard de son propos définit
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l’ensemble des valeurs du subjonctif, qui sont toutes des valeurs modales : souhait
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(Je désire qu’elle vienne), regret (Je regrette qu’elle ait fait cette erreur), ordre
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(Qu’elle entre !), supposition (Moi, que je commette une telle erreur ! ; Soit un
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triangle A, B, C), anticipation (Je dois partir avant qu’il pleuve), etc.
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Les temps du subjonctif
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Temps simples
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Présent : Il faut qu’elle fasse un effort
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Imparfait : Il fallait qu’elle fît un effort
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Temps composés
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Passé : Je regrette qu’elle ait fait cette erreur
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Plus-que-parfait : Je regrettais qu’elle eût fait cette erreur
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Dans certains cas, le subjonctif est le seul mode possible dans la subordon-
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née (Je dois partir avant qu’il pleuve). Dans d’autres cas, seul l’indicatif est
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possible (Je pense qu’elle viendra). Mais il existe des cas où une alternance
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entre l’indicatif et le subjonctif est possible. Ces cas sont intéressants pour les
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nuances qu’ils révèlent. On distinguera par exemple : Je cherche un chat qui
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est roux et qui a les yeux verts (ce chat existe, la phrase a pu être prononcée
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par quelqu’un qui a perdu son chat) et Je cherche un chat qui soit roux et
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qui ait les yeux verts (il s’agit d’un souhait ; on ne sait pas si le chat dont il est
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question existe).
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Le système de la langue II
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin a hérité de son histoire deux modes, le sub-
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jonctif et l’optatif, qui avaient à l’origine des emplois distincts. L’optatif servait
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notamment à exprimer la possibilité et le souhait. Le latin, bien que ne perce-
|
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vant pas de frontière fonctionnelle très grande entre ces deux modes, en a
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cependant conservé les morphèmes : tous les subjonctifs latins en i/e/a du
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type sim, amem, moneam sont étymologiquement d’anciens optatifs ; les
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morphèmes hérités de subjonctif, devenus inutiles en latin, ont servi à former
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l’indicatif futur (le futur de sum, ero, est étymologiquement un ancien sub-
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jonctif). Une fois les suffixes réassignés, le latin a fondu les emplois du sub-
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jonctif et de l’optatif en un seul mode, le subjonctif.
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NOTION GRAMMATICALE
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SUBJONCTIF (PRÉSENT, IMPARFAIT, PASSÉ, PLUS-QUE-PARFAIT)
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C. Impératif
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L’impératif est le mode utilisé pour donner un ordre. Comme le subjonctif, il s’agit
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donc d’un mode personnel mais non temporel. D’un point de vue morphologique,
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l’impératif est un mode défectif qui ne comporte que trois personnes (Chante !
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Chantons ! Chantez ! ). Les deux personnes inusitées sont suppléées par le
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subjonctif (Qu’il sorte ! Qu’elles sortent !). La première personne du singulier
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n’existe pas : quand on souhaite donner un ordre à soi-même, c’est la deuxième
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personne du singulier (Allez, Alice, reprends courage ! [C’est Alice elle-même
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qui parle]) ou la première personne du pluriel qui sont employées. L’impératif
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connaît deux temps, le présent et, plus rarement usité, le passé.
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Formes de l’impératif
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Présent : Chante ! Chantons ! Chantez !
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Passé : Aie fini ! Ayons fini ! Ayez fini !
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Ayez fini votre travail quand nous serons rentrés !
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Remarque : un ordre négatif (Ne dis rien ! Ne reviens pas !) est aussi appelé
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défense.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin possédait un impératif présent et un impé-
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ratif futur. L’impératif présent (Ama ! Amate ! Aime ! Aimez !) était le plus
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usuel. L’impératif futur, plus rare, s’employait notamment pour les verbes
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dépourvus d’impératif présent : le français a conservé memento (Sou-
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viens-toi !) dont il a fait un nom commun. L’impératif présent latin ne compor-
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tait, contrairement au français, que deux personnes (deuxièmes personnes
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du singulier et du pluriel). Comme en français, les personnes inusitées étaient
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suppléées par le subjonctif. Pour la défense, cf. II.1.7.3.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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IMPÉRATIF TEMPS DE L’IMPÉRATIF (PRÉSENT, PASSÉ)
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ORDRE NÉGATIF/DÉFENSE
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3.9.5.2 Les modes non personnels
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Les modes non personnels sont l’infinitif et le participe. Le mode participe com-
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porte lui-même deux formes (ou « temps »), le participe présent et le participe
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passé.
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Les modes non personnels sont insensibles à la catégorie de la personne, mais
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porteurs, pour certains d’entre eux, de l’indication du nombre et du genre.
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Ils ont des emplois variés, qui ne sont pas seulement de type verbal, mais égale-
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ment de type nominal, adjectival ou adverbial.
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Au plan sémantique, les modes non personnels se distinguent par leur aspect :
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l’infinitif indique que l’action désignée par le verbe est à accomplir, le participe
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présent indique qu’elle est en cours d’accomplissement et le participe passé
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qu’elle est accomplie.
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Lire Lisant Lu
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Par ailleurs, les modes non personnels n’ont pas de valeur temporelle : ils ne
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permettent pas, par eux-mêmes, de situer l’action dans le passé, dans le pré-
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sent ni dans le futur. Ils peuvent cependant exprimer une relation temporelle
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(simultanéité par exemple) par rapport à une autre action située dans le temps
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(Elle arriva à l’école en criant).
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Le système de la langue II
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Remarques
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• Les modes non personnels font partie intégrante de la conjugaison du verbe.
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On évitera donc de les présenter, en particulier l’infinitif, comme des « formes
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non conjuguées ».
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• Cette présentation des modes non personnels est une commodité péda-
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gogique. Au plan linguistique, comme l’indique bien le schéma qui précède,
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il n’existe qu’un seul mode non personnel, qui se divise en trois formes :
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le participe présent, le participe passé et l’infinitif. Ces formes peuvent être
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nommées « temps », mais elles n’ont rien de temporel puisqu’elles se dis-
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tinguent uniquement par leur aspect.
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A. L’infinitif
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L’infinitif partage, avec le participe, la particularité d’être insensible à la caté-
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gorie de la personne.
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D’un point de vue morphologique, l’infinitif connaît le présent (manger) et le
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passé (avoir mangé), ces deux formes étant par ailleurs susceptibles d’être
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transformées à la forme passive (être mangé, avoir été mangé). Les formes
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passives sont sensibles à la catégorie du genre et du nombre (être mangé(e)(s),
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avoir été mangé(e)(s)).
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Du point de vue de ses emplois, l’infinitif peut être le noyau du groupe verbal (GV)
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d’une proposition infinitive (J’entends les enfants jouer dans la cour), d’une
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propo sition subordonnée relative (Je cherche un endroit où passer mes
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vacances) ou d’une proposition subordonnée interrogative (Je ne sais pas quoi
|
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décider). Dans ses autres emplois, l’infinitif peut occuper toutes les fonctions
|
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du nom (sujet, attribut du sujet, COD, COI, complément du nom, complément de
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l’adjectif, etc.). On parle de « groupe infinitif » lorsque l’infinitif, dans une fonction
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nominale, possède des compléments (Elle souhaite boire un verre d’eau ; Elle
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veut partir à la campagne). L’infinitif peut également acquérir le plein statut
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de nom lorsqu’il est substantivé (pouvoir ➨ le pouvoir, savoir ➨ le savoir).
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Morphologie de l’infinitif
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Infinitif présent
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aimer (= forme simple de l’infinitif)
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Infinitif passé
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avoir aimé (= forme composée de l’infinitif)
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Emplois de l’infinitif
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Dans des fonctions nominales (emploi nominal)
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Infinitif sujet :
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Mentir est honteux.
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Infinitif attribut du sujet :
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Tricher n’est pas jouer.
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Infinitif COD :
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Je veux partir.
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Infinitif COI :
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Elle s’applique à travailler.
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Complément du nom :
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L’envie d’apprendre est chez lui très grande.
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Complément de l’adjectif :
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Il est prêt à partir.
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Complément circonstanciel :
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Elle est félicitée pour avoir travaillé avec application.
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Apposition à un groupe nominal :
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Elle n’a que deux préoccupations,
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comprendre et progresser.
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Comme noyau du GV d’une proposition subordonnée
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(emploi verbal)
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En proposition infinitive :
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J’entends les enfants jouer dans la cour.
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En proposition relative :
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Je cherche un endroit où passer mes vacances.
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En proposition subordonnée interrogative :
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Je ne sais pas quoi décider.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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D’autres emplois verbaux de l’infinitif se rencontrent en proposition indépen-
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dante (et souvent dans des phrases atypiques) :
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• infinitif à valeur délibérative : Où aller ? À qui se fier ? ;
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• infinitif à valeur impérative : Lire attentivement les consignes de sécu-
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rité. Ne pas se pencher par la fenêtre ;
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• infinitif à valeur exclamative : Moi le trahir ! Quelle calomnie ! ;
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• infinitif à valeur narrative (ou infinitif de narration) : Ainsi dit le renard ;
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et flatteurs d’applaudir (La Fontaine).
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Le système de la langue II
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HISTOIRE DE LA LANGUE L’infinitif latin comportait deux voix (active, passive)
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et trois temps (présent, parfait, futur). Le français a conservé les deux pre-
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miers temps, devenus en français l’infinitif présent et passé. En revanche,
|
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l’infinitif futur latin n’a pas été conservé en français. D’un point de vue fonc-
|
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tionnel, l’infinitif latin remplissait sensiblement les mêmes fonctions que son
|
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équivalent français, aussi bien comme forme verbale, centre de la proposition
|
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infinitive (Volo te exire. Je veux que tu sortes), qu’en qualité de forme nomi-
|
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nale (Volo exire [COD de uolo]. Je veux sortir. Errare [sujet] humanum est.
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Se tromper est humain). Les valeurs exclamative (Piratam agere trium-
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phum ! Un pirate remporter un triomphe !) et narrative (Cottidie Caesar
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frumentum flagitare. Chaque jour César réclamait du blé/Et chaque jour
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||
César de réclamer du blé) sont également attestées en latin.
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NOTION GRAMMATICALE INFINITIF
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B. Le participe présent
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Le participe présent est une forme verbale qui s’emploie ou bien avec une valeur
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verbale (Les invités arrivant, je m’empresse de dresser la table), ou bien avec
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une valeur d’adjectif (une élève aimant la lecture [= amatrice de lecture] ; une
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idée intéressante) ou bien avec une valeur d’adverbe (Elle est entrée en faisant
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du bruit [= bruyamment]).
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Lorsqu’il est en emploi verbal, le participe présent est le noyau du GV de la pro-
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position participiale : Les invités arrivant, je m’empresse de dresser la table.
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||
Dans le cas du participe présent à valeur d’adjectif, deux cas doivent être distin-
|
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gués selon le degré d’intégration du participe présent à la catégorie de l’adjectif :
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||
• le cas de l’adjectif verbal correspond au degré d’intégration maximal du parti-
|
||
cipe présent à la catégorie de l’adjectif. L’adjectif verbal adopte dans ce cas
|
||
l’ensemble des caractéristiques morphologiques et syntaxiques de l’adjectif :
|
||
accord en genre et en nombre avec le nom (des personnes charmantes),
|
||
possibilité d’avoir des degrés (des opinions très changeantes), d’être de
|
||
fonction épithète (une idée intéressante) ou attribut (Cette personne est
|
||
très accueillante). Parallèlement, en raison de son intégration à la catégorie
|
||
de l’adjectif, l’adjectif verbal perd une propriété caractéristique du verbe : la
|
||
possibilité d’avoir des compléments. Ainsi, il n’est pas possible de construire
|
||
intéressant avec un COD si ce participe présent est employé comme adjectif
|
||
verbal (*une idée intéressante le public). En revanche, la construction une
|
||
idée intéressant le public est possible : intéressant n’étant pas un adjectif
|
||
verbal, il peut avoir un COD, le public.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Dans certains cas, une forme issue d’un participe présent bascule entière-
|
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ment dans la catégorie de l’adjectif, ce changement de classe grammaticale
|
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étant marqué par un changement orthographique. Par exemple, le participe
|
||
présent précédant (Les joueurs victorieux, précédant la foule, ont reçu un
|
||
accueil triomphal), devient un adjectif lorsqu’il s’écrit avec un e (le chapitre
|
||
précédent, la leçon précédente). De même pour fatigant (< fatiguant), pro-
|
||
vocant (< provoquant), convergent (convergeant). Des mots comme précé-
|
||
dent, fatigant, provocant, convergent, etc., sont purement et simplement
|
||
des adjectifs : compte tenu de leur orthographe, ils ne peuvent plus être consi-
|
||
dérés comme des participes présents intégrés dans la catégorie des adjectifs
|
||
(donc comme des adjectifs verbaux) ;
|
||
• le cas du participe présent employé comme adjectif correspond à un rap-
|
||
prochement à l’égard de la catégorie de l’adjectif limité aux fonctions que
|
||
le participe (ou le groupe participial) peut occuper. Le participe présent
|
||
employé comme adjectif est le plus souvent de fonction épithète (Cette bio-
|
||
logiste observe des animaux vivant dans la nature : le groupe participial
|
||
est épithète du nom animaux) ou apposé (Alice se promenait, pensant
|
||
à tout ce qu’elle devait faire : le groupe participial est apposé au nom Alice).
|
||
Du point de vue de sa construction, le participe présent employé comme
|
||
adjectif conserve, à la différence de l’adjectif verbal, la possibilité d’avoir des
|
||
compléments (COD : Les champs environnant le village sont très fertiles
|
||
[le village est COD de environnant] ; COI : Les personnes parlant à l’inconnu
|
||
s’exprimaient dans sa langue [à l’inconnu est COI de parlant]).
|
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|
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||
L’emploi adverbial du participe présent est celui que l’on le nomme le « gérondif ».
|
||
Le gérondif est, d’un point de vue synchronique (cf. ci-dessous « Histoire de la
|
||
langue »), formé de la préposition en suivie du participe présent (en chantant).
|
||
Il s’agit d’une forme invariable du participe présent.
|
||
|
||
Le gérondif est considéré comme un emploi adverbial du participe présent parce
|
||
qu’il a toujours une fonction de complément circonstanciel. Ainsi, dans la phrase
|
||
Elle se promène en chantant, le gérondif en chantant exprime que l’action de
|
||
se promener et celle de chanter se déroulent en même temps. Dans la phrase
|
||
C’est en écoutant que tu comprendras, le gérondif en écoutant exprime que
|
||
l’action de comprendre se fait au moyen de l’action d’écouter. Mais, en fonction
|
||
du contexte, d’autres valeurs circonstancielles peuvent également être attes-
|
||
tées (cause, manière, opposition, condition, etc.). En raison de son statut de
|
||
forme verbale, le gérondif est susceptible d’avoir des compléments : ainsi, dans
|
||
la phrase Elle a progressé en respectant scrupuleusement les consignes,
|
||
le GN les consignes est COD du gérondif en respectant.
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Le système de la langue II
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin possédait des participes présents qui
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étaient susceptibles d’un emploi adjectival ou nominal. Ainsi, le participe
|
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présent parens (du verbe pario, is, ere « enfanter, produire ») a donné le nom
|
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parens (masc. ou fém.) « père, mère » et, au pluriel, parentes « les parents »,
|
||
littéralement « ceux qui engendrent un enfant ». De même, le participe présent
|
||
adulescens (du verbe adolesco, is, ere « grandir, croître ») a donné le nom
|
||
adulescens (masc. ou fém.), « jeune homme, jeune femme ».
|
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||
Lorsque le latin souhaitait faire du verbe une forme nominale exprimant le
|
||
complément circonstanciel de moyen, il avait recours à une forme, appe-
|
||
lée gérondif, déclinée à l’ablatif singulier. Ainsi, dans la phrase Fabricando
|
||
fit faber. C’est en forgeant que l’on devient forgeron, fabricando est l’abla-
|
||
tif du gérondif tiré du verbe fabricare « forger ». C’est cette forme en -a/
|
||
endo qui, en français, a évolué en -ant ou -ent, devenant ainsi homonyme du
|
||
participe présent issu, lui, de -a/entem ➨ -a/ent (cantantem ➨ chantant).
|
||
L’évolution phonétique a confondu les deux formes en français, mais l’italien a
|
||
conservé des gérondifs très fréquents par exemple dans le langage musical
|
||
(crescendo, decrescendo, accelerando, etc.).
|
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Le gérondif peut parfois, dans des usages anciens, présenter l’omission de
|
||
la préposition en, ce qui est susceptible d’entraîner des risques de confu-
|
||
sion avec le participe présent employé comme adjectif. La langue a conservé
|
||
encore aujourd’hui quelques expressions présentant cette omission où l’on
|
||
notera la position postposée du gérondif : chemin faisant (= en faisant
|
||
chemin), tambour battant (= en battant le tambour), argent comptant
|
||
(= en comptant l’argent), ce faisant (= en faisant cela), aller croissant, etc.
|
||
|
||
La forme composée (passée) du gérondif est d’un emploi relativement rare :
|
||
La pianiste n’a pas été applaudie avec chaleur, tout en ayant interprété
|
||
son morceau à la perfection.
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Morphologie du participe présent
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Participe présent de forme simple
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aimant
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Participe présent de forme composée
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ayant aimé
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Emplois principaux du participe présent
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Emploi verbal
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En proposition participiale : Les invités arrivant,
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je m’empresse de dresser la table.
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Emploi adjectival
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Adjectif verbal : une idée intéressante.
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Participe présent employé comme adjectif :
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||
• de fonction épithète : Cette biologiste observe
|
||
des animaux vivant dans la nature ; Les champs
|
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environnant le village sont très fertiles.
|
||
• de fonction apposé : Alice se promenait,
|
||
pensant à tout ce qu’elle devait faire.
|
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||
Emploi adverbial
|
||
Gérondif :
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||
• complément circonstanciel de temps (simultanéité) :
|
||
Elle arriva à l’école en criant ;
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• complément circonstanciel de cause :
|
||
Elle a provoqué un accident en roulant trop vite ;
|
||
• complément circonstanciel de moyen :
|
||
Elle a progressé en étudiant avec assiduité ;
|
||
• complément circonstanciel de manière :
|
||
Elle m’écoute en affichant une grande bienveillance ;
|
||
• complément circonstanciel de condition :
|
||
Tu réussirais mieux en t’appliquant davantage ;
|
||
• complément circonstanciel d’opposition :
|
||
Elle a échoué à son examen du permis de conduire,
|
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tout en n’ayant commis aucune infraction grave.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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EMPLOI VERBAL DU PARTICIPE PRÉSENT ADJECTIF VERBAL
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PARTICIPE PRÉSENT EMPLOYÉ COMME ADJECTIF GÉRONDIF
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Le système de la langue II
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C. Le participe passé
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Le participe passé est une forme verbale qui s’emploie soit avec une valeur
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de verbe (Elle a chanté ; elle est partie ; le problème résolu, Alice partit), soit
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avec une valeur d’adjectif (Les airs chantés aujourd’hui).
|
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|
||
Dans ses emplois verbaux, le participe est utilisé pour former les formes compo-
|
||
sées des temps du verbe (Elle a chanté ; Elle est partie) ainsi que le passif (Elle
|
||
est étonnée par cette réaction). Il peut également, comme le participe présent,
|
||
être le noyau du GV d’une proposition participiale : Le chat parti, les souris
|
||
dansent.
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||
|
||
Le participe passé employé comme adjectif est le plus souvent de fonction
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épithète (Une lettre rédigée rapidement), attribut (Elle semble fatiguée) ou
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de fonction apposé (Les enfants, épuisés, s’endormirent aussitôt).
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||
Comme dans le cas du participe présent, le participe passé connaît deux degrés
|
||
d’intégration à la catégorie de l’adjectif : un degré maximal, qui admet une varia-
|
||
tion en degrés au moyen d’un adverbe mais n’autorise pas les compléments
|
||
(des cheveux frisés ➨ des cheveux très frisés ➨ *des cheveux très frisés par
|
||
la sueur) ; un degré plus faible, qui autorise les compléments mais n’admet pas
|
||
la variation en degré (des cheveux frisés par la sueur). Comme cette différence
|
||
d’emploi, contrairement au participe présent, n’entraîne pas de changement en
|
||
matière d’accord (le participe passé s’accorde dans les deux cas), la tradition
|
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grammaticale n’a pas retenu deux dénominations distinctes pour ces deux types
|
||
d’emplois adjectivaux du participe passé.
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Morphologie du participe passé
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Participe passé de forme simple
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aimé
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Participe passé de forme composée
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eu aimé
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Emplois principaux du participe passé
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Comme forme verbale
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Dans les formes composées de la conjugaison du verbe :
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Elle a chanté ; Elle est partie.
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||
Dans la voix passive :
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La souris est mangée par le chat.
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En proposition participiale :
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||
Le chat parti, les souris dansent.
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p. 157
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Comme forme adjectivale
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En fonction épithète :
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||
Une lettre rédigée rapidement.
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En fonction attribut :
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Elle semble fatiguée.
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En fonction apposition :
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||
Les enfants, épuisés, s’endormirent aussitôt.
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||
HISTOIRE DE LA LANGUE Le participe latin comportait deux voix (active,
|
||
passive) et trois temps (présent, parfait, futur). Le participe présent (amans
|
||
« aimant ») et le participe futur (amaturus, a, um « étant sur le point d’aimer »)
|
||
n’existaient qu’à la voix active, tandis que le participe parfait n’existait, sauf
|
||
exception des verbes déponents (imitatus « ayant imité »), qu’à la voix pas-
|
||
sive (amatus « ayant été aimé »). En français, comme pour l’infinitif, la forme
|
||
du futur a été éliminée. Le participe présent latin était variable en genre et
|
||
en nombre. Son équivalent français (aimant) était, en vertu de l’héritage
|
||
latin, encore variable au XVIIe siècle (Racine, Andromaque, vers 859-860 :
|
||
« N’est-ce point à vos yeux un spectacle assez doux/Que la veuve d’Hector
|
||
pleurante à vos genoux ? »). Un certain nombre d’expressions françaises
|
||
encore utilisées en français moderne témoignent de cet ancien usage de
|
||
l’accord du participe présent : les ayants droit, à la nuit tombante, toutes
|
||
affaires cessantes, séance tenante, etc.
|
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NOTION GRAMMATICALE PARTICIPE PASSÉ
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p. 158
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Le système de la langue II
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Le lexique 4
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||
Dans sa définition la plus large, le lexique du français est l’ensemble
|
||
des mots de la langue française. Cet ensemble reste une fiction théo-
|
||
rique car aucun dictionnaire ne peut répertorier l’intégralité des mots
|
||
du français. Le terme « lexique » peut également être employé pour
|
||
désigner un sous-ensemble du lexique général limité à une classe
|
||
grammaticale (le lexique des verbes) ou à un domaine particulier
|
||
(le lexique des émotions, le lexique des saveurs, le lexique de l’informa-
|
||
tique, etc.). Le vocabulaire est un sous-ensemble du lexique, constitué
|
||
des mots employés ou connus par une personne particulière ou par
|
||
un groupe particulier. S’il est difficile à identifier exhaustivement, un
|
||
vocabulaire, à la différence du lexique ou d’un lexique particulier, est
|
||
nécessairement fini. Il s’enrichit par l’apprentissage et les pratiques
|
||
discursives spontanées (le vocabulaire du sport, le vocabulaire d’un
|
||
enfant de quatre ans, le vocabulaire de la haute bourgeoisie, etc.)
|
||
|
||
|
||
On distingue, dans le lexique, les mots lexicaux des mots grammaticaux. Les mots
|
||
lexicaux sont les noms, les verbes, les adjectifs et les adverbes. Les mots gram-
|
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maticaux sont les déterminants, les pronoms, les conjonctions, les prépositions
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et les interjections. Cependant, la frontière entre ces deux types de mots n’est
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pas aussi évidente qu’il paraît : un adverbe comme si dans Elle est si grande !
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fonctionne comme un mot grammatical (à valeur d’intensité) plutôt que comme
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un mot lexical ; le mot bien fonctionne comme un mot lexical dans un bien, faire
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le bien, mais plutôt comme un mot grammatical dans Je viendrais bien mais
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je suis occupé. Si le caractère lexical ou grammatical d’un mot est souvent une
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propriété stable du mot lui-même, c’est-à-dire qui demeure quels que soient les
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emplois du mot (un article sera toujours un mot grammatical, un nom comme
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liberté sera toujours un mot lexical), dans certains cas, c’est l’emploi du mot qui
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lui donne son caractère lexical ou grammatical (comme dans le cas de bien).
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Les mots se distinguent des concepts en ce qu’ils appartiennent à une classe
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grammaticale. Le concept résulte d’un processus de catégorisation mentale
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et n’est par principe attaché à aucune classe grammaticale. Par exemple,
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le concept « liberté » peut se manifester aussi bien sous la forme d’un nom
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(la liberté, la libération, etc.), d’un verbe (libérer), d’un adjectif (libre) ou d’un
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adverbe (librement). Le vocabulaire d’un individu dans une langue donnée
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(y compris la langue des signes) configure son esprit en ce qu’il contribue
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à la formation de ses représentations conceptuelles (ou plus simplement de
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sa pensée) – sans toutefois, bien sûr, les déterminer complètement. Le déve-
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loppement du vocabulaire (dont le métalangage grammatical fait partie) est
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donc utile non seulement à la communication (compréhension et expression)
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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mais aussi à la formation de la pensée. Cependant il existe des concepts qui,
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dans une langue ou chez un individu, n’ont pas de matérialisation linguistique
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sous forme de mots. Par exemple, il n’existe pas en français d’équivalent du
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mot cafetero qui, en espagnol du Mexique, désigne quelqu’un qui boit beau-
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coup de café ; il n’existe pas non plus d’équivalent du mot berlenggang qui,
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en indonésien, désigne l’action de marcher avec grâce en tenant sa main
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sur sa hanche. Pourtant un locuteur du français peut accéder facilement
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aux concepts correspondant à ces mots.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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LEXIQUE VOCABULAIRE MOT LEXICAL MOT GRAMMATICAL
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4.1 Le morphème
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Les mots se décomposent en morphèmes, qui sont les plus petites unités de
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signification isolables par permutation (dé- est un morphème dans défaire car
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il permute par exemple avec re- (refaire), mais il n’est pas un morphème dans
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désert car dé- ne peut dans ce mot permuter avec aucun autre morphème).
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On distingue les morphèmes lexicaux, qui sont des morphèmes libres (au sens où
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ils sont autonomes, c’est-à-dire peuvent être employés seuls, par exemple faire
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dans défaire) ou liés (au sens où ils n’apparaissent que soudés à un autre mor-
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phème, par exemple -spir- dans respirer) des morphèmes grammaticaux qui
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sont toujours des morphèmes liés (par exemple dé- dans défaire, -s dans filles).
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Les morphèmes
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Morphèmes lexicaux
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table (mot composé d’un seul morphème lexical),
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rouge-gorge (mot composé de deux morphèmes lexicaux),
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défaire (mot composé de deux morphèmes, l’un lexical,
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faire, l’autre grammatical, dé-).
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Morphèmes grammaticaux
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•Morphèmes flexionnels :
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marques de genre (-e dans amie), de nombre (-s dans jours),
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de temps, de mode et de personne dans le cas des verbes
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(-aient dans ils marchaient). Les marques verbales de temps,
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de mode et de personne sont nommées « désinences ».
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•Morphèmes dérivationnels :
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préfixes (dé- dans défaire) et suffixes (-iel dans présidentiel).
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Le système de la langue II
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NOTIONS GRAMMATICALES
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MORPHÈME MORPHÈME LEXICAL MORPHÈME GRAMMATICAL
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MORPHÈME FLEXIONNEL MORPHÈME DÉRIVATIONNEL
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Point de vue diachronique : 4.2
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l’histoire des mots
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Toute langue peut être envisagée selon deux points de vue : le point de vue syn-
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chronique et le point de vue diachronique. Le point de vue synchronique consiste
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à s’intéresser à un état de langue dans une période historique restreinte (on
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dira dans ce cas qu’on étudie tel ou tel aspect de la langue « en synchronie ») :
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période historique contemporaine des locuteurs (le français d’aujourd’hui) ou
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ancienne (le français du Moyen Âge, le français du XVIIe siècle, etc.). Le point de
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vue diachronique s’intéresse à l’évolution des langues dans leur histoire et aux
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changements qu’elles ont connus (on dira alors qu’on étudie tel ou tel aspect de
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la langue « en diachronie »). Dans le cas du lexique, le point de vue diachronique
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consiste notamment à s’intéresser à l’étymologie des mots.
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En identifiant l’étymologie d’un mot, on détermine son origine la plus ancienne
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possible et sa constitution.
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On distingue dans la langue les mots de formation populaire (par exemple chien)
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et les mots de formation savante (par exemple géographie).
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La formation populaire résulte de l’usage d’un mot à travers les siècles : elle tend
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donc à éloigner le mot de son étymologie, sur le plan sémantique comme sur le
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plan morphologique. La formation savante est due à un emprunt visant à enri-
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chir la langue de mots considérés comme manquants. Ces emprunts sont issus
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du grec et du latin.
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Un même mot latin peut ainsi constituer l’étymologie de deux mots distincts, l’un
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résultant de la formation populaire, l’autre d’une formation savante (potionem
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qui donne poison et potion). Ces couples se nomment des doublets.
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Il arrive aussi très fréquemment qu’une même notion soit représentée à la fois
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par un nom d’origine populaire (lat. testa « cruche » ➨ tête) et un autre mot d’ori-
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gine savante (lat. caput « tête » ➨ décapiter).
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Dans l’histoire d’une langue, certains mots cessent peu à peu d’être utilisés,
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soit parce que les réalités qu’ils désignaient ont disparu, soit parce qu’ils ont
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été remplacés par d’autres mots. Ces mots sortis de l’usage courant sont des
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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archaïsmes (par exemple, bailler au sens de « donner », Je te baillerai les pre-
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miers fonds, ou encore poitrinaire au sens « personne atteinte de tuberculose
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pulmonaire »). Inversement, des mots nouveaux apparaissent régulièrement
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dans les langues : tant qu’ils sont perçus comme nouveaux, on les nomme « néo-
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logismes ». En 2018, un hashtag, la cheffe, bisounours, spoiler, l’ubérisation
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sont perçus comme des néologismes. De nos jours, avion (mot créé à la fin
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du XIXe siècle) n’est plus du tout perçu comme un néologisme.
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Enfin, une langue incorpore à son stock lexical des mots issus d’autres langues :
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on parle dans ce cas d’emprunts. Par exemple : week-end (emprunté à l’anglais) ;
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algèbre (emprunté à l’arabe) ; leitmotiv (emprunté à l’allemand).
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L’emprunt consiste à introduire dans la langue un mot issu d’une langue étran-
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gère. En fonction de leur degré d’intégration au français, certains mots sont
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encore perçus comme des mots issus d’autres langues (kimono, shopping,
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tsar), tandis que d’autres ne sont plus perçus comme des mots d’origine étran-
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gère (orange, tomate). L’arrivée d’un mot étranger en français ne se fait pas
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toujours de manière directe, de langue à langue. Il arrive en effet très souvent
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qu’une langue serve d’intermédiaire : le nom rotin est, par exemple, un mot
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malais (rōtan) arrivé en français par l’intermédiaire du néerlandais (rottin).
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Emprunts de mots à des langues étrangères
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leitmotiv (allemand), shopping (anglais),
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chiffre (arabe), pastille (espagnol), sabre (hongrois),
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ombrelle (italien), judo (japonais), thé (malais),
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ananas (portugais), tsar (russe), pistolet (tchèque), etc.
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Les emprunts ne sont pas intégrés à une langue au même degré : le mot week-
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end est très bien intégré à la langue française et l’on peut presque oublier
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qu’il s’agit d’un emprunt ; algèbre est si bien intégré à la langue française que
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son statut d’emprunt est imperceptible, sauf pour des locuteurs disposant
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de connaissances historiques au sujet de la langue ; en revanche, spoiler (au
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sens de « divulguer prématurément un élément clé d’un scénario et gâcher
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ainsi le plaisir du lecteur ou du spectateur », to spoil signifie « gâcher » 43)
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est un emprunt vraiment perçu comme tel (en 2018) en raison du caractère
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récent de son intégration au français. Il convient donc de distinguer l’emprunt
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au sens synchronique, qui est un emprunt perçu comme tel, de l’emprunt au
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sens général (ou, ce qui revient au même, au sens diachronique) qui inclut tous
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les types d’emprunts, qu’ils soient ou non perçus comme tels. L’emprunt au
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sens synchronique est un cas particulier d’emprunt.
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43 Le verbe anglais to spoil est lui-même un emprunt : il provient de l’ancien français espoillier
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(« dépouiller, déshabiller »), issu du latin spoliare que l’on retrouve en français dans spolier.
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Le système de la langue II
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Étymologie, formation populaire/savante,
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doublet, archaïsme, néologisme, emprunt
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Étymologie : le mot théâtre a une étymologie grecque :
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à son origine on trouve le verbe θεάομαι, qui signifie
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« regarder », « contempler ».
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Mots de formation populaire : chien vient du latin canis (même sens) ;
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rien vient du latin rem (la chose).
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Mots de formation savante : géographie vient du grec γῆ (la Terre)
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et γράφειν (décrire) ; mobile vient de mobilem (mobile).
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Doublets : potionem a donné poison (formation populaire)
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et potion (formation savante) ; pensare a donné peser (formation
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populaire) et penser (formation savante).
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Archaïsme : bailler (donner),
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poitrinaire (personne atteinte de tuberculose).
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Néologisme : un hashtag, spoiler (les mots hashtag
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et spoiler sont aussi des emprunts), l’ubérisation.
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Emprunt : week-end ; algèbre ; leitmotiv.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin a, tout au long de son histoire, emprunté des
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mots à des langues étrangères : le grec figure en première place des langues où le
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latin a puisé une partie de son lexique (pirata, poeta, bibliotheca, athleta, thea-
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trum, amphora, philosophia, etc.), mais d’autres idiomes expliquent une partie
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du lexique latin : le nom latin asinus « âne » est, par exemple, un emprunt à une langue
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de Mésopotamie, région d’où est originaire cet animal ; le nom latin rosa « rose », qui
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est le modèle intemporel de la première déclinaison latine, n’est pourtant pas un
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mot latin mais un mot emprunté au vieux perse, région d’où provient cette fleur.
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Si on observe d’ailleurs de près philosophia, asinus et rosa, on constate que
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ces trois noms ont en commun de présenter un s intervocalique qui dénonce leur
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origine étrangère, car, en latin, un s intervocalique se change presque toujours
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en r (phénomène appelé rhotacisme, du nom de la lettre grecque rhô (r) : cf. est
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« il est » et erit « il sera »). De nos jours, le marketing emprunte aussi aux langues
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anciennes d’innombrables mots pour désigner des produits : ainsi la crème
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Nivea© doit son nom à l’adjectif latin niueus, a, um « blanc comme la neige », les
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piles Mazda© sont ainsi nommées en référence au dieu zoroastrien de la lumière
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Ahura Mazda, l’opérateur de téléphonie mobile Itinéris© emprunte son appellation
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au nom latin iter, itineris « chemin », le chocolat blanc Galak© rappelle le grec gala,
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galaktos « lait » et le médicament Viagra© est une réminiscence du nom sanskrit
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viāghra- « tigre ». Parfois c’est une expression complète qui donne son nom à un
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produit : ainsi l’adage latin dura lex sed lex a fourni le nom des verres Duralex© (en
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référence à leur robustesse) et les chaussures Asics© tirent leur nom des initiales
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de l’expression latine Anima sana in corpore sano.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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NOTIONS GRAMMATICALES
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SYNCHRONIE DIACHRONIE ÉTYMOLOGIE
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FORMATION POPULAIRE FORMATION SAVANTE DOUBLET
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ARCHAÏSME NÉOLOGISME EMPRUNT
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4.3 La formation des mots
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(morphologie lexicale)
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La morphologie lexicale est l’étude de la forme ou de la formation des mots lexicaux.
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Elle peut être envisagée sous un angle diachronique, si l’on s’intéresse à l’enrichis-
|
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sement du lexique au cours de l’histoire, mais aussi sous un angle synchronique,
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si l’on s’intéresse aux types de formations de mots disponibles à un moment donné
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de l’histoire d’une langue, et en particulier dans la période contemporaine.
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On distingue les mots simples et les mots complexes. Les mots simples com-
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prennent un seul morphème lexical et ne comportent ni préfixe, ni suffixe
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(ex. souris, table, maison), tandis que les mots complexes contiennent plusieurs
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morphèmes (soit deux morphèmes lexicaux soit un morphème lexical et un ou
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plusieurs préfixes ou suffixes). Les mots complexes peuvent eux-mêmes être
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divisés en trois grandes catégories :
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• les mots dérivés (un morphème lexical et au moins un préfixe ou un suffixe) :
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– dérivés par préfixation (refaire, impossible) ;
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– dérivés par suffixation (embarquement, national) ;
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• les mots composés (deux morphèmes lexicaux : portefeuille, chou-fleur,
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pomme de terre) ;
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• les locutions (deux morphèmes lexicaux : demander la main de quelqu’un
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au sens de « demander en mariage »).
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Mots simples et mots complexes
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Mots simples
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faire, nation, château, fort,
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demander, main
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Mots complexes
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Mots dérivés par préfixation : refaire
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Mots dérivés par suffixation : national
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Mots composés : château-fort
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Locutions : demander la main de
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(au sens de « demander en mariage »)
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Le système de la langue II
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Remarque : il convient donc de distinguer deux sens du terme mot : dans son
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acception usuelle, mot est compris au sens d’unité graphique (définition qui
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s’applique en premier lieu aux mots simples et aux mots dérivés : table et refaire
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sont des mots au sens graphique). Dans l’expression mot complexe, le terme
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mot est entendu au sens d’une unité sémantique, et plus précisément au
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sens « unité lexicale composée de plusieurs morphèmes lexicaux autonomes »
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(pomme de terre, rouge-gorge). Il importe d’avoir cette distinction à l’esprit
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pour comprendre qu’il n’y a rien de paradoxal à définir un mot complexe comme
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un mot (au sens sémantique : par exemple, pomme de terre est perçu comme
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un seul mot, au même titre que tomate ou poireau) contenant plusieurs mots
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(au sens graphique : les trois mots pomme, de et terre pour pomme de terre).
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POUR ALLER PLUS LOIN
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Les mots complexes peuvent être divisés en deux catégories :
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• les mots complexes construits sont des mots complexes comprenant plu-
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sieurs morphèmes en synchronie et dont le sens se déduit du sens des
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unités qui les composent (refaire, national, etc.) ;
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• les mots complexes non construits semblent formés de plusieurs éléments
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mais ne sont pas analysables en morphèmes. Par exemple, carpette
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semble comporter un suffixe -ette mais ne peut pas être considéré comme
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un mot construit en raison du fait que carp- n’est pas un morphème dispo-
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nible en synchronie dont le sens contribuerait au sens de carpette.
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NOTIONS GRAMMATICALES MOT SIMPLE MOT COMPLEXE
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Les mots dérivés : préfixes et suffixes 4.3.1
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Les mots dérivés sont formés de deux types d’éléments : à un radical porteur du
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sens principal (et issu d’une base autonome), s’ajoutent un ou plusieurs éléments
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non autonomes qui viennent modifier le sens du dérivé ainsi formé. Les éléments
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ajoutés sont les préfixes et les suffixes.
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Les éléments placés avant le radical sont les préfixes, ceux placés après le radi-
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cal sont les suffixes. Les préfixes ne modifient pas la classe grammaticale de la
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base (faire [V] ➨ défaire [V]). Les suffixes peuvent en revanche changer la classe
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grammaticale de la base (président [N] ➨ présidentiel [Adj.]). Ainsi, l’adjectif
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utile précédé du préfixe in-, non autonome, devient l’adjectif inutile. Le nom
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président, quand il est augmenté du suffixe -iel non autonome, change de classe
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grammaticale pour devenir l’adjectif présidentiel.
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Un mot peut connaître plusieurs dérivations : intolérable est un dérivé à partir
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du radical tolérer par suffixation (tolérable) puis par préfixation (intolérable).
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Certains mots enfin sont formés simultanément d’un préfixe et d’un suffixe
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(en-col-ure) : dans ce cas de figure, la forme préfixée seule (*encol) ou la forme
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suffixée seule (*colure) n’existe pas dans le lexique. On appelle ces mots dérivés
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des parasynthétiques.
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Mots dérivés : les préfixes et les suffixes
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Mots formés à l’aide d’un préfixe
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capable ➨ incapable, porter ➨ importer
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Mots formés à l’aide d’un suffixe
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président ➨ présidentiel
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Mots formés à l’aide d’un préfixe et d’un suffixe
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tolérer ➨ tolérable ➨ intolérable
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Mots formés simultanément par préfixation
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et suffixation (parasynthétiques)
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encolure, dévitaliser
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Pour gagner en précision dans la description du support des affixes, on dis-
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tingue base, radical et racine :
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• la base est le mot qui sert de point de départ à la dérivation (nation est la base
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de national, chanter est la base de chanteur) ;
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• le radical est la forme que prend la base lorsqu’elle entre en construction avec
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un affixe (chant- est le radical de chanteur comme de chanter, nation- est
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le radical de national) ;
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• il peut arriver que le radical ne diffère pas de la base : ainsi nation est aussi
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bien la base et le radical de national ;
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• la racine est, en diachronie, un élément qui n’existe pas nécessairement en
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français comme morphème autonome mais qui est un morphème lexical dans
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une autre langue : par exemple, dans respirer, on peut isoler la racine latine
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spir-, issue de spirare (« expirer, souffler »), que l’on trouve également dans
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inspirer, expirer, aspirer, etc. Au plan synchronique, spir- n’est pas un mor-
|
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phème du français mais il est un élément de sens stable inclus dans plusieurs
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morphèmes lexicaux (respirer, expirer, etc.). On peut dans ce cas parler de
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« submorphème ».
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Le système de la langue II
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Base, radical et racine
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Base : la base de l’adjectif national est le nom nation ;
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la base du nom chanteur est le verbe chanter.
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Radical : le radical du nom chanteur est chant- ;
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le radical de l’adjectif national est nation-.
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Racine et famille de mots : à partir de la racine latine cant-
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présente dans le verbe cantare (chanter), se déploie une famille
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de mots : chanson, cantate, cantique, chant, chansonnette,
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chanter, déchanter, rechanter, enchanter, chantonner,
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chantage, chanteur, chanteuse, cantatrice, enchanteur,
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enchantement, enchanté, etc.
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Remarque : cant- (dans cantatrice) et chant- (dans chanteuse) sont deux mor-
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phèmes de formes distinctes mais ayant le même sens. On les appelle des « allo-
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morphes ». Les préfixes négatifs in- (insécurité), im- (impossible), il- (illégal),
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ir- (irresponsable) sont également des exemples de morphèmes allomorphes.
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le latin et le grec faisaient grand usage de la pré-
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fixation et de la suffixation et un très grand nombre des préfixes et des suf-
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fixes français sont d’origines latine ou grecque. Ainsi, le préfixe privatif grec
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a-/an- se retrouve dans les mots du type atrophie, analphabète, anarchie.
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Son équivalent latin in-/il-/im-/ir- a donné les mots du type insatisfait, illi-
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sible, impossible, irréfléchi.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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MOT DÉRIVÉ PRÉFIXE SUFFIXE BASE
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RADICAL RACINE
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Les mots composés 4.3.2
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Les mots composés sont des mots complexes formés d’au moins deux unités
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lexicales (ou mots, au sens graphique) susceptibles d’un usage autonome et qui
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sont graphiquement ou bien soudées (portefeuille) ou bien unies par un trait
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d’union (porte-clés, poisson-chat), ou encore séparées par des blancs (pomme
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de terre).
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Remarque : le sens du mot composé est parfois transparent, c’est-à-dire aisément
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déductible du sens des unités qui le composent (porte-clés), mais parfois aussi
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opaque, c’est-à-dire difficile à déduire du sens des unités composantes (casse-
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tête au sens de « massue » ou de « jeu de patience »). Le sens d’un mot composé
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opaque doit avoir été appris pour que le mot puisse être compris et utilisé.
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Les mots composés : quelques formations courantes
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[nom + nom] : poisson-chat
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[nom + préposition + nom] : pomme de terre
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[nom + adjectif] : coffre-fort
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[adjectif + nom] : rouge-gorge
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[verbe + nom] : portefeuille, porte-clés
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[adjectif + adjectif] : aigre-doux
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[adverbe + adjectif] : tout-puissant
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[préposition + nom] : avant-projet
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[préposition + verbe] : sous-entendre
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HISTOIRE DE LA LANGUE Le grec a fourni au français un très grand nombre
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de noms composés relevant du langage scientifique et technique (archéo-
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logie, baromètre, microscope, mégalopole, etc.) On parle souvent dans ce
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cas de « composition savante ». Les noms propres gaulois en -rix (Vercingé-
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torix et… Astérix) sont des noms composés gaulois passés en latin, formés
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d’un nom propre et d’un mot gaulois rix (chef ) qui trouve son exact corres-
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pondant dans le latin rex « roi, souverain, chef ». Ainsi, Vercingétorix signifie
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littéralement le « chef Vercingétos ».
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NOTION GRAMMATICALE MOT COMPOSÉ
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4.3.3 Les locutions
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Il n’existe pas de frontière nette entre les locutions et les mots composés.
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En effet, les noms composés et les locutions sont issus d’un même processus
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linguistique : le figement. En d’autres termes, mots composés et locutions appar-
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tiennent à la catégorie générale des expressions figées.
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Remarque : le figement des locutions connaît des degrés variables. Certaines
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sont totalement figées et ne supportent aucune modification (par exemple fleur
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bleue dans être fleur bleue au sens de « être sentimental »), d’autres sont moins
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fortement figées et peuvent être modifiées (par exemple, une nuit blanche
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(au sens de « une nuit passée sans avoir dormi ») admet l’insertion d’un adverbe :
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une nuit complètement blanche).
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Le système de la langue II
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Il se dégage cependant, dans la tradition grammaticale française, quelques ten-
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dances permettant de différencier les emplois de ces deux termes :
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• lorsque les unités qui forment un mot lexical sont soudées ou liées par un trait
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d’union, on parle de « mot composé ». Le mot composé peut être un nom composé
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(portefeuille, coffre-fort) ou un adjectif composé (un garçon nouveau-né) ;
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• lorsque le mot lexical formé de plusieurs unités est un verbe, on utilise plutôt
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le terme « locution » : avoir l’air (au sens de « sembler »), demander la main de
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quelqu’un (au sens de « demander en mariage »), attendre un enfant (au sens
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de « être enceinte »), marcher sur des œufs (au sens de « se conduire prudem-
|
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ment ») sont des locutions verbales ;
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• lorsqu’il s’agit d’un mot grammatical formé de plusieurs éléments, on utilise
|
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également le terme « locution ». Les principaux types de locutions grammati-
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cales sont les locutions adverbiales (peut-être), les locutions prépositionnelles
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(à côté de, à cause de) et les locutions conjonctives (parce que, de sorte que) ;
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• l’usage est hésitant dans le cas des noms dont les éléments sont séparés
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par un blanc, du type pomme de terre ou table ronde (au sens de « réunion »).
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Dans de tels cas, les deux dénominations se rencontrent : pomme de terre est
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un nom composé pour certains, une locution pour d’autres ; table ronde est
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une locution pour certains, un nom composé pour d’autres. Les deux déno-
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minations, « mot composé » et « locution », sont donc possibles pour ce type de
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mots complexes.
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NOTIONS GRAMMATICALES LOCUTION FIGEMENT EXPRESSION FIGÉE
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La conversion 4.3.4
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On appelle conversion un procédé de création lexicale consistant à changer la
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classe grammaticale : par exemple, le participe présent du verbe passer (pas-
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sant) devient le nom un passant. La conversion est donc une création lexicale
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sans préfixation ni suffixation.
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Un cas particulier de conversion est l’antonomase, qui consiste dans la création
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d’un nom commun à partir d’un nom propre : Eugène Poubelle (préfet de Paris)
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➨ poubelle.
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Lorsque le lien entre le nom propre et le mot nouvellement créé demeure encore
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sensible, l’emploi de la majuscule est de règle (un Mozart de la finance), alors
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qu’elle est omise lorsque le lien n’est plus senti (une égérie, un mécène, une pou-
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belle, etc.) ou que le terme a été complètement intégré dans la langue (un harpa-
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gon, un don juan, etc.).
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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La conversion
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De verbe à nom : pouvoir ➨ le pouvoir
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De préposition à nom : pour, contre ➨ le pour, le contre
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D’adjectif à nom : vrai, faux ➨ le vrai, le faux
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De phrase à nom : le qu’en dira-t-on
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De nom propre à nom commun (antonomase) :
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Eugène Poubelle (préfet de Paris) ➨ poubelle ;
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Etienne de Silhouette (caricaturiste) ➨ silhouette ;
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Mao (président chinois) ➨ col Mao
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HISTOIRE DE LA LANGUE Certains mots et certaines locutions ne sont pas
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interprétables sans connaissances relatives à l’histoire de la langue, ou
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plus largement à l’histoire culturelle. En 1804, l’École polytechnique soumit
|
||
à ses candidats, lors de l’épreuve de français, le sujet suivant « Imaginez
|
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la réponse de Laïus à Œdipe », réponse qui avait pour cadre la rencontre des
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||
deux hommes, lesquels, ignorant alors leur parenté, se querellèrent pour
|
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savoir lequel des deux devrait laisser passer en premier le char de l’autre.
|
||
Les candidats, inspirés par ce sujet, noircirent page sur page, faisant ainsi
|
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du roi Laïus un nom commun, un laïus, désignant un discours trop long et
|
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creux. Par ailleurs, la locution verbale avoir maille à partir (avec quelqu’un)
|
||
se comprend seulement si l’on sait que, en français médiéval, maille est une
|
||
petite monnaie de faible valeur et partir peut avoir le sens de « partager »
|
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(dont on retrouve la trace dans se départir). La locution adjectivale mal famé
|
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se comprend à partir du latin fama, « renommée, réputation », qui devient
|
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fame en ancien français. La locution adjectivale fleur bleue trouve son ori-
|
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gine dans un roman de Novalis, Henri d’Ofterdingen. Les mots composés et
|
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les locutions renferment donc de précieuses connaissances linguistiques et
|
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culturelles. Il reste que, très souvent, les locutions et mots composés sont
|
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employés à bon escient sans que le locuteur ait conscience du sens de leur
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formation. L’accès à cette conscience est une forme de réflexivité linguistique.
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NOTIONS GRAMMATICALES CONVERSION ANTONOMASE
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4.3.5 Autres procédés de formation
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Quelques autres procédés de formation courants doivent être signalés :
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• la troncation (effacement d’une partie du mot) : photographie ➨ photo ; ciné-
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matographe ➨ cinéma, ciné ;
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• le mot-valise (mot formé à partir de deux mots tronqués) : franglais, alicament,
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aspivenin, tapuscrit ;
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Le système de la langue II
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• l’acronyme (mot formé de plusieurs groupes de lettres d’un terme dont la pro-
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nonciation est uniquement syllabique) : radar, smic ;
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• le sigle (mot formé des initiales de ses éléments, généralement prononcé
|
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d’une manière alphabétique) : HLM, RATP, PDG ;
|
||
• le verlan : chelou, meuf.
|
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||
Le procédé du verlan (verlanisation) est le suivant : (1) ajout d’un e muet si le
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mot de départ ne contient pas deux syllabes : louche [luʃ ] ➨ [luʃə], femme [fam] ➨
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[famə] ; (2) inversion de l’ordre des syllabes : [luʃə] ➨ [ʃəlu] chelou, [famə] ➨ [məfa] ;
|
||
(3) éventuellement troncation : [məfa] ➨ [məf ] meuf.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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TRONCATION MOT-VALISE ACRONYME SIGLE VERLAN
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Les relations entre les mots 4.4
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(sémantique lexicale)
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Après avoir examiné la formation des mots, dont l’étude relève de la morphologie
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lexicale, on adoptera le point de vue de la sémantique lexicale, qui s’intéresse
|
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aux relations de sens entre les mots et aux relations entre les différents sens
|
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d’un même mot.
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Les familles de mots 4.4.1
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Une famille de mots est un ensemble de mots ayant en commun une même racine
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ou un même radical.
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Famille de mots
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Les mots cœur, cardiaque, péricarde, cordial, cordialité,
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cordialement sont de la même famille parce qu’ils ont en commun
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une racine correspondant à une forme grecque (kardia)
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ou latine (cor) du mot cœur.
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Au sein d’une famille de mots, se dégage une sous-famille nommée « famille déri-
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vationnelle ».
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Famille dérivationnelle
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Une famille dérivationnelle est formée de l’ensemble des mots qui
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dérivent d’un même radical en synchronie : les mots nation, national,
|
||
international, nationaliser, internationaliser, dénationaliser,
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dénationalisation, internationalisation sont de la même famille
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(dérivationnelle) parce qu’ils ont en commun le radical nation.
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4.4.2 Le champ lexical
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Le terme « champ lexical » est utilisé pour désigner un ensemble de mots qui se
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rapportent à un même thème, à une même notion.
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Champ lexical
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Champ lexical de la nature : prairie, herbe, forêt,
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branche, feuille, bouleau, nid, oiseau, etc.
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Le poème de Baudelaire « L’Albatros » met en œuvre le champ lexical
|
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de la navigation : hommes d’équipage, mer, navire, aviron, tempête.
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Ce terme de « champ lexical » présente un intérêt pratique pour le repérage
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des thématiques qui parcourent les textes, mais il s’agit d’un terme peu précis
|
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du point de vue linguistique. Non seulement la dénomination d’un champ lexical
|
||
est variable (dans le cas de « L’Albatros », on a mentionné le champ lexical de la
|
||
navigation mais il eût été tout aussi pertinent de le caractériser comme champ
|
||
lexical de la mer), mais en outre cette notion se fonde sur une catégorisation
|
||
hybride, à la fois linguistique et référentielle, puisque le champ lexical se carac-
|
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térise indistinctement par des relations lexicales et par des relations entre les
|
||
objets du monde extralinguistique.
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Remarque : la notion de « champ sémantique » est inutile parce qu’elle est équiva-
|
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lente à celle de polysémie (sur « Polysémie », voir II.4.4.7)
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4.4.3 Dénotation et connotation
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La dénotation d’un mot désigne le ou les sens qu’il possède de manière stable,
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indépendamment de son utilisation en discours. La connotation est l’ensemble
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des significations secondes qui viennent s’ajouter au sens stable qui constitue
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la dénotation. Des mots peuvent avoir la même dénotation, tout en possédant des
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Le système de la langue II
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connotations variées. La connotation est variable selon les types de discours
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ou les locuteurs. La connotation introduit des nuances en matière de registre
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de langue, d’affectivité ou de références culturelles partagées.
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Dénotation et connotation
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Le jeune homme hume le bouquet/Le jeune homme
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sent le bouquet/Le jeune homme renifle le bouquet.
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Ici, humer, sentir et renifler ont la même dénotation
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(percevoir une odeur), mais des connotations différentes
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(humer a une connotation plus soutenue que sentir ;
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renifler a une connotation animale et plus familière).
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Le cheval/Le canasson/Le destrier galope dans la plaine.
|
||
cheval, canasson et destrier ont la même dénotation (cheval),
|
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mais des connotations différentes (canasson est péjoratif
|
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et familier, destrier est laudatif et soutenu).
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Les noms deuil, tristesse, affliction peuvent avoir, d’un point de vue
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subjectif, une connotation négative, tandis que les noms amour, joie,
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||
allégresse auront plutôt une connotation positive.
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NOTIONS GRAMMATICALES DÉNOTATION CONNOTATION
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Synonymie et antonymie 4.4.4
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La synonymie et l’antonymie sont des relations entre des mots d’une même
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classe grammaticale, fondées sur leur sens.
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Les mots dont les sens sont proches et qui peuvent, dans certains contextes,
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être interchangeables, sont des synonymes.
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Synonymie
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Les enfants jouent/les enfants s’amusent
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(jouer et s’amuser sont ici synonymes)
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Il s’est dissimulé derrière une porte/Il s’est caché derrière
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une porte (se dissimuler et se cacher sont ici synonymes)
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Une assurance logement/une assurance habitation
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(logement et habitation sont ici synonymes)
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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La synonymie est relative à un contexte. Par exemple, jouer ne se substitue plus
|
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à s’amuser dans Ils jouent aux cartes. On notera par ailleurs que des syno-
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nymes peuvent également se distinguer en termes de registre de langue (livre/
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bouquin, voiture/bagnole).
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Registres de langue
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On distingue usuellement trois registres de langue :
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familier (canasson), courant (cheval) et soutenu (destrier).
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D’autres registres sont possibles, bien sûr,
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dans un continuum qui va du très vulgaire au très soutenu.
|
||
Les mots qui désignent le même être ou le même objet
|
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mais qui diffèrent par leur registre de langue ont la même dénotation
|
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(canasson, cheval et destrier désignent tous trois le même type
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d’animal), mais des connotations différentes : connotation familière
|
||
(pour canasson), soutenue (pour destrier), mais aussi vulgaire, etc.
|
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Remarque : le registre de langue peut aussi être nommé dans l’usage scolaire
|
||
« niveau de langue ».
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La synonymie est usuellement distinguée de l’antonymie : les mots de sens simi-
|
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laires sont des synonymes et, inversement, les mots qui ont des sens opposés
|
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sont des antonymes. Cependant, cette symétrie est trompeuse car la relation
|
||
d’opposition est trop vague pour caractériser convenablement l’antonymie.
|
||
Au sein de l’antonymie, il convient de distinguer le cas des contradictoires, que
|
||
l’on reconnaît par le fait que l’un est la négation de l’autre (vivant/mort ; mâle/
|
||
femelle), du cas des contraires, qui correspondent aux deux pôles d’une pro-
|
||
priété (chaud/froid, riche/pauvre). À la différence des antonymes contradic-
|
||
toires, la négation de l’un des antonymes contraires n’équivaut pas au sens de
|
||
l’autre membre (ce qui n’est pas chaud n’est pas nécessairement froid, celui qui
|
||
n’est pas riche n’est pas nécessairement pauvre), ce qui s’explique par le fait que
|
||
chaud et froid d’une part, riche et pauvre d’autre part représentent les deux
|
||
extrémités d’un continuum sur lequel des positions intermédiaires sont envi-
|
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sageables (tiède par exemple, pour le couple chaud/froid).
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Antonymie
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Antonymes contradictoires : vivant/mort ; mâle/femelle
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Antonymes contraires : chaud/froid ; grand/petit ; riche/pauvre
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Remarque : même si elle n’est pas enseignée, la distinction entre antonymes
|
||
contraires et antonymes contradictoires doit être connue des professeurs,
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afin que ceux-ci soient en mesure de choisir convenablement leurs exemples et
|
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de proposer des exercices cohérents.
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Le système de la langue II
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Hyperonymie et hyponymie 4.4.5
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Pour définir l’hyperonymie et l’hyponymie, il convient de rappeler la notion
|
||
d’extension nominale (cf. II.2.6) : l’extension du nom est l’ensemble des êtres ou
|
||
objets auxquels le nom est applicable. Ainsi, l’extension du nom chaise est plus
|
||
petite que l’extension du nom siège (l’ensemble des objets que l’on peut nommer
|
||
chaise est inclus dans l’ensemble des objets que l’on peut nommer siège). Siège
|
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est un hyperonyme de chaise et chaise est un hyponyme de siège (au même titre
|
||
que tabouret, canapé, etc.).
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Hyperonyme
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Siège
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Hyponyme
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Chaise
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Hyponyme Hyponyme
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Fauteuil Tabouret
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Hyponyme
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Canapé
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Hyperonymie et hyponymie
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animal est un hyperonyme de félin,
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qui est lui-même un hyperonyme de chat ;
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villa est un hyponyme de maison
|
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qui est lui-même un hyponyme de bâtiment.
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||
POUR ALLER PLUS LOIN
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Les notions d’hyperonymie et d’hyponymie désignent des relations d’inclusion
|
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entre des ensembles référentiels, c’est-à-dire entre des ensembles de choses,
|
||
d’êtres ou d’événements auxquels les mots réfèrent. La plupart des mots ont
|
||
un ou plusieurs hyponymes et un ou plusieurs hyperonymes : par exemple,
|
||
chat est un hyponyme de félin (lui-même hyponyme de mammifère, qui est
|
||
à son tour hyponyme de animal, etc.) mais un hyperonyme de chat de race et
|
||
chat de gouttière, la dénomination chat de race étant elle-même un hyper-
|
||
onyme de chat persan, chat siamois, etc.
|
||
|
||
Au plan cognitif, on distingue cependant trois niveaux fondamentaux :
|
||
|
||
• le niveau de base : le niveau de base est le niveau le plus élevé auquel les
|
||
membres d’une catégorie ont une forme générale semblable. Par exemple,
|
||
chat ou pomme sont des noms appartenant au niveau de base. Le niveau
|
||
de base est aussi le niveau le plus élevé auquel une unique image mentale
|
||
peut être associée à la catégorie (il est possible de dessiner un chat ou
|
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une pomme) ;
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II La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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• le niveau superordonné : le niveau superordonné est le niveau supérieur
|
||
au niveau de base. Par exemple, animal ou fruit sont des noms appar-
|
||
tenant au niveau superordonné. L’association avec une image mentale
|
||
précise n’est plus possible (il n’est pas possible de produire un dessin cor-
|
||
respondant à la catégorie générale fruit ou animal).
|
||
• le niveau subordonné : le niveau subordonné est le niveau inférieur au
|
||
niveau de base. Par exemple, pomme golden ou chat persan appar-
|
||
tiennent au niveau subordonné.
|
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Niveau superordonné animal fruit
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Niveau de base chat pomme
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Niveau subordonné chat persan pomme golden
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NOTIONS GRAMMATICALES HYPERONYME HYPONYME
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4.4.6 Homonymie
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L’homonymie est une relation entre des mots de significations différentes fondée
|
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sur leur forme, orale ou écrite. Les homonymes sont rangés en deux catégories :
|
||
• ils peuvent être des mots qui s’écrivent de la même façon mais n’ont pas le
|
||
même sens (la mousse des arbres, le mousse du bateau). On les nomme
|
||
« homonymes homographes ». Parfois, les homonymes homographes n’ont
|
||
pas la même prononciation (les fils de mon frère, les fils de laine) ;
|
||
• ils peuvent aussi être des mots qui se prononcent de la même façon mais
|
||
s’écrivent de façon différente et n’ont pas le même sens (vers, vert, verre).
|
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On les nomme « homonymes homophones ».
|
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Les homonymes
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Homonymes homographes
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la mousse des arbres, le mousse du bateau ;
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les fils de mon frère, les fils de laine.
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Homonymes homophones
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un compte en banque, les contes de Charles Perrault,
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le comte et la comtesse.
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Remarque : on parle de « paronymie » lorsque des mots de sens différents
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s’écrivent ou se prononcent de manière presque semblable : effraction et infrac-
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tion, décerner et discerner, illusion et allusion sont des paronymes.
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Le système de la langue II
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HISTOIRE DE LA LANGUE La connaissance des familles de mots repose évi-
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demment sur des connaissances étymologiques. Par exemple, la connais-
|
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sance de l’étymon latin cor, cordis (« cœur ») est utile à l’établissement de la
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famille du mot cœur. Les homonymes se caractérisent par le fait qu’ils ont
|
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des étymons distincts : la mousse (des arbres) est un mot issu du lat. mulsa
|
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« hydromel » (employé métaphoriquement pour désigner la plante) tandis que le
|
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mousse (du bateau) provient du latin vulgaire *muttius « émoussé, tronqué »
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en raison de la coutume qui consistait à raser la tête des jeunes mousses.
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NOTIONS GRAMMATICALES
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FAMILLE DE MOTS FAMILLE DÉRIVATIONNELLE CHAMP LEXICAL
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ANTONYMIE ANTONYME SYNONYMIE SYNONYME
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HOMONYMIE HOMONYME HOMOPHONE HOMONYME HOMOGRAPHE
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PARONYMIE PARONYME REGISTRES DE LANGUE
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Polysémie 4.4.7
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La polysémie désigne le fait qu’un mot soit pourvu de plusieurs sens différents
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mais qui présentent une certaine similarité. Ainsi, une souris peut notamment
|
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désigner un petit mammifère rongeur (c’est le sens premier du mot), mais il
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désigne également aujourd’hui un élément d’un ordinateur, par analogie avec
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la forme de la souris (corps + queue).
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La relation de similarité est la caractéristique distinctive de la polysémie, par
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rapport à l’homonymie. En effet, les homonymes sont également des mots qui ont
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plusieurs sens (mousse), mais ces sens n’ont aucune relation de similarité. C’est
|
||
pourquoi l’homonymie est vue comme une relation entre deux mots distincts
|
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(il y a deux mots « mousse ») tandis que la polysémie est vue comme une relation
|
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entre les différents sens d’un seul et même mot (il y a un seul mot souris, qui
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a deux sens).
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On notera enfin que la polysémie ne concerne pas seulement les noms mais
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toutes les classes de mots, dont les verbes (Une tuile est tombée du toit. La nuit
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tombe de bonne heure).
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Remarque : la polysémie d’un mot est parfois nommée « champ sémantique ».
|
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Cette notion est inutile si l’on admet celle de polysémie.
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p. 177
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La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Polysémie
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Un mot est polysémique s’il a plusieurs sens et s’il existe
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une relation de similarité entre ces différents sens.
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Les principaux types de similarité qui sont mis en œuvre
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dans la polysémie sont les suivants :
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Analogie : souris
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sens premier : « rongeur »
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sens analogique : « souris d’ordinateur »
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Métaphore : fleur
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sens premier : « partie de végétal »
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sens métaphorique : À l’ombre des jeunes filles en fleurs (Proust)
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Métonymie : salle
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sens premier : « pièce d’habitation »
|
||
sens métonymique : « public d’une salle de spectacle »
|
||
(Une salle enthousiaste)
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||
Extension de sens : minute
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sens premier : « soixante secondes »
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||
par extension de sens : « court espace de temps »
|
||
(J’arrive dans une minute)
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Restriction de sens : homme
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sens premier : « être humain »
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||
par restriction de sens : « être humain mâle adulte »
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||
HISTOIRE DE LA LANGUE Tous les sens d’un mot ne sont pas apparus en
|
||
même temps et certains mots peuvent gagner ou perdre des sens au cours
|
||
de leur histoire. De même que les mots souris ou bureau ont vu leur polysé-
|
||
mie s’accroître avec le développement du vocabulaire de l’informatique, le
|
||
mot ami a désormais intégré dans beaucoup de dictionnaires le sens « ami
|
||
sur un réseau social ». Inversement, la polysémie de commerce s’est réduite
|
||
au cours du temps à son sens économique : le sens relationnel (être en com-
|
||
merce avec quelqu’un), encore très vivant au XVIIe siècle et jusqu’au début
|
||
du XXe siècle (chez Proust par exemple), est aujourd’hui désuet et par consé-
|
||
quent ne fait plus partie de la polysémie vivante de ce mot.
|
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NOTIONS GRAMMATICALES
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POLYSÉMIE SENS PREMIER SENS ANALOGIQUE
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SENS MÉTAPHORIQUE EXTENSION DE SENS RESTRICTION DE SENS
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Conclusion générale
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Conclusion
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générale
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La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Les plans d’analyse
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La présente terminologie grammaticale contient
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||
un ensemble de descriptions qui ne se situent pas toutes
|
||
sur le même plan. Au-delà de cette terminologie, l’ensemble
|
||
des plans d’analyse qu’il convient de distinguer sont
|
||
les suivants :
|
||
• le plan phonétique : il consiste en une analyse
|
||
des structures de la langue orale et par conséquent
|
||
fait appel à l’alphabet phonétique international.
|
||
Au plan phonétique, Ces enfants sont heureux
|
||
se transcrit phonétiquement de la façon suivante :
|
||
[sezɑ̃ fɑs̃ ɔtøRø].
|
||
̃ On observera que cette notation fait
|
||
apparaître les liaisons (entre ces et enfants et entre
|
||
sont et heureux) qui n’apparaissent pas à l’écrit ;
|
||
• le plan graphématique : il consiste en une analyse
|
||
de la réalisation écrite de la langue orale. L’essentiel
|
||
des questions d’orthographe se situe sur ce plan.
|
||
Dans Ces enfants sont heureux, on observera,
|
||
au niveau graphématique, que la transcription graphique
|
||
de la suite de phonèmes [sezɑ̃ fɑs̃ ɔtøRø]
|
||
̃ pose notamment
|
||
le problème de la réalisation de [se] (ces ou ses ?),
|
||
ou encore de la présence des digrammes (graphèmes
|
||
composés de deux lettres) EN, AN correspondant
|
||
tous deux au même phonème [ɑ̃ ] ;
|
||
• le plan morphologique : il consiste en une analyse
|
||
des formes des mots selon leur sens. La morphologie
|
||
grammaticale analyse les variations grammaticales
|
||
des formes des mots (par exemple le passage de enfant
|
||
singulier à enfants pluriel, ou encore les variations
|
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des formes des verbes dans leur conjugaison :
|
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Conclusion générale
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sont, forme du verbe être). La morphologie lexicale
|
||
s’intéresse à la formation des mots (mots dérivés
|
||
(enfantin, dérivé de enfant) ou composés (petit-enfant)
|
||
par exemple) ;
|
||
• le plan syntaxique : il consiste essentiellement
|
||
en l’analyse des fonctions dans la phrase.
|
||
Dans Ces enfants sont heureux, on dira, sur un plan
|
||
syntaxique, que le groupe nominal ces enfants
|
||
est le sujet du verbe être et que heureux est l’attribut
|
||
du sujet ces enfants ;
|
||
• le plan morphosyntaxique : il consiste en une analyse
|
||
des phénomènes d’accord, qui croisent les plans
|
||
syntaxique et morphologique. En effet, l’accord
|
||
consiste en une variation morphologique conditionnée
|
||
par une relation syntaxique. Dans Ces enfants sont
|
||
heureux, on remarquera, au plan morphosyntaxique,
|
||
que le pluriel du sujet ces enfants entraîne l’utilisation
|
||
de la troisième personne du pluriel du verbe être
|
||
(sont). Le plan morphosyntaxique est également un plan
|
||
crucial pour l’étude de l’orthographe (l’identification
|
||
de sont comme troisième personne du pluriel du verbe
|
||
être permet d’éviter la confusion avec le déterminant
|
||
possessif son) ;
|
||
• le plan sémantique : il consiste en la description du sens
|
||
des mots et des phrases indépendamment de leur prise
|
||
en charge par un locuteur particulier. La description
|
||
sémantique des mots est fournie par les dictionnaires.
|
||
La description sémantique d’une phrase comme
|
||
Les enfants jouent conduit par exemple à observer
|
||
qu’elle est composée d’un agent (les enfants) qui
|
||
effectue une action exprimée par un prédicat (jouent)
|
||
ou encore que la nature du prédicat oblige, pour le sens
|
||
sélectionné, à avoir un agent animé (*le ballon joue) ;
|
||
|
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p. 181
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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• le plan pragmatique ou énonciatif : il consiste en l’analyse
|
||
de la prise en charge de la phrase par un locuteur
|
||
particulier, à un moment particulier, dans un lieu
|
||
particulier et s’adressant à un interlocuteur particulier.
|
||
La phrase Ces enfants sont heureux contient
|
||
un déterminant démonstratif (ces) dont le sens renvoie
|
||
à la situation d’énonciation (les enfants que je montre
|
||
ou qui sont autour de nous) ainsi qu’un verbe au présent
|
||
qui s’interprète également en fonction du temps
|
||
de l’énonciation ;
|
||
• le plan textuel : il consiste en l’analyse de la structuration
|
||
du texte. Dans le cadre restreint de cette terminologie,
|
||
ce plan d’analyse prend notamment en charge l’étude
|
||
des connecteurs ;
|
||
• le plan référentiel : il consiste en la prise en compte
|
||
des réalités extralinguistiques en tant qu’elles sont
|
||
visées par les énoncés. Les langues ont des structures
|
||
autonomes, largement indépendantes des structures
|
||
du monde extralinguistique, mais elles ont malgré tout
|
||
pour rôle de permettre la référence aux êtres, objets
|
||
ou événements du monde extralinguistique.
|
||
|
||
Dans la pratique scolaire de la grammaire, il est essentiel
|
||
de savoir différencier ces plans pour être en mesure
|
||
de proposer des activités grammaticales homogènes.
|
||
Par exemple, l’étude des conjugaisons du verbe, qui relève
|
||
de la morphologie verbale, est indépendante de l’étude
|
||
des valeurs des temps, qui relève de la sémantique.
|
||
Ou encore, un exercice portant sur les équivalents féminins
|
||
de cheval, porc ou coq sollicite des connaissances lexicales,
|
||
donc se situe sur le plan sémantique, tandis que l’étude de
|
||
la transformation de formes masculines en formes féminines
|
||
– ou l’inverse – (ami/amie ; chien/chienne ; menteur/
|
||
menteuse, etc.) relève du plan d’analyse morphologique.
|
||
p. 182
|
||
Conclusion générale
|
||
|
||
|
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||
|
||
Cette terminologie ne prétend aucunement fournir
|
||
l’ensemble des termes permettant de décrire la grammaire
|
||
française. Comme on l’a remarqué à plusieurs reprises,
|
||
la tradition grammaticale scolaire française ne retient
|
||
pas certaines distinctions, qui sont cependant utiles pour
|
||
décrire certaines structures, et qui sont d’ailleurs utilisées
|
||
par les linguistes. L’objectif de cette terminologie est
|
||
d’unifier les pratiques métalinguistiques dans les classes,
|
||
depuis l’école élémentaire jusqu’au lycée. Autrement dit,
|
||
elle vise à faire en sorte que les objets grammaticaux
|
||
soient toujours nommés de la même façon, quel que soit
|
||
le niveau des élèves, et dans toute la France. C’est à cette
|
||
condition qu’on peut espérer que les connaissances
|
||
grammaticales se stabilisent et se cumulent réellement
|
||
chez les élèves tout au long de leur scolarité. Mais
|
||
cela suppose également que les termes grammaticaux
|
||
soient régulièrement utilisés pour décrire des structures
|
||
canoniques (ou prototypiques), la compétence ainsi acquise
|
||
permettant ultérieurement de décrire les structures
|
||
plus atypiques que l’on trouve dans les textes. Il ne suffit
|
||
donc pas que les termes grammaticaux soient clairement
|
||
définis : il faut encore savoir les utiliser, et plus précisément
|
||
avoir à l’esprit que leur champ d’applicabilité évolue
|
||
au cours de la scolarité, depuis les structures les plus
|
||
fréquentes, les plus régulières et les plus canoniques,
|
||
jusqu’aux structures moins fréquentes et moins
|
||
conformes à l’organisation générale du système de la
|
||
langue française. Plus tard, l’analyse de ces structures
|
||
plus complexes conduira les élèves à apporter un regard
|
||
critique sur la terminologie scolaire qui aura été le socle
|
||
de leurs connaissances grammaticales et, peut-être,
|
||
à véritablement penser leur langue.
|
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La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Annexes
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Annexes
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Tableau 1 :
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Les natures de mot
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(ou de groupe de mots)
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pour chaque fonction
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Fonction Nature Exemple
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||
(mot ou groupe de mots)
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Fonctions au niveau de la phrase
|
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Sujet Groupe nominal (GN)
|
||
|
||
GN de type Dét + N Le facteur distribue
|
||
le courrier.
|
||
|
||
GN avec expansion nominale Le facteur de mon quartier
|
||
distribue le courrier
|
||
le matin.
|
||
|
||
GN réduit au nom propre Alice est avocate.
|
||
|
||
GN réduit au nom commun Bagnole est un mot familier.
|
||
Noblesse oblige.
|
||
|
||
Pronom
|
||
|
||
Pronom personnel Elle distribue le courrier.
|
||
|
||
Pronom démonstratif Cela sera très utile.
|
||
|
||
Pronom possessif Le mien est en panne.
|
||
|
||
Pronom indéfini Chacun fait son travail.
|
||
|
||
Pronom interrogatif Qui a fait cela ?
|
||
|
||
Pronom relatif Un livre qui a été publié
|
||
en France.
|
||
|
||
Infinitif
|
||
|
||
Infinitif Jouer me repose.
|
||
|
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Groupe infinitif Jouer du piano me repose.
|
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||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Fonction Nature Exemple
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(mot ou groupe de mots)
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|
||
Proposition subordonnée
|
||
|
||
Proposition subordonnée Qu’elle soit en retard
|
||
conjonctive me surprend beaucoup.
|
||
|
||
Proposition subordonnée Qui se ressemble s’assemble.
|
||
relative substantive
|
||
|
||
Proposition subordonnée Pourquoi elle a voulu partir
|
||
interrogative partielle si vite demeure inexpliqué.
|
||
|
||
|
||
Complément Groupe prépositionnel
|
||
circonstanciel
|
||
Groupe nominal Le facteur distribue
|
||
prépositionnel (GNP) le courrier à huit heures.
|
||
|
||
groupe pronominal Le facteur distribue
|
||
prépositionnel le courrier devant moi.
|
||
|
||
groupe infinitif prépositionnel Le facteur distribue
|
||
le courrier avant de partir.
|
||
|
||
Gérondif Le facteur distribue
|
||
le courrier en se dépêchant.
|
||
|
||
Groupe nominal (GN)
|
||
|
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GN de type Dét + N Le facteur distribue
|
||
le courrier le matin.
|
||
|
||
GN avec expansion nominale Ce facteur distribue
|
||
le courrier les jours
|
||
où le facteur habituel
|
||
est absent.
|
||
|
||
Adverbe Le facteur distribue
|
||
le courrier aujourd’hui.
|
||
|
||
Proposition subordonnée
|
||
|
||
Proposition subordonnée Le facteur distribue
|
||
circonstancielle le courrier quand le jour
|
||
se lève.
|
||
|
||
Proposition subordonnée Le travail achevé, le facteur
|
||
participiale rentre chez lui.
|
||
Le temps aidant, le facteur
|
||
connaîtra les habitants
|
||
du quartier.
|
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||
Annexes
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Fonction Nature Exemple
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(mot ou groupe de mots)
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||
Fonctions dans le groupe verbal
|
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||
Complément Groupe nominal (GN)
|
||
d’objet direct Le facteur distribue
|
||
GN de type Dét + N
|
||
le courrier.
|
||
|
||
GN avec expansion nominale Le facteur distribue
|
||
le courrier du jour.
|
||
|
||
GN réduit au nom propre Le facteur aime Alice.
|
||
|
||
Pronom
|
||
|
||
Pronom personnel Le facteur le distribue.
|
||
|
||
Pronom démonstratif J’ai compris cela.
|
||
|
||
Pronom possessif Il veut le mien.
|
||
|
||
Pronom indéfini Elle lit tout.
|
||
|
||
Pronom interrogatif Que fait le facteur ?
|
||
|
||
Pronom relatif Le facteur que tu
|
||
connaissais a été muté.
|
||
|
||
Infinitif
|
||
|
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Infinitif Elle souhaite réussir.
|
||
|
||
Groupe infinitif Elle souhaite réussir sa vie.
|
||
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Proposition subordonnée
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Proposition subordonnée Je sais que vous avez raison.
|
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conjonctive
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||
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Proposition subordonnée Embrassez qui
|
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relative substantive vous voudrez.
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||
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Proposition subordonnée On vous a demandé
|
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interrogative totale si vous vouliez vous inscrire.
|
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Proposition subordonnée On vous a demandé
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interrogative partielle pourquoi vous vouliez
|
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vous inscrire.
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Proposition infinitive J’entends les enfants
|
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jouer dans la cour.
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p. 187
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||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Fonction Nature Exemple
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(mot ou groupe de mots)
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Complément Groupe nominal prépositionnel (GNP)
|
||
d’objet indirect
|
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GNP de type Prép + Dét + N Elle parle de mon facteur.
|
||
|
||
GNP avec expansion nominale Elle parle du facteur
|
||
de son quartier.
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GNP réduit au nom propre Elle parle d’Alice.
|
||
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||
Pronom
|
||
|
||
Pronom personnel Le facteur lui parle.
|
||
Le facteur en parle.
|
||
|
||
Pronom démonstratif Elle parle de celui-ci.
|
||
|
||
Pronom possessif Elle parle de la sienne.
|
||
|
||
Pronom indéfini Elle parle de tout.
|
||
|
||
Pronom interrogatif À qui parle le facteur ?
|
||
|
||
Pronom relatif Le facteur à qui tu parlais
|
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a été muté.
|
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|
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Pronom adverbial Jeanne a fait un beau
|
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voyage en Afrique :
|
||
elle en parle souvent.
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Alice apprécie la piscine
|
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de sa commune :
|
||
elle y va régulièrement.
|
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Infinitif
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Infinitif Elle parle de réussir.
|
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|
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Groupe infinitif Elle parle de réussir sa vie.
|
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Proposition subordonnée
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|
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Proposition subordonnée Je m’attends à ce que
|
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conjonctive vous ayez raison.
|
||
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Proposition subordonnée Je pense à ce que vous
|
||
relative substantive m’avez dit.
|
||
|
||
Proposition subordonnée Je ne me souviens pas
|
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interrogative totale s’il souhaitait venir.
|
||
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||
Proposition subordonnée Je me souviens pourquoi
|
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interrogative partielle il souhaitait venir.
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p. 188
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Annexes
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Fonction Nature Exemple
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(mot ou groupe de mots)
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Complément Groupe nominal prépositionnel (GNP)
|
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d’agent
|
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GNP de type Prép + Dét + N Ce bâtiment a été construit
|
||
par une architecte.
|
||
|
||
GNP avec expansion nominale Ce bâtiment a été construit
|
||
par une célèbre architecte.
|
||
|
||
GNP réduit au nom propre Titus est aimé par
|
||
(ou de) Bérénice.
|
||
|
||
Pronom relatif Le professeur de piano
|
||
par qui j’ai été formé
|
||
est très réputé.
|
||
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||
Complément Infinitif
|
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du verbe
|
||
Infinitif Il faut partir.
|
||
impersonnel
|
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Groupe infinitif Il faut partir de cet endroit.
|
||
|
||
Proposition subordonnée
|
||
|
||
Proposition subordonnée Il faut que tu partes.
|
||
conjonctive
|
||
|
||
Attribut Adjectif
|
||
du sujet
|
||
Adjectif Alice est grande.
|
||
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Groupe adjectival Alice est très grande.
|
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Groupe nominal
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|
||
GN de type Dét + N Alice est mon avocate.
|
||
|
||
GN avec expansion nominale Alice est une bonne avocate.
|
||
|
||
GN réduit au nom commun Alice est avocate.
|
||
|
||
GN réduit au nom propre Mon avocate est Alice.
|
||
|
||
GNP Alice est en retard.
|
||
|
||
Pronom
|
||
|
||
Pronom personnel Avocate, elle l’est
|
||
depuis deux ans.
|
||
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||
Pronom démonstratif Le bon livre est celui-ci.
|
||
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||
p. 189
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La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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Fonction Nature Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
Pronom possessif Ce livre est le mien.
|
||
|
||
Pronom indéfini Il n’est plus le même.
|
||
|
||
Pronom interrogatif Quelles sont vos intentions ?
|
||
|
||
Pronom relatif On ne reconnaît plus
|
||
la grande actrice qu’elle fut.
|
||
|
||
Infinitif
|
||
|
||
Infinitif Une chose est
|
||
d’apprendre ; une autre
|
||
est de comprendre.
|
||
|
||
Groupe infinitif Une chose est d’apprendre
|
||
ses leçons ; une autre est
|
||
de les comprendre.
|
||
|
||
Proposition subordonnée
|
||
|
||
Proposition subordonnée Le problème est
|
||
conjonctive qu’elle ne comprend pas
|
||
la question.
|
||
|
||
Proposition subordonnée Elle est qui elle veut.
|
||
relative substantive
|
||
|
||
Proposition subordonnée La question est pourquoi
|
||
interrogative partielle elle ne reste pas.
|
||
|
||
Attribut du Adjectif
|
||
complément
|
||
Adjectif Elles estiment Alice
|
||
d’objet direct
|
||
compétente.
|
||
|
||
Groupe adjectival Elles estiment Alice
|
||
suffisamment compétente.
|
||
|
||
Groupe nominal
|
||
|
||
GN réduit au nom commun On a élu Alice présidente.
|
||
|
||
GNP Ils tiennent cet homme
|
||
pour le responsable.
|
||
|
||
Proposition subordonnée Je la vois qui arrive.
|
||
relative
|
||
|
||
Complément Adverbe Elle agit fermement.
|
||
(circonstanciel)
|
||
GNP Elle agit d’une façon brutale.
|
||
du verbe
|
||
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p. 190
|
||
Annexes
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Fonction Nature Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
|
||
Fonctions dans le groupe nominal
|
||
|
||
Complément Groupe prépositionnel
|
||
du nom Le château de ma mère.
|
||
GNP
|
||
|
||
groupe pronominal Une idée à lui.
|
||
prépositionnel Le souci de chacun.
|
||
|
||
groupe infinitif prépositionnel Un livre à lire.
|
||
|
||
groupe adverbial La littérature d’aujourd’hui.
|
||
prépositionnel Le film d’hier.
|
||
|
||
Proposition subordonnée
|
||
|
||
Proposition subordonnée La crainte qu’elle parte
|
||
conjonctive m’envahit.
|
||
|
||
Proposition subordonnée Le livre de qui tu sais
|
||
relative substantive se vend bien.
|
||
|
||
|
||
Épithète Adjectif
|
||
|
||
Adjectif Une avocate remarquable.
|
||
|
||
Groupe adjectival Une avocate vraiment
|
||
remarquable.
|
||
Une avocate remarquable
|
||
à tous égards.
|
||
|
||
Groupe nominal (GN)
|
||
|
||
GN réduit au nom commun Un bijou fantaisie.
|
||
|
||
GN réduit au nom propre Le poète Hugo.
|
||
|
||
GN avec expansion nominale Des films grand public.
|
||
|
||
Proposition subordonnée
|
||
|
||
Proposition subordonnée Les élèves qui avaient
|
||
relative adjective bien révisé ont obtenu
|
||
d’excellentes notes.
|
||
|
||
Complément GNP Elle est heureuse
|
||
de l’adjectif de sa réussite.
|
||
|
||
Adverbe Une écriture peu lisible.
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 191
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
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|
||
Fonction Nature Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
|
||
Apposition Adjectif
|
||
|
||
Adjectif Cette avocate, remarquable,
|
||
a gagné le procès.
|
||
|
||
Groupe adjectival Cette avocate, vraiment
|
||
remarquable, a gagné
|
||
le procès.
|
||
|
||
Groupe nominal
|
||
|
||
GN de type Dét + N Cette femme, une avocate,
|
||
lui a téléphoné.
|
||
|
||
GN réduit au nom commun Une femme, avocate,
|
||
lui a téléphoné.
|
||
|
||
GN réduit au nom propre Cette femme, Alice,
|
||
lui a téléphoné.
|
||
|
||
GN avec expansion nominale Cette femme, une avocate
|
||
très connue dans la région,
|
||
lui a téléphoné.
|
||
|
||
Proposition subordonnée
|
||
|
||
Proposition subordonnée Les élèves, qui avaient
|
||
relative adjective bien révisé, ont obtenu
|
||
d’excellentes notes.
|
||
|
||
Fonctions textuelles et énonciatives
|
||
|
||
Balise textuelle Adverbe Premièrement,
|
||
… deuxièmement, … enfin…
|
||
|
||
Modalisation Adverbe Bizarrement, elle a agi.
|
||
|
||
|
||
Auto- Adverbe Franchement,
|
||
énonciative je suis scandalisé
|
||
par cette situation.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
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p. 192
|
||
Annexes
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||
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Tableau 2 :
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||
Les fonctions
|
||
possibles pour chaque
|
||
nature de mot
|
||
(ou de groupe de mots)
|
||
Nature Fonction Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
Groupe nominal (GN)
|
||
|
||
GN de type Dét + N Sujet Le facteur distribue
|
||
le courrier.
|
||
|
||
Complément Le facteur distribue
|
||
d’objet direct le courrier.
|
||
|
||
Attribut du sujet Alice est mon avocate.
|
||
|
||
Complément Le facteur distribue
|
||
circonstanciel le courrier le matin.
|
||
|
||
Apposition Cette femme, une avocate,
|
||
lui a téléphoné.
|
||
|
||
GN avec expansion Sujet Le facteur de mon quartier
|
||
nominale distribue le courrier
|
||
le matin.
|
||
|
||
Complément Le facteur distribue
|
||
d’objet direct le courrier du jour.
|
||
|
||
Attribut du sujet Alice est une bonne avocate.
|
||
|
||
Complément Ce facteur distribue
|
||
circonstanciel le courrier les jours
|
||
où le facteur habituel
|
||
est absent.
|
||
|
||
Épithète Des films grand public.
|
||
|
||
Apposition Cette femme, une avocate
|
||
très connue dans la région,
|
||
lui a téléphoné.
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 193
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Nature Fonction Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
GN réduit au nom Sujet Alice est avocate.
|
||
propre
|
||
Complément Le facteur aime Alice.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Attribut du sujet Mon avocate est Alice.
|
||
|
||
Épithète Le poète Hugo.
|
||
|
||
Apposition Cette femme, Alice,
|
||
lui a téléphoné.
|
||
|
||
GN réduit au nom Sujet Bagnole est un mot familier.
|
||
commun Noblesse oblige.
|
||
|
||
Attribut du sujet Alice est avocate.
|
||
|
||
Épithète Un bijou fantaisie.
|
||
|
||
Apposition Une femme, avocate,
|
||
lui a téléphoné.
|
||
|
||
Attribut On a élu Alice présidente.
|
||
du complément
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Groupe prépositionnel
|
||
|
||
Groupe Complément Elle parle de mon facteur.
|
||
nominal prépositionnel d’objet indirect
|
||
(GNP) À huit heures le facteur
|
||
Complément
|
||
circonstanciel distribue le courrier.
|
||
|
||
Attribut du sujet Alice est en retard.
|
||
|
||
Attribut Ils tiennent cet homme
|
||
du complément pour le responsable.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément du nom Le château de ma mère.
|
||
|
||
Complément Elle est heureuse
|
||
de l’adjectif de sa réussite.
|
||
|
||
Complément d’agent Ce bâtiment a été construit
|
||
par une architecte.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 194
|
||
Annexes
|
||
|
||
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||
|
||
|
||
Nature Fonction Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
Groupe pronominal Complément Le facteur distribue
|
||
prépositionnel circonstanciel le courrier devant moi.
|
||
|
||
Complément du nom Une idée à lui.
|
||
Le souci de chacun.
|
||
|
||
groupe infinitif Complément Avant de partir le facteur
|
||
prépositionnel circonstanciel distribue le courrier.
|
||
|
||
Complément du nom Un livre à lire.
|
||
|
||
Groupe adverbial Complément du nom La littérature d’aujourd’hui.
|
||
prépositionnel Le film d’hier.
|
||
|
||
Gérondif Complément Le facteur distribue
|
||
(circonstanciel) le courrier en se dépêchant.
|
||
du verbe
|
||
|
||
Adjectif
|
||
|
||
Adjectif Épithète Une avocate remarquable.
|
||
|
||
Attribut du sujet Alice est grande.
|
||
|
||
Attribut Elles estiment Alice
|
||
du complément compétente.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Apposition Cette avocate, remarquable,
|
||
a gagné le procès.
|
||
|
||
Groupe adjectival Épithète Une avocate vraiment
|
||
remarquable.
|
||
Une avocate remarquable
|
||
à tous égards.
|
||
|
||
Attribut du sujet Alice est très grande.
|
||
|
||
Attribut du Elles estiment Alice
|
||
complément suffisamment compétente.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Apposition Cette avocate, vraiment
|
||
remarquable, a gagné
|
||
le procès.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 195
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Nature Fonction Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
Adverbe Complément Aujourd’hui le facteur
|
||
circonstanciel distribue le courrier.
|
||
|
||
Complément Une écriture peu lisible.
|
||
de l’adjectif
|
||
|
||
Complément Elle agit fermement.
|
||
du verbe
|
||
|
||
Connecteur Il fait très beau ce matin.
|
||
Pourtant je n’ai pas envie
|
||
de sortir.
|
||
|
||
Balise textuelle Premièrement,
|
||
… deuxièmement, … enfin…
|
||
|
||
Modalisateur Bizarrement, elle a agi.
|
||
|
||
Auto-énonciatif Franchement, je suis
|
||
scandalisé par cette
|
||
situation.
|
||
|
||
Pronom
|
||
|
||
Pronom personnel Sujet Elle distribue le courrier.
|
||
|
||
Complément Le facteur le distribue.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément Le facteur lui parle.
|
||
d’objet indirect Le facteur en parle.
|
||
|
||
Attribut du sujet Avocate, elle l’est depuis
|
||
deux ans.
|
||
|
||
Pronom démonstratif Sujet Cela sera très utile.
|
||
|
||
Complément J’ai compris cela.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément Elle parle de celui-ci.
|
||
d’objet indirect
|
||
|
||
Attribut du sujet Le bon livre est celui-ci.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 196
|
||
Annexes
|
||
|
||
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||
|
||
|
||
Nature Fonction Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
Pronom possessif Sujet Le mien est en panne.
|
||
|
||
Complément Il veut le mien.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément Elle parle de la sienne.
|
||
d’objet indirect
|
||
|
||
Attribut du sujet Ce livre est le mien.
|
||
|
||
Pronom indéfini Sujet Chacun fait son travail.
|
||
|
||
Complément Elle lit tout.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément Elle parle de tout.
|
||
d’objet indirect
|
||
|
||
Attribut du sujet Il n’est plus le même.
|
||
|
||
Pronom interrogatif Sujet Qui a fait cela ?
|
||
|
||
Complément Que fait le facteur ?
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément À qui parle le facteur ?
|
||
d’objet indirect
|
||
|
||
Attribut du sujet Quelles sont vos intentions ?
|
||
|
||
Pronom relatif Sujet Un livre qui a été publié
|
||
en France.
|
||
|
||
Complément Le facteur que
|
||
d’objet direct tu connaissais a été muté.
|
||
|
||
Complément Le facteur à qui tu parlais
|
||
d’objet indirect a été muté.
|
||
|
||
Attribut du sujet On ne reconnaît plus
|
||
la grande actrice qu’elle fut.
|
||
|
||
Complément d’agent Le professeur de piano
|
||
par qui j’ai été formé
|
||
est très réputé.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 197
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Nature Fonction Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
Pronom adverbial Complément Jeanne a fait un beau
|
||
d’objet indirect voyage en Afrique :
|
||
elle en parle souvent.
|
||
Alice apprécie la piscine
|
||
de sa commune : elle y va
|
||
régulièrement.
|
||
|
||
Complément Le facteur y distribue
|
||
(circonstanciel) le courrier [dans
|
||
du verbe ce quartier].
|
||
|
||
Infinitif
|
||
|
||
Infinitif Sujet Jouer me repose.
|
||
|
||
Complément Elle souhaite réussir.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément Elle parle de réussir.
|
||
d’objet indirect
|
||
|
||
Attribut du sujet Une chose est d’apprendre ;
|
||
une autre est de
|
||
comprendre.
|
||
|
||
Groupe infinitif Sujet Jouer du piano me repose.
|
||
|
||
Complément Elle souhaite réussir sa vie.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément Elle parle de réussir sa vie.
|
||
d’objet indirect
|
||
|
||
Attribut du sujet Une chose est d’apprendre
|
||
ses leçons ; une autre
|
||
est de les comprendre.
|
||
|
||
Complément Il faut partir de cet endroit.
|
||
du verbe
|
||
impersonnel
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 198
|
||
Annexes
|
||
|
||
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||
|
||
|
||
Nature Fonction Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
Proposition subordonnée
|
||
|
||
Proposition Sujet Qu’elle soit en retard me
|
||
subordonnée surprend beaucoup.
|
||
conjonctive Complément Je sais que vous avez raison.
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
Complément Je m’attends à ce que
|
||
d’objet indirect vous ayez raison.
|
||
|
||
Attribut du sujet Le problème est qu’elle ne
|
||
comprend pas la question.
|
||
|
||
Complément du nom La crainte qu’elle parte
|
||
m’envahit.
|
||
|
||
Complément Il faut que tu partes.
|
||
du verbe
|
||
impersonnel
|
||
|
||
Proposition Sujet Qui se ressemble s’assemble.
|
||
subordonnée relative
|
||
Complément Embrassez qui vous
|
||
substantive
|
||
d’objet direct voudrez.
|
||
|
||
Complément Je pense à ce que vous
|
||
d’objet indirect m’avez dit.
|
||
|
||
Attribut du sujet Elle est qui elle veut.
|
||
|
||
Complément du nom Le livre de qui tu sais
|
||
se vend bien.
|
||
|
||
Proposition Épithète Les élèves qui avaient
|
||
subordonnée relative bien révisé ont obtenu
|
||
adjective d’excellentes notes.
|
||
|
||
Apposition Les élèves, qui avaient
|
||
bien révisé, ont obtenu
|
||
d’excellentes notes.
|
||
|
||
Attribut du Je la vois qui arrive.
|
||
complément
|
||
d’objet direct
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 199
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
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||
|
||
|
||
Nature Fonction Exemple
|
||
(mot ou groupe de mots)
|
||
|
||
|
||
Proposition Sujet Pourquoi elle a voulu partir
|
||
subordonnée si vite demeure inexpliqué.
|
||
interrogative partielle On vous a demandé
|
||
Complément
|
||
d’objet direct pourquoi vous vouliez
|
||
vous inscrire.
|
||
|
||
Complément Je me souviens pourquoi
|
||
d’objet indirect il souhaitait venir.
|
||
|
||
Attribut du sujet La question est pourquoi
|
||
elle ne reste pas.
|
||
|
||
Proposition Complément On vous a demandé
|
||
subordonnée d’objet direct si vous vouliez vous inscrire.
|
||
interrogative totale
|
||
Complément Je ne me souviens pas
|
||
d’objet indirect s’il souhaitait venir.
|
||
|
||
Proposition Complément Quand le jour se lève,
|
||
subordonnée circonstanciel le facteur distribue
|
||
circonstancielle le courrier.
|
||
|
||
Proposition Complément Le travail achevé, le facteur
|
||
subordonnée circonstanciel rentre chez lui.
|
||
participiale Le temps aidant, le facteur
|
||
connaîtra les habitants
|
||
du quartier.
|
||
|
||
Proposition Complément J’entends les enfants jouer
|
||
subordonnée infinitive d’objet direct dans la cour.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 200
|
||
Index
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||
|
||
|
||
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Index
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||
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p. 201
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||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
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||
Index
|
||
Numéros de page : Niveau I, Niveau II
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
A Contradictoire 174
|
||
Contraire 174
|
||
Acronyme 171
|
||
Antonymie 48, 173
|
||
Actualisation 106
|
||
Apostrophe (fonction) 72
|
||
Adjectif 19, 21, 28, 38, 89, 96, 98,
|
||
101, 104, 128, 153, 156, 159 Appartenance 95
|
||
Adjectif numéral ordinal 117 Apposition (fonction) 55, 94, 96, 97,
|
||
98, 99, 152, 156, 157, 158
|
||
Adjectif qualificatif 104
|
||
Arbitraire du signe (principe) 134
|
||
Adjectif relationnel 104
|
||
Archaïsme 162, 163
|
||
Adjectif verbal 153, 156
|
||
Article défini 30, 107, 111, 112
|
||
Adverbe 17, 20, 28, 39, 74, 90, 91,
|
||
99, 128, 131, 153, 159 Forme agglutinée 107
|
||
Affirmatif 81 Forme contractée 30, 31, 107,
|
||
108
|
||
Auto-énonciatif 129
|
||
Article indéfini 30, 107, 116
|
||
Énonciatif 128
|
||
Article partitif 31, 107
|
||
Exclamatif 77
|
||
Aspect 135, 140, 146
|
||
Intensité (d’) 39, 128
|
||
Aspect accompli 146, 150
|
||
Interrogatif 39, 70, 128
|
||
Aspect borné 146
|
||
Lieu 39, 128
|
||
Aspect grammatical 146
|
||
Manière 39, 128, 130
|
||
Aspect inchoatif 146
|
||
Modalisateur 129
|
||
Aspect lexical 146
|
||
Négation (de) 39, 73, 81, 128
|
||
Aspect non accompli 146, 150
|
||
Temps 39, 128
|
||
Aspect non borné 146
|
||
Textuel 128
|
||
Aspect progressif 146
|
||
Affirmation (adverbe) 81
|
||
Aspect sémantique 146
|
||
Agent 141
|
||
Aspect terminatif 146
|
||
Agent (complément d’) 76, 126
|
||
Assertion 25, 66, 70, 72
|
||
Agglutiner (s’) 109
|
||
Atténuation 71, 145
|
||
Allocutaire 107, 110
|
||
Attribut du COD (fonction) 16, 86,
|
||
Allomorphe 167 89
|
||
Analogie 177 Attribut du sujet (fonction) 15, 16,
|
||
Anaphorique (emploi) 109, 112, 21, 38, 55, 61, 84, 86, 124, 126,
|
||
118, 122, 125 151, 158
|
||
Antécédent 32, 42, 59, 111, 118, Attributif (verbe) 16, 21, 84, 86, 87,
|
||
125 88, 141
|
||
Anticipation 148 Atypique (phrase) 80
|
||
Antonomase 169 Auto-énonciatif (adverbe) 129
|
||
Antonyme 49, 174 Autonymique (modalisation) 100
|
||
|
||
|
||
p. 202
|
||
Index
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||
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||
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||
Auxiliaire (verbe) 33, 86, 88, 138 Complément d’objet (fonction) 15,
|
||
Averbale (phrase) 80, 82 84
|
||
Complément d’objet direct
|
||
(COD) 15, 16, 20, 55, 59, 60, 62, 64,
|
||
|
||
B 84, 124, 126, 151, 154
|
||
Complément d’objet indirect
|
||
(COI) 15, 16, 20, 60, 84, 85, 93, 124,
|
||
Balise textuelle 129 126, 151
|
||
Base 137, 165 Complément d’objet interne 86
|
||
Complément du nom fonction) 19,
|
||
|
||
C
|
||
21, 55, 60, 94, 96, 126, 152
|
||
Complément du verbe
|
||
impersonnel 55, 86
|
||
Cataphorique (emploi) 109, 112, Concept 101, 159
|
||
122
|
||
Concomitance (idée) 65
|
||
Causalité (idée) 65
|
||
Conditionnel passé 36, 144
|
||
Champ lexical 48, 172
|
||
Conditionnel présent 36, 144
|
||
Champ sémantique 50, 177
|
||
Conjecture (valeur) 145
|
||
Classe grammaticale 45, 101
|
||
Conjonction 28, 43, 159
|
||
Clivage 78
|
||
Conjonction de coordination 24,
|
||
Comparatif (adjectif, adverbe) 43, 131
|
||
Comparatif d’égalité 105, 130 Conjonction de subordination 23,
|
||
Comparatif de supériorité 105, 43, 52, 53, 57, 132, 148
|
||
130 But 132
|
||
Comparatif d’infériorité 105, Cause 132
|
||
130
|
||
Comparaison 133
|
||
Complément circonstanciel
|
||
du verbe 93, 128 Concession 132
|
||
Complément circonstanciel Conséquence 132
|
||
(fonction) 17, 20, 57, 58, 60, 63, 89, Hypothèse 133
|
||
90, 126, 129, 152, 154 Temps 23, 132
|
||
Accompagnement 91 Connecteur (argumentatif/
|
||
But 91 textuel) 65, 129
|
||
Cause 18, 91, 156 Connotation 172
|
||
Concession 92 Conversion 169
|
||
Condition 156 Coordination 22, 24, 65
|
||
Conséquence 91 Corrélatif (système) 58
|
||
Hypothèse 92 Corrélation 58
|
||
Lieu 18, 91, 92
|
||
|
||
|
||
D
|
||
Manière 91, 156
|
||
Moyen 91, 155, 156
|
||
Opposition 156
|
||
Déclaratif (type) 25, 66, 68, 71, 77,
|
||
Temps 18, 90, 156 80
|
||
Complément d’agent (fonction) 76, Défectif (mode) 149
|
||
126
|
||
Défense 72, 149
|
||
Complément de l’adjectif
|
||
(fonction) 97, 151 Degré (adjectif) 104
|
||
|
||
|
||
p. 203
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Degré (adverbe de manière) 130 Épithète (fonction) 19, 21, 38, 96,
|
||
Déictique 107, 110, 112, 118, 122 156, 158
|
||
Délibérative (valeur) 152 Être animé 29, 103
|
||
Dénotation 172 Être inanimé 29, 103
|
||
Désinence 33, 136, 137 Étymologie 161, 163
|
||
Destination 95 Éventualité (valeur) 145
|
||
Détachement 78, 122 Exclamatif (adverbe) 77
|
||
Déterminant 19, 28, 30, 73, 94, Exclamatif (déterminant) 77, 116
|
||
106, 159 Exclamation (point) 77
|
||
Déterminant défini 112 Exclamative (forme) 26, 72, 77, 116
|
||
Déterminant démonstratif 30, Exclamative (valeur) 152
|
||
32, 111, 112 Expansion du groupe nominal 94
|
||
Déterminant exclamatif 77, 116 Expansion du nom 19, 94
|
||
Déterminant indéfini 114 Explétive (négation) 74
|
||
Déterminant interrogatif 64, Expression figée 168
|
||
70, 113
|
||
Extension nominale 98, 175
|
||
Déterminant numéral 116
|
||
Extension (sens) 178
|
||
Déterminant possessif 31, 110,
|
||
112, 121 Extraction 78, 122
|
||
Déterminant relatif 117
|
||
Deuxième groupe (verbe du) 35,
|
||
138
|
||
Diachronie 161, 164, 166
|
||
F
|
||
Factitive (construction) 86
|
||
Discours 102, 106, 112
|
||
Famille de mots 171
|
||
Disjointes (formes) (pronom
|
||
personnel) 42 Famille dérivationnelle 171, 172
|
||
|
||
Doublets 161, 163 Figement 168
|
||
|
||
Doute 147 Focalisation 78
|
||
Fonction (définition) 19, 64
|
||
Fonction apostrophe 72
|
||
|
||
E Fonction apposition 55, 94, 96, 97,
|
||
98, 99, 152, 156, 157, 158
|
||
Ellipse (du sujet) 25 Fonction attribut du COD 16, 86, 89
|
||
Elliptique (phrase) 81, 82 Fonction attribut du sujet 15, 16,
|
||
Emphatique (forme) 72, 78, 122 21, 38, 55, 61, 84, 86, 124, 126,
|
||
151, 158
|
||
Emploi absolu (verbe transitif) 85
|
||
Fonction auto-énonciative 99
|
||
Emploi anaphorique 109, 112, 118,
|
||
122, 125 Fonction complément
|
||
circonstanciel 17, 20, 57, 58, 60,
|
||
Emploi cataphorique 109, 112, 122 63, 89, 90, 126, 129, 152, 154
|
||
Emploi générique 109, 114, 118, Fonction complément d’agent 76,
|
||
125 126
|
||
Emploi spécifique 109 Fonction complément
|
||
Emprunt 161, 162 de l’adjectif 97, 151
|
||
Énonciatif (adverbe) 128 Fonction complément d’objet 15, 84
|
||
Énonciatif (plan) 182
|
||
Énonciation 72, 107
|
||
|
||
p. 204
|
||
Index
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Fonction complément d’objet direct Groupe adverbial
|
||
(COD) 15, 16, 20, 55, 59, 60, 62, 64, prépositionnel 40, 94
|
||
84, 124, 126, 151, 154 Groupe circonstanciel 12, 17, 24,
|
||
Fonction complément d’objet 52, 82, 89
|
||
indirect (COI) 15, 16, 20, 60, 84, 85, Groupe déterminant 115
|
||
93, 124, 126, 151
|
||
Groupe infinitif 84, 85, 91, 151
|
||
Fonction complément du nom 19,
|
||
21, 55, 60, 94, 96, 126, 152 Groupe infinitif prépositionnel 40,
|
||
90, 91, 94
|
||
Fonction de balise textuelle 100
|
||
Groupe nominal 14, 16, 19, 40, 55,
|
||
Fonction de connecteur 100, 129 62, 64, 83, 85, 89, 90, 92, 94, 96,
|
||
Fonction de modalisateur 99, 129, 97, 106, 118, 130
|
||
136 Groupe nominal prépositionnel 15,
|
||
Fonction énonciative 99 18, 19, 20, 21, 40, 64, 85, 87, 90, 94,
|
||
Fonction épithète 19, 21, 38, 96, 97
|
||
156, 158 Groupe prépositionnel 40, 90, 99,
|
||
Fonction sujet 14, 20, 55, 59, 60, 127, 130
|
||
62, 63, 83, 124, 126, 151 Groupe pronominal
|
||
Fonction textuelle 100 prépositionnel 40, 64, 90
|
||
Formation populaire 161, 163 Groupe sujet 12, 14, 22, 52, 80, 82,
|
||
83
|
||
Formation savante 161, 163
|
||
Groupe verbal (syntaxe) 12, 15, 16,
|
||
Forme contractée 30, 31, 107, 108 19, 20, 22, 52, 82, 84, 135
|
||
Forme de phrase 26, 72, 76 Groupe verbal attributif 84, 87
|
||
Forme emphatique 72, 78, 122 Groupe verbal (morphologie) 34,
|
||
Forme exclamative 26, 72, 77, 137, 138
|
||
116
|
||
Forme impersonnelle 72, 79
|
||
Forme négative 26, 73
|
||
Forme passive 26, 72, 76, 79
|
||
H
|
||
Formule de politesse 81 Habitude (déterminant
|
||
possessif) 31
|
||
Futur 36, 144
|
||
Homonyme 49, 177
|
||
Futur antérieur 36, 144
|
||
Homographe 49, 176
|
||
Homophone 49, 176
|
||
|
||
G Homonymie 49, 176
|
||
Hyperonymie 175
|
||
Généricité 114 Hypocoristique (valeur) 145
|
||
Générique (emploi) 109, 114, 118, Hyponymie 175
|
||
125 Hypothèse 92, 145
|
||
Genre (masculin/féminin) 29, 38,
|
||
41, 135, 143, 150
|
||
Gérondif 91, 154
|
||
Grammaticalisation 140
|
||
I
|
||
Graphématique (plan) 180 Iconicité 134
|
||
Groupe adjectival 96 Iconique (signe) 134
|
||
Groupe adverbial 129 Imparfait (indicatif) 36, 144
|
||
Imparfait (subjonctif) 37, 148
|
||
|
||
|
||
p. 205
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Impératif (mode) 36, 38, 71, 143, Locuteur 110
|
||
149 Locution 164, 168, 169
|
||
Impératif (type) 25, 66, 71, 77, 80 Locution adverbiale 169
|
||
Impérative (valeur) 145, 152 Locution conjonctive 132, 169
|
||
Imperfectif (verbe) 146 Locution interrogative 68
|
||
Impersonnelle (forme) 72, 79 Locution prépositionnelle 130, 169
|
||
Impersonnelle (voix) 79, 142 Locution verbale 169
|
||
Incise (proposition) 66
|
||
Inclusion (relation d’) 24
|
||
Indicatif 36, 143
|
||
Infinitif 36, 40, 150
|
||
M
|
||
Infinitif substantivé 151 Majuscule 22, 52
|
||
Injonction 25, 66, 72 Manière (adverbe) 39, 128, 130
|
||
Injonctive 71 Marques (mode, personne,
|
||
temps) 33, 137
|
||
Intensité (adverbe) 39, 128
|
||
Massif (nom) 29, 103, 107, 108
|
||
Interjection 81, 134, 159
|
||
Matière 95
|
||
Interlocutif (échange) 107
|
||
Métaphore 178
|
||
Interlocution 42, 118
|
||
Métonymie 178
|
||
Interrogatif (adverbe) 39, 70, 128
|
||
Modale (valeur) 136, 144
|
||
Interrogatif (type) 25, 66, 68, 71,
|
||
77, 80 Modalisateur (adverbe) 129
|
||
Interrogation 25, 66, 72 Modalisation autonymique 100
|
||
Interrogation directe 68 Modalisation (fonction) 99, 129,
|
||
136
|
||
Interrogation indirecte 68
|
||
Mode impératif 38, 71, 143, 149
|
||
Interrogation partielle 69
|
||
Mode verbal 33, 36, 135, 136
|
||
Interrogation totale 69
|
||
Mode non personnel 36, 143,
|
||
Interro-négation 68, 69 150
|
||
Intonation 68 Mode non temporel 147
|
||
Intransitif (verbe) 84, 141 Mode personnel 143, 147
|
||
Invariable (mot) 39, 40, 43, 128, Morphème grammatical 160
|
||
131, 132, 134
|
||
Morphème dérivationnel 160
|
||
Inversion (sujet) 68
|
||
Morphème flexionnel 33, 45,
|
||
137, 149, 160
|
||
|
||
J Morphème lexical 44, 160, 164
|
||
Morphologie lexicale 44, 164
|
||
Juxtaposition 22, 24, 65 Morphologie verbale 33
|
||
Morphologique (plan) 180
|
||
Morphosyntaxique (plan) 66, 181
|
||
|
||
L Mot complexe 44, 164
|
||
Mot composé 44, 46, 164, 167, 169
|
||
Langue (plan) 102, 106 Mot (définition) 164
|
||
Lexique 44, 159 Mot dérivé 44, 165
|
||
Lieu (adverbe) 39, 128 Mot grammatical 159
|
||
Lieu (idée) 95
|
||
|
||
p. 206
|
||
Index
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Mot invariable 39, 40, 43, 128, 131,
|
||
132, 134
|
||
O
|
||
Onomatopée 134
|
||
Mot lexical 159
|
||
Opposition (idée) 65
|
||
Mot-phrase 81, 82
|
||
Ordre 71, 148, 149
|
||
Mot simple 44, 164
|
||
Mot subordonnant 52, 53
|
||
Mot-valise 170
|
||
P
|
||
N
|
||
Parasynthétique (dérivé) 166
|
||
Paronyme 176
|
||
Participe passé 36, 63, 143, 150,
|
||
Narrative (valeur) 152
|
||
157
|
||
Nature des mots 101
|
||
Participe présent 36, 63, 150, 153,
|
||
Négation 39, 73, 75, 81 154, 155
|
||
Négation descriptive 75 Emploi adjectival 156
|
||
Négation double 74 Emploi adverbial 156
|
||
Négation exceptive 73, 74 Emploi verbal 156
|
||
Négation explétive 74 Passé antérieur 36, 144
|
||
Négation lexicale 74 Passé composé 36, 144
|
||
Négation métalinguistique 75 Passé simple 36, 144
|
||
Négation partielle 73 Passé (subjonctif) 37, 148
|
||
Négation polémique 75 Passive (forme) 26, 72, 76, 79
|
||
Négation totale 73 Patient 141
|
||
Négation (adverbe) 39, 73, 81, 128 Perfectif (verbe) 146
|
||
Négative (forme) 26, 73 Performatif (énoncé) 66
|
||
Néologisme 162, 163 Personne (du verbe) 33, 135, 141,
|
||
Niveau (cognitif) 175 149
|
||
Niveau de base 175 Pertinence (principe) 70
|
||
Niveau subordonné 176 Phonétique (plan) 180
|
||
Niveau superordonné 176 Phrase 12, 22, 52, 82
|
||
Niveau de langue 49, 174 Phrase atypique (non verbale) 80
|
||
Nom 28, 96, 97, 98, 102, 159 Phrase averbale 80, 82
|
||
Nom abstrait 29, 103 Phrase complexe 22, 65
|
||
Nom commun 28, 102, 130 par coordination 22, 52, 65
|
||
Nom comptable 29, 103 par juxtaposition 22, 52, 65
|
||
Nom concret 29, 103 par subordination 22, 23, 52
|
||
Nom massif 29, 103, 107, 108 Phrase elliptique 81, 82
|
||
Nom propre 28, 102 Phrase interro-négative 68, 69
|
||
Nombre 38, 41, 135, 143, 150 Phrase simple 22
|
||
Non temporel (mode) 147 Plan d’analyse 180
|
||
Non verbale (phrase) 80 Plan énonciatif 182
|
||
Numéral ordinal (adjectif) 117 Plan graphématique 180
|
||
Plan morphologique 180
|
||
Plan morphosyntaxique 66, 181
|
||
|
||
p. 207
|
||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Plan phonétique 180 Pronominal (verbe) 141, 142
|
||
Plan pragmatique 66, 70, 182 À sens actif 142
|
||
Plan référentiel 182 À sens passif 142
|
||
Plan sémantique 181 Réciproque 142
|
||
Plan syntaxique 181 Réfléchi 141
|
||
Plan textuel 182 Réfléchi réflexif 141
|
||
Plus-que-parfait (indicatif) 36, 144 Proposition 22, 52
|
||
Plus-que-parfait (subjonctif) 37, Proposition incise 66
|
||
148 Proposition indépendante 24, 65
|
||
Point d’exclamation 77 Proposition infinitive 52, 54, 62, 85,
|
||
Point (ponctuation) 22, 52 152
|
||
Politesse (formule) 81 Proposition principale 22, 23, 52,
|
||
Polysémie 50, 177 57
|
||
Possession (déterminant Proposition subordonnée 22, 23,
|
||
possessif) 31, 110 53, 57, 132
|
||
Pragmatique (plan) 66, 70, 182 Proposition subordonnée
|
||
circonstancielle 53, 54, 57, 58
|
||
Prédicat 20, 80, 82
|
||
But 57, 91
|
||
Préfixation 44, 164, 166
|
||
Cause 18, 57, 91
|
||
Préfixe 44, 164, 165
|
||
Comparaison 57
|
||
Premier groupe (verbe du) 34, 137
|
||
Comparaison hypothétique 57
|
||
Préposition 28, 40, 96, 130
|
||
Concession 57, 92, 133
|
||
Présent (indicatif) 36, 144
|
||
Conséquence 57, 91
|
||
Présent (subjonctif) 37, 148
|
||
Hypothèse 57, 92, 99, 132
|
||
Principe arbitraire du signe 134
|
||
Temps 57, 90
|
||
Pronom 20, 28, 40, 73, 83, 85, 118,
|
||
159 Proposition subordonnée
|
||
complétive 53, 55, 59, 83, 85, 94
|
||
Pronom adverbial 127
|
||
Proposition subordonnée
|
||
Pronom démonstratif 121, 123 conjonctive 54, 55
|
||
Pronom indéfini 119, 123 Proposition subordonnée
|
||
Pronom interrogatif 64, 68, 70, corrélative 58
|
||
124 Proposition subordonnée
|
||
Pronom personnel 32, 40, 41, infinitive 52, 54, 62, 85, 152
|
||
118 Proposition subordonnée
|
||
Pronom personnel interrogative partielle 52, 54, 63,
|
||
complément 41, 119, 120 64, 151, 152
|
||
Pronom personnel réfléchi 119, Proposition subordonnée
|
||
120, 141 interrogative totale 54, 55, 56, 85,
|
||
Pronom personnel sujet 41 133
|
||
Pronom personnel sujet Proposition subordonnée
|
||
conjoint 120 participiale 52, 54, 63, 90, 91, 156,
|
||
157
|
||
Pronom personnel sujet
|
||
disjoint 120 Proposition subordonnée
|
||
relative 53, 54, 59, 151
|
||
Pronom possessif 121
|
||
Adjective apposée 59, 98
|
||
Pronom relatif 52, 59, 125
|
||
Adjective épithète 59, 97
|
||
Pronom relatif indéfini 125
|
||
Substantive 60, 83, 85, 121, 125
|
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p. 208
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Index
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R Superlatif (adjectif, verbe)
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de supériorité 105, 130
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Racine 166
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||
d’infériorité 105, 130
|
||
Radical (création lexicale) 45, 47,
|
||
166 Supposition 148
|
||
Radical (du verbe) 33, 136, 137 Synchronie 161, 165
|
||
Récit 112 Synonyme 48, 173, 174
|
||
Référentiel (plan) 182 Synonymie 48, 173, 174
|
||
Registre de langue 48, 68, 174 Syntaxique (plan) 181
|
||
Courant 174
|
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||
T
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||
Familier 174
|
||
Soutenu 174
|
||
Regret 147
|
||
Temps (adverbe) 39, 128
|
||
Relation (déterminant possessif) 31
|
||
Temps composé 36, 139, 143, 157
|
||
Respect (déterminant possessif) 31
|
||
Temps des époques (temps
|
||
Restriction (sens) 178 proprement dit) 135
|
||
Temps du verbe 135, 143, 146
|
||
|
||
|
||
S Temps simple 36, 143
|
||
Textuel (adverbe) 128
|
||
Textuel (plan) 182
|
||
Sémantique lexicale 47, 50
|
||
Trait d’union 46
|
||
Sémantique (plan) 181
|
||
Transitif (verbe) 84, 86
|
||
Semi-auxiliaire (verbe) 139, 140,
|
||
142 Transitif direct (verbe) 141
|
||
Sens (mot) 48, 50 Transitif indirect (verbe) 141
|
||
Analogique 178 Troisième groupe (verbe du) 35,
|
||
138
|
||
Métaphorique 178
|
||
Troncation 170
|
||
Par extension 178
|
||
Types de phrases 25
|
||
Premier 178
|
||
Déclaratif 25, 66, 68, 71, 77, 80
|
||
Restriction 178
|
||
Impératif 25, 66, 71, 77, 80
|
||
Sigle 171
|
||
Interrogatif 25, 66, 68, 71, 77,
|
||
Signifiant 134
|
||
80
|
||
Signifié 134
|
||
Souhait 147
|
||
Spécifique (emploi) 109
|
||
Subjonctif 37, 71, 143, 147
|
||
U
|
||
Submorphème 166 Unité lexicale 46
|
||
Subordination 22, 23, 52, 65
|
||
|
||
|
||
V
|
||
Subordination implicite 65
|
||
Subséquent 32, 112, 118
|
||
Succession (idée) 65
|
||
Valeur modale (temps
|
||
Suffixation 44, 164, 166 de l’indicatif) 136, 144, 145
|
||
Suffixe 44, 164, 165 Valeur modale (temps
|
||
Sujet (fonction) 14, 20, 55, 59, 60, subjonctif) 147
|
||
62, 63, 83, 124, 126, 151 Valeurs (temps verbaux) 144
|
||
|
||
p. 209
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||
La grammaire du français • Terminologie grammaticale
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||
Verbe 16, 20, 33, 128, 134, 135,
|
||
159
|
||
Intransitif 84, 141
|
||
Transitif 84, 86
|
||
Transitif direct 141
|
||
Transitif indirect 141
|
||
Verbe attributif 16, 21, 84, 86, 87,
|
||
88, 141
|
||
Verbe auxiliaire 33, 86, 88, 138
|
||
Verbe semi-auxiliaire 139, 140,
|
||
142
|
||
Verlan 171
|
||
Vocabulaire 159
|
||
Voix 135
|
||
Voix active 141
|
||
Voix factitive 141, 142
|
||
Voix impersonnelle 79, 142
|
||
Voix passive 76, 139, 141, 157
|
||
Voix pronominale 141
|
||
|
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||
p. 210
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||
Index
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Liste des abréviations
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Adj : adjectif
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Adv : adverbe
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App : apposition
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CCV : complément circonstanciel du verbe
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COD : complément d’objet direct
|
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COI : complément d’objet indirect
|
||
|
||
Dét : déterminant
|
||
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||
Exp : expansion du nom
|
||
|
||
GAdj : groupe adjectival
|
||
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||
GC : groupe circonstanciel
|
||
|
||
GIP : groupe infinitif prépositionnel
|
||
|
||
GN : groupe nominal
|
||
|
||
GNP : groupe nominal prépositionnel
|
||
|
||
GP : groupe prépositionnel
|
||
|
||
GS : groupe sujet
|
||
|
||
GV : groupe verbal
|
||
|
||
N : nom
|
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||
P : phrase
|
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||
V : verbe
|
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|
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p. 211
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||
Conception graphique et suivi éditorial
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Délégation à la communication
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Exécution graphique
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||
Opixido
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||
Édition de juin 2021 Suivi de fabrication
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||
Réimpression de janvier 2023 Service de l’action administrative et des moyens
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||
ISBN 978-2-11-155900-4 Impression
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ISSN 2966-537X DEJA LINK
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||
education.gouv.fr
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eduscol.education.fr
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