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Les guides
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fondamentaux
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pour enseigner
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La grammaire
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du français
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du CP à la 6 e
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L’élaboration de cet ouvrage a été coordonnée
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par le service de l’instruction publique
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et de l’action pédagogique et le service
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de l’accompagnement des politiques éducatives
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de la Direction générale de l’enseignement
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scolaire. Il a été principalement rédigé par
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Philippe Monneret, professeur des universités,
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et Fabrice Poli, inspecteur général de l’éducation,
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du sport et de la recherche.
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Avant-propos
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Cet ouvrage fait suite au volume La grammaire du français.
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Terminologie grammaticale publié en juillet 2020 par la Direction
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générale de l’enseignement scolaire.
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||
L’objectif du premier ouvrage était de stabiliser une terminologie
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fiable, partagée depuis le cycle 2 jusqu’aux classes du lycée,
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instrument indispensable d’un enseignement progressif, harmonisé
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et efficace de la grammaire française.
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||
Ce deuxième volume, La grammaire du français du CP à la 6e,
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est consacré quant à lui aux contenus grammaticaux des programmes
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des cycles 2 et 3. À la différence du premier volume, il propose
|
||
une approche didactisée des contenus grammaticaux à enseigner
|
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aux élèves des cycles 2 et 3.
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||
L’enseignement de la grammaire vise à développer chez les élèves
|
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des capacités métalinguistiques, c’est-à-dire une approche réflexive
|
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de la langue comme objet d’étude, en complément de l’approche
|
||
instrumentale, qui consiste en l’usage fonctionnel de la langue dans
|
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diverses situations de la vie quotidienne. Prendre la langue pour objet
|
||
d’étude, c’est être capable de parler de la langue, mais d’en parler
|
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d’une manière partageable donc d’une façon qui mobilise un langage
|
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commun, fondé sur la terminologie grammaticale.
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||
Si l’enseignement de la grammaire à l’école n’a pas vocation à décrire
|
||
l’ensemble du système de la langue française, il est important
|
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de définir clairement les zones de ce système qui sont accessibles
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à la description grammaticale. Ces zones sont celles des structures
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prototypiques. Toutes les entités et structures grammaticales
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(natures de mots ou de groupes de mots, fonctions, phrases, etc.)
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présentent des cas prototypiques, distincts de cas plus marginaux.
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p. 3
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||
La grammaire du français du CP à la 6e
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Un cas prototypique d’une catégorie est un membre clairement
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représentatif de la catégorie : une phrase verbale est un cas
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prototypique de la phrase (par opposition à la phrase averbale), un nom
|
||
commun est plus prototypique de la catégorie du nom qu’un nom
|
||
propre, un déterminant simple comme l’article les dans les élèves
|
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est plus représentatif de la catégorie « déterminant » qu’un déterminant
|
||
complexe comme une foule de (une foule d’élèves sont arrivés), etc.
|
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||
Le présent ouvrage vise à outiller les professeurs pour les aider
|
||
à distinguer et à produire des structures prototypiques adaptées
|
||
et non erronées. Il a donc pour objectif d’aider les professeurs
|
||
à développer leur capacité à identifier les structures de la langue
|
||
française qui peuvent être analysées au moyen de la grammaire
|
||
scolaire. L’enjeu est ici de fournir les connaissances nécessaires
|
||
pour qu’ils soient en mesure d’exposer les élèves à ces structures
|
||
de base et d’éviter de les confronter à des cas trop complexes,
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qui sont hors de portée de la grammaire scolaire et qui requièrent,
|
||
pour leur description et leur analyse, des connaissances
|
||
linguistiques plus approfondies.
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||
Quand les élèves auront développé des capacités de catégorisation
|
||
fiables sur les cas prototypiques, à l’école élémentaire et au
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collège, ils pourront, au lycée, approcher les cas plus complexes
|
||
et développer leur esprit critique à l’égard de la catégorisation
|
||
grammaticale elle-même, tout en acquérant peu à peu l’aptitude
|
||
à percevoir les enjeux stylistiques des structures grammaticales.
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||
L’enseignement de la grammaire doit donc s’appuyer sur les cas
|
||
prototypiques, ce qui implique que les professeurs aient bien à
|
||
l’esprit que les activités grammaticales, les exemples et les exercices
|
||
doivent être adaptés à ce que la grammaire scolaire est en mesure
|
||
d’analyser : c’est une certaine partie de la langue française
|
||
qu’il convient de mobiliser pour l’enseignement de la grammaire.
|
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|
||
Ce volume constitue un ouvrage de référence pour les professeurs.
|
||
Il rappelle l’ensemble des notions à aborder aux cycles 2 et 3
|
||
et livre des recommandations utiles pour la conception d’exercices
|
||
et d’activités grammaticales adaptés à la classe.
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||
p. 4
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||
La grammaire du français du CP à la 6e
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||
Sommaire
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||
1 Organisation des chapitres
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2 Chapitre 1. Fonctions des mots
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et groupes de mots
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||
I La phrase p. 18
|
||
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||
A Définitions pour le professeur p. 18
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 19
|
||
C Repères pour une progression p. 19
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 20
|
||
1. Comment introduire la phrase ? p. 20
|
||
2. Des critères pour la manipulation p. 21
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 23
|
||
|
||
|
||
II Le groupe sujet : la fonction sujet p. 25
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 25
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 26
|
||
C Repères pour une progression p. 26
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 28
|
||
1. Une première approche fondée sur le sens (sémantique) p. 28
|
||
2. Une deuxième approche qui couple l’approche sémantique
|
||
avec une approche morphosyntaxique p. 28
|
||
3. Des critères pour la manipulation p. 29
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 31
|
||
|
||
|
||
III Le groupe verbal : les fonctions
|
||
complément d’objet et attribut p. 34
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 34
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 35
|
||
C Repères pour une progression p. 35
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 37
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 6
|
||
Sommaire
|
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||
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||
|
||
1. Une première approche fondée sur le sens (sémantique) p. 37
|
||
2. Une deuxième approche qui couple l’approche sémantique
|
||
avec une approche morphosyntaxique p. 38
|
||
3. Des critères pour la manipulation p. 39
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 41
|
||
|
||
|
||
IV Le groupe circonstanciel :
|
||
la fonction complément
|
||
circonstanciel p. 45
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 45
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 46
|
||
C Repères pour une progression p. 46
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 47
|
||
1. Une première approche fondée sur le sens (sémantique) p. 48
|
||
2. Une deuxième approche qui couple approche sémantique
|
||
et approche morphosyntaxique p. 49
|
||
3. Des critères pour la manipulation p. 49
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 50
|
||
|
||
|
||
V Le groupe nominal :
|
||
les fonctions épithète
|
||
et complément du nom p. 52
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 52
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 53
|
||
C Repères pour une progression p. 53
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 54
|
||
1. Une première approche fondée sur le sens (sémantique) p. 55
|
||
2. Une deuxième approche qui couple approche sémantique
|
||
et approche morphosyntaxique p. 56
|
||
3. Des critères pour la manipulation p. 56
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 58
|
||
|
||
|
||
VI Propositions pour la mise
|
||
en œuvre p. 60
|
||
|
||
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||
|
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|
||
p. 7
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
3 Chapitre 2. Nature des mots
|
||
et groupes de mots (1) : le nom,
|
||
le déterminant, l’adjectif
|
||
et le groupe nominal
|
||
|
||
I Le nom p. 72
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 72
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 72
|
||
1. La classe des noms p. 72
|
||
2. Le genre des noms p. 73
|
||
3. Le nombre des noms p. 73
|
||
C Repères pour une progression p. 73
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 75
|
||
1. Une première approche fondée sur le sens (sémantique) p. 75
|
||
2. Une deuxième approche fondée sur la forme des mots
|
||
(morphologie) p. 76
|
||
3. Une troisième approche fondée sur la place du nom
|
||
dans la construction de la phrase (syntaxe) p. 76
|
||
4. Des critères pour la manipulation p. 77
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 79
|
||
|
||
|
||
II Le déterminant p. 82
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 82
|
||
1. L’article p. 82
|
||
2. Le déterminant possessif p. 83
|
||
3. Le déterminant démonstratif p. 83
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 84
|
||
C Repères pour une progression p. 84
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 86
|
||
1. Une première approche fondée sur la forme des mots
|
||
(morphologie) p. 86
|
||
2. Une deuxième approche centrée sur l’accord
|
||
des déterminants avec les noms (morphosyntaxe) p. 86
|
||
3. Une approche fondée sur le sens des déterminants
|
||
(sémantique) p. 87
|
||
4. Une approche syntaxique p. 87
|
||
5. Des critères pour la manipulation p. 87
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 88
|
||
|
||
p. 8
|
||
Sommaire
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
III L’adjectif p. 92
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 92
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 92
|
||
C Repères pour une progression p. 93
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 94
|
||
1. Une première approche fondée sur le sens (sémantique) p. 94
|
||
2. Une deuxième approche fondée sur la syntaxe p. 95
|
||
3. Des critères pour la manipulation p. 95
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 96
|
||
|
||
|
||
IV Le groupe nominal p. 98
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 98
|
||
1. Les différents types de groupes nominaux p. 98
|
||
2. L’accord dans le groupe nominal p. 99
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 99
|
||
C Repères pour une progression p. 100
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 101
|
||
1. Une première approche sémantique p. 102
|
||
2. Une deuxième approche morphologique p. 102
|
||
3. Une troisième approche syntaxique p. 102
|
||
4. Des critères pour la manipulation p. 102
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 103
|
||
|
||
|
||
V Propositions pour la mise en œuvre p. 106
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
4 Chapitre 3. Le verbe
|
||
et le groupe verbal
|
||
|
||
I L’emploi des temps et des modes p. 120
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 120
|
||
1. Temps, aspect, mode p. 120
|
||
2. Discours et récit p. 121
|
||
3. Les temps du discours p. 122
|
||
4. Les temps du récit p. 124
|
||
5. Les valeurs modales des temps de l’indicatif p. 126
|
||
6. Participe passé et impératif p. 127
|
||
|
||
|
||
p. 9
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 128
|
||
1. Les valeurs des temps de l’indicatif p. 128
|
||
2. Les emplois du participe passé p. 129
|
||
3. Les valeurs du « présent » de l’impératif
|
||
(forme simple de l’impératif) p. 129
|
||
C Repères pour une progression p. 129
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 130
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 132
|
||
|
||
|
||
II Les propriétés du verbe p. 137
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 137
|
||
1. Propriétés sémantiques des verbes p. 137
|
||
2. L’accord sujet-verbe p. 138
|
||
3. La notion d’auxiliaire p. 138
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 139
|
||
C Repères pour une progression p. 139
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 140
|
||
1. Pour définir les propriétés du verbe p. 140
|
||
2. Pour introduire la notion d’auxiliaire p. 140
|
||
3. Pour identifier le verbe et ses caractéristiques p. 140
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 141
|
||
|
||
|
||
III La conjugaison du verbe
|
||
(morphologie verbale) p. 143
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 143
|
||
1. Structure de la conjugaison p. 143
|
||
2. Structure de la conjugaison des principaux temps simples p. 144
|
||
3. Structure de la conjugaison des temps composés p. 148
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 149
|
||
C Repères pour une progression p. 149
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 150
|
||
1. Pour identifier la morphologie verbale p. 150
|
||
2. Pour identifier la structure de la conjugaison
|
||
des principaux temps simples p. 150
|
||
3. Pour réaliser l’accord sujet-verbe p. 151
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 151
|
||
|
||
|
||
IV Propositions pour la mise en œuvre p. 155
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 10
|
||
Sommaire
|
||
|
||
|
||
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||
|
||
5 Chapitre 4. Nature des mots
|
||
et groupes de mots (2) :
|
||
prépositions, pronoms personnels,
|
||
conjonctions, adverbes
|
||
|
||
I La préposition et le groupe
|
||
prépositionnel p. 166
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 166
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 167
|
||
C Repères pour une progression p. 167
|
||
D Objectifs et démarches d’apprentissage p. 168
|
||
1. Une première approche fondée sur le sens (sémantique) p. 168
|
||
2. Une deuxième approche fondée sur la forme des mots
|
||
(morphologie) p. 169
|
||
3. Une troisième approche fondée sur la place de la préposition
|
||
dans la construction de la phrase (syntaxe) p. 169
|
||
4. Des critères pour la manipulation p. 169
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 170
|
||
|
||
|
||
II Le pronom personnel p. 172
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 172
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 173
|
||
C Repères pour une progression p. 174
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 175
|
||
1. Une première approche fondée sur la forme des mots
|
||
(morphologie) p. 175
|
||
2. Une deuxième approche fondée sur la morphosyntaxe p. 175
|
||
3. Une troisième approche fondée sur le sens
|
||
des pronoms personnels p. 176
|
||
4. Une quatrième approche syntaxique p. 176
|
||
5. Des critères pour la manipulation p. 176
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 177
|
||
|
||
|
||
III La conjonction p. 179
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 179
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 180
|
||
C Repères pour une progression p. 180
|
||
|
||
p. 11
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 181
|
||
1. Une première approche fondée sur la forme des mots
|
||
(morphologie) p. 182
|
||
2. Une deuxième approche fondée sur le sens (sémantique) p. 182
|
||
3. Une troisième approche fondée sur la place de la conjonction
|
||
dans la construction de la phrase (syntaxe) p. 183
|
||
4. Des critères pour la manipulation p. 184
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 184
|
||
|
||
|
||
IV L’adverbe p. 187
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 187
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 190
|
||
C Repères pour une progression p. 191
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 192
|
||
1. Une approche qui associe syntaxe et sémantique,
|
||
avant de devenir entièrement syntaxique p. 192
|
||
2. Des critères pour la manipulation p. 193
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 194
|
||
|
||
|
||
V Propositions pour la mise en œuvre p. 197
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
6 Chapitre 5. La phrase
|
||
et la proposition
|
||
|
||
I Introduction : phrase simple
|
||
et phrase complexe p. 210
|
||
|
||
A Phrase et proposition p. 210
|
||
B Phrase simple et phrase complexe p. 211
|
||
|
||
|
||
II Phrase complexe
|
||
par subordination p. 214
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 214
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 215
|
||
C Repères pour une progression p. 215
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 216
|
||
1. Une première approche fondée sur la forme
|
||
de la conjonction de subordination (morphologie) p. 216
|
||
|
||
p. 12
|
||
Sommaire
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
2. Une deuxième approche fondée sur le sens (sémantique) p. 217
|
||
3. Une troisième approche fondée sur la place
|
||
de la subordonnée dans la construction de la phrase (syntaxe) p. 217
|
||
4. Des critères pour la manipulation p. 218
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 219
|
||
|
||
|
||
III Phrase complexe par juxtaposition
|
||
et par coordination p. 221
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 221
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 222
|
||
C Repères pour une progression p. 222
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 223
|
||
1. Une première approche fondée sur le sens (sémantique) p. 223
|
||
2. Une seconde approche morphologique et syntaxique p. 224
|
||
3. Des critères pour la manipulation p. 224
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 225
|
||
|
||
|
||
IV Les types de phrases p. 227
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 227
|
||
1. Le type déclaratif p. 228
|
||
2. Le type impératif p. 228
|
||
3. Le type interrogatif p. 229
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 231
|
||
C Repères pour une progression p. 231
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 232
|
||
Des critères pour la manipulation p. 232
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 233
|
||
|
||
|
||
V Les formes de phrases p. 237
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur p. 237
|
||
1. La forme négative p. 237
|
||
2. La forme exclamative p. 238
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 239
|
||
C Repères pour une progression p. 240
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 241
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 241
|
||
|
||
|
||
VI Propositions pour la mise en œuvre p. 244
|
||
|
||
p. 13
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
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7 Chapitre 6. Lexique
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I Introduction : enjeux généraux
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de l’étude du lexique p. 252
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A La nature de l’étude du lexique p. 252
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B Les connexions entre les mots et les choses
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vs les connexions entre les mots p. 253
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||
II La morphologie lexicale p. 254
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A Définitions pour le professeur p. 254
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1. Les connexions entre éléments constitutifs des mots :
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la morphologie lexicale p. 254
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2. La combinatoire lexicale : combinaisons libres
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et combinaisons non libres p. 255
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||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 256
|
||
C Repères pour une progression p. 256
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||
D Démarches d’apprentissage p. 257
|
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1. Une première approche fondée sur la transparence
|
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des mots complexes p. 258
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||
2. Une deuxième approche : de la sémantique à la morphologie
|
||
p. 258
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||
E Sélection du corpus pour la séance p. 260
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||
III La sémantique lexicale p. 264
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A Définitions pour le professeur p. 264
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||
1. Les connexions de sens à extension variable :
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hyperonyme et hyponyme, dénomination de base,
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générique, et spécifique p. 264
|
||
2. Les connexions de sens à extension stable : la synonymie p. 265
|
||
B Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser p. 267
|
||
C Repères pour une progression p. 267
|
||
D Démarches d’apprentissage p. 268
|
||
1. Relations de similarité ou d’opposition entre mots
|
||
(synonymie, antonymie) p. 269
|
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2. Relations de similarité entre les différents sens
|
||
d’un mot (polysémie) p. 271
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||
3. Relations de forme entre les mots (homonymie) p. 272
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||
4. Relations conceptuelles entre les mots (champ lexical) p. 272
|
||
E Sélection du corpus pour la séance p. 273
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p. 14
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Sommaire
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IV Propositions pour la mise en œuvre p. 275
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1. Le verbe, son sujet et ses compléments p. 275
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2. Le nom et le groupe nominal p. 275
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3. Combinaisons et noms composés p. 276
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||
4. Synonymie p. 277
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5. Polysémie p. 278
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8 Annexes
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Annexe 1 Genre et nombre des adjectifs et des noms p. 286
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Annexe 2 La phrase complexe par juxtaposition et / ou
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coordination : structures principales p. 288
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Annexe 3 Les différentes sortes de combinaisons non libres p. 290
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Annexe 4 Les types de mots complexes p. 293
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||
Annexe 5 Les homonymes grammaticaux p. 303
|
||
Annexe 6 150 racines grecques usuelles p. 305
|
||
Annexe 7 150 racines latines usuelles p. 311
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Annexe 8 Lexique et histoire du français p. 316
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9 Bibliographie indicative
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pour l’approfondissement
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des notions grammaticales p. 325
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10 Index p. 329
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11 Liste des abréviations p. 336
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p. 15
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La grammaire du français du CP à la 6e
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Organisation
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des chapitres
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Tous les chapitres de cet ouvrage suivent une architecture unique dont
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le but est de faciliter l’expérience de lecture et de structurer les étapes
|
||
nécessaires à la mise en œuvre de l’enseignement de la grammaire à l’école.
|
||
Chaque notion est traitée selon cinq rubriques.
|
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||
• Définitions pour le professeur
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Cette rubrique détaille les notions que le professeur doit maîtriser
|
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avant de les enseigner.
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• Ce que les élèves doivent retenir et maîtriser
|
||
Il s’agit d’indiquer clairement les connaissances essentielles que
|
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les élèves doivent acquérir.
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• Repères pour une progression
|
||
Ces indications aident le professeur à définir des séances structurées
|
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et progressives.
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• Démarches d’apprentissage
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Dans cette section, des indications sont données pour introduire
|
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la notion et proposent des critères de manipulation pour y parvenir.
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• Sélection de corpus pour la séance
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||
Cette partie propose d’abord les structures à privilégier ou au contraire
|
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à écarter dans le cadre d’activités avec les élèves. Elle signale ensuite
|
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les points de vigilance que le professeur doit observer avant d’établir
|
||
son corpus de phrases.
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Les phrases pouvant être retenues sont écrites en noir, les formes
|
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à exclure sont écrites en bleu.
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• Chaque chapitre se termine par des propositions de mises en œuvre
|
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avec les élèves. Il s’agit d’un ensemble d’activités pour accompagner
|
||
la mise en œuvre de l’apprentissage de la notion grammaticale.
|
||
Ces propositions, non exhaustives, sont présentées en deux temps,
|
||
phase de découverte puis phase d’entraînement, pour chaque cycle.
|
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p. 16
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Chapitre 1
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Fonctions
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des mots
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et groupes
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de mots
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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I
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La phrase
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A Définitions pour le professeur
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La phrase est une suite de mots ordonnée.
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Typographiquement, elle commence par une majuscule et se termine par une
|
||
ponctuation finale (un point, un point d’interrogation, un point d’exclamation ou des
|
||
points de suspension).
|
||
|
||
Phonétiquement, elle est généralement délimitée par une pause plus longue
|
||
que celle séparant deux constituants d’une même phrase. Dans la séquence
|
||
Aujourd’hui, nous sommes dimanche. Je reste à la maison, la pause est plus
|
||
longue entre dimanche et Je qu’entre nous et sommes.
|
||
|
||
Sémantiquement, elle présente son contenu comme complet.
|
||
|
||
Syntaxiquement, elle est formée de plusieurs constituants hiérarchisés pré-
|
||
sentant chacun une nature et une fonction spécifiques : par leur nature, ceux-ci
|
||
appartiennent à une classe grammaticale donnée ; par leur fonction, ils jouent un
|
||
rôle spécifique dans la phrase.
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||
La phrase type se compose obligatoirement d’un groupe sujet (GS) et d’un
|
||
groupe verbal (GV). Sauf cas particulier, dans la phrase Le facteur distribue
|
||
le courrier, ni Le facteur ni distribue le courrier, employés seuls, ne constituent
|
||
une phrase. À titre d’exemples, Sors ! et Excellent, ce rôti ! sont des phrases
|
||
mais ne sont pas des phrases types.
|
||
|
||
La phrase peut comporter un ou plusieurs groupes circonstanciels (GC) appor-
|
||
tant des informations complémentaires, non obligatoires.
|
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||
On distingue la phrase simple, contenant une seule proposition (Le chat mange
|
||
ses croquettes), de la phrase complexe, contenant plusieurs propositions
|
||
(La souris se promène pendant que le chat mange ses croquettes).
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||
p. 18
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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||
Ce que les élèves doivent B
|
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retenir et maîtriser
|
||
Une phrase est une suite de mots commençant par une majuscule et se terminant
|
||
par une ponctuation finale (un point, un point d’interrogation, un point d’exclamation
|
||
ou des points de suspension). À l’oral, elle est délimitée par deux pauses.
|
||
|
||
Une phrase est composée de différents constituants (mots ou groupes de mots)
|
||
qui ont chacun une fonction spécifique. Ses trois constituants principaux sont
|
||
le groupe sujet (GS), le groupe verbal (GV) et, facultativement, le groupe circons-
|
||
tanciel (GC) : P = GS + GV (+ GC). Un constituant peut donc jouer le rôle de sujet,
|
||
le rôle de complément circonstanciel ou, dans le groupe verbal, le rôle de com-
|
||
plément d’objet direct, de complément d’objet indirect ou d’attribut du sujet.
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||
Une phrase peut être simple ou complexe.
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Repères pour une progression C
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Le travail sur l’identification de la phrase doit commencer dès le début du CP,
|
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pour permettre d’amorcer rapidement l’étude des différents constituants de la
|
||
phrase, qui, elle, s’échelonnera sur les deux cycles. Progressivement les élèves
|
||
comprennent que les constituants (mots ou groupes de mots) présentent chacun
|
||
une nature et une fonction spécifiques : par leur nature, ils appartiennent à une
|
||
classe grammaticale donnée ; par leur fonction, ils jouent un rôle spécifique
|
||
dans la phrase.
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Cycle 2
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L’élève prend conscience de la notion de phrase, à l’oral d’abord puis à l’écrit.
|
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Il comprend que la phrase est un groupe de mots ordonné, porteur de sens.
|
||
Il apprend à identifier de courtes phrases, à les distinguer des lignes. Pour cela,
|
||
il s’appuie sur les majuscules et la ponctuation, sur le sens ainsi que sur les pauses
|
||
à l’oral. Il est attentif à l’ordre des mots et apprend à repérer le sujet1 et le verbe.
|
||
À l’oral, il est capable de marquer les phrases en lisant à voix haute.
|
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1 Sans qu’on le spécifie explicitement, le sujet est entendu au sens de groupe sujet (GS). Par exemple,
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||
dans Le chat miaule, le sujet est Le chat et non pas chat.
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p. 19
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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Cycle 3
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Aux structures étudiées au cycle 2 s’ajoutent les notions suivantes : COD, COI,
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attribut du sujet, complément circonstanciel de temps, de lieu, de cause, phrase
|
||
complexe. Dès le CM1, la distinction entre nature et fonction doit être maîtrisée.
|
||
De nouvelles fonctions grammaticales sont progressivement introduites,
|
||
de manière à ce qu’à l’issue du cycle, les élèves puissent identifier et nommer
|
||
les principaux constituants de la phrase simple : le groupe sujet, le groupe
|
||
verbal (le COD, le COI, l’attribut du sujet) et le groupe circonstanciel. La phrase
|
||
complexe est introduite également progressivement.
|
||
En fin de cycle, les élèves distinguent clairement phrase simple et phrase complexe.
|
||
Ils identifient les trois groupes constitutifs de la phrase : le groupe sujet, le groupe
|
||
verbal (constituants obligatoires) et le groupe circonstanciel (constituant facultatif).
|
||
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||
CM1 L’élève connaît la distinction entre nature et fonction. Il sait repérer le sujet
|
||
(pronom ou groupe nominal), et même lorsque celui-ci est constitué de plusieurs
|
||
noms ou groupes nominaux. Il peut identifier les compléments circonstanciels et,
|
||
au sein du groupe verbal, les compléments d’objet. Il commence à se familiariser
|
||
avec les phrases complexes.
|
||
|
||
CM2 L’élève peut repérer le sujet, même quand il est inversé dans l’interroga-
|
||
tion ou dans la phrase déclarative. Il apprend à reconnaître l’attribut du sujet.
|
||
Il commence à identifier les différents types de compléments d’objet (COD et COI)
|
||
et les trois compléments circonstanciels (temps, lieu, cause). Enfin, il apprend à
|
||
distinguer phrase simple et phrase complexe (par coordination et par juxtaposi-
|
||
tion) à partir du nombre de verbes (conjugués à un mode personnel, ce qui exclut
|
||
l’infinitif et le participe).
|
||
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||
6e L’élève peut identifier les différents constituants de la phrase simple – groupe
|
||
sujet, groupe verbal, groupe circonstanciel – dans des situations plus complexes.
|
||
Il peut distinguer phrase simple et phrase complexe (par coordination, par jux-
|
||
taposition et par subordination) en repérant non plus seulement les verbes mais
|
||
les propositions.
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||
D Démarches d’apprentissage.
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Comment faire identifier la phrase ?
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1. Comment introduire la phrase ?
|
||
Pour que les élèves prennent conscience qu’une langue présente une organisa-
|
||
tion grammaticale particulière, il faut leur faire comprendre que cette langue
|
||
se structure de manière hiérarchisée, que certains constituants sont inclus ou
|
||
imbriqués dans d’autres. Par exemple, une proposition subordonnée est incluse
|
||
dans une phrase, un complément du nom est inclus dans un groupe nominal, etc.
|
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p. 20
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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le chat de la voisine
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complément du nom
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groupe nominal
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Le chat guette la souris quand elle est dans le jardin.
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proposition subordonnée
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phrase
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||
Or, la phrase est la structure fondamentale à partir de laquelle les autres
|
||
constituants peuvent être définis. La phrase est donc la première notion que l’on
|
||
doit aborder en grammaire.
|
||
|
||
On a noté que la phrase présente son contenu comme complet du point de vue
|
||
sémantique. Il convient toutefois d’éviter de partir du seul sens en disant aux
|
||
élèves que la phrase décrit une « situation complète », car la situation décrite par
|
||
exemple par Le chat mange ses croquettes n’est pas plus complète que celle
|
||
décrite par Le chat mange ses croquettes et la souris s’amuse. Ce n’est pas la
|
||
réalité décrite par la phrase qui est « complète », mais c’est l’image que la phrase
|
||
donne de cette réalité. Comme une photographie, c’est la phrase qui découpe
|
||
une portion de réalité et la présente comme complète, comme autonome.
|
||
|
||
Pour présenter la phrase, on commence donc par en examiner les indices
|
||
formels. À l’écrit, il s’agit des majuscules et de la ponctuation finale (point, point
|
||
d’interrogation, point d’exclamation ou points de suspension). À l’oral, il s’agit
|
||
des pauses « longues » entre les phrases, plus longues que celles produites par
|
||
les virgules, et de l’intonation descendante en fin de phrase. Ces observations
|
||
mènent à une réflexion sur le sens de la phrase : celle-ci permet de présenter
|
||
une situation comme complète.
|
||
|
||
On peut alors commencer à examiner l’organisation interne de la phrase,
|
||
mettre au jour ses différents constituants, leurs rôles respectifs. Le professeur
|
||
sensibilise ainsi progressivement les élèves à la distinction entre nature et
|
||
fonction. Les élèves prennent conscience qu’un élément d’une nature donnée
|
||
peut avoir plusieurs fonctions, et qu’inversement, une même fonction peut être
|
||
assurée par des éléments de natures diverses.
|
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||
2. Des critères pour la manipulation
|
||
Pour faire repérer les phrases aux élèves, on s’appuie tout d’abord sur les
|
||
indices formels : à l’écrit, les majuscules et la ponctuation finale ; à l’oral, les
|
||
pauses relativement longues (plus longues en tout cas que celles qui peuvent
|
||
séparer deux constituants d’une même phrase). On les sensibilise aussi au fait
|
||
que la phrase est porteuse de sens. On peut éventuellement s’appuyer sur la
|
||
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||
p. 21
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
question « Que se passe-t-il ? » pour isoler les phrases, mais en étant attentif au
|
||
fait que cette question ne s’applique qu’aux phrases contenant un verbe d’action.
|
||
|
||
Dès le début du cycle 2, plusieurs manipulations syntaxiques peuvent être
|
||
proposées aux élèves pour leur faire prendre conscience de la notion de phrase.
|
||
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||
• Leur montrer tout d’abord qu’on ne met pas de majuscule et de point n’importe
|
||
où, que n’importe quelle suite de mots entre une majuscule et une ponctuation
|
||
finale (*Le chat mange ses.2) ne forme pas nécessairement une phrase, car
|
||
la phrase est porteuse de sens, de cohérence, et respecte certaines règles de
|
||
bonne formation.
|
||
|
||
• Leur montrer que l’ordre des mots compte dans une phrase. Cette propriété –
|
||
le fait que les mots dans une phrase ne peuvent pas être mis dans n’importe
|
||
quel ordre – est connue intuitivement des élèves ; on se contentera donc de la
|
||
relever sans insister sur ce point.
|
||
|
||
• Pour leur faire prendre conscience de la notion de constituants, leur mon-
|
||
trer que ceux-ci, lorsqu’ils sont composés de plusieurs mots, peuvent
|
||
être remplacés par un seul mot (La maîtresse raconte une histoire
|
||
aux enfants ➔ Elle raconte une histoire aux enfants ➔ Elle la raconte
|
||
aux enfants ➔ Elle leur raconte une histoire). En revanche, une histoire aux
|
||
ne peut pas être remplacé par un seul mot, parce que ces mots ne forment
|
||
pas un constituant de la phrase.
|
||
|
||
• Les inviter à déplacer ensuite les constituants pour montrer que leur place
|
||
peut jouer un rôle dans la définition de leur fonction et changer ainsi le sens
|
||
de la phrase (Éva aime Noé vs Noé aime Éva). Attention, cela n’est pas
|
||
vrai de tous les constituants, car les compléments circonstanciels sont
|
||
déplaçables sans changement de sens.
|
||
|
||
• On peut également montrer qu’une phrase peut rester grammaticalement
|
||
correcte si on ajoute ou si on retire certains compléments du verbe, pour
|
||
faire prendre conscience aux élèves des diverses constructions possibles
|
||
d’un verbe (Le père donne un livre aux enfants vs Le père donne un livre ;
|
||
Le garçon joue vs Le garçon joue aux billes).
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||
2 Dans tout l’ouvrage, l’usage de l’astérisque avant une phrase ou une expression signale
|
||
une formulation fautive.
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p. 22
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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||
Sélection du corpus pour la séance3 E
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||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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||
être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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EXEMPLES
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RECOMMANDATIONS
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POUR LES CORPUS
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Types de phrases
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Au début de la découverte, Le chat grimpe sur l’arbre.
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privilégier les phrases
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||
déclaratives simples
|
||
sans négation et susceptibles
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||
d’être illustrées
|
||
par un support visuel.
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Puis introduire les phrases Zoé, range tes jouets !
|
||
impératives sans inversion
|
||
de l’apposition.
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Enfin, introduire les phrases Veux-tu jouer avec moi ?
|
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interrogatives, qui elles,
|
||
présentent typiquement
|
||
une inversion du sujet.
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Valeur sémantique du sujet et du verbe
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Au début de la découverte, La maison est grande.
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sélectionner des phrases L’enfant joue.
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comportant un sujet
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concret et un verbe attributif
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ou un verbe d’action.
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Pour faciliter la découverte
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de la notion de phrase,
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exclure les noms abstraits.
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3 Dans cette rubrique de l’ouvrage, les indications de corpus ne concernent que les notions
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||
au programme des cycles 2 et 3.
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p. 23
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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Structure des phrases présentées
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Proposer d’abord des phrases Le chat miaule.
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à deux constituants, Le chien aboie.
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avec un GV se réduisant
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au seul verbe.
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Puis choisir des phrases Le chat surveille la souris.
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dont le second constituant, Le chat est noir.
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le GV, comporte un COD
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ou un attribut du sujet.
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Enfin, introduire le CC. En été, les fleurs sont superbes.
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Au cycle 2, travailler
|
||
exclusivement sur la phrase
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simple.
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Aborder la phrase complexe
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au cycle 3.
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p. 24
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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Le groupe sujet : II
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la fonction sujet
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Définitions pour le professeur A
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Syntaxiquement, le sujet détermine l’accord du verbe en personne et en nombre,
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et en genre pour certains participes passés (Mes sœurs arrivent ; Mes frères
|
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sont arrivés).
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||
Sémantiquement, dans la phrase active, quand le verbe décrit une action,
|
||
le sujet désigne l’entité qui réalise l’action exprimée par le verbe (Éva mange
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un gâteau). Quand le verbe décrit un état 4 , le sujet désigne l’entité qui est dans
|
||
cet état (La maison est grande).
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||
Le sujet peut être un pronom (Il est dans le jardin) ou un groupe nominal
|
||
(Les élèves sont dans la cour ; Jean est dans le jardin) 5 .
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||
Le sujet est obligatoire, sauf cas très particulier. Il précède généralement
|
||
le verbe dans la phrase déclarative.
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||
Remarque
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L’expression « groupe sujet » signifie « groupe (de mots) qui a la fonction sujet ».
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||
On peut donc indifféremment utiliser « sujet » ou « groupe sujet » : les deux
|
||
dénominations sont synonymes. Cependant, l’expression « groupe sujet » attire
|
||
l’attention sur le fait que les fonctions concernent généralement des groupes
|
||
de mots et non pas des mots isolés. C’est bien La maison qui est sujet dans
|
||
La maison est grande et non pas le nom maison seul.
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||
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4 On parle dans ce cas de « verbe attributif ».
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5 Le sujet peut également avoir d’autres natures, mais qui ne seront pas abordées aux cycles 2 et 3
|
||
(proposition : Qu’il soit venu est surprenant ; Qui se ressemble s’assemble, groupe infinitif : Jouer du piano
|
||
me repose, etc.).
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p. 25
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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B Ce que les élèves doivent
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retenir et maîtriser
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Sémantiquement, dans la phrase active, quand le verbe décrit une action,
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le groupe sujet désigne l’entité qui réalise l’action exprimée par le verbe
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(Éva mange un gâteau) ; quand le verbe décrit un état, le sujet désigne l’entité
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qui est dans cet état (La maison est grande).
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Syntaxiquement, le sujet détermine l’accord du verbe en personne, en nombre
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et en genre (Mes amies sont arrivées).
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Le sujet peut être :
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• un pronom :
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Il est venu.
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• ou un groupe nominal :
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Les enfants sont dans le jardin.
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Jean est dans le jardin.
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Le groupe sujet précède généralement le verbe dans la phrase déclarative.
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C Repères pour une progression
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Cycle 2
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Dans les situations simples, l’élève peut reconnaître le sujet. Il doit prendre
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conscience que le sujet et le verbe fonctionnent ensemble, sur le plan du sens
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comme de la morphosyntaxe : sémantiquement, l’entité désignée par le sujet
|
||
effectue l’action décrite par le verbe ; morphosyntaxiquement, le sujet donne
|
||
au verbe ses marques de personne et de nombre, voire de genre. Cette prise
|
||
de conscience passe par des exercices de substitution d’un sujet par un autre,
|
||
que l’élève effectue de plus en plus facilement. L’élève apprend également
|
||
progressivement à identifier la nature du sujet, en repérant s’il s’agit d’un
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groupe nominal ou d’un pronom personnel.
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L’élève identifie, dans la phrase déclarative, le groupe sujet et la fonction sujet
|
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sous la forme :
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• nom propre :
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Tigrou miaule.
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• article (in)défini + nom commun :
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Un / Le chat miaule.
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• article (in)défini + adjectif + nom commun :
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Un / Le petit chat miaule.
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p. 26
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Fonctions des mots et groupes de mots 1
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• article (in)défini + nom commun + adjectif :
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Un / Le chat blanc miaule.
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• pronom personnel :
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Il miaule.
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À l’issue du cycle 2, l’élève reconnaît le groupe sujet dans des situations ne
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présentant pas de difficulté particulière, c’est-à-dire quand le sujet est placé
|
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directement devant le verbe et quand il présente une forme simple (pronom
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personnel ou groupe nominal).
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Cycle 3
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CM1 Dans une phrase courte, l’élève identifie le sujet (placé devant le verbe),
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y compris lorsqu’il est composé de plusieurs GN, et quelle que soit sa classe
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(groupe nominal, pronom). Il maîtrise désormais l’accord du verbe avec son
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sujet, et effectue avec aisance des exercices de substitution d’un groupe sujet
|
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par un autre.
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CM2-6e L’élève peut identifier le sujet, quelles que soient sa forme et sa longueur,
|
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y compris lorsque celui-ci est placé après le verbe, comme dans les phrases
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interrogatives (Aimes-tu le chocolat ?) ou dans certaines phrases déclaratives
|
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(Au loin brille la lumière d’un phare). Il maîtrise également l’accord du verbe
|
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avec le sujet, même quand celui-ci est inversé.
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||
L’élève identifie, dans la phrase déclarative, le groupe sujet et la fonction sujet
|
||
sous la forme :
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• déterminant possessif / démonstratif + nom commun :
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Mon / Ce chat miaule.
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• déterminant possessif / démonstratif + adjectif + nom commun :
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Mon / Ce petit chat miaule.
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||
• déterminant possessif / démonstratif + nom commun + adjectif :
|
||
Mon / Ce chat blanc miaule.
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||
• déterminant (+ adjectif) + nom commun (+ adjectif) + GNP6 complément du nom :
|
||
Le (petit) chat (noir) de mon voisin miaule.
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||
Ce (court) devoir de mathématiques est facile.
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||
Mon cahier (bleu) de mathématiques est sur la table.
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||
À l’issue du cycle 3, l’élève est capable d’identifier le sujet dans des situations
|
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plus difficiles, notamment lorsqu’il est placé derrière le verbe, ou lorsqu’il
|
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contient plusieurs noms.
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6 GNP : groupe nominal prépositionnel (voir chapitre 4, p. 165).
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p. 27
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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D Démarches d’apprentissage.
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Comment faire identifier
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le groupe sujet ?
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Avec le groupe verbal, le groupe sujet est le constituant le plus important de la
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phrase. La fonction sujet doit donc être introduite très rapidement, dès le début
|
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du cycle 2, dans le cadre de l’étude de la phrase.
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1. Une première approche
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fondée sur le sens (sémantique)7
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Dans la phrase active, le groupe sujet – ou constituant occupant la fonction
|
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sujet – désigne l’entité qui réalise l’action décrite par le verbe lorsque celui-ci est
|
||
un verbe d’action, ou l’entité qui est dans l’état décrit par le verbe lorsque celui-ci
|
||
est un verbe attributif.
|
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Au cycle 2, on est attentif à présenter aux élèves des cas de sujets prototypiques,
|
||
c’est-à-dire des phrases dont le verbe exprime clairement une action, et dont
|
||
le sujet peut donc être décrit sans hésitation comme le constituant désignant
|
||
l’entité qui accomplit l’action décrite par le verbe (Le chat joue avec la pelote de
|
||
laine ; Les parents achètent le journal).
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||
On peut progressivement introduire des phrases comportant un verbe attributif
|
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comme être (Le chat est noir) mais aussi sembler (La maison semble grande),
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ou rester (Léo reste calme).
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2. Une deuxième approche qui couple
|
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l’approche sémantique avec une approche
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morphosyntaxique
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Les élèves prennent conscience du fait que le groupe sujet donne ses marques
|
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de personne et de nombre, voire de genre, au verbe. Cette propriété peut être
|
||
vue comme une réalisation morphosyntaxique de la cohésion sémantique entre
|
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le sujet et le verbe.
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Dans les premiers temps, on se focalise sur des formes verbales simples, par
|
||
exemple au présent ou à l’imparfait, ne présentant pas de participe passé, et l’on
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||
7 D’une manière générale pour l’ensemble du volume, les différentes approches d’apprentissage
|
||
suggérées sont présentées dans un ordre croissant de difficulté. Ces approches, par ailleurs
|
||
complémentaires, ne s’excluent pas l’une l’autre et ont vocation à être successivement mises en œuvre.
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p. 28
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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insiste donc surtout sur les marques de personne et de nombre données par le
|
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sujet à son verbe. La dimension morphosyntaxique du sujet (le fait de donner au
|
||
verbe ses marques de personne, de nombre, voire de genre) est cruciale bien
|
||
qu’elle soit présentée dans un second temps, car c’est le seul critère définitoire
|
||
qui ne souffre aucune exception.
|
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|
||
En parallèle, il convient également de sensibiliser les élèves au fait que le groupe
|
||
sujet peut présenter des natures grammaticales diverses, pour les aider à
|
||
distinguer clairement nature grammaticale et fonction grammaticale. Dès le
|
||
CP, on peut ainsi proposer des phrases ayant pour sujet un pronom personnel
|
||
(Elle regarde les oiseaux) ou un groupe nominal (Zoé récite sa leçon ; Mes sœurs
|
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ont regardé le match).
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3. Des critères pour la manipulation
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• Dans le cadre de l’approche sémantique du sujet, on incite les élèves à se
|
||
demander qui désigne, ou, plus précisément, par quel constituant est désigné
|
||
celui qui effectue l’action décrite par le verbe (s’il s’agit d’un verbe d’action) ou
|
||
est dans l’état décrit par le verbe (s’il s’agit d’un verbe attributif).
|
||
|
||
On peut s’appuyer sur les tests suivants :
|
||
– le groupe sujet est le seul constituant qui répond à l’interrogation « qui
|
||
est-ce qui ? » s’il s’agit d’un être animé ou « qu’est-ce qui ? » s’il ne s’agit pas
|
||
d’un être animé.
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Animé : Qui est-ce qui miaule ? ➔ Le chat miaule.
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sujet
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Inanimé : Qu’est-ce qui grince ? ➔ La porte grince.
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sujet
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||
– le groupe sujet est le seul constituant qui peut être extrait de la phrase
|
||
par la formule « c’est… qui » (Le chien aboie ➔ C’est le chien qui aboie).
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||
Animé : C’est le chat qui miaule ➔ Le chat miaule.
|
||
sujet
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||
Inanimé : C’est la porte qui grince ➔ La porte grince.
|
||
sujet
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p. 29
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||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
• Dans le cadre d’une approche morphosyntaxique du sujet qui seconde très
|
||
rapidement l’approche sémantique, on incite les élèves à observer quel consti-
|
||
tuant donne ses marques de personne et de nombre (voire de genre) au verbe.
|
||
|
||
On s’appuie également sur des tests de transformation fondés sur les intui-
|
||
tions grammaticales des élèves : on fait varier la personne ou le nombre, voire
|
||
le genre du sujet et on leur demande de modifier le verbe en conséquence,
|
||
pour qu’ils prennent bien conscience de ce lien morphosyntaxique entre
|
||
le sujet et le verbe. Ces transformations du verbe sont à la fois visibles et
|
||
audibles (J’aime le chocolat ➔ Nous aimons le chocolat).
|
||
|
||
• Pour faire repérer le sujet aux élèves, un autre critère peut être utilisé :
|
||
le sujet est difficilement effaçable. Ce critère est cependant à manier avec
|
||
précaution car :
|
||
– d’autres constituants sont également difficilement effaçables selon les
|
||
contextes (Marie m’a donné un bonbon ➔ *Marie m’a donné) ;
|
||
– le sujet peut être supprimé dans certains contextes où il est facilement
|
||
restituable, par exemple lorsqu’il est en facteur commun dans des
|
||
structures juxtaposées ou coordonnées (Hugo est arrivé, a retiré son
|
||
manteau et a salué la maîtresse) ;
|
||
– enfin, l’absence de sujet peut être structurelle. Le sujet n’est pas exprimé,
|
||
même s’il est présent sémantiquement et peut donner des marques
|
||
morphologiques à certains constituants. C’est le cas notamment dans les
|
||
impératifs (Rendez-moi cette lettre !).
|
||
|
||
• Pour aider les élèves à repérer le sujet, on peut enfin s’appuyer sur la place du
|
||
sujet, c’est-à-dire sur le fait que dans la phrase déclarative, celui-ci précède
|
||
généralement le verbe. Ce critère est à manier avec précaution car :
|
||
– le sujet peut être séparé du verbe par d’autres constituants : un complé-
|
||
ment circonstanciel (Sarah, de loin, regarde les bateaux) ; l’adverbe de
|
||
négation ne (Mes amis ne jouent pas sans moi) ; un, voire deux pronoms
|
||
personnels compléments (Nous le lui avons donné hier) ;
|
||
– le sujet peut parfois être placé après le verbe, notamment après certains
|
||
adverbes (Ainsi fit le chat).
|
||
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p. 30
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Valeur sémantique du sujet
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Au cycle 2, présenter des cas Le chat joue avec la pelote
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de sujets prototypiques, de laine.
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||
c’est-à-dire de sujets désignant Les parents achètent
|
||
nettement une entité active, le journal.
|
||
responsable de l’action décrite
|
||
par le verbe.
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||
Éviter au cycle 2 les verbes La sauce tomate va avec
|
||
exprimant moins nettement les pâtes.
|
||
une action ou ceux dont L’église domine la vallée.
|
||
il est moins clair que le sujet Enzo a reçu un cadeau.
|
||
accomplit l’action. Le stylo écrit bien.
|
||
|
||
|
||
Introduire progressivement Le chat est noir.
|
||
des phrases comportant La maison semble grande.
|
||
un verbe attributif comme Théo reste calme.
|
||
être, sembler ou rester.
|
||
|
||
|
||
Au cycle 3, présenter Enzo a reçu un cadeau.
|
||
des phrases contenant
|
||
un verbe d’action dont le sujet
|
||
est moins nettement actif.
|
||
|
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|
||
Nature grammaticale du sujet
|
||
Au début du cycle 2, Zoé joue.
|
||
ne présenter comme sujet Le chat miaule.
|
||
que des groupes nominaux Elle arrose les fleurs.
|
||
à un seul constituant,
|
||
des groupes nominaux composés
|
||
d’un déterminant et d’un nom
|
||
ou des pronoms personnels.
|
||
|
||
|
||
Au cours du cycle 2, étoffer Le petit chat miaule.
|
||
progressivement par un
|
||
adjectif les groupes nominaux
|
||
présentés comme sujets.
|
||
|
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p. 31
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||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
Au début du cycle 3, étoffer les Le chat de la maison miaule.
|
||
groupes nominaux présentés
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||
comme sujets en présentant
|
||
des groupes nominaux
|
||
comprenant un complément
|
||
du nom.
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Place du sujet par rapport au verbe
|
||
Au cycle 2, proposer La lumière d’un phare
|
||
en priorité des phrases brille au loin.
|
||
dont le sujet est placé Au loin brille la lumière
|
||
directement devant le verbe. d’un phare.
|
||
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||
|
||
Introduire progressivement Où est passé le chat / Tom ?
|
||
des phrases interrogatives Veux-tu venir avec nous ?
|
||
dont le sujet peut être placé Où le chat / Tom est-il passé ?
|
||
derrière le verbe, voire
|
||
redoublé par un pronom
|
||
lorsqu’il s’agit d’un nom propre
|
||
ou d’un groupe nominal.
|
||
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||
|
||
Éviter les phrases où le sujet La lumière d’un phare
|
||
est séparé du verbe brille au loin.
|
||
par un autre constituant : La lumière d’un phare,
|
||
un complément circonstanciel, au loin, brille.
|
||
l’adverbe de négation ne
|
||
ou un ou plusieurs pronoms Elle est prête.
|
||
compléments. Elle n’est pas prête.
|
||
|
||
Nous avons donné le livre
|
||
à Marie hier.
|
||
Nous le lui avons donné hier.
|
||
|
||
Au cycle 3, montrer que Au loin brille la lumière
|
||
le groupe sujet peut parfois d’un phare.
|
||
être placé après le verbe Soit un triangle équilatéral.
|
||
dans les phrases déclaratives, Ainsi fit le chat.
|
||
dans le discours pédagogique
|
||
ou après certains adverbes.
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p. 32
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
|
||
|
||
Montrer également au cycle 3 La lumière d’un phare, au loin,
|
||
que le groupe sujet peut brille.
|
||
éventuellement être séparé du Louise n’est toujours pas
|
||
verbe par un autre constituant prête.
|
||
(un complément circonstanciel, Nous le lui avons donné hier.
|
||
l’adverbe de négation ne
|
||
ou bien un ou plusieurs
|
||
pronoms compléments).
|
||
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||
|
||
Sensibiliser les élèves au fait qu’un groupe nominal précédant un verbe
|
||
à l’impératif n’est pas le sujet de ce verbe, car, dans une phrase
|
||
impérative, le sujet n’est pas exprimé.
|
||
Dans Pierre, ferme la porte !, Pierre n’est pas le sujet du verbe ferme
|
||
mais une apostrophe.
|
||
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||
p. 33
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
III
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||
Le groupe verbal :
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||
les fonctions
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complément d’objet
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||
et attribut
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||
A Définitions pour le professeur
|
||
Le groupe verbal (GV) se compose d’un verbe et éventuellement d’un ou plu-
|
||
sieurs constituants : un complément d’objet direct (COD), un complément d’objet
|
||
indirect (COI) ou un attribut du sujet.
|
||
|
||
Le verbe est dit attributif s’il s’agit du verbe être ou d’un verbe équivalent
|
||
apportant éventuellement une nuance de sens supplémentaire comme rester ou
|
||
sembler 8 . Dans ce cas, il est accompagné d’un constituant appelé attribut du
|
||
sujet, qui permet de catégoriser l’entité désignée par le sujet ou d’en exprimer
|
||
une propriété. L’attribut du sujet peut être un adjectif (Sophie semble heureuse)
|
||
ou un groupe nominal (Sophie est médecin).
|
||
|
||
Si le verbe n’est pas attributif, il peut être seul, accompagné d’un COD, d’un COI
|
||
ou bien des deux.
|
||
|
||
Le COD peut être un groupe nominal (Lisa mange un gâteau ; Lisa regarde
|
||
Antoine) ou un pronom personnel (Lisa les regarde).
|
||
|
||
Le COI peut être un groupe nominal prépositionnel (Noam parle à sa sœur ;
|
||
Noam donne un jouet à Théo), un pronom personnel précédé d’une préposition
|
||
(Noam parle d’elle) ou un pronom personnel (Noam lui parle).
|
||
|
||
Les compléments d’objet – COD et COI – sont impliqués par le sens du verbe
|
||
(Antony mange un gâteau ; Zoé va à Paris). En cela, ils se distinguent des com-
|
||
pléments circonstanciels (CC), qui donnent des informations complémentaires
|
||
au sujet de l’événement décrit par l’ensemble GS + GV mais n’entretiennent pas
|
||
de rapport de sens nécessaire avec le verbe (Louise est rentrée à huit heures ;
|
||
Valentin joue aux voitures dans sa chambre).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
8 Parmi les verbes attributifs, on se limitera au cycle 3 à être, rester et sembler en excluant
|
||
paraître et devenir, dont la conjugaison relève du cycle 4.
|
||
|
||
|
||
p. 34
|
||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
|
||
|
||
Ce que les élèves doivent B
|
||
retenir et maîtriser
|
||
Le groupe verbal (GV) peut présenter les formes suivantes 9 :
|
||
• verbe :
|
||
Marie mange.
|
||
Le chat miaule.
|
||
• verbe attributif + attribut du sujet :
|
||
Sophie est médecin.
|
||
Sophie semble intelligente.
|
||
• verbe + COD :
|
||
Lisa mange un gâteau.
|
||
Lisa le mange.
|
||
• verbe + COD + COI :
|
||
Élise envoie une lettre à sa sœur.
|
||
Diego accepte un cadeau de son père.
|
||
• verbe + COI :
|
||
Noam parle à sa sœur.
|
||
Noam lui parle.
|
||
Noam parle d’elle.
|
||
• verbe + COI + COI :
|
||
Benjamin parle de ses vacances à ses amis.
|
||
|
||
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||
|
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|
||
Repères pour une progression C
|
||
|
||
Cycle 2
|
||
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||
CP-CE1-CE2 L’élève apprend à repérer les différents constituants du GV,
|
||
sans encore précisément les identifier, c’est-à-dire sans distinguer les fonctions
|
||
COD, COI et attribut. Il ne maîtrise pas encore la notion de GV.
|
||
|
||
À l’issue du cycle 2, l’élève n’est pas encore capable d’identifier le GV en
|
||
tant que tel, mais il repère ses différents constituants : le verbe d’une part,
|
||
les compléments d’objet et l’attribut d’autre part (sans que ces fonctions soient
|
||
nommées). L’élève est capable de remarquer que certains mots « vont avec
|
||
le verbe ». Par exemple, dans Lisa mange un gâteau, un gâteau « va avec »
|
||
le verbe manger.
|
||
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||
|
||
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||
|
||
9 Le terme « verbe » renvoie ici uniquement aux verbes non attributifs.
|
||
|
||
|
||
p. 35
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
Cycle 3
|
||
|
||
L’élève apprend à identifier le GV et à distinguer les constituants qui en font
|
||
partie de ceux qui ne s’y trouvent pas. Il identifie également progressivement les
|
||
caractéristiques respectives de chaque constituant du GV et sait les nommer.
|
||
La notion de groupe verbal est introduite dès le CM1, après la notion de groupe
|
||
sujet. Les différents constituants du GV et les fonctions qui leur sont attachées
|
||
sont ensuite abordés et distingués progressivement.
|
||
|
||
CM1 L’élève apprend à identifier le GV et à distinguer les constituants se trouvant
|
||
dans le GV de ceux qui n’y sont pas. Les compléments d’objet ne sont pas distingués :
|
||
on dit « complément d’objet » aussi bien pour le COD que pour le COI. L’introduction
|
||
de la différence entre le GV avec un COD, le GV avec un COI et le GV avec deux com-
|
||
pléments (COD et COI) est possible si les élèves perçoivent une différence entre COD
|
||
et COI mais n’est systématisée qu’au CM2. La fonction attribut du sujet n’est pas
|
||
étudiée pour éviter la confusion possible avec le complément d’objet.
|
||
|
||
CM2 L’élève apprend à distinguer et à nommer les différents constituants du
|
||
GV : le COD d’abord, puis le COI et l’attribut du sujet (en évitant que dans une
|
||
phrase comme Sophie est médecin, le nom médecin soit analysé comme un
|
||
COD et non comme un attribut) 10 . Le pronom personnel objet de fonction COD est
|
||
introduit progressivement, en évitant, pour la troisième personne, tout risque
|
||
de confusion avec l’article défini (le, la, les). Enfin, le sujet inversé est introduit,
|
||
progressivement identifié et maîtrisé.
|
||
|
||
6e L’élève n’a plus de difficulté à distinguer et à nommer les différents consti-
|
||
tuants du GV. Il connaît précisément leurs caractéristiques respectives. On pro-
|
||
pose à l’analyse des GV comprenant des constituants de fonction COD, COI
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||
et attribut d’une longueur de plus en plus grande (groupes nominaux compre-
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nant des expansions nominales, groupes adjectivaux comprenant des adverbes).
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L’élève identifie, dans la phrase simple, le groupe verbal sous la forme :
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• GV = V :
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Le facteur travaille ; Le facteur parle.
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• GV = V + GN COD :
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Le facteur distribue le courrier.
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• GV = V + GNP COI :
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Le facteur parle à sa collègue ; Le facteur va à Paris.
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• GV = V + GN COD + GNP COI :
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Le facteur donne une lettre à ma voisine.
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• GV = V + GNP COI + GNP COI :
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Le facteur parle de ses vacances à sa collègue.
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• GV = V + attribut du sujet :
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Le chat est blanc ; Jean est médecin.
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10 Dans le cas du COD (Jean mange un gâteau), il y a deux entités distinctes : Jean et un gâteau.
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Dans le cas de l’attribut du sujet (Jean est médecin ; Le chat est petit), il y a une seule entité, car Jean
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est le médecin et le chat est petit. La distinction peut aussi être fondée sur la valeur d’identification du verbe
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attributif.
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Fonctions des mots et groupes de mots 1
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Démarches d’apprentissage. D
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Comment faire identifier
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les fonctions complément d’objet
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et attribut dans le groupe verbal ?
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1. Une première approche fondée
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sur le sens (sémantique)
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Les fonctions complément d’objet et attribut du sujet, que l’on commence à abor-
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der au cycle 3, peuvent faire l’objet d’une première approche fondée sur le sens.
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• Pour distinguer les CO des CC, il convient de montrer que les CO sont impli-
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qués par le sens du verbe, contrairement aux CC. Par exemple, le verbe
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manger implique un COD dont le sens est compatible avec le sens de manger
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(Antony mange un gâteau ; Le lapin mange une carotte). De même, le com-
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plément du verbe aller est un COI et non un CC parce que le sens du verbe
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implique une destination (Zoé va à Paris) 11 .
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• Pour distinguer le COD du sujet, on met en évidence le fait que le COD désigne
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généralement l’entité qui subit l’action exprimée par le verbe (Jean mange un
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gâteau), tandis que le sujet, dans la phrase active, désigne plutôt l’entité qui
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réalise l’action décrite par le verbe (Jean mange un gâteau).
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• L’attribut du sujet indique quant à lui une propriété, un état du sujet, ou
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permet de catégoriser celui-ci (Alice est grande ; Alice est médecin).
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Ainsi, le professeur peut souligner que contrairement au CO, l’attribut du
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sujet n’introduit pas de nouvelle entité mais se contente de donner une
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caractéristique de l’entité exprimée par le sujet.
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Sujet + COD = 2 éléments distincts :
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Jean mange un gâteau.
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1 2
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Sujet + attribut du sujet = 1 seul élément :
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Jean est médecin.
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1 1
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11 Bien sûr, dans univers fictionnel, on peut admettre des phrases du type Le lapin parla gentiment
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à la carotte et celle-ci lui répondit que les légumes avaient bien dormi.
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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2. Une deuxième approche qui couple
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l’approche sémantique avec une approche
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morphosyntaxique
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Parallèlement, l’approche sémantique peut se coupler avec une approche
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morphosyntaxique qui aidera les élèves à identifier avec plus de sûreté les
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différents constituants du GV.
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Tout d’abord, dès le cycle 2, les élèves prennent conscience que les constituants
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autres que le groupe sujet n’ont pas d’incidence sur l’accord du verbe, c’est-à-
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dire que le COD ou le COI ne modifie pas l’accord sujet-verbe. Dans Jean mange
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des fruits, le COD des fruits n’a pas modifié l’accord de Pierre mange.
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Puis, au cours du cycle 3, lorsque sont présentés respectivement le COD, le COI
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et l’attribut du sujet, il faut indiquer systématiquement la nature que peuvent
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revêtir ces constituants, pour que les élèves les identifient plus facilement mais
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aussi pour qu’ils continuent de prendre conscience de la distinction essentielle
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entre nature et fonction.
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Ainsi, les élèves doivent savoir que :
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• le COD peut être un groupe nominal (Lisa mange un gâteau) ou un pronom
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personnel (Lisa le mange) ;
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• le COI peut être un groupe nominal prépositionnel (Noam parle à sa sœur),
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un pronom personnel seul (Noam lui parle) ou un pronom personnel précédé
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d’une préposition (Noam parle d’elle) 12 ;
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• l’attribut du sujet peut être un groupe nominal (Sophie est médecin) ou un
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adjectif (Sophie semble contente). Ce critère morphosyntaxique est d’autant
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plus important qu’il est le seul à permettre de distinguer clairement l’attribut
|
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du sujet d’un COD ou d’un COI.
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Concernant l’attribut du sujet, on peut en outre faire remarquer aux élèves que
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pour désigner le statut d’une personne, on utilise un nom sans article (Antoine
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est boulanger).
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||
Enfin, après avoir souligné les natures possibles de l’attribut du sujet, il convient
|
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de faire remarquer aux élèves que l’attribut du sujet s’accorde en genre et en
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nombre avec le sujet (Ces chiens semblent petits ; Chloé est infirmière ; Rose
|
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et Olga sont des filles sages).
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||
Au-delà du groupe verbal, dans le cas de l’adjectif, la fonction attribut pourra
|
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être étudiée en contraste avec la fonction épithète (Ces chiens semblent petits
|
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vs Ces petits chiens sont mignons).
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12 On notera que le cas où le COI est un pronom personnel seul (Noam lui parle) présente
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une difficulté particulière en raison du caractère non apparent de la préposition.
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Fonctions des mots et groupes de mots 1
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3. Des critères pour la manipulation
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• Pour identifier le GV dans son ensemble, plusieurs tests peuvent être utilisés :
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– tout d’abord, lorsque le verbe comporte un ou plusieurs compléments, on
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peut remplacer l’ensemble du GV (le verbe et ses compléments) par un
|
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unique verbe (Léo donne un cadeau à son ami ➔ Léo parle), alors que la
|
||
même opération n’est pas possible pour la suite de mots constituée du sujet
|
||
et du verbe (Léo donne un cadeau à son ami ➔ un cadeau à son ami) ;
|
||
– de manière générale, on peut d’ailleurs s’appuyer sur des activités de
|
||
transformation du GV en supprimant ou en ajoutant des compléments
|
||
pour faire prendre conscience aux élèves de la multiplicité des formes
|
||
possibles du GV (Jules envoie un message à son frère vs Jules envoie un
|
||
message ; Il parle vs Il parle de ses vacances) ;
|
||
– le GV constitué du verbe et de ses compléments éventuels peut être iden-
|
||
tifié par une interrogation en « que + faire + sujet » (Léo donne un cadeau
|
||
à son ami ➔ Que fait Léo ? ; Émile ouvre un paquet ➔ Que fait Émile ? ;
|
||
Lisa parle à ses parents ➔ Que fait Lisa ?) ;
|
||
– un autre test peut être utilisé pour repérer le GV, mais est peut-être un peu
|
||
plus difficile à manier au cycle 3 : on peut remplacer le verbe et ses com-
|
||
pléments par « le faire » (Lisa joue avec son frère tous les jours ➔ Lisa le
|
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fait tous les jours).
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||
• Pour identifier les constituants du GV (CO et attribut du sujet) et les distinguer
|
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des CC, outre le critère du sens, on peut s’appuyer sur le critère syntaxique de
|
||
la place du constituant : dans la phrase déclarative, les CO et les attributs du
|
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sujet sont en général placés après le verbe (Rose fait un gâteau ; Rose revient
|
||
de l’école ; Rose parle de lui ; Rose est élève). Contrairement aux CC, ils ne
|
||
peuvent pas être facilement déplacés (*Un gâteau Rose fait ; *De l’école Rose
|
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revient ; *De lui Rose parle ; *Élève Rose est). Ils peuvent cependant être
|
||
séparés du verbe par un autre constituant comme un CC, plus facilement
|
||
déplaçable (Je fais souvent des gâteaux), ou l’adverbe de négation pas (Je ne
|
||
suis pas élève). Mais attention, ce critère ne vaut pas pour les pronoms
|
||
personnels COD ou COI, qui se placent au contraire juste avant le verbe
|
||
(Lisa leur parle ; Théo le taquine ; Tom le lui donnera).
|
||
|
||
• Pour identifier respectivement les COD, les COI et les attributs du sujet,
|
||
un critère sémantique peut également être utilisé au moyen d’une ques-
|
||
tion appropriée : les questions en « qui est-ce que » (si le référent est animé)
|
||
ou « qu’est-ce que » (s’il est non animé) permettent d’identifier le COD :
|
||
– Animé : Qui est-ce que Julie regarde ? ➔ Julie regarde Marie.
|
||
– Inanimé : Qu’est-ce que Julie regarde ? ➔ Julie regarde l’école.
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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Remarque
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Pour l’identification du COD, la question en quoi (Julie aime l’école ➔ Julie aime
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quoi ?) doit être évitée ou maniée avec prudence car elle est possible aussi bien
|
||
avec le COD qu’avec un attribut du sujet (Elle est médecin ➔ Elle est quoi ?).
|
||
D’une manière analogue, la question en « qu’est-ce que » (Qu’est-ce qu’elle est ?
|
||
➔ Elle est médecin) doit faire l’objet de la même vigilance.
|
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• Les questions du type « préposition + qui (si le référent est animé) / quoi (si le
|
||
référent est inanimé) » permettent d’identifier le COI.
|
||
– Animé : De qui parle Marie ? ➔ Marie parle de Paul.
|
||
– Inanimé : De quoi parle Marie ? ➔ Marie parle de l’école.
|
||
|
||
• Un seul type de question ne permet pas d’identifier tous les cas d’attributs du
|
||
sujet. Mais quand l’attribut du sujet est un adjectif, celui-ci peut être identi-
|
||
fié par une question en « comment » (Mon sac est neuf ➔ Comment est-il ?).
|
||
|
||
• Enfin, le critère de l’effacement doit être utilisé différemment pour les CO et
|
||
les attributs du sujet :
|
||
– certains compléments d’objet peuvent être supprimés sans que la phrase
|
||
paraisse incorrecte (Elle mange une pomme ➔ Elle mange ; Il parle
|
||
d’elle ➔ Il parle), d’autres non (Zoé prépare un gâteau ➔ *Zoé prépare ;
|
||
Le voleur a échappé à la police ➔ *Le voleur a échappé). Ainsi, le critère
|
||
de l’effacement ne peut pas être utilisé de manière fiable pour identifier les
|
||
COD et COI.
|
||
– en revanche, les attributs du sujet ne sont pas effaçables (Je suis infirmier
|
||
➔ *Je suis ; Sa robe semble bleue ➔ *Sa robe semble ; Nicolas reste seul
|
||
➔ *Nicolas reste) 13 . Ce critère peut donc être employé pour conforter une
|
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analyse.
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13 Attention, certains verbes attributifs peuvent être employés sans attribut du sujet, mais, dans ce
|
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cas, ils ne fonctionnent plus comme des verbes attributifs et prennent un sens différent (Je pense donc je suis ;
|
||
C’est décidé, je reste !).
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p. 40
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Fonctions des mots et groupes de mots 1
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Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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COD
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Privilégier, pour la découverte Mehdi mange un gâteau.
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||
de la notion, des COD
|
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désignant des entités non
|
||
animées – mais néanmoins
|
||
concrètes et susceptibles
|
||
d’être associées à un support
|
||
visuel –, accompagnant
|
||
un verbe d’action et un sujet
|
||
désignant un être animé,
|
||
afin de bien mettre en évidence
|
||
le contraste entre le sujet
|
||
désignant une entité plus
|
||
active et le COD désignant
|
||
une entité plus passive.
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||
Ne pas introduire l’article Pierre mange de la tarte.
|
||
partitif en général et, surtout,
|
||
le féminin de la / de l’ :
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||
la préposition de peut faire
|
||
penser à un COI et induire
|
||
les élèves en erreur.
|
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||
Être attentif au risque Je le / la / les mange.
|
||
de confusion entre le pronom
|
||
personnel de fonction COD
|
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et l’article défini le, la, les.
|
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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Éviter certains constituants Le paquet pèse cinquante kilos.
|
||
comme les compléments Cette maison coûte une fortune.
|
||
des verbes de mesure
|
||
qui peuvent être analysés
|
||
comme des COD, mais
|
||
n’en partagent pas toutes
|
||
les caractéristiques14
|
||
et ressemblent par certains
|
||
aspects à des attributs du sujet
|
||
(ils indiquent une propriété
|
||
du sujet et le verbe exprime
|
||
une relation d’équivalence
|
||
entre ce qui est désigné
|
||
respectivement par le sujet
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et par le complément).
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Au cycle 3, n’introduire des Ainsi parla le lion.
|
||
sujets inversés que lorsque
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||
les notions de sujet et de COD
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ont été bien distinguées dans
|
||
des cas prototypiques simples
|
||
afin d’éviter d’analyser le sujet
|
||
comme un COD parce que
|
||
venant juste après le verbe.
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Au cycle 3, sensibiliser Nina veut jouer avec toi.
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||
les élèves aux emplois
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||
où le COD n’est pas un nom
|
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mais un groupe infinitif
|
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avec le verbe vouloir 15 .
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14 Les phrases comportant un COD peuvent généralement être mises au passif (Le chat mange
|
||
la souris ➔ La souris est mangée par le chat). Or la transformation passive est impossible dans le cas des
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||
verbes de mesure (Le paquet pèse cinquante kilos ➔ Cinquante kilos... ? ; Cette maison coûte une fortune
|
||
➔ Une fortune... ?).
|
||
15 Attention, il est fréquent que le groupe infinitif COD contienne lui-même un COD ; ainsi, dans Nina
|
||
veut manger un gâteau, le COD de veut est le groupe infinitif manger un gâteau, mais celui-ci est lui-même
|
||
constitué de l’infinitif manger et de son COD un gâteau.
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p. 42
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Fonctions des mots et groupes de mots 1
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COI
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Privilégier les prépositions Samia parle à la maîtresse.
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les plus usuelles et les phrases Marine danse avec son mari.
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avec des êtres animés, Victor change de chemise.
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des verbes d’action et des notions Léo vient de Marseille.
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||
concrètes susceptibles Louise et Diego vont en Italie.
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d’un support visuel. Le maître tire sur la laisse.
|
||
Valentin habite chez ses
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parents.
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Pour la découverte de la notion, Thomas va au (à + le) stade.
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ne pas choisir de COI dont Thomas pense aux (à + les)
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||
la préposition introductive vacances.
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n’est pas identifiable isolément Thomas revient du (de + le)
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(cas de l’article contracté). stade.
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Thomas parle des (de + les)
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vacances.
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Introduire le cas des Thomas parle à Julie
|
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pronominalisations du COI ➔ Thomas lui parle.
|
||
seulement quand la catégorie Julie est silencieuse.
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du COI est identifiée avec facilité Thomas lui parle
|
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dans les cas prototypiques. ➔ Thomas parle à Julie.
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||
Éviter les cas où il est difficile Le voisin range sa voiture
|
||
d’identifier avec certitude si un dans le garage.
|
||
constituant est un COI ou un COI si la phrase signifie
|
||
CC, et les cas où les deux que la voiture est déplacée
|
||
interprétations sont possibles. de l’extérieur vers l’intérieur
|
||
du garage. CC si la phrase
|
||
signifie que la voiture est
|
||
à l’intérieur du garage et que
|
||
le voisin range le désordre
|
||
qui se trouve dans la voiture.
|
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||
Être particulièrement prudent
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avec les COI commençant
|
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par la préposition de, car ceux-ci
|
||
peuvent être difficiles à distinguer
|
||
d’un complément du nom.
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||
Exclure le cas où la confusion Il a hérité une veille commode
|
||
entre COI et complément de son oncle.
|
||
du nom est possible16 .
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16 Voir p. 58.
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p. 43
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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Attribut du sujet
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Utiliser uniquement Thomas est policier.
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les verbes attributifs être, Thomas semble heureux.
|
||
rester, sembler et avoir l’air
|
||
associés à des noms
|
||
communs ou des adjectifs
|
||
de compréhension aisée.
|
||
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|
||
Éviter les exemples avec Vous êtes gentil.
|
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le vous de politesse dans
|
||
la présentation de l’attribut du
|
||
sujet, car l’accord au singulier
|
||
risque de perturber les élèves.
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||
POINTS DE VIGILANCE
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||
L’accord de l’attribut dont le sujet est le pronom indéfini on doit faire l’objet d’une
|
||
vigilance orthographique particulière. Lorsque le pronom on équivaut à nous
|
||
(c’est le cas dans la langue orale où il tend à supplanter le pronom personnel
|
||
de première personne du pluriel), l’accord se fait toujours au pluriel, masculin
|
||
(Pierre et moi, on est amis) ou féminin (Fatou et moi, on est toujours ravies
|
||
d’aller à la plage) selon le cas. En revanche, lorsque le pronom indéfini on
|
||
désigne les gens en général, c’est-à-dire des personnes que l’on ne peut pas
|
||
précisément identifier, l’accord se fait toujours au masculin singulier (On est
|
||
toujours triste de perdre un jouet). Cette règle vaut aussi pour le participe
|
||
passé (On est allés à la plage avec Thomas ; On est toujours soulagé quand
|
||
on retrouve un ami).
|
||
|
||
La locution avoir l’air peut être utilisée et interprétée de deux manières.
|
||
Elle peut être employée avec une valeur attributive : dans ce cas, l’accord de
|
||
l’adjectif attribut se fait avec le sujet et non avec le GN l’air (Zoé a l’air heureuse).
|
||
En revanche, si l’air est employé comme COD de avoir, l’adjectif n’est plus
|
||
attribut mais épithète du nom air et il s’accorde alors avec celui-ci (Sophie a
|
||
l’air très fâché). Le sens de ces deux constructions semble proche mais n’est
|
||
pas tout à fait le même : dans le premier cas, il s’agit de décrire la personne,
|
||
tout en suggérant qu’on peut éventuellement se tromper dans son jugement.
|
||
Dans le second cas, il s’agit de commenter spécifiquement l’air, la mine de la
|
||
personne, sans émettre de doute particulier quant à ce jugement. En outre, on
|
||
peut s’appuyer sur un test de remplacement pour s’assurer que l’on se trouve
|
||
dans l’un ou l’autre cas. Si l’air fait partie de la locution attributive avoir l’air,
|
||
le GN l’air ne peut pas être remplacé par un air (Zoé a l’air [= semble] heureuse
|
||
➔ *Zoé a un air heureuse). Dans le second cas en revanche, le remplacement
|
||
est possible (Sophie a [= affiche, présente] un air très fâché).
|
||
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p. 44
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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Le groupe IV
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circonstanciel :
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la fonction complément
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circonstanciel
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Définitions pour le professeur A
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||
La fonction complément circonstanciel (CC) désigne la relation entre un consti-
|
||
tuant donné et l’ensemble [GS + GV].
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||
|
||
Le groupe circonstanciel (GC) peut présenter des natures syntaxiques diverses.
|
||
Il peut être un groupe nominal (Le lundi, Tom joue au foot), un groupe nominal
|
||
prépositionnel (À la cantine, on a mangé des frites), un adverbe (Je vais souvent
|
||
en Espagne), une proposition subordonnée (Quand nous avons terminé, Pierre
|
||
est rentré).
|
||
|
||
Sur un plan sémantique, à la différence du complément d’objet (COD ou COI) qui
|
||
est lié au sens du verbe, le GC n’entretient aucun rapport de sens nécessaire
|
||
avec le verbe. Il donne des informations complémentaires au sujet de l’événement
|
||
décrit par l’ensemble [GS + GV]. Celles-ci peuvent concerner le lieu de l’événement
|
||
(À Marseille, le soleil brille), le moment de l’événement (Aujourd’hui je travaille),
|
||
la cause de l’événement (Je suis fatigué parce que j’ai joué au ballon). On parle
|
||
alors respectivement de CC de lieu, de CC de temps et de CC de cause.
|
||
|
||
Le GC est déplaçable (Le lundi, Tom joue au foot ➔ Tom joue au foot le lundi ;
|
||
À Marseille, il fait beau ➔ Il faut beau à Marseille ; Je vais souvent en Espagne
|
||
➔ Souvent, je vais en Espagne ; Quand nous avons terminé, Pierre est rentré
|
||
➔ Pierre est rentré quand nous avons terminé).
|
||
|
||
Le GC est facultatif : il peut être supprimé sans que l’intégrité de la phrase n’en
|
||
soit affectée (À Marseille, il fait beau ➔ Il fait beau ; Aujourd’hui je travaille
|
||
➔ Je travaille ; Je suis fatigué parce que je me suis couché tard ➔ Je suis
|
||
fatigué).
|
||
|
||
|
||
Remarque
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||
On peut faire pour le groupe circonstanciel la même remarque que pour le groupe
|
||
sujet : les expressions « groupe circonstanciel » et « complément circonstanciel »
|
||
sont équivalentes, mais « groupe circonstanciel » est utilisé de préférence pour
|
||
décrire la structure de la phrase : P = GS + GV + GC.
|
||
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p. 45
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
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B Ce que les élèves doivent
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retenir et maîtriser
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Le GC peut être :
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• un groupe nominal :
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Le lundi, Tom joue au foot.
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• un groupe nominal prépositionnel :
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En France, les paysages sont variés.
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• un adverbe :
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Je vais souvent en Espagne.
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• une proposition subordonnée :
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Quand nous aurons terminé, nous irons au cinéma.
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Le GC peut donner des informations complémentaires sur :
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• le lieu de l’événement :
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À Marseille, il fait beau.
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• le moment de l’événement :
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Aujourd’hui je travaille.
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• la cause de l’événement :
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Manon est fatiguée parce qu’elle s’est couchée tard.
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Le GC peut être déplacé :
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Le lundi, Tom joue au foot ➔ Tom joue au foot le lundi ➔ Tom, le lundi, joue
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au foot.
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Le GC peut être supprimé : À Marseille, il fait beau ➔ Il fait beau.
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C Repères pour une progression
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Cycle 2
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Au cycle 2, l’élève est capable de délimiter convenablement un GC mais non pas
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d’en identifier la spécificité. Il ne maîtrise pas encore la notion de GV et n’est
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pas en mesure de distinguer un CO d’un GC.
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CP-CE1-CE2 Le CC n’est pas abordé directement. Il n’est pas demandé de
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distinguer les GC des compléments d’objet, ni d’identifier les différents types
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de CC.
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p. 46
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Fonctions des mots et groupes de mots 1
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Cycle 3
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L’élève apprend à distinguer les GC des compléments d’objet (à mesure qu’il
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prend conscience de la notion de GV), puis à identifier au sein de cette catégorie
|
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générale les CC de lieu, les CC de temps et les CC de cause.
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La catégorie générale du GC est présentée après celle du GS, mais parallèlement
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à celle de CO, de manière à ce que l’élève prenne conscience de la notion de GV,
|
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des constituants qui lui sont internes et des constituants qui n’en font pas partie.
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CM1 La catégorie de CC est introduite. L’élève apprend à distinguer les CC des
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compléments d’objet, sans être encore capable d’identifier les différents types
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de CC.
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CM2 L’élève continue de se familiariser avec la notion de CC en apprenant à dis-
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tinguer les CC de temps, les CC de lieu et les CC de cause. Des exemples simples
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de proposition subordonnée de fonction CC peuvent être introduits.
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6e Ces savoirs sont considérés comme acquis en 6e. L’élève est capable d’iden-
|
||
tifier la catégorie générale des CC et les catégories plus spécifiques de CC de
|
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temps, de CC de lieu et de CC de cause. Il en maîtrise bien les caractéristiques
|
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générales. Il n’est pas déstabilisé par les CC correspondant à des propositions
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subordonnées.
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L’élève identifie, dans la phrase simple, les différentes natures syntaxiques
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du GC sous la forme :
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• adverbe :
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Zoé va souvent en Espagne.
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• groupe nominal :
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Le lundi, Tom joue au foot.
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• groupe nominal prépositionnel :
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En France, les étés sont chauds.
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• proposition subordonnée circonstancielle :
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Quand le chat est fatigué, il se couche.
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Démarches d’apprentissage. D
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Comment faire identifier
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le groupe circonstanciel ?
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Comme précisé précédemment, la catégorie générale du GC est présentée en
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||
tant que telle, après celle du GS, lorsque les élèves sont déjà familiarisés avec
|
||
la distinction entre nature et fonction grammaticales ; et parallèlement à celle
|
||
de CO, de manière à ce que les élèves prennent conscience de la notion de GV,
|
||
des constituants qui lui sont internes et des constituants qui n’en font pas partie.
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p. 47
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
L’étude des GC permet ainsi de consolider la compréhension de cette opposition
|
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en leur montrant que des constituants de même nature (groupes nominaux,
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groupes nominaux prépositionnels, pronoms, etc.) peuvent occuper des fonc-
|
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tions différentes dans la phrase.
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1. Une première approche fondée
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sur le sens (sémantique)
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Pour distinguer les CC des compléments d’objet, il convient de montrer que
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les CC n’entretiennent pas de rapport de sens particulier avec le verbe. Ils se
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||
contentent d’apporter des informations complémentaires sur l’événement décrit
|
||
par le GS et le GV.
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||
Ainsi, il faut souligner que les constituants occupant la fonction de CC sont les
|
||
seuls à créer une relation spécifique avec le GS et le GV dans leur ensemble, par
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||
opposition aux constituants occupant la fonction sujet (relié au groupe verbal)
|
||
ou la fonction de complément d’objet (relié au verbe).
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|
||
Dans un second temps, on pourra distinguer entre CC de lieu, CC de temps et CC
|
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de cause en indiquant que les informations complémentaires apportées par le
|
||
GC peuvent concerner :
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||
• le lieu de l’événement :
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||
À Marseille, il fait beau.
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||
• le moment de l’événement :
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||
Aujourd’hui Léa travaille.
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||
• la cause de l’événement :
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||
Milo est fatigué parce qu’il s’est couché tard.
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||
Il est important de bien comprendre que cette caractérisation sémantique est
|
||
secondaire par rapport à l’identification de la fonction circonstancielle (comme
|
||
apport d’informations facultatives à l’ensemble [GS + GV]). Peu importe qu’il
|
||
s’agisse d’un complément circonstanciel de temps, de lieu ou de cause, l’essen-
|
||
tiel est d’avoir reconnu un complément circonstanciel et donc de l’avoir bien
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||
différencié du complément du verbe.
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p. 48
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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||
2. Une deuxième approche qui couple approche
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sémantique et approche morphosyntaxique
|
||
Tout d’abord, dès le cycle 2, l’élève prend conscience que les constituants
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||
autres que le groupe sujet n’ont pas d’incidence sur l’accord du verbe, c’est-
|
||
à-dire qu’un CC ne modifie pas l’accord sujet-verbe. Dans Jean mange à huit
|
||
heures, le CC à huit heures n’a pas modifié l’accord de Pierre mange.
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|
||
Puis, au cours du cycle 3, lorsque la fonction CC est abordée explicitement, les
|
||
différentes natures possibles du GC (groupe nominal, groupe nominal préposi-
|
||
tionnel, adverbe, proposition subordonnée) doivent être présentées progres-
|
||
sivement, de manière à ce que les élèves comprennent que les GC peuvent être
|
||
de même nature que les compléments d’objet (groupe nominal, groupe nominal
|
||
prépositionnel), voire que les sujets (groupe nominal). Ils consolident ainsi leur
|
||
compréhension de la distinction entre nature et fonction.
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||
3. Des critères pour la manipulation
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||
• Le critère le plus fiable pour identifier un GC et le distinguer en particulier d’un
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||
complément d’objet est celui de sa mobilité, car un GC peut généralement être
|
||
placé devant le GS (Tous les dimanches, Katie joue au tennis), après le GV
|
||
(Katie joue au tennis tous les dimanches) ou entre le verbe et son complément
|
||
(Katie joue tous les dimanches au tennis), tandis que le CO ne manifeste pas
|
||
cette mobilité (Katie possède une raquette ➔ *Une raquette Katie possède).
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||
• Les GC se caractérisent aussi par le fait qu’ils sont effaçables (Tous les
|
||
dimanches, Katie joue au tennis ➔ Katie joue au tennis). Cependant, ce cri-
|
||
tère est à utiliser avec précaution car certains compléments d’objet peuvent
|
||
également être supprimés. Il ne peut donc être utilisé seul et doit être combiné
|
||
avec d’autres tests comme celui de la mobilité.
|
||
|
||
• S’appuyer sur le test de la reprise en « le faire » est peut-être plus difficile à
|
||
manier que les précédents. En effet, l’expression « le faire » reprend néces-
|
||
sairement l’ensemble du GV, c’est-à-dire le verbe et tous ses compléments,
|
||
mais peut laisser de côté les GC (Émile joue au tennis avec Marie tous les
|
||
dimanches ➔ Émile le fait tous les dimanches ➔ *Émile le fait au tennis).
|
||
|
||
• Enfin, les différents types de CC peuvent être distingués à l’aide de questions
|
||
en « où » pour les CC de lieu (À Marseille, il fait beau ➔ Où fait-il beau ?),
|
||
en « quand » pour les CC de temps (Aujourd’hui je travaille ➔ Quand tra-
|
||
vailles-tu ?) et en « pourquoi » pour les CC de cause (Je suis fatigué parce que
|
||
je me suis couché tard ➔ Pourquoi es-tu fatigué ?). De même que le critère
|
||
de l’effacement, ces tests doivent être utilisés avec précaution, car certains
|
||
compléments d’objet peuvent être ciblés par le même type de questions (Paul
|
||
va à Paris ➔ Où va Paul ?). Il est donc préférable d’y recourir uniquement
|
||
lorsque la fonction de CC du constituant est clairement établie, afin de déter-
|
||
miner plus spécifiquement de quel type de CC il s’agit.
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
E Sélection du corpus pour la séance
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||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Construire les exercices
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en fonction du test de
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reconnaissance que l’on
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souhaite mobiliser. Travailler
|
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la maîtrise de chaque critère
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séparément17.
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Éviter les COI qui dépendent Elle va à Paris.
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d’un verbe de mouvement L’orage se déplace vers l’Est.
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en raison de la confusion
|
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possible avec le complément
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||
circonstanciel.
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||
Pour travailler le critère L’orage se déplace vers l’Est
|
||
du déplacement du CC, ➔ *Vers l’Est, l’orage se déplace.
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||
introduire des contrastes. J’ai fait du sport aujourd’hui
|
||
➔ Aujourd’hui, j’ai fait du sport.
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POINTS DE VIGILANCE
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Comme indiqué pour les CO, il est parfois difficile d’identifier avec certitude si un
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constituant est un COI ou un GC, et dans certains cas les deux interprétations
|
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sont possibles.
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Par exemple, dans Natacha a donné un livre à l’école, à l’école est un COI
|
||
si la phrase signifie que le don du livre a été fait à l’école et un CC de lieu si
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||
la phrase signifie que le don s’est produit à l’école mais qu’on n’en connaît pas
|
||
le bénéficiaire.
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17 Ainsi, si l’on veut faire travailler les élèves sur l’identification sémantique des compléments
|
||
circonstanciels (différence entre les CC de temps, de lieu, de cause), on évitera les phrases comportant
|
||
des COI qui dépendent de verbes de mouvement (du type Elle va à Paris ; L’orage se déplace vers l’Est, etc.).
|
||
Ces derniers peuvent en effet être confondus avec des CC et une telle confusion, qui n’a aucun rapport avec
|
||
la question de l’identification sémantique des CC, brouille inutilement la réalisation de l’exercice. Inversement,
|
||
si l’on fait travailler les élèves sur le critère du déplacement du CC, on introduira des contrastes du type
|
||
L’orage se déplace vers l’Est (*Vers l’Est, l’orage se déplace) vs J’ai fait du sport aujourd’hui (Aujourd’hui,
|
||
j’ai fait du sport), donc entre des phrases comportant des COI qui dépendent de verbes de mouvement
|
||
(dans lesquelles le déplacement du complément n’est pas possible ou entraîne un changement de sens)
|
||
et des phrases comportant des CC (où le déplacement du complément est possible sans changement de sens).
|
||
L’idée générale est donc de travailler la maîtrise de chaque critère séparément. Ce n’est qu’en cycle 4 que
|
||
les élèves apprendront à sélectionner eux-mêmes le critère adéquat.
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p. 50
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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||
De même, dans Elle joue à lancer la balle dans la cour, si dans la cour porte sur
|
||
l’ensemble GS + GV elle joue à lancer la balle, c’est-à-dire indique le lieu du jeu,
|
||
il s’agit d’un GC. Au contraire, si dans la cour désigne plus spécifiquement le lieu
|
||
d’aboutissement de l’action de lancer, le constituant doit être interprété comme
|
||
le COI de lancer.
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||
On évite absolument ces cas qui risquent de perturber inutilement les élèves.
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p. 51
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
V
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Le groupe nominal :
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les fonctions épithète
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et complément du nom
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||
A Définitions pour le professeur
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Au sein du groupe nominal (GN), le nom – noyau du GN – est généralement précédé
|
||
d’un déterminant. Il peut également être complété par une expansion du nom, pou-
|
||
vant prendre deux formes : un adjectif ou un groupe adjectival de fonction « épithète
|
||
du nom » (la jupe bleue ; le tout petit chat) ; un groupe nominal prépositionnel (GNP)
|
||
de fonction « complément du nom » (l’école du quartier ; une promenade en forêt).
|
||
|
||
L’expansion du nom est facultative (le petit chat ➔ le chat ; l’école du quartier
|
||
➔ l’école).
|
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||
La fonction épithète relie un adjectif ou un groupe adjectival au nom de manière
|
||
directe, c’est-à-dire sans préposition (une infirmière remarquable ; une
|
||
infirmière vraiment remarquable).
|
||
|
||
La fonction complément du nom relie un GN prépositionnel au nom de manière indi-
|
||
recte, c’est-à-dire par l’intermédiaire d’une préposition (une infirmière de talent).
|
||
|
||
Sur un plan sémantique, la relation entre le nom et le GNP complément du
|
||
nom est très variable et dépend du contexte. Les prépositions susceptibles
|
||
d’introduire un complément du nom sont nombreuses car le complément du nom
|
||
peut indiquer notamment :
|
||
• l’appartenance : le château de ma mère ;
|
||
• la matière : une maison en bois ;
|
||
• le lieu : une promenade en forêt ;
|
||
• la destination : son départ pour Londres ;
|
||
• la relation de la partie au tout : les fruits du pommier ;
|
||
• la quantification : une famille de trois enfants.
|
||
|
||
Dans certains cas, le complément du nom peut correspondre au sujet ou à l’objet
|
||
d’un verbe sous-jacent. Ainsi, la peur du loup peut désigner la peur qu’éprouve
|
||
le loup, par exemple à l’égard des hommes (dans ce cas, le GNP complément du
|
||
nom correspond au sujet de avoir peur : Le loup a peur (des hommes)) ou bien
|
||
la peur que le loup inspire, par exemple chez les hommes (le GNP complément
|
||
du nom correspond au COI de avoir peur : (Les hommes) ont peur du loup).
|
||
|
||
p. 52
|
||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
|
||
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||
Ce que les élèves doivent B
|
||
retenir et maîtriser
|
||
Au sein du GN, le nom peut être complété par une expansion du nom :
|
||
• un adjectif ou un groupe adjectival de fonction « épithète du nom » :
|
||
la jupe bleue ; le tout petit chat ;
|
||
• un GN prépositionnel de fonction « complément du nom » :
|
||
l’école du quartier ; une promenade en forêt.
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L’expansion du nom est facultative :
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||
le petit chat ➔ le chat ; l’école du quartier ➔ l’école.
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Repères pour une progression C
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||
Les fonctions épithète et complément du nom sont introduites à partir du
|
||
cycle 3, parallèlement aux fonctions de complément d’objet et de complément
|
||
circonstanciel, dès que l’élève commence à se familiariser avec la distinction
|
||
entre nature et fonction.
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||
Cycle 2
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CP-CE1-CE2 Dès le CP, l’élève rencontre des adjectifs. Il est capable de nommer
|
||
cette classe dès le CE1, mais la fonction précise d’épithète du nom n’est pas
|
||
abordée. Il est possible de présenter à l’élève des groupes nominaux comprenant
|
||
une expansion du nom correspondant à un GNP, mais la fonction de complément
|
||
du nom ne sera abordée explicitement qu’à partir du cycle 3.
|
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||
Cycle 3
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||
CM1 La fonction épithète est présentée explicitement à l’élève qui apprend
|
||
ainsi à distinguer un adjectif épithète d’un adjectif attribut du sujet. Il emploie un
|
||
même adjectif dans l’une ou l’autre de ces fonctions. Il est capable d’augmenter
|
||
ou de réduire un GN par l’ajout ou le retrait d’expansions du nom, qu’il identifie.
|
||
|
||
CM2 La catégorie de complément du nom, seconde fonction possible de l’ex-
|
||
pansion nominale au sein du GN, est introduite. L’élève découvre ses caractéris-
|
||
tiques précises et apprend à repérer les GNP présentant cette fonction.
|
||
|
||
6e L’élève maîtrise désormais les fonctions épithète et complément du nom.
|
||
Il peut reconnaître des constituants présentant ces fonctions dans des situa-
|
||
tions plus complexes, par exemple lorsque plusieurs compléments du nom
|
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p. 53
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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sont imbriqués les uns dans les autres. Il n’est pas troublé par la présence de
|
||
multiples expansions du nom dans un même GN, qu’il s’agisse d’adjectifs – ou de
|
||
groupes adjectivaux – épithètes ou de compléments du nom.
|
||
L’élève identifie, dans les phrases simples et complexes, deux types d’expansions
|
||
du nom :
|
||
• fonction épithète (nature : adjectif) :
|
||
le petit chat ; la voiture rouge ;
|
||
• fonction complément du nom (nature : groupe nominal prépositionnel) :
|
||
l’école de mon quartier ; des patins à roulettes ; la règle en plastique ;
|
||
le cours de mathématiques ; le train pour Paris ; un voyage par bateau ;
|
||
la vue sur mer ; une bague sans valeur.
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D Démarches d’apprentissage.
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||
Comment faire identifier
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||
les fonctions épithète
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||
et complément du nom
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||
dans le groupe nominal ?
|
||
L’étude des deux types d’expansions du nom, la fonction épithète et la fonction
|
||
complément du nom, repose sur la prise de conscience que la langue française
|
||
est une structure hiérarchisée. L’élève apprend qu’un GN peut occuper
|
||
différentes fonctions au sein de la phrase – GS, COD, COI, attribut du sujet, CC –
|
||
et prend conscience qu’au sein de ce GN lui-même, les mots ou groupes de mots
|
||
peuvent également occuper différentes fonctions, dont celle d’épithète et de
|
||
complément du nom.
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[une bonne avocate]
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fonction épithète
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[la pharmacienne de mon quartier]
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||
fonction complément du nom
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p. 54
|
||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
|
||
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||
1. Une première approche
|
||
fondée sur le sens (sémantique)
|
||
|
||
Pour introduire explicitement les fonctions épithète et complément du nom au
|
||
cycle 3, il convient de s’appuyer sur les connaissances préalables des élèves
|
||
concernant la valeur sémantique des expansions du nom, en partant de l’idée que
|
||
celles-ci apportent des précisions sur l’élément désigné par le nom (la maison
|
||
➔ la maison de Julie ; un pantalon ➔ un pantalon blanc).
|
||
|
||
En effet, avant même d’aborder la fonction épithète, dès la fin du cycle 2, les
|
||
élèves sont déjà familiarisés avec la notion d’adjectif et savent que celui-ci
|
||
indique une propriété de l’objet ou de l’être désigné par le nom auquel il se rap-
|
||
porte (la jupe bleue ; le petit chat). Au cycle 3, cette valeur sémantique doit être
|
||
explicitement rattachée à la fonction d’épithète.
|
||
|
||
De même, au cycle 2, les élèves ont déjà été confrontés à des GNP correspondant
|
||
à une expansion du nom. En introduisant la fonction de complément du nom au
|
||
cycle 3, on pourra expliciter un point que les élèves avaient probablement déjà
|
||
remarqué, à savoir que le GNP complément du nom apporte toujours des préci-
|
||
sions sur l’élément désigné par le nom.
|
||
|
||
Il convient alors de leur montrer que la relation entre le nom et le GNP com-
|
||
plément du nom est très variable. On pourra ainsi mentionner parmi d’autres
|
||
exemples :
|
||
• l’appartenance : la voiture de ma mère ;
|
||
• la matière : une maison en bois ;
|
||
• le lieu : une promenade en forêt ;
|
||
• la destination : son départ pour Paris ;
|
||
• la relation de la partie au tout : les fruits du pommier ;
|
||
• la quantification : une famille de trois enfants.
|
||
|
||
Un examen attentif de la valeur sémantique du complément du nom permet de
|
||
montrer qu’une même préposition peut être le support de sens très divers.
|
||
Le contexte apparaît donc essentiel pour fixer la relation précise entre nom et
|
||
complément du nom.
|
||
|
||
Par exemple, les expansions du nom introduites par la préposition de peuvent
|
||
exprimer tantôt l’appartenance (le château de ma mère), tantôt le point
|
||
d’origine (sa chute de l’arbre), tantôt la matière (une planche de bois), tantôt la
|
||
constitution (un sac de pommes), etc.
|
||
|
||
Il est également intéressant de faire remarquer aux élèves que les compléments
|
||
du nom sont parfois ambigus, quand ils peuvent être interprétés comme le sujet
|
||
ou comme l’objet d’un verbe ou d’une locution verbale sous-jacente18 .
|
||
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||
|
||
18 Voir par exemple la peur du loup (la peur éprouvée par le loup vs la peur inspirée par le loup),
|
||
p. 52 et dans l’ouvrage La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 95.
|
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p. 55
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
2. Une deuxième approche qui couple
|
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approche sémantique et approche
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||
morphosyntaxique
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||
Tout d’abord, les élèves doivent distinguer clairement les fonctions épithète
|
||
et complément du nom sur un plan morphosyntaxique :
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||
• la fonction épithète relie l’adjectif ou le groupe adjectival au nom de manière
|
||
directe, c’est-à-dire sans préposition (une infirmière remarquable ; une
|
||
infirmière vraiment remarquable) ;
|
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|
||
• au contraire, la fonction complément du nom relie le nom noyau à un autre
|
||
nom ou groupe nominal de manière indirecte, c’est-à-dire par l’intermédiaire
|
||
d’une préposition (une infirmière de talent).
|
||
|
||
L’étude des fonctions épithète et complément du nom doit être intégrée à une
|
||
réflexion plus globale sur la langue comme structure hiérarchisée. Les élèves
|
||
doivent ainsi comprendre que ces deux fonctions sont internes au GN, mais qu’un
|
||
GN peut par ailleurs lui-même occuper plusieurs fonctions au sein du groupe
|
||
verbal (COD, COI, attribut du sujet), voire au sein la phrase (sujet, CC).
|
||
|
||
Au-delà du GN, l’adjectif de fonction épithète pourra être présenté en contraste
|
||
avec l’adjectif de fonction attribut.
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3. Des critères pour la manipulation
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Différents critères d’identification peuvent être utilisés pour repérer les
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épithètes et les compléments du nom.
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|
||
Au plan sémantique, on peut tout d’abord s’appuyer sur différentes questions :
|
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||
• L’adjectif et le groupe adjectival épithètes répondent à la question « com-
|
||
ment ? » (une trousse bleue ➔ Comment est la trousse ? ➔ Elle est bleue).
|
||
Cependant, ce critère doit être manié avec prudence et ne saurait suffire
|
||
à lui seul, car d’autres constituants peuvent être ciblés par cette question,
|
||
par exemple les adverbes (Il conduit prudemment ➔ Comment conduit-il ?
|
||
➔ Prudemment). En outre, ce test ne permet pas de distinguer les adjectifs
|
||
de fonction épithète et ceux de fonction attribut du sujet puisque ces der-
|
||
niers répondent également aux questions en comment (Sa robe est blanche
|
||
➔ Comment est sa robe ? ➔ Elle est blanche).
|
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|
||
• La question « comment ? » peut également permettre d’identifier certains com-
|
||
pléments du nom (une maison en bois ➔ Comment est la maison ? ➔ Elle est
|
||
en bois). Mais attention, elle ne peut être utilisée dans tous les cas (le château
|
||
de ma mère ➔ Comment est le château ? ➔ ? ; son départ pour Londres
|
||
➔ Comment est son départ ? ➔ ?).
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p. 56
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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||
Il est donc impératif de se tourner également vers les critères syntaxiques :
|
||
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||
• Tout d’abord, il convient de considérer la place du constituant en jeu.
|
||
– Les adjectifs et groupes adjectivaux de fonction épithète se trouvent au
|
||
sein du groupe nominal, juste avant ou juste après le nom auquel ils se
|
||
rapportent (le (tout) petit chat ; un chat (très) blanc), par opposition aux
|
||
adjectifs et groupes adjectivaux attributs du sujet qui se trouvent derrière
|
||
le verbe (Le chat est (tout) petit ; Le chat est (très) blanc).
|
||
– De même, un GNP de fonction complément du nom se trouve au sein du
|
||
groupe nominal, après le nom auquel il se rapporte (J’ai trouvé une photo
|
||
de sa famille ; Cette promenade dans la forêt est très agréable), par
|
||
opposition aux GNP de fonction COI ou CC qui ne sont pas nécessairement
|
||
conjoints à un nom spécifique (Nous parlons de sa famille ; Nous nous
|
||
sommes bien amusés dans la forêt).
|
||
|
||
• Le critère du déplacement est également très utile pour distinguer un GNP
|
||
complément du nom d’un GNP CC, car les compléments du nom ne peuvent
|
||
être déplacés (J’ai trouvé une photo de sa famille ➔ *De sa famille j’ai
|
||
trouvé une photo ➔ *J’ai trouvé de sa famille une photo) ; au contraire, le
|
||
déplacement est possible dans le cas du CC (Nous nous sommes bien amu-
|
||
sés dans la forêt ➔ Dans la forêt, nous nous sommes bien amusés).
|
||
|
||
• Enfin, le critère de la suppression du constituant peut également aider à dis-
|
||
tinguer les épithètes et les compléments du nom d’autres catégories.
|
||
– Les adjectifs ou groupes adjectivaux de fonction épithète peuvent géné-
|
||
ralement être supprimés sans que la phrase ne devienne agrammaticale
|
||
(Olga a un chat blanc ➔ Olga a un chat ; J’ai trouvé une photo de sa famille
|
||
➔ J’ai trouvé une photo), par opposition aux adjectifs ou groupes adjecti-
|
||
vaux attributs du sujet (Le chat d’Olga est blanc ➔ *Le chat d’Olga est).
|
||
– De même, les GNP compléments du nom peuvent généralement être sup-
|
||
primés sans porter atteinte à la grammaticalité de la phrase (Cette pro-
|
||
menade dans la forêt est très agréable ➔ Cette promenade est très
|
||
agréable). Ce critère est cependant moins fiable que dans le cas des
|
||
épithètes, car certains GNP de fonction COI peuvent être supprimés sans
|
||
que la phrase ne devienne agrammaticale (Yassine a offert un cadeau à
|
||
Alya ➔ Yassine a offert un cadeau), et les GNP de fonction CC peuvent en
|
||
principe tous être supprimés (Nous nous sommes bien amusés dans la
|
||
forêt ➔ Nous nous sommes bien amusés).
|
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p. 57
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1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
E Sélection du corpus pour la séance
|
||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
|
||
être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
||
ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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||
Épithètes
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||
Concernant les adjectifs
|
||
épithètes, tenir compte
|
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des contraintes indiquées
|
||
page 96 et suivante
|
||
concernant de manière
|
||
générale les adjectifs.
|
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||
Au cycle 3, exclure les cas du papier journal
|
||
où l’épithète du nom commun début décembre
|
||
est elle-même un nom commun un film grand public
|
||
ou un groupe nominal.
|
||
Seul l’adjectif est montré
|
||
comme épithète.
|
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||
Compléments du nom
|
||
Au cycle 3, exclure les cas où un livre à lire
|
||
la fonction complément du nom (groupe infinitif prépositionnel)
|
||
est remplie par une structure
|
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autre que le groupe nominal
|
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prépositionnel.
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Seul le groupe nominal
|
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prépositionnel est montré
|
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comme complément du nom.
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Éviter les ambiguïtés : Il a hérité une vieille commode
|
||
– CDN / COI de son oncle.
|
||
– CDN / CC (de son oncle = CDN de
|
||
commode ou COI de a hérité)
|
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||
Nous avons fait une
|
||
promenade en forêt.
|
||
(GNP en forêt = CDN
|
||
de promenade,
|
||
ou CC de l’ensemble
|
||
GS + GV nous avons fait
|
||
une promenade)
|
||
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p. 58
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
|
||
|
||
– CDN inclus dans un autre la table en marbre d’Italie
|
||
CDN (fin de cycle 3) 1. Le marbre vient d’Italie :
|
||
CDN d’Italie porte alors
|
||
sur le nom marbre.
|
||
2. La table vient d’Italie :
|
||
le CDN d’Italie se rapporte
|
||
au nom table.
|
||
|
||
la table en marbre de Jean
|
||
(aucune ambiguïté)
|
||
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||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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VI
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||
Propositions
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||
pour la mise en œuvre
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||
LE GROUPE SUJET : LA FONCTION SUJET
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. a. Observer et comprendre 1. Identifier dans les phrases
|
||
les deux phrases suivantes suivantes les groupes sujets,
|
||
puis identifier le groupe sujet. les classer selon leur nature
|
||
Le tigre attaque le guépard. – (groupe nominal ou pronom
|
||
Le guépard attaque le tigre. personnel), justifier.
|
||
b. Transformer des phrases Nous rédigeons la fin de
|
||
à partir du modèle ci-dessus l’histoire. – Des princesses
|
||
et expliquer les nuances de sens. élégantes entrent dans le
|
||
Marion aime Noé. – Le chat château. – Depuis une heure,
|
||
blanc surveille la petite souris. – Monica attend le train. –
|
||
Lisa regarde le grand chien. Prennent-elles un avion
|
||
demain ? – J’ai reçu un paquet
|
||
2. a. Trouver, parmi deux mystérieux. – Trois souris grises
|
||
illustrations identiques se cachent dans le grenier.
|
||
mais dont le sujet diffère tout
|
||
en accomplissant la même 2. a. Dans les phrases suivantes,
|
||
action, la phrase correspondant encadrer le groupe sujet.
|
||
à l’image suivante : Dans la forêt profonde, les
|
||
– Le garçon joue au ballon singes et les oiseaux se cachent
|
||
dans le jardin. à l’approche des braconniers. –
|
||
– La fille joue au ballon Le porte-avion se profile à
|
||
dans le jardin. l’horizon. – Après l’orage, juste
|
||
b. Répondre à la question avant la nuit, les grenouilles
|
||
« qui est-ce qui ? » et trouver affamées regagnent la rivière. –
|
||
différents sujets possibles Heureusement, grâce aux
|
||
pour une même phrase médicaments, en quelques
|
||
(pronom personnel, nom propre, jours, mon frère a guéri. – Ainsi
|
||
groupe nominal sujet). se termine l’histoire. – La vérité
|
||
apparaîtra quand mon frère
|
||
rentrera. – Au loin brillent les
|
||
lumières de la ville. – As-tu vu
|
||
ce film ?
|
||
b. Puis réduire le plus possible
|
||
chacune des phrases.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 60
|
||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
|
||
|
||
3. a. Lire les phrases suivantes 3. Repérer et souligner le groupe
|
||
à voix haute. Être attentif sujet qui convient.
|
||
aux groupes de sens distingués – Les moutons / Le mouton
|
||
spontanément. broutent paisiblement dans le pré.
|
||
b. Identifier le sujet en posant – Un paquebot / Des paquebots
|
||
la question « qui est-ce qui ? ». navigue au large.
|
||
Le livreur dépose un colis ce – Le cinéma de mon quartier /
|
||
matin. – Le professeur corrige les Les cinémas de mon quartier
|
||
devoirs. – Léa boit son bol de lait. – ouvre à 10 heures.
|
||
Pierre et Julien habitent à Paris. – – Les rosiers du jardin /
|
||
Le comédien révise son texte. Le rosier du jardin
|
||
fleurissent même en hiver.
|
||
4. Effectuer la transformation selon
|
||
l’exemple, puis identifier le groupe 4. Transformer les phrases
|
||
sujet dans chacune des phrases. suivantes au pluriel, observer
|
||
Exemple : Maître Renard les modifications, justifier.
|
||
commence à se fâcher. Le panda géant habite en Chine
|
||
➔ C’est Maître Renard dans les montagnes. – En hiver,
|
||
qui commence à se fâcher. il joue dans la neige. – Bon
|
||
– Le Petit Chaperon rouge marche grimpeur, l’animal gagne les
|
||
à toute vitesse. sommets. – Le panda noir tacheté
|
||
– Une petite souris grise trouve de blanc n’hiberne pas et cherche
|
||
une noisette. toujours à manger.
|
||
|
||
5. a. Observer à l’écrit
|
||
les phrases suivantes.
|
||
Que remarque-t-on ?
|
||
– L’enfant accélère. / Il accélère.
|
||
– Les petites filles trébuchent. /
|
||
Elles trébuchent.
|
||
b. En s’aidant des phrases
|
||
précédentes, modifier les sujets
|
||
des phrases suivantes en les
|
||
remplaçant par des pronoms.
|
||
Les élèves appellent l’enseignant. –
|
||
Madame Martin soigne
|
||
la blessure. – Julie et Yann
|
||
ramassent leurs billes.
|
||
6. Agrandir le groupe sujet
|
||
dans les phrases suivantes,
|
||
en ajoutant un puis deux adjectifs.
|
||
Une étoile apparaît dans le ciel. –
|
||
Le boa digère une proie. – Les
|
||
tulipes sortent de terre. – Le vent
|
||
arrache la cheminée. – Les amis
|
||
courent après le ballon.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 61
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. Dans les phrases suivantes, 1. Dans les phrases suivantes,
|
||
encadrer le groupe sujet et encadrer les groupes sujets.
|
||
compléter. Les pêcheurs de cette région
|
||
Exemple : Le chien aboie. ➔ C’est côtière craignent le grand requin
|
||
le chien qui aboie. blanc. – Ce dernier terrorise
|
||
– Le vent souffle. ➔ C’est … qui … les baigneurs et les surfeurs. –
|
||
– La serrure grince. ➔ … La terreur des mers montre
|
||
– L’aigle plane. ➔ … régulièrement son aileron au
|
||
large. – Il cause la panique chez
|
||
2. Identifier le sujet au moyen les baigneurs. – L’ogre marin
|
||
de la question « qui est-ce qui ? », se rapproche, toujours à l’affût
|
||
puis encadrer le groupe sujet. d’une proie. – Mais ce monstre à
|
||
L’enfant accélère. – Le petit garçon la mâchoire puissante ne serait
|
||
trébuche. – Des fourmis sortent pas aussi dangereux qu’il en a
|
||
de la fourmilière. – L’oiseau l’air. – Lucie déjeuna rapidement
|
||
construit son nid. – Le mécanicien puis rangea sa chambre. – Lucas
|
||
répare la roue crevée. – Ce matin, et Marie randonnent quand ils
|
||
le médecin a soigné le malade. – sont en vacances.
|
||
Pour son anniversaire, ma sœur
|
||
a demandé un ordinateur. 2. Enrichir des groupes sujets
|
||
à l’aide d’un ou de plusieurs
|
||
3. Dans les phrases suivantes, adjectifs ou de compléments du
|
||
souligner le groupe sujet. nom, en s’inspirant de l’exemple
|
||
Zoé court. – Elle tombe. – Amélie suivant.
|
||
renverse sa soupe. – La grand- Exemple : Un éléphanteau suit
|
||
mère attend le bus. – Le garçon sa mère. ➔ Un petit éléphanteau
|
||
furieux arrive. – Ils freinent. – apeuré et tremblant suit sa mère.
|
||
Il démarre. – Nous mangeons. – ➔ Un petit éléphanteau d’Afrique
|
||
Vous tombez. – Tu pétris la suit sa mère.
|
||
pâte. – Les petits chevaux affolés
|
||
galopent. – La cliente mécontente 3. Dans chacune des phrases
|
||
a quitté le magasin. – Laura suivantes, identifier le groupe
|
||
mange une glace. sujet.
|
||
Près d’ici campent des
|
||
4. Relier au moyen d’un trait le vacanciers. – Bientôt, les oiseaux
|
||
groupe sujet avec le verbe qui partiront. – Dans le jardin
|
||
convient. fleurissent des roses et des
|
||
– L’avion • • chante œillets. – Sur les branches
|
||
– L’enfant • • rugissent des cerisiers se rassemblent
|
||
– Les lions • • atterrit les hirondelles. – Où vas-tu ?
|
||
– Les enfants • • rugit
|
||
– Le lion • • chantent
|
||
– Les avions • • atterrissent
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 62
|
||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
|
||
|
||
5. Transformer les phrases 4. Dans les phrases suivantes, relier
|
||
suivantes en mettant le groupe par une flèche le verbe et le groupe
|
||
nominal sujet au pluriel. sujet avec lequel il s’accorde.
|
||
La grande écharpe flotte – Le jeu des sept familles amuse
|
||
au vent. – Un ourson cherche les petits et les grands.
|
||
sa mère. – Le loup féroce – Ma voisine et sa sœur adorent
|
||
menace les bouquetins. jardiner.
|
||
– Les cadeaux de ma grand-mère
|
||
6. Écrire une phrase sont toujours originaux.
|
||
pour chaque sujet suivant – Tom et Jerry forment un couple
|
||
en utilisant le verbe amusant.
|
||
entre parenthèses. – Le cheval, la jument et le poulain
|
||
– Le Petit Poucet (semer) ... restent toujours ensemble.
|
||
– Ses frères (arriver) ... – Léa écrit à son amie.
|
||
– L’ogresse (cacher) ...
|
||
– L’ogre (dévorer) ... 5. Dans les phrases suivantes,
|
||
barrer le groupe sujet
|
||
7. Compléter par un groupe qui ne convient pas.
|
||
nominal sujet. Être attentif – La pie / Les pies chanteront.
|
||
à la terminaison du verbe. – Les petites filles / La petite fille
|
||
– … vend des fleurs au marché. arrivaient.
|
||
– … dévorent les miettes de pain. – Un corbeau / Des corbeaux
|
||
– … adoptent Mowgli. est passé devant moi.
|
||
– … grimpe facilement – Les ballons / Le ballon
|
||
dans les arbres. roula hors du jardin.
|
||
|
||
8. Remplacer dans les phrases 6. Transformer les phrases
|
||
suivantes le sujet par un pronom. suivantes en mettant le groupe
|
||
Les enfants rangent leur nominal sujet au pluriel.
|
||
cartable. – Le cuisinier épluche La grande écharpe a flotté
|
||
les légumes. – Ma mère au vent. – Un ourson cherchait
|
||
attend le bus. – Les voisines sa mère. – Le loup féroce
|
||
partent au marché. menace les bouquetins.
|
||
|
||
9. Compléter les phrases
|
||
7. Dans les phrases suivantes,
|
||
suivantes par le groupe sujet
|
||
souligner le sujet et indiquer
|
||
qui convient. Recopier les phrases
|
||
sa nature grammaticale.
|
||
sans oublier les majuscules.
|
||
À quel moment viendrez-vous ? –
|
||
Groupes sujets : les ouvriers –
|
||
Les roses de Damas dégagent
|
||
les léopards – la mésange –
|
||
un parfum envoûtant. – Aux
|
||
le serrurier – le jardinier – le chien
|
||
prochaines vacances, Adrien
|
||
– … dévorent les gazelles.
|
||
se rendra à Bordeaux. – Le
|
||
– … répare la serrure.
|
||
scarabée bousier joue un rôle
|
||
– ... remplacent la vis cassée.
|
||
positif au jardin. Il contribue
|
||
– … engloutit toute sa pâtée.
|
||
à accélérer la décomposition
|
||
– ... picore quelques graines.
|
||
du bois mort et des moisissures.
|
||
– … plante quelques haricots
|
||
dans la terre.
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 63
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
8. Souligner les verbes
|
||
et entourer les groupes sujets.
|
||
Sur la Butte Montmartre
|
||
est installé un nouveau peintre. –
|
||
Quand les jeunes arbres
|
||
poussent et sont trop serrés,
|
||
le bûcheron coupe quelques-
|
||
uns d’entre eux. – Apprécies-tu
|
||
la confiture d’orange ? – Marina,
|
||
au fond des gorges du Verdon,
|
||
longe le lit de la rivière.
|
||
|
||
9. Construire des phrases
|
||
avec les sujets et les verbes
|
||
proposés. Plusieurs solutions
|
||
sont possibles.
|
||
Sujets : La mère de mes amis –
|
||
La voiture devant moi – Les petits
|
||
frères d’Adèle – Les animaux
|
||
du zoo
|
||
Verbes : arrive à l’improviste –
|
||
se dirigent vers la grille – s’arrête
|
||
brusquement – se lèvent très tôt
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 64
|
||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
|
||
|
||
LE GROUPE VERBAL : LES FONCTIONS COMPLÉMENT D’OBJET ET ATTRIBUT
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Comme dans les exemples 1. Observer les phrases
|
||
suivants, réduire le plus possible et trouver à quelle question
|
||
des phrases. elles répondent (Elle parle
|
||
Exemples : de son nouveau vélo ➔ Elle parle
|
||
– Le garçon ramasse des marrons de quoi ?).
|
||
dans la forêt. Elle parle de son nouveau vélo. –
|
||
➔ Le garçon ramasse Mon cousin s’intéresse à la vie
|
||
des marrons. des abeilles. – Je téléphone
|
||
– La jument cherche son petit à ma sœur. – La journaliste
|
||
dans le champ depuis le matin. parle du Premier ministre. –
|
||
➔ La jument cherche son petit. Mon père cuisine pour le repas
|
||
de Noël. – Il achète un livre
|
||
2. Dans les phrases suivantes, pour son meilleur ami.
|
||
identifier le groupe verbal
|
||
à partir de la question 2. Observer les phrases,
|
||
« Que fait-il ? / Que fait-elle ? ». puis identifier pour chacune
|
||
Amélie renverse sa soupe. – d’elle les groupes verbaux.
|
||
La grand-mère attend Lucie accrochait des guirlandes
|
||
le bus. – Nous mangeons dans le sapin. – L’enfant
|
||
des pommes. – Tu pétris attend son tour. – Il avait
|
||
la pâte. – La cliente mécontente offert des fleurs à sa mère. –
|
||
a quitté le magasin. – Laura L’enseignante initie ses élèves
|
||
renverse sa glace. – Léon à la lecture. – Le vieil homme
|
||
écoute la maîtresse. était assis. – Il a été médecin
|
||
de campagne.
|
||
|
||
3. Repérer les mots identiques
|
||
dans les paires de phrases.
|
||
Indiquer lequel est un verbe.
|
||
Justifier.
|
||
– Le coquelicot pousse dans
|
||
les champs de blé. / Le jardinier
|
||
replante une pousse de lilas.
|
||
– Maman a une réserve de fèves
|
||
pour la galette. / Je te réserve
|
||
la plus grosse part de gâteau.
|
||
– Julien a fait le compte
|
||
de ses économies. / Le petit
|
||
garçon compte sur ses doigts.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 65
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
4. Identifier et entourer dans
|
||
le texte suivant les pronoms
|
||
de fonction complément d’objet
|
||
direct ou complément d’objet
|
||
indirect.
|
||
Julien habitait la cabane dans
|
||
la cour avec son chat. Chaque
|
||
jour, je les voyais partir sur
|
||
la vieille bicyclette de son père.
|
||
Il prenait grand soin de sa
|
||
bicyclette et la nettoyait tous
|
||
les dimanches. Parfois il me la
|
||
prêtait. Je pense souvent à lui.
|
||
|
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Phase d’entraînement
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1. Identifier le groupe verbal 1. Souligner le groupe verbal.
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dans chaque phrase. Mariame parlait à son
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Le garçon ramasse professeur. – Le bébé sourit
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des marrons. – La jument à ses grands-parents. –
|
||
cherche son petit. – Le garçon Lucas s’intéresse aux plantes. –
|
||
attend sa récompense. – Les voisins appellent les
|
||
Ils construisent la façade. – pompiers. – Le panneau signale
|
||
Il regarde Julia. – L’entraîneur un virage dangereux.
|
||
accueille les stagiaires.
|
||
2. Compléter les phrases
|
||
2. Surligner dans les phrases suivantes avec un complément
|
||
suivantes le groupe verbal, d’objet direct (COD) qui répond
|
||
puis recopier les phrases à la question « quoi ? ».
|
||
en remplaçant les mots – Le jardinier ramasse …
|
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soulignés par d’autres mots. – L’élève essuie …
|
||
Monsieur Milon invite son voisin. – – Dans la rue, nous avons vu …
|
||
À cinq heures, il prépare le thé. –
|
||
Le vieil homme apporte le miel. 3. Effectuer les transformations
|
||
dans les phrases suivantes,
|
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comme dans l’exemple.
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Puis souligner le COD
|
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dans les deux phrases.
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Exemple : Lucie mange une tarte.
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➔ Lucie la mange.
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– Un enfant regarde les bateaux.
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– Nous encourageons les enfants.
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p. 66
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||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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4. Ordonner les mots pour faire
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une phrase, puis distinguer
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le COD du COI.
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a. la – apporte – galette – sa –
|
||
une – à – fillette – grand-mère –
|
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très – âgée
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b. vélo – montre – à – Jérémie –
|
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je – neuf – mon – nouveau
|
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5. Identifier les COD et les COI
|
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dans les phrases suivantes.
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Élise envoie une lettre à sa sœur. –
|
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Lucas accepte un cadeau de son
|
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cousin. – Jules parle de ses
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vacances à ses amis. – Le soleil
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succédera à la pluie. – Nous
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discuterons de la pièce de théâtre.
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6. Construire des phrases
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selon l’exemple. Puis encadrer
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l’attribut du sujet.
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Exemple : La pierre noire
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||
➔ La pierre est noire.
|
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La dentiste aimable – Les
|
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rhinocéros énervés
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7. Réduire le plus possible
|
||
les phrases suivantes.
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Ma sœur est devenue irritable
|
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depuis la rentrée des classes. –
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Dans la nuit, sur le lac,
|
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les libellules sont immobiles.
|
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||
8. Encadrer dans les phrases
|
||
suivantes les attributs du sujet
|
||
et les classer selon leur nature
|
||
(nom, adjectif, groupe nominal,
|
||
groupe adjectival).
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||
Ta voiture est rapide. – Ma sœur
|
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cadette est une dessinatrice
|
||
célèbre. – Tes dessins à l’aquarelle
|
||
sont secs. – Ces chemises semblent
|
||
très sales. – La cour de notre
|
||
maison reste propre. – Une page
|
||
de ce livre est blanche. – Le lynx
|
||
est un animal sauvage. – Luc
|
||
est un excellent joueur de tennis. –
|
||
Est-il architecte ?
|
||
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|
||
p. 67
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
LE GROUPE CIRCONSTANCIEL : LA FONCTION
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||
COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL
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Cycle 3
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||
Phase de découverte
|
||
1. Repérer le groupe circonstanciel par effacement du groupe verbal
|
||
en utilisant la tournure « le fait », puis identifier les constituants
|
||
de la phrase qui ne changent pas.
|
||
Exemple : Jean achète des fleurs à sa mère tous les dimanches.
|
||
➔ Jean le fait tous les dimanches.
|
||
– À chaque instant, la présentatrice empressée coupe la parole.
|
||
– Éric passe l’aspirateur dans le salon.
|
||
– Le berger rentre les moutons tous les soirs.
|
||
|
||
2. Observer des phrases avec des compléments de fonction différente
|
||
(COI ou CC) qui, modifiées, changent de sens (ex. : Les nuages
|
||
se déplacent vite au Nord. ➔ Au Nord, les nuages se déplacent vite.),
|
||
et des phrases qui, modifiées, n’entraînent pas de changement de sens
|
||
(ex. : Je suis montée à cheval hier. ➔ Hier je suis montée à cheval.).
|
||
|
||
3. Réduire les phrases suivantes ou déplacer le groupe circonstanciel,
|
||
pour observer le caractère facultatif de ce groupe et sa mobilité.
|
||
Exemple : Les poulets rôtissent dans le four. ➔ Dans le four, les poulets
|
||
rôtissent. ➔ Les poulets rôtissent.
|
||
Salomé trouve un coffre ancien au fond de la mer. – À six heures, il range
|
||
l’ensemble de ses cahiers dans son cartable.
|
||
|
||
4. Construire plusieurs phrases à partir d’un complément
|
||
circonstanciel donné en variant sa place dans la phrase.
|
||
Compléments circonstanciels : tous les dimanches – pendant
|
||
les vacances – à la lisière du bois – à cause de la pluie
|
||
|
||
5. Observer et comprendre les informations données par les groupes
|
||
circonstanciels (temps, lieu, cause).
|
||
Les arbres perdent leurs feuilles en automne. – Le pêcheur prépare sa
|
||
ligne au bord du lac. – Parce qu’il a peur de l’obscurité, le jeune campeur
|
||
allume des bougies.
|
||
|
||
6. À partir des phrases suivantes, observer les catégories
|
||
grammaticales possibles pour le groupe circonstanciel.
|
||
– En Autriche, les régions montagneuses sont nombreuses.
|
||
➔ groupe nominal prépositionnel
|
||
– Elle est arrivée hier. ➔ adverbe
|
||
– Quand le soleil s’est couché, nous sommes rentrés. ➔ proposition
|
||
subordonnée
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 68
|
||
Fonctions des mots et groupes de mots 1
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||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. Enrichir les phrases suivantes en complétant par un groupe
|
||
circonstanciel qui répond à la question posée.
|
||
L’explorateur a vu un lion … (où ?) – Les feuilles tombent … (quand ?) –
|
||
Philippe n’a plus faim … (pourquoi ?)
|
||
|
||
2. Identifier dans les phrases suivantes les COD / COI non déplaçables.
|
||
Paul invite son voisin souvent. – Hier nous sommes arrivés dans
|
||
les Vosges. – Chaque jeudi Tom joue au football au stade municipal.
|
||
|
||
3. En s’aidant de l’exemple ci-dessous, construire deux phrases
|
||
différentes à partir d’une première phrase, en changeant l’ordre des mots.
|
||
Exemple : La semaine prochaine, les invités placeront des fleurs
|
||
dans la grange. ➔ Les invités placeront des fleurs dans la grange
|
||
la semaine prochaine. ➔ Dans la grange, la semaine prochaine, les invités
|
||
placeront des fleurs.
|
||
|
||
4. Dans les phrases suivantes, identifier les groupes supprimables
|
||
et déplaçables pour distinguer les groupes circonstanciels des
|
||
compléments d’objet direct.
|
||
Elle attache son vélo en ville. – Parce qu’elle désire plus de sécurité, ma
|
||
mère vérifie l’état des pneus. – Camille réclame un gâteau tous les matins.
|
||
|
||
5. Identifier les compléments circonstanciels et les souligner. Indiquer
|
||
s’il s’agit d’un complément circonstanciel de temps (CCT), de lieu (CCL)
|
||
ou de cause (CCC).
|
||
Nous verrons un beau match ce week-end au stade de France. – À la fin
|
||
du match, les deux équipes étaient épuisées. – Parce que son petit chien
|
||
avait disparu, la fillette était inconsolable.
|
||
|
||
6. Compléter les phrases avec le complément circonstanciel demandé.
|
||
Maïa prend un raccourci … (GC cause) – Enzo met son casque … (GC
|
||
cause) – Le bateau essaie de regagner la côte … (GC temps) – Nous allons
|
||
emménager … (GC temps) – Les gens sont très accueillants … (GC lieu)
|
||
|
||
7. Repérer et souligner les compléments circonstanciels en bleu
|
||
et les compléments d’objet en noir.
|
||
Le dimanche midi, mes parents achètent un poulet au marché. –
|
||
J’ai planté des roses dans mon jardin. – Ce soir, la speakerine a annoncé
|
||
de violents orages.
|
||
|
||
8. Repérer et souligner les compléments circonstanciels en bleu,
|
||
les COD en noir et les COI en vert.
|
||
La bourrasque a soufflé toute la journée sur le littoral. – L’écureuil fait
|
||
des provisions avant l’hiver. – Au théâtre, les spectateurs ont applaudi
|
||
les comédiens et les éclairagistes à la fin du spectacle. – Parce qu’il
|
||
ne connaissait pas le chemin, il est allé dans la mauvaise direction. –
|
||
Aboubakar donne à Annie des informations parce qu’elle ne connaît
|
||
pas cette ville.
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p. 69
|
||
1 La grammaire du français du CP à la 6e
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|
||
9. Indiquer si le groupe de mots souligné est un complément
|
||
circonstanciel ; si oui, indiquer sa nature (adverbe ou groupe nominal).
|
||
La récolte de pommes a été abondante l’an passé. – Soudain
|
||
des bourrasques de vent ont perturbé la fin de la compétition. –
|
||
À la venue du froid, les ours commenceront leur hibernation. –
|
||
Je profite du week-end.
|
||
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p. 70
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Chapitre 2
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Nature des mots
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||
et groupes
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de mots (1) :
|
||
le nom,
|
||
le déterminant,
|
||
l’adjectif
|
||
et le groupe
|
||
nominal
|
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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I
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Le nom
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A Définitions pour le professeur
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Les noms communs et les noms propres ont un genre qui peut être masculin
|
||
ou féminin.
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B Ce que les élèves doivent
|
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retenir et maîtriser
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1. La classe des noms
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||
Le nom est un mot lexical. Les noms se répartissent en noms communs et noms
|
||
propres.
|
||
|
||
Le nom commun s’applique à des catégories d’entités qui ont des points communs
|
||
(les objets nommés table ont tous des caractéristiques communes). Les noms
|
||
communs peuvent désigner des objets (table), des êtres vivants (mère ; oiseau),
|
||
des sentiments (amour), des notions (démocratie).
|
||
|
||
Le nom propre désigne une entité particulière (il y a une seule personne
|
||
qui répond au nom de Cendrillon, il y a une seule ville qui répond au nom de
|
||
Nouméa 19). Les noms propres peuvent désigner des personnes individuelles
|
||
(Jean Dupont ; Léonard de Vinci ; Marie Curie), des personnages de fiction
|
||
(Cendrillon), des lieux géographiques (Bordeaux ; la Loire), des divinités (Vénus ;
|
||
Jupiter), des monuments et œuvres artistiques (le Panthéon ; la Joconde 20), des
|
||
événements ou des périodes historiques (le Moyen Âge ; la Renaissance), etc.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
19 Même si les prénoms (ou les noms de famille) peuvent être portés par plusieurs personnes
|
||
différentes, ils correspondent bien à la définition des noms propres. En effet, les prénoms renvoient à des êtres
|
||
singuliers et non pas à des catégories. Ils ne présupposent pas de caractéristiques communes entre les porteurs
|
||
d’un même prénom.
|
||
20 Certains noms propres s’emploient obligatoirement avec un déterminant (La Réunion ; la Joconde).
|
||
D’autres peuvent être employés avec un déterminant (le Paris de mon enfance) ou sans déterminant (Paris
|
||
est une capitale). Il convient donc de ne pas caractériser le nom propre par l’absence de déterminant.
|
||
|
||
|
||
p. 72
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
|
||
2. Le genre des noms
|
||
Un nom est masculin ou féminin.
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||
3. Le nombre des noms
|
||
Un nom peut être mis :
|
||
• au singulier quand il désigne une seule chose, une seule personne, une seule
|
||
idée, ou un seul lieu ;
|
||
• au pluriel quand il désigne plusieurs choses, plusieurs personnes, plusieurs
|
||
idées ou plusieurs lieux.
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Repères pour une progression C
|
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||
Les élèves, à l’issue du cycle 2 et au début du cycle 3, repèrent et identifient
|
||
les noms parmi d’autres classes grammaticales. En particulier, ils identifient
|
||
un nom commun et un nom propre et indiquent leur genre et leur nombre.
|
||
|
||
Les propriétés des noms (genre et nombre) sont perçues, sans être nommées,
|
||
au début du cycle 2. Par la suite, elles sont peu à peu nommées, explicitées,
|
||
et réinvesties dans des séances spécifiques.
|
||
|
||
|
||
|
||
Cycle 2
|
||
|
||
La découverte du nom se fait de manière progressive tout au long du cycle 2.
|
||
Le travail sur l’identification des noms commence dès le début du CP dans la
|
||
mesure où le nom est le noyau du groupe nominal.
|
||
|
||
CP L’élève commence à identifier le nom, à le distinguer des autres classes
|
||
de mots (verbe, article) et à indiquer ses propriétés grammaticales (genre et
|
||
nombre). Il constitue des corpus de noms à partir des textes étudiés. Il est
|
||
sensibilisé à la différence entre noms propres et noms communs en lecture
|
||
et en écriture (prénoms des élèves de la classe, noms de personnages de la
|
||
littérature, certains noms de lieux, etc.). Employés par le professeur, les termes
|
||
spécifiques qualifiant les catégories (singulier / pluriel ; masculin / féminin ;
|
||
verbe, nom, adjectif) ne sont pas exigibles des élèves.
|
||
|
||
CE1-CE2 L’élève commence à se familiariser avec la distinction entre noms
|
||
propres et noms communs. Les propriétés grammaticales des noms (genre
|
||
et nombre) sont peu à peu maîtrisées. L’élève reconnaît le groupe nominal, dont
|
||
le nom est le principal constituant.
|
||
|
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p. 73
|
||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
L’élève identifie, dans la phrase déclarative, le nom et les différents types de
|
||
groupes nominaux sous la forme :
|
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• nom propre :
|
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Tigrou miaule.
|
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• article défini ou indéfini + nom commun :
|
||
Un / Le chat miaule.
|
||
• article défini ou indéfini + adjectif + nom commun :
|
||
Un / Le petit chat miaule.
|
||
• article défini ou indéfini + nom commun + adjectif :
|
||
Un / Le chat blanc miaule.
|
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Cycle 3
|
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||
CM1 L’élève analyse le groupe nominal, en repérant le déterminant, le noyau
|
||
et l’expansion du nom. Il accorde le déterminant et l’adjectif avec le nom.
|
||
|
||
CM2 L’élève distingue deux types d’expansions du nom : l’épithète et le complé-
|
||
ment du nom.
|
||
|
||
6e L’élève analyse des groupes nominaux comportant éventuellement plusieurs
|
||
expansions nominales.
|
||
Aux structures étudiées au cycle 2 s’ajoutent donc les suivantes :
|
||
• déterminant possessif / démonstratif + nom commun :
|
||
Mon / Ce chat miaule.
|
||
• déterminant possessif / démonstratif + adjectif + nom commun :
|
||
Mon / Ce petit chat miaule.
|
||
• déterminant possessif / démonstratif + nom commun + adjectif :
|
||
Mon / Ce chat blanc miaule.
|
||
• déterminant (article, déterminant possessif ou déterminant démonstratif)
|
||
+ nom commun + GNP complément du nom :
|
||
Le chat de mon voisin miaule ; J’ai apporté mon cahier de français ;
|
||
Cet exercice de mathématiques est facile.
|
||
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||
POINTS DE VIGILANCE POUR LE CYCLE 3
|
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||
• Dans la phrase Tigrou et Félix miaulent, on identifie deux groupes nomi-
|
||
naux, Tigrou et Félix. Il en va de même pour Le chat et le chien jouent dans
|
||
le jardin. La conjonction de coordination et ne fait pas partie des groupes
|
||
nominaux : elle sert à les relier entre eux. Le groupe sujet, lui, est formé de
|
||
l’ensemble des deux GN coordonnés : Tigrou et Félix ; Le chat et le chien.
|
||
• Dans la phrase Le chat de mon voisin miaule, on identifie deux groupes
|
||
nominaux (Le chat de mon voisin et mon voisin). Le second groupe nominal
|
||
(mon voisin) est inclus dans le premier, dont il est une expansion (de fonction
|
||
complément du nom). Il est important de comprendre que Le chat dans le GN
|
||
Le chat de mon voisin ne forme pas, à lui seul, un groupe nominal. En effet,
|
||
|
||
p. 74
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
|
||
son remplacement par un pronom personnel est impossible (*Il de mon voisin
|
||
miaule). En revanche, le GN Le chat de mon voisin peut être remplacé par un
|
||
pronom personnel (Il miaule).
|
||
• Dans la phrase Le chat du voisin miaule, on identifie deux groupes nominaux
|
||
(Le chat du voisin et le voisin). L’identification du groupe nominal le voisin
|
||
suppose de décomposer l’article défini contracté en ses deux éléments
|
||
(préposition de + article défini le). L’identification du groupe nominal suppose
|
||
donc, dans ce cas, la connaissance préalable des quatre formes de l’article
|
||
défini contracté (Le chat du (de + le) voisin miaule ; Le chat des (de + les)
|
||
voisins miaule ; Je vais au (à + le) travail ; Elle parle aux (à + les) enfants).
|
||
• Dans certains emplois, le groupe nominal se réduit au seul nom commun.
|
||
Les plus courants sont les suivants :
|
||
– cas de l’attribut du sujet (Elle est médecin) ;
|
||
– groupes nominaux prépositionnels (GNP) en fonction de complément du
|
||
nom, exprimant la matière ou une caractéristique (une règle en plastique ;
|
||
mon cahier de français ; une robe à fleurs, etc.) ;
|
||
– GNP en fonction COI (Je vais en ville), ou de compléments circonstanciels
|
||
(Il a oublié son cartable par erreur) ;
|
||
– noms coordonnés (Chiens et chats jouent dans la cour) ;
|
||
– nom épithète (un bijou fantaisie [où fantaisie est épithète de bijou])
|
||
(cycle 4).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Démarches d’apprentissage. D
|
||
Comment faire identifier le nom ?
|
||
Les élèves doivent, à l’issue du cycle 2 et au début du cycle 3, pouvoir repérer
|
||
et identifier les noms parmi d’autres classes grammaticales. En particulier,
|
||
les élèves doivent parvenir à identifier un nom commun et un nom propre et à
|
||
indiquer leur genre et leur nombre.
|
||
|
||
Les propriétés des noms (genre et nombre) sont perçues, sans être nommées,
|
||
au début du cycle 2. Par la suite, elles sont peu à peu nommées, explicitées,
|
||
et réinvesties dans des séances spécifiques.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
1. Une première approche fondée
|
||
sur le sens (sémantique)
|
||
Le nom commun s’applique à des catégories d’êtres, d’objets ou de notions qui
|
||
partagent des caractéristiques communes.
|
||
|
||
|
||
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||
p. 75
|
||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
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||
|
||
Au début du cycle 2, on privilégie les noms communs concrets (par exemple,
|
||
les objets : table ; chaise et les animaux : lion ; éléphant) car ils se prêtent
|
||
facilement à l’utilisation de supports visuels.
|
||
|
||
Le nom propre désigne un être particulier ou une chose particulière.
|
||
|
||
Dans cette approche sémantique, la leçon de grammaire, qui donne une occa-
|
||
sion d’enrichir le bagage lexical de l’élève, se couple naturellement avec la leçon
|
||
de vocabulaire.
|
||
|
||
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||
|
||
|
||
2. Une deuxième approche fondée
|
||
sur la forme des mots (morphologie)
|
||
|
||
Le genre et le nombre du nom ne doivent pas être mis sur le même plan : le genre
|
||
ne varie pas, mais le nombre varie.
|
||
|
||
Le nom possède un genre (féminin : fille ; voiture. Masculin : garçon ; bureau).
|
||
Certains noms possèdent les deux genres (un élève, une élève ; un enfant,
|
||
une enfant) ou peuvent avoir deux formes selon le genre (un sorcier,
|
||
une sorcière).
|
||
|
||
Le nom varie uniquement en nombre : un chat, trois chats.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
3. Une troisième approche fondée
|
||
sur la place du nom dans la construction
|
||
de la phrase (syntaxe)
|
||
Cette troisième approche consiste à s’intéresser au groupe nominal.
|
||
|
||
Le groupe nominal est formé d’un déterminant, d’un nom noyau et éventuellement
|
||
d’une ou plusieurs expansions (adjectif de fonction épithète : le petit chat ;
|
||
GNP de fonction complément du nom : le vélo de ma sœur). En cas d’absence
|
||
du déterminant, le groupe nominal est réduit au nom (par exemple dans le cas
|
||
du nom propre : Alice a un chat).
|
||
|
||
Le groupe nominal peut lui-même avoir différentes fonctions dans la phrase
|
||
(sujet, COD, COI, attribut du sujet, complément circonstanciel).
|
||
|
||
Travailler sur la place du nom dans la construction de la phrase présente aussi
|
||
un intérêt du point de vue de l’orthographe :
|
||
• accords dans le groupe nominal : accord de l’adjectif avec le nom, accord
|
||
du déterminant avec le nom (le petit chat / les petits chats) ;
|
||
|
||
|
||
p. 76
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
|
||
• accords dans la phrase : accord du verbe avec le sujet (Le chien mord /
|
||
Les chiens mordent) ou accord de l’attribut avec le sujet (Le chat est
|
||
noir / Les chats sont noirs).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
4. Des critères pour la manipulation
|
||
Un premier critère, de nature sémantique, concerne la distinction entre les
|
||
noms et les autres classes grammaticales. Les noms désignent généralement
|
||
des entités (des êtres, des objets, des notions) par opposition aux verbes
|
||
qui désignent généralement des actions (chanter), et par opposition aux adjectifs
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qui désignent généralement des propriétés (une petite maison).
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POINTS DE VIGILANCE
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• Certains noms désignent des actions (la course ; le décollage). Pour la clarté
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de l’opposition entre noms et verbes, il convient donc d’éviter l’utilisation
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de ces noms d’action dans les exercices ou les illustrations, au moins au cycle
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2 et au début du cycle 3.
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• Certains verbes ne désignent pas des actions (par exemple les verbes
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attributifs : Elle est médecin).
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Un second critère d’identification concerne la distinction entre les noms propres
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et les noms communs. Ce critère est de nature typographique : le nom propre
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s’écrit toujours avec une majuscule à l’initiale.
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Au plan des manipulations syntaxiques :
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• Pour distinguer le nom commun et le nom propre, on pourra faire repérer
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la majuscule du nom propre au sein de la phrase et en varier la position pour
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montrer que le nom propre garde sa majuscule, quelle que soit sa place dans
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la phrase (Pierre lit ; Il attend Pierre). Lorsque la phrase commence par un
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nom commun, ce nom prend une majuscule (Chien qui aboie ne mord pas)
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mais il la perd si le nom n’est plus en tête de phrase (Le chien qui aboie ne
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mord pas ; Il entend le chien qui aboie).
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• Pour identifier le genre, on incitera l’élève à s’aider des déterminants – les
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articles, le déterminant possessif, le déterminant démonstratif – mais atten-
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tion, certains déterminants ne permettent pas d’identifier le genre du nom :
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– l’article défini élidé l’ : l’arbre ; l’école ;
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– les déterminants au pluriel : les arbres / les feuilles ; des arbres / des
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feuilles ; ces stylos / ces gommes ; mes stylos / mes gommes.
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Il convient de distinguer deux situations :
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– Les noms dont le genre est à identifier ne sont pas employés dans des
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phrases.
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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Dans ce cas, il suffit d’utiliser l’article indéfini un / une pour vérifier le
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genre du nom. Par exemple, si le professeur demande aux élèves de don-
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ner le genre des noms girafe ou tableau, les élèves, à condition qu’ils ne
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soient pas allophones et qu’ils connaissent ces noms, sont en mesure de
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trouver intuitivement le genre de ces noms en constatant que l’on dit une
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girafe (et non pas *un girafe), un tableau (et non pas *une tableau). Dans
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le cas d’élèves allophones ou d’un nom inconnu de ces derniers, c’est l’en-
|
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seignant qui indique l’article à employer avec le nom.
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||
– Les noms dont le genre est à identifier sont employés dans des phrases.
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S’ils sont au singulier, le déterminant permettra d’identifier le genre :
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devant un nom masculin, on peut avoir un, le, mon, ton, son, ce(t) (un chat ;
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le tapis ; mon / ton / son cartable ; ce stylo ; cet arbre).
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Remarques
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• Les déterminants possessifs mon, ton, son s’emploient aussi devant les noms
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féminins commençant par une voyelle (mon école ; ton amie ; son assiette).
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Il convient donc d’éviter ces emplois des possessifs avec des noms féminins.
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Si le cas se présente, on utilise la même méthode que dans le cas des détermi-
|
||
nants pluriels (voir ci-dessus).
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• Le déterminant démonstratif prend la forme cet devant les noms masculins
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commençant par une voyelle (cet arbre). Il convient donc d’éviter également
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ce cas, qui peut être confondu, à l’oral, avec le féminin cette (cette feuille).
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• Devant un nom féminin, on peut avoir une, la, ma, ta, sa, cette (une table ;
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||
la fille ; ma / ta / sa sœur ; cette année).
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• Si le nom dont le genre est à identifier est au pluriel, il convient de le mettre au
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singulier et de l’utiliser avec un ou une pour vérifier son genre : Les feuilles
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tombent en automne ➔ j’isole feuilles ➔ je mets le nom au singulier : feuille
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➔ j’ajoute l’article : une feuille ➔ le nom est féminin.
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• Pour repérer le nombre, le professeur incite les élèves à s’aider des
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déterminants :
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– on peut avoir devant le nom au singulier un ou une, le ou la, mon / ton / son,
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||
ce(t) (un bateau ; une sirène ; la maîtresse ; le maître ; mon / ton / son
|
||
cahier ; ce stylo ; cet objet) ;
|
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– on peut avoir devant le nom au pluriel les, des, mes, tes, ses ou ces (des
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sirènes ; les élèves ; des bateaux ; les oiseaux).
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Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Introduire les noms concrets chat ; table
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avant les noms abstraits. peur ; amour
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Introduire les noms désignant le décollage ; la course
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des êtres ou des objets avant
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les noms désignant des actions.
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Introduire les noms à initiale la table ; le bureau ; les zèbres ;
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consonantique avant les noms un navet
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à initiale vocalique pour éviter l’arbre ; les arbres ; un ami
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les confusions induites avec
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des noms féminins commençant
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par une voyelle (mon école ;
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ton amie ; l’amitié ; etc.).
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Introduire progressivement
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les noms présentant :
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– des difficultés d’identification
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du genre non indiqué
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par le déterminant défini ;
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– des difficultés orthographiques
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en raison de la liaison à l’oral
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entre le déterminant et le nom.
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Être attentif aux risques
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de confusion entre noms
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et mots appartenant
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à d’autres classes
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grammaticales :
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– noms dérivés de formes le rire ; le savoir ; le dîner ;
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du verbe ; le déjeuner ; le passé ;
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||
le sucré ; le salé ; le blessé ;
|
||
le combattant ; le participant
|
||
– noms dérivés d’adjectifs ; le rouge ; le noir ; le rond ; le carré
|
||
– noms dérivés d’adverbes ; le bien ; le mal
|
||
– noms dérivés le pour ; le contre ; le derrière ;
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de prépositions. le devant
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Être attentif aux risques la ferme / il ferme
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de confusion entre certains
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noms et des formes verbales
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homonymes de noms.
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Être attentif aux noms
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commençant par un h 21
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||
en raison de la distinction
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entre le h aspiré (la hache ;
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||
la haie ; le haricot ; le hérisson,
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||
etc.) et le h muet (l’homme ;
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l’horloge ; l’hôpital ; l’herbe).
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Anticiper les difficultés liées
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aux noms composés :
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– d’ordre orthographique :
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soudure ou absence
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de soudure (portefeuille ;
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||
porte-cartes) des éléments ;
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présence ou absence d’un trait
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d’union (coffre-fort ; château
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fort) ; accord variable du
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||
deuxième élément du nom
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composé (un porte-savon ;
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||
un porte-serviettes) ; accord
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||
dépendant du statut nominal
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ou verbal du premier élément
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du composé (des porte-
|
||
serviettes ; des portes-
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fenêtres), etc.
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21 Pour mémoire, les noms commençant par un h aspiré ne font pas la liaison au pluriel (les haricots),
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tandis que ceux commençant par un h muet font la liaison (les hommes). La liaison fait l’objet d’une mention
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orale systématique.
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Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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– d’ordre syntaxique :
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les adjectifs ou GNP éléments
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de noms composés ne peuvent
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pas être analysés comme
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des expansions du nom (de terre
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dans pomme de terre n’est pas
|
||
un GNP complément du nom terre
|
||
mais un élément du nom composé
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pomme de terre, qui peut
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||
lui-même avoir une expansion
|
||
(dans une pomme de terre
|
||
délicieuse l’adjectif délicieuse
|
||
est épithète du nom pomme
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||
de terre) ; fort dans château
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fort n’est pas un adjectif épithète
|
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de château mais un élément
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du nom composé château fort).
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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II
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||
Le déterminant
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A Définitions pour le professeur
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Le déterminant, mot grammatical, est un constituant essentiel du groupe nomi-
|
||
nal (GN), qui est placé avant le nom. Il indique si l’interlocuteur peut identifier ou
|
||
non l’être ou l’objet auquel renvoie le GN. Ainsi dans la phrase J’ai lu un livre
|
||
hier soir, l’article indéfini n’apporte aucune information qui permette d’identifier
|
||
le livre. En revanche, dans la phrase J’ai aimé ce livre, le déterminant démons-
|
||
tratif ce indique que le livre en question peut être identifié (ce livre = celui que
|
||
je montre ou que j’ai dans la main, etc.). En règle générale, les déterminants ne
|
||
peuvent pas être supprimés (*J’ai aimé livre ; *J’ai lu livre hier soir). Cependant,
|
||
certains noms peuvent être employés sans déterminant (un collier de perles ;
|
||
Il est venu sans trousse ; Parents et enfants sont les bienvenus). On ne peut
|
||
donc pas considérer que le déterminant est obligatoire.
|
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||
On distingue l’article des autres déterminants.
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1. L’article
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• Article défini : le temps (article défini masculin le) ; la vie (article défini féminin
|
||
la) ; les lions / les lionnes (article défini pluriel, masculin ou féminin, les) ;
|
||
l’arbre / l’école (forme élidée de l’article défini, masculin ou féminin, l’ devant
|
||
voyelle).
|
||
|
||
• Article indéfini : un homme (article indéfini masculin un) ; une femme (article
|
||
indéfini féminin une) ; Elle achète des citrons / des poires (article indéfini
|
||
pluriel, masculin ou féminin, des) ; Elle mange de délicieux citrons / de
|
||
délicieuses poires (article indéfini pluriel, masculin ou féminin, de, forme
|
||
réduite de des).
|
||
|
||
• Formes contractées de l’article défini. Ces formes sont le résultat de la
|
||
fusion des prépositions à ou de et de l’une des formes de l’article défini :
|
||
– à + le = au : Elle va au travail.
|
||
– à + les = aux : Elle donne à manger aux animaux.
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||
– de + le = du : Elle revient du travail.
|
||
– de + les = des : L’herbe des champs est verte.
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Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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2. Le déterminant possessif
|
||
Le déterminant possessif contient, outre une valeur équivalente à celle d’un article
|
||
défini, une information relative à la personne grammaticale : mon chapeau
|
||
inclut une référence à la première personne (littéralement le chapeau de moi),
|
||
ton chapeau inclut une référence à la deuxième personne, etc.
|
||
|
||
Bien qu’il se nomme « possessif », sa signification va au-delà de la simple possession
|
||
et est porteuse de multiples nuances : possession proprement dite (Je te prête
|
||
mon livre) ; habitude (Elle prend son train tous les matins à la même heure) ;
|
||
relation avec la personne (J’ai échoué à mon examen) ; respect (À vos ordres,
|
||
mon colonel !), etc.
|
||
|
||
Les formes du déterminant possessif sont les suivantes :
|
||
• première personne : mon chat ; ma classe ; mes amis ; notre maison ;
|
||
nos jouets.
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||
• deuxième personne : ton chat ; ta classe ; tes amis ; votre maison ; vos jouets.
|
||
• troisième personne : son chat ; sa classe ; ses amis ; leur maison ; leurs
|
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jouets.
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3. Le déterminant démonstratif
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||
Comme le déterminant possessif, le déterminant démonstratif est porteur de
|
||
deux valeurs. Il a la valeur d’un article défini, comme dans le cas du déterminant
|
||
possessif.
|
||
|
||
Mais il contient également une information supplémentaire qui est indispensable
|
||
à l’interprétation du GN qu’il introduit. En effet, le déterminant démonstratif
|
||
s’interprète par renvoi à un antécédent (On voit beaucoup de chênes dans
|
||
les forêts. Ces arbres perdent leurs feuilles en hiver) ou par référence à la
|
||
situation d’énonciation (Regarde ces arbres ! [= les arbres qui sont ici]).
|
||
|
||
Le déterminant démonstratif peut également annoncer ce qui va suivre
|
||
(Elle prononça ces paroles : « Me voilà ») : dans ce cas, l’information est obtenue
|
||
par renvoi non pas à un antécédent mais à un subséquent, c’est-à-dire un élément
|
||
qui suit.
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||
Les formes du déterminant démonstratif sont les suivantes :
|
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• masculin singulier : ce garçon ; cet élève.
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• féminin singulier : cette élève.
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• pluriel : ces élèves.
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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B Ce que les élèves doivent
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retenir et maîtriser
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Les déterminants sont des mots grammaticaux qui se placent devant un nom
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et indiquent si le nom est singulier ou pluriel (son nombre) et parfois s’il est
|
||
masculin ou féminin (son genre).
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||
|
||
L’article défini est utilisé pour quelque chose ou quelqu’un que l’on connaît
|
||
(Le chat est rentré à la maison) ; l’article indéfini est utilisé pour quelque chose
|
||
ou quelqu’un que l’on ne connaît pas (Un chat est entré dans une maison).
|
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||
• Les articles définis sont : le, la, les. L’article défini élidé est : l’.
|
||
• Les articles indéfinis sont : un, une, des.
|
||
• Les déterminants possessifs sont : mon, ton, son, ma, ta, sa, mes, tes, ses,
|
||
notre, votre, leur, nos, vos, leurs.
|
||
• Les déterminants démonstratifs sont : ce, cet, cette, ces.
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C Repères pour une progression
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Le travail sur l’identification des déterminants et leur catégorisation com-
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mencent dès le début du CP dans la mesure où ils contribuent à l’identification
|
||
du nom. On étudie les articles (définis, définis contractés et indéfinis) au cycle 2
|
||
et les déterminants démonstratifs et possessifs au cycle 3.
|
||
|
||
L’élève doit, à l’issue du cycle 2, pouvoir nommer et identifier les articles, et à l’issue
|
||
du cycle 3, pouvoir nommer et identifier les déterminants possessifs et les déter-
|
||
minants démonstratifs, parmi d’autres catégories grammaticales. En particulier,
|
||
l’élève doit en reconnaître le genre et le nombre. Si les propriétés des déterminants
|
||
sont perçues sans être nommées au CP, elles sont peu à peu nommées et explicitées,
|
||
et réinvesties dans des séances spécifiques à la fin de ce cycle (CE2).
|
||
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||
Au cycle 3, l’élève distingue les déterminants parmi les autres constituants qui
|
||
subissent des variations (notamment les pronoms et les adjectifs). Il consolide
|
||
sa connaissance du groupe nominal et, en particulier, est en mesure de faire
|
||
les accords au sein de celui-ci dans des situations simples : déterminant + nom
|
||
+ adjectif(s) (les voitures électriques ; les petits chats noirs).
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Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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Cycle 2
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CP L’élève commence à identifier et à nommer les articles. Par des manipulations
|
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et des classements, il commence à percevoir les propriétés des articles, sans
|
||
les nommer, et à différencier les principales classes de mots, dont celle du déter-
|
||
minant. Il peut ainsi reconnaître le groupe nominal.
|
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|
||
CE1 Progressivement, l’élève reconnaît un article (il en indique le genre et le
|
||
nombre). Il différencie les principales classes de mots, dont celle du déterminant
|
||
des autres classes. Il reconnaît le groupe nominal dont le déterminant est un
|
||
constituant.
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||
CE2 À partir des critères construits tout au long du cycle, l’élève réinvestit ses
|
||
connaissances des classes grammaticales sur les classes de mots (dont le nom)
|
||
dans le cadre de séances spécifiques. Il différencie les principales classes de
|
||
mots, dont celle du déterminant, des autres classes. Il reconnaît le groupe nomi-
|
||
nal dont le déterminant est un constituant. Il distingue l’article défini de l’article
|
||
indéfini. L’élève nomme les articles définis et indéfinis.
|
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Cycle 3
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CM1 L’élève identifie et nomme précisément les articles déjà repérés au
|
||
cycle précédent et découvre les déterminants possessifs et démonstratifs.
|
||
L’élève distingue, dans la classe des mots qui subissent des variations, celle
|
||
des déterminants. Il consolide sa connaissance du groupe nominal, il repère le
|
||
noyau et fait les accords au sein du groupe nominal dans des situations simples
|
||
où intervient le déterminant : déterminant + nom + adjectif.
|
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||
CM2 Ces savoirs sont considérés comme acquis en CM2, où l’élève distingue
|
||
les classes de mots, selon qu’ils subissent ou non des variations.
|
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||
6e L’élève consolide sa connaissance des classes de déterminants. Mais à
|
||
partir du collège, l’identification des articles, des déterminants possessifs et
|
||
des déterminants démonstratifs est considérée comme acquise. Les autres
|
||
déterminants seront étudiés au cycle 4. L’élève maîtrise les notions de nature et
|
||
fonction. Il distingue la nature des mots et s’appuie sur des critères (structure
|
||
du GN vs structure de la phrase) pour distinguer un nom, précédé d’un détermi-
|
||
nant, d’un verbe (ou un groupe verbal), précédé d’un pronom personnel sujet,
|
||
par exemple : Il téléphone / Le téléphone sonne.
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p. 85
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
D Démarches d’apprentissage
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1. Une première approche fondée
|
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sur la forme des mots (morphologie)
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||
Elle consiste à identifier le genre et le nombre des articles isolément, c’est-à-dire
|
||
indépendamment de leur emploi dans le GN. Par exemple, l’article défini la est
|
||
féminin quel que soit le nom avec lequel il est employé ; de même le déterminant
|
||
démonstratif ces est pluriel quel que soit le nom qui le suit. Les déterminants
|
||
apportent donc une information sur la quantité (singulier ou pluriel) : un élève peut
|
||
affirmer que ces chats est au pluriel en se fondant sur la forme du déterminant
|
||
démonstratif ces. Les déterminants apportent aussi, en particulier au singulier
|
||
(le vs la ; un vs une ; ce vs cette ; son vs sa), une information sur le genre du
|
||
nom (masculin ou féminin) : un élève peut affirmer que chat est masculin en se
|
||
fondant sur la forme du déterminant possessif dans mon chat.
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||
2. Une deuxième approche centrée
|
||
sur l’accord des déterminants
|
||
avec les noms (morphosyntaxe)
|
||
Lorsque la forme des déterminants est bien identifiée, une deuxième approche
|
||
peut être mise en œuvre, centrée sur l’accord des déterminants avec les noms
|
||
(morphosyntaxe).
|
||
|
||
Cette deuxième approche est l’inverse de la précédente. Au lieu de prendre
|
||
comme base la forme des déterminants, on se fonde sur les caractéristiques du
|
||
nom (genre et nombre) pour en déduire la forme du déterminant : un élève peut
|
||
justifier le choix du déterminant possessif mon dans mon chat en se fondant
|
||
sur le genre masculin du nom chat ; de même, un élève peut justifier le choix
|
||
du déterminant démonstratif ces dans ces chats, en se fondant sur le pluriel
|
||
du nom chat (ce pluriel étant lui-même justifié par le fait que le nom réfère à
|
||
plusieurs chats). Le genre et le nombre des déterminants sont donc donnés
|
||
par le nom, qui est le donneur d’accord (chevaux est pluriel, on utilise donc un
|
||
déterminant au pluriel : les / des / ces / mes chevaux ; vache est féminin, on utilise
|
||
donc un déterminant au féminin : la / une / cette / sa vache). L’identification du
|
||
genre et du nombre du déterminant permet aussi le repérage de la relation du GN
|
||
sujet avec son verbe.
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p. 86
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||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
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|
||
3. Une approche fondée sur le sens
|
||
des déterminants (sémantique)
|
||
Cette approche ne fait pas l’objet d’un apprentissage explicite au cycle 2.
|
||
Au cycle 3, seul le contraste entre article défini et indéfini est étudié.
|
||
|
||
Au plan sémantique, les déterminants apportent des informations relatives
|
||
à l’identification du référent du nom.
|
||
|
||
L’article apporte une information sur l’identification possible ou non du référent
|
||
du nom commun :
|
||
• l’article défini indique que le référent du nom est identifiable (J’ai vu le chat
|
||
sous-entend que celui à qui l’on parle connaît le chat en question) ;
|
||
• l’article indéfini indique que ce référent n’est pas identifiable (J’ai un vu un
|
||
chat sous-entend que ce chat lui est inconnu).
|
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||
Les déterminants démonstratifs et possessifs, outre les informations sur le
|
||
genre et / ou le nombre, indiquent que l’identification du référent du nom commun
|
||
est possible et apportent des informations sémantiques spécifiques à ce sujet :
|
||
• le déterminant possessif indique que les choses ou les êtres désignés par le
|
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nom ont une relation avec une personne grammaticale : celui qui parle (mon
|
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chat), celui à qui l’on parle (ton chat), celui dont on parle (son chat) ;
|
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• le déterminant démonstratif indique que le référent du nom commun peut être
|
||
identifié soit en le désignant dans la situation de communication (Attention
|
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à cette voiture !), soit en renvoyant à un autre mot ou groupe de mots du
|
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contexte (J’aime les roses. Ces fleurs sentent bon).
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4. Une approche syntaxique
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L’approche sémantique et l’approche morphologique du déterminant, aux
|
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cycles 2 et 3, sont elles-mêmes étroitement liées à une approche syntaxique,
|
||
puisque le déterminant et le nom sont des constituants fondamentaux du groupe
|
||
nominal, qui selon sa fonction dans la phrase, entraîne différents phénomènes
|
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d’accord, notamment en tant que sujet du verbe conjugué de la phrase (Le chat
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miaule / Les chats miaulent).
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5. Des critères pour la manipulation
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• Le critère syntaxique de la place du déterminant : au plan des critères d’iden-
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tification, celui-ci est essentiel pour l’identification du déterminant : ce dernier
|
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est toujours placé avant le nom, ce qui le distingue notamment des adjectifs
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qui, eux, peuvent être placés avant ou après le nom.
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p. 87
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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Le déterminant n’a pas d’autonomie et accompagne toujours un nom (ce qui le
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distingue des pronoms qui, eux, ne sont pas suivis d’un nom mais généralement
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d’un verbe (article : le garçon ; les filles ; la directrice / pronom personnel :
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Il le voit ; Il la voit ; Il les voit. Déterminant démonstratif : ce garçon / pronom
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démonstratif : Ce sera toi).
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||
En ce qui concerne les manipulations syntaxiques, la seule qui semble utile est
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le remplacement d’un déterminant par un autre déterminant, ce qui permet de
|
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faire percevoir la classe des déterminants dans son ensemble. Ainsi le déter-
|
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minant peut-il être défini comme un mot qui peut être remplacé par un, une,
|
||
ou des. Dans Ce chat miaule, le mot ce peut être remplacé par un (Un chat
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miaule) : il s’agit donc d’un déterminant.
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• Le critère sémantique : la question « lequel ? » permet de mettre en évidence la
|
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manière dont l’identification du référent peut ou non se faire :
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– Il regarde le chat ➔ lequel regarde-t-il ? (Celui dont on a parlé préalable-
|
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ment, ou celui que nous voyons tous.)
|
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– Il regarde un chat ➔ lequel ? (Nous ne savons pas.)
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||
– Regarde ce chat ➔ lequel ? (Nécessairement celui que le locuteur désigne
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ou dont il vient de parler.)
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– Regarde ton chat ➔ lequel ? (Le tien)
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E Sélection du corpus pour la séance
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||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Commencer par introduire le chat noir
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les GN dont le déterminant
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précède immédiatement le nom.
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Dans un second temps le petit chat
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seulement, aborder les GN
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dont le nom est précédé
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d’un adjectif.
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Introduire les articles
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non élidés (le, la, les)
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avant la forme élidée (l’).
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p. 88
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||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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Introduire les formes Je vais au travail.
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non contractées de l’article Elle donne à manger
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avant les formes contractées. aux animaux.
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Il revient du stade.
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Elle parle des vacances.
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Commencer par aborder ma classe
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les emplois réguliers mon stylo
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des déterminants possessifs.
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N’introduire qu’ensuite la forme mon école
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du déterminant possessif mon mon histoire
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suivie d’un nom féminin à initiale
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vocalique ou commençant
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par un h muet.
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Introduire les formes
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du déterminant démonstratif
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ce, cette, ces avant la forme
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masculine cet (cet arbre)
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qui peut être confondue
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à l’oral avec le féminin
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cette (cette feuille).
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Éclairer les confusions cet habit ➔ un habit
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possibles à l’oral par cet album ➔ un album
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la commutation avec l’article
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indéfini.
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Introduire seulement
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au cycle 3 le déterminant
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démonstratif masculin
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devant des noms commençant
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par un h 22 .
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Veiller à ce que les élèves Je mange de délicieux fruits.
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ne confondent pas l’article Je fais d’horribles cauchemars.
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indéfini pluriel de / d’ avec Il revient de l’école.
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la préposition de.
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22 Pour mémoire, les noms commençant par un h muet s’emploient avec le déterminant démonstratif
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||
cet (cet habit), les noms commençant par un h aspiré s’emploient avec le déterminant démonstratif
|
||
ce (ce haricot).
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p. 89
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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Éviter les emplois du mot Je ne mange pas de fruit.
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de / d’ dans des phrases Je ne vois pas d’élèves.
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négatives ou comportant Il me faut plus / moins
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||
un comparatif dont l’analyse de temps.
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||
est trop complexe. Je vois plus / moins d’élèves.
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Veiller à ce que les élèves Je vois leur chat.
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ne confondent pas la forme Il leur parle.
|
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leur du déterminant possessif
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et la forme leur du pronom
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personnel.
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Bien distinguer les formes Je nourris notre / votre chat.
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||
notre et votre du déterminant Il a une grande maison ;
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possessif et les formes la nôtre est plus petite.
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||
le, la, les nôtre(s) / vôtre(s)
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du pronom possessif (cycle 4).
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Bien distinguer l’article défini Je reviens du stade. (= de + le)
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contracté de l’article partitif Je bois du lait.
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employé avec un nom massif
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||
(concret ou abstrait) 23 .
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Veiller à ce que les élèves ne Ce chat est noir.
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confondent pas la forme ce Ce sera bientôt fini.
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du déterminant démonstratif
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avec la forme ce du pronom
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démonstratif (cycle 4).
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Pour éviter la confusion Alice aime ce chat.
|
||
entre la forme ce du Le chat se cache
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||
déterminant démonstratif dans le jardin.
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et la forme homophone
|
||
se du pronom personnel,
|
||
faire remarquer que seul
|
||
le déterminant ce est suivi
|
||
d’un nom, le pronom personnel
|
||
se étant suivi d’un verbe.
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23 Pour la distinction entre noms concrets comptables (chaise ; table), noms concrets massifs
|
||
(sable ; farine) et noms abstraits massifs (courage ; finesse), voir La grammaire du français.
|
||
Terminologie grammaticale, p. 103, 107 et 108.
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p. 90
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||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
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||
Pour éviter la confusion Alice a pris le chat
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||
entre la forme ces du même dans ses bras.
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||
déterminant démonstratif Ces nuages annoncent
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et la forme homophone ses la pluie.
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du déterminant possessif,
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||
choisir des phrases
|
||
comportant des emplois
|
||
tranchés de ces deux formes.
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||
Éviter des phrases dans Ces / Ses chats sont noirs.
|
||
lesquelles les deux formes
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sont possibles en l’absence
|
||
de contexte.
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||
Éviter les exemples dans Il faut de la farine
|
||
lesquels le mot la n’est pas pour ce gâteau.
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||
un article défini, mais un Il faut de la patience
|
||
élément de l’article partitif de pour ce travail.
|
||
la employé avec un nom massif.
|
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p. 91
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
III
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||
L’adjectif
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A Définitions pour le professeur
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||
L’adjectif est un mot lexical, comme le nom, le verbe et l’adverbe, mais il n’est pas
|
||
autonome car il se rapporte toujours à un nom (ou un pronom). Il exprime une
|
||
qualité ou une propriété du nom auquel il se rapporte (petit ; grand ; gentil, etc.).
|
||
Il s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte.
|
||
|
||
Il est placé avant ou après le nom.
|
||
|
||
L’adjectif exprime une qualité de l’être (un chat noir) ou de la chose (une grande
|
||
maison) désignés par le nom auquel il se rapporte, ou encore une manière
|
||
d’être (Il est joyeux).
|
||
|
||
L’adjectif est en relation avec un nom, soit dans le cadre du groupe nominal (GN)
|
||
en fonction épithète (une grande maison), soit dans le cadre du groupe verbal
|
||
(GV) en fonction attribut (La maison est grande). Dans ce dernier cas, l’adjectif
|
||
peut être en relation avec un pronom (Elle est grande).
|
||
|
||
L’adjectif peut être modifié par un adverbe et former avec lui un groupe adjectival,
|
||
dont l’adjectif est le noyau (Il est très grand ; Il habite une très belle maison).
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||
B Ce que les élèves doivent
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retenir et maîtriser
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||
L’adjectif est un mot qui donne des précisions sur le nom auquel il se rapporte.
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|
||
Il s’accorde en genre et en nombre avec ce nom.
|
||
|
||
Dans le groupe nominal, il peut être placé avant le nom (mais après le déterminant)
|
||
ou après le nom.
|
||
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||
L’adjectif peut être une expansion du groupe nominal : dans ce cas, il est de fonc-
|
||
tion épithète du nom auquel il se rapporte (Il habite dans une grande maison).
|
||
L’adjectif peut aussi être de fonction attribut du sujet : dans ce cas, il fait partie
|
||
du groupe verbal (La maison est grande).
|
||
|
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p. 92
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||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
|
||
Repères pour une progression C
|
||
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||
Cycle 2
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||
CP Le travail sur l’identification de l’adjectif peut commencer en milieu de CP,
|
||
quand l’élève a acquis une aisance suffisante en matière de catégorisation
|
||
des noms. Au moyen d’épreuves de dénomination (Comment est la maison ?
|
||
Elle est grande / bleue, etc.) et de manipulations (déplacement de l’adjectif,
|
||
transformation attributive), l’élève commence à percevoir les propriétés des
|
||
adjectifs, sans qu’il soit nécessairement fait usage du terme « adjectif ». L’élève
|
||
constitue des corpus d’adjectifs.
|
||
|
||
CE1 L’élève enrichit les corpus d’adjectifs commencés au CP et nomme leur
|
||
classe grammaticale. II différencie l’adjectif des autres classes de mots.
|
||
Il reconnaît le groupe nominal, dont l’adjectif est un constituant facultatif.
|
||
|
||
CE2 À partir des critères construits tout au long du cycle, l’élève réinvestit
|
||
ses connaissances des classes grammaticales sur la classe de l’adjectif dans
|
||
le cadre de séances spécifiques. Il différencie l’adjectif des autres classes de
|
||
mots. Il identifie et nomme la classe des adjectifs. Il reconnaît le groupe nominal
|
||
qui pourra éventuellement comporter plusieurs adjectifs (une grande et belle
|
||
maison ; un petit chat noir).
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Cycle 3
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||
CM1 L’élève identifie et nomme précisément les adjectifs déjà repérés au
|
||
cycle précédent. Parmi les classes de mots déjà connues, l’élève distingue la
|
||
classe des adjectifs parmi celles qui subissent des variations. Il consolide sa
|
||
connaissance du groupe nominal, il repère le noyau et fait les accords au sein
|
||
de celui-ci dans des situations simples, où intervient l’adjectif : déterminant +
|
||
nom + adjectif. Il distingue l’adjectif de fonction épithète de l’adjectif de fonction
|
||
attribut du sujet.
|
||
|
||
CM2 Ces savoirs sont considérés comme acquis en CM2. L’élève poursuit
|
||
le travail sur l’identification des classes de mots subissant des variations en
|
||
s’intéressant en particulier à l’adjectif, dont il repère les variations qui les
|
||
affectent. Parmi les expansions du nom, il distingue l’adjectif épithète du groupe
|
||
nominal prépositionnel (GNP) complément du nom.
|
||
|
||
6e À partir du collège, l’identification et la nomination précise des adjectifs
|
||
sont considérées comme acquises. L’élève maîtrise la notion d’adjectif et de
|
||
groupe adjectival comme natures de mots, ainsi que les fonctions de l’adjectif
|
||
et du groupe adjectival (épithète et attribut du sujet). Il maîtrise également la
|
||
notion d’expansion du nom, dont l’adjectif et le groupe adjectival sont des cas
|
||
particuliers, dans le groupe nominal.
|
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p. 93
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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|
||
D Démarches d’apprentissage.
|
||
Comment faire identifier l’adjectif ?
|
||
Bien que les deux problématiques soient liées, on dissociera, au cycle 2, l’étude
|
||
de la catégorie de l’adjectif de l’étude de l’accord de l’adjectif avec le nom, cette
|
||
dernière incluant sa variation morphologique en genre et en nombre. Avant de
|
||
savoir comment accorder l’adjectif avec le nom, il convient que les élèves soient
|
||
en mesure d’identifier les adjectifs24 .
|
||
|
||
Compte tenu de la relation à la fois sémantique et syntaxique qui existe fonda-
|
||
mentalement entre le nom et l’adjectif, ces deux natures de mots seront étudiées
|
||
parallèlement. Il est cependant naturel de commencer par la catégorisation des
|
||
noms, auxquels l’adjectif se rapporte.
|
||
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||
1. Une première approche
|
||
fondée sur le sens (sémantique)
|
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La situation prototypique où l’adjectif indique une propriété de l’objet ou de
|
||
l’être désigné par le nom auquel il se rapporte constitue une première approche
|
||
sémantique de l’adjectif (dans le cas de une trousse bleue : [objet / personne
|
||
= nom. Ex. : trousse] [propriété = adjectif. Ex. : bleue]). Elle sera d’abord
|
||
exemplifiée par des propriétés correspondant à des caractérisations communes
|
||
plutôt concrètes (dimensions : grand ; petit, couleurs : rouge ; jaune ; bleu, etc.)
|
||
ou à des catégorisations psychologiques usuelles dans le cas de noms d’êtres
|
||
animés (gentil ; aimable ; méchant ; triste, etc.).
|
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|
||
Dans le cadre de cette approche sémantique de l’adjectif, la leçon de grammaire
|
||
se couple naturellement avec la leçon de vocabulaire puisqu’elle donne une
|
||
occasion d’enrichissement du stock lexical.
|
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24 L’annexe 1 est consacrée à l’accord de l’adjectif avec le nom (voir p. 286-287). L’essentiel
|
||
est d’avoir conscience que les deux activités – catégorisation d’un mot comme adjectif et accord de l’adjectif
|
||
avec le nom – sont deux activités distinctes requérant des compétences cognitives distinctes.
|
||
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||
p. 94
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
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||
2. Une deuxième approche
|
||
fondée sur la syntaxe
|
||
Cette première ébauche sémantique doit peu à peu conduire, au cycle 2 et
|
||
au cycle 3, à une approche syntaxique de l’adjectif et du groupe adjectival
|
||
comme nature de mot constituant une expansion du GN (une trousse bleue)
|
||
ou un attribut du sujet dans le GV attributif (La trousse est bleue). L’approche
|
||
sémantique de l’adjectif est donc un préalable visant à faire percevoir la relation
|
||
entre les noms et les adjectifs, relation qui sera ensuite envisagée en termes
|
||
de fonctions (les fonctions épithète et attribut sont au programme du cycle 3).
|
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||
3. Des critères pour la manipulation
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||
Dans une perspective sémantique, pour faire identifier l’adjectif, on peut utiliser
|
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la question « comment ? » :
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une trousse bleue ➔ Comment est la trousse ? ➔ Elle est bleue
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➔ L’adjectif bleue permet de dire comment est la trousse.
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Ce type de critère d’identification doit toutefois être manié avec prudence, car la
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||
question en « comment ? » identifie également d’autres types de mots, notamment
|
||
les adverbes :
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Il conduit prudemment ➔ Comment conduit-il ? ➔ Prudemment
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En ce qui concerne les manipulations syntaxiques :
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||
• l’adjectif a la propriété de pouvoir être modifié par un adverbe, par exemple
|
||
l’adverbe très (une trousse très bleue ; une fille très intelligente ; un bureau
|
||
très grand, etc.) ;
|
||
• on peut faire varier la position (test de la permutation ou déplacement) de
|
||
l’adjectif épithète ou du groupe adjectival (lorsque les adjectifs le permettent),
|
||
après ou avant le nom mais toujours après le déterminant (une très jolie
|
||
maison ➔ une maison très jolie) ;
|
||
• on peut encore travailler la transformation de la fonction épithète en fonction
|
||
attribut (une fille intelligente ➔ Cette fille est intelligente).
|
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p. 95
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||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
E Sélection du corpus pour la séance
|
||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
|
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
||
ceux-ci : , .
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||
RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
|
||
Privilégier, pour faire grand / petit ; large / étroit
|
||
découvrir la notion, les adjectifs de couleurs (voir p. 97
|
||
adjectifs de sens concret qui et note 26 pour des restrictions)
|
||
se prêtent à une visualisation.
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||
Au CP, privilégier les phrases une belle maison
|
||
où l’adjectif de fonction une maison magnifique
|
||
épithète est au voisinage une maison de campagne
|
||
immédiat du nom (juste avant magnifique
|
||
ou après).
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||
Dans le cas de la fonction La maison est grande.
|
||
attribut, se limiter aux GV dont La maison semble grande.
|
||
le noyau est le verbe être.
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||
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||
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Au CP, dans la découverte rouge ; mauve ; jaune ; rose ;
|
||
de la notion et pour ne pas libre ; triste ; propre ; sale ;
|
||
introduire concomitamment sauvage ; sombre ; calme ;
|
||
des difficultés orthographiques, fidèle ; malade ; timide ;
|
||
on se limite aux adjectifs tranquille ; large ; faible ;
|
||
épicènes25 et aux adjectifs sympathique ; sage
|
||
dont le féminin se forme vert ; gris ; petit ; grand ; lourd ;
|
||
par le seul ajout d’un -e final méchant ; intelligent ; droit ;
|
||
à l’écrit. mauvais ; ouvert ; élégant ;
|
||
rond ; idiot ; important ; fort ;
|
||
content
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|
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||
Au CP, on évite également léger / légère ;
|
||
les adjectifs dont le féminin gros / grosse ; neuf /neuve ;
|
||
présente des particularités heureux / heureuse
|
||
orthographiques.
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||
25 C’est-à-dire ayant la même forme au masculin et au féminin
|
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||
p. 96
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
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||
Ne retenir que les adjectifs les cahiers roses
|
||
de couleur ayant un pluriel les cahiers mauves
|
||
en -s 26 .
|
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||
Exclure les adjectifs de couleur les pantalons crème
|
||
invariables (notamment les pantalons bleu clair
|
||
les composés).
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||
Éviter le cas particulier des grand-père
|
||
adjectifs intégrés dans un GN pierre précieuse
|
||
figé (l’adjectif ne peut être isolé gros sel
|
||
car il est un élément constitutif
|
||
du nom composé).
|
||
|
||
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||
Éviter les exemples des carottes cuites
|
||
de participes passés ou un poulet rôti
|
||
de participes présents des enfants gâtés
|
||
employés comme adjectifs, Cette personne
|
||
car les participes connaissent est accueillante.
|
||
aussi des emplois qui une idée intéressante
|
||
sont intermédiaires entre
|
||
la catégorie de l’adjectif
|
||
et la catégorie du verbe 27.
|
||
|
||
|
||
Introduire plus tardivement
|
||
et avec précaution :
|
||
– les adjectifs numéraux son premier livre
|
||
qui indiquent un ordre le deuxième étage
|
||
plutôt qu’une propriété,
|
||
et ne peuvent pas être
|
||
modifiés par un adverbe ; la voiture présidentielle
|
||
– les adjectifs relationnels le courant électrique
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qui ne désignent pas non l’histoire grecque
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plus une propriété mais les rues parisiennes
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une relation entre deux noms.
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26 Le maniement des adjectifs de couleur mérite une attention particulière : on rappellera que,
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parmi ceux qui sont d’anciens noms communs, certains demeurent toujours invariables (argent ; crème ;
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turquoise ; ivoire, etc.), d’autres sont parfois accordés et parfois invariables (marron ; orange), d’autres
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enfin sont devenus de vrais adjectifs (rose ; mauve, etc.) et s’accordent en nombre. Seuls ces derniers à pluriel
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en -s doivent donc être utilisés pour ne pas déstabiliser les élèves (les cahiers roses ; les cahiers mauves).
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Pour éviter toute interrogation sur l’accord (les pantalons crème), les adjectifs de couleur invariables
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(argent ; crème, etc.) doivent être écartés.
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27 Dans une élève aimant la lecture, le groupe aimant la lecture peut être considéré comme
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une expansion du GN, ce qui rapproche le participe de l’adjectif, mais ce participe régit un COD (la lecture)
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et par conséquent appartient aussi à la classe des verbes. C’est pour cette raison que le participe n’accepte
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pas dans ce cas d’être modifié par un adverbe (*une élève très aimant la lecture).
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p. 97
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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IV
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Le groupe nominal
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A Définitions pour le professeur
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Le groupe nominal (GN) minimal est constitué d’un déterminant et d’un nom
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(les vacances ; une plage ; des couleurs ; ses chats).
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Il peut aussi être composé d’un nom seul, notamment dans le cas des noms qui
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n’ont pas besoin de déterminant (Pierre ; Barcelone) ou encore dans les cas de
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noms de fonction attribut (Elle est médecin).
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Le GN peut être développé au moyen de différents mots ou groupes de mots
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qu’on appelle expansions du nom, en particulier :
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• adjectifs et groupes adjectivaux :
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cette grande maison ; le petit chat noir ; des enfants très joyeux ;
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• noms et groupes nominaux précédés d’une préposition (groupes nominaux
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prépositionnels, GNP) :
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le fils de la reine ; la fille du roi ; une règle en plastique.
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Remarque
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Lorsqu’elle a la nature d’un GNP, l’expansion du nom (de fonction complément du
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nom) est formée d’une préposition suivie d’un GN, ce qui signifie que le GN est
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inclus dans le GNP qui constitue cette expansion (dans le fils de la reine, le GN la
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reine est inclus dans le GNP de la reine ; par conséquent, la préposition de fait
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partie du GNP mais pas du GN).
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Les expansions sont presque toujours facultatives ; leur suppression fait
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perdre des informations mais ne compromet pas la grammaticalité de la phrase
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(J’ai besoin d’une règle en plastique ➔ J’ai besoin d’une règle).
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1. Les différents types de groupes nominaux
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• Groupe nominal minimal :
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– déterminant + nom : les vacances ; une plage ; des couleurs ; ses chats ;
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mon livre ;
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– nom propre seul ou avec déterminant : Pierre ; Barcelone ; la Seine ; l’Italie.
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• Groupe nominal étendu :
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– par un ou des adjectifs : les grandes vacances ; les belles histoires ;
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une princesse célèbre ; le petit chat noir, ou un groupe adjectival : des
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enfants très joyeux ;
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p. 98
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Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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– par des noms et groupes nominaux le plus souvent précédés d’une
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préposition :
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• groupes nominaux prépositionnels avec déterminant : le fils du roi ;
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le chat de ma grand-mère ; les moustaches du tigre ;
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• groupes nominaux prépositionnels sans déterminant : une règle
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en plastique ; un pull en coton ; une tasse de thé ; une robe à pois ;
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une casquette à rayures ; un feu de bois ; un soir d’hiver.
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2. L’accord dans le groupe nominal
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On appelle accord le fait qu’un mot reçoit d’un autre mot de la même phrase
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(ou d’une autre phrase) ses marques de genre, de nombre, de personne :
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Les feuilles mortes se ramassent à la pelle. (Prévert)
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Ce phénomène concerne, au sein de la phrase, la relation du sujet avec le verbe
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et avec l’attribut. Au sein du groupe nominal, il concerne la relation du nom
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avec le déterminant et avec l’adjectif : la petite table ; les petites tables.
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Le déterminant porte le genre et le nombre du nom qu’il précède : une robe ; ma
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robe ; un pantalon ; mon pantalon ; des robes.
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L’adjectif (épithète) a le genre et le nombre du nom auquel il se rapporte : une
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robe verte ; un pantalon vert.
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Ce que les élèves doivent B
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retenir et maîtriser
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Le groupe nominal est formé le plus souvent d’un déterminant et d’un nom
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(le chat).
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Le nom peut être complété par d’autres mots qui apportent des précisions,
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des informations sur lui :
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• un adjectif : Le petit chat miaule.
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• un groupe nominal prépositionnel : Le chat de ma grand-mère miaule.
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Dans le groupe nominal, le déterminant et l’adjectif s’accordent avec le nom
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auquel ils se rapportent :
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• en genre : un moteur puissant / une voiture puissante.
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• en nombre : un jardin vert / une pelouse verte.
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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Le féminin se forme souvent par l’ajout d’un -e à l’écrit et le pluriel par l’ajout d’un
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-s. Mais les noms et les adjectifs ont parfois des formes du féminin et du pluriel
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plus compliquées.
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C Repères pour une progression
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En fin du cycle 2, l’élève reconnaît un groupe nominal comme groupe de mots
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fonctionnant ensemble. Le groupe nominal étant constitué généralement d’un
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déterminant et d’un nom (ou d’un nom seul), il est introduit simultanément
|
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à la découverte de ces deux catégories grammaticales. En ce qui concerne
|
||
l’accord au sein du GN, le phénomène morphosyntaxique de l’accord en genre
|
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et en nombre doit être introduit dès le CP, à l’oral, conjointement à l’introduction
|
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de l’étude du déterminant et de celle de l’adjectif dans le cadre de l’étude des
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||
constituants du GN. En effet, la perception et la compréhension de ces chaînes
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d’accord est un aspect essentiel du repérage des liens entre les différents
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constituants du GN et donc de son unité.
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Cycle 2
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CP L’élève perçoit l’unité du GN, sans savoir le dénommer comme tel. Il peut
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reconnaître le groupe nominal minimal et le produit à l’écrit de manière
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correcte (déterminant + nom). Il reconnaît le groupe nominal limité à une
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expansion adjectivale. Il comprend la notion de « chaîne d’accords » pour les
|
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déterminant / nom / adjectif (singulier / pluriel ; masculin / féminin). Il comprend
|
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que le nom est porteur de genre et de nombre en écoutant des transformations
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de phrases à l’oral puis en les observant à l’écrit.
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CE1-CE2 L’élève reconnaît, identifie et nomme les principaux constituants du
|
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GN (déterminant, nom, adjectif). L’étude spécifique de l’une de ses expansions,
|
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l’adjectif, est attendue. L’élève justifie un accord par la catégorie grammaticale
|
||
des mots, notamment au sein du groupe nominal. Il approfondit sa connaissance
|
||
du fonctionnement du groupe nominal dans la phrase et de la notion de
|
||
« chaîne d’accords » pour les déterminant / nom / adjectif (singulier / pluriel ;
|
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masculin / féminin). En CE1, il utilise des marques d’accord pour les noms et les
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||
adjectifs épithètes : nombre (-s) et genre (-e). Il écrit correctement les groupes
|
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nominaux en respectant les accords en genre et en nombre en situation de
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dictée. Il commence à mobiliser ces connaissances dans l’écriture de textes.
|
||
En CE2, ces pratiques sont poursuivies avec davantage d’autonomie dans les
|
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écrits. Le cas échéant, les accords sont corrigés à la relecture, en fonction des
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indications du professeur.
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p. 100
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Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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Cycle 3
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CM1 L’élève consolide sa connaissance du groupe nominal, il y repère le noyau,
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l’adjectif et le groupe nominal prépositionnel complément du nom. Il fait les
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accords au sein du groupe nominal dans des situations simples : déterminant
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+ nom + adjectif. Il modifie le genre et le nombre d’un groupe nominal sujet et
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effectue toutes les variations nécessaires.
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CM2 Ces savoirs sont considérés comme acquis en CM2. L’élève augmente
|
||
ou réduit un groupe nominal par l’ajout ou le retrait d’expansions du nom, qu’il
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identifie (épithète, complément du nom).
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6e À partir du collège, l’identification et la nomination précise des constituants
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du GN, leur nature et leur fonction, sont considérées comme acquises. L’élève
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maîtrise également les différentes fonctions possibles du GN. Il distingue, grâce
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à des déplacements, substitutions voire suppressions, la fonction d’un groupe
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nominal dans une phrase.
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Démarches d’apprentissage. D
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Comment faire identifier
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le groupe nominal ?
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Avant d’étudier de manière systématique l’accord au sein du groupe nominal,
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l’élève doit pouvoir identifier chacun des constituants du GN et être sensible à
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son organisation interne et à sa hiérarchie autour du nom noyau.
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||
Parallèlement, la conscience de l’unité du groupe nominal est nécessaire à
|
||
l’identification des grands groupes au sein de la phrase et à celle de leurs
|
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fonctions. Il est nécessaire d’identifier et de délimiter convenablement un groupe
|
||
nominal avant de pouvoir d’une part en analyser les constituants internes et
|
||
d’autre part en indiquer la fonction dans la phrase et en découvrir les fonctions
|
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possibles.
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En ce qui concerne l’accord, il s’agit pour l’élève de comprendre, dès
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||
le CP, le fonctionnement du groupe nominal dans la phrase et la notion de
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« chaîne d’accords » pour les déterminant / nom / adjectif (singulier / pluriel ;
|
||
masculin / féminin). Il comprend ainsi que le nom est porteur de genre et
|
||
de nombre en écoutant des transformations de phrases à l’oral, puis en les
|
||
observant à l’écrit. La compréhension du phénomène de l’accord suppose
|
||
d’une part l’établissement de la relation entre le mot donneur d’accord et le(s)
|
||
mot(s) à accorder (une grande maison : maison est le donneur d’accord,
|
||
une et grande sont les mots accordés avec lui), d’autre part la connaissance
|
||
des marques de genre et de nombre (grand / grande ; maison / maisons ;
|
||
cheval / chevaux, etc.).
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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1. Une approche sémantique
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On s’attache principalement à la façon dont les expansions nominales contribuent
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au sens de l’ensemble du GN (le rôle sémantique des déterminants a été examiné
|
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dans le chapitre précédent). Les expansions du nom permettent de sélectionner
|
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un sous-ensemble (des voitures rouges ; des voitures électriques) ou un
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élément (la voiture de mon père) à partir de l’ensemble désigné par le nom
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(voitures).
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2. Une approche morphologique
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Cette approche consiste à s’intéresser aux accords du déterminant et de
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l’adjectif au sein du GN 28 .
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3. Une approche syntaxique
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Il convient de distinguer les fonctions internes au GN (adjectif épithète, GNP
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complément du nom) des fonctions du GN dans la phrase (sujet du verbe,
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complément circonstanciel) ou dans le groupe verbal (complément d’objet).
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4. Des critères pour la manipulation
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Le nom est le noyau du groupe nominal. Il constitue donc le repère qui permet
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la reconnaissance du GN, à partir duquel le déterminant et l’expansion nominale
|
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peuvent être identifiés. Par exemple : [Le fils de la reine] a [un beau cheval].
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Le premier niveau d’analyse permet d’identifier deux GN : Le fils de la reine
|
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(de fonction sujet), un beau cheval (de fonction COD). Le premier GN, Le fils
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de la reine, a pour nom noyau fils ; son déterminant est l’article défini le et son
|
||
expansion est le GNP de la reine (de fonction complément du nom). Le second GN,
|
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un beau cheval, a pour nom noyau cheval ; son déterminant est l’article indéfini
|
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un et son expansion est l’adjectif beau (de fonction épithète).
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Mais l’analyse peut être approfondie. Le premier GN Le fils de la reine contient
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en effet lui-même le groupe nominal la reine, qui fait partie du GNP de la reine.
|
||
Selon ce deuxième niveau d’analyse, le GN la reine est inclus dans le GN Le fils
|
||
de la reine. Par conséquent, la phrase Le fils de la reine a un beau cheval
|
||
comporte trois GN : Le fils de la reine, la reine, un beau cheval. Le point essentiel
|
||
est d’éviter une analyse isolant un GN Le fils car cette analyse est incompatible
|
||
avec la définition du GN adoptée (GN = déterminant + nom + expansion) et n’a
|
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aucune pertinence syntaxique puisqu’on ne peut pas remplacer Le fils par un
|
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pronom [*Il de la reine] a un beau cheval.
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28 Voir p. 82 et annexe 1 p. 286-287.
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p. 102
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Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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Pour le repérage des expansions du nom (adjectif épithète et GNP complément
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||
du nom), on peut utiliser le critère sémantique consistant à se demander quelles
|
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informations sont données sur le nom noyau du GN (dans le GN le petit chat noir
|
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de mon voisin, trois informations sont données au sujet du chat – nom noyau du
|
||
GN – : il est petit, il est noir, il appartient à mon voisin).
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||
Des critères syntaxiques peuvent être utilisés, soit pour identifier les constituants
|
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du GN, soit pour la délimitation du GN dans la phrase.
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Dans le premier cas, on utilise un critère syntaxique pour identifier les
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||
constituants facultatifs du GN, en effectuant une réduction du GN (un petit chat
|
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noir ➔ un chat) ou un développement du GN (le chat ➔ le chat noir ➔ le petit
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chat noir ➔ le petit chat noir de mon voisin).
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Dans le second cas, le critère syntaxique s’appuie sur le fait que le GN occupe
|
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une certaine fonction dans la phrase. Ce critère comporte deux aspects :
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• poser des questions permettant, dans la phrase, d’identifier dans sa totalité le
|
||
GN sujet (« qui ? » : Le grand-père de Paul fait un gâteau ➔ Qui fait un gâteau ?)
|
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ou le GN objet (« que » / « qu’est-ce que ? » : Pierre fait un gâteau ➔ Que fait
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Pierre ? ; Pierre voit une grande maison blanche ➔ Qu’est-ce que Pierre voit ?).
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• remplacer le GN par un pronom personnel :
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– Il voit un petit chat noir ➔ Il le voit.
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– Le petit chat noir a sauté sur le mur ➔ Il a sauté sur le mur.
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Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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L’identification du groupe nominal
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Travailler d’abord, notamment le magicien
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au cycle 2, sur des groupes la voiture
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nominaux désignant des
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choses ou des êtres concrets.
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p. 103
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2 La grammaire du français du CP à la 6e
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Travailler d’abord avec le petit chat
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la structure la plus simple, le chat noir
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[déterminant + nom]. le chat de mon frère
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Ensuite introduire l’adjectif
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épithète, placé avant
|
||
ou après le nom, puis le GNP
|
||
complément du nom.
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Introduire le GN réduit Pierre dort.
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||
au nom seul, qui constitue Elle est médecin.
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une structure atypique de GN,
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lorsque les autres types de GN
|
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sont maîtrisés.
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Introduire, au cycle 3, une belle voiture de sport ;
|
||
le GN comportant des un superbe bouquet
|
||
expansions multiples lorsque de tulipes ; une incroyable
|
||
les structures de base histoire de brigands ; une jolie
|
||
sont bien comprises. petite chaise ; les grandes
|
||
villes de France
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Éviter les GN appartenant avoir peur
|
||
à des locutions verbales. prendre froid
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Éviter les expansions, un rouge-gorge ; ma grand-
|
||
adjectifs et groupes nominaux mère ; une pomme de terre ;
|
||
prépositionnels construisant un fait divers ; un sac-à-dos
|
||
des noms composés.
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Éviter les GN enchâssés la table en bois de hêtre
|
||
en cascade. la maison de la mère de Noémie
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||
L’accord au sein du groupe nominal
|
||
Privilégier, dans un premier marchand / marchande ;
|
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temps, le féminin en -e marqué voisin / voisine ; blond / blonde ;
|
||
à l’oral. lointain / lointaine
|
||
|
||
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||
Introduire, dans un deuxième ami / amie
|
||
temps, le cas du féminin en -e dur / dure
|
||
non marqué à l’oral.
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p. 104
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||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
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||
Introduire enfin heureux / heureuse
|
||
graduellement, au cours neuf / neuve
|
||
des deux cycles, les autres léger / légère
|
||
formations, plus complexes, doux / douce
|
||
dans lesquelles le féminin
|
||
présente de plus grandes
|
||
différences avec le masculin.
|
||
|
||
|
||
Privilégier, dans un premier le petit chat / les petits chats
|
||
temps, le pluriel en -s
|
||
des noms et des adjectifs.
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||
|
||
Introduire, dans un deuxième le grand cheval / les grands
|
||
temps, le pluriel en -x chevaux
|
||
des noms.
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||
|
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||
Présenter enfin graduellement,
|
||
au cours des deux cycles,
|
||
les différents cas particuliers
|
||
(voir en annexe l’encadré
|
||
récapitulatif « Genre et nombre
|
||
des adjectifs et des noms »,
|
||
p. 286-287).
|
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||
POINT DE VIGILANCE
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||
On veille à ne pas confondre les manipulations morphosyntaxiques portant sur
|
||
le genre avec un exercice mettant en jeu des connaissances de vocabulaire (le
|
||
féminin de cheval est jument, etc.). Ces activités mettent en effet en œuvre des
|
||
compétences distinctes (grammaticales vs lexicales) qui ne doivent pas être
|
||
confondues : si la régularité grammaticale permet à l’élève de déduire le pluriel
|
||
de cheval, elle ne peut en revanche lui permettre de déduire que son féminin est
|
||
jument (connaissance lexicale, et non grammaticale).
|
||
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||
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||
p. 105
|
||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
V
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||
Propositions
|
||
pour la mise en œuvre
|
||
LE NOM
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||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. a. Trier des mots, à partir 1. Réactiver les acquis
|
||
d’un corpus proposant, antérieurs : classer les noms
|
||
en contexte, des noms de chaque liste en deux groupes
|
||
de personnes, d’animaux, (nom propre / nom commun).
|
||
de choses et des verbes, Liste 1 : sculpture – Rose –
|
||
déterminants, adjectifs, peinture – musée – Renoir
|
||
pronoms (variable : trier à partir Liste 2 : pont – cathédrale –
|
||
d’un critère imposé). Reims – relief – France
|
||
cuisinier – lampe – souris – Liste 3 : Rhône – bateau – Seine –
|
||
abeille – lion – libraire – fleuve – Loire
|
||
boulanger – comédien – ranger –
|
||
donner – partager – cahier – 2. a. Trouver le genre des noms
|
||
chaise – le – petit – magique – un – communs suivants et justifier.
|
||
rapide – elle mon tapis – mon arbre – mon
|
||
b. Classer, puis justifier tablier – mon arc – mon amie – ton
|
||
les critères de classement, araignée – cet avion – l’arbre –
|
||
et comparer, valider ou invalider l’aile – l’hélice – l’abri – l’avion –
|
||
les classements. l’ardoise – l’hélicoptère –
|
||
c. Repérer les mots qui ne sont l’attente – l’aventure – l’envol
|
||
pas classés selon les critères de b. Écrire ces groupes nominaux
|
||
classement retenus. Justifier, au pluriel.
|
||
remédier.
|
||
|
||
2. a. Dans le texte suivant,
|
||
relever les noms et les classer
|
||
(nom propre / nom commun).
|
||
Jimmy adore se baigner. Quand le
|
||
chien aperçoit la rivière, il fonce
|
||
et plonge dans l’eau. Parfois, il
|
||
rapporte une branche sur la rive.
|
||
Sophie lance la branche très loin.
|
||
b. Justifier.
|
||
|
||
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||
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||
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p. 106
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
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||
Phase d’entraînement
|
||
|
||
1. Souligner les noms communs 1. Identifier les noms communs.
|
||
dans les phrases suivantes. le château de Versailles –
|
||
Le chat guette la souris. – les quartiers cosmopolites
|
||
Les enfants travaillent à l’école. – de Paris – la périlleuse aventure
|
||
Le jardinier cueille des fleurs des pirates – la carte des pays
|
||
dans le jardin. – Le chien aboie. de l’Union européenne
|
||
|
||
2. Dans les phrases suivantes, 2. Dans les phrases suivantes,
|
||
souligner les noms propres indiquer la nature des mots
|
||
et entourer les noms communs. soulignés (nom propre ou nom
|
||
a. Pierre habite à Paris. commun).
|
||
b. Emma a acheté des livres. Mon cousin est parti en Italie
|
||
c. Cendrillon a rencontré un pendant ses congés. – Il a
|
||
prince charmant. visité les villes de Naples, Milan
|
||
d. Le cartable appartient à Léo. et Vérone, puis celle de Rome,
|
||
e. Hier, une coccinelle capitale de l’Italie. – Il a visité
|
||
se promenait près de la rivière. les souterrains du Colisée.
|
||
Soudain elle glisse et se retrouve
|
||
dans l’eau. Pauvre Gully, 3. Dans le texte suivant, ajouter
|
||
ses ailes sont toutes mouillées ! une majuscule aux noms
|
||
Heureusement Poppy le papillon propres.
|
||
l’a vu. Il lance une branche dans Mes cousines se sont installées
|
||
l’eau. Gully monte sur la branche aux états-unis d’amérique.
|
||
et remercie le papillon. Je viens de recevoir un courrier
|
||
de gabrielle et une photographie
|
||
3. Souligner les noms communs de sophia. Nous les rejoindrons
|
||
au singulier. Entourer les noms à new york cet été. Nous irons
|
||
communs au pluriel. sur le pont de brooklyn
|
||
la girafe – les chiens – le canard – et visiterons le quartier
|
||
un lapin – des voitures – une fleur de manhattan.
|
||
|
||
4. Écrire « le » ou « la » devant
|
||
les noms communs suivants.
|
||
jardin – voiture – maison – chien –
|
||
librairie – boucher
|
||
|
||
5. Écrire « le », « la » ou « les » devant
|
||
les noms communs suivants.
|
||
dauphins – poisson – baleine –
|
||
crocodiles – serpent – pieuvre
|
||
|
||
6. Écrire « un » ou « une » devant
|
||
les noms communs suivants.
|
||
étoile – bateau – avion – moto –
|
||
train – château – vélo – fusée –
|
||
trottinette
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 107
|
||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
7. Écrire « un », une » ou « des »
|
||
devant les noms communs
|
||
suivants.
|
||
chat – tigres – grenouille –
|
||
éléphants – singe – jouets – lit –
|
||
araignée
|
||
|
||
8. Dans la phrase suivante,
|
||
remplacer le nom souligné
|
||
par un autre nom commun.
|
||
Je prends un crayon.
|
||
➔ Je prends un ...
|
||
|
||
9. Lire les phrases suivantes et
|
||
chercher le mot qui a été oublié.
|
||
Le lion dévore gazelle. – girafe
|
||
mange des feuilles. – Clémentine
|
||
fait crêpes.
|
||
|
||
10. Recopier trois prénoms
|
||
d’élèves de la classe, deux
|
||
noms de personnages et le nom
|
||
de pays traversés par un héros,
|
||
mentionnés dans une histoire
|
||
lue récemment.
|
||
|
||
11. Dans les phrases suivantes,
|
||
remplacer le nom propre
|
||
par un nom commun.
|
||
Exemple : Gully tombe dans
|
||
la rivière. ➔ La coccinelle
|
||
tombe dans la rivière.
|
||
Pompon est monté tout en haut
|
||
de l’arbre. – Rex poursuit Minette
|
||
dans le jardin. – Poly galope
|
||
très vite.
|
||
|
||
12. Observer l’exemple ci-dessous.
|
||
Expliquer ce qui a changé dans
|
||
la deuxième phrase. Poursuivre
|
||
de la même façon avec les phrases
|
||
suivantes.
|
||
Exemple : Je nourris Guly.
|
||
➔ Je nourris la tortue.
|
||
– Je joue avec Allan. ➔ Je joue avec …
|
||
– Je cours après Mina. ➔ Je cours
|
||
après …
|
||
– Je réponds à madame Denis.
|
||
➔ Je réponds à …
|
||
|
||
|
||
p. 108
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
|
||
LE DÉTERMINANT
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Énumérer les fruits utilisés 1. Retrouver ce qui manque
|
||
dans une salade de fruits. dans le texte, et justifier.
|
||
Alice est dans chambre, elle tient
|
||
2. Nommer les constituants dans mains beau coffret
|
||
des groupes nominaux suivants. en velours vert. frère arrive.
|
||
des pêches – des poires – « Qu’est-ce que tu as dans boîte ?
|
||
des bananes – un citron demande-t-il.
|
||
– C’est trésor, c’est toute
|
||
3. Trouver ce qui manque dans
|
||
richesse ! »
|
||
les phrases suivantes. Justifier.
|
||
Alice sort de coffret bague,
|
||
J’ai vu plume tomber sur
|
||
bracelets, boucles d’oreilles,
|
||
trottoir. – Lucie renvoie balle
|
||
collier, broches.
|
||
avec raquette.
|
||
2. Repérer tous les déterminants
|
||
4. Choisir le déterminant qui
|
||
dans les phrases suivantes.
|
||
convient à chaque nom suivant
|
||
Puis les classer, en distinguant
|
||
(un, une ou des).
|
||
les articles définis, les articles
|
||
travail – moustache – perruque –
|
||
indéfinis, les déterminants
|
||
jour – stylos – travaux –
|
||
possessifs et les déterminants
|
||
glace parfumée – albums –
|
||
démonstratifs.
|
||
oiseaux – arbres
|
||
Elle a laissé son ballon dans
|
||
la cour – Connaissez-vous
|
||
cet élève ? – Ces histoires de
|
||
fantômes me font peur. – Mes
|
||
amis sont venus hier. – Ce chien
|
||
appartient à ma voisine de
|
||
palier. – J’achète cette marque
|
||
de confiture depuis des années. –
|
||
Peux-tu me communiquer le
|
||
nom et l’adresse de ton magasin
|
||
préféré ? – Anna comprend
|
||
cette leçon de mathématiques. –
|
||
Mon camarade a reproduit son
|
||
numéro de magie.
|
||
|
||
3. Mettre les groupes nominaux
|
||
suivants au pluriel.
|
||
mon petit livre – ta trousse
|
||
de couture – son cartable en
|
||
cuir – notre vieil ami – votre avis
|
||
pertinent – leur ballon de basket
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 109
|
||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
|
||
1. Ajouter un article défini 1. Indiquer la nature des mots
|
||
à chacun des mots suivants. de chacune de ces listes.
|
||
sorcière – panthère – cahier – ciel Liste 1 : je – tu – il – elle – nous –
|
||
vous – ils – elles
|
||
2. Réduire les groupes nominaux Liste 2 : mon – ma – mes – ton –
|
||
suivants. Puis identifier pour ta – tes – son – sa – ses – notre –
|
||
chacun l’article indéfini. nos – votre – vos – leur – leurs
|
||
une voiture bleue – un crayon
|
||
noir – une jupe longue 2. Compléter les phrases
|
||
suivantes avec un déterminant
|
||
3. Remettre dans l’ordre chacun démonstratif.
|
||
des groupes nominaux suivants. Quelle cravate va le mieux avec
|
||
Puis souligner les articles … veste ? – J’adore l’odeur de …
|
||
définis et indéfinis. tulipes de Hollande. – … long pull
|
||
joli un collier – crayon le pointu à manches ira très bien avec
|
||
bien – magique la baguette – … jupe en jean. – J’ai acheté …
|
||
gâteaux les gros – bonbons légumes anciens sur le marché
|
||
des parfumés … matin. – … aspirateur aspire
|
||
mal. – … avion est vraiment très
|
||
4. Compléter avec l’article
|
||
bruyant. – … chiens de traîneau
|
||
défini qui convient.
|
||
sont fidèles à leur maître.
|
||
Variante : compléter avec
|
||
l’article indéfini qui convient. 3. Transformer les phrases
|
||
plumes – vache – entonnoir – suivantes selon l’exemple.
|
||
extincteurs Exemple : Le cartable appartient
|
||
à Lucas. ➔ C’est son cartable.
|
||
5. Dans le texte suivant, identifier
|
||
La trousse appartient à
|
||
les articles indéfinis et définis.
|
||
Aminata. – Le ballon appartient
|
||
Un jour, le prince a sellé la jument
|
||
aux cousins. – Le chat
|
||
noire. Il a galopé dans la forêt. Il
|
||
appartient à mon frère et moi. –
|
||
a aperçu une lueur derrière les
|
||
Les raquettes appartiennent
|
||
arbres. La sorcière était devant
|
||
à Mila et à ses amies.
|
||
la hutte. Elle préparait la soupe
|
||
avec des herbes sauvages. 4. Transformer au pluriel
|
||
les phrases suivantes,
|
||
6. Transformer les groupes
|
||
comme dans l’exemple.
|
||
nominaux suivants, au pluriel
|
||
Exemple : Voici votre amie.
|
||
s’ils sont au singulier,
|
||
➔ Voici vos amies.
|
||
au singulier s’ils sont au pluriel.
|
||
Voici ta tante. – Regarde sa
|
||
la princesse – les créatures –
|
||
longue robe fleurie. – Attrape
|
||
un royaume – des chevaliers
|
||
mon petit carnet. – Répare le frein
|
||
7. Indiquer le genre des noms de ton vélo électrique.
|
||
communs suivants.
|
||
l’aile – l’avion – l’automobile –
|
||
l’autoroute – l’habit – l’oiseau –
|
||
l’ambiance – l’asperge
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 110
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
|
||
5. Transformer les groupes
|
||
nominaux des phrases suivantes,
|
||
au pluriel s’ils sont au singulier
|
||
ou au singulier s’ils sont au
|
||
pluriel.
|
||
Fermez vite cette porte pour éviter
|
||
les courants d’air. – Il a rangé
|
||
son livre d’histoire dans son sac
|
||
à dos. – Prenez vos serviettes
|
||
et vos maillots de bain. – Nous
|
||
avons découvert de délicieuses
|
||
tartes.
|
||
|
||
6. Compléter les phrases
|
||
suivantes avec le déterminant
|
||
possessif qui convient (mon, ton,
|
||
son, etc.).
|
||
En tant que parents, nous devons
|
||
faire attention à … enfants. –
|
||
Je n’ai pas trouvé … bonnet,
|
||
je mets ma casquette. – La famille
|
||
Dupont passe … vacances en
|
||
Tunisie. – La chèvre dressa …
|
||
cornes pour combattre le loup. –
|
||
Ne marche pas pieds nus. Mets
|
||
… chaussures ! – Le singe du zoo
|
||
est heureux d’avoir retrouvé …
|
||
liberté.
|
||
|
||
7. Barrer les déterminants
|
||
démonstratifs qui ne
|
||
conviennent pas.
|
||
– Montrez-moi ce / cette / ces /
|
||
cet robe longue à fleurs,
|
||
s’il-vous-plaît !
|
||
– Ce / Cet / Cette avion de chasse
|
||
est très grand.
|
||
– Ce / Cet / Cette / Ces chien blanc
|
||
est particulièrement maigre.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 111
|
||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
8. Transformer les groupes
|
||
nominaux des phrases
|
||
suivantes, au pluriel s’ils sont
|
||
au singulier ou au singulier
|
||
s’ils sont au pluriel.
|
||
J’achèterai ton journal. – Ces
|
||
bicyclettes anciennes semblent
|
||
bien rouillées. – J’ai acheté une
|
||
brouette pour jardiner. – Ces
|
||
exercices de mathématiques
|
||
sont très faciles.
|
||
|
||
9. Entourer les groupes
|
||
nominaux dans le texte suivant.
|
||
Souligner les déterminants.
|
||
Les sept nains partent à la
|
||
mine. Ces petits hommes
|
||
sont courageux. Ils chantent
|
||
joyeusement. Vous connaissez
|
||
sûrement leur chanson. Cet air
|
||
est très connu. Leur amie
|
||
les attend dans la chaumière,
|
||
son balai à la main pour
|
||
chasser la cruelle sorcière.
|
||
Elle ne tarde pas à arriver, sa
|
||
pomme empoisonnée dans un
|
||
panier. Cette méchante femme
|
||
use de son sourire charmeur
|
||
pour séduire la princesse.
|
||
|
||
10. Dans les phrases suivantes,
|
||
souligner les déterminants.
|
||
Mon voisin téléphone. –
|
||
Le téléphone retentit. – Il porte
|
||
une veste grise à carreaux. –
|
||
La porte d’entrée claque. –
|
||
Elle colle un beau papier
|
||
peint. – La colle est trop épaisse. –
|
||
Elle ferme la boîte. – La ferme
|
||
est derrière la colline.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 112
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
|
||
L’ADJECTIF ET LE GROUPE ADJECTIVAL
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Dans les phrases suivantes, 1. Dans les phrases suivantes,
|
||
supprimer les mots soulignés, vérifier si on peut supprimer
|
||
et indiquer leur nature. les adjectifs soulignés,
|
||
Le gardien attentif surveille les et indiquer leur fonction.
|
||
entrées dans l’immeuble. – des Je suis contente ! – Un magnifique
|
||
dents blanches – le monstre sourire illumina leur visage. –
|
||
énorme – Elle voit sur la branche Le coup de frein fut brutal mais ce
|
||
haute de l’arbre un petit oiseau bon conducteur n’a pas paniqué !
|
||
noir qui construit un nid.
|
||
2. a. Observer le modèle
|
||
2. Enrichir des groupes ci-dessous. Dans la 3e phrase,
|
||
nominaux à l’aide d’adjectifs. remarquer la place de l’adjectif
|
||
Puis expliquer ce qu’apporte après le verbe être.
|
||
d’un point de vue sémantique l’imposant château ➔ Comment
|
||
le mot ajouté. est le château ? ➔ Le château
|
||
est imposant.
|
||
3. Collecter des adjectifs et les b. Transformer de la même façon
|
||
utiliser pour préciser les noms les phrases suivantes.
|
||
communs suivants. Exemple : le grand tableau
|
||
un ogre – une fée – une ➔ Le tableau est grand.
|
||
princesse – un pirate – la feuille verte des arbres
|
||
➔ La feuille des arbres est …
|
||
4. S’entraîner à nommer les
|
||
– la jeune fille timide
|
||
propriétés, la forme d’objets,
|
||
➔ La fille est …
|
||
ou encore les apparences
|
||
physiques et morales de
|
||
personnages d’une histoire
|
||
que vous connaissez.
|
||
|
||
5. Trouver un adjectif qui
|
||
correspond à une expérience
|
||
sensorielle.
|
||
Exemple : doux, chaud, froid,
|
||
humide, amer.
|
||
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. a. Entourer l’adjectif dans 1. Remplacer dans des phrases
|
||
chaque groupe nominal suivant. ou un court texte les adjectifs
|
||
une couleur sombre – un feu par d’autres adjectifs.
|
||
chaleureux – les yeux pétillants –
|
||
un caneton maladroit
|
||
b. Les remplacer par un autre
|
||
adjectif.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 113
|
||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
2. Dans les phrases suivantes, 2. À partir des éléments
|
||
souligner les noms communs. suivants, former des groupes
|
||
Puis les préciser à l’aide nominaux en plaçant
|
||
d’adjectifs. correctement les adjectifs
|
||
Exemples : La sorcière prépare entre parenthèses.
|
||
des potions. ➔ La méchante Exemple : (bon) un gâteau
|
||
sorcière prépare des potions ➔ un bon gâteau
|
||
magiques. – (tranquille, petite) une maison
|
||
Le cheval se cabre. ➔ Le cheval ➔…
|
||
furieux se cabre. – (âgée) une personne ➔ …
|
||
– L’oiseau vole. – (petits, secs) les gâteaux ➔ …
|
||
– La mouette crie. – (blanche, jolie) une jupe ➔ …
|
||
– (rouge, grosse) une pomme ➔ …
|
||
3. Dans les phrases suivantes, – (grand) personnage ➔ …
|
||
souligner les adjectifs.
|
||
Léa porte une veste rouge 3. Barrer les adjectifs qui ne
|
||
et un pantalon bleu. – Une vague sont pas à la bonne place.
|
||
énorme recouvre la route. – La fille petite jouait dans la
|
||
Cette fleur blanche fleurit au grande cour. – Le gris chat
|
||
printemps. – As-tu déjà rencontré entra dans le noir trou. – Le chat
|
||
une pie voleuse ? – J’ai vu un intrépide s’est enfui. – Le craintif
|
||
manteau rouge dans la cour. chat s’approchera.
|
||
|
||
4. Observer l’exemple
|
||
ci-dessous. Puis, de la même
|
||
manière, fusionner les groupes
|
||
nominaux suivants pour n’en
|
||
former qu’un seul.
|
||
Exemple : une pluie fine / une
|
||
pluie monotone
|
||
➔ une pluie fine et monotone
|
||
a. un enfant sage / un enfant
|
||
attentif
|
||
➔…
|
||
b. un pull bleu / un pull rouge
|
||
➔…
|
||
c. une musique douce / une
|
||
musique calme
|
||
➔…
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 114
|
||
Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
|
||
|
||
5. Transformer les groupes
|
||
nominaux suivants en
|
||
remplaçant les noms noyaux
|
||
par les noms entre parenthèses.
|
||
Écrire ensuite ces nouveaux
|
||
groupes nominaux au pluriel.
|
||
une pauvre petite grenouille
|
||
apeurée (crapaud) – un
|
||
moucheron imprudent (mouche) –
|
||
l’ancienne petite clé (coffre) –
|
||
mon bon chien fidèle (chienne) –
|
||
ce grand loup agressif (panthère)
|
||
|
||
6. Dans les phrases suivantes,
|
||
souligner les adjectifs épithètes.
|
||
Entourer les adjectifs attributs.
|
||
a. Le jeune enfant est malade.
|
||
Le médecin examine son bras
|
||
douloureux. Ce spécialiste des
|
||
maladies de peau est compétent.
|
||
L’enfant reste silencieux. La mère
|
||
inquiète se tient au pied du lit.
|
||
b. Tout devenait clair et limpide.
|
||
c. Je ne quitte pas ma maison
|
||
douillette.
|
||
d. Nos cousins sont grands
|
||
maintenant.
|
||
e. Le fleuve impétueux sortait
|
||
de son lit au printemps.
|
||
f. Ces pauvres enfants semblaient
|
||
heureux.
|
||
g. Les champignons vénéneux
|
||
sont heureusement rares.
|
||
h. De jolies roses rouges ornent
|
||
mon balcon dès le mois de juin.
|
||
i. Je suis heureux parce
|
||
que tu me parles gentiment.
|
||
|
||
7. Accorder les adjectifs
|
||
attributs entre parenthèses
|
||
avec leur sujet.
|
||
Les joueurs de basket semblaient
|
||
(grand). – La sœur de mon père
|
||
est (sportif). – Les vacances d’été
|
||
paraissent (long) et (ennuyeux). –
|
||
Les rivières deviennent (étroit)
|
||
et (profond). – Les chemins
|
||
semblent (raide).
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 115
|
||
2 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
L’ACCORD DANS LE GROUPE NOMINAL
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Enrichir les noms suivants 1. Identifier les groupes
|
||
et dire quels sont les mots nominaux dans les phrases
|
||
qui ont été ajoutés. suivantes. Puis, après avoir
|
||
Exemple : salade ➔ une très analysé leurs constituants,
|
||
bonne salade de pommes de terre les classer en distinguant :
|
||
livre – gâteau – pantalon – – les GN réduits à un nom propre ;
|
||
rivière – dictionnaire – les GN réduits à un nom
|
||
commun ;
|
||
2. Dans les phrases suivantes, – les GN composés d’un
|
||
réduire le plus possible déterminant et d’un nom ;
|
||
les groupes nominaux. – les GN composés d’un
|
||
Une vieille sorcière édentée déterminant, d’un nom et d’une
|
||
s’approche. – Les petits lutins expansion nominale ;
|
||
joyeux dansent. – La belle fleur – les GN composés d’un
|
||
jaune grandit. déterminant, d’un nom et de
|
||
plusieurs expansions nominales.
|
||
Spirou est un personnage de
|
||
bande dessinée. – La jeune fille se
|
||
retourne. – Le jouet de mon frère
|
||
est cassé. – Le chat et le chien
|
||
se provoquent. – J’ai laissé mon
|
||
cahier de mathématiques dans
|
||
mon casier. – Il est architecte. –
|
||
Une très grande échelle est
|
||
posée sur le mur de brique.
|
||
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. Souligner le groupe nominal 1. Donner la nature
|
||
dans chacune des phrases de chaque constituant
|
||
suivantes. Puis, à partir des groupes nominaux
|
||
de celles-ci, produire une autre suivants (déterminant, nom,
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phrase en enrichissant expansion).
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le groupe nominal. les petits lutins taquins – le loup
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Exemple : Le chien gronde. féroce – la sorcière aigrie –
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➔ Le chien inquiet gronde car un énorme dragon à six têtes –
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il entend des bruits à l’extérieur. l’horrible monstre de la forêt.
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Les enfants jouent. –
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La boulangère ferme son
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magasin. – Une voiture passe.
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Nature des mots et groupes de mots (1) : le nom, le déterminant, l’adjectif et le groupe nominal 2
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2. Remettre en ordre les 2. Transformer les groupes
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groupes nominaux suivants. nominaux suivants,
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vieille rouillée clé une – lapin noir en remplaçant les noms
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un apeuré – cahier soigné un communs soulignés par
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ceux proposés en gras et en
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3. Mettre les groupes nominaux suivant les indications mises
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suivants au pluriel. entre parenthèses.
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Exemple : le chat noir ➔ les chats – le grand cahier
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noirs ➔ la … feuille … (féminin singulier
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la pomme mûre – le vélo puis féminin pluriel)
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électrique – le petit lapin – – La longue route sinueuse
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un voisin poli – un marchand s’enfonce dans la forêt.
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distrait ➔ Le ... chemin ... (masculin
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singulier puis masculin pluriel)
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4. Mettre les groupes nominaux
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suivants au singulier.
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Exemple : les chats noirs
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➔ le chat noir
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les jeunes garçons – les voitures
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rouges – les maisons spacieuses
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5. Transformer les
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groupes nominaux suivants
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en les mettant au féminin.
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Exemple : le petit marchand
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➔ la petite marchande
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un ami content – un voisin
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élégant – le grand lapin
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p. 117
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Chapitre 3
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Le verbe
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et le groupe
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verbal
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3 La grammaire du français du CP à la 6e
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I
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L’emploi des temps
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et des modes
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A Définitions pour le professeur
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La compréhension de l’emploi des modes et des temps repose sur la compréhen-
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sion de la distinction entre trois types de valeurs des temps et sur la compréhen-
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sion de la distinction entre discours et récit.
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1. Temps, aspect, mode
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Selon leur emploi, les temps verbaux peuvent avoir différentes valeurs : des
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valeurs temporelles, des valeurs aspectuelles et des valeurs modales.
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• Valeurs temporelles
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Les valeurs temporelles des temps verbaux apparaissent lorsque le verbe per-
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met de situer l’action dans le temps chronologique (ou « temps » proprement
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dit). Situer une action dans le temps consiste à la situer dans le passé, le présent
|
||
ou le futur. L’imparfait chantait dans Elle chantait bien permet de situer l’ac-
|
||
tion de chanter dans le passé ; le futur chantera dans elle chantera [demain]
|
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permet de situer l’action de chanter dans le futur ; le présent chante dans
|
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elle chante [en ce moment] permet de situer l’action de chanter dans le présent.
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• Valeurs aspectuelles
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||
L’aspect désigne une façon de représenter l’action signifiée par le verbe. Par
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exemple, l’action de « chanter » a une durée au sens où cette action se développe
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à partir d’un début, se poursuit pendant un certain temps, puis s’achève, quelle
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que soit l’époque où elle est située.
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PASSÉ PRÉSENT FUTUR
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début de l’action déroulement fin de l’action
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de chanter de l’action de chanter de chanter
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chanter
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Le verbe et le groupe verbal 3
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Cette action peut être représentée de différentes façons selon le temps employé.
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Avec l’imparfait, on met en valeur la durée de l’action : Elle chantait. En revanche,
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ce caractère duratif de l’action est masqué si on emploie un passé composé
|
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(Elle a chanté), qui met plutôt en valeur la conclusion de l’action. On dira donc
|
||
que la différence entre l’imparfait et le passé composé est de nature aspectuelle.
|
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• Valeurs modales 29
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||
S’il est vrai que les temps verbaux servent généralement à exprimer la
|
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temporalité, ils sont aussi employés pour un autre usage : la modalisation,
|
||
c’est-à-dire l’expression de l’attitude du locuteur sur son propos. Par exemple,
|
||
dans Elle partirait demain matin (au sens « Il est possible qu’elle parte demain
|
||
matin si une certaine condition se vérifie »), l’événement « partir demain matin »
|
||
est modalisé par le conditionnel, au sens où cet emploi du conditionnel exprime
|
||
le doute du locuteur sur l’événement décrit. Le conditionnel n’a donc pas ici une
|
||
valeur temporelle (l’événement « partir demain matin » n’est pas situé dans le
|
||
futur car il s’agit d’une simple hypothèse) mais une valeur modale. De même,
|
||
l’imparfait dans Si Pierre travaillait, il aurait de meilleures notes n’a pas une
|
||
valeur temporelle puisqu’il ne sert pas à situer l’action dans le passé : il a une
|
||
valeur modale d’hypothèse. Ici, l’imparfait travaillait ne signifie aucunement
|
||
que l’action est située dans le passé. Cette action est une simple hypothèse :
|
||
elle n’est donc située ni dans le présent, ni dans le passé ni dans le futur. Par
|
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conséquent, l’imparfait chantait dans un emploi de ce genre n’a pas de valeur
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temporelle mais une valeur modale.
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2. Discours et récit
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Le discours et le récit sont deux systèmes linguistiques différents, qu’il convient
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de savoir distinguer pour comprendre la façon dont les temps verbaux réus-
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sissent à véhiculer des informations chronologiques, puisque les temps changent
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de valeur chronologique selon le système dans lequel ils figurent.
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Le système linguistique du discours est ancré sur la personne qui parle, qu’on
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appelle aussi le sujet parlant. Cette personne est celle qui dit je, qui s’adresse à
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un tu, et qui est située dans le temps (aujourd’hui, demain, etc.) et dans l’espace
|
||
(ici, ceci, cela, etc.). Par exemple : Aujourd’hui, je fais mon travail ; demain, j’irai
|
||
au cinéma.
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Le système linguistique du récit est indépendant du sujet parlant. Le temps et l’es-
|
||
pace ne sont pas liés au sujet parlant, ni à l’« ici et maintenant » mais à un repère spé-
|
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cifique au récit : Ce jour-là, il faisait son travail ; le lendemain, il alla au cinéma.
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La phrase Il portait la barbe prend un sens tout à fait différent selon qu’elle se
|
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situe en discours ou en récit. En discours, l’énoncé est lié à la situation présente
|
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et si l’on dit de quelqu’un que l’on voit passer devant nous qu’il portait la barbe,
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29 On notera que cette notion de valeur modale des temps ne doit pas être confondue avec la notion
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de mode. Les temps du français sont regroupés en catégories nommées modes : aux modes non personnels
|
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(infinitif, participe) s’opposent les modes personnels, parmi lesquels sont distingués des modes personnels
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mais non temporels (subjonctif et impératif) et un mode personnel et temporel (indicatif).
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3 La grammaire du français du CP à la 6e
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c’est nécessairement qu’il ne la porte plus au moment où nous nous exprimons.
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En revanche, dans un récit décrivant un personnage qui porte une barbe, on lira
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Il portait la barbe. au sens où le personnage en question porte effectivement
|
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une barbe sans aucun rapport avec la situation actuelle du lecteur.
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Cette distinction est importante parce qu’elle implique deux systèmes
|
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chronologiques différents pour les temps de l’indicatif. Un temps verbal ne porte
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pas une signification chronologique en lui-même et dans l’absolu, mais il se
|
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charge d’une valeur chronologique par rapport à d’autres formes verbales dans
|
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un récit ou un discours.
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3. Les temps du discours
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En discours, le présent de l’indicatif est le point de repère de la chronologie.
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C’est à partir du présent, qui coïncide avec le moment de la parole, que se
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||
définissent les deux époques du passé et du futur, et donc les temps liés à ces
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époques : l’imparfait et le passé composé pour l’époque passée, le futur pour
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l’époque future.
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Les temps de l’indicatif dans le discours
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ÉPOQUES PASSÉ PRÉSENT FUTUR
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TEMPS Imparfait / Présent Futur
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Passé composé En ce moment, Demain,
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Hier je marchais / je marche. je marcherai.
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j’ai marché.
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• Le présent
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La valeur de base du présent de l’indicatif est une valeur temporelle d’actualité :
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Je travaille signifie « au moment où je parle, je suis en train de travailler ». On a
|
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donc dans ce cas une coïncidence entre le moment de l’énonciation et le moment
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de l’action décrite par le verbe.
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Toutefois, le présent de l’indicatif présente la propriété de pouvoir signifier un
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présent plus ou moins élargi.
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Le présent le plus étroit est celui qui coïncide strictement avec le moment de
|
||
l’énonciation, dans le cas des verbes performatifs 30 . Dans la phrase Je vous
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remercie, l’événement de remercier a lieu au moment où la phrase est prononcée
|
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30 Les verbes performatifs sont ceux dont la prononciation constitue une action ; ou, pour le dire
|
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autrement, un énoncé performatif accomplit l’acte qu’il énonce (La séance est ouverte ; Je vous déclare mari
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et femme). Voir La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 66-67.
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Le verbe et le groupe verbal 3
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et du fait-même que cette phrase a été prononcée. En revanche, dans la phrase
|
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Ce matin, je travaille, le présent signifié par le verbe travailler est plus large :
|
||
l’action de travailler a commencé avant le moment de l’énonciation de la phrase
|
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et elle va se poursuivre après. Aux cycles 2 et 3, ces deux emplois du présent
|
||
peuvent être regroupés sous la dénomination de « présent d’actualité ».
|
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L’élargissement se poursuit avec le présent de répétition (Chaque jour, nous
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||
avons une leçon de français), et l’élargissement est maximal avec le présent de
|
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vérité générale : Les chats aiment la viande et le poisson (au sens où c’est une
|
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caractéristique générale des chats que de se nourrir ainsi).
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D’une manière générale, la valeur du présent de l’indicatif varie selon le sens du
|
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verbe employé et selon qu’il exprime ou non une action. Dans un énoncé comme
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||
Deux plus deux font quatre, le présent a une valeur de vérité générale car
|
||
cette phrase n’exprime pas un événement qui se déroule dans le temps, mais
|
||
une propriété mathématique valable en tout temps et en tous lieux, donc, en effet,
|
||
une « vérité générale » 31 .
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La largeur variable du présent de l’indicatif
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Je te remercie.
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Présent d’actualité (très étroit)
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Ce matin, je travaille.
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Présent d’actualité (plus large)
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Chaque jour, nous avons
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une leçon de français.
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Présent de répétition
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Les chats aiment le poisson.
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Présent de vérité générale
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Outre ses valeurs temporelles, le présent a aussi une valeur modale d’hypo-
|
||
thèse : Si tu écoutes bien, tu entendras un oiseau.
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|
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• L’imparfait et le passé composé
|
||
Le français présente la particularité de disposer en discours de deux temps
|
||
pour l’époque passée. Pour renvoyer au passé dans une situation de discours,
|
||
il est en effet possible d’utiliser soit l’imparfait, soit le passé composé : Hier,
|
||
je travaillais. / Hier, j’ai travaillé.
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||
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||
31 On évitera de confronter les élèves à tous les cas qui impliquent une confusion des époques :
|
||
– le présent de narration, qui est un présent transféré dans le système du récit : Napoléon perd la bataille
|
||
de Waterloo en 1815.
|
||
– le présent d’imminence, qui équivaut à un futur proche (J’arrive dans un instant) et le présent à valeur
|
||
de passé proche (Je sors à l’instant au sens « Je suis déjà sorti »). Il s’agit dans ces deux cas d’effets de sens
|
||
qui apparaissent quand le présent est utilisé avec une action instantanée. On évitera également l’emploi
|
||
du présent dans la périphrase verbale exprimant le futur proche (Je vais partir).
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3 La grammaire du français du CP à la 6e
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Ces deux temps appartiennent à la même époque mais se distinguent du point de vue
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aspectuel. L’imparfait se prête plutôt à des actions qui ont une durée indéterminée
|
||
(Hier, pendant que Chloé jouait [plutôt que a joué] sur le canapé, je travaillais)
|
||
ou à des verbes qui n’expriment pas le déroulement d’une action (Hier, alors qu’il
|
||
faisait [plutôt que a fait] beau à Dijon, nous étions sous la pluie à Paris).
|
||
|
||
Le passé composé, inversement, se prête plutôt à des actions instantanées (Hier,
|
||
tout à coup, l’orage a éclaté [plutôt que éclatait]) ou à des actions impliquant
|
||
l’idée d’un aboutissement (Hier, alors que je ne m’y attendais pas, un voisin
|
||
m’a demandé [plutôt que me demandait] de l’aider). Bien sûr, il reste possible
|
||
d’employer l’imparfait avec un verbe exprimant une action instantanée ou le
|
||
passé composé avec un verbe exprimant une action ayant une durée indétermi-
|
||
née, afin de produire un effet de style particulier.
|
||
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||
Outre sa valeur temporelle de passé du discours, l’imparfait a également une
|
||
valeur modale d’hypothèse, qui fonctionne en système avec le conditionnel :
|
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Si Pierre travaillait, il aurait de meilleures notes 32 .
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• Le futur
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Dans le discours, le futur renvoie, comme l’indique son nom, à l’époque pos-
|
||
térieure par rapport au moment signalé par le présent. Dans la phrase Il dit
|
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qu’elle viendra à huit heures, le futur viendra est un futur par rapport au
|
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moment indiqué par le présent du verbe dire.
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Le futur présente aussi une valeur modale d’hypothèse : Si Pierre travaille,
|
||
il aura de bonnes notes.
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4. Les temps du récit
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• Le passé simple et l’imparfait
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Dans le système du récit, le point de repère temporel est donné par le passé
|
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simple ou l’imparfait. Ces deux temps équivalent donc au présent dans le sys-
|
||
tème du discours. Par rapport à ce repère fourni par le passé simple et l’impar-
|
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fait, le passé est exprimé au plus-que-parfait et le futur par le conditionnel :
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Il disait tout à l’heure qu’elle viendrait demain,
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mais il ne savait pas encore qu’elle avait pris l’avion pour Pékin.
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Elle avait pris l’avion Il disait ; il ne savait pas qu’elle viendrait demain
|
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Passé Présent (du récit) Futur
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32 Pour que les élèves se concentrent sur la valeur temporelle passée de l’imparfait et sa valeur
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modale d’hypothèse, on évitera la valeur d’atténuation (Je venais vous demander si je pouvais rendre mon
|
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travail la semaine prochaine).
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Doivent également être exclus du périmètre des exercices les cas où le passé composé prend une valeur
|
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de futur proche (J’ai terminé dans cinq minutes !) ou de vérité générale (Les chats ont vite fait des bêtises
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quand ils sont seuls).
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Le verbe et le groupe verbal 3
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Puisque le passé simple et l’imparfait correspondent au présent dans le récit,
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ils n’ont plus aucun rapport nécessaire dans ce cas avec l’époque passée et
|
||
c’est pourquoi on pourra trouver ces temps dans un récit de science-fiction qui
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||
se situe dans un avenir lointain : En 2999, les humains habitaient plusieurs
|
||
planètes du système solaire car les ressources sur terre avaient été épuisées.
|
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||
De même, l’imparfait qui inaugure l’univers fictionnel des contes, Il était une
|
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fois, pose (en combinaison avec le passé simple) un repère temporel à partir
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||
duquel le passé sera exprimé par le plus-que-parfait :
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« Il était une fois, en plein hiver, quand les flocons descendaient
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du ciel comme des plumes et du duvet, une reine qui […] cousait
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devant une fenêtre qui avait un encadrement en bois d’ébène,
|
||
noir et profond. […] Elle leur raconta que sa marâtre avait
|
||
voulu la faire mourir, mais que le chasseur lui avait laissé la
|
||
vie sauve et qu’elle avait couru toute la journée sans s’arrêter,
|
||
jusqu’au moment qu’elle avait trouvé leur maisonnette. »
|
||
(Jakob et Wilhelm Grimm, Blanche-Neige)
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Dans le récit, l’imparfait et le passé simple ne sont donc pas des temps du passé :
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c’est le plus-que-parfait qui joue ce rôle.
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Les temps de l’indicatif dans le récit
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ÉPOQUES PASSÉ PRÉSENT FUTUR
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TEMPS Plus-que parfait Passé simple, imparfait Conditionnel
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Hier il avait Il affirma… ; … qu’il
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marché… Il disait… marcherait
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encore
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demain.
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Le passé simple et l’imparfait ne se distinguent pas sur le plan temporel mais
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sur le plan aspectuel. Cette différence est du même ordre que l’opposition entre
|
||
imparfait et passé composé dans le discours : l’imparfait est préféré pour les
|
||
verbes plutôt duratifs (Louis XIV régnait comme un monarque absolu) tandis
|
||
que le passé simple a plus d’affinité avec les verbes exprimant une action instan-
|
||
tanée (Le lendemain, l’orage éclata) et les verbes impliquant une idée d’aboutis-
|
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sement (Le lendemain, Zoé lui demanda de l’emmener au cinéma).
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3 La grammaire du français du CP à la 6e
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Le contraste aspectuel de ces deux temps permet de distinguer un premier
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plan et un arrière-plan dans le récit. Cette alternance entre premier plan au
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passé simple et arrière-plan à l’imparfait se perçoit aisément dans cet extrait de
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Michel Tournier :
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« Lorsque Robinson reprit connaissance, il était couché, la figure
|
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dans le sable. Une vague déferla sur la grève mouillée et vint lui
|
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lécher les pieds. Il se laissa rouler sur le dos. Des mouettes noires et
|
||
blanches tournoyaient dans le ciel redevenu bleu après la tempête.
|
||
Robinson s’assit avec effort et ressentit une vive douleur à l’épaule
|
||
gauche. La plage était jonchée de poissons morts, de coquillages brisés
|
||
et d’algues noires rejetés par les flots. À l’ouest, une falaise rocheuse
|
||
s’avançait dans la mer et se prolongeait par une chaîne de récifs. »
|
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(Michel Tournier, Vendredi ou la Vie sauvage)
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• Le plus-que-parfait
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Le plus-que-parfait indique l’antériorité (passé) dans le récit et il a les mêmes
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caractéristiques aspectuelles que le passé simple.
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• Le conditionnel
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||
Le conditionnel a tout d’abord une valeur temporelle de futur dans le récit :
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Il affirma qu’elle viendrait le lendemain.
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||
Outre sa valeur temporelle de futur dans le récit, le conditionnel a aussi une
|
||
valeur modale, celle de l’hypothèse : Si Pierre travaillait, il aurait de meilleures
|
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notes. Dans ce cas, le conditionnel est en relation avec l’imparfait (qui perd aussi
|
||
sa valeur temporelle).
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5. Les valeurs modales des temps de l’indicatif
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La plupart des temps de l’indicatif ont des valeurs modales en relation avec l’ex-
|
||
pression de l’hypothèse :
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||
• Si tu travailles, tu auras de bonnes notes : si + présent + futur
|
||
• Si tu travaillais, tu aurais de bonnes notes : si + imparfait + conditionnel
|
||
• Si tu avais travaillé, tu aurais eu de bonnes notes : si + plus-que-parfait +
|
||
conditionnel passé
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||
Le troisième cas, qui se situe au-delà des programmes des cycles 2 et 3 en raison
|
||
de la présence du conditionnel composé, mais que l’on mentionne ici en raison de
|
||
la présence du plus-que-parfait, signifie une hypothèse qui ne s’est pas réalisée.
|
||
Dans les deux autres cas, l’hypothèse a des chances de réalisation. L’hypothèse
|
||
avec l’imparfait indique que la situation présente est contraire à l’hypothèse :
|
||
la phrase Si tu travaillais, tu aurais de bonnes notes implique que la personne
|
||
en question ne travaille pas, et que, pour cette raison, elle n’a pas obtenu de
|
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||
Le verbe et le groupe verbal 3
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||
bonnes notes. Mais l’hypothèse au présent ne comporte pas cette opposition à
|
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la situation présente : Si tu travailles, tu auras de bonnes notes n’implique rien
|
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quant à la situation présente et ne fait qu’affirmer la relation entre une condition
|
||
(« travailler ») et sa conséquence (« avoir de bonnes notes »).
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6. Participe passé et impératif
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• Le participe passé
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||
Le participe passé 33 est une forme verbale qui s’emploie soit avec une valeur
|
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de verbe dans les temps composés (passé composé : elle a chanté ; plus-que-
|
||
parfait : elle avait chanté), soit avec une valeur d’adjectif (Le jouet est cassé).
|
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||
Le participe passé employé comme adjectif est le plus souvent de fonction
|
||
épithète (Antoine aime beaucoup le fromage râpé) ou attribut (Natacha
|
||
semble fatiguée).
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• L’impératif
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L’impératif comporte, d’un point de vue morphologique, deux temps, le présent
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et le passé 34 . L’appellation de « temps » est cependant impropre et il conviendrait
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plutôt de parler de « forme simple » (impératif présent) et de « forme composée »
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(impératif passé). Puisqu’un ordre ne peut être exécuté qu’après sa formulation,
|
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les « temps » de l’impératif s’apparentent plutôt sémantiquement à des futurs
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et ne sont donc pas aptes à inscrire l’action décrite dans le présent ou le passé.
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De ce point de vue, l’impératif doit être considéré comme un mode personnel
|
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mais non temporel, où le « présent » exprime ce qui est inaccompli.
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Le « présent » de l’impératif permet d’exprimer un ordre à exécuter immédiatement
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(Ferme la porte) ou plus tard (Ferme bien la porte demain). Il exprime aussi
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un ordre ayant une validité permanente (Regarde toujours des deux côtés
|
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avant de traverser la route). L’emploi des adverbes de temps (comme ci-avant
|
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demain, toujours) peut renseigner sur la valeur du « présent » de l’impératif.
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33 Le participe présent, qui comporte, comme le participe passé, des emplois verbaux et adjectivaux,
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n’est pas traité ici car il ne relève pas des programmes des cycles 2 et 3.
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34 Le « passé » de l’impératif, d’emploi peu fréquent (Sois rentré avant que la nuit tombe), se limite
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à des verbes exprimant l’achèvement d’une action (terminer, achever, finir, rentrer, revenir, partir, etc.)
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et désigne ce qui doit être accompli à un moment donné du futur ; ne relevant pas des cycles 2 et 3, il n’est
|
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donc pas abordé ici.
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p. 127
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3 La grammaire du français du CP à la 6e
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B Ce que les élèves doivent
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retenir et maîtriser
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1. Les valeurs des temps de l’indicatif
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• Le présent
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1. Valeurs temporelles :
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– Présent d’actualité (repère de référence dans le discours) : Je vous remercie ;
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Ce matin, je travaille.
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– Présent de répétition : Chaque jour, nous avons une leçon de français.
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– Présent de vérité générale : Les chats aiment le poisson.
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2. Valeur modale :
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Présent d’hypothèse (valeur modale) : Si tu écoutes bien, tu entendras
|
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un oiseau.
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• L’imparfait
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1. Valeurs temporelles :
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||
– Imparfait de discours (exprime le passé dans le discours) : Hier, je travaillais.
|
||
– Imparfait de récit (repère de référence dans le récit) : Ce jour-là, il faisait
|
||
son travail. Le lendemain, il alla au cinéma.
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2. Valeur modale :
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||
Imparfait d’hypothèse : Si tu travaillais, tu aurais de meilleures notes.
|
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• Le passé composé
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Valeur temporelle (dans le discours) :
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||
Passé composé de discours (exprime le passé dans le discours) : Hier, j’ai travaillé.
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• Le passé simple
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Valeur temporelle (dans le récit) :
|
||
Passé simple de récit (repère de référence dans le récit) : Ce jour-là, il faisait
|
||
son travail ; le lendemain, il alla au cinéma.
|
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• Le plus-que-parfait
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Valeur temporelle35 :
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||
Plus-que-parfait de récit (exprime le passé dans le récit) : Il ne savait pas
|
||
encore qu’elle avait pris l’avion pour Pékin.
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||
• Le futur
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1. Valeur temporelle :
|
||
Futur de discours (exprime le futur dans le discours) : Il dit qu’elle viendra à
|
||
huit heures.
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||
2. Valeur modale :
|
||
Futur d’hypothèse : Si tu travailles, tu auras de bonnes notes.
|
||
|
||
35 Il existe une valeur modale du plus-que-parfait, qui n’est pas au programme des cycles 2 et 3 :
|
||
plus-que-parfait d’hypothèse : Si tu avais travaillé, tu aurais eu de meilleures notes.
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p. 128
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Le verbe et le groupe verbal 3
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||
• Le conditionnel
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1. Valeur temporelle :
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Futur de récit (exprime le futur dans le récit) : Il disait qu’elle viendrait
|
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à huit heures.
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2. Valeur modale :
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||
Conditionnel d’hypothèse : Si tu travaillais, tu aurais de bonnes notes.
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2. Les emplois du participe passé
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1. Valeur verbale :
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– passé composé : Elle a chanté.
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– plus-que-parfait : Elle avait chanté.
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2. Valeur adjectivale :
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– épithète : L’arbre coupé est à terre.
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– attribut : Le chien semble effrayé.
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3. Les valeurs du « présent » de l’impératif
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(forme simple de l’impératif)
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– exécution immédiate d’un ordre : Mange ta soupe.
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– exécution ultérieure d’un ordre : Ferme bien la porte ce soir.
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– ordre de portée générale : Écoute toujours la maîtresse.
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Repères pour une progression C
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En vertu de la relation entre les propriétés syntaxique et morphologique, le verbe
|
||
est introduit au moment de l’introduction de la phrase type.
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||
La catégorie du verbe est introduite dès le cycle 2 au sein de phrases types
|
||
répondant au schéma minimal le plus élémentaire, sur le modèle Anna chante,
|
||
à savoir un groupe sujet réduit à un nom propre et un verbe d’action.
|
||
|
||
Les élèves sont ainsi amenés à comprendre la notion de verbe à partir d’énon-
|
||
cés très courts, susceptibles d’être accompagnés d’un support visuel (Tigrou
|
||
miaule) ou mimés lorsqu’ils relèvent de la vie de classe (Anne entre ; Enzo
|
||
dessine ; Nicolas découpe, etc.).
|
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p. 129
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||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
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Cycle 2
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||
Du point de vue de la valeur des temps, les principales valeurs sont introduites,
|
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sans opérer de distinction entre temps du discours et temps du récit.
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||
Cycle 3
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||
La distinction entre temps du récit et temps du discours est présentée à la fin du
|
||
cycle 3, en classe de 6e. Il en va de même pour les valeurs modales des temps,
|
||
en se limitant principalement, mais non exclusivement, au conditionnel.
|
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||
D Démarches d’apprentissage
|
||
L’identification des valeurs des temps est faite par les élèves à partir de
|
||
modèles prototypiques pour chaque valeur. Elle présuppose une première
|
||
approche de type morphologique, qui consiste en l’identification des formes
|
||
verbales. Or l’apprentissage de l’identification des formes verbales passe par
|
||
l’apprentissage de la conjugaison des verbes (voir partie III de ce chapitre,
|
||
« La conjugaison du verbe (morphologie verbale) », p. 143) : l’élève doit d’abord
|
||
reconnaître que telle forme verbale est un présent, un imparfait ou un futur de
|
||
l’indicatif, avant de s’interroger sur le sens de cette forme.
|
||
|
||
Dans une première étape, chaque forme verbale est associée à une seule
|
||
valeur, et plus précisément aux valeurs temporelles des verbes en discours
|
||
(compte tenu du passé simple, du plus-que-parfait, du conditionnel, introduits
|
||
plus tardivement) :
|
||
• le présent est associé à sa valeur temporelle d’actualité : Ce matin,
|
||
je travaille.
|
||
• l’imparfait est associé à sa valeur temporelle en discours : Hier, je travaillais.
|
||
• le passé composé est associé à sa valeur temporelle : Hier, j’ai travaillé.
|
||
• le futur est associé à sa valeur temporelle : Il dit qu’elle viendra à huit heures.
|
||
|
||
L’attention est concentrée sur la mise en place et l’exploitation de la tripartition
|
||
temporelle passé / présent / futur en discours.
|
||
|
||
On installe donc, au moyen d’exemples appropriés (phrases isolées ou textes),
|
||
une répartition des temps en trois époques :
|
||
• époque passée : imparfait + passé composé
|
||
• époque présente : présent
|
||
• époque future : futur
|
||
|
||
Dans ce système, qui est le système de base du discours, nous avons donc deux
|
||
temps pour le passé, un pour le présent et un pour le futur.
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||
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p. 130
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
|
||
|
||
Dans une seconde étape, deux types distincts d’enrichissements vont être
|
||
introduits : d’une part de nouvelles formes verbales (passé simple, plus-que-
|
||
parfait, conditionnel, impératif), d’autre part une diversification de la valeur des
|
||
temps (plusieurs valeurs pour un seul et même temps).
|
||
|
||
La perception de la différence de valeur pour un même temps du verbe s’effectue
|
||
en premier lieu par contraste : le temps est identifié dans le cadre d’oppositions
|
||
du type Les chats aiment le poisson (présent de vérité générale) / Ce matin, je
|
||
travaille (présent d’actualité) ; Hier je travaillais (imparfait en discours) / Si tu
|
||
travaillais, tu aurais de meilleures notes (imparfait d’hypothèse), etc. Quand
|
||
les élèves auront été accoutumés à l’idée qu’un même temps peut avoir des
|
||
valeurs très différentes (par exemple que l’imparfait n’indique pas forcément
|
||
que l’action a eu lieu dans le passé, dans le cas de l’imparfait d’hypothèse), il est
|
||
possible de développer deux types d’oppositions, qui vont permettre d’affiner la
|
||
perception de la valeur des temps en regroupant certains emplois d’une manière
|
||
plus systématique : d’une part l’opposition entre récit et discours, d’autre part
|
||
l’opposition entre valeurs temporelles et valeurs modales.
|
||
|
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||
p. 131
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||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
E Sélection du corpus pour la séance
|
||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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||
être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
||
ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS36 EXEMPLES POUR LES CORPUS
|
||
Pour introduire la notion, Présent d’actualité (repère
|
||
privilégier : de référence dans le discours) :
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– les emplois temporels Je vous remercie ; Ce matin,
|
||
prototypiques ; je travaille.
|
||
– les emplois en discours ; Imparfait de discours
|
||
– les phrases de type (exprime le passé dans le
|
||
déclaratif. discours) : Hier, je travaillais.
|
||
Passé composé de discours
|
||
(exprime le passé dans
|
||
le discours) : Hier, j’ai travaillé.
|
||
Futur de discours (exprime
|
||
le futur dans le discours) : Il dit
|
||
qu’elle viendra à huit heures.
|
||
|
||
Travailler sur des textes « Poil de Carotte tremble
|
||
plutôt que sur des phrases dans les ténèbres. Elles
|
||
isolées, et sur des textes sont si épaisses qu’il se croit
|
||
qui présentent une aveugle. Parfois une rafale
|
||
homogénéité suffisante l’enveloppe, comme un
|
||
(plusieurs verbes au même drap glacé, pour l’emporter.
|
||
temps dans des phrases Des renards, des loups même,
|
||
successives). ne lui soufflent-ils pas dans
|
||
ses doigts, sur sa joue ?
|
||
Le mieux est de se précipiter,
|
||
au juger, vers les poules, la
|
||
tête en avant, afin de trouer
|
||
l’ombre. Tâtonnant, il saisit le
|
||
crochet de la porte. Au bruit
|
||
de ses pas, les poules effarées
|
||
s’agitent en gloussant sur leur
|
||
perchoir. »
|
||
D’après Jules Renard,
|
||
Poil de Carotte, 1894.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
36 La forme impersonnelle (Il neige ; Il neige de gros flocons) ne relève pas du cycle 3 et ne doit pas
|
||
être introduite dans les exercices, car cette tournure ne répond pas au schéma prototypique usuel.
|
||
|
||
|
||
p. 132
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
|
||
|
||
« Après plusieurs heures de
|
||
marche laborieuse, Robinson
|
||
arriva au pied d’un massif
|
||
de rochers entassés en
|
||
désordre. Il découvrit l’entrée
|
||
d’une grotte, ombragée par
|
||
un cèdre géant ; mais il n’y
|
||
fit que quelques pas, parce
|
||
qu’elle était trop profonde
|
||
pour pouvoir être explorée
|
||
ce jour-là. Il préféra escalader
|
||
les rochers, afin d’embrasser
|
||
une vaste étendue du
|
||
regard. C’est ainsi, debout
|
||
sur le sommet du plus haut
|
||
rocher, qu’il constata que
|
||
la mer cernait de tous côtés
|
||
la terre où il se trouvait et
|
||
qu’aucune trace d’habitation
|
||
n’était visible : il était donc
|
||
sur une île déserte. »
|
||
D’après Michel Tournier,
|
||
Vendredi ou la Vie sauvage, 1971.
|
||
|
||
|
||
Étudier en contraste
|
||
les temps en récit et les temps
|
||
en discours.
|
||
|
||
|
||
Dans le cas de l’étude Aujourd’hui, je vais chez
|
||
des valeurs du présent, mes grands-parents.
|
||
choisir des phrases isolées, (présent d’actualité) / Les
|
||
car les textes ne présentent vacances sont faites pour
|
||
que très rarement une variété se reposer. (présent de vérité
|
||
de formes. générale) / Chaque matin,
|
||
il achète un croissant en allant
|
||
à l’école. (présent de répétition)
|
||
|
||
|
||
Insister sur les structures Si j’avais faim, je le dirais.
|
||
hypothétiques comportant et non pas *Si j’aurais faim,
|
||
un imparfait dans la je le dirais.
|
||
subordonnée et corriger
|
||
systématiquement l’emploi
|
||
fautif du conditionnel
|
||
dans la subordonnée.
|
||
|
||
|
||
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||
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||
p. 133
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
La généralisation du
|
||
conditionnel dans les deux
|
||
membres de la phrase
|
||
hypothétique est très courante
|
||
et très naturelle chez la plupart
|
||
des élèves. Elle provient
|
||
du fait que le conditionnel est
|
||
indifféremment associé à l’idée
|
||
d’hypothèse, qu’il s’agisse de la
|
||
condition ou de la conséquence
|
||
de l’hypothèse.
|
||
|
||
|
||
Chaque fois que cela est Dans un exercice sur
|
||
possible, faire remarquer l’identification des temps
|
||
la distinction entre valeur verbaux, on fait remarquer que
|
||
temporelle et valeur modale, l’un des verbes à l’imparfait n’a
|
||
même si le travail est centré pas une valeur de passé (étais) :
|
||
sur un autre point que celui Hier, Ibrahima a acheté
|
||
de la valeur des temps, par un ordinateur. Il en rêvait
|
||
exemple sur la morphologie depuis longtemps et avait
|
||
verbale. demandé ce cadeau pour son
|
||
anniversaire. J’espère qu’il me
|
||
le montrera et que je pourrai
|
||
l’essayer. Si j’étais moins timide,
|
||
je lui demanderais.
|
||
|
||
|
||
Pour éviter les confusions Je reviens de vacances.
|
||
dans les valeurs temporelles, (au sens de : « je suis revenu
|
||
écarter le présent à valeur il y a très peu de temps » :
|
||
de passé et le présent à valeur présent à valeur de passé)
|
||
de futur. Je pars dans un instant.
|
||
(présent à valeur de futur)
|
||
|
||
Pour que les élèves se Je venais vous demander
|
||
concentrent sur la valeur si je pouvais rendre mon
|
||
temporelle passée de travail la semaine prochaine.
|
||
l’imparfait et sa valeur modale
|
||
d’hypothèse, on évitera
|
||
la valeur d’atténuation.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 134
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
|
||
|
||
Doivent également être exclus J’ai terminé dans cinq
|
||
du périmètre des exercices minutes !
|
||
les cas où le passé composé Les chats ont vite fait des
|
||
prend une valeur de futur bêtises quand ils sont seuls.
|
||
proche ou de vérité générale.
|
||
Il s’agit dans ce cas d’un
|
||
passé composé transféré en
|
||
position de futur dans le cadre
|
||
du système du discours.
|
||
|
||
|
||
Les emplois du plus-que- Si j’avais su cela avant !
|
||
parfait exprimant le regret J’étais venu vous dire non.
|
||
ou une affirmation atténuée
|
||
ne doivent pas être inclus
|
||
dans des exercices destinés
|
||
aux cycles 2 et 3.
|
||
|
||
|
||
Par ailleurs, pour la valeur Les enfants seraient
|
||
modale d’hypothèse du dans le jardin.
|
||
conditionnel, on se limite Les enfants le sont peut-être,
|
||
aux cas de l’emploi avec le locuteur n’a aucune certitude
|
||
la subordonnée hypothétique sur l’information, il ne prend
|
||
introduite par si et on évite donc pas en charge l’énoncé.
|
||
le conditionnel dit d’« altérité
|
||
énonciative », que l’on trouve
|
||
en proposition indépendante.
|
||
|
||
|
||
Il convient de ne pas Le chat parti, les souris
|
||
admettre dans le périmètre dansent.
|
||
des exercices les participes
|
||
passés noyaux de propositions La souris a été mangée
|
||
participiales ou employés dans par le chat.
|
||
une phrase à la forme passive,
|
||
ces deux notions ne relevant
|
||
pas des cycles 2 et 3.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 135
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
De la même façon, l’utilisation,
|
||
dans les exercices, du participe
|
||
passé en emploi adjectival doit
|
||
tenir compte du fait que le degré
|
||
d’intégration des participes à la
|
||
catégorie de l’adjectif n’est pas le
|
||
même pour toutes les formes. Si
|
||
certains participes fonctionnent
|
||
en effet comme de vrais adjectifs
|
||
et admettent d’être modifiés par
|
||
un adverbe (Elle est fatiguée ;
|
||
Elle est très fatiguée), d’autres
|
||
présentent une intégration
|
||
moindre et n’acceptent pas
|
||
d’être modifiés par un adverbe
|
||
(Le cuisinier utilise du fromage
|
||
*très râpé).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 136
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
|
||
|
||
Les propriétés du verbe II
|
||
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||
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|
||
Définitions pour le professeur A
|
||
|
||
Le verbe est une nature de mot définie par trois propriétés.
|
||
|
||
a. Syntaxiquement, un verbe est le pivot du groupe verbal (GV), constituant
|
||
fondamental de la phrase avec le groupe sujet (GS). Tout GV est construit autour
|
||
d’un verbe qui peut avoir des compléments, mais qui peut aussi ne pas en avoir.
|
||
|
||
b. Morphologiquement, un verbe, sauf cas particuliers, se conjugue et varie en
|
||
personne, temps et mode 37. Cette propriété permet de définir le verbe comme
|
||
« le mot qui se conjugue ».
|
||
|
||
c. Sémantiquement, un verbe est le plus souvent la source du sens exprimé
|
||
par la phrase : action (Pierre marche), événement (Le vase est tombé), état de
|
||
choses (Le soleil brille).
|
||
|
||
|
||
Remarques
|
||
• Les propriétés a et b sont partagées par tous les verbes : elles délimitent le
|
||
périmètre de la nature de mot « verbe ».
|
||
– La propriété a (syntaxique) renvoie à la position du verbe dans la structure
|
||
de la phrase prototypique.
|
||
– La propriété b (morphologique) est une conséquence de la propriété a :
|
||
le verbe varie en personne pour pouvoir s’accorder avec le groupe sujet
|
||
dans la phrase.
|
||
• La propriété c (sémantique) identifie la fonction principale du verbe, mais,
|
||
à la différence des précédentes, elle n’est pas partagée par tous les verbes.
|
||
À l’intérieur du périmètre tracé par les propriétés a et b, la propriété c permet
|
||
d’identifier des sous-ensembles de verbes sur la base de leur rôle sémantique.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
1. Propriétés sémantiques des verbes
|
||
On distingue deux types de verbes en fonction de leurs propriétés sémantiques.
|
||
|
||
Une première catégorie regroupe les verbes qui sont la source du sens de
|
||
la phrase. Les propriétés a, b et c y sont associées (marcher ; voyager ;
|
||
caresser ; conseiller ; décider ; être (se trouver) quelque part, etc.). Ces verbes
|
||
|
||
|
||
37 À l’exception du cas particulier du mode impersonnel.
|
||
|
||
|
||
p. 137
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
sont appelés « verbes prédicatifs » et sont les verbes les plus prototypiques et
|
||
les plus fréquents. Ils regroupent notamment tous les verbes d’action (entrer ;
|
||
manger ; aboyer ; miauler, etc.).
|
||
|
||
Une seconde catégorie regroupe les verbes qui ne sont pas la source du sens
|
||
de la phrase. Les propriétés a, b et c y sont dissociées (faire une course ; faire
|
||
un voyage ; donner un conseil ; prendre une décision ; être malade, etc.).
|
||
Ces verbes sont appelés « verbes supports » car ils remplissent la fonction de
|
||
déployer, dans une phrase, le sens du constituant qui les suit. C’est ce consti-
|
||
tuant – le groupe nominal (GN) ou l’adjectif qui suit le verbe – qui est la source du
|
||
sens de la phrase. S’il s’agit d’un GN, typiquement, le nom de ce GN désigne une
|
||
action, un sentiment, une intention, etc. S’il s’agit d’un adjectif, ce dernier désigne
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un état, une qualité, etc. Le verbe être en emploi attributif (être malade) est
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aussi un verbe support 38 .
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➔ Verbes prédicatifs : portent le sens principal de la phrase.
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Le chat surveille la souris ; Zoé fait (= cuisine) un gâteau.
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➔ Verbes supports : introduisent un mot qui porte le sens principal de la phrase.
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Max fait un voyage (= voyage) en Afrique avec ses parents ; Aminata est
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malade.
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2. L’accord sujet-verbe
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L’accord est un critère majeur pour l’identification du verbe et du sujet. Ce critère
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est particulièrement important, mais pas seulement pour des raisons ortho-
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graphiques : il permet de lier la notion de sujet à l’accord (le sujet donne son
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accord au verbe) et de libérer l’accord morphologique de toute considération
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sémantique.
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3. La notion d’auxiliaire
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De la même façon que la désinence -ent et le radical chant- servent à produire
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la forme chantent du verbe chanter, l’auxiliaire avoir et le participe passé fini
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servent à produire les formes ai fini, as fini, etc. du verbe finir.
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Les verbes être ou avoir, en fonction d’auxiliaire, forment un tout avec le par-
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ticipe passé avec lequel ils sont employés : dans Paul a eu un cadeau, c’est la
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forme a eu qui correspond, en bloc, au constituant verbal.
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38 Certains verbes cumulent les deux fonctions et sont à la fois verbe prédicatif et verbe support.
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Ainsi, dans la phrase Enzo rentre content, le verbe rentrer est à la fois prédicatif car il introduit un élément
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sémantique essentiel de la phrase (le fait de rentrer) mais il est aussi support car il permet d’introduire
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un mot essentiel au sens global de la phrase, le fait d’être content (Enzo rentre content ➔ Il est content).
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Cependant, le verbe rentrer connaît aussi un emploi prédicatif : Elle rentre du cinéma. Les verbes attributifs
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comme sembler, demeurer, etc. cumulent également les deux fonctions : dans Pierre semble malade, le verbe
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sembler est prédicatif parce que, à la différence de être, il n’est pas un simple outil grammatical mais exprime
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aussi une idée d’incertitude ; et il est support parce qu’il introduit l’attribut malade, qui est indispensable
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àla construction de la phrase.
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p. 138
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Le verbe et le groupe verbal 3
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Ce que les élèves doivent B
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retenir et maîtriser
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Le verbe s’accorde avec son sujet, qui peut être un groupe nominal ou un pronom.
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L’ensemble « auxiliaire (être ou avoir) + participe passé » constitue une forme
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d’un seul verbe au même titre que l’ensemble « radical + conjugaison ».
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Le verbe porte le plus souvent le sens de la phrase mais c’est parfois un nom,
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un groupe nominal ou un adjectif qui joue ce rôle, le verbe n’étant plus qu’un outil
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grammatical.
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Repères pour une progression C
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Cycle 2
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D’un point de vue syntaxique, seuls sont étudiés les cas d’accord les plus simples
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relevant du schéma sujet-verbe-objet.
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D’un point de vue sémantique, seuls les verbes attributifs être et avoir et les
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verbes prédicatifs sont abordés.
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Au cycle 2, pour travailler l’accord sujet-verbe, on procède à des manipulations
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simples dans le but de mettre en évidence la variation réciproque verbe-sujet.
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L’accord du verbe avec son sujet est présenté dans des phrases prototypiques
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relevant, dans un premier temps, du type déclaratif où le sujet précède toujours
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le verbe. La présentation de la notion d’accord peut être faite à l’aide de formes
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audibles à l’oral ( je finis / ils finissent) qui rendent sensible la modification
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apportée à la forme verbale.
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Au cycle 2 toujours, lors de l’introduction du type impératif, où le verbe est
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privé de sujet exprimé, l’accord du verbe est expliqué à l’aide de l’apostrophe
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qui, sémantiquement, supplée l’absence de sujet grammatical (Pierre, ferme la
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porte ! ; Vous, les enfants, fermez la porte !).
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Cycle 3
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Sont présentés des cas plus complexes, à savoir l’inversion du sujet, dans
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la phrase déclarative : Au loin, voguent les bateaux ou dans la phrase
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interrogative : Où sont les chats ?
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D’un point de vue syntaxique, les cas d’inversion du sujet dans la phrase
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déclarative ou interrogative sont introduits.
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D’un point de vue sémantique, les verbes supports sont abordés, en se limitant
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à des cas simples en relation, par exemple, avec l’apprentissage du verbe faire
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(faire une course, ses devoirs, des bêtises, un cadeau, etc.).
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p. 139
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3 La grammaire du français du CP à la 6e
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D Démarches d’apprentissage
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1. Pour définir les propriétés du verbe
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L’association / dissociation des propriétés syntaxique, morphologique et
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sémantique est primordiale (voir partie A, p. 137-138). L’élève doit en effet
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comprendre que tous les verbes changent de forme pour s’accorder au GN sujet
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(plan morphologique), mais que tous les verbes ne sont pas la source du sens de
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la phrase (plan sémantique).
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2. Pour introduire la notion d’auxiliaire
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On peut se fonder dans un premier temps sur des exemples comportant des
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formes verbales aux temps simples (Le chat mange le saumon. Les chats
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mangent le saumon. Le chat mangera le saumon. Les chats mangeront
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le saumon). Grâce à ces phrases, l’élève perçoit qu’il y a un mot (le verbe) qui
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change de forme en fonction d’un autre mot ou d’un groupe de mots (le sujet) et
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il comprend que ce mot (le verbe) est toujours le même (avec le même sens) dans
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toutes ses formes (comme une personne est la même à travers tous ses âges).
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Une fois ce prérequis validé, sont introduites les mêmes phrases au passé
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composé (Le chat a mangé le saumon. Les chats ont mangé le saumon).
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L’élève perçoit ainsi que les formes a /ont mangé sont d’autres formes ou
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manifestations du verbe manger au même titre que mangent, mange,
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etc. Les auxiliaires être et avoir produisent des formes d’un verbe (dites
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« composées ») exactement comme la conjugaison.
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3. Pour identifier le verbe
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et ses caractéristiques
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L’identification suppose une double approche, sémantique et morphosyntaxique.
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Dans un premier temps, on travaille uniquement avec des verbes prédicatifs
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et l’élève doit percevoir quel est le rôle du verbe au sein de la phrase, à savoir
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celui de porter le sens principal. Ainsi, la relation sémantique unissant les
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deux groupes nominaux Marie / les chatons ne devient perceptible que si un
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verbe est introduit (Marie regarde / caresse / soigne les chatons). L’approche
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sémantique peut se faire à partir de n’importe quelle forme verbale (verbes des
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trois groupes), car, à ce stade, seul le critère sémantique importe. De ce fait,
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et comme cela a été dit ci-avant, le recours à des êtres animés et à des verbes
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d’action demeure absolument primordial.
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p. 140
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||
Le verbe et le groupe verbal 3
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Dans un second temps, le critère morphosyntaxique est mis en œuvre et consiste
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à montrer le lien étroit d’interdépendance entre le sujet, donneur d’accord,
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et le verbe. Il convient en effet de faire observer comment le verbe varie en
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fonction de la variation du GN sujet (accord du verbe avec le sujet) en présentant
|
||
des contrastes de phrases comme Le chat miaule / Les chats miaulent, etc.
|
||
Les exemples peuvent être présentés en les regroupant par temps (par exemple
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||
des présents, des imparfaits, des futurs, etc.). Par ailleurs, le professeur veille
|
||
à privilégier, chaque fois que cela est possible, les différences orthographiques
|
||
reproduites à l’oral (en utilisant les verbes du deuxième groupe ou les verbes
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du troisième groupe qui sont au programme : faire ; aller ; dire ; venir ; pouvoir ;
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vouloir ; prendre).
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Enfin, le critère syntaxique de la place du verbe dans la phrase, malgré son
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caractère moins stable, peut être mis en œuvre en rappelant que, dans les cas
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les plus prototypiques, le français est une langue de structure SVO (sujet-verbe-
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objet) où l’ordre des mots le plus fréquent répond donc à des structures du type
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Anne aime les glaces.
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Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS39 EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Pour introduire la notion : Le chat miaule.
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– privilégier des phrases Anne chante.
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élémentaires comportant un
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sujet animé et un verbe d’action ;
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– exclure les phrases négatives
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et exclamatives.
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39 La forme impersonnelle (Il neige ; Il neige de gros flocons) ne relève pas du cycle 3 et ne doit pas
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être introduite dans les exercices, car cette tournure ne répond au schéma prototypique usuel.
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p. 141
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||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
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Choisir des phrases dans Les chats jouent dans le jardin.
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lesquelles les constituants Vladimir aime les chats.
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de la phrase obéissent Marie parle à la maîtresse.
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à un critère de simplicité : Gaëlle est heureuse.
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– le groupe sujet ne comporte
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||
pas d’extension nominale ;
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– le groupe verbal se réduit au
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seul verbe, comporte un COD,
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un COI ou un adjectif attribut.
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Être attentif aux cas où le
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groupe sujet comporte une
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expansion nominale dont le
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dernier mot est au pluriel
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quand le sujet est au singulier
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(Le chat des voisins miaule)
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ou au singulier quand le sujet
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est au pluriel (Les chats
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de Marie miaulent) 40 .
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Exclure les cas d’accord La plupart des chats
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du verbe avec un GN sujet aiment le poisson.
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introduit par un déterminant La majorité des enfants
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complexe. aime(nt) les bonbons.
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Exclure les accords difficiles. *C’est des enfants / Ce sont
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des enfants.
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Exclure les locutions verbales, être en train de ; commencer à
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les emplois modaux de certains Le chat peut grimper
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verbes, les constructions aux arbres.
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factitives et la forme Thomas doit écouter
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impersonnelle. la maîtresse.
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La souris a fait crier Sarah.
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Il pleut.
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Introduire le passé composé Il a terminé son travail.
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et le plus-que-parfait sans Il n’a pas terminé son travail.
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qu’aucun mot (négation Il a bientôt terminé son travail.
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ou adverbe) ne vienne séparer
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||
l’auxiliaire et le participe.
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40 La présence, immédiatement avant le verbe, d’un groupe nominal à un nombre différent de celui
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du sujet provoque des fautes récurrentes. Dans ce cas, la notion de verbe prédicatif trouve sa pleine
|
||
justification et permet de repérer qui fait quoi au sein de la phrase. Par ailleurs, la substitution avec une forme
|
||
verbale où le singulier et le pluriel sont différents (Le chat des voisins finit / Les chats de Marie finissent) peut
|
||
contribuer à éradiquer cette erreur.
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p. 142
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||
Le verbe et le groupe verbal 3
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La conjugaison du verbe III
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(morphologie verbale)
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Définitions pour le professeur A
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1. Structure de la conjugaison
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Le verbe se décompose en un radical et une désinence.
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Le radical signale que les différentes formes sont des formes d’un même verbe :
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chant-e, chant-es, chant-e, chant-ons, chant-ez, chant-ent.
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La désinence porte les informations d’accord (personne, nombre, temps et
|
||
mode).
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La conjugaison est souvent présentée sous forme de tableaux dont il est difficile
|
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de percevoir l’unité et la régularité. Mais la conjugaison des verbes présente,
|
||
hormis des cas particuliers non prototypiques, une assez grande régularité,
|
||
qui peut être présentée sous la forme de modules différents composant la
|
||
désinence.
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||
La désinence des verbes est en effet structurée en quatre modules, pouvant être
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||
occupés ou vides 41 :
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RADICAL DÉSINENCE
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1 2 3 4
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fini- – r ai t ➔ finirait
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3e pers. conditionnel présent
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Ces modules correspondent chacun à une marque spécifique 42 :
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• module 1 : marque de temps passé (passé simple) ;
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• module 2 : marque de temps futur (futur, conditionnel présent) ;
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• module 3 : marque de temps passé (imparfait, conditionnel présent) ;
|
||
• module 4 : marque de personne.
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41 Ces modules ne sont jamais tous remplis pour une seule et même forme verbale. Le module 1 est le
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||
plus rarement rempli. Seul le module 4 est systématiquement affecté d’un morphème.
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||
42 Les exemples de temps donnés dans chacun des modules sont limités aux temps au programme
|
||
des cycles 2 et 3.
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p. 143
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
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L’analyse morphologique d’une forme verbale procède toujours de la désinence
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||
vers le radical, donc de droite à gauche.
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||
Le radical accueille les désinences et il peut être plus ou moins modifié dans la
|
||
conjugaison. Un verbe comme chant-er, par exemple, garde le même radical
|
||
chant- dans l’ensemble de sa conjugaison.
|
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|
||
Mais un verbe comme pouv-oir présente, à côté de son radical pouv- (dans nous
|
||
pouvons, vous pouvez, etc.), des radicaux modifiés du type pour- (je pourrai,
|
||
tu pourras, etc.), peu- (je peux, tu peux, etc.), pu- (je pus, tu pus, etc.).
|
||
|
||
Dans certains cas, les radicaux sont très différents d’une personne à l’autre
|
||
ou d’un temps à l’autre ; le verbe aller, par exemple, a trois radicaux totalement
|
||
différents : v- (dans je vais, tu vas, etc.), all- (dans nous allons, vous allez, etc.),
|
||
et ir- (dans j’irai, tu iras, etc.).
|
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2. Structure de la conjugaison
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des principaux temps simples
|
||
• Les groupes de verbes
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Les verbes sont classés en trois groupes 43 , qui correspondent, au moins pour
|
||
les deux premiers, à une homogénéité des formes de conjugaison. À ces trois
|
||
groupes s’ajoutent des verbes être et avoir.
|
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|
||
Les verbes du premier groupe sont ceux qui présentent un infinitif en -er. Ils se
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||
conjuguent à partir d’un seul radical, sur le modèle de chant-er. C’est pourquoi
|
||
le verbe aller, compte tenu du nombre de ses radicaux (v- au présent – aux trois
|
||
personnes du singulier et à la troisième personne du pluriel –, ir- au futur et
|
||
conditionnel et all- partout ailleurs), n’est pas classé dans ce groupe en dépit
|
||
de sa forme d’infinitif. Généralement, les verbes nouveaux (néologismes) sont
|
||
formés sur le modèle des verbes de ce groupe (liker, tweeter, etc.).
|
||
|
||
Les verbes du deuxième groupe présentent un infinitif en -ir et plusieurs formes
|
||
de leur radical en -iss, dont le participe présent (-issant). Par exemple, le verbe
|
||
finir, dont le participe présent est finissant, appartient à la catégorie des
|
||
verbes du deuxième groupe, à la différence de partir, dont l’infinitif est en -ir
|
||
mais qui ne forme pas son participe présent au moyen de la désinence -issant
|
||
(partir, partant).
|
||
|
||
Les verbes du troisième groupe sont tous les verbes qui n’appartiennent à
|
||
aucun des deux premiers groupes. Il s’agit donc d’une catégorie très hétérogène
|
||
au plan morphologique. On distingue néanmoins trois types : les verbes ayant un
|
||
infinitif en -ir (mais pas de participe présent en -issant) comme partir, les verbes
|
||
ayant un infinitif en -oir du type pouvoir, et les verbes ayant un infinitif en -re, du
|
||
type faire, prendre, etc. On y rattache aussi les verbes être, avoir et aller.
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||
43 Voir La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 137-138.
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p. 144
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||
Le verbe et le groupe verbal 3
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Le premier groupe des verbes se distingue nettement des deux autres groupes :
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||
les verbes du premier groupe ont, aux trois premières personnes de l’indicatif
|
||
présent, des désinences en -e, -es, -e, alors que les verbes des deux autres
|
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groupes ont des désinences en -s, -s, -t /-d ou -x, -x, -t.
|
||
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||
• Présent de l’indicatif
|
||
Au présent de l’indicatif, seules les marques de personnes apparaissent (module 4) :
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– Radical des verbes du premier groupe : parl-
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||
– Radical des verbes du deuxième groupe : fini- (singulier)
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finiss- (pluriel)
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1 2 3 4
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Groupe 1 _ _ _ e, es, e 1re, 2e, 3e pers. sing.
|
||
je parle, tu parles, il/elle parle
|
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_ _ _ ons, ez, ent 1re, 2e, 3e pers. plur.
|
||
nous parlons, vous parlez, ils/elles
|
||
parlent
|
||
Groupe 2 _ _ _ s, s, t 1re, 2e, 3e pers. sing.
|
||
je finis, tu finis, il/elle finit
|
||
_ _ _ ons, ez, ent 1re, 2e, 3e pers. plur.
|
||
nous finissons, vous finissez,
|
||
ils/elles finissent
|
||
Groupe 3 (a) _ _ _ s, s, _ 1re, 2e, 3e pers. sing.
|
||
je prends, tu prends, il/elle prend
|
||
_ _ _ ons, ez, ent 1re, 2e, 3e pers. plur.
|
||
nous prenons, vous prenez,
|
||
ils/elles prennent
|
||
Groupe 3 (b) _ _ _ x, x, t 1re, 2e, 3e pers. sing.
|
||
je peux, tu peux, il peut
|
||
_ _ _ ons, ez, ent 1re, 2e, 3e pers. plur.
|
||
nous pouvons, vous pouvez,
|
||
ils/elles peuvent
|
||
|
||
• Imparfait
|
||
À l’imparfait de l’indicatif, la désinence s’enrichit d’une marque vocalique
|
||
de temps (-ai-, -i-) placée au module 3, qui précède les marques de personnes.
|
||
|
||
– Radical des verbes du premier groupe : parl-
|
||
– Radical des verbes du deuxième groupe : finiss-
|
||
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p. 145
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||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
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1 2 3 4
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_ _ ai s, s, t 1re, 2e, 3e pers. sing.
|
||
je parlais, tu parlais, il parlait
|
||
_ _ i ons, ez 1re, 2e pers. plur.
|
||
nous parlions, vous parliez
|
||
_ _ ai ent 3e pers. plur.
|
||
ils parlaient
|
||
|
||
• Futur
|
||
Le futur comporte une marque consonantique de temps (-r-), placée au
|
||
module 244 .
|
||
|
||
– Radical des verbes du premier groupe : parle-
|
||
– Radical des verbes du deuxième groupe : fini-
|
||
|
||
|
||
1 2 3 4
|
||
_ r 45
|
||
_ ai, as, a 1re, 2e, 3e pers. sing.
|
||
je parlerai, tu parleras,
|
||
il/elle parlera
|
||
_ r _ ons, ez, ont 1re, 2e, 3e pers. plur.
|
||
nous parlerons, vous parlerez,
|
||
ils/elles parleront
|
||
|
||
• Passé simple
|
||
Le passé simple présente la particularité d’une marque temporelle caracté-
|
||
ristique placée au module 1, à laquelle s’ajoutent les marques de personnes
|
||
au module 4.
|
||
|
||
– Radical des verbes du premier groupe : parl-
|
||
– Radical des verbes du deuxième groupe : fin-
|
||
|
||
|
||
1 2 3 4
|
||
Groupe 1 ai _ _ _ 1re pers. sing.
|
||
je parlai
|
||
a _ _ s, _ 2e, 3e pers. sing.
|
||
tu parlas, il parla
|
||
â_ _ mes, tes 1re, 2e pers. plur.
|
||
nous parlâmes, vous parlâtes
|
||
è _ _ rent 3e pers. plur.
|
||
ils/elles parlèrent
|
||
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||
|
||
44 Car le module 3 est occupé par les marques du passé utilisées au conditionnel.
|
||
45 Au premier groupe, pour le futur comme pour le conditionnel, un -e- s’ajoute au radical. Il provient
|
||
de la voyelle -a- du latin, que l’on trouve dans le morphème d’infinitif -are (cantare > chanter), le futur français
|
||
étant issu d’une périphrase latine construite sur habeo (« avoir ») suivi de l’infinitif du verbe (cantare habeo –
|
||
littéralement « j’ai à chanter » ➔ je chanterai). Le verbe parlerai s’analyse donc en : parle (radical) + r (marque
|
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de futur) + ai (marque de personne).
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p. 146
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Le verbe et le groupe verbal 3
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1 2 3 4
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Groupe 2 i _ _ s, s, t 1re, 2e, 3e pers. sing.
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je finis, tu finis, il finit
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i/î _ _ mes, tes, rent 1re, 2e, 3e pers. plur.
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nous finîmes, vous finîtes, ils/elles finirent
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Groupe 3 (a) u _ _ s, s, t 1re, 2e, 3e pers. sing.
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je voulus, tu voulus, il voulut
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u/û _ _ mes, tes, rent 1re, 2e, 3e pers. plur.
|
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nous voulûmes, vous voulûtes, ils/elles voulurent
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Groupe 3 (b) in _ _ s, s, t 1re, 2e, 3e pers. sing.
|
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je vins, tu vins, il vint
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în/in _ _ mes, tes, rent 1re, 2e, 3e pers. plur.
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nous vînmes, vous vîntes, ils/elles vinrent
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• Conditionnel présent
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Le conditionnel présent cumule une marque consonantique de temps futur
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(module 2), la marque vocalique de l’imparfait (module 3) et des marques de per-
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sonnes (module 4). Cette formation est conforme à ce qu’est fondamentalement
|
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le conditionnel, à savoir un temps du futur (voir p. 129).
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– Radical des verbes du premier groupe : parle-
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– Radical des verbes du deuxième groupe : fini-
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1 2 3 4
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_ r ai s, s, t 1re, 2e, 3e pers. sing.
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je parlerais, tu parlerais,
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il/elle parlerait
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_ r i ons, ez 1re, 2e pers. plur.
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nous parlerions, vous parleriez
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_ r ai ent 3e pers. plur.
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ils/elles parleraient
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À titre d’exemples, les conjugaisons peuvent être analysées de la manière
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suivante :
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1) On considère une forme comme je portais (en rappelant l’infinitif).
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2) On invite l’élève à raisonner comme suit, de droite à gauche.
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– Il y a un s : typique des première et deuxième personnes d’un présent, d’un
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imparfait de l’indicatif ou d’un présent conditionnel.
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– Puis il y a ai, morphème caractéristique de l’imparfait de l’indicatif ou du
|
||
conditionnel présent.
|
||
– Puis il n’y a pas un r, mais un t, qui ne correspond à aucun module : le radical
|
||
est donc atteint.
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3) Conclusion : 1re personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif, analyse
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confirmée par la présence du pronom personnel je.
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p. 147
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3 La grammaire du français du CP à la 6e
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On peut également proposer une version simplifiée du même raisonnement :
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– Il y a un ais : typique des première et deuxième personnes de l’imparfait
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de l’indicatif ou conditionnel présent.
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– Puis il n’y a pas r, mais un t qui ne correspond à aucun module : le radical
|
||
est donc atteint.
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– Conclusion : 1re personne du singulier de l’imparfait de l’indicatif, analyse
|
||
confirmée par la présence du pronom personnel je.
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||
De même, avec une forme comme il finirait (en rappelant l’infinitif finir) :
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– Il y a un t : typique de la troisième personne d’un présent de l’indicatif,
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||
d’un imparfait de l’indicatif ou d’un conditionnel présent.
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– Puis il y a ai, morphème caractéristique de l’imparfait de l’indicatif ou du
|
||
conditionnel présent.
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– Puis il y a un r, morphème caractéristique du futur ou conditionnel présent.
|
||
– Puis il y a i, qui n’est typique d’aucun module : le radical est donc atteint.
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– Conclusion : 3 e personne du singulier du conditionnel présent, analyse
|
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confirmée par la présence du pronom personnel il.
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Version simplifiée :
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– Il y a un ait : typique de la troisième personne d’un imparfait de l’indicatif ou
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d’un conditionnel présent.
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– Puis il y a r, morphème caractéristique du futur ou conditionnel présent.
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– Mais le futur est exclu par le présence de ai après le r.
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||
– Puis il y a i qui n’est caractéristique d’aucun module : le radical est donc
|
||
atteint.
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||
– Conclusion : 3 e personne du singulier du conditionnel présent, analyse
|
||
confirmée par la présence du pronom personnel il.
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3. Structure de la conjugaison
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des temps composés
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Les deux temps composés au programme des cycles 2 et 3 sont le passé
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composé et le plus-que-parfait. Le passé composé est formé de l’auxiliaire au
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présent (j’ai mangé ; je suis arrivé). Le plus-que-parfait est formé de l’auxiliaire
|
||
à l’imparfait (j’avais mangé ; j’étais arrivé).
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||
Dans ces deux temps, les verbes être ou avoir, en fonction d’auxiliaire, for-
|
||
ment un tout avec le participe passé avec lequel ils sont employés. Ainsi, dans
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||
la phrase Le chat a griffé Théo, c’est la forme a griffé qui correspond, en bloc,
|
||
au constituant verbal.
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Les verbes prennent comme auxiliaire être ou avoir selon des tendances
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générales, mais non totalement systématiques. Ainsi, les verbes transitifs directs
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(qui se construisent avec un COD) prennent tous sans exception l’auxiliaire
|
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avoir (Le chat a griffé Anna). Cette règle ne vaut pas pour les verbes transitifs
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p. 148
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Le verbe et le groupe verbal 3
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indirects (qui se construisent avec un COI) : la plupart de ces verbes prennent
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l’auxiliaire avoir (J’ai parlé à Franck) mais certains se construisent avec
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l’auxiliaire être (Une pierre est tombée sur le toit).
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Le participe passé en emploi adjectival (voir p. 127) s’accorde en genre et en
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nombre avec le nom qu’il détermine (le fromage râpé ; la tarte sucrée).
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L’accord du participe passé en emploi verbal comme auxiliaire répond à plusieurs
|
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règles. Aux cycles 2 et 3, seuls les cas les plus usuels sont abordés. Dans la
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phrase type répondant au schéma minimal GS + GV (Pierre a mangé la tarte),
|
||
l’emploi de l’auxiliaire avoir rend le participe passé invariable. En revanche,
|
||
quand l’auxiliaire employé est l’auxiliaire être (Anna est tombée dans le jardin),
|
||
le participe passé s’accorde en genre et en nombre avec le sujet. Les cas plus
|
||
complexes (La tarte que Paul a mangée est sucrée ; La tarte, Paul l’a mangée ;
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Elle s’est lavé les mains, etc.) relèvent des programmes du cycle 4.
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Ce que les élèves doivent B
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retenir et maîtriser
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Les élèves doivent être capables de reconnaître et de produire les formes
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verbales qui sont au programme des cycles 2 et 3 (voir ci-dessous).
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Ils doivent également pouvoir distinguer le radical de la désinence d’une forme
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verbale.
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Repères pour une progression C
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Cycle 2
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On aborde au cycle 2 le présent, l’imparfait, le futur et le passé composé des
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auxiliaires être et avoir, des verbes du premier groupe et des huit verbes du
|
||
troisième groupe inscrits au programme (faire, aller, dire, venir, pourvoir, voir,
|
||
vouloir, prendre). Les temps simples sont introduits avant le passé composé.
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Les huit verbes irréguliers relevant du troisième groupe sont réservés à la
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||
dernière année du cycle (CE2).
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p. 149
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3 La grammaire du français du CP à la 6e
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Cycle 3
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Les notions abordées au cycle 2 sont consolidées et enrichies des temps
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et modes suivants : indicatif passé simple, plus-que-parfait, conditionnel présent
|
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et impératif, à la fois pour les verbes des premier et deuxième groupes et pour
|
||
les huit verbes irréguliers relevant du troisième groupe abordés à la fin du
|
||
cycle 2. L’accord du participe passé se limite aux cas les plus usuels, en relation
|
||
avec l’étude du passé composé. Enfin, le conditionnel et la conjugaison des huit
|
||
verbes irréguliers aux temps ci-dessus relèvent de la classe de 6e.
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D Démarches d’apprentissage
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1. Pour identifier la morphologie verbale
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Les élèves doivent être habitués à reconnaître les formes conjuguées en
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parcourant une forme verbale de droite à gauche, le radical étant le résidu.
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||
L’apprentissage sera ainsi focalisé sur la reconnaissance et la segmentation de
|
||
la conjugaison. Il est indissociable de l’identification des radicaux du verbe.
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2. Pour identifier la structure de la conjugaison
|
||
des principaux temps simples
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À partir d’exemples de verbes des groupes 1 et 2 au présent de l’indicatif, les
|
||
élèves sont invités à porter leur attention sur les marques de personne en les
|
||
distinguant du radical (tout ce qui reste). Pour chaque exemple, on s’efforce de
|
||
rappeler l’infinitif et le participe passé.
|
||
|
||
Lors de l’apprentissage, il convient d’utiliser des verbes dont le radical varie peu,
|
||
par exemple, chanter, finir, etc.
|
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|
||
On fait remarquer que la forme aux 1re, 2e et 3e personnes du singulier (e, es, e)
|
||
se distingue nettement des autres formes aux mêmes personnes, qui sont très
|
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homogènes (s, s, t ; s, s, _ ; x, x, t).
|
||
|
||
Pour habituer les élèves aux variations du radical, on fait remarquer,
|
||
lorsque cela est possible, que le changement de radical permet de faciliter la
|
||
prononciation de la désinence. Par exemple : je peux, tu peux, il peut, nous
|
||
pouvons vs *nous peuons.
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p. 150
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||
Le verbe et le groupe verbal 3
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3. Pour réaliser l’accord sujet-verbe
|
||
Au cycle 2, on procède à des manipulations simples dans le but de mettre en
|
||
évidence la variation réciproque verbe-sujet. L’accord du verbe avec son sujet
|
||
est présenté dans des phrases prototypiques relevant, dans un premier temps,
|
||
du type déclaratif où le sujet précède toujours le verbe. La présentation de la
|
||
notion d’accord peut être faite à l’aide de formes audibles à l’oral (je finis / ils
|
||
finissent) qui rendent sensible la modification apportée à la forme verbale.
|
||
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||
Lors de l’introduction du type impératif, où le verbe est privé de sujet exprimé,
|
||
l’accord du verbe est expliqué à l’aide de l’apostrophe qui, sémantiquement,
|
||
supplée l’absence de sujet grammatical (Pierre, ferme la porte ! ; Vous, les
|
||
enfants, fermez la porte !).
|
||
|
||
Au cycle 3 sont présentés des cas plus complexes, à savoir l’inversion du sujet :
|
||
• dans la phrase déclarative : Au loin, voguent les bateaux.
|
||
• ou dans la phrase interrogative : Où sont les chats ?
|
||
|
||
Les tableaux des conjugaisons sont des tableaux d’accord sujet-verbe, c’est-à-
|
||
dire des (ébauches de) phrases. C’est pourquoi la morphologie du verbe doit être
|
||
introduite après la structure de la phrase.
|
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||
Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
||
ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Au cycle 2, faire usage des chanter ; danser ; frapper ;
|
||
seuls verbes du premier monter ; regarder, etc.
|
||
groupe dont la conjugaison ne
|
||
comporte aucune modification
|
||
orthographique du radical.
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Contenant environ 4 000
|
||
verbes, ce qui représente
|
||
environ les neuf dixièmes des
|
||
verbes français, ce premier
|
||
groupe est celui qui est à
|
||
privilégier par excellence,
|
||
sur lequel sont faits tous les
|
||
néologismes récents (textoter ;
|
||
googliser ; spoiler, etc.)
|
||
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||
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||
p. 151
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
Au cycle 3, introduire quelques agir ; bondir ; finir ; nourrir ;
|
||
formes irrégulières de présent ralentir, etc.
|
||
des verbes du premier groupe
|
||
ainsi que les verbes du
|
||
deuxième groupe.
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||
On veille enfin à ne pas cueillir (je cueille) ; ouvrir
|
||
introduire les verbes (j’ouvre) ; couvrir (je couvre) ;
|
||
du troisième groupe, inscrits souffrir (je souffre) ; offrir
|
||
au programme du cycle 4, (j’offre) ; tressaillir (je tressaille)
|
||
qui se conjuguent comme
|
||
des verbes du premier groupe.
|
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||
Les verbes du deuxième
|
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groupe, globalement peu
|
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nombreux (environ 300)
|
||
et comportant peu de
|
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formations récentes (par
|
||
exemple : amerrir ; alunir),
|
||
forment d’un point de vue
|
||
morphologique un ensemble
|
||
stable et cohérent qui ne
|
||
compte qu’un seul verbe
|
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irrégulier vraiment usuel
|
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(haïr) 46 .
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Introduire les huit verbes faire ; aller ; dire ; venir ;
|
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irréguliers du troisième pourvoir ; voir ; vouloir ;
|
||
groupe au programme prendre
|
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des cycles 2 et 3 de manière
|
||
progressive sur les deux
|
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cycles.
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||
46 Pour mémoire, les verbes du troisième groupe, inscrits au programme du cycle 4, comportent une
|
||
trentaine de verbes en -ir dont le participe présent n’est pas en -issant (sortir), une trentaine de verbes dont
|
||
l’infinitif est en -oir (vouloir) et une centaine de verbes dont l’infinitif est en -re (croire). Même si ces catégories
|
||
ne s’enrichissent d’aucun nouveau verbe et tendent même à s’appauvrir, elles comportent cependant
|
||
quelques-uns des verbes les plus utilisés du français.
|
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||
p. 152
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
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||
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||
POINTS DE VIGILANCE
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||
Les exemples ci-dessous constituent une liste non exhaustive de particularités
|
||
orthographiques ou de points de vigilance qui peuvent être graduellement intro-
|
||
duits à compter du cycle 3, une fois que les paradigmes prototypiques simples
|
||
sont bien maîtrisés par les élèves. Toutes ces catégories n’ont cependant pas
|
||
vocation à faire l’objet d’un enseignement explicite systématique, mais doivent
|
||
être identifiées par le professeur au moment de la constitution des corpus.
|
||
|
||
• Présent
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– Les verbes en -cer 47 et -ger 48 s’écrivent ç et ge devant la voyelle o afin de
|
||
conserver respectivement les sons [s] ou [ʒ] (je place vs nous plaçons ; je
|
||
change vs nous changeons). Pour mémoire, il est rappelé que les verbes
|
||
en -guer conservent le u à toutes les personnes ( je distingue, nous
|
||
distinguons).
|
||
– Les verbes en -eter se répartissent en deux catégories, la première, la
|
||
plus nombreuse, comportant le redoublement de la consonne t au singulier
|
||
et à la troisième personne du pluriel devant finale muette (je jette, tu jettes,
|
||
il jette, ils jettent vs nous jetons, vous jetez 49), tandis que la seconde, à
|
||
l’effectif très réduit, remplace la réduplication consonantique par l’accent
|
||
grave (j’achète, tu achètes, il achète, ils achètent vs nous achetons, vous
|
||
achetez 50). Les verbes comportant deux tt les conservent dans toute la
|
||
conjugaison (je regrette, nous regrettons).
|
||
– Les verbes en -eler se répartissent également en deux catégories, la
|
||
première, la plus nombreuse, comportant le redoublement de la consonne
|
||
l au singulier et à la troisième personne du pluriel devant finale muette
|
||
( j’appelle, tu appelles, il appelle, ils appellent vs nous appelons, vous
|
||
appelez 51), tandis que la seconde, à l’effectif plus réduit, remplace la
|
||
réduplication consonantique par l’accent grave ( je gèle, tu gèles, il gèle,
|
||
ils gèlent vs nous gelons, vous gelez 52). Les verbes comportant deux ll les
|
||
conservent dans toute la conjugaison (j’interpelle, nous interpellons).
|
||
– Les verbes en -é(.)er du type espérer 53 , nombreux, présentent un accent
|
||
grave devant les désinences muettes (j’espère, tu espères, il espère, ils
|
||
espèrent), accent qui redevient aigu aux deux personnes à finale non
|
||
muette (nous espérons, vous espérez).
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||
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47 Sur le modèle de placer, on conjugue avancer, dénoncer, déplacer, distancer, espacer, évincer,
|
||
encourager, exaucer, exercer, foncer, grincer, héberger, influencer, interroger, longer, négliger, pincer,
|
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prononcer, rincer, ronger, saccager, songer, tracer, etc.
|
||
48 Sur le modèle de changer, on conjugue alléger, arranger, avantager, déranger, mélanger,
|
||
protéger, saccager, soulager, venger, etc.
|
||
49 Sur le modèle de jeter ( je jette / nous jetons), on conjugue (dé)cacheter, déchiqueter,
|
||
empaqueter, épousseter, étiqueter, feuilleter, voleter, etc.
|
||
50 Sur le modèle d’acheter ( j’achète / nous achetons), on conjugue haleter, fureter, crocheter, etc.
|
||
51 Sur le modèle d’appeler ( j’appelle / nous appelons), on conjugue amonceler, atteler, chanceler,
|
||
ensorceler, épeler, étinceler, ficeler, harceler, morceler, niveler, renouveler, ruisseler, etc.
|
||
52 Sur le modèle de geler ( je gèle / nous gelons), on conjugue ciseler, congeler, déceler, dégeler,
|
||
démanteler, écarteler, marteler, modeler, peler, etc.
|
||
53 Sur le modèle d’espérer ( j’espère / nous espérons), on conjugue aérer, céder, célébrer,
|
||
compléter, ébrécher, empiéter, exagérer, imprégner, inquiéter, insérer, pénétrer, persévérer, posséder,
|
||
préférer, protéger, repérer, suggérer, vénérer, etc.
|
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p. 153
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
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– Quelques verbes en -e(.)er 54 , moins nombreux que les précédents, du
|
||
type -ecer (dépecer), -emer (semer), -ener (égrener), -eser (peser), -ever
|
||
(lever), -evrer (sevrer) présentent un accent grave devant les désinences
|
||
muettes (je pèse, tu pèses, il pèse, ils pèsent), accent qui est absent aux
|
||
deux personnes à finale non muette (nous pesons, vous pesez).
|
||
– Les verbes en -oyer (nettoyer) et -uyer (essuyer) changent y en i devant
|
||
e muet ( j’essuie vs nous essuyons). Par exception, les verbes en -ayer
|
||
acceptent les deux orthographes (je balaye et je balaie) 55 .
|
||
|
||
• Imparfait
|
||
– Dans les verbes en -ier (crier), -yer (balayer), -iller (briller), -gner (grogner),
|
||
une vigilance toute particulière doit être accordée aux première et deu-
|
||
xième personnes du pluriel où le i marqueur du temps imparfait (nous
|
||
chant-i-ons) est susceptible d’être peu audible dans la prononciation
|
||
et, partant, souvent omis dans la graphie : nous criions / vous criiez ;
|
||
nous balayions / vous balayiez ; nous brillions / vous brilliez ; nous gro-
|
||
gnions / vous grogniez.
|
||
– Les verbes en -cer et -ger s’écrivent respectivement ç et ge lorsqu’ils sont
|
||
suivis de la marque de l’imparfait ai (ce qui ne concerne donc que le singu-
|
||
lier) afin de conserver respectivement les sons [s] ou [ʒ] (je fonçais vs nous
|
||
foncions ; je bougeais vs nous bougions).
|
||
|
||
• Futur et conditionnel présent
|
||
– Une vigilance doit être accordée aux verbes en -ier (apprécier) et -uer
|
||
(saluer ; jouer) où la voyelle e, caractéristique du futur pour les verbes
|
||
du premier groupe, y devient muette ( j’apprécierai(s) ; je saluerai(s) ; je
|
||
jouerai(s)).
|
||
– Dans les verbes en -yer, et quelle que soit la voyelle précédant le y (balayer ;
|
||
nettoyer ; essuyer), ce dernier se change toujours en i devant le e muet (je
|
||
balaierai(s) ; je nettoierai(s) ; j’essuierai(s)).
|
||
– Pour les particularités orthographiques des verbes en -eter (je jetterai(s) ;
|
||
j’achèterai(s)) et -eler (j’appellerai(s) ; je gèlerai(s)), les faits décrits pour
|
||
l’indicatif présent s’appliquent au futur et au conditionnel.
|
||
– Les verbes en -é(.)er conservent leur accent aigu à toutes les personnes
|
||
(j’espérerai(s) ; nous espérer(i)ons).
|
||
– Les verbes en -e(.)er présentent le è à toutes les personnes (je pèserai(s) ;
|
||
nous pèser(i)ons).
|
||
– Enfin, le verbe créer doit également faire l’objet d’une attention en raison
|
||
de son radical à terminaison vocalique : je créerai(s). Il en est de même du
|
||
verbe envoyer dont le futur et le conditionnel sont irréguliers (j’enverrai(s)).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
54 Sur le modèle d’achever ( j’achève / nous achevons), on conjugue crever, dépecer, égrener,
|
||
emmener, lever, mener, peser, promener, semer, etc.
|
||
55 Parmi les verbes en -yer courants, on peut notamment citer aboyer, bégayer, broyer, choyer,
|
||
déployer, effrayer, égayer, ennuyer, envoyer, essayer, essuyer, festoyer, larmoyer, nettoyer, noyer, payer,
|
||
ployer, rayer, renvoyer, etc.
|
||
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||
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||
p. 154
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||
Le verbe et le groupe verbal 3
|
||
|
||
Propositions IV
|
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||
pour la mise en œuvre
|
||
L’EMPLOI DES TEMPS ET DES MODES
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Construire collectivement, à 1. Dans le texte suivant,
|
||
l’oral, un récit (réel ou inventé) reconstituer la chronologie,
|
||
qui mobilise les temps du puis identifier le temps
|
||
présent, du futur et du passé et le mode des verbes.
|
||
composé. L’écrire, comparer « Il y avait une fois une petite fille,
|
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la temporalité des différents si bonne, si jolie que sa mère
|
||
verbes et identifier leur temps. en était folle et sa grand-mère
|
||
encore plus folle. On lui avait
|
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2. Retrouver l’image, parmi fait un petit chaperon rouge
|
||
les quatre, correspondant qui lui allait si bien que partout
|
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à la phrase proposée56. on l’appelait le Petit Chaperon
|
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rouge. Un jour, sa mère lui
|
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3. Classer les phrases suivantes
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dit : « Va prendre des nouvelles
|
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selon le temps des verbes.
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de ta grand-mère qui est malade
|
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Les enfants assistent à la séance
|
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et porte-lui cette galette et ce pot
|
||
de cinéma aujourd’hui. – Autrefois,
|
||
de beurre. » Le Petit Chaperon
|
||
on utilisait des plumiers à l’école. –
|
||
rouge partit donc, et, en passant
|
||
J’irai à la piscine la semaine
|
||
dans un bois, rencontra un grand
|
||
prochaine. – En ce moment,
|
||
loup [...]. »
|
||
je ne joue pas au football. – Hier,
|
||
Le Petit Chaperon rouge,
|
||
j’ai vu mon ami. – Actuellement,
|
||
Charles Perrault, 1697.
|
||
je travaille à la crèche. – Nous
|
||
dormirons à Bordeaux la semaine 2. Construire collectivement,
|
||
prochaine. – Je finirai bientôt à l’oral, un récit (réel ou inventé)
|
||
la décoration. qui mobilise le passé simple
|
||
et l’imparfait. L’écrire, comparer
|
||
la temporalité des actions
|
||
et identifier le temps des verbes.
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56 Des exemples de ce type d’exercices sont à retrouver ici : https://cache.media.education.gouv.fr/
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file/heterogeneite/25/4/comprephraselue_868254.pdf
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p. 155
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||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
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Phase d’entraînement
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1. Classer les phrases suivantes 1. Conjuguer les verbes entre
|
||
selon les valeurs temporelles parenthèses à l’imparfait
|
||
exprimées. ou au passé simple selon le sens
|
||
J’irai au ski en février. – Nous de la phrase. Plusieurs solutions
|
||
mangerons très tôt. – Il regarde sont parfois possibles !
|
||
un film. – Les pompiers ont Un bruit, comme un coup
|
||
éteint l’incendie. – Justine fera de tonnerre, … (éclater)
|
||
la grasse matinée. – Le roi était dans la rue. Les voisins …
|
||
triste et cruel. – Nous mangeons (arriver). Ils … (constater)
|
||
à la cantine. les dégâts. Deux personnes …
|
||
(partager) leurs observations
|
||
2. Modifier les phrases à chaque nouveau venu.
|
||
suivantes en tenant compte
|
||
du connecteur donné. 2. Choisir la forme verbale
|
||
Je vais au cinéma avec ma mère. qui convient.
|
||
(demain) – Le roi se déplace Tous les matins, je …
|
||
en carrosse. (autrefois) – (chantai / chantais) sous la
|
||
Jules achète un vélo à son fils. douche. – Je … (rêvais / rêvai)
|
||
(la semaine dernière) – Mon frère a quand on m’interrogea.
|
||
utilisé mon ordinateur. (aujourd’hui)
|
||
3. Conjuguer les verbes entre
|
||
3. Dans les phrases suivantes, parenthèses à l’imparfait
|
||
conjuguer le verbe regarder ou au passé simple en fonction
|
||
au temps qui convient. Plusieurs de la temporalité de l’action.
|
||
solutions sont parfois possibles ! Soudain, près de l’embouchure
|
||
Tous les matins je … les oiseaux. – du fleuve, le jeune homme
|
||
La semaine dernière, vous … cette … (tourner) à gauche et …
|
||
robe dans la vitrine. – Plus tard, (voir) apparaître les tours du
|
||
tu … ton émission préférée. – château. Il … (avoir) l’impression
|
||
En ce moment, il … sa montre. – qu’elles … (surgir) de la roche.
|
||
Demain, ils … le match à la Au milieu … (se dresser) un
|
||
télévision. haut et majestueux donjon.
|
||
Une fortification avancée …
|
||
4. Pour chaque phrase suivante, (protéger) l’accès au château,
|
||
entourer la forme verbale et des vagues … (venir) s’écraser
|
||
qui convient. contre les fondations. Le château
|
||
La nuit dernière, je … (ai avait belle allure et … (sembler)
|
||
rêvé / rêvais / rêverai / rêve) agréable. Il … (s’arrêter).
|
||
d’un monstre. – Ce petit garçon …
|
||
(admire / admirait / admirera)
|
||
le champion de basketball
|
||
dans quelques années.
|
||
|
||
|
||
|
||
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||
p. 156
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
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||
LES PROPRIÉTÉS DU VERBE
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Dans des phrases isolées 1. Remobiliser les acquis
|
||
ou dans un court texte, repérer antérieurs. Identifier l’infinitif
|
||
puis souligner les groupes de ou le verbe conjugué des verbes
|
||
mots qui répondent à la question suivants.
|
||
« Que fait-il ? » ou « Que fait-elle ? ». – Ils acceptent. Infinitif : …
|
||
Variante : à l’oral, énoncer une – Grandir. 2e personne
|
||
phrase interrogative comprenant du singulier au présent : …
|
||
le verbe faire, y répondre.
|
||
Exemple : Que fait la poule 2. Transformer les phrases
|
||
dans le jardin ? ➔ Elle picore le blé. suivantes comme dans l’exemple.
|
||
➔ Elle picore. Puis identifier l’auxiliaire.
|
||
Exemples :
|
||
2. Construire des phrases à – Nous chantons. ➔ Nous avions
|
||
partir de deux étiquettes choisies chanté. ➔ Nous avons chanté.
|
||
dans une boîte mêlant à la fois – Nous entrons. ➔ Nous étions
|
||
des groupes sujets (en bleu) entrés. ➔ Nous sommes entrés.
|
||
et des groupes verbaux (en – Nous crions. ➔ … ➔ …
|
||
rouge). Les assembler, les lire, – Nous sautons. ➔ … ➔ …
|
||
et vérifier si l’appariement forme – Nous traversons. ➔ … ➔ …
|
||
une phrase sémantiquement – Nous arrivons. ➔ … ➔ …
|
||
correcte. Puis trouver les critères – Nous tombons. ➔ … ➔ …
|
||
qui permettent de définir la nature
|
||
et la fonction des groupes (groupe 3. Dans les phrases suivantes,
|
||
sujet, groupe verbal). Copier classer les emplois du verbe être
|
||
une ou plusieurs phrases en (auxiliaire / verbe attributif).
|
||
plaçant la majuscule et le point. Elle est attentive. – Elle est
|
||
entrée. – Tu es arrivé
|
||
3. Classer les mots suivants (nom rapidement. – Ils sont arrivés
|
||
ou verbe) et justifier le classement en avance. – Vous avez été sages.
|
||
(ajout possible ou non du pronom
|
||
personnel je / j’). Attention, 4. Repérer et classer les verbes
|
||
certaines formes peuvent du texte suivant selon qu’ils sont
|
||
appartenir aux deux catégories : à un temps simple ou à un temps
|
||
par exemple, échange, selon composé de l’indicatif.
|
||
son emploi, peut être un nom « Il était une fois une reine qui
|
||
(Je fais un échange.) ou un verbe accoucha d’un fils, si laid et si mal
|
||
(Il échange ses cartes.). fait qu’on douta longtemps de sa
|
||
mange – ange – range – mélange – forme humaine. Une fée qui se
|
||
orange – change – losange trouvait là à sa naissance assura
|
||
qu’il avait beaucoup d’esprit
|
||
et d’amabilité en lui. Tout cela
|
||
consola un peu la pauvre reine,
|
||
qui avait souffert d’avoir mis au
|
||
monde un si vilain marmot. »
|
||
Riquet à la houppe,
|
||
Charles Perrault, 1697.
|
||
|
||
p. 157
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
4. Réduire les phrases simples 5. Transformer la phrase au
|
||
suivantes, en supprimant tous pluriel [et à différents temps,
|
||
les constituants qui peuvent laissés au choix du professeur].
|
||
l’être sans que les phrases Puis observer et expliquer les
|
||
perdent leur sens principal. transformations.
|
||
Puis souligner les verbes. Exemple : L’éclair zébrait le ciel.
|
||
Exemple : Mardi, ton équipe ➔ Les éclairs zébraient le ciel.
|
||
a gagné le match. Le chien reste à la maison. ➔ …
|
||
➔ Ton équipe a gagné.
|
||
Charlotte chante admirablement 6. Identifier à l’oral les verbes
|
||
cette chanson. – Ses parents au pluriel.
|
||
cuisineront un plat italien. ils prennent – il dit – ils font –
|
||
il veut – il prend – ils peuvent –
|
||
5. Mettre les phrases suivantes ils veulent – ils disent – il dit
|
||
au pluriel. Puis observer et
|
||
expliquer les transformations. 7. Identifier la terminaison puis
|
||
Exemple : Le chat a mangé le radical des verbes conjugués
|
||
le saumon. ➔ Les chats ont mangé suivants [l’exercice peut être
|
||
le saumon. proposé avec des verbes de
|
||
Le chien est entré dans le jardin. – temps différents].
|
||
L’enfant a crié. – Le lion a rugi tu prendras – nous
|
||
dans la plaine. prendrons – elle prendra – ils
|
||
prendront – je prendrai – il
|
||
prendra – vous prendrez
|
||
|
||
8. Classer les verbes suivants
|
||
selon leur groupe.
|
||
chanter – saisir – bondir –
|
||
manger – dire – prendre – rugir –
|
||
surgir – mincir
|
||
|
||
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||
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||
p. 158
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. Identifier à l’oral les verbes au 1. Classer les verbes suivants
|
||
pluriel. selon leur groupe.
|
||
ils prennent – il dit – ils font – chanter – saisir – bondir – dire –
|
||
il veut – il prend – ils peuvent – regarder – prendre – rugir –
|
||
ils veulent – ils disent – il dit nettoyer – surgir – mincir –
|
||
attaquer
|
||
2. Identifier à l’écrit les verbes
|
||
au pluriel. 2. Dans le texte suivant, mettre
|
||
ils jouent, il joue – elle dessine, les différents groupes sujets
|
||
elles dessinent au pluriel, en veillant à effectuer
|
||
toutes les modifications
|
||
3. Classer les verbes suivants d’accords nécessaires.
|
||
selon leur groupe. Un élève a expliqué à ses
|
||
chanter – saisir – bondir – camarades comment il a fabriqué
|
||
manger – dire un moulin. « J’ai pris un bouchon
|
||
de liège, deux perles et une feuille
|
||
4. Identifier la terminaison puis
|
||
de papier. J’ai découpé un carré
|
||
le radical des verbes conjugués
|
||
dans la feuille et j’ai tracé les
|
||
suivants.
|
||
diagonales. »
|
||
tu prendras – nous prendrons –
|
||
Variante : cet exercice peut
|
||
elle prendra – ils prendront –
|
||
être proposé à partir d’un texte
|
||
je prendrai – il prendra – vous
|
||
comportant des temps et des
|
||
prendrez
|
||
sujets différents (groupes
|
||
5. Recopier des mots soulignés nominaux sujets, pronoms
|
||
et indiquer si c’est un verbe personnels sujets).
|
||
ou un nom57.
|
||
3. Identifier, dans les phrases
|
||
6. Repérer puis souligner le sujet suivantes, les verbes aux temps
|
||
de chaque verbe encadré57. simples, les verbes aux temps
|
||
composés, les verbes à l’infinitif.
|
||
7. Repérer les verbes de chaque Aujourd’hui, l’école ouvre ses
|
||
phrase, les entourer puis portes aux familles. – Les élèves
|
||
souligner leurs sujets57. ont achevé l’installation de
|
||
l’exposition. – Ils ont fabriqué des
|
||
8. Repérer les verbes dans
|
||
guirlandes pour décorer le hall
|
||
la liste et barrer les intrus.
|
||
de l’école. – Le professeur a aidé
|
||
manger – boulanger – oranger –
|
||
à accrocher les décorations. –
|
||
ranger – garder – cerisier
|
||
Maintenant tous guettent
|
||
les premiers visiteurs pour
|
||
les guider à travers l’exposition.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
57 Ce type d’exercice peut être proposé à partir de phrases extraites de textes étudiés en lecture.
|
||
|
||
|
||
p. 159
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
4. Identifier les verbes
|
||
attributifs et les verbes d’action.
|
||
La pluie a frappé les vitres. –
|
||
Anne est heureuse. – Nicolas
|
||
mange une part de gâteau. –
|
||
Cette robe semble usagée.
|
||
|
||
5. Écrire le verbe de la phrase
|
||
suivante aux différents temps
|
||
étudiés [au choix du professeur].
|
||
La danseuse danse sur la scène
|
||
(dansait ; dansa ; a dansé ;
|
||
dansera).
|
||
|
||
6. Écrire la terminaison qui
|
||
convient aux participes passés.
|
||
Les skieurs sont arriv… en bas de la
|
||
piste. – Les filles sont rentr… après
|
||
la course. – La neige est tomb… à
|
||
18 heures. – Le skieur a fil… entre
|
||
les sapins. – Les organisateurs ont
|
||
arrêt… la course.
|
||
|
||
7. Souligner les auxiliaires dans
|
||
les phrases suivantes et donner
|
||
l’infinitif du verbe conjugué
|
||
au passé composé.
|
||
Nous sommes allés à la mer. –
|
||
Elle a trouvé un chat. – Les étoiles
|
||
ont illuminé le ciel. – Tu as fini
|
||
de lire ce livre ? – Je suis tombé
|
||
sur une grosse pierre. – Ils ont
|
||
trouvé une belle maison pour les
|
||
vacances.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 160
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
|
||
|
||
LA CONJUGAISON DU VERBE (MORPHOLOGIE VERBALE)
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Construire plusieurs phrases 1. Donner le temps des formes
|
||
à partir d’une même illustration. verbales suivantes.
|
||
Retenir et écrire au tableau sont – regardait – regardais –
|
||
celles qui utilisent le même verbe regardez – sommes – est –
|
||
mais avec des terminaisons étions – ai – es – faisait – avez –
|
||
différentes. Les réduire, ont – sont – ferons – prendrai – ira
|
||
les classer.
|
||
2. Même exercice que
|
||
2. Classer les verbes suivants, le précédent, mais incluant
|
||
conjugués au présent et sans des temps composés.
|
||
pronoms personnels, en mettant Vous avez trouvé la bonne
|
||
ensemble les verbes conjugués réponse. – Les élèves jouent dans
|
||
à la même personne. Attention, le préau. – Tu as oublié ton sac
|
||
pour certains, plusieurs de piscine. – Nous prenions le
|
||
réponses sont possibles. train. – Ils ont placé les nappes
|
||
pleures – sautes – chantons – sur des tables. – Nous avons
|
||
joueront – mangeons – avez – changé d’heure.
|
||
sautent – joues – arrive –
|
||
montez – change 3. Comme dans les exemples
|
||
ci-dessous, modifier le temps
|
||
3. À l’oral, produire de nouvelles de verbes proposés en les
|
||
phrases à partir d’un exemple conjuguant au plus-que-parfait.
|
||
donné en respectant son Exemples :
|
||
temps. Les écrire, repérer les – Il a parlé. ➔ Il avait parlé.
|
||
régularités. – Il est tombé. ➔ Il était tombé.
|
||
– J’ai acheté une baguette à la
|
||
boulangerie.
|
||
➔ Tu ...
|
||
➔ Nous …
|
||
|
||
4. Relever, dans un texte, les
|
||
verbes conjugués et leurs sujets.
|
||
Observer leur morphologie et
|
||
construire des tableaux mettant
|
||
en évidence les régularités
|
||
des désinences (je …e / s / x).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 161
|
||
3 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. Transformer des phrases 1. Recopier les phrases
|
||
déclaratives, en changeant suivantes en remplaçant
|
||
le temps et/ou en changeant le sujet singulier souligné par
|
||
de pronoms personnels. un sujet pluriel, ou inversement.
|
||
Puis souligner les verbes. Puis encadrer les verbes,
|
||
Exemple : Je chante un opéra. et observer ce qui a changé.
|
||
➔ Je chanterai un opéra. Le feu passe au vert, la voiture
|
||
➔ Nous avons chanté un opéra. démarre. – Le feu est passé
|
||
au vert, la voiture a démarré. –
|
||
2. Transformer un verbe à Le feu passera au vert, la voiture
|
||
l’infinitif en un verbe conjugué. démarrera. – Les jeunes chats
|
||
Puis produire une phrase qui font des bêtises quand leurs
|
||
intègre ce verbe conjugué. maîtres sont absents.
|
||
Exemples : ranger ➔ range
|
||
➔ La documentaliste range 2. Transformer des phrases
|
||
les livres. selon le modèle.
|
||
Modèle : « Rangez votre chambre !
|
||
3. À partir de phrases ou d’un disent les parents. » ➔ Les parents
|
||
court texte, classer les verbes nous disent de ranger notre
|
||
(verbes conjugués à un mode chambre.
|
||
personnel ou verbes à l’infinitif).
|
||
3. En prenant appui sur
|
||
4. Attribuer un sujet aux verbes des extraits de textes étudiés
|
||
conjugués suivants. en classe :
|
||
mange un fruit – nagent – range – – souligner les verbes conjugués.
|
||
finis – acceptons – bricole Identifier leur temps, puis trouver
|
||
leur infinitif ;
|
||
5. Compléter les phrases
|
||
– classer les verbes relevés
|
||
suivantes à partir des verbes
|
||
selon qu’ils sont à un temps
|
||
proposés.
|
||
simple ou composé ;
|
||
Verbes : pousse – levez – mangent
|
||
– conjuguer les verbes à toutes
|
||
Une jolie rose … dans le jardin. –
|
||
les personnes et aux temps
|
||
Vous … la main. – Les lapins …
|
||
étudiés ;
|
||
des carottes.
|
||
– écrire des phrases issues
|
||
6. Transformer au pluriel les de ces extraits de textes aux
|
||
phrases au singulier. temps demandés (parmi la liste
|
||
Le chat ronronne. – Mon frère suivante : passé composé, futur,
|
||
ne travaille pas beaucoup passé composé, imparfait,
|
||
ce midi. – La chambre des enfants passé simple, plus-que-parfait,
|
||
est très jolie. conditionnel présent).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 162
|
||
Le verbe et le groupe verbal 3
|
||
|
||
7. Choisir pour chaque phrase
|
||
suivante la forme verbale qui
|
||
convient. Recopier chaque
|
||
phrase.
|
||
Les biches (saute / sautent) la haie
|
||
en entendant les chasseurs. –
|
||
Je (regarde / regardes) un film. –
|
||
Le petit garçon (glisse / glissent)
|
||
sur le trottoir.
|
||
|
||
8. Transformer une recette de
|
||
cuisine ou une notice à partir
|
||
des consignes suivantes :
|
||
– si le texte est à l’impératif,
|
||
le passer à l’infinitif ;
|
||
– si le texte est à l’infinitif,
|
||
le passer à l’impératif.
|
||
Si le texte est à l’impératif :
|
||
– le passer au singulier s’il est
|
||
au pluriel ;
|
||
– le passer au pluriel s’il est
|
||
au singulier.
|
||
|
||
9. Modifier les phrases suivantes
|
||
en remplaçant le sujet par celui
|
||
fourni entre parenthèses.
|
||
Éric ronfle sur le canapé. (Nous) –
|
||
Les centres de loisirs proposent
|
||
plusieurs activités. (Le centre
|
||
de loisirs) – Tu ne bouges pas.
|
||
(Vous) – Le jardinier arrose
|
||
les plantes. (Les jardiniers)
|
||
|
||
10. Compléter les phrases
|
||
suivantes avec le pronom
|
||
personnel qui convient. Plusieurs
|
||
solutions sont parfois possibles.
|
||
… marchais sur le trottoir. –
|
||
… est tombé dans l’escalier. –
|
||
… appellerons nos parents. –
|
||
… regardiez le soleil. – ... ont
|
||
accompagné Tom chez lui.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 163
|
||
Chapitre 4
|
||
|
||
|
||
Nature des
|
||
mots et groupes
|
||
de mots (2) :
|
||
prépositions,
|
||
pronoms
|
||
personnels,
|
||
conjonctions,
|
||
adverbes
|
||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
I
|
||
La préposition et le
|
||
groupe prépositionnel
|
||
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur
|
||
La préposition est un mot invariable qui sert à relier le mot ou le groupe de mots
|
||
qui la précède au mot ou groupe de mots qu’elle introduit. Elle forme un groupe
|
||
avec le ou les mots qu’elle introduit, le groupe prépositionnel. Dans le cas le plus
|
||
typique, la préposition introduit un groupe nominal (GN) pour former un groupe
|
||
nominal prépositionnel (GNP). Le groupe nominal prépositionnel est un cas
|
||
particulier de groupe prépositionnel.
|
||
|
||
Le groupe prépositionnel peut être abordé :
|
||
• dans la phrase où il constitue le groupe circonstanciel (GC) de la phrase
|
||
(Le facteur distribue le courrier à huit heures) ;
|
||
• dans le groupe verbal où il a la fonction COI (Elle parle à son frère) ou attribut
|
||
du sujet (La maîtresse est en retard) ;
|
||
• dans le groupe nominal où il a la fonction complément du nom (le chat de la
|
||
voisine).
|
||
|
||
Les prépositions sont des mots simples (à ; de ; en ; entre ; pour ; sans, etc.)
|
||
ou des locutions prépositionnelles, c’est-à-dire des prépositions constituées
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||
de deux ou plusieurs mots (loin de ; à côté de ; au lieu de ; etc.).
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La préposition introduit :
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• un groupe nominal : Le chat se cache derrière la porte ; Paul discute avec
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Moussa. On parle dans ce cas de groupe nominal prépositionnel (GNP) ;
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• un pronom personnel : Je compte sur toi. On parle dans ce cas de groupe
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pronominal prépositionnel (GPP) ;
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• un verbe : Il nage sans respirer. On parle dans ce cas de groupe infinitif
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prépositionnel (GIP) ;
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• un adverbe : Le chat passe par ici. On parle dans ce cas de groupe adverbial
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prépositionnel (GAP).
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L’analyse de la préposition pour elle-même n’a pas beaucoup d’intérêt au plan
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grammatical. En effet, la préposition vaut surtout comme élément introducteur
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d’un groupe. La préposition n’a pas de fonction dans notre tradition grammaticale
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scolaire.
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p. 166
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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Ce que les élèves doivent B
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retenir et maîtriser
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Une préposition est un mot invariable (à ; de ; pour ; sans) qui sert à relier entre
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eux des mots ou groupes de mots (Je vais à l’école ; Je vais chez le docteur).
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La préposition peut être constituée d’un mot (dans ; par ; avec) ou de plusieurs
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mots (loin de ; près de ; en face de).
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Elle peut introduire un groupe nominal (la voiture de ma sœur ; chez Nadia),
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un pronom personnel (avec nous), un verbe à l’infinitif (pour gagner) ou un
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adverbe (par ici).
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La préposition peut exprimer le temps (pendant ; durant ; à partir de), le lieu
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(sur ; dans ; auprès de), la cause (à cause de ; en raison de).
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Le groupe prépositionnel est un groupe de mots introduit par une préposition.
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Lorsque ce groupe est un groupe nominal (GN), on parle de groupe nominal
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prépositionnel (GNP). Le groupe prépositionnel peut avoir dans la phrase les
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fonctions de complément circonstanciel, de complément d’objet indirect ou de
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complément du nom.
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Repères pour une progression C
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Cycle 2
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La découverte de la préposition se fait d’une manière progressive tout au long du
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cycle 2. En CP, les élèves commencent par constituer, à partir des textes étudiés,
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des corpus de mots invariables 58 , parmi lesquels on compte les prépositions.
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Plus tard, en CE2, leur connaissance des mots invariables, dont les prépositions,
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est réinvestie dans le cadre de séances spécifiques.
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CP L’élève commence à constituer des corpus de prépositions, à partir des
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textes étudiés, sans les nommer. Sont privilégiées les prépositions simples
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(constituées d’un seul mot) et sans ambiguïté sémantique.
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CE1-CE2 L’élève enrichit le corpus de prépositions constitué en CP et commence
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à nommer et à identifier les prépositions, par des manipulations (effacement,
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substitution). Seules les prépositions constituées d’un seul mot sont abordées
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à ce niveau.
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58 Sous la forme d’affichage en classe notamment.
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p. 167
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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Cycle 3
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Les élèves doivent, au début du cycle 3, pouvoir repérer et identifier les prépo-
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sitions parmi d’autres classes grammaticales. En particulier, les élèves doivent
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parvenir à identifier la préposition qui introduit le complément d’objet indirect,
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puis identifier au sein du GN la préposition qui introduit le complément du nom.
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CM1 L’élève identifie les compléments circonstanciels (de temps, de lieu et de
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cause) et repère les prépositions constituées d’un seul mot qui introduisent les
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groupes nominaux prépositionnels de fonction complément circonstanciel.
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CM2 L’élève identifie les prépositions et repère la préposition qui introduit le
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complément d’objet indirect. Il distingue le complément d’objet indirect et le com-
|
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plément circonstanciel, introduits par une préposition.
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6e L’élève identifie, nomme précisément et connaît les fonctions principales
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des groupes prépositionnels (complément circonstanciel, complément d’objet
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indirect, complément du nom, attribut du sujet).
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D Objectifs et démarches
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d’apprentissage.
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Comment faire identifier
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les fonctions possibles du groupe
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prépositionnel ?
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Le point essentiel est de bien faire comprendre que la structure importante est
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le groupe prépositionnel et, par conséquent, d’aboutir à une identification des
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différentes fonctions possibles du groupe prépositionnel.
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1. Une première approche
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fondée sur le sens (sémantique)
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La préposition participe au sens du groupe prépositionnel qu’elle introduit.
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Elle désigne le lieu (dans ; sur ; entre), le temps (après ; à ; dès), la cause (à cause
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de ; en raison de).
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p. 168
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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2. Une deuxième approche fondée
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sur la forme des mots (morphologie)
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La préposition ne varie ni en genre ni en nombre. Elle est constituée d’un ou de
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plusieurs mots.
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Les prépositions simples sont soit des mots hérités du latin (à ; de ; pour), soit des
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mots issus d’autres classes grammaticales par conversion : adverbes (devant
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lui ; derrière elle), adjectifs (sauf cette semaine ; plein les poches), noms (côté
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cour), participes présents (durant l’année), participes passés (vu la situation ;
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excepté ce texte).
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3. Une troisième approche fondée
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sur la place de la préposition
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dans la construction de la phrase (syntaxe)
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Cette troisième approche consiste à s’intéresser au groupe prépositionnel.
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Le groupe prépositionnel est formé d’une préposition et d’un mot ou groupe
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de mots (un nom : un bonhomme de neige ; un groupe nominal : l’amie de ma
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petite sœur ; un pronom : chez moi ; un verbe à l’infinitif : une corde à sauter ;
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un adverbe : Le chat est passé par là).
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||
Le groupe prépositionnel peut avoir différentes fonctions dans la phrase :
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• complément circonstanciel, de lieu : Les élèves jouent dans la cour ; de temps :
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Le bus passe à huit heures ; de cause : Le lac a gelé à cause du froid.
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• complément d’objet indirect : L’enfant obéit à ses parents.
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• complément du nom : L’amie de ma sœur est gentille.
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• attribut du sujet : La maîtresse est en retard.
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4. Des critères pour la manipulation
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• Un premier critère d’identification formelle
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La préposition n’a aucune fonction grammaticale dans la phrase : on ne peut
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donc pas s’appuyer sur une variation de fonction pour l’identifier. Pour repérer
|
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les prépositions, on peut se fonder sur la liste des principales prépositions en
|
||
français (à ; après ; avant ; avec ; chez ; concernant ; contre ; dans ; de ; depuis ;
|
||
derrière ; dès ; devant ; durant ; en ; entre ; envers ; hormis ; hors ; jusque ;
|
||
malgré ; outre ; sur ; parmi ; pendant ; pour ; près ; sans ; sauf ; selon ; sous ;
|
||
suivant ; par ; vers ; dehors).
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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• Un second critère de nature syntaxique
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Si la préposition n’a pas de fonction, tel n’est pas le cas du groupe prépositionnel :
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||
on peut donc s’appuyer sur les principales fonctions du groupe prépositionnel
|
||
pour identifier la préposition. La préposition peut être ainsi caractérisée
|
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comme l’élément qui introduit le complément du nom ou le COI (ou encore, moins
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systématiquement, le complément circonstanciel).
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POINTS DE VIGILANCE
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• Certaines prépositions permettent d’introduire aussi bien un complément
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circonstanciel qu’un complément d’objet indirect. Par exemple à dans : Le bus
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passe à huit heures (CC de temps) / Enzo parle à sa sœur (COI).
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• Certains verbes prennent une orientation différente selon la préposition
|
||
(Il parle à ses amis / Il parle de ses amis).
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||
• Un même mot peut être une préposition ou un adverbe selon son utilisation
|
||
dans la phrase. Une préposition est en général placée devant un nom ou un
|
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pronom et un adverbe est souvent en fin de phrase (par exemple derrière dans :
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Le chat est derrière (adverbe) ; Le chat est derrière la souris (préposition).
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E Sélection du corpus pour la séance
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Pour faire découvrir la notion, Le chat est sous la
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privilégier des propositions table / Le chat est sur la table.
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||
simples composées d’un seul Le chat est devant la souris /
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mot, renvoyant à une situation Le chat est derrière la souris.
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||
concrète (susceptible d’un support
|
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visuel) et présentées sous la forme
|
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de couples antithétiques.
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||
En lien avec le programme de Zoé parle à Lassana.
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cycle 3, choisir des exemples Le vélo de Thomas est bleu.
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||
relatifs aux fonctions COI, Pierre est passé à sept heures.
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||
complément du nom, CC de Mathilde a acheté un gâteau
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temps, CC de lieu, CC de cause. à la boulangerie.
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Camille mange un gâteau
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par gourmandise.
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p. 170
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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Introduire des exemples Antoine va au [= à + le] zoo.
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comportant une forme
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de l’article défini contracté
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lorsque l’article défini
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et la notion de préposition
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sont parfaitement maîtrisés.
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POINTS DE VIGILANCE
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• Le maniement des prépositions ne doit pas être l’occasion d’erreurs
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sur l’identification du complément d’objet indirect et des compléments
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circonstanciels. Ainsi, dans Pierre va à Paris, le GNP à Paris est le COI du
|
||
verbe « aller » ; mais dans Pierre a acheté un vélo à Paris, le GNP à Paris est
|
||
un complément circonstanciel de lieu (voir le chapitre 1, « Fonctions des mots
|
||
et groupes de mots », partie « Points de vigilance », p. 50-51).
|
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|
||
• L’utilisation du verbe être suivi d’une préposition doit également faire l’objet
|
||
d’une vigilance particulière : dans Alice est à l’école au sens de « est écolière »,
|
||
à l’école est attribut du sujet Alice ; en revanche, si Alice est à l’école signifie
|
||
« Alice se trouve à l’école » (ou « Alice est dans l’école ») le GNP à l’école s’analyse
|
||
comme un COI (au même titre que dans la voiture dans Alice est dans la
|
||
voiture). De même, dans Alice est en retard, le GNP en retard s’analyse
|
||
comme attribut du sujet Alice.
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|
||
• Il convient également d’être attentif aux cas où le groupe prépositionnel
|
||
apparaît dans une structure figée. Par exemple, le GN une boîte aux lettres
|
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s’analyse comme étant formé d’un article (l’article indéfini une) et d’un nom
|
||
composé (boîte aux lettres). De même, dans le GN la pomme de terre, on
|
||
n’analyse pas de terre comme un complément du nom pomme, mais pomme
|
||
de terre comme un nom composé. Dans des cas de genre, la préposition ne
|
||
doit donc pas être analysée pour elle-même. Par conséquent, il est préférable
|
||
d’éviter ce type de cas dans les exercices portant sur les prépositions.
|
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p. 171
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
II
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Le pronom personnel
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A Définitions pour le professeur
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Le pronom personnel appartient à la catégorie grammaticale des pronoms. Il est
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le seul type de pronom au programme des cycles 2 et 359.
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Le pronom personnel est un mot variable qui peut remplacer un nom ou un
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groupe nominal (Le chat gris est dans le jardin ➔ Il est dans le jardin).
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Le pronom personnel est un mot qui désigne des personnes. Il indique :
|
||
• soit la personne qui parle : Je 60 travaille.
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||
• soit la personne à qui on parle : Tu travailles.
|
||
• soit la personne qui parle accompagnée d’autres personnes :
|
||
Nous travaillons ; On61 travaille.
|
||
• soit les personnes à qui on parle : Vous travaillez.
|
||
• soit la personne de qui on parle : Il/Elle travaille.
|
||
• soit les personnes de qui on parle : Ils/Elles travaillent.
|
||
|
||
Le pronom personnel remplace un mot ou un groupe de mots déjà mentionné :
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||
Les cahiers sont bleus ➔ Ils sont bleus.
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Les étoiles brillent ➔ Elles brillent.
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||
La souris mange du fromage ➔ Elle mange du fromage.
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||
Le pronom personnel varie selon la personne, le nombre et la fonction qu’il
|
||
occupe dans la phrase. Il a la même fonction que la personne qu’il désigne ou le
|
||
groupe nominal qu’il remplace.
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||
Le pronom personnel sujet remplace des groupes nominaux sujets désignant :
|
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• des personnes : Karim saute dans la piscine. ➔ Il saute dans la piscine.
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• des objets : La porte est fermée. ➔ Elle est fermée.
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59 Les autres types de pronoms, les possessifs (le mien ; les siens ; la leur ; les nôtres, etc.), les
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||
démonstratifs (celui ; celle ; ce ; cela, etc.), les relatifs (dont ; lesquelles ; à laquelle ; duquel, etc.), les interrogatifs
|
||
(que ; quoi ; lequel ; auquel, etc.), les indéfinis (aucun ; personne ; tout ; certains, etc.) sont abordés au cycle 4.
|
||
60 Je s’élide devant une voyelle ou un h muet (J’aime le chocolat ; J’hésite beaucoup).
|
||
61 Le pronom on est un pronom indéfini qui remplace souvent, dans le langage courant, le pronom
|
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personnel sujet nous.
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p. 172
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||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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||
Le pronom personnel objet remplace des groupes nominaux compléments d’objet :
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||
• direct : Les élèves écoutent la leçon ➔ Les élèves l’écoutent.
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||
Justine regarde (elle-même) ➔ Justine se 62 regarde.
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||
• indirect : Kylian parle à sa copine ➔ Kylian lui parle.
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||
Maman s’occupe de mon frère ➔ Maman s’occupe de lui 63.
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||
Ce que les élèves doivent B
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retenir et maîtriser
|
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Le pronom personnel est un mot qui désigne une personne ou remplace
|
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un groupe nominal.
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||
Quand il désigne des personnes, le pronom personnel indique :
|
||
• la personne qui parle : Je chante ; Nous chantons ; On chante.
|
||
• la personne à qui l’on parle : Tu dors ; Vous dormez.
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||
• la personne de qui l’on parle : Il/Elle dort ; Ils/Elles dorment.
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||
|
||
Le pronom personnel varie en fonction :
|
||
• de la personne : 1re personne, 2e personne, 3e personne ;
|
||
• du nombre : singulier, pluriel ;
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||
• de la fonction : sujet, complément d’objet direct, complément d’objet indirect.
|
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Personne 1re personne 2e personne 3e personne
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Nombre singulier pluriel singulier pluriel singulier pluriel
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Sujet je nous tu vous il/elle ils/elles/on
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Fonction COD me nous te vous le/la les/se
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COI me nous te vous lui leur/se
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||
Le pronom personnel remplace dans certains cas un groupe nominal afin d’évi-
|
||
ter une répétition. Il a la même fonction que le groupe nominal qu’il remplace :
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||
• sujet : Le lapin mange des carottes ➔ Il mange des carottes.
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||
• complément d’objet direct : Ma sœur regarde les étoiles ➔ Ma sœur
|
||
les regarde.
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• complément d’objet indirect : Mon ami parle (à moi) ➔ Mon ami me parle.
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62 Dans : Je me regarde, tu te regardes, il/elle se regarde, nous nous regardons, vous vous
|
||
regardez, ils/elles se regardent, me, te, se, nous, vous, se sont appelés pronoms réfléchis. Ce sont des
|
||
pronoms de la même personne que le sujet. Ils sont compléments d’objet direct ou indirect.
|
||
63 Dans un autre emploi du verbe s’occuper comme Ma mère s’occupe de ce problème, le GNP COI
|
||
est remplacé par le pronom en (Ma mère s’en occupe). Les pronoms adverbiaux en et y sont abordés au cycle 4.
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p. 173
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||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
C Repères pour une progression
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||
La découverte des pronoms personnels se fait d’une manière progressive tout
|
||
au long des cycles 2 et 3. Le travail sur l’identification du pronom personnel sujet
|
||
commence dès le début du CP dans la mesure où le pronom personnel sujet est
|
||
en relation avec le verbe et avec le groupe nominal sujet.
|
||
|
||
À l’issue du cycle 2 et au début du cycle 3, les élèves repèrent et identifient les
|
||
pronoms personnels parmi d’autres classes grammaticales. En particulier,
|
||
ils parviennent à reconnaître au cycle 3 les pronoms personnels sujets et
|
||
les pronoms personnels objets et à les identifier dans une phrase simple.
|
||
Les propriétés des pronoms personnels sujets (nombre, personne) sont perçues,
|
||
sans être nommées, au début du cycle 2. À partir du CM2, elles sont nommées,
|
||
explicitées et réinvesties dans des situations spécifiques.
|
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Cycle 2
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||
CP L’élève commence à constituer des corpus64 de pronoms personnels sujets
|
||
qui désignent des personnes (je, tu, il/elle, nous, vous, ils/elles) ou des êtres
|
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vivants (animaux), ou encore qui remplacent des groupes nominaux sujets
|
||
(la voiture ➔ elle ; les jouets ➔ ils) à partir des textes étudiés.
|
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||
CE1 Progressivement, l’élève enrichit les corpus constitués. Il reconnaît les
|
||
pronoms personnels sujets. Il en indique la personne et le nombre. Le pronom
|
||
personnel constitue une partie de la section consacrée à la fonction sujet
|
||
(le pronom personnel sujet) et de la section consacrée au verbe. On étudie
|
||
d’abord les pronoms personnels du singulier (je, tu, il/elle), puis les pronoms
|
||
personnels du pluriel (nous, vous, ils/elles).
|
||
|
||
CE2 À partir de critères construits tout au long du cycle, l’élève réinvestit ses
|
||
connaissances des classes grammaticales, dont les pronoms personnels sujets,
|
||
dans le cadre de séances spécifiques. Il différencie les principaux emplois des
|
||
pronoms personnels sujets dans la phrase (quand ils désignent des personnes
|
||
et quand ils remplacent des groupes nominaux sujets).
|
||
L’élève identifie le pronom personnel à toutes les personnes du singulier et du
|
||
pluriel :
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||
Je suis dans le jardin. Nous sommes dans le jardin. Tu es dans le jardin. Vous
|
||
êtes dans le jardin. Il/Elle est dans le jardin. Ils/Elles sont dans le jardin.
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Cycle 3
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CM1 L’élève identifie et nomme précisément les pronoms personnels repérés au
|
||
cycle précédent et découvre les pronoms personnels objets. Il distingue dans la
|
||
classe grammaticale des pronoms personnels ceux qui remplacent des groupes
|
||
nominaux sujets et ceux qui remplacent des groupes nominaux objets. Il consolide
|
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64 Collectivement et sous la forme d’affichage en classe.
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p. 174
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||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
||
|
||
sa connaissance des pronoms personnels, il repère les compléments d’objet direct
|
||
et les compléments d’objet indirect et les remplace par des pronoms personnels.
|
||
Il identifie la variation en personne et en nombre et l’applique.
|
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||
CM2 L’élève réinvestit ses connaissances des pronoms personnels (sujets et
|
||
objets) dans le cadre de séances spécifiques. Il reconnaît les deux types de
|
||
pronoms personnels et identifie leur variation en personne, en nombre et en
|
||
fonction. Il distingue le pronom personnel sujet du déterminant. Il met en relation
|
||
les pronoms personnels et les groupes nominaux qu’ils remplacent. L’élève
|
||
identifie le pronom personnel objet COD et COI : Le chat est dans le jardin : je le
|
||
vois ; La maîtresse est dans la cour : Antoine lui parle.
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||
6e L’élève consolide sa connaissance de la classe des pronoms personnels.
|
||
Il identifie, nomme et analyse des pronoms personnels (sujets, objets) et les met
|
||
en relation avec des groupes nominaux.
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Démarches d’apprentissage D
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||
1. Une première approche fondée
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sur la forme des mots (morphologie)
|
||
Elle consiste à identifier le genre et le nombre des pronoms personnels d’une
|
||
manière isolée, autrement dit, indépendamment de leur emploi dans la phrase.
|
||
Par exemple, le pronom il désigne la troisième personne au masculin singu-
|
||
lier. Il peut désigner une personne ou remplacer un groupe nominal (l’enfant ;
|
||
le maître, etc.). Il apporte une information sur la personne, le genre et le nombre
|
||
qu’on retrouve dans la forme du verbe (il parle ; elles parlent ; il est passé ; elles
|
||
sont passées).
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||
2. Une deuxième approche fondée
|
||
sur la morphosyntaxe
|
||
Elle concerne l’accord du verbe avec le pronom qui le précède, soit désignant
|
||
une personne (je parle / tu parles), soit remplaçant un groupe nominal (Le lapin
|
||
saute ➔ Il saute ; Les lapins sautent ➔ Ils sautent). Le verbe peut aider à choi-
|
||
sir la forme du pronom personnel sujet quand il s’agit de remplacer un groupe
|
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nominal par exemple.
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p. 175
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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3. Une troisième approche fondée
|
||
sur le sens des pronoms personnels
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Cette approche sémantique devient explicite au cycle 3, puisqu’on distingue alors
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les pronoms personnels sujets et les pronoms personnels objets. Par ailleurs,
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on peut faire sentir la distinction entre les personnes de l’interlocution et la
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troisième personne : je (qui réfère à celui ou celle qui parle) et tu (qui réfère à
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celui ou celle à qui l’on parle), en tant qu’ils s’opposent à il ou elle (celui ou celle
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dont on parle). C’est seulement à la 3e personne que le pronom personnel peut
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représenter et remplacer un nom déjà exprimé.
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4. Une quatrième approche syntaxique
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L’approche syntaxique du pronom est étroitement liée à toutes les autres approches
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puisque le pronom personnel joue un rôle essentiel dans la phrase : sujet ou com-
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plément du verbe. Sa fonction dans la phrase entraîne différentes formes d’accord.
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Remarque
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Dans l’apprentissage des conjugaisons du verbe 65 , on surcharge parfois la pré-
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sentation de la troisième personne en juxtaposant les trois pronoms il, elle et
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on : il/elle/on chante ; il/elle/on finit, etc. Cette surcharge est inutile : le pronom
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on peut être éliminé car il n’apporte rien à la maîtrise des formes verbales qui
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repose principalement sur la mémorisation des désinences.
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5. Des critères pour la manipulation
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• Un critère syntaxique
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Le critère syntaxique de la place du pronom est essentiel pour son identification
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dans la phrase.
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Le pronom personnel est souvent placé avant le verbe dans une phrase de type
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déclaratif66 , quelle qu’en soit la fonction (sujet : Je regarde le chat ; COD : Zoé
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regarde le chat ➔ Zoé le regarde ; COI : Antoine parle à ma sœur ➔ Antoine
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lui parle) 67.
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Le pronom personnel sujet est toujours placé en début de phrase : quand
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il désigne une personne (Nous jouons au football) ou quand il remplace
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un groupe nominal sujet (Le chat est dans le jardin ➔ Il est dans le jardin).
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65 Voir le chapitre sur le verbe, p. 119.
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66 Le pronom personnel peut être placé après le verbe dans une phrase de type interrogatif :
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Où habites-tu ?
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67 Ce qui le distingue notamment du déterminant, qui est toujours placé avant le nom (les enfants ;
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la cour d’école vs Je les regarde ; Je la regarde).
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p. 176
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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• Un critère morphosyntaxique
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Le pronom personnel varie en fonction de la personne (1re, 2e et 3e personnes) et
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du nombre (singulier / pluriel). Il peut varier également suivant sa position dans
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la phrase et la fonction du groupe nominal qu’il remplace. Sa position devant le
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verbe impose l’accord du verbe avec le pronom.
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• Un critère sémantique
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Ce critère peut être également utilisé. Il repose sur l’identification du rôle joué
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par le pronom personnel et la fonction qu’il occupe dans la phrase.
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Pour ce faire, on peut utiliser les questions : « qui ? » (sujet), « quoi ? » (complément
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d’objet direct) « à qui ? », « à quoi ? » et « de qui ? », « de quoi ? » (complément d’objet
|
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indirect).
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En ce qui concerne les manipulations syntaxiques, la procédure de base
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consiste à remplacer des groupes nominaux sujets et objets par des pronoms
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personnels sujets et objets, et inversement. Par exemple : Zoé regarde le chat
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➔ Zoé le regarde ➔ Elle regarde le chat ➔ Elle le regarde.
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Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Pour découvrir la notion, Le chat et la souris sont amis
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éviter les exemples qui posent ➔ Ils sont amis.
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le problème de l’accord
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au masculin dans le cas
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d’un groupe nominal
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comportant à la fois un nom
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masculin et un nom féminin.
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Éviter des phrases comportant Il neige.
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la forme impersonnelle, qui ne
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relève pas des cycles 2 et 3.
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p. 177
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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POINTS DE VIGILANCE
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• L’utilisation du vous de politesse est intéressante car elle permet de travailler
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sur l’alternance tu/vous qui contribue à l’identification et à la mémorisation
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de la notion de pronom personnel (on peut signaler aux élèves que le pronom
|
||
personnel « sert parfois à se conduire poliment »). Cependant, on utilisera ce
|
||
pronom avec précaution parce qu’il pose un problème d’accord (le vous de
|
||
politesse entraîne un accord au singulier, puisqu’il équivaut à une deuxième
|
||
personne du singulier : Vous êtes gentil, ce qui n’est évidemment pas le cas
|
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lorsqu’il s’agit de la deuxième personne du pluriel : Vous êtes gentils).
|
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||
• On introduit les pronoms personnels objets de troisième personne (le ; la ;
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||
les) en veillant bien à ce qu’aucune confusion ne s’installe avec les formes
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homonymes de l’article défini (le ; la ; les).
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• On accorde une grande vigilance aux emplois des pronoms personnels
|
||
disjoints (moi ; toi ; lui ; eux, etc.) qui, dans certains emplois, se substituent
|
||
aux pronoms personnels sujets conjoints ( je ; tu ; il ; ils, etc.). Une attention
|
||
toute particulière doit être apportée à ces situations fréquentes, qu’il convient
|
||
d’éviter ou de n’introduire que lorsque les formes les plus usuelles du pronom
|
||
personnel sujet ( je ; tu ; il ; elle ; nous ; vous ; ils ; elles) sont parfaitement
|
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maîtrisées :
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– emplois du type Toi et moi sommes contents ; Lui et moi sommes heureux.
|
||
– dans des phrases du type Moi, je suis content ; Toi, tu es content ; Lui, il est
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content, les formes moi, toi et lui sont des pronoms personnels disjoints
|
||
de fonction apposée ;
|
||
– les pronoms personnels disjoints s’emploient aussi dans les phrases non
|
||
verbales elliptiques du type Qui veut venir ? – Moi.
|
||
– les pronoms personnels disjoints s’emploient aussi dans le complément
|
||
du comparatif (Il est plus grand que moi), avec l’impératif (Habille-toi !),
|
||
à la forme emphatique (C’est moi qui suis content).
|
||
|
||
• On évite d’intégrer dans les corpus des phrases comportant des emplois
|
||
du type Il neige, la forme impersonnelle ne relevant pas des programmes
|
||
des cycles 2 et 3.
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||
• On rappelle que le pronom on est un pronom indéfini qui peut être employé
|
||
à la place d’un pronom personnel sujet (nous mangeons ➔ on mange).
|
||
Dans la langue orale, son usage tend à supplanter l’utilisation de nous.
|
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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La conjonction III
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Définitions pour le professeur A
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La conjonction est un mot ou groupe de mots invariable qui sert à relier deux
|
||
mots, deux groupes de mots ou deux propositions.
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||
On distingue deux types de conjonctions : la conjonction de coordination et la
|
||
conjonction de subordination.
|
||
|
||
La conjonction de coordination sert à exprimer un lien logique entre les mots,
|
||
groupes de mots ou propositions qu’elle relie. Les conjonctions de coordina-
|
||
tion n’ont pas toutes le même sens. Elles expriment l’addition ou l’union (et), la
|
||
disjonction ou le choix (ou), la restriction ou l’opposition (mais ; or), la cause ou
|
||
l’explication (car), la négation (ni). Les conjonctions or et car ne peuvent relier
|
||
que des propositions.
|
||
|
||
La conjonction de subordination introduit la proposition subordonnée. Plus pré-
|
||
cisément, elle permet l’inclusion d’une proposition dans une autre proposition,
|
||
dite « principale ».
|
||
|
||
Dans la phrase Les élèves, quand ils ont bien travaillé, obtiennent de bonnes
|
||
notes, la proposition ils ont bien travaillé est incluse dans la proposition
|
||
principale Les élèves obtiennent de bonnes notes grâce à la conjonction quand.
|
||
C’est en raison de cette relation d’inclusion que l’on considère quand ils ont
|
||
bien travaillé comme une proposition subordonnée.
|
||
|
||
De même, dans la phrase, Il espère vraiment que nous irons au cinéma
|
||
demain, la proposition nous irons au cinéma demain est incluse dans la
|
||
proposition principale Il espère vraiment (quelque chose). Au lieu d’être un
|
||
groupe nominal (GN), le COD du verbe espérer, inclus dans le groupe verbal
|
||
(GV) de cette proposition principale, est une proposition (nous irons au cinéma
|
||
demain). Mais cette proposition doit être introduite par « que » pour qu’une
|
||
telle inclusion soit valide ; sans la conjonction de subordination, la phrase est
|
||
agrammaticale : *Il espère nous irons au cinéma demain.
|
||
|
||
La conjonction de subordination peut être simple, formée d’un seul mot (que ;
|
||
quand ; lorsque) ou composée de deux ou plusieurs mots (parce que ; alors
|
||
que ; avant que ; bien que ; étant donné que, etc.) ; on la nomme alors locution
|
||
conjonctive (de subordination).
|
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p. 179
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
B Ce que les élèves
|
||
doivent retenir et maîtriser
|
||
La conjonction est un mot qui relie deux mots, groupes de mots ou propositions.
|
||
Il existe deux types de conjonctions : la conjonction de coordination et la
|
||
conjonction de subordination.
|
||
|
||
• La conjonction de coordination
|
||
Elle sert à relier deux mots ou groupes de mots généralement de même nature :
|
||
deux noms (des fourchettes ou des couteaux), deux adjectifs (une chemise
|
||
rouge et bleue) ou deux propositions (Luc est intelligent mais il est un peu
|
||
timide).
|
||
|
||
La conjonction de coordination est toujours invariable.
|
||
|
||
Les conjonctions de coordination n’ont pas toutes le même sens :
|
||
– et sert à additionner (comme dans l’addition 1 + 1) ;
|
||
– ou sert à faire un choix (C’est l’un ou l’autre) ;
|
||
– car donne une explication ;
|
||
– mais et or marquent une opposition ;
|
||
– ni marque une négation d’au moins deux éléments (Il ne mange ni fromage
|
||
ni dessert).
|
||
|
||
• La conjonction de subordination
|
||
Elle permet d’inclure une proposition subordonnée dans une proposition princi-
|
||
pale (Théophile est content parce qu’il va au zoo).
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C Repères pour une progression
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Cycle 2
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CP L’élève commence à constituer le corpus des conjonctions de coordination
|
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en relevant les conjonctions et et ou à partir des phrases étudiées, sans les
|
||
nommer autrement que « le mot et », « le mot ou ».
|
||
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||
CE1-CE2 L’élève complète le corpus des six conjonctions de coordination
|
||
constitué en CP. Il n’utilise toujours pas le terme « conjonction de coordination ».
|
||
Il identifie les éléments coordonnés dans le cas de la coordination des noms
|
||
et des adjectifs.
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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||
Cycle 3
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||
|
||
Les élèves doivent, tout au long du cycle 3, pouvoir repérer et identifier les
|
||
conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination parmi
|
||
d’autres classes grammaticales. Ils comprennent, en particulier, les notions de
|
||
juxtaposition, de coordination et de subordination. Par la suite, ils différencient
|
||
les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination.
|
||
|
||
CM1 L’élève identifie les six conjonctions de coordination parmi d’autres classes
|
||
grammaticales. Les conjonctions de coordination sont désormais nommées
|
||
par ce terme. L’élève repère les différents groupes de mots introduits par les
|
||
conjonctions de coordination (adjectifs, noms, pronoms, etc.) et comprend que les
|
||
conjonctions de coordination peuvent aussi relier entre elles deux propositions.
|
||
|
||
CM2 L’élève distingue les conjonctions de coordination, qui relient des mots,
|
||
des groupes de mots, des propositions, et les conjonctions de subordination
|
||
qui introduisent des propositions. Quelques conjonctions de subordination très
|
||
courantes sont introduites (quand ; lorsque ; parce que ; puisque, etc.).
|
||
|
||
6 e L’élève comprend les notions de juxtaposition, de coordination et de
|
||
subordination. Il met en relation les trois types de liaison entre propositions et
|
||
distinguent les trois types de phrases complexes (coordination, juxtaposition,
|
||
subordination). Il sait identifier et donner le sens de quelques conjonctions de
|
||
subordination (de temps et de cause notamment) très courantes.
|
||
|
||
Les conjonctions introduites :
|
||
• conjonctions de coordination : mais ; ou ; et ; or ; ni ; car
|
||
• conjonctions de subordination (les plus courantes) :
|
||
– temps : quand ; lorsque ; dès que, etc.
|
||
– cause : parce que ; puisque ; étant donné que, etc.
|
||
– autres sens : comme ; si, etc.
|
||
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|
||
Démarches d’apprentissage. D
|
||
Comment faire identifier
|
||
la conjonction ?
|
||
La découverte de la conjonction se fait d’une manière progressive dès le cycle 2
|
||
puis tout au long du cycle 3. Les élèves doivent pouvoir repérer et identifier
|
||
les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination parmi
|
||
d’autres classes grammaticales. En particulier, ils comprennent les notions de
|
||
juxtaposition, de coordination et de subordination. Par la suite, ils différencient
|
||
les conjonctions de coordination et les conjonctions de subordination.
|
||
|
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||
|
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||
p. 181
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||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
1. Une première approche fondée
|
||
sur la forme des mots (morphologie)
|
||
Les conjonctions de coordination comprennent six formes : mais ; ou ; et ; or ; ni ;
|
||
car 68 , qui peuvent être mémorisées et reconnues dans les textes, sans qu’on
|
||
mobilise des critères d’identification spécifiques.
|
||
|
||
L’un de ces critères, au plan de la forme, est l’invariabilité. Mais la catégorie des
|
||
« mots invariables » n’est pas une catégorie grammaticale pertinente car elle
|
||
regroupe, sur un critère formel superficiel (l’invariabilité), des mots qui n’ont
|
||
rien à voir les uns avec les autres. Il est par conséquent préférable de ne l’utili-
|
||
ser qu’avec circonspection.
|
||
|
||
Parmi ces formes, les deux plus fondamentales sont et et ou. L’apprentissage
|
||
de cette catégorie peut donc commencer par la mémorisation de ces deux
|
||
conjonctions, puis s’étendre à ni, qui combine la coordination par et et la négation,
|
||
et enfin aux trois dernières, mais, or, car, qui coordonnent principalement des
|
||
propositions.
|
||
|
||
Les conjonctions de subordination se distinguent au plan formel des conjonc-
|
||
tions de coordination par leur plus grande diversité. En effet, elles peuvent être
|
||
simples (que ; quand ; lorsque ; quoique ; puisque), ou composées de deux voire
|
||
plusieurs mots (depuis que ; dès que ; parce que ; avant que ; étant donné que ;
|
||
au fur et à mesure que, etc.).
|
||
|
||
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||
|
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|
||
2. Une deuxième approche fondée
|
||
sur le sens (sémantique)
|
||
La conjonction et désigne l’addition (fromage et dessert), la conjonction ou
|
||
désigne l’idée de choix (fromage ou dessert). Mais ces deux conjonctions
|
||
peuvent prendre d’autres nuances sémantiques69. Les autres conjonctions ont
|
||
des valeurs sémantiques plus stables : coordination négative (ni), l’opposition
|
||
(mais ; or), la cause (car).
|
||
|
||
La conjonction de subordination assure un lien sémantique entre les deux pro-
|
||
positions qu’elle relie. Elle peut exprimer notamment le temps (quand ; lorsque ;
|
||
avant que ; alors que, etc.) ou la cause (parce que ; attendu que ; étant donné
|
||
que ; puisque, etc.).
|
||
|
||
|
||
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||
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||
68 Donc ne fait pas partie des conjonctions de coordination (voir La grammaire du français.
|
||
Terminologie grammaticale, p. 131).
|
||
69 Par exemple, pour ou : Je reviens dans cinq ou dix minutes (approximation) ; Tu pars ou tu
|
||
restes ? (coordination exclusive : l’un ou l’autre mais pas les deux) ; Il n’aime pas ce livre, ou plus exactement
|
||
il le déteste (introduction d’une précision). Exemples pour et (empruntés au Trésor de la langue française
|
||
informatisé) : Une minute à peine, et elle revient (succession temporelle) ; Qu’elle se fasse attendre
|
||
encore un quart d’heure, et je m’en vais (idée de conséquence) ; Ils ont des oreilles et n’entendent pas
|
||
(idée d’opposition, de contraste), etc.
|
||
|
||
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||
p. 182
|
||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
||
|
||
3. Une troisième approche fondée
|
||
sur la place de la conjonction
|
||
dans la construction de la phrase (syntaxe)
|
||
La conjonction de coordination sert à relier des mots ou groupes de mots qui ont
|
||
généralement la même nature et la même fonction dans la phrase : des adjectifs
|
||
(Il porte une chemise bleue et rouge), des noms ou groupes nominaux (Je joue
|
||
avec Pierre et Marine ; Tu aimes les galettes ou les biscuits ?), des propositions
|
||
(Alix chante car elle est contente ; Guillaume parle mais personne ne l’écoute).
|
||
Mais elle peut aussi relier des éléments qui ne sont pas de même nature : un
|
||
nom et un pronom (Samira et moi habitons la même rue), un adjectif et une
|
||
proposition subordonnée relative (Un ami fiable et que je connais depuis
|
||
longtemps).
|
||
|
||
La conjonction de subordination ne peut relier que des propositions. On distingue,
|
||
dans la phrase complexe Il est rentré parce qu’il est fatigué, la proposition
|
||
principale (Il est rentré) de la proposition subordonnée (parce qu’il est fatigué).
|
||
La proposition subordonnée est incluse dans la proposition dite « principale »
|
||
et est introduite par la conjonction de subordination parce que.
|
||
|
||
Par conséquent, la conjonction de subordination fait partie de la proposition
|
||
subordonnée (dans Il est rentré parce qu’il est fatigué, la conjonction parce
|
||
que appartient à la proposition subordonnée parce qu’il est fatigué). C’est une
|
||
propriété qui la distingue de la conjonction de coordination qui, lorsqu’elle
|
||
relie deux propositions, se situe entre les deux propositions et n’appartient à
|
||
aucune d’entre elles (dans Alix chante car elle est contente, la conjonction
|
||
car n’appartient à aucune des deux propositions indépendantes : ni à Alix
|
||
chante, ni à elle est contente). C’est pourquoi seule la proposition introduite par
|
||
parce que peut être placée en début de phrase pour exprimer la cause (Parce
|
||
qu’elle est contente, Alix chante), cela étant impossible avec car (*Car elle est
|
||
contente, Alix chante).
|
||
|
||
Au plan syntaxique, les conjonctions de subordination sont donc indissociables
|
||
des propositions qu’elles introduisent. Elles forment ensemble un groupe qui a
|
||
une fonction. Ainsi, dans la phrase Ma sœur récite ses leçons pendant que je joue
|
||
dans la cour, la proposition subordonnée pendant que je joue dans la cour est
|
||
un complément circonstanciel de temps. De la même façon, dans la phrase Mon
|
||
père répare la voiture parce qu’elle est en panne, la proposition subordonnée
|
||
parce qu’elle est en panne est un complément circonstanciel de cause. Enfin,
|
||
dans la phrase Je crois que tu réussiras, la proposition subordonnée que tu
|
||
réussiras est le COD du verbe croire. La conjonction doit donc bien être incluse
|
||
dans le groupe fonctionnel : dans la phrase Je crois que tu réussiras, le groupe
|
||
tu réussiras n’a pas de fonction assignable ; c’est bien que tu réussiras qui a la
|
||
fonction COD.
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p. 183
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||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
4. Des critères pour la manipulation
|
||
Dans le cas des conjonctions de coordination, les critères d’identification
|
||
sont inutiles car les six conjonctions de coordination peuvent être aisément
|
||
mémorisées.
|
||
|
||
Dans le cas des conjonctions de subordination, la présence très fréquente de
|
||
que (ou qu-) peut être un critère formel de repérage. Hormis les cas particuliers
|
||
de si et de comme, toutes les conjonctions de subordination et les locutions
|
||
conjonctives contiennent un élément qu- (parce que ; puisque ; lorsque ; quand ;
|
||
quoique, etc.). On peut donc introduire la notion de conjonction de subordination
|
||
en parlant de « mots en qu- ». Mais, plus généralement, la conjonction de subor-
|
||
dination se reconnaît comme l’élément introducteur de la subordonnée : son
|
||
identification dépend donc de l’identification de la subordonnée.
|
||
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|
||
E Sélection du corpus pour la séance
|
||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
|
||
être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
||
ceux-ci : , .
|
||
|
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||
RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
|
||
Pour introduire la notion, le chat et le chien
|
||
privilégier les structures où les le chat ou le chien
|
||
conjonctions de coordination
|
||
relient deux mots. Puis
|
||
introduire celles qui relient
|
||
entre elles deux propositions
|
||
(mais ; or ; car).
|
||
|
||
|
||
Pour faire découvrir quand ; lorsque ; dès que
|
||
les conjonctions de puisque ; parce que, etc.
|
||
subordination, se limiter
|
||
à des formes très courantes
|
||
en privilégiant, dans
|
||
un premier temps, celles
|
||
exprimant le temps et la cause
|
||
(deux des trois compléments
|
||
circonstanciels au programme
|
||
du cycle 3).
|
||
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||
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p. 184
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||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
||
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||
POINTS DE VIGILANCE
|
||
|
||
• L’introduction de la conjonction de coordination et pose le problème récurrent de
|
||
sa confusion avec la forme est de troisième personne du singulier du verbe être.
|
||
La distinction reposant sur un critère phonétique (prononciation [e] de la forme
|
||
et ; prononciation [ε] de la forme est) est très instable en France selon les
|
||
régions, et n’a aucune valeur générale. Une telle pratique gagne donc à être
|
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abandonnée, en raison de son caractère artificiel, qui ne correspond à rien
|
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dans le système de la langue française. En revanche, pour éviter la confusion
|
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et bien différencier les deux formes, la substitution de et par ainsi que (le chat
|
||
et le chien ➔ le chat ainsi que le chien) doit se faire dès la découverte de cette
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||
conjonction de coordination. D’une manière analogue, on identifiera est comme
|
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une forme du verbe être en tentant de le remplacer par l’imparfait était.
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• L’introduction de la conjonction de coordination ni, qui fonctionne avec
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l’adverbe de négation ne (Le chat n’aime ni le froid ni la neige), ne peut être
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faite que lorsque l’adverbe de négation ne … pas a été introduit et compris.
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• L’introduction de la conjonction de coordination car pose le problème,
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syntaxique, de la confusion avec la conjonction de subordination parce que.
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Si les deux conjonctions sont de sens équivalent, l’emploi de l’une ou l’autre
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forme a en revanche des implications syntaxiques différentes. Ainsi, la phrase
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Le chat ne surveille pas la souris car il mange est une phrase complexe par
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coordination comportant deux propositions indépendantes, reliées par la
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conjonction de coordination car. En revanche, la phrase Le chat ne surveille
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pas la souris parce qu’il mange est une phrase complexe par subordination
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comportant une proposition principale (Le chat ne surveille pas la souris)
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dans laquelle est incluse une proposition subordonnée (parce qu’il mange)
|
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introduite par la conjonction de subordination parce que.
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||
• L’étude des conjonctions de coordination reliant deux phrases entre elles
|
||
(Le chat est dans le jardin. Mais il ne regarde pas la souris) peut entraîner
|
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des confusions avec des adverbes ou locutions adverbiales de sens équivalent
|
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pouvant jouer le rôle de conjonctions de coordination (Le chat est dans le
|
||
jardin. Pourtant / Cependant, il ne regarde pas la souris). La confusion
|
||
peut être levée en faisant remarquer aux élèves que les conjonctions de
|
||
coordination ne se cumulent pas (Le chat est dans le jardin. *Et mais, il
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||
ne regarde pas la souris), alors qu’une conjonction de coordination peut
|
||
être suivie d’un adverbe (Le chat est dans le jardin. Et pourtant / Mais
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cependant, il ne regarde pas la souris). Parmi ces adverbes ou locutions
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adverbiales qui peuvent s’apparenter à des conjonctions de coordination
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reliant deux phrases, on citera au contraire ; en revanche ; cependant ;
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néanmoins ; en effet ; d’ailleurs ; par conséquent ; c’est pourquoi ; en outre ;
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de plus, etc.
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• L’introduction de ou pose le problème de sa confusion avec où : la difficulté
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peut être levée en renforçant systématiquement ou par bien au moment de
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la découverte de cette conjonction de coordination (le chat ou bien la souris).
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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• Dans le cas des conjonctions de subordination, se pose le problème des
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emplois très variés du mot que. Pour éviter ce problème, il peut être
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||
judicieux de laisser de côté cette conjonction au début de l’apprentissage
|
||
pour se concentrer sur les conjonctions de subordination qui introduisent
|
||
des subordonnées circonstancielles (parce que ; puisque ; lorsque, etc.).
|
||
Un problème particulier se pose au sujet de la confusion possible entre le que
|
||
conjonction de subordination (Je crois que tu réussiras) et le que pronom
|
||
relatif (Le problème que j’ai rencontré est d’une autre nature). Il convient
|
||
donc de bien s’assurer, dans les exercices proposés sur ce thème, que les
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occurrences du mot que sont bien des occurrences de la conjonction de
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subordination.
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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L’adverbe IV
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Définitions pour le professeur A
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Les adverbes, hormis le cas de la négation, appartiennent à la catégorie des mots
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lexicaux. Les adverbes sont des mots invariables qui peuvent se rapporter à un
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verbe (Le chat miaule doucement), un adjectif (un chat peu craintif ), un autre
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adverbe (Le chat miaule tout doucement), une phrase entière (Curieusement,
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la porte grinça) et dont ils modifient le sens.
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Ils sont très souvent formés d’un seul mot (rapidement). Lorsque les adverbes
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comportent deux ou trois mots (peut-être ; en même temps), voire davantage
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(de temps en temps ; au fur et à mesure), on les nomme locutions adverbiales.
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||
Les adverbes portant sur un adjectif, un adverbe ou une phrase entière peuvent
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toujours être supprimés ; le sens seul de la phrase en est alors modifié.
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Elle est plutôt contente ➔ Elle est contente.
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Il marche trop vite ➔ Il marche vite.
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Curieusement, la porte grinça ➔ La porte grinça.
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Lorsque l’adverbe porte sur un verbe, la suppression n’est pas toujours possible.
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Le chat miaule doucement ➔ Le chat miaule.
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Pierre habite ici ➔ *Pierre habite.
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D’un point de vue syntaxique, l’adverbe qui modifie un adjectif (un tout petit chat)
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ou un autre adverbe (trop vite) se place avant l’élément qu’il modifie. Quand il
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porte sur le verbe, l’adverbe se place après lui (Le chat mange rapidement ;
|
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Le chat aime chasser dehors). Lorsque le verbe est à un temps composé, l’ad-
|
||
verbe se place entre l’auxiliaire et le participe passé (Le chat a trop mangé).
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||
Lorsque l’adverbe porte sur la phrase entière, sa position est variable parce
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qu’il a une fonction de complément circonstanciel (Aujourd’hui, Paul est allé
|
||
faire des courses / Paul, aujourd’hui, est allé faire des courses / Paul est allé
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faire des courses aujourd’hui).
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||
À de très rares exceptions (contrairement à toi ), l’adverbe n’a pas de
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complément.
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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La catégorie des adverbes contient aussi les adverbes de négation, qui ont
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un statut particulier parce qu’ils sont des mots grammaticaux. La négation
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est usuellement formée de deux adverbes : ne et pas (ou point ; jamais, etc.) :
|
||
Elle ne reste pas ; Elle n’abandonne jamais
|
||
|
||
Enfin, les adverbes peuvent être classés en fonction du sens dont ils sont porteurs :
|
||
• adverbes de temps : maintenant ; hier ; bientôt, etc.
|
||
• adverbes de lieu : ici ; là ; ailleurs ; partout, etc.
|
||
• adverbes de manière : rapidement ; doucement, etc.
|
||
• adverbes d’intensité : si (dans des constructions du type Elle est si grande !) ;
|
||
très, etc.
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||
• adverbes de négation : ne ; pas ; jamais, etc.
|
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||
Les principaux adverbes à introduire aux cycles 2 et 3 sont les suivants :
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SENS ADVERBES LOCUTIONS ADVERBIALES
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alors ; après ; auparavant ; à nouveau ; à présent ;
|
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aussitôt ; autrefois ; avant ; après-demain ; avant-hier ;
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||
bientôt ; déjà ; demain ; aujourd’hui ; d’abord ; de
|
||
depuis ; désormais ; nouveau ; depuis longtemps ;
|
||
dorénavant ; encore ; de temps en temps ; dès
|
||
enfin ; ensuite ; hier ; jadis ; lors ; d’ores et déjà ; en même
|
||
Temps
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||
longtemps ; maintenant ; temps ; la veille ; l’avant-
|
||
naguère ; parfois ; puis ; veille ; le lendemain ; le
|
||
quelquefois ; rarement ; surlendemain ; petit à petit ;
|
||
soudain ; souvent ; tard ; peu à peu ; sur-le-champ ;
|
||
tantôt ; toujours ; tôt. tout à coup ; tout à l’heure ;
|
||
tout d’un coup ; tout de suite.
|
||
|
||
ailleurs ; alentour ; autour ; à côté ; à droite ; à l’avant ;
|
||
dedans ; dehors ; derrière ; à l’arrière ; à l’intérieur ;
|
||
devant ; dessous ; dessus ; ici ; à gauche ; au-dedans ;
|
||
là ; loin ; partout ; près. au dehors ; au-dessous ;
|
||
au-dessus ; çà et là ; d’ici ; en
|
||
Lieu
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||
avant ; en arrière ; en bas ; en
|
||
face ; en haut ; à l’intérieur ;
|
||
là-bas ; là-dedans ; là-haut ;
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||
loin ; par-ci ; par ici ; par-là ;
|
||
près de ; quelque part.
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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bien ; debout ; ensemble ; à contrecœur ;
|
||
mal ; mieux ; presque ; plutôt ; à califourchon ; à reculons ;
|
||
vite ; volontiers ; les adverbes à regret ; à tâtons ; à tort ;
|
||
de manière formés en -ment à touche-touche ; à tue-tête ;
|
||
Manière au hasard ; au pied levé ;
|
||
bel et bien ; en vain ; pêle-
|
||
mêle ; sens dessus dessous ;
|
||
tant bien que mal ; tout à
|
||
fait ; tour à tour.
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||
|
||
assez ; aussi ; autant ; à demi ; à moitié ; à peine ; à
|
||
beaucoup ; davantage ; peu près ; pas du tout ; peu à
|
||
environ ; fort ; guère ; moins ; peu ; peu ou prou ; tout à fait.
|
||
Intensité
|
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peu ; plus ; presque ; très ;
|
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si 70 ; tant ; tellement ; très ;
|
||
trop.
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|
||
Quelques adverbes de manière courants d’origine latine ou italienne :
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||
• Origine latine : gratis ; ex aequo ; a priori ; a posteriori ; vice versa ; in extremis.
|
||
• Origine italienne : piano ; crescendo ; incognito ; franco.
|
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||
Concernant la formation des adverbes en -ment :
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1. Les adjectifs à finale consonantique forment leur adverbe en -ment à partir
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du féminin de l’adjectif. Deux formations s’observent :
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• adverbes en -ement : lourd ➔ lourdement
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• adverbes en -ément : confus ➔ confusément
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Exception : gentiment (gentil)
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2. Les adjectifs à finale vocalique en -e forment leur adverbe en -ment sans
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changer de forme :
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rapide ➔ rapidement
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Exceptions : aveuglément ; énormément ; immensément, etc.
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70 Dans des emplois du type : Elle est si grande ! ; Ne va pas si vite ! ne pas confondre si adverbe
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d’intensité et si conjonction de subordination (Si tu viens, nous irons au cinéma).
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|
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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3. Les adjectifs à finale vocalique autre que -e (ai ; é ; i ; u) forment leur adverbe
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en -ment sans conserver la finale -e du féminin :
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vrai ➔ vraiment
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aisé ➔ aisément
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poli ➔ poliment
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résolu ➔ résolument
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Exceptions : gaiement, quelques formations en -ûment (assidûment ;
|
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goulûment, etc.), traitreusement (traitre) ; impunément (impuni), etc.
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4. Les adjectifs à finale consonantique en -ant ou -ent forment leur adverbe en
|
||
-ment à l’aide du morphème -amment ou -emment.
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constant ➔ constamment
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fréquent ➔ fréquemment
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Exception : lentement (lent)
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Remarque
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Parfois, l’adjectif correspondant est inusité : nuitamment ; précipitamment, etc.
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B Ce que les élèves doivent
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retenir et maîtriser
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Les adverbes sont des mots invariables. Ils se rapportent à un verbe (Le chat
|
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miaule doucement), un adjectif (un chat peu craintif ), un autre adverbe
|
||
(Le chat miaule tout doucement), une phrase entière (Aujourd’hui, Malik
|
||
est allé faire des courses). Ils servent à modifier le sens des mots ou groupes de
|
||
mots sur lesquels ils portent.
|
||
|
||
Les adverbes sont très souvent formés d’un seul mot (rapidement). Quand ils
|
||
sont formés de deux mots et plus (peut-être ; en même temps ; de temps en
|
||
temps, etc.), on les appelle locutions adverbiales. La négation (Elle ne cède pas)
|
||
fait partie de la classe des adverbes.
|
||
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||
Ils peuvent être le plus souvent supprimés (Le chat miaule doucement
|
||
➔ Le chat miaule).
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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||
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||
L’adverbe qui modifie un adjectif (un tout petit chat) ou un autre adverbe (trop
|
||
vite) se place avant. L’adverbe qui modifie un verbe se place après (Le chat
|
||
mange rapidement).
|
||
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||
Lorsque le verbe est à un temps composé, l’adverbe se place entre l’auxiliaire et
|
||
le participe passé (Le chat a trop mangé).
|
||
|
||
L’adverbe qui modifie une phrase entière a une place variable (Aujourd’hui,
|
||
Paul est allé faire des courses / Paul est allé faire des courses aujourd’hui).
|
||
|
||
Les adverbes sont classés en fonction de leur sens :
|
||
• adverbes de temps : maintenant ; hier ; bientôt, etc.
|
||
• adverbes de lieu : ici ; là ; ailleurs ; partout, etc.
|
||
• adverbes de manière : rapidement ; doucement, etc.
|
||
• adverbes d’intensité : assez ; trop ; très, etc.
|
||
• adverbes de négation : ne ; pas ; jamais, etc.
|
||
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||
Repères pour une progression C
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Cycle 2
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||
L’adverbe est abordé. Il est inclus dans la catégorie des mots invariables.
|
||
À l’exception de l’adverbe aujourd’hui, seuls les adverbes formés d’un seul
|
||
mot font l’objet d’une introduction dans les apprentissages. La constitution
|
||
d’un stock d’adverbes se fait en contexte de phrases ou de courts textes et ne
|
||
concerne que les trois catégories suivantes : adverbes de temps, de lieu, de
|
||
manière. Concernant cette dernière catégorie, seuls les adverbes en -ment sont
|
||
introduits, à l’exception de ceux terminés en -amment et -emment.
|
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Cycle 3
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||
Le terme d’adverbe est introduit et la constitution du stock lexical d’adverbes,
|
||
commencée au cycle 2, est poursuivie. Les adverbes de manière en -amment et
|
||
-emment sont notamment introduits, ainsi que les adverbes de négation, et les
|
||
locutions adverbiales de temps, de lieu et de manière, toujours en contexte de
|
||
phrases ou de courts textes. Les adverbes et les locutions adverbiales d’inten-
|
||
sité font également l’objet d’un apprentissage.
|
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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D Démarches d’apprentissage.
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Comment faire identifier l’adverbe ?
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L’adverbe est une catégorie grammaticale très hétérogène : il y a les adverbes en
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||
-ment (rapidement ; lentement, etc.), les adverbes d’intensité (si ; très, etc.), les
|
||
adverbes qui ont une fonction circonstancielle (demain ; hier, etc.), les adverbes
|
||
de négation (ne … pas ; ne … jamais, etc.) et les adverbes qui peuvent former une
|
||
phrase à eux seuls (oui ; non, etc.).
|
||
|
||
Il convient en premier lieu de repérer l’élément que modifie l’adverbe, ou, en
|
||
d’autres termes, d’identifier le groupe syntaxique auquel l’adverbe appartient.
|
||
En effet, l’adverbe appartient à un groupe verbal s’il modifie un verbe (Le chat
|
||
ronronne doucement), à un groupe adjectival s’il modifie un adjectif (Enzo
|
||
porte un pantalon assez grand), à un groupe adverbial s’il modifie un adverbe
|
||
(Le chat rampe tout doucement) et, s’il modifie la phrase entière, il en constitue
|
||
le groupe circonstanciel (Aujourd’hui je fais du sport). Le rôle syntaxique de
|
||
l’adverbe sera donc compris si les élèves sont en mesure d’identifier l’élément
|
||
que l’adverbe modifie ou auquel il se rapporte.
|
||
|
||
Les trois configurations les plus prototypiques sont celles dans lesquelles l’ad-
|
||
verbe modifie le verbe, l’adjectif ou la phrase entière. Le cas de l’adverbe qui
|
||
modifie un autre adverbe peut être considéré comme plus marginal. L’étude du
|
||
rôle syntaxique de l’adverbe dépendra donc des capacités d’identification de ces
|
||
trois groupes syntaxiques.
|
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|
||
C’est dans le cadre d’un travail sur le groupe verbal que l’adverbe modificateur
|
||
de verbe peut être introduit. C’est dans le cadre d’un travail sur l’adjectif que
|
||
l’adverbe modificateur de l’adjectif peut être introduit. C’est dans le cadre d’un
|
||
travail sur le complément circonstanciel que l’adverbe modificateur de phrase
|
||
peut être introduit.
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1. Une approche qui associe syntaxe
|
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et sémantique, avant de devenir
|
||
entièrement syntaxique
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Dans le cas des adverbes modificateurs de verbe, on se concentre d’abord sur
|
||
les adverbes de manière en -ment, qui sont les plus caractéristiques de cette
|
||
catégorie. Pour les adverbes intégrés au groupe adjectival, on se concentre
|
||
d’abord sur les adverbes d’intensité (si ; très, etc.), qui sont les plus aisément
|
||
différenciables des adverbes de manière portant sur le verbe. Enfin, dans le cas
|
||
des adverbes de fonction circonstancielle, le cas le plus prototypique est celui
|
||
des adverbes de temps (aujourd’hui ; demain, etc.).
|
||
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||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
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|
||
Des caractéristiques sémantiques sont ainsi associées à des caractéristiques
|
||
syntaxiques, dans l’objectif d’aider à l’identification de la catégorie. Peu à peu,
|
||
l’analyse prend en charge des cas plus variés (par exemple, pour les adverbes
|
||
qui modifient le verbe, on élargit au-delà des adverbes en -ment pour intégrer
|
||
des adverbes comme beaucoup ; bien, etc.) et le critère d’analyse devient princi-
|
||
palement syntaxique (à quel groupe syntaxique le verbe appartient-il ? Quel est
|
||
l’élément qu’il modifie ?).
|
||
|
||
Le cas de la négation est traité séparément, et dans une étape ultérieure, car cet
|
||
adverbe présente un fonctionnement très différent des autres.
|
||
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2. Des critères pour la manipulation
|
||
Plusieurs critères peuvent être mis en œuvre pour faire identifier l’adverbe.
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||
• Un critère morphologique
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||
L’adverbe est invariable. Il partage cette caractéristique avec deux autres
|
||
classes de mots fondamentales inscrites au programme des cycles 2 et 3, les
|
||
prépositions et les conjonctions.
|
||
|
||
• Un critère morphologique
|
||
La présence du suffixe -ment peut permettre d’identifier un adverbe. Mais ce
|
||
critère ne vaut que pour certains adverbes et il s’associe à un critère séman-
|
||
tique puisque les adverbes en -ment sont souvent des adverbes de manière.
|
||
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||
• Des critères syntaxiques
|
||
Ils reposent sur l’idée majeure que l’adverbe est un mot qui modifie un autre élé-
|
||
ment (verbe, adjectif, adverbe ou phrase entière). Ces critères sont les suivants :
|
||
|
||
– l’adverbe modifie un mot mais, à la différence de la préposition, il n’introduit
|
||
jamais un groupe nominal. Afin de mettre en évidence cette caractéristique,
|
||
la classe de l’adverbe gagnera à être présentée, lors de l’introduction de
|
||
la notion, en début de phrase avec une virgule (Hier, le chat a attrapé une
|
||
souris) ou en fin de phrase (Le chat se cache ici ; Le chat s’est sauvé rapide-
|
||
ment). Le critère est d’autant plus important que certains mots fonctionnent
|
||
tantôt comme adverbes, tantôt comme prépositions.
|
||
Par exemple, avant est un adverbe dans Avant, il rendait visite à sa grand-
|
||
mère (il s’agit d’un adverbe qui modifie la phrase, donc de fonction complé-
|
||
ment circonstanciel), mais il fonctionne comme une préposition dans Il est
|
||
arrivé avant sa grand-mère. Dans cette dernière phrase, avant sa grand-
|
||
mère est un groupe nominal prépositionnel, ce qui signifie que la préposition
|
||
avant introduit le GN sa grand-mère.
|
||
|
||
– s’il n’a pas une fonction de complément circonstanciel, l’adverbe ne peut pas
|
||
être déplacé (Pierre habite ici ➔ *Ici Pierre habite ; Cette solution convient
|
||
parfaitement ➔ *Cette solution parfaitement convient ; Elle est plutôt
|
||
contente ➔ *Elle est contente plutôt). Dans certains cas, le déplacement de
|
||
l’adverbe change le sens de la phrase parce que l’adverbe ne modifie plus
|
||
|
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|
||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
le même élément : dans la phrase La porte grinça curieusement, l’adverbe
|
||
curieusement modifie le verbe (= la porte grinça d’une manière étrange),
|
||
mais dans la phrase Curieusement, la porte grinça, l’adverbe curieusement
|
||
modifie cette fois non plus le verbe mais la phrase tout entière (ce qui est
|
||
curieux est le fait que la porte grince et non plus sa manière de grincer).
|
||
|
||
Le critère syntaxique doit être manipulé avec prudence : l’adverbe peut être, la
|
||
plupart du temps, supprimé, suppression qui modifie le sens de la phrase mais
|
||
n’en affecte pas le caractère grammatical (Les loups chassent la nuit ➔ Les
|
||
loups chassent). Mais ce critère n’est pas absolu et connaît de nombreuses
|
||
exceptions (Pierre habite ici ➔ *Pierre habite).
|
||
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||
E Sélection du corpus pour la séance
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||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
|
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Pour introduire la notion, aujourd’hui 71 ; hier ; demain
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choisir les adverbes formés ici ; là ; dessus ; dessous, etc.
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d’un seul mot et qui expriment bien ; mal ; vite
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le temps, le lieu et la manière.
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Pour introduire la notion, rapidement ; joyeusement
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privilégier, parmi les adverbes
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de manière en -ment, les
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formations les plus claires
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sémantiquement et ne
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comportant aucune difficulté
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orthographique.
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Exclure les cas où l’adverbe, Demain est un jour férié (sujet)
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par conversion, est employé Le rendez-vous est fixé
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comme nom et en remplit demain (attribut du sujet)
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alors les fonctions. Nous attendrons demain (COD)
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les gens d’ici ; la porte de
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derrière (complément du nom)
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71 Aujourd’hui, même s’il constitue historiquement une locution adverbiale, fait partie des premières
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formes introduites.
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p. 194
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Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
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Exclure les phrases où un une fille bien ; le siège avant ;
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adverbe est, par conversion, la roue arrière
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employé comme adjectif Le départ est aujourd’hui.
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épithète ou attribut du sujet. La voiture est là-bas.
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Le chat n’est pas loin.
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Elle reste debout.
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Ils sont ensemble.
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Éviter l’utilisation de
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l’adverbe d’intensité « tout72 »
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en raison des problèmes
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orthographiques qu’il pose.
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Exclure les cas où la Le chat a volé le poisson
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préposition est en emploi et s’est enfui avec.
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adverbial impliquant un mot [sous-entendu le poisson]
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sous-entendu.
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POINTS DE VIGILANCE
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• Certains adjectifs peuvent connaître un emploi adverbial et deviennent dans
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ce cas invariables (manger froid ; sentir bon ; sentir mauvais ; crier fort ;
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parler bas ; chanter juste ; chanter faux, etc.). L’étude de ces tournures
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doit faire l’objet d’une vigilance accrue, afin que l’élève reconnaisse dans ces
|
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emplois l’emploi adverbial et non adjectival de l’adjectif ( jeune est ainsi un
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adverbe dans Jean-Marc s’habille jeune, mais un adjectif dans Anthony est
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un jeune pianiste). De la même façon, fort est un adjectif attribut dans Pierre
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est fort, mais un adverbe d’intensité dans Il frappe fort et Il est fort savant.
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• Tous les adverbes en -ment ne sont pas des adverbes de manière. Rarement
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est ainsi un adverbe de temps (Les chats aiment rarement l’eau). Terrible-
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ment peut être un adverbe d’intensité (Il est terriblement en colère).
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• Un adverbe peut avoir plusieurs sens : ainsi bien est un adverbe de manière
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dans Elle travaille bien, mais un adverbe d’intensité dans Elle est bien sage.
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• Dans le cas des adverbes de manière, on observe parfois une différence
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sémantique nette entre l’adverbe en -ment et l’adjectif correspondant employé
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comme adverbe : chanter faux / accuser faussement ; parler bas / se com-
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porter bassement.
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72 Pour mémoire, on rappelle que l’adverbe tout demeure invariable devant un adjectif à initiale
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vocalique, masculin ou féminin (Elle est tout éblouie ; Ils sont tout éblouis), un adjectif masculin à initiale
|
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consonantique (Ils sont tout contents) et enfin devant un adjectif commençant par un h muet (Elle est tout
|
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humiliée). En revanche, l’adverbe tout est variable quand il précède un adjectif à initiale consonantique au
|
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féminin (Elle est toute belle ; Elles sont toutes belles) ou un adjectif au féminin commençant par un h aspiré
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(Elle est toute honteuse).
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p. 195
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4 La grammaire du français du CP à la 6e
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• Parfois, une nuance sémantique existe entre l’adverbe et l’adjectif correspon-
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dant : ainsi Il travaille constamment (= tout le temps) n’a pas le même sens
|
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que Il est constant (= régulier) dans son travail Il en est de même pour l’ad-
|
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jectif vert (L’herbe est verte) et l’adverbe vertement (Il a vertement refusé)
|
||
ou le couple sacré / sacrément.
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||
• On veille à bien faire distinguer l’emploi adverbial de l’emploi prépositionnel
|
||
d’un même mot. Ainsi, dans la phrase Le chat est derrière, derrière est un
|
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adverbe, tandis que dans la phrase Le chat est derrière la souris, derrière
|
||
est une préposition introduisant le groupe nominal prépositionnel la souris.
|
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• On veille à ne pas confondre l’adverbe de temps et le groupe nominal com-
|
||
plément circonstanciel de temps. Ainsi dans la phrase Le chat chasse la
|
||
nuit, la nuit est un groupe nominal de fonction complément circonstanciel de
|
||
temps, tandis que dans la phrase Enzo est arrivé avant-hier, avant-hier est
|
||
un adverbe de temps de fonction complément circonstanciel de temps.
|
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• On n’introduira pas, dans le corpus d’adverbes d’intensité, les situations
|
||
où ces derniers entrent dans la formation du comparatif et du superlatif
|
||
des adjectifs (aussi / moins / plus savant ; le plus / le moins savant) et des
|
||
adverbes (aussi / plus / moins sérieusement ; le plus / le moins sérieuse-
|
||
ment) dont l’étude relève du cycle 473 .
|
||
|
||
• La forme beaucoup doit également faire l’objet d’une grande vigilance : beau-
|
||
coup est en effet un adverbe d’intensité dans des phrases du type Le lion
|
||
mange beaucoup, mais un pronom personnel indéfini dans des emplois du
|
||
type Beaucoup sont arrivés ou un déterminant indéfini dans ceux du type Le
|
||
chat chasse beaucoup de souris La même vigilance s’appliquera aussi à peu
|
||
(adverbe : Il mange peu ; déterminant indéfini : J’ai mangé un peu de gâteau)
|
||
et à davantage (adverbe : Il travaille davantage ; déterminant indéfini : Ces
|
||
arbres donnent davantage de fruits). Les pronoms et déterminants indéfinis
|
||
relèvent des programmes du cycle 4.
|
||
|
||
• Pour le travail sur le corpus des adverbes de manière, on veille à ce que le
|
||
couple adjectif / adverbe existe. Cette situation n’est en effet pas générale.
|
||
Ainsi, certains adverbes de manière proviennent de noms communs (diable
|
||
➔ diablement ; nuit ➔ nuitamment ; bête ➔ bêtement), d’autres d’anciens
|
||
adjectifs désormais moins couramment employés (grief ➔ grièvement ;
|
||
traitreux ➔ traitreusement).
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73 Pour le comparatif et le superlatif de l’adjectif et de l’adverbe, voir La grammaire du français.
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||
Terminologie grammaticale, p. 105 et 130.
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p. 196
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||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
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Propositions V
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pour la mise en œuvre
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||
LA PRÉPOSITION ET LE GROUPE PRÉPOSITIONNEL
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Cycle 2 Cycle 3
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Phase de découverte
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1. Nommer la situation d’objets 1. Réactiver les connaissances
|
||
désignés dans la classe ; acquises antérieurement.
|
||
mettre en évidence l’emploi Compléter les phrases
|
||
des prépositions, comme suivantes.
|
||
dans les exemples ci-dessous S’asseoir … quelqu’un. –
|
||
(Où est l’ordinateur ? L’ordinateur Se souvenir … quelque chose. –
|
||
est sous le bureau). Sortir ... un parapluie. – Écrire …
|
||
Exemples : L’ordinateur est sur un ami. – Se cacher … la voiture. –
|
||
le bureau. – La chaise est devant Disparaître … les nuages. –
|
||
le tableau. – Le mur est derrière Se disputer … Marie. – Choisir …
|
||
le tableau. – Le cahier est dans trois solutions. – Se promener …
|
||
le cartable. – Le dossier est sous le jardin.
|
||
le livre.
|
||
2. Classer les mots invariables
|
||
soulignés (préposition
|
||
ou adverbe).
|
||
Vous passez derrière. – Vous
|
||
passez derrière vos parents.
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||
3. Identifier les groupes
|
||
prépositionnels dans les
|
||
phrases suivantes, puis donner
|
||
la nature de leurs constituants
|
||
(pronom, nom).
|
||
Chez Axelle, le jardin est devant
|
||
la maison. – Tu ne viendras
|
||
pas avec nous. – Elle joue dans
|
||
la cour. – Il chante avec moi.
|
||
|
||
4. Repérer dans les phrases
|
||
suivantes les groupes nominaux
|
||
prépositionnels, puis souligner
|
||
la préposition. Identifier ensuite
|
||
la fonction de ces groupes
|
||
nominaux prépositionnels
|
||
(complément du nom,
|
||
complément d’objet indirect,
|
||
complément circonstanciel).
|
||
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||
|
||
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|
||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
Les élèves de la classe jouent dans la
|
||
cour. – L’autobus passe à huit heures
|
||
près de la maison de ma tante. –
|
||
L’enfant obéit à ses parents. –
|
||
L’amie de ma sœur est gentille.
|
||
|
||
|
||
Phase d’entraînement
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||
1. Compléter les phrases à l’oral 1. Compléter les phrases
|
||
par la préposition (à ; de ; avec) suivantes avec la préposition
|
||
qui convient. Discuter ensuite qui convient (pour ; de ; sur).
|
||
du sens obtenu quand plusieurs Nous avons acheté de nouveaux
|
||
solutions sont possibles (Il parle torchons … la cuisine. – Nous
|
||
à Kilian / Il parle de Kilian). apporterons des sacs … couchage
|
||
Je nettoie le tableau … l’éponge – pour le camping. – Elle travaille …
|
||
Le livre … Matthieu est bleu. – ce nouveau projet. – Je le répète…
|
||
Il parle … Pierre. la deuxième fois.
|
||
|
||
2. Observer les transformations. 2. Construire à l’oral des phrases
|
||
Entourer les mots dont la forme à partir de ces prépositions.
|
||
ne change pas. à cause de – au lieu de – grâce à –
|
||
Le merle siffle sur la branche. en raison de – pendant – durant –
|
||
➔ Les merles sifflent sur les à partir de – sur – dans – auprès
|
||
branches. de – jusqu’à – à partir de – à
|
||
compter de – lors de
|
||
3. Transformer les phrases
|
||
suivantes en mettant le sujet 3. Remplacer la préposition
|
||
au pluriel. Repérer le mot soulignée par une préposition
|
||
invariable. exprimant le contraire.
|
||
La pie est sur la branche. – La dispute a eu lieu dans l’école. –
|
||
Le chat est sous la voiture. – Loin du fleuve, les terres sont
|
||
Mon ami place l’échelle contre fertiles. – Il parlera avant notre
|
||
le mur. prochain rendez-vous. – L’avion
|
||
vole au-dessus des nuages.
|
||
4. Remplacer, dans une phrase,
|
||
les mots invariables par d’autres 4. Entourer les groupes
|
||
mots invariables pour en prépositionnels dans chaque
|
||
changer le sens. phrase. Souligner les prépositions.
|
||
Exemple : Le chat est sur la table. Le frère de mon amie dresse
|
||
➔ Le chat est sous la table. des chiens pour la chasse. –
|
||
Pendant plusieurs jours, une pluie
|
||
5. À l’aide d’images, élaborer diluvienne a inondé les champs
|
||
des phrases comprenant une de blé. – Il a coupé les tiges fanées
|
||
préposition. des rosiers dans la soirée. –
|
||
Exemples de prépositions Sous la balançoire, il a trouvé
|
||
pouvant être utilisées : sous ; une poupée en chiffon.
|
||
dans ; contre ; derrière ; devant ;
|
||
entre ; sur.
|
||
|
||
|
||
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||
|
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p. 198
|
||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
||
|
||
5. Remettre les phrases
|
||
dans l’ordre. Puis entourer
|
||
les groupes prépositionnels
|
||
et souligner les prépositions.
|
||
a. passe – souris – la – à – côté –
|
||
piège – du
|
||
b. enfile – Éloïse – ses – de –
|
||
chaussons – danse
|
||
c. travaille – pendant – la
|
||
nuit – père – mon
|
||
d. le clown – à – chien – parle – un
|
||
|
||
6. Identifier les groupes
|
||
prépositionnels dans les
|
||
phrases suivantes. Puis indiquer
|
||
leur fonction (COI, complément
|
||
du nom, complément
|
||
circonstanciel).
|
||
Le crocodile attaque sa proie dans
|
||
l’eau. – Anita offre une surprise
|
||
à sa sœur. – Je parle de Pierre. –
|
||
J’enfile une veste de printemps.
|
||
|
||
7. Entourer les groupes
|
||
prépositionnels dans
|
||
les phrases suivantes. Puis
|
||
indiquer pour chacun s’ils sont
|
||
compléments circonstanciels
|
||
de temps, de lieu ou de cause.
|
||
Durant l’été, les moustiques
|
||
envahissent les chambres. –
|
||
Il y a des chèvres derrière la haie
|
||
de notre jardin. – Nos glaces
|
||
ont vite fondu en raison
|
||
de la chaleur. – Ce joueur
|
||
de rugby n’a pas gagné
|
||
un match depuis cinq ans.
|
||
|
||
8. Entourer les groupes
|
||
prépositionnels. Indiquer s’ils
|
||
sont complément d’objet indirect
|
||
ou complément circonstanciel.
|
||
Le chanteur commence son
|
||
concert au milieu de la foule. –
|
||
Vous pourrez vous baigner
|
||
dans deux heures. –
|
||
J’ai téléphoné à mes amies
|
||
vers huit heures.
|
||
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||
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p. 199
|
||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
|
||
|
||
|
||
LE PRONOM PERSONNEL
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Comme dans les exemples 1. Réactiver les connaissances
|
||
ci-dessous, transformer antérieures : dans le texte suivant,
|
||
des phrases. entourer les groupes nominaux.
|
||
Exemples : Puis souligner les pronoms
|
||
– Le cheval galope. ➔ Il galope. personnels, et indiquer à quoi
|
||
– Le jeune conducteur roule ils renvoient.
|
||
prudemment. ➔ Il roule L’adolescente avait treize ans.
|
||
prudemment. Elle habitait une petite maison
|
||
perdue dans la montagne.
|
||
2. Répondre à l’oral aux Elle s’appelait Charlotte mais ses
|
||
questions du professeur amis la surnommaient l’Isard.
|
||
en utilisant les pronoms Ils lui enviaient ses capacités
|
||
personnels qui conviennent. sportives. La jeune fille ne le
|
||
Exemples : prenait pas mal. Elle éprouvait
|
||
– Que fais-tu ? ➔ Je révise ma même une certaine fierté car
|
||
leçon. l’adolescente s’entraînait beaucoup
|
||
– Que fait-il/elle ? ➔ Il/Elle révise après les cours. Elle était une
|
||
sa leçon. grimpeuse agile et endurante.
|
||
– Que faites-vous ? ➔ Nous Les reliefs accidentés aux zones
|
||
révisons notre leçon. rocheuses escarpées ne lui
|
||
faisaient pas peur. Ils la stimulaient
|
||
au contraire. Chaque jour,
|
||
Charlotte cherchait à se dépasser.
|
||
Ses derniers entraînements
|
||
consistaient à gravir les prairies
|
||
d’altitude. Ils lui permettaient
|
||
d’observer les déplacements
|
||
des isards.
|
||
|
||
2. Dans le texte suivant, repérer
|
||
les pronoms personnels,
|
||
puis indiquer le nom auquel
|
||
ils se rapportent.
|
||
Emma et Nathan sont dans le
|
||
parc municipal. Nathan est triste
|
||
car il a perdu son perroquet.
|
||
Son amie Emma propose de
|
||
l’aider à le chercher. Ils partent
|
||
à sa recherche du côté des
|
||
serres. La fillette vérifie que
|
||
le perroquet n’est pas sous le
|
||
feuillage des plantes tropicales.
|
||
Il n’y est pas. Elle est déçue.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 200
|
||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
||
|
||
« Mais où est-il ? » demande-t-elle
|
||
inquiète.
|
||
Son camarade regarde dans les
|
||
parterres d’hortensias, mais il
|
||
est toujours introuvable.
|
||
« As-tu trouvé ce polisson ? »
|
||
interroge-t-elle.
|
||
Soudain les deux amis entendent
|
||
un cri derrière eux. Le perroquet
|
||
est là, accroché à une grosse
|
||
branche de marronnier. Ils sont
|
||
soulagés.
|
||
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. En utilisant les pronoms 1. Dans le texte suivant,
|
||
personnels je/nous et tu/vous, souligner les articles et entourer
|
||
conjuguer les verbes suivants les pronoms personnels.
|
||
selon le temps donné par le La tempête nous inquiète. La jetée
|
||
professeur. est recouverte par les vagues.
|
||
acheter un masque – enfiler le Un bateau de pêche est en mer.
|
||
costume de fête – fabriquer des Je le vois au loin. Le capitaine le
|
||
guirlandes manœuvre prudemment. Il évite
|
||
les récifs et le dirige vers le large.
|
||
2. À l’oral, remplacer Nous sommes heureux de ne pas
|
||
les groupes sujet soulignés nous trouver à bord.
|
||
par des pronoms personnels.
|
||
Exemple : Les enfants de la classe 2. Transformer les phrases
|
||
et moi allons au carnaval. ➔ Nous suivantes comme dans l’exemple.
|
||
allons au carnaval. Exemple : Je regarde les chiens.
|
||
Pierre, Lucie, Noah et toi avez de ➔ Je les regarde.
|
||
beaux déguisements. – Les filles Nous prenons le raccourci. –
|
||
ne veulent pas jouer au football. – La championne jette sa raquette
|
||
Les garçons laissent les masques en l’air. – La fille oublie sa tenue
|
||
violets dans la boîte. – Allan et moi de danse dans le vestiaire. –
|
||
sommes en vacances. Je mange les tomates. – Je donne
|
||
une lettre au facteur. – Je laisse
|
||
3. Conjuguer à l’oral, puis à les enfants jouer dehors.
|
||
l’écrit, les verbes suivants selon
|
||
un temps donné, en utilisant 3. Transformer les phrases
|
||
les pronoms il/ils et elle/elles. comme dans l’exemple.
|
||
aimer les glaces – enfiler un Puis entourer le pronom
|
||
costume – attacher un ruban – personnel COI.
|
||
avancer doucement – manquer Exemple : Je donne un os
|
||
le bus – terminer la course – au chien. ➔ Je le lui donne.
|
||
escalader un mur Ismael apporte à Lucie des
|
||
plantes vertes. – L’hirondelle
|
||
donne des vers à ses petits.
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 201
|
||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
4. Conjuguer le verbe manger. 4. Ordonner les mots pour
|
||
[Exercice oral à ritualiser avec élaborer une phrase.
|
||
tous les verbes et temps étudiés.] a. les – Lucie – donne – lui
|
||
b. professeur – leur – le –
|
||
5. Compléter chaque verbe explique – un – exercice
|
||
suivant par le pronom personnel c. apprend – les – elle – très – vite
|
||
qui convient. Plusieurs solutions
|
||
sont parfois possibles. 5. Souligner les pronoms
|
||
… jouez – … joue – … jouons – … dans les phrases suivantes.
|
||
joues – … jouent – … traverses – Puis indiquer leur fonction
|
||
… renversent – … aimons – … (COD, COI, sujet).
|
||
marche – … bougez Trois joueurs les regardent. –
|
||
Le sportif les range dans
|
||
6. Souligner le groupe nominal son sac. – Trois hirondelles
|
||
sujet, puis écrire sous ce les ramassent. – Elle courut
|
||
dernier le pronom personnel dans le pré. – Tu lui apporteras
|
||
qui lui correspond. un gâteau aux mûres dimanche
|
||
Les lutins creusent un prochain.
|
||
trou. – Le trésor est dans
|
||
le coffre. – La fée connaît 6. Identifier dans le texte suivant
|
||
la cachette. – Les sorcières les pronoms personnels sujets
|
||
cherchent le coffre rempli et les pronoms personnels COD.
|
||
de pièces d’or. Un jour, un jardinier planta
|
||
des arbres fruitiers. Il les cultiva
|
||
7. Dans le texte suivant, comme d’habitude puis, quand
|
||
pour chaque pronom personnel, les arbres furent trop vieux,
|
||
indiquer de quel personnage il commença à les arracher.
|
||
il s’agit. Les racines résistaient : il ne
|
||
Romain et Alexis ont trouvé pouvait les déterrer. Alors
|
||
un lapin nain près de leur il appela son voisin. Le voisin
|
||
maison. Ils le placent dans une répondit aussitôt et il arriva
|
||
belle cage. Les deux garçons à sa rescousse.
|
||
aiment beaucoup les animaux.
|
||
Un jour, ils décident d’ouvrir
|
||
la cage. Le chat de la maison
|
||
n’accueille pas favorablement
|
||
le nouvel hôte. Le félin le poursuit
|
||
et l’animal craintif se réfugie
|
||
sous la commode. Progressivement
|
||
les deux animaux de compagnie
|
||
s’apprivoisent. Ils partagent
|
||
désormais le même panier.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 202
|
||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
||
|
||
LA CONJONCTION
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Construire une phrase 1. Classer les conjonctions
|
||
au lieu de deux en utilisant suivantes (coordination
|
||
une conjonction de coordination. ou subordination).
|
||
Puis observer et décrire la Quand j’étais petit, je suçais mon
|
||
construction des nouvelles pouce. – Lucie s’éloigne car elle
|
||
phrases. a peur du taureau. – Lorsqu’il a
|
||
Exemple : Pierre aime le chocolat. / entendu du bruit, il s’est sauvé. –
|
||
Pierre n’aime pas les croissants. Parce que tu ne sais pas nager,
|
||
➔ Pierre aime le chocolat tu restes à distance du bord de la
|
||
mais il n’aime pas les croissants. piscine. – Il ira à Naples ou il restera
|
||
– J’aime le tennis. / J’aime le judo. à Florence. – Je ne donnerai rien
|
||
– Elle ne peut pas aller puisqu’il ne sait pas remercier. –
|
||
se promener. / Son vélo Elle entend ses arguments mais
|
||
est en réparation. elle ne peut pas être d’accord.
|
||
|
||
2. Rédiger une phrase en utilisant 2. Compléter les phrases avec
|
||
la conjonction et, puis en utilisant car et parce que chaque fois que
|
||
la conjonction ou. Puis observer cela est possible.
|
||
la différence de sens, en vous J’allume toutes les bougies …
|
||
aidant de l’exemple. la nuit est tombée. – On ferme
|
||
Exemple : Pour mon anniversaire, les fenêtres … le froid est vif cet
|
||
j’ai demandé un jeu de société hiver. – Je ne viendrai pas chez toi
|
||
et un coffret de magicien. / Pour … tu ne veux pas de mon amitié. –
|
||
mon anniversaire, j’ai demandé ... la neige est tombée, les routes
|
||
un jeu de société ou un coffret sont glissantes.
|
||
de magicien.
|
||
3. Construire des phrases
|
||
avec quand, lorsque, dès que,
|
||
parce que, puisque, vu que.
|
||
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. Compléter les phrases suivantes 1. Identifier la conjonction
|
||
avec mais, ou, car, et. Plusieurs de coordination dans les phrases
|
||
solutions sont parfois possibles. suivantes. Puis indiquer la nature
|
||
Il est gentil … un peu coléreux. – des éléments coordonnés.
|
||
Tu veux des galettes … des Il est toujours alité mais il reste
|
||
gaufrettes ? Tu n’as droit qu’à une confiant. – Je ne sais pas qui
|
||
seule chose : tu veux des galettes a gagné car je n’y étais pas. –
|
||
… des gaufrettes ? – Nous sommes Elle m’a téléphoné et elle m’a
|
||
contents … nous avons réussi conseillé de ne pas sortir
|
||
cet exercice. – Luc … Allan vont de chez moi. – Préfères-tu un
|
||
ensemble chez le coiffeur. – Le gâteau ou un fruit ? – Elle n’aime
|
||
Chaperon rouge prend le chemin ni les friandises ni les glaces. –
|
||
de droite … le loup prend le chemin Il nous a dit qu’il était dans le
|
||
de gauche. jardin ; or, nous l’avons vu en ville.
|
||
|
||
p. 203
|
||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
2. Compléter les phrases
|
||
suivantes par une conjonction
|
||
de coordination.
|
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Un groupe tiré au sort
|
||
participera à la course, le tien
|
||
… le mien. – Jules n’est pas venu
|
||
à 20 h 00 … il a été retardé ce
|
||
soir. – Je ne bois … thé … café. –
|
||
Elle voulait crier de toutes ses
|
||
forces … aucun son ne sortait
|
||
de sa bouche. – Quel dessert
|
||
vas-tu choisir ? Un fruit, un
|
||
yaourt … une tarte ? – Les élèves
|
||
ont le choix … ils peuvent utiliser
|
||
ou non le dictionnaire.
|
||
|
||
3. a. Construire des phrases
|
||
complexes qui comprennent les
|
||
conjonctions de subordination
|
||
suivantes : parce que ; puisque ;
|
||
lorsque ; pendant que.
|
||
b. Puis, dans chaque phrase
|
||
construite, souligner
|
||
la proposition subordonnée.
|
||
|
||
4. Distinguer les conjonctions
|
||
de coordination des
|
||
conjonctions de subordination.
|
||
Je me réjouis parce qu’il vient
|
||
demain. – Lorsque j’étais malade,
|
||
tu as pris de mes nouvelles. –
|
||
Il a attaché la barque mais
|
||
il a oublié de sortir les rames. –
|
||
Elle souhaite visiter la ville ;
|
||
or, elle a oublié son plan à l’hôtel.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 204
|
||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
||
|
||
5. Relier chaque proposition
|
||
principale à la proposition
|
||
subordonnée correspondante
|
||
pour former des phrases.
|
||
Puis entourer la conjonction
|
||
de subordination.
|
||
|
||
|
||
a. Ma mère • • parce que
|
||
dit tu connais
|
||
parfaitement
|
||
tes tables.
|
||
b. Les élèves • • que ma sœur
|
||
se disputent est bien
|
||
arrivée.
|
||
c. Cette • • puisque
|
||
erreur est personne
|
||
incompré- ne donne
|
||
hensible de nouvelles.
|
||
d. Les rues • • parce
|
||
deviennent qu’il n’y a
|
||
obscures pas assez
|
||
de balles.
|
||
e. Lucette • • lorsque les
|
||
s’inquiète réverbères
|
||
s’éteignent.
|
||
|
||
|
||
|
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||
p. 205
|
||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
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||
|
||
L’ADVERBE
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Collecter et classer les 1. Transformer les phrases
|
||
adverbes (adverbes de temps suivantes comme dans l’exemple.
|
||
et adverbes de lieu) à partir Exemple : chanter avec bruit
|
||
de lectures faites en classe. ➔ chanter bruyamment
|
||
Agir avec prudence. – Conduire
|
||
2. Réduire le plus possible de manière dangereuse. –
|
||
les phrases suivantes. Observer Atterrir en douceur. – Se
|
||
les changements, justifier. comporter avec méchanceté
|
||
Bientôt, on verra des étoiles. –
|
||
Le renard s’approche 2. Transformer chaque phrase
|
||
doucement. – Le coiffeur coupe au pluriel. Identifier les mots
|
||
rapidement les cheveux. qui ne changent pas.
|
||
Le chat miaule tout doucement. –
|
||
3. Transformer chaque phrase Le jeune sportif a gagné la course
|
||
au pluriel. Identifier les mots facilement.
|
||
qui ne changent pas.
|
||
– Le nuage approche rapidement. 3. Indiquer la nature des mots
|
||
➔… soulignés.
|
||
– Une étoile scintille faiblement. Ce divertissement est amusant. –
|
||
➔… Doucement il a ouvert
|
||
la porte. – Mes amis jouent
|
||
souvent. – Les personnes âgées
|
||
conduisent prudemment.
|
||
|
||
4. Dans des phrases données,
|
||
ajouter un mot pour apporter
|
||
une précision au verbe.
|
||
|
||
5. Collecter puis classer
|
||
des adverbes. Justifier.
|
||
[Compléter les classements
|
||
opérés au cycle 2, avec
|
||
les adverbes suivants.]
|
||
adverbes de temps : maintenant ;
|
||
hier ; bientôt, etc.
|
||
adverbes de lieu : ici ; là ; ailleurs ;
|
||
partout, etc.
|
||
adverbes de manière :
|
||
rapidement ; doucement.
|
||
adverbes d’intensité : si ; très ; peu.
|
||
adverbes de négation : ne ; pas ;
|
||
jamais.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 206
|
||
Nature des mots et groupes de mots (2) : prépositions, pronoms personnels, conjonctions, adverbes 4
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. Entourer l’adverbe dans 1. Entourer les adverbes parmi
|
||
chaque phrase suivante. les mots suivants. Puis rédiger
|
||
Mon frère nettoie son vélo des phrases contenant chacun
|
||
soigneusement. – Il ferme des adverbes sélectionnés.
|
||
doucement la porte. – Vous Exemple : Il est trop fatigué
|
||
devez ranger rapidement. – pour aller à la piscine.
|
||
La gazelle court vite. – Le docteur craintif – trop – curieux –
|
||
vient souvent me rendre aimable – gentiment – ici – roux –
|
||
visite. – Le vieil homme marche rapidement – paresseux
|
||
lentement. – Mon pigeon s’est
|
||
envolé loin. – Cette personne dort 2. Remettre les phrases dans
|
||
peu. – L’averse frappe violemment l’ordre. Puis entourer les
|
||
les vitres. – Léo travaille adverbes.
|
||
beaucoup. – Cet élève ne parle pas a. travaille – elle – trop –
|
||
distinctement. – Les journalistes rapidement
|
||
voyagent beaucoup. – La piscine b. plutôt – elle – contente –
|
||
est fermée demain. résultat – du – est
|
||
c. plutôt – elle – contente –
|
||
2. Former un adverbe à partir résultat – du – aujourd’hui – est
|
||
des adjectifs suivants. d. avant – très – joueur – ce –
|
||
rapide – joyeux – terrible – lent – gagnait – fréquemment
|
||
poli – craintif
|
||
3. Classer les adverbes suivants
|
||
3. Compléter les phrases en trois groupes (temps, lieu,
|
||
en ajoutant un adverbe. manière).
|
||
Exemple : Le bateau coule. bien – mieux – hier – soudain –
|
||
➔ Le bateau coule rapidement. ailleurs – là-bas – toujours –
|
||
Le marin embarque. – Le léopard dedans – après – plutôt –
|
||
s’approche de sa proie. – lentement – enfin – ici – dessus –
|
||
La nageuse va gagner la course. autour – jamais – vite – mal –
|
||
depuis
|
||
4. Recopier chaque phrase
|
||
en ajoutant un adverbe selon 4. Rédiger des phrases
|
||
l’information demandée. comprenant les adverbes
|
||
Il me parle … (manière) – Je pars suivants.
|
||
aux sports d’hiver … (temps) – davantage – volontiers –
|
||
Elle a joué … (lieu) dorénavant
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 207
|
||
4 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
5. Dans les phrases suivantes, 5. Modifier les phrases
|
||
modifier l’adverbe pour changer suivantes en transformant les
|
||
le sens de la phrase. compléments circonstanciels en
|
||
Le chat mange lentement. – adverbes.
|
||
Le facteur passe aujourd’hui. – Exemple : Il a rendu son travail
|
||
Dehors il fait froid. avec rapidité. ➔ Il a rendu
|
||
rapidement son travail.
|
||
Il est sorti de la classe en
|
||
silence. – La lionne a attrapé la
|
||
gazelle avec violence. – Cet enfant
|
||
a répondu de manière aimable. –
|
||
Il est descendu dans la grotte
|
||
avec courage.
|
||
|
||
6. Pour chacune des phrases
|
||
suivantes, tracer une flèche
|
||
reliant l’adverbe et le mot sur
|
||
lequel il porte (verbe, adjectif ou
|
||
adverbe).
|
||
Jacques Prévert est un très
|
||
grand poète. – La pie retrouve
|
||
parfois son nid occupé. – L’enfant
|
||
aimait beaucoup son grand-
|
||
père. – Je trouve que sa mère
|
||
est beaucoup trop indulgente. –
|
||
Le perroquet est très étonné
|
||
d’entendre ce chant. – Le goéland
|
||
magnifique tombe lourdement
|
||
sur le pont du navire. – Les fils
|
||
du voisin sont devenus vraiment
|
||
très grands.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 208
|
||
Chapitre 5
|
||
|
||
|
||
La phrase
|
||
et la proposition
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
|
||
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||
|
||
I
|
||
Introduction :
|
||
phrase simple
|
||
et phrase complexe
|
||
|
||
|
||
A Phrase et proposition
|
||
Cette partie introductive vise à clarifier les notions de phrase et de proposition.
|
||
On remarque en premier lieu que le terme proposition n’apparaît jamais seul
|
||
dans la grammaire scolaire : on rencontre les expressions proposition principale,
|
||
proposition subordonnée, proposition indépendante sans avoir nécessairement
|
||
une idée précise de ce qu’est une proposition et de ce qui distingue la proposition
|
||
de la phrase. Pourquoi ces deux termes sont-ils nécessaires ? Par ailleurs, la
|
||
notion de phrase, en dépit de son caractère très usuel, est fondamentalement
|
||
ambiguë parce qu’elle peut avoir des sens différents en grammaire.
|
||
|
||
Le terme phrase peut en effet désigner aussi bien la phrase graphique que la
|
||
structure de phrase. La phrase graphique est la phrase définie ainsi : « une
|
||
phrase commence par une majuscule et se termine par un point ». En revanche, la
|
||
phrase comme structure est définie par la formule : P = GS + GV (+ GC). Ces deux
|
||
définitions se superposent souvent, mais pas toujours. Elles se superposent
|
||
dans une phrase comme Le facteur distribue le courrier à huit heures, où
|
||
la phrase graphique peut être analysée comme étant formée d’un groupe
|
||
sujet (Le facteur), d’un groupe verbal (distribue le courrier) et d’un groupe
|
||
circonstanciel (à huit heures), donc comme ayant la structure : P = GS + GV (+ GC).
|
||
En revanche, dans une phrase comme Le facteur distribue le courrier et il aime
|
||
son métier, la phrase graphique, qui commence par Le facteur et se termine par
|
||
son métier, comporte deux fois la structure [GS + GV] : une première fois avec
|
||
Le facteur distribue le courrier et une seconde fois avec il aime son métier. La
|
||
coïncidence entre phrase gra phique et structure de phrase est donc rompue et
|
||
c’est là que la notion de proposition présente un intérêt.
|
||
|
||
Le terme proposition désigne en effet la structure [GS + GV (+ GC)]. Une phrase
|
||
graphique comme Le facteur distribue le courrier et il aime son métier com-
|
||
porte donc deux propositions dites « indépendantes » (coordonnées). Une phrase
|
||
comme Le facteur qui habite ici aime son métier, comporte également deux
|
||
propositions : une proposition dite « principale » (Le facteur aime son métier)
|
||
et une proposition dite « subordonnée » (qui [= le facteur] habite ici).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 210
|
||
La phrase et la proposition 5
|
||
|
||
Phrase simple et phrase complexe B
|
||
|
||
La phrase simple est une phrase qui ne comporte qu’une seule proposition.
|
||
Par exemple, la phrase Le facteur distribue le courrier à huit heures est une
|
||
phrase simple.
|
||
|
||
La phrase complexe est une phrase qui comporte plusieurs propositions.
|
||
Par exemple, les phrases Le facteur distribue le courrier et il aime son métier
|
||
ou Le facteur qui habite ici aime son métier sont des phrases complexes qui
|
||
comportent chacune deux propositions.
|
||
|
||
Pour comprendre la notion de phrase complexe, il est crucial de se représenter
|
||
la phrase complexe non pas comme une suite de deux propositions, mais comme
|
||
l’inclusion d’une ou plusieurs propositions dans la phrase.
|
||
|
||
Ainsi, la phrase Le facteur distribue le courrier et il aime son métier inclut les
|
||
deux propositions Le facteur distribue le courrier (proposition 1) et il aime son
|
||
métier (proposition 2) :
|
||
|
||
|
||
|
||
Le facteur distribue le courrier et il aime son métier.
|
||
proposition 1 proposition 2
|
||
|
||
phrase (graphique)
|
||
|
||
|
||
|
||
D’une manière analogue, mais différente puisqu’il s’agit de subordination et non
|
||
plus de coordination, la phrase Le facteur qui habite ici aime son métier est
|
||
formée d’une proposition principale (proposition 1 : le facteur aime son métier),
|
||
qui inclut elle-même une autre proposition (proposition 2 : qui habite ici), que
|
||
l’on nomme « subordonnée (relative) » :
|
||
|
||
|
||
|
||
proposition 1 (principale)
|
||
|
||
|
||
|
||
Le facteur qui habite ici aime son métier.
|
||
proposition 2 (subordonnée)
|
||
|
||
phrase (graphique)
|
||
|
||
|
||
|
||
Cette proposition subordonnée relative fait partie du groupe sujet (GS) Le facteur
|
||
qui habite ici ; plus précisément, elle est une expansion du groupe nominal (GN)
|
||
dont elle fait partie, ce qui est très courant dans le cas d’une subordonnée
|
||
relative.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 211
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
|
||
|
||
|
||
Par conséquent, cette subordonnée est incluse dans le GN sujet :
|
||
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||
|
||
proposition 1 (principale)
|
||
|
||
|
||
|
||
Le facteur qui habite ici aime son métier.
|
||
|
||
GN sujet GV
|
||
proposition 2 (subordonnée)
|
||
|
||
phrase (graphique)
|
||
|
||
|
||
|
||
Les propositions subordonnées, qui seront examinées d’une manière plus
|
||
précise dans le paragraphe suivant, sont toujours insérées dans la principale
|
||
comme des équivalents de constituants de la phrase (noms ou GN, adjectifs ou
|
||
groupes adjectivaux, etc.). Ainsi, la subordonnée relative « qui habite ici » est
|
||
insérée dans un GN comme l’équivalent d’un adjectif. D’une manière analogue,
|
||
une subordonnée conjonctive est insérée dans un GV comme équivalent d’un
|
||
GN de fonction COD. Par exemple, dans la phrase Le facteur dit qu’il aime son
|
||
métier, la proposition subordonnée conjonctive qu’il aime son métier équivaut
|
||
à un GN ou un pronom de fonction COD (Le facteur dit ces mots / quelque
|
||
chose), ce qui signifie qu’elle est incluse dans le GV :
|
||
|
||
|
||
|
||
proposition 1 (principale)
|
||
|
||
|
||
Le facteur dit qu’il aime son métier.
|
||
|
||
GN sujet GV
|
||
proposition 2 (subordonnée)
|
||
|
||
phrase (graphique)
|
||
|
||
|
||
|
||
Le point vraiment essentiel ici est de comprendre que, du point de vue des
|
||
structures grammaticales, on n’a pas ici une principale « Le facteur dit » et une
|
||
subordonnée « qu’il aime son métier » qui serait placée après la principale.
|
||
La subordonnée « qu’il aime son métier » est incluse dans une principale qu’il
|
||
convient de considérer comme n’étant pas réduite à « le facteur dit », mais
|
||
comprenant la position (vide) du COD du verbe dire. En d’autres termes, cette
|
||
principale a la forme : « Le facteur dit X », ou « Le facteur dit quelque chose ». Et, à
|
||
la place de ce X ou de ce « quelque chose », qui représentent le COD du verbe
|
||
dire, nous avons la subordonnée « qu’il aime son métier ». Il s’agit donc bien d’une
|
||
relation d’inclusion et non d’une relation de succession. La principale n’est pas
|
||
« Le facteur dit » mais « Le facteur dit quelque chose ».
|
||
|
||
On fera le même raisonnement pour la proposition subordonnée circonstancielle,
|
||
qui, comme son nom l’indique, prend la place du groupe circonstanciel (GC)
|
||
|
||
p. 212
|
||
La phrase et la proposition 5
|
||
|
||
dans la structure GS + GV + GC. Dans une phrase comme La voisine attend le
|
||
facteur parce qu’elle doit recevoir une lettre, la subordonnée « parce qu’elle
|
||
doit recevoir une lettre » est incluse dans la principale « La voisine attend le
|
||
facteur X » ou « La voisine attend le facteur pour une certaine raison », où X et
|
||
« pour une certaine raison » représentent le GC de la principale.
|
||
|
||
Les principales possibilités d’insertion ou d’inclusion d’une proposition subor-
|
||
donnée dans une proposition principale sont les suivantes :
|
||
|
||
|
||
Possibilité d’inclure
|
||
Possibilité d’inclure Possibilité d’inclure
|
||
une subordonnée
|
||
une subordonnée une subordonnée
|
||
relative ici
|
||
conjonctive ici circonstancielle ici
|
||
(Le facteur qui est
|
||
(a montré qu’il était (dès qu’il a commencé
|
||
arrivé la semaine
|
||
enthousiaste) sa tournée)
|
||
dernière)
|
||
P
|
||
|
||
|
||
fonction sujet
|
||
GS GV GC
|
||
|
||
Le nouveau facteur a montré son enthousiasme dès le début.
|
||
|
||
fonction épithète fonction COD
|
||
|
||
|
||
fonction complément
|
||
circonstanciel
|
||
|
||
|
||
|
||
Même si elles ne sont pas enseignées directement aux élèves, ces relations
|
||
d’inclusion qui caractérisent les phrases complexes doivent être clairement
|
||
comprises par les professeurs. Pour les élèves, on peut approcher d’une
|
||
compréhension correcte de la notion de phrase complexe en utilisant une
|
||
analogie avec des boîtes : une phrase complexe est une boîte qui contient une ou
|
||
plusieurs autres boîtes74 .
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
74 On notera qu’il persiste une ambiguïté dans la notion de proposition subordonnée : soit cette
|
||
expression vise la proposition avec la conjonction qui la précède (par exemple parce qu’elle doit recevoir
|
||
une lettre), soit elle vise la structure propositionnelle [GS + GV + GC] intégrée dans la principale (elle doit recevoir
|
||
une lettre). La première solution est dominante dans l’usage scolaire, notamment parce qu’elle est cohérente
|
||
avec l’idée de dépendance à l’égard de la principale qu’implique le mot subordination dans son usage commun.
|
||
En effet, si « proposition subordonnée » désigne l’ensemble {[conjonction ou pronom relatif] + structure [GS + GV
|
||
+ GC]}, la proposition subordonnée n’a aucune autonomie syntaxique (parce qu’elle doit recevoir une lettre ne
|
||
peut être employé seul) et elle peut à ce titre être considérée comme « subordonnée » à la principale. Cependant,
|
||
cet ensemble ne constitue pas une proposition au sens défini plus haut : la proposition, en toute rigueur,
|
||
est uniquement constituée de la structure [GS + GV + GC] et l’outil subordonnant qui la précède (conjonction
|
||
de subordination ou pronom relatif) n’en fait pas partie : il a simplement pour rôle de permettre l’insertion de cette
|
||
structure dans la principale. Encore une fois, la subordination est avant tout un fait d’inclusion syntaxique
|
||
et la dépendance n’en est qu’une conséquence secondaire. L’usage consistant à utiliser l’expression « proposition
|
||
subordonnée » pour désigner l’ensemble formé par la proposition elle-même et le mot subordonnant est donc un
|
||
usage contestable. Mais, comme nous ne disposons pas d’un terme spécifique permettant de distinguer l’ensemble
|
||
[mot subordonnant + proposition subordonnée] de la proposition subordonnée elle-même, le terme « proposition
|
||
subordonnée » finit par désigner ces deux structures linguistiques distinctes.
|
||
|
||
|
||
p. 213
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
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||
|
||
II
|
||
Phrase complexe
|
||
par subordination
|
||
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur
|
||
Une phrase complexe par subordination est une phrase comportant deux
|
||
propositions dont l’une, appelée proposition subordonnée, est incluse dans
|
||
l’autre, appelée proposition principale, au moyen d’un outil de subordination
|
||
(conjonction de subordination ou pronom relatif). Ainsi, la phrase Le chat chasse
|
||
les souris quand la nuit tombe est une phrase complexe qui comporte une
|
||
proposition principale (Le chat chasse les souris) dans laquelle est incluse une
|
||
proposition subordonnée (quand la nuit tombe) introduite par la conjonction de
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subordination quand.
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L’étude de la phrase complexe par subordination prend appui sur les conjonctions
|
||
de subordination les plus courantes : que ; quand ; lorsque ; pendant que ;
|
||
dès que ; parce que ; puisque ; vu que ; comme ; si, etc.
|
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||
• Conjonction de subordination introduisant une subordonnée conjonctive :
|
||
que (dans Je pense que tu as raison).
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• Conjonctions de subordination à valeur circonstancielle :
|
||
– temps : quand ; lorsque ; dès que ; pendant que ; toutes les fois que ;
|
||
– cause : parce que ; puisque ; vu que ;
|
||
– hypothèse : si (dans Si j’étais riche, je changerais de maison) ;
|
||
– comparaison : comme (dans Il ment comme il respire)
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Remarques
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||
Les conjonctions de subordination (composées d’un seul mot, par exemple
|
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quand) et les locutions conjonctives de subordination (composées de deux
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mots ou plus, par exemple parce que) ne font pas l’objet d’une différenciation
|
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terminologique.
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La conjonction de subordination si ne doit pas être confondue avec l’adverbe
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d’intensité homonyme (Tu es si fort).
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p. 214
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||
La phrase et la proposition 5
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Ce que les élèves doivent B
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retenir et maîtriser
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||
La phrase complexe par subordination comporte au moins deux propositions,
|
||
la proposition principale et la proposition subordonnée. Dans Le chat chasse les
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||
souris quand la nuit tombe, la proposition subordonnée quand la nuit tombe
|
||
est incluse dans la proposition principale Le chat chasse les souris, dont elle
|
||
constitue le GC.
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||
Les conjonctions de subordination les plus courantes sont :
|
||
• quand ; lorsque ; pendant que ; dès que, exprimant le temps ;
|
||
• parce que ; puisque ; vu que ; comme, exprimant la cause ;
|
||
• si, exprimant l’hypothèse ;
|
||
• que, introduisant un COD.
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Repères pour une progression C
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L’étude de la phrase complexe par subordination relève du cycle 3. Quel que soit
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le type de propositions subordonnées introduites (conjonctives ou circonstan-
|
||
cielles), l’ensemble formé par la proposition principale et la proposition subor-
|
||
donnée est regroupé, sans distinction, sous l’appellation générique de « phrase
|
||
complexe par subordination ».
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||
Cycle 3
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||
CM1-CM2 Les propositions subordonnées circonstancielles sont introduites
|
||
en se fondant sur une liste de conjonctions et locutions conjonctives de subor-
|
||
dination très courantes exprimant le temps (quand ; lorsque ; pendant que ;
|
||
dès que) et la cause (parce que ; puisque ; vu que). Les propositions circons-
|
||
tancielles de temps et de cause font l’objet d’une mention privilégiée parce que,
|
||
s’analysant respectivement en complément circonstanciel de temps et de cause,
|
||
elles correspondent à deux des trois compléments circonstanciels (temps,
|
||
cause, lieu) au programme du cycle 3.
|
||
La découverte de la phrase complexe par subordination comporte l’introduction
|
||
de la conjonction de subordination que dans le cadre de propositions subor-
|
||
données conjonctives. On se limite aux propositions conjonctives COD de verbes
|
||
déclaratifs (Pierre affirme que le chat est dans le jardin) ou de verbes d’opinion
|
||
(Anna pense que la souris a peur du chat). Seules des subordonnées compor-
|
||
tant un verbe à l’indicatif font l’objet des apprentissages.
|
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||
p. 215
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
6e Des propositions subordonnées circonstancielles, porteuses d’autres valeurs
|
||
sémantiques, sont introduites (hypothèse : si ; comparaison : comme).
|
||
L’élève apprend à identifier la proposition subordonnée quand elle est en tête de
|
||
phrase (Quand il a faim, le lion rugit) ou enclavée (Le crocodile, lorsqu’il a faim,
|
||
chasse dans l’eau du fleuve) dans la proposition principale. Il est en mesure
|
||
d’identifier la proposition principale et la proposition subordonnée d’une phrase
|
||
complexe en toute position.
|
||
L’élève est capable de rédiger de courtes phrases complexes en faisant usage des
|
||
principales conjonctions de subordination et perçoit les différences sémantiques
|
||
dont elles sont porteuses (expression du temps, de la cause, de l’hypothèse, de la
|
||
comparaison).
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||
D Démarches d’apprentissage.
|
||
Comment faire identifier la phrase
|
||
complexe par subordination ?
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||
L’identification de la phrase complexe par subordination se fait tout au long du
|
||
cycle 3, plus particulièrement en fin de CM2 lorsque les élèves sont familiarisés
|
||
à la phrase complexe par juxtaposition et par coordination, et en sixième.
|
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||
1. Une première approche fondée
|
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sur la forme de la conjonction
|
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de subordination (morphologie)
|
||
L’étude de la phrase complexe par subordination peut se faire par l’identification
|
||
des conjonctions de subordination les plus fréquentes inscrites au programme
|
||
du cycle 3.
|
||
|
||
La conjonction de subordination (comptant un seul mot, par exemple quand)
|
||
et la locution conjonctive de subordination (comptant deux ou plusieurs mots,
|
||
par exemple dès que) ne font pas l’objet d’une différenciation terminologique.
|
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p. 216
|
||
La phrase et la proposition 5
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||
2. Une deuxième approche fondée
|
||
sur le sens (sémantique)
|
||
Le caractère de dépendance unissant la proposition principale et la proposi-
|
||
tion subordonnée peut être mis en évidence par une approche sémantique qui
|
||
déconstruit la phrase complexe et commence son étude à partir de deux propo-
|
||
sitions indépendantes :
|
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|
||
Monica répète + Le chat est dans le jardin
|
||
➔ Monica répète que le chat est dans le jardin.
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||
Le chat miaule + Anne le caresse
|
||
➔ Le chat miaule quand Anne le caresse.
|
||
|
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|
||
3. Une troisième approche fondée sur la place
|
||
de la subordonnée dans la construction
|
||
de la phrase (syntaxe)
|
||
L’inclusion de la proposition subordonnée dans la proposition principale peut
|
||
faire l’objet d’une approche syntaxique fondée sur l’ordre des propositions au
|
||
sein de la phrase complexe.
|
||
|
||
Pour la découverte de la notion, on s’attache à placer systématiquement la pro-
|
||
position subordonnée en fin de phrase afin de bien faire remarquer à l’élève
|
||
qu’une proposition subordonnée n’est jamais autonome et ne peut constituer à
|
||
elle seule une phrase type. On privilégie donc dans un premier temps des énon-
|
||
cés du type Pierre affirme que Jacques est dans le jardin et Nous irons au
|
||
cinéma si tu es gentil.
|
||
|
||
Ce n’est qu’ultérieurement que la proposition subordonnée circonstancielle
|
||
peut être montrée en tête de phrase (Si tu viens, nous irons au cinéma) ou
|
||
enclavée dans la principale (Le chat, quand son maître le caresse, ronronne
|
||
doucement)75. Pour rappel, la possibilité de déplacer la subordonnée circons-
|
||
tancielle est un critère de reconnaissance de la fonction circonstancielle76.
|
||
|
||
Au moment de la découverte de la notion, et pour bien faire la différence entre
|
||
proposition principale et proposition subordonnée, des exemples où la proposi-
|
||
tion subordonnée circonstancielle figure systématiquement en seconde position
|
||
(Le chien aboie quand on sonne à la porte) sont présentés.
|
||
|
||
|
||
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||
|
||
75 La proposition subordonnée conjonctive de fonction COD ou complément (Martha répète qu’elle a
|
||
perdu sa trousse) est toujours placée après la proposition principale.
|
||
76 Voir p. 45.
|
||
|
||
|
||
p. 217
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
4. Des critères pour la manipulation
|
||
Le premier critère mis en œuvre est l’identification des verbes conjugués à un
|
||
mode personnel dans les propositions. En corollaire à cette première étape,
|
||
le sujet des verbes est identifié.
|
||
|
||
Lorsqu’il est établi qu’une phrase comporte plusieurs verbes conjugués à un
|
||
mode personnel (ce qui exclut les verbes à l’infinitif et au participe), il reste à
|
||
faire la différence entre subordination d’une part et coordination ou juxtaposi-
|
||
tion d’autre part. Il convient donc de mettre en œuvre un second critère, formel,
|
||
qui consiste à identifier les conjonctions de subordination, en s’appuyant sur une
|
||
liste de conjonctions connues des élèves.
|
||
|
||
|
||
Remarques
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||
La conjonction de coordination car lie entre elles deux propositions indépen-
|
||
dantes dans le cadre d’une phrase complexe par coordination, tandis que la
|
||
locution conjonctive de subordination parce que inclut une proposition subor-
|
||
donnée dans une proposition principale.
|
||
Ainsi, la phrase Theresa mange des gâteaux parce qu’elle est gourmande
|
||
(phrase complexe par subordination) doit être distinguée, au plan grammatical,
|
||
de la phrase Theresa mange des gâteaux car elle est gourmande (phrase
|
||
complexe par coordination). Si les deux énoncés sont sémantiquement équiva-
|
||
lents, ils diffèrent par leur structure syntaxique. Notamment, il est impossible
|
||
de placer car elle gourmande en tête de phrase (*Car elle est gourmande,
|
||
Theresa mange des gâteaux) en raison du fait que car est une conjonction de
|
||
coordination, tandis que la position en tête de phrase est possible avec parce
|
||
que (Parce qu’elle est gourmande, Theresa mange des gâteaux). De même,
|
||
l’extraction au moyen de c’est … que, qui est possible avec parce que (C’est
|
||
parce qu’elle est gourmande que Theresa mange des gâteaux) est impossible
|
||
avec car (*C’est car elle est gourmande que Theresa mange des gâteaux).
|
||
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||
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||
p. 218
|
||
La phrase et la proposition 5
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||
Sélection du corpus pour la séance E
|
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||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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||
être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
||
ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
|
||
Pour la découverte de la Enzo raconte qu’il est allé
|
||
notion, choisir des phrases de à la plage.
|
||
type déclaratif ne comportant Le chat se couche près de
|
||
ni la forme négative ni la forme la cheminée quand il a froid.
|
||
exclamative, afin de ne pas
|
||
additionner les difficultés.
|
||
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|
||
Choisir des phrases où Quand la pluie commence
|
||
l’indicatif présent se trouve à tomber, les enfants rentrent
|
||
dans la proposition principale en classe.
|
||
et dans la proposition
|
||
subordonnée.
|
||
|
||
|
||
Pour l’étude de la proposition Yanis espère que nous irons
|
||
subordonnée conjonctive au cinéma.
|
||
introduite par la conjonction
|
||
de subordination que, choisir
|
||
des subordonnées comportant
|
||
un verbe à l’indicatif
|
||
et de fonction COD77.
|
||
|
||
|
||
Au cycle 3, choisir des Si le chien aboie, les chats
|
||
phrases où la conjonction s’enfuient.
|
||
de subordination si introduit
|
||
une proposition subordonnée
|
||
circonstancielle de sens
|
||
hypothétique.
|
||
|
||
|
||
Exclure, pour la découverte Louise est si douée
|
||
de la notion, la conjonction que tout le monde l’admire.
|
||
de subordination employée Mohamed est plus timide
|
||
dans des systèmes corrélatifs que tu ne le penses.
|
||
à l’indicatif exprimant la
|
||
conséquence ou la comparaison.
|
||
|
||
|
||
|
||
77 Sont privilégiés, comme verbes introducteurs de la subordonnée conjonctive de fonction COD,
|
||
les verbes déclaratifs (dire ; affirmer ; déclarer ; répéter ; annonce ; ajouter ; préciser ; confirmer ; raconter ;
|
||
révéler ; dévoiler ; murmurer, etc.) ainsi que les verbes d’opinion (constater ; penser ; trouver ; espérer ;
|
||
estimer, etc.).
|
||
|
||
|
||
p. 219
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
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||
Exclure au CM1 et au CM2 Quand la nuit tombe
|
||
l’emploi de la conjonction de et que le chat est dans
|
||
subordination que (appelé que le jardin, les souris se cachent.
|
||
vicariant) dans une proposition
|
||
subordonnée circonstancielle,
|
||
pour éviter la répétition
|
||
de la première conjonction
|
||
de subordination.
|
||
|
||
|
||
Éviter les exemples comportant Quand viendras-tu ?
|
||
quand employé non pas (adverbe interrogatif
|
||
comme conjonction de introduisant une proposition
|
||
subordination mais comme interrogative directe partielle)
|
||
adverbe interrogatif.
|
||
Il demande quand
|
||
passera le facteur
|
||
(adverbe interrogatif
|
||
introduisant une proposition
|
||
subordonnée interrogative
|
||
partielle)
|
||
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||
|
||
|
||
POINTS DE VIGILANCE
|
||
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||
• L’introduction de la conjonction de subordination que (Je trouve que ce chat
|
||
est beau) ne doit pas être l’occasion de confusion avec des formes homo-
|
||
nymes dont l’étude est inscrite au programme du cycle 4 :
|
||
– Le chat que je vois s’appelle Felix : pronom relatif de fonction COD
|
||
– Que fais-tu ? : pronom interrogatif de fonction COD
|
||
– Que ce chat est beau ! : adverbe exclamatif
|
||
|
||
• La conjonction de subordination si est susceptible d’introduire une proposition
|
||
subordonnée circonstancielle de sens hypothétique (Si le chien aboie,
|
||
les chats s’enfuient) ou une proposition interrogative indirecte partielle
|
||
(Pierre demande si le chat est dans le jardin). Au cycle 3, on privilégie,
|
||
dans les corpus d’exercices, la première.
|
||
|
||
• L’introduction de la conjonction de subordination comme ne doit pas être
|
||
l’occasion de confusions sémantiques : cette conjonction a en effet une valeur
|
||
comparative dans des énoncés du type Pierre travaille comme je le lui ai
|
||
demandé, mais une valeur temporelle et causale dans des énoncés du type
|
||
Comme la pluie commençait à tomber, les enfants sont rentrés en classe.
|
||
|
||
• La conjonction de subordination comme ne doit pas être confondue avec
|
||
l’adverbe exclamatif (Comme ce chat est beau !) dont l’étude est inscrite au
|
||
programme du cycle 4.
|
||
|
||
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||
|
||
|
||
p. 220
|
||
La phrase et la proposition 5
|
||
|
||
Phrase complexe III
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||
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||
par juxtaposition
|
||
et par coordination
|
||
|
||
|
||
Définitions pour le professeur A
|
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|
||
Une phrase complexe par juxtaposition est une phrase comportant au moins
|
||
deux propositions indépendantes reliées entre elles par une virgule, un point-
|
||
virgule ou les deux points. Ainsi, la phrase La souris est dans le jardin, le chat
|
||
guette le petit animal est une phrase complexe par juxtaposition comportant
|
||
une première proposition (La souris est dans le jardin) suivie d’une seconde
|
||
(le chat guette le petit animal), reliées entre elles par une virgule.
|
||
|
||
Le sujet des différentes propositions indépendantes formant la phrase com-
|
||
plexe par juxtaposition peut être le même. Dans ce cas, il n’est exprimé que
|
||
dans la première proposition et n’est pas répété dans la ou les suivante(s). Ainsi,
|
||
la phrase Le chat se réveille, va dans le jardin, cherche une souris est une
|
||
phrase complexe par juxtaposition comportant trois propositions (et donc trois
|
||
verbes conjugués) dont le sujet commun, Le chat, n’est cité qu’une seule fois.
|
||
|
||
Une phrase complexe par coordination est une phrase comportant au moins
|
||
deux propositions reliées entre elles par une conjonction de coordination (mais ;
|
||
ou ; et ; or ; ni ; car). Ainsi, la phrase La souris est dans le jardin et le chat guette
|
||
le petit animal est une phrase complexe par coordination comportant une
|
||
première proposition (La souris est dans le jardin) suivie d’une seconde (le chat
|
||
guette le petit animal), reliées entre elles par la conjonction de coordination et.
|
||
|
||
Le sujet des différentes propositions formant la phrase complexe par coordination
|
||
peut être le même. Dans ce cas, il n’est exprimé que dans la première proposition
|
||
et n’est pas répété dans la suivante ou les suivantes. Ainsi, la phrase Le chat va
|
||
dans le jardin et cherche une souris est une phrase complexe par coordination
|
||
comportant deux propositions (et donc deux verbes conjugués à un mode
|
||
personnel) dont le sujet commun, Le chat, n’est cité qu’une seule fois. En fonction
|
||
des conjonctions de coordination, la mise en facteur commun du même sujet est
|
||
possible ou non.
|
||
|
||
Certaines phrases complexes comportent des propositions qui semblent reliées
|
||
entre elles à la fois par juxtaposition et par coordination. Ainsi, la phrase Le chat
|
||
se réveille, regarde autour de lui et cherche une souris présente d’abord deux
|
||
GV séparés par des virgules, puis un troisième GV séparé du précédent par la
|
||
|
||
|
||
p. 221
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
conjonction de coordination et. Il s’agit, dans ce cas, d’une coordination multi-
|
||
ple : la conjonction de coordination et n’est pas répétée mais elle pourrait l’être
|
||
(Le chat se réveille et regarde autour de lui et cherche une souris). On consi-
|
||
dère donc que la première occurrence de et est élidée.
|
||
|
||
Le mot mais fonctionne parfois comme un adverbe, en particulier lorsqu’il est
|
||
employé en début de phrase : Mais que fais-tu ici ?
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
B Ce que les élèves doivent
|
||
retenir et maîtriser
|
||
Les propositions indépendantes composant une phrase complexe par jux-
|
||
taposition sont reliées entre elles par une virgule, un point-virgule ou les deux
|
||
points (Des enfants passent, le chien aboie).
|
||
|
||
Les propositions indépendantes composant une phrase complexe par coor-
|
||
dination sont reliées entre elles par une des six conjonctions de coordination
|
||
(mais ; ou ; et ; or ; ni ; car) : Des enfants passent et le chien aboie.
|
||
|
||
La phrase complexe par juxtaposition ou par coordination compte toujours
|
||
au moins deux verbes conjugués à un mode personnel et un ou plusieurs sujets
|
||
exprimés :
|
||
• par juxtaposition avec un sujet :
|
||
Le chien aboie, effraie les enfants.
|
||
• par coordination avec un sujet :
|
||
Le chien aboie et effraie les enfants.
|
||
• par juxtaposition avec deux sujets ou plus :
|
||
Des enfants passent, le chien aboie.
|
||
• par coordination avec deux sujets ou plus :
|
||
Des enfants passent et le chien aboie.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
C Repères pour une progression
|
||
À l’issue du cycle 2, les élèves ont appris à construire des phrases-types com-
|
||
portant un groupe sujet et un groupe verbal. Au cycle 3, les élèves abordent
|
||
la phrase complexe par juxtaposition ou par coordination.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 222
|
||
La phrase et la proposition 5
|
||
|
||
Cycle 3
|
||
|
||
CM1 L’élève apprend à reconnaître les phrases complexes par juxtaposition
|
||
dont il sait identifier, pour chacune d’entre elles, le sujet exprimé et le verbe
|
||
conjugué. Il est en mesure de rédiger de courtes phrases complexes dont les
|
||
propositions indépendantes sont reliées entre elles par l’un des trois signes de
|
||
ponctuation possibles (virgule, point-virgule, deux points). Il sait distinguer les
|
||
phrases complexes comportant un seul sujet mis en facteur commun et celles
|
||
comportant plusieurs sujets exprimés. Les phrases complexes par coordination
|
||
font l’objet d’une première approche.
|
||
|
||
CM2 L’élève apprend à reconnaître les phrases complexes par coordination
|
||
dont il sait identifier, pour chacune d’entre elles, le verbe conjugué. À partir de
|
||
phrases complexes prototypiques, il comprend progressivement que, selon les
|
||
conjonctions de coordination employées, les propositions indépendantes com-
|
||
posant la phrase complexe par coordination ont tantôt un groupe sujet commun
|
||
tantôt des groupes sujets distincts.
|
||
|
||
6e L’élève maîtrise la phrase complexe par juxtaposition et la phrase complexe
|
||
par coordination. Il découvre, à partir d’énoncés prototypiques mêlant les
|
||
différentes structures possibles, que certaines phrases peuvent être des
|
||
phrases complexes par coordination multiple.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Démarches d’apprentissage. D
|
||
Comment faire identifier
|
||
les phrases complexes
|
||
par juxtaposition et coordination ?
|
||
On peut s’approcher d’une compréhension correcte de la notion de phrase
|
||
complexe avec les élèves en utilisant une analogie avec des boîtes : une phrase
|
||
complexe est une boîte qui contient une ou plusieurs autres boîtes.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
1. Une première approche fondée
|
||
sur le sens (sémantique)
|
||
Elle consiste à confronter les élèves à deux situations visuelles comportant deux
|
||
sujets animés et deux actions. On peut ensuite les amener à construire dans un
|
||
premier temps deux phrases simples qui répondent au schéma prototypique
|
||
le plus élémentaire, soit un groupe sujet et un groupe verbal sans complément
|
||
(Le chien aboie. Le chat miaule).
|
||
|
||
|
||
p. 223
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
2. Une seconde approche morphologique
|
||
et syntaxique
|
||
Une fois que les élèves ont conçu ces deux phrases simples, ils sont amenés
|
||
à composer une phrase complexe à partir de critères d’identification, d’ordre
|
||
morphologique et syntaxique, prenant en compte à la fois la ponctuation
|
||
et l’emploi des conjonctions de coordination.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
3. Des critères pour la manipulation
|
||
• Phrase complexe par juxtaposition
|
||
Le premier critère mis en œuvre pour repérer les phrases complexes par
|
||
juxtaposition est l’identification des différents verbes conjugués à un mode
|
||
personnel qui composent les différentes propositions indépendantes.
|
||
En corollaire à cette première étape, le sujet des verbes est identifié, qu’il soit
|
||
commun à plusieurs verbes ou différent pour chacun d’entre eux.
|
||
|
||
Le deuxième critère, formel, consiste à identifier les trois signes de ponctuation
|
||
pouvant relier entre elles des phrases complexes par juxtaposition (virgule,
|
||
point-virgule, deux points).
|
||
|
||
• Phrase complexe par coordination
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||
Le premier critère mis en œuvre précédemment (recherche du verbe et de son
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sujet) concerne aussi la phrase complexe par coordination. S’y ajoute ici l’iden-
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tification des six conjonctions de coordination dont l’adverbe donc est exclu78 .
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78 Voir La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 43 et 131.
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p. 224
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La phrase et la proposition 5
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Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Pour faire découvrir Le chat griffe.
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la notion, choisir des phrases Le perroquet parle.
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simples sans complément
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exprimé qui peuvent être
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fondues en une phrase
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complexe ; des phrases
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comportant des êtres animés
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et des verbes d’action, c’est-
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à-dire des situations aisément
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visualisables par les élèves.
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Exclure les phrases simples Les chats aiment jouer
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comportant des infinitifs et où et chasser.
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les infinitifs forment un groupe
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infinitif COD du verbe conjugué.
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Choisir des phrases Le chat va dans le jardin,
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juxtaposées qui ne présentent regarde autour de lui,
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pas de subordination sous- repère une souris.
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jacente mais expriment une La neige tombe, le vent souffle,
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simple succession de procès l’hiver arrive.
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ou décrivent différents aspects
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d’une situation.
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Toutefois, avec les deux points, La neige commence à tomber :
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il est très difficile d’éviter le chat rentre vite à la maison.
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la relation de subordination. Il existe un rapport de
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Ce type de juxtaposition sera subordination de type causal.
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donc exploré en fin de cycle 3. Il recommence, il va se faire
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renvoyer.
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La structure hypothétique
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n’est pas explicite mais elle
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est aisément restituable
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(S’il recommence,
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il va se faire renvoyer).
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p. 225
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5 La grammaire du français du CP à la 6e
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POINTS DE VIGILANCE
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• Le premier critère d’identification d’une phrase complexe par juxtaposition ou
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par coordination étant l’identification des verbes conjugués qui la composent,
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on veille à bien faire prendre conscience aux élèves qu’une phrase du type
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||
Ni les chats ni les chiens n’aiment l’orage n’est pas une phrase complexe par
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||
coordination : dans ce cas, la conjonction de coordination ni coordonne entre
|
||
eux deux groupes nominaux constitutifs du groupe sujet ni les chats ni les
|
||
chiens qui est le sujet du verbe aiment. Il en va de même pour une phrase du
|
||
type Les chats et les chiens aiment le poisson où la conjonction de coordina-
|
||
tion et relie entre eux deux groupes nominaux constitutifs du groupe sujet les
|
||
chats et les chiens.
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||
• La phrase complexe par juxtaposition et par coordination peut également rele-
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ver du type impératif (Entrez, enlevez votre manteau, ouvrez vos cahiers).
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||
Cette structure ne peut être mise en œuvre que lorsque les élèves maîtrisent
|
||
le type impératif. Pour mémoire, le type interrogatif ne fournit aucun exemple
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abordable, à ce niveau de la scolarité, de phrase complexe par juxtaposition
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ou par coordination.
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p. 226
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La phrase et la proposition 5
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Les types de phrases IV
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Définitions pour le professeur A
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Trois actes fondamentaux de langage permettent d’interagir avec autrui :
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• communiquer une information que l’on croit vraie ou que l’on présente comme
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telle (type déclaratif) ;
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• demander une information (type interrogatif) ;
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||
• donner un ordre (type impératif).
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Ces actes de langage correspondent à des types de phrases : type déclaratif
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||
(Pierre est dans le jardin), type interrogatif (Où est Pierre ?), type impératif
|
||
(Pierre, ferme la porte !).
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||
Les types de phrases ne sont pas tous situés sur le même plan : le type décla-
|
||
ratif est celui de la phrase canonique tandis que les autres types, interrogatif
|
||
et impératif, correspondent à des actes de langage moins prototypiques, qui
|
||
se repèrent intuitivement en raison de leur valeur pragmatique (on différencie
|
||
spontanément un ordre d’une question) et, secondairement, au moyen d’indices
|
||
aisément repérables : point d’interrogation pour le type interrogatif et mode
|
||
impératif pour le type impératif. D’une manière générale, la phrase déclarative
|
||
est donc le type de phrase par défaut.
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Les types de phrases sont exclusifs et non cumulatifs : une phrase est soit décla-
|
||
rative, soit interrogative, soit impérative.
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Les types de phrase et les valeurs qu’ils véhiculent ne sont pas à confondre.
|
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Une phrase déclarative du type Tu fermeras la porte ce soir implique une
|
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action de la part de la personne à qui elle est destinée (l’acte de fermer la porte).
|
||
Bien qu’elle soit, d’un point de vue morphosyntaxique, une phrase déclarative,
|
||
une phrase de ce type relève, du point de vue pragmatique, du type impératif.
|
||
De même, une phrase interrogative du type Peux-tu fermer la porte ? n’attend
|
||
pas une réponse mais une réaction (l’acte de fermer la porte). Bien qu’elle soit,
|
||
d’un point de vue morphosyntaxique, une phrase interrogative, une phrase de ce
|
||
type relève là aussi, du point de vue pragmatique, du type impératif.
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p. 227
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5 La grammaire du français du CP à la 6e
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1. Le type déclaratif
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Le type déclaratif est l’acte de langage qui permet de communiquer une informa-
|
||
tion (Le train est en retard), de fournir une description (Le jardin est splendide)
|
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ou d’exprimer une opinion (J’adore les frites).
|
||
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||
Dans sa forme canonique, le type déclaratif répond à la structure groupe sujet
|
||
+ groupe verbal79, soit Le chat regarde la souris ; Le chat est dans le jardin.
|
||
Une phrase déclarative commence par une majuscule et se termine par un point
|
||
ou des points de suspension.
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||
Dans sa forme la plus élémentaire, la phrase déclarative est à la voix active
|
||
(Le chien aboie dans la cour). Elle n’est modifiée ni par la forme négative
|
||
(Le chien n’aboie pas dans la cour) ni par la forme exclamative (Le chien aboie
|
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dans la cour !).
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Le type déclaratif aux cycles 2 et 3
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• Cycle 2
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– Type déclaratif : Le chat est dans le jardin.
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– Type déclaratif + forme exclamative :
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Le chat est dans le jardin !
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– Type déclaratif + forme négative :
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Le chat n’est pas dans le jardin.
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• Cycle 3
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– Type déclaratif + formes négative et exclamative :
|
||
Le chat n’est pas dans le jardin !
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2. Le type impératif
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Le type impératif est l’acte de langage qui permet de donner un ordre à quelqu’un
|
||
(Ferme la porte). Il se caractérise par l’emploi du mode impératif et l’absence
|
||
de sujet. L’impératif est un mode défectif qui n’est attesté qu’à trois personnes
|
||
(deuxièmes personnes du singulier et du pluriel, première personne du pluriel) 80 .
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|
||
Le type impératif est susceptible d’être modifié par la forme négative ou la forme
|
||
exclamative, lesquelles peuvent aussi se combiner.
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79 Cette structure est propre au français et à d’autres langues, mais certaines langues ont un type
|
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déclaratif répondant à la structure GV + GS (notamment en arabe).
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80 La troisième personne, absente de la conjugaison de l’impératif, s’exprime à l’aide du subjonctif
|
||
(Qu’il entre ; Qu’ils entrent). Ces emplois ne sont pas étudiés à l’école élémentaire : l’étude du subjonctif relève
|
||
du programme du cycle 4.
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p. 228
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La phrase et la proposition 5
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Le type impératif aux cycles 2 et 3
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• Cycle 2
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||
– Type impératif :
|
||
Ferme la porte / Fermons la porte / Fermez la porte.
|
||
– Type impératif + forme exclamative : Ferme la porte !
|
||
– Type impératif + forme négative : Ne ferme pas la porte.
|
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||
• Cycle 3
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– Type impératif + formes négative et exclamative :
|
||
Ne ferme pas la porte !
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3. Le type interrogatif
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Le type interrogatif est l’acte de langage qui permet de poser une question à
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quelqu’un.
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On distingue deux types d’interrogation :
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• l’interrogation totale qui porte sur tout l’énoncé et n’admet qu’une réponse
|
||
par oui, non, si : As-tu aimé le gâteau au chocolat ? – Oui / Non ; N’as-tu pas
|
||
aimé le gâteau ? – Si ;
|
||
|
||
• l’interrogation partielle qui porte sur une partie de l’énoncé (Pourquoi es-tu
|
||
triste ?) et n’admet pas de réponse par oui, non, si. Dans cet exemple, la ques-
|
||
tion ne remet pas en cause l’existence de la tristesse (Es-tu triste ?) mais
|
||
porte uniquement sur la cause de la tristesse.
|
||
|
||
Le type interrogatif se reconnaît à cinq indices, dont certains peuvent appa-
|
||
raître simultanément, ou, au contraire, s’exclure.
|
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1. Présence d’un mot interrogatif81
|
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• un adverbe interrogatif :
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– à valeur de temps : Quand es-tu rentré ?
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– à valeur de lieu : Où est le chat ?
|
||
– à valeur de cause : Pourquoi le chat est-il dehors ?
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||
– à valeur de manière : Comment le chat a-t-il attrapé la souris ?
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||
• un pronom interrogatif :
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– Qui est là ?
|
||
– Qu’aimes-tu manger ?
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– Voilà deux gâteaux : lequel préfères-tu ?
|
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|
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• un déterminant interrogatif :
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||
– Quel gâteau as-tu préféré ?
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||
81 Le pronom et le déterminant interrogatifs relèvent des programmes du cycle 4.
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p. 229
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5 La grammaire du français du CP à la 6e
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Lorsque la forme verbale se termine par un a ou un e et que le pronom personnel
|
||
sujet commence par une voyelle, un -t- d’euphonie se place entre le verbe et le
|
||
pronom (A-t-elle crié ? ; Que mange-t-il ?).
|
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||
2. Inversion du sujet
|
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• nominal : Où se cache Martin ?
|
||
• pronominal : Quand arrives-tu ? ; Connais-tu Martin ?
|
||
• inversion complexe : Jean est-il content ?
|
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||
Lorsque le sujet est un groupe nominal, l’inversion du sujet peut être complexe.
|
||
Il peut comporter à la fois le groupe nominal sujet placé avant le verbe et un
|
||
pronom sujet placé après le verbe (Où Martin se cache-t-il ?).
|
||
D’une manière générale, l’inversion complexe signale un registre de langue soutenu.
|
||
L’emploi de l’inversion complexe obéit aussi à des contraintes syntaxiques : elle est
|
||
impossible avec le pronom interrogatif que (Que mange Noah ?), mais obligatoire
|
||
avec l’adverbe interrogatif pourquoi (Pourquoi Jeanne pleure-t-elle ? ) 82 .
|
||
Dans l’interrogation totale (réponse possible par oui / non / si), l’interrogation se
|
||
note par l’intonation montante (Jean est content ?) ou par l’inversion complexe
|
||
(Jean est-il content ?).
|
||
D’un point de vue syntaxique, dans une phrase du type Où Martin se cache-
|
||
t-il ?, Martin est le groupe nominal sujet du verbe et il un pronom personnel qui
|
||
dédouble le sujet Martin. On évitera de dire que le verbe a deux sujets ou que le
|
||
pronom personnel il est le sujet du verbe83.
|
||
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||
3. Emploi de la locution est-ce que : Est-ce que tu es là ? ; Qu’est-ce que tu fais ?
|
||
L’emploi de cette locution n’entraîne pas de modification de la phrase déclarative
|
||
et ne permet pas l’inversion du sujet.
|
||
L’emploi de cette locution avec un mot interrogatif (Où est-ce que tu veux aller ?)
|
||
est possible mais relève uniquement de la langue orale et du registre familier.
|
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||
4. Emploi du point d’interrogation (?) à l’écrit
|
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||
5. Intonation montante à l’oral (Tu manges ?)
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||
Le type interrogatif est susceptible d’être modifié par la forme négative et la
|
||
forme exclamative, lesquelles peuvent aussi se combiner.
|
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82 Bien sûr, à l’oral, d’autres structures sont possibles : Pourquoi Jeanne pleure ? ;
|
||
Pourquoi elle pleure Jeanne ?, etc.
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83 Des difficultés du même ordre s’observent dans des phrases du type Il se cache où, Martin ? ;
|
||
Martin, il se cache où ? qu’il convient d’exclure des exercices et manipulations en raison des difficultés
|
||
syntaxiques qu’elles comportent.
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p. 230
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La phrase et la proposition 5
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Le type interrogatif au cycle 3
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– Type interrogatif : Où est le chat ?
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– Type interrogatif + forme exclamative : Où sont donc mes clés !
|
||
– Type interrogatif + forme négative : N’as-tu pas fini tes devoirs ?
|
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(interro-négative)
|
||
– Type interrogatif + formes négative et exclamative :
|
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N’as-tu pas fini tes devoirs !
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Ce que les élèves doivent B
|
||
retenir et maîtriser
|
||
Le type déclaratif permet de communiquer une information (Le train est en
|
||
retard), de fournir une description (Le jardin est splendide) ou d’exprimer une
|
||
opinion (J’adore les pommes).
|
||
|
||
Le type impératif permet de donner un ordre à quelqu’un (Ferme la porte !).
|
||
|
||
Le type interrogatif permet de poser une question à quelqu’un (Où est le chat ?).
|
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Repères pour une progression C
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Cycle 2
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Seuls sont introduits les types déclaratif et impératif, modifiés soit par la forme
|
||
exclamative, soit par la forme négative.
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CP Durant la première année du cycle 2, ne sont introduites que des phrases
|
||
élémentaires relevant du type déclaratif ou du type impératif, sans ajout des
|
||
formes de phrases.
|
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||
CE1-CE2 Durant les deux dernières années du cycle 2, les types déclaratif et
|
||
impératif sont modifiés soit par la forme exclamative, soit par la forme négative.
|
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||
Cycle 3
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||
|
||
L’étude des types déclaratif et impératif est poursuivie avec l’introduction de la
|
||
combinaison, au sein d’une même phrase, des formes exclamative et négative.
|
||
Le type interrogatif fait l’objet d’une approche progressive.
|
||
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p. 231
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
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||
CM1 L’étude du type interrogatif seul est introduite.
|
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||
CM2 L’étude du type interrogatif est poursuivie par l’introduction de la forme
|
||
exclamative modifiant l’interrogation.
|
||
|
||
6e La classe de sixième comporte les deux cas les plus complexes, à savoir le
|
||
type interrogatif modifié par la forme négative et le type interrogatif modifié à la
|
||
fois par la forme négative et la forme exclamative.
|
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||
D Démarches d’apprentissage.
|
||
Comment introduire
|
||
les types de phrases ?
|
||
D’une manière générale, la phrase déclarative est le type de phrase par défaut.
|
||
Cela signifie que l’introduction des types de phrases consiste essentiellement en
|
||
l’introduction des types interrogatif et exclamatif : il n’y a au fond rien à dire de
|
||
la phrase déclarative, hormis qu’elle n’est ni interrogative ni impérative. Encore
|
||
une fois, le type déclaratif est le type de base, non marqué.
|
||
|
||
Dans la mesure où les types de phrases correspondent à des types d’actes, on
|
||
pourra exercer les élèves à la reconnaissance des types de phrases à l’oral,
|
||
dans des situations concrètes où une information est transmise, où une ques-
|
||
tion est posée, où un ordre est donné.
|
||
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||
Des critères pour la manipulation
|
||
Les critères d’identification sont à la fois formels et pragmatiques.
|
||
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||
• Au plan pragmatique, on peut s’appuyer sur l’intuition des élèves qui distin-
|
||
gueront aisément, en situation, une simple transmission d’information d’une
|
||
question ou d’un ordre.
|
||
|
||
• Au plan formel, l’indice majeur pour l’interrogation est, à l’écrit, la présence
|
||
du point d’interrogation. Les autres caractéristiques morphosyntaxiques
|
||
(inversion du sujet, mots interrogatifs, etc.) sont secondaires car ils sont plus
|
||
difficiles à identifier que la marque graphique du point d’interrogation. Dans le
|
||
cas du type impératif, le critère de reconnaissance formel est celui du mode
|
||
du verbe. Bien entendu, pour être en mesure d’utiliser ce critère, les élèves
|
||
doivent avoir préalablement appris à conjuguer des verbes à l’impératif.
|
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p. 232
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||
La phrase et la proposition 5
|
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||
Sélection du corpus pour la séance E
|
||
|
||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
|
||
être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
||
ceux-ci : , .
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||
RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
|
||
Choisir, aux cycles 2 et 3, Veux-tu un gâteau ?
|
||
des phrases dont le type Prends ton parapluie.
|
||
morphosyntaxique
|
||
(phrase déclarative / Peux-tu me prêter ton jouet ?
|
||
interrogative / impérative) Type interrogatif à valeur d’ordre
|
||
coïncide parfaitement (on n’attend pas une réponse
|
||
au plan pragmatique par oui / non, mais l’acte de prêter
|
||
(valeur d’assertion / le jouet).
|
||
d’interrogation / d’injonction).
|
||
Ne sont-ils pas mignons
|
||
ces chatons ?
|
||
Type interrogatif à valeur
|
||
d’affirmation dont l’analyse
|
||
morphosyntaxique ne se
|
||
superpose pas à l’analyse
|
||
pragmatique.
|
||
|
||
|
||
Type déclaratif
|
||
Pour faire découvrir Cycle 2
|
||
la notion, choisir des phrases Le chat est dans le jardin.
|
||
comportant systématiquement Le chat est dans le jardin !
|
||
un sujet animé et un verbe Le chat n’est pas dans le jardin.
|
||
d’action, susceptibles
|
||
d’un support visuel. Cycle 3
|
||
Le chat n’est pas dans le jardin !
|
||
|
||
|
||
Type impératif
|
||
Cycle 2
|
||
Ferme la porte ; Fermons
|
||
la porte ; Fermez la porte.
|
||
Ferme la porte !
|
||
Ne ferme pas la porte.
|
||
|
||
Cycle 3
|
||
Ne ferme pas la porte !
|
||
|
||
Exclure les énoncés qui Allons !
|
||
comportent des interjections, Voyons !
|
||
dont l’étude relève du cycle 4. Tiens !
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 233
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
Type interrogatif
|
||
Cycle 3
|
||
Où est le chat ?
|
||
Où sont donc mes clés !
|
||
N’as-tu pas fini tes devoirs ?
|
||
N’as-tu pas fini tes devoirs !
|
||
|
||
|
||
Choisir des phrases Qui es-tu ?
|
||
interrogatives introduites Quel chat a attrapé la souris ?
|
||
par des adverbes
|
||
interrogatifs, des pronoms
|
||
interrogatifs ou des
|
||
déterminants interrogatifs.
|
||
|
||
|
||
Proscrire les phrases dont Le chat a attrapé quoi ?
|
||
la structure syntaxique relève Le chat est où ?
|
||
du registre familier. Il est où, le chat ?
|
||
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||
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||
POINTS DE VIGILANCE
|
||
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||
Type impératif
|
||
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||
• L’orthographe de la deuxième personne du singulier de l’impératif des verbes
|
||
du premier groupe (chante) fait l’objet d’une confusion très fréquente avec
|
||
l’indicatif présent correspondant (tu chantes).
|
||
|
||
• Le verbe vouloir est l’un des rares verbes à présenter deux formes pour l’im-
|
||
pératif. L’on emploie en effet veuillez pour exprimer un ordre adouci (Veuillez
|
||
arrêter de parler, tournure moins brutale que Arrêtez de parler), tandis
|
||
que lorsque le verbe est employé dans la locution en vouloir à quelqu’un à la
|
||
forme négative, l’impératif usuel est alors voulez (Ne m’en voulez pas).
|
||
|
||
• Le type impératif n’a jamais de sujet exprimé. Dans la phrase Pierre, ferme
|
||
la porte, le groupe nominal Pierre doit être analysé comme une apostrophe
|
||
et non comme le sujet du verbe ferme. L’apostrophe peut d’ailleurs être
|
||
séparée du verbe et former à elle seule une phrase non verbale (Pierre !
|
||
Ferme la porte !). Dans une phrase du type Toi, ferme la porte, le pronom toi
|
||
est un pronom personnel disjoint qu’il faut analyser également comme une
|
||
apostrophe.
|
||
|
||
• Lorsque l’un des compléments d’objet du verbe à l’impératif est de nature pro-
|
||
nominale, on emploie les pronoms personnels de fonction complément (COD ou
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COI), toujours reliés à la forme verbale par un trait d’union. Ainsi, dans la phrase
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Donne-moi un livre, le pronom personnel moi est le COI du verbe donne. De la
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même façon, dans la phrase Donne-le à Pierre, le pronom personnel le est le
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COD du verbe donne. Lorsque deux pronoms personnels sont employés à la
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suite, ils sont reliés à la forme verbale par deux traits d’union (Donne-le-moi).
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p. 234
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La phrase et la proposition 5
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• Lorsque les deux compléments d’objet du verbe à l’impératif sont de nature pro-
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nominale, le COD précède toujours le COI et ces deux compléments sont reliés
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à la forme verbale par deux traits d’union. Ainsi, dans la phrase Donne-le-lui,
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le pronom le est COD du verbe donne et le pronom lui COI du verbe donne.
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• L’utilisation des pronoms personnels de fonction complément (COD ou COI)
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dans des phrases de type impératif est rendue délicate par leur place, avant
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ou après le verbe, en fonction de la structure de la phrase. Si les pronoms
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personnels sont postposés dans des phrases de type impératif « simples »
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(Donne-le-lui), ils sont en revanche antéposés lorsque le type impératif est
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modifié par la forme négative (Ne le lui donne pas).
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• Le verbe à l’impératif est très souvent suivi de l’adverbe donc marquant,
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notamment, l’impatience (Mange donc tes légumes !) 84 .
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• On évitera d’inclure dans des exercices sur le type impératif des verbes à la
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voix pronominale, dont l’étude relève du cycle 4. Pour mémoire, on se bornera
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à rappeler que dans une phrase du type Lave-toi, le pronom personnel toi est
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COD du verbe lave, tandis que dans une phrase du type Lave-toi les mains,
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toi est un pronom réfléchi (se laver les mains) et les mains COD de lave.
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• Pour mémoire, il est rappelé que les pronoms adverbiaux en et y, relevant
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du programme du cycle 4, ne doivent pas être inclus dans des exercices sur
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le type impératif en raison des difficultés orthographiques qu’ils impliquent
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(va en face de vas-y, donne en face de donnes-en, donne-moi en face de
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donne-m’en). Pour mémoire, on rappelle l’orthographe de l’impératif du verbe
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aller dans la locution s’en aller : va-t’en (trait d’union et apostrophe), allons-
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nous-en, allez-vous-en.
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• Pour mémoire, il est rappelé que les adverbes affirmatifs oui, non, si (As-tu vu
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le chat dans le jardin ? – Oui / Non ; N’as-tu pas le chat dans le jardin ? – Si)
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forment des phrases atypiques et sont, plus précisément, des mots-phrases,
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||
c’est-à-dire des phrases réduites à un seul mot85 qui ne doivent pas faire
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l’objet d’une étude explicite au cycle 3. Par ailleurs, l’emploi de l’adverbe si
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remplace oui dans le cadre d’une réponse à une interrogation négative (appe-
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lée interro-négative) 86 . Son maniement implique de sensibiliser les élèves à le
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distinguer de la conjonction de subordination homonyme à valeur d’hypothèse
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(Si le chien est dans le jardin, les chats se cachent).
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Type interrogatif
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• L’emploi de l’interrogation à la première personne du singulier est très rare
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et réservé à quelques verbes (Où suis-je ? ; Ai-je le temps de manger ? ;
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Dois-je manger ?). On note par ailleurs la forme Puis-je entrer ? en face de
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Je peux entrer.
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84 Donc ne doit pas être considéré comme une conjonction de coordination, mais comme un adverbe.
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Voir La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 43 et 131.
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85 Voir La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 91.
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86 Voir La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 68.
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p. 235
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5 La grammaire du français du CP à la 6e
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• On veille à exclure des exercices soumis aux élèves des phrases comportant
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une proposition subordonnée interrogative totale (Il demande si le chat est
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dans le jardin) ou partielle (Il demande pourquoi le chat est dans le jardin)
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dont l’étude relève du cycle 4.
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• La phrase interrogative peut être introduite, outre par des adverbes inter-
|
||
rogatifs, par des pronoms interrogatifs (Qui es-tu ? ) ou des déterminants
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interrogatifs (Quel chat a attrapé la souris ?). Si des phrases présentant ces
|
||
mots peuvent être montrées aux élèves pour leur présenter la notion, elles
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ne doivent en revanche pas faire l’objet de manipulations, dans la mesure où
|
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l’étude de ces natures de mots relève du cycle 4.
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p. 236
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La phrase et la proposition 5
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Les formes de phrases V
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Définitions pour le professeur A
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Les trois types de phrases, décrits ci-avant, sont exclusifs (une phrase est,
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d’un point de vue syntaxique, déclarative ou impérative ou interrogative) et
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susceptibles d’être modifiés par les formes de phrases. Parmi les cinq formes
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de phrases que l’on identifie (négative, exclamative, passive, impersonnelle,
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emphatique) 87, sont abordées seulement les formes négative et exclamative, qui
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relèvent des cycles 2 et 3.
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1. La forme négative
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La forme négative a pour fonction d’inverser la valeur de vérité d’un énoncé.
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Ainsi, si un énoncé est considéré comme vrai (Le chat a attrapé la souris),
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sa négation conduit à produire un énoncé faux (Le chat n’a pas attrapé
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la souris). Inversement, si un énoncé est considéré comme faux (New York
|
||
est la capitale de la France) sa négation produit un énoncé vrai (New York
|
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n’est pas la capitale de la France).
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Les adverbes de négation sont généralement composés de deux éléments que
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l’on considèrera indifféremment comme des adverbes. Par exemple, la négation
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ne … pas est composée de l’adverbe ne et de l’adverbe pas.
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||
Les adverbes de négation encadrent la forme verbale conjuguée à un temps
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simple ( je ne chante pas ; je ne chanterai pas, etc.) mais n’encadrent que
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||
l’auxiliaire de la forme verbale conjuguée à un temps composé ( je n’ai pas
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chanté).
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||
La forme négative est susceptible de modifier les trois types de phrases et de se
|
||
cumuler avec la forme exclamative.
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||
87 Voir La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 26-27 et 72-79.
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p. 237
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5 La grammaire du français du CP à la 6e
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La forme négative : emplois possibles avec les trois types
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de phrases et la forme exclamative
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• Cycle 2
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– Type déclaratif + forme négative :
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Les chats n’aiment pas la neige.
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||
– Type impératif + forme négative :
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N’ouvre pas la porte.
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||
• Cycle 3
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||
– Type déclaratif + formes négative et exclamative :
|
||
Le chat n’a pas attrapé la souris !
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||
– Type impératif + formes négative et exclamative :
|
||
N’ouvre pas la porte !
|
||
– Type interrogatif + forme négative88 :
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||
N’as-tu pas mangé ton dessert ?
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||
– Type interrogatif + formes négative et exclamative :
|
||
N’as-tu pas encore une fois oublié de fermer la porte !
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||
|
||
2. La forme exclamative
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||
La forme exclamative sert à exprimer le sentiment (joie, colère, surprise, etc.)
|
||
du locuteur. Ainsi, dans la phrase de type déclaratif Le chat a attrapé une
|
||
souris, l’emploi de la forme exclamative (Le chat a attrapé une souris !) traduit
|
||
la manière dont la personne prononçant cette phrase perçoit l’événement décrit
|
||
(surprise, étonnement, etc.).
|
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||
Elle est essentiellement caractérisée par l’emploi du point d’exclamation. Elle l’est
|
||
parfois par une interjection (Zut, j’ai oublié ma trousse ! ; Oh, le chat a attrapé
|
||
une souris !).
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||
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||
La forme exclamative est susceptible de modifier les trois types de phrase et de
|
||
se cumuler avec la forme négative.
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||
88 Les phrases combinant le type interrogatif et la forme négative, appelées phrases interro-
|
||
négatives, sont traitées ci-dessus dans les types de phrases, p. 231. Voir aussi La grammaire du français.
|
||
Terminologie grammaticale, p. 68.
|
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||
p. 238
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||
La phrase et la proposition 5
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||
La forme exclamative : emplois possibles avec les trois types
|
||
de phrases et la forme négative
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• Cycle 2
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||
– Type déclaratif + forme exclamative :
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||
Les chats aiment les poissons !
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– Type impératif + forme exclamative :
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||
Ferme la fenêtre !
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• Cycle 3
|
||
– Type déclaratif + formes exclamative et négative :
|
||
Le chat n’a pas attrapé la souris !
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||
– Type impératif + formes exclamative et négative :
|
||
Ne ferme pas la porte !
|
||
– Type interrogatif + forme exclamative :
|
||
As-tu achevé tes devoirs !
|
||
– Type interrogatif + formes exclamative et négative :
|
||
N’as-tu pas encore une fois oublié de fermer la porte !
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||
Ce que les élèves doivent B
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||
retenir et maîtriser
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||
La négation permet de nier un énoncé sur le modèle Le chat miaule / Le chat ne
|
||
miaule pas.
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|
||
Les principales formes de la négation sont : ne … pas ; ne … plus ; ne … jamais ;
|
||
ne … que ; ne … ni … ni.
|
||
|
||
L’exclamation permet de montrer ce que ressent une personne en énonçant une
|
||
phrase (colère, joie, surprise, etc.) sur le modèle Le chat miaule (énoncé neutre)
|
||
et Le chat miaule ! (surprise).
|
||
|
||
La négation et l’exclamation peuvent se cumuler au sein d’une même phrase :
|
||
• phrase déclarative : Le chat ne miaule pas !
|
||
• phrase impérative : Jean, ne mange pas les bonbons !
|
||
• phrase interrogative : N’as-tu pas fini de crier !
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||
p. 239
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
C Repères pour une progression
|
||
Parmi les cinq formes de phrases que l’on identifie (négative, exclamative, pas-
|
||
sive, impersonnelle, emphatique)89, seules les formes négative et exclamative
|
||
relèvent des cycles 2 et 3.
|
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Cycle 2
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||
Ces deux formes de phrases sont introduites dès la classe de CP, en raison du
|
||
caractère usuel de ces notions ; mais les formes négative et exclamative ne sont
|
||
jamais associées au sein d’une même phrase.
|
||
|
||
CP-CE1 Les formes négative et exclamative sont abordées seulement à par-
|
||
tir de phrases déclaratives prototypiques. Les élèves apprennent à manier la
|
||
forme négative ou la forme exclamative.
|
||
|
||
CE2 Le type impératif est introduit et se trouve modifié soit par la forme néga-
|
||
tive (Jean, ferme la porte ➔ Jean, ne ferme pas la porte), soit par la forme
|
||
exclamative (Jean, ferme la porte !).
|
||
|
||
Avec le type impératif modifié par la forme exclamative, le singulier fait l’objet
|
||
d’une vigilance particulière car seule la virgule permet de distinguer la phrase
|
||
déclarative à la troisième personne du singulier (Jean ferme la porte) de la
|
||
phrase impérative à la deuxième personne du singulier (Jean, ferme la porte !).
|
||
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||
Cycle 3
|
||
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||
CM1-CM2 L’élève apprend à combiner, au sein d’une phrase déclarative ou
|
||
impérative, les formes négative et exclamative : Le chat n’a pas attrapé la sou-
|
||
ris ! ; Ne ferme pas la porte !
|
||
La forme exclamative est introduite à partir de phrases déclaratives simples :
|
||
• au singulier : Jean ouvre la porte ➔ Jean, ouvre la porte !
|
||
• et au pluriel : Jean et Stéphane ouvrent la porte ➔ Jean et Stéphane,
|
||
ouvrez la porte !
|
||
Avec le type impératif modifié par la forme exclamative, la virgule et le point
|
||
d’exclamation permettent de distinguer la phrase déclarative à la troisième per-
|
||
sonne du singulier de la phrase impérative à la deuxième personne du singulier.
|
||
|
||
6e Le type interrogatif est modifié soit par la forme négative, soit par la forme
|
||
exclamative, soit par les deux. Ces permutations appellent une vigilance particu-
|
||
lière car les élèves prennent conscience qu’une question peut se terminer par
|
||
un signe de ponctuation autre que le point d’interrogation.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
89 Voir La grammaire du français. Terminologie grammaticale, p. 26-27 et 72-79.
|
||
|
||
|
||
p. 240
|
||
La phrase et la proposition 5
|
||
|
||
Démarches d’apprentissage. D
|
||
Comment introduire
|
||
les types de phrases ?
|
||
Cette introduction s’appuie essentiellement sur les indices formels intrin-
|
||
sèquement attachés à ces notions (adverbes de négation et point d’exclamation).
|
||
Pour l’exclamation, le sentiment ressenti par le locuteur, au moment de l’intro-
|
||
duction de la notion, peut être explicité à la fois par des interjections et par un
|
||
mot introductif sur le modèle suivant :
|
||
• Joie : Nour m’a donné des bonbons !
|
||
• Surprise : Sapristi, le chat a volé le rôti !
|
||
• Colère : Les enfants ont mangé tous les bonbons !
|
||
|
||
Les formes négative et exclamative font d’abord l’objet d’une identification
|
||
formelle : pour la forme négative, il s’agit du repérage des adverbes de négation ;
|
||
pour la forme exclamative, il s’agit du point d’exclamation et, éventuellement, de
|
||
l’interjection qui l’accompagne.
|
||
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||
Sélection du corpus pour la séance E
|
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||
Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
|
||
ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
|
||
Forme négative
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||
Pour faire découvrir Le chat ronronne / Le chat
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||
la notion, choisir des phrases ne ronronne pas.
|
||
déclaratives simples Le chat n’a pas attrapé
|
||
composées au minimum la souris.
|
||
d’un sujet animé et d’un verbe
|
||
d’action.
|
||
|
||
Attirer l’attention N’ouvre pas la porte !
|
||
sur la présence de N’as-tu pas mangé
|
||
l’adverbe ne souvent omis ton dessert ?
|
||
dans le langage oral.
|
||
|
||
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||
|
||
|
||
p. 241
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
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||
En raison de la place Le chat ne joue pas
|
||
de l’adverbe négatif lorsque dans le jardin.
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||
le verbe est conjugué à un temps Le chien n’a pas aboyé.
|
||
composé, choisir pour Seulement dans un second
|
||
l’observation et les premières temps.
|
||
manipulations des verbes
|
||
conjugués au présent.
|
||
|
||
|
||
Exclure les énoncés Hadrien aime les fruits /
|
||
comportant les formes réduites Hadrien n’aime pas les fruits.
|
||
de / d’ de l’article indéfini. Hadrien mange des fruits /
|
||
La transformation à la forme Hadrien ne mange pas
|
||
négative d’une phrase de fruits.
|
||
comportant un COD introduit Zoé ramasse des asperges /
|
||
par un article indéfini pose en Zoé ne ramasse pas
|
||
effet le problème de la forme d’asperges.
|
||
que prend alors cet article.
|
||
|
||
|
||
Réserver l’emploi de la Le chat n’aime ni la pluie
|
||
conjonction de coordination ni le froid.
|
||
ni … ni à la coordination Ni Thomas ni Jeanne
|
||
de groupes nominaux ne sont venus.
|
||
compléments d’objet Ni Thomas ni Jeanne
|
||
pour éviter les problèmes n’a volé les bonbons.
|
||
d’accord90 .
|
||
|
||
|
||
En sixième, exclure les phrases Zoé a cueilli plus de fleurs
|
||
comportant un ne explétif qui, qu’il n’en fallait.
|
||
facultatif, ne transforme en
|
||
aucune façon une phrase en
|
||
énoncé négatif et n’est utilisé
|
||
que dans le registre soutenu.
|
||
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||
Forme exclamative
|
||
Pour découvrir la notion, Le chien aboie !
|
||
choisir des phrases simples, Oh, j’ai oublié ma trousse !
|
||
éventuellement accompagnées Sapristi, le chat a volé
|
||
d’interjections. le poisson dans la cuisine !
|
||
Diable, Zoé a mangé
|
||
toute la confiture !
|
||
|
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||
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90 L’emploi de la conjonction de coordination ni … ni, employée avec l’adverbe de négation ne / n’,
|
||
pose des problèmes d’accord lorsqu’elle coordonne des groupes nominaux sujets : lorsque les groupes
|
||
nominaux se cumulent, l’accord se fait au pluriel (Ni Thomas ni Jeanne ne sont venus), mais lorsque les deux
|
||
termes s’excluent, l’accord se fait au singulier (Ni Thomas ni Jeanne n’a volé les bonbons). En conséquence,
|
||
il convient de réserver l’emploi de la conjonction de coordination ni … ni à la coordination de groupes nominaux
|
||
compléments d’objet (Le chat n’aime ni la pluie ni le froid).
|
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||
p. 242
|
||
La phrase et la proposition 5
|
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||
Éviter les manipulations Comme l’eau est claire !
|
||
de phrases de forme Que de bonbons il a mangés !
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||
exclamative introduites Seulement objet d’observations.
|
||
par un adverbe exclamatif
|
||
ou un déterminant exclamatif.
|
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||
|
||
Exclure les phrases averbales Quel champion !
|
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(qui ne répondent pas Quelle joie !
|
||
à la structure canonique
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groupe sujet + groupe
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verbal + – éventuellement –
|
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groupe circonstanciel).
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||
Les phrases réduites à Oh !
|
||
un mot (dites aussi mots- Ah !
|
||
phrases) peuvent faire l’objet Mince !
|
||
d’observations, en relation Merci !
|
||
avec une phrase type, mais
|
||
non de manipulations isolées.
|
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||
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|
||
POINTS DE VIGILANCE
|
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|
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Pour mémoire, il est rappelé que ne s’élide et devient n’ devant une voyelle ou un
|
||
h muet, c’est-à-dire un h qui n’empêche ni l’élision ni la liaison : on distingue ainsi
|
||
Zoé n’hésite pas (h muet) et Le bus ne heurte pas le trottoir (h aspiré).
|
||
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||
|
||
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|
||
p. 243
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
VI
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||
Propositions
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||
pour la mise en œuvre
|
||
PHRASE SIMPLE, PHRASE COMPLEXE
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. a. Aider l’élève à passer 1. Demander à l’élève, à partir
|
||
du langage oral au langage des phrases suivantes, s’il est
|
||
scriptural, en construisant possible de construire une seule
|
||
oralement des phrases à partir phrase au lieu de deux ou trois.
|
||
d’illustrations, de type images Comment ? Qu’observe-t-on
|
||
séquentielles. d’un point de vue syntaxique,
|
||
Exemple : Le petit garçon il joue. à l’écrit ?
|
||
➔ Le petit garçon joue. – Le chien va dans le jardin.
|
||
b. À partir d’un modèle donné, Le chien regarde autour de lui.
|
||
agrandir et/ou réduire Le chien renifle une piste.
|
||
les phrases produites. – Mon frère descendra bientôt.
|
||
Exemple : Le petit garçon marche. Il est habillé.
|
||
➔ Chaque samedi, le petit
|
||
garçon marche dans la forêt 2. Transformer trois phrases
|
||
avec son chien. en une seule.
|
||
Exemple : Le lion rentre dans
|
||
2. Manipuler des groupes sa tanière. Il se couche près
|
||
syntaxiques : remettre en de la lionne. Le grand fauve
|
||
ordre à l’oral, puis à l’écrit, s’endort paisiblement. ➔ Le lion
|
||
les constituants suivants rentre dans sa tanière, se couche
|
||
pour former des phrases. près de la lionne et s’endort
|
||
a. une – tarte aux paisiblement.
|
||
fraises – Maman – bonne – fait
|
||
b. très bien – à la chorale –
|
||
La petite fille – chante
|
||
c. Le – dans la prairie – galope –
|
||
cheval
|
||
|
||
3. À l’écrit, compter le nombre
|
||
de phrases et/ou de lignes
|
||
dans un texte en examinant
|
||
les indices formels (majuscule,
|
||
ponctuation).
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 244
|
||
La phrase et la proposition 5
|
||
|
||
4. Parmi les phrases suivantes, 3. Souligner les verbes
|
||
repérer celles qui sont conjugués dans les phrases
|
||
syntaxiquement incorrectes. suivantes. Puis classer les
|
||
Justifier, puis rétablir la forme phrases (simples / complexes).
|
||
convenable. Mon père affirma qu’il venait de
|
||
Le chien cherche un os. Le creuse prendre son café. – J’ai beaucoup
|
||
la terre. Le voisin gronde le. aimé ce livre. – La bergère siffla
|
||
son chien puis elle lui ordonna
|
||
de rester assis. – Parce que
|
||
sa voiture ne freinait pas bien,
|
||
il se gara lentement sur le bord
|
||
de la route. – Les bouteilles en
|
||
plastique sont recyclables. – Paul
|
||
regarde au loin et voit le voilier. –
|
||
Gaïa avait cinq ans bientôt mais
|
||
elle avait encore peur du noir. –
|
||
Je te présente ma famille.
|
||
|
||
4. Observer les deux phrases
|
||
suivantes, qui diffèrent du point
|
||
de vue de la place de la virgule.
|
||
Faire émerger les nuances
|
||
de sens.
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||
– Luc appelle sa sœur Aline,
|
||
sort de sa chambre et dévale
|
||
l’escalier.
|
||
– Luc appelle sa sœur, Aline
|
||
sort de sa chambre et dévale
|
||
l’escalier.
|
||
|
||
5. Tirer au sort une conjonction
|
||
de coordination et construire
|
||
une phrase contenant celle-ci.
|
||
Puis identifier dans cette phrase
|
||
les verbes conjugués et leurs
|
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sujets.
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Exemples :
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||
– Nous nous sommes endormis
|
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et nos parents sont allés
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au cinéma.
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– Pierre choisit la balle verte
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mais Anaïs veut la même balle.
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p. 245
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||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
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6. Parmi les phrases suivantes,
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||
identifier les phrases complexes
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par subordination.
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Mon frère descendra quand
|
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il sera habillé. – Le tonnerre
|
||
gronde, mais il ne pleut pas. –
|
||
Il ne viendra pas aujourd’hui
|
||
parce qu’il est malade. –
|
||
Mon frère est très content, car le
|
||
maitre l’a félicité pour son travail.
|
||
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||
7. Apparier les deux phrases
|
||
simples suivantes pour
|
||
en faire une phrase complexe
|
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par subordination. Expliquer
|
||
les nuances de sens selon
|
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les conjonctions utilisées.
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Aline choisit le pull rouge.
|
||
Lucie choisit le pull vert.
|
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➔ Aline choisit le pull rouge …
|
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(parce que, tandis que, pendant
|
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que) Lucie choisit le pull vert.
|
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|
||
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Phase d’entraînement
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1. Repérer et compter 1. Fusionner les phrases
|
||
le nombre de lignes et le nombre suivantes pour obtenir
|
||
de phrases dans un texte. des phrases complexes par
|
||
Le musicien joue de la guitare juxtaposition et coordination.
|
||
du matin au soir. Un jour, le voisin Les enfants sont sortis
|
||
qui habite dans l’appartement silencieusement. Leurs parents
|
||
du dessus est en colère. Il achète ont constaté leur disparition
|
||
une trompette. Il en joue toute peu de temps après. – Je suis
|
||
la nuit. Le musicien comprend allé sur le balcon. J’ai vu Paul
|
||
le message. Dorénavant, il joue dans le jardin. – Le lapin quitte
|
||
dans le parc. son terrier. Il traverse la
|
||
plaine à toute allure. – Lucie
|
||
2. Remettre en ordre les mots va au magasin. Elle a égaré
|
||
suivants pour former des son foulard. – Je suis tombée.
|
||
phrases. Puis recopier les Je n’avais pas vu le trou.
|
||
phrases, en les ponctuant.
|
||
a. girafe – les – la – feuilles – cueille
|
||
b. ne – Pierre – nettoie –
|
||
ses – chaussures – pas
|
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||
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||
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||
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||
p. 246
|
||
La phrase et la proposition 5
|
||
|
||
3. Construire des phrases 2. Distinguer parmi les phrases
|
||
à partir des verbes à l’infinitif suivantes les phrases simples
|
||
et des sujets donnés. des phrases complexes.
|
||
a. manger – lion Le loup regagne sa tanière,
|
||
b. réparer – mécanicien se blottit contre les jeunes
|
||
Puis réduire et agrandir louveteaux et veille sur sa
|
||
les phrases selon les structures famille. – La pluie ne cesse de
|
||
suivantes : tomber. – Quand la fête foraine
|
||
– groupe sujet + groupe verbal est terminée, les hommes
|
||
– groupe sujet + groupe verbal démontent le chapiteau. –
|
||
+ groupe circonstanciel Le jardinier a planté des bulbes
|
||
puis il a désherbé le potager. –
|
||
4. Construire plusieurs phrases Dès l’arrivée de l’automne,
|
||
à partir des mêmes constituants. l’écureuil fait des provisions. –
|
||
Exemples de constituants Le sèche-linge est tombé
|
||
à utiliser : à l’aube – l’énorme en panne ce week-end.
|
||
paquebot a coulé – dans les eaux
|
||
sombres 3. Construire, à partir
|
||
Exemples de phrases : À l’aube, de trois phrases, une phrase
|
||
l’énorme paquebot a coulé. – par coordination puis
|
||
L’énorme paquebot a coulé dans une phrase par juxtaposition.
|
||
les eaux sombres. – À l’aube, Exemple :
|
||
l’énorme paquebot a coulé dans Le joueur se place en face
|
||
les eaux sombres. – À l’aube, du panier. Il prend son élan.
|
||
dans les eaux sombres, l’énorme Il tire adroitement.
|
||
paquebot a coulé. ➔ Le joueur se place en face
|
||
du panier, prend son élan et tire
|
||
adroitement. (coordination)
|
||
➔ Le joueur se place en face
|
||
du panier, prend son élan, tire
|
||
adroitement. (juxtaposition)
|
||
|
||
4. Transformer chaque couple
|
||
de phrase en suivant l’indication
|
||
entre parenthèse.
|
||
a. Je me lève. Il est déjà huit
|
||
heures. (subordination)
|
||
b. Je lui fais un geste. Il me
|
||
répond par un signe de tête.
|
||
(coordination)
|
||
c. Le chien est agité. Le chat
|
||
l’énerve. (juxtaposition)
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 247
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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|
||
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||
|
||
TYPES ET FORMES DE PHRASES
|
||
Cycle 2 Cycle 3
|
||
Phase de découverte
|
||
1. Classer les phrases suivantes 1. Réactiver des connaissances
|
||
selon leur type (déclaratif, antérieures : produire des
|
||
impératif). phrases à l’oral, puis à l’écrit,
|
||
Ne touche pas à ce produit ! – selon les indications du tableau.
|
||
Il est dangereux. – Mélange décla- impé- inter-
|
||
la farine avec les œufs. – rative rative rogative
|
||
|
||
Je t’apporte le saladier. excla- ●
|
||
mative
|
||
|
||
2. Produire une phrase de type négative ● ●
|
||
|
||
impératif à partir d’actions
|
||
mimées (recette de cuisine, 2. Trier des phrases données
|
||
action en éducation physique selon leur type et leur forme.
|
||
et sportive, par exemple).
|
||
3. Distinguer, dans le texte
|
||
3. À l’oral, transformer une suivant, les lignes des phrases,
|
||
phrase déclarative en une phrase en les comptant. Recopier
|
||
impérative (et inversement). ensuite la troisième phrase.
|
||
Écrire ces phrases. Puis observer Dehors, l’obscurité enveloppe
|
||
et expliquer la structure la forêt. Tous les bruits ont
|
||
syntaxique. cessé. Pierre, sa sœur et Julie
|
||
Exemples : restent silencieux et se mettent
|
||
Vous mélangez la farine rapidement à l’abri. Quand l’orage
|
||
et les œufs. ➔ Mélangez la farine éclatera, ils seront protégés.
|
||
et les œufs. Pierre allume un feu et invite Julie
|
||
Tu passes sous le pont. à approcher pour se réchauffer.
|
||
➔ Passe sous le pont.
|
||
4. Compléter les phrases
|
||
4. Écouter un modèle suivantes après en avoir
|
||
prototypique et le reproduire identifié les manques.
|
||
pour les types étudiés, à partir Laura une glace et s’assoit sur le
|
||
d’exemples donnés. parapet. – La jeune femme à
|
||
Exemples : l’imperméable vernis un parapluie
|
||
Nous mélangeons les ingrédients. dans le magasin. – Les nuages
|
||
➔ Mélangeons les ingrédients. un temps pluvieux.
|
||
Paul range sa chambre. ➔ Paul
|
||
5. Placer au bon endroit les points
|
||
ne range pas sa chambre.
|
||
et les majuscules.
|
||
Ma mère procure à ma meilleure
|
||
amie une serviette et un maillot
|
||
de bain elle l’accompagne jusqu’au
|
||
bord du rivage le vent rafraichit
|
||
l’eau salée Alice rejoint Marie
|
||
et lui prend la main les deux
|
||
fillettes entrent dans l’eau glacée
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 248
|
||
La phrase et la proposition 5
|
||
|
||
Phase d’entraînement
|
||
1. Placer au bon endroit 1. Transformer une phrase
|
||
les points et les majuscules. à partir d’un modèle donné.
|
||
les pâquerettes se referment Exemples :
|
||
à la tombée de la nuit – Type déclaratif ➔ Type
|
||
les moustiques sont dans interrogatif + forme négative
|
||
les buissons nous utilisons Tu as terminé ton travail.
|
||
des moustiquaires ➔ N’as-tu pas terminé ton travail ?
|
||
– Type déclaratif ➔ Type
|
||
2. Identifier puis classer interrogatif
|
||
les phrases déclaratives, Tu as terminé ton travail. ➔ As-tu
|
||
impératives, parmi les phrases terminé ton travail ? ; Est-ce que
|
||
lues par le professeur tu as terminé ton travail ? ; Tu as
|
||
ou par l’élève. terminé ton travail ?
|
||
Tu as oublié ton bonnet. – Tu – Type déclaratif ➔ Type
|
||
as oublié ton bonnet ! – Jette ce déclaratif + forme négative
|
||
papier. – L’enfant jette le papier. – • Je prends tous les jours ce
|
||
Marchons sans bruit. – Le chat chemin. ➔ Je ne prends pas tous
|
||
rampe sans bruit. – Donnez le les jours ce chemin.
|
||
signal du départ. – Les coureurs • J’achète souvent un gâteau.
|
||
guettent le signal du départ. ➔ Je n’achète pas souvent
|
||
un gâteau.
|
||
3. Identifier puis classer
|
||
– Type déclaratif ➔ Type
|
||
les phrases à la forme négative
|
||
déclaratif + formes négative
|
||
lues par le professeur
|
||
et exclamative
|
||
ou par l’élève.
|
||
Le lion rugit. ➔ Le lion ne rugit pas !
|
||
Mon chat ne quitte pas le salon. –
|
||
Il se cache sous le canapé. –
|
||
Il n’a pas bougé depuis ce
|
||
matin. – Il semble craintif.
|
||
|
||
4. Modifier des phrases selon
|
||
un exemple pour obtenir
|
||
la forme ou le type demandé
|
||
Exemples :
|
||
– Tu regardes avant de traverser.
|
||
➔ Regarde avant de traverser.
|
||
– Le vent a emporté le parasol.
|
||
➔ Le vent n’a pas emporté le
|
||
parasol.
|
||
|
||
5. Transformer une phrase
|
||
déclarative en une phrase
|
||
interrogative.
|
||
Exemple : Pierre vide son
|
||
cartable. ➔ Est-ce que Pierre vide
|
||
son cartable ?
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 249
|
||
5 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
|
||
|
||
|
||
6. Transformer une phrase
|
||
déclarative en une phrase
|
||
négative.
|
||
Exemple : Pierre vide son
|
||
cartable ! ➔ Pierre ne vide pas
|
||
son cartable !
|
||
|
||
7. Ponctuer les phrases
|
||
suivantes en tenant compte
|
||
de l’intonation du professeur.
|
||
Retourne-toi – Je ne suis pas
|
||
sûre de la réponse – Ça y est,
|
||
je l’ai retrouvé – As-tu retrouvé
|
||
ta clé
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 250
|
||
Chapitre 6
|
||
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||
Lexique
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||
6 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
I
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||
Introduction :
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||
enjeux généraux
|
||
de l’étude du lexique
|
||
|
||
|
||
A La nature de l’étude du lexique
|
||
L’étude du lexique est d’une nature très différente de l’étude de la grammaire. Les
|
||
structures grammaticales sont beaucoup plus régulières et systématiques que
|
||
les structures lexicales. Par exemple, si la désinence -ions permet de former, à
|
||
l’imparfait de l’indicatif, la première personne du pluriel de n’importe quel verbe
|
||
du premier groupe (nous chantions, nous marchions, etc.), le suffixe -age ne
|
||
permet pas de dériver un nom à partir de n’importe quel verbe du premier groupe :
|
||
cela fonctionne bien pour chauffer ➔ chauffage ou pour décoller ➔ décollage
|
||
mais pas pour parler ➔ *parlage ni pour manger ➔ *mangeage. Le lexique est
|
||
donc structuré d’une manière moins « serrée » que la grammaire, mais il l’est
|
||
tout de même en partie et constitue en cela un support pour l’apprentissage :
|
||
c’est cette structuration que l’on doit chercher à enseigner pour le lexique.
|
||
|
||
Il existe une autre différence fondamentale entre lexique et grammaire :
|
||
les phénomènes grammaticaux forment des listes closes tandis que le lexique
|
||
est par principe illimité. En grammaire, on ne distingue que huit natures de
|
||
mots, les types de déterminants sont en nombre limité (articles, déterminants
|
||
possessifs, déterminants démonstratifs, etc.), les fonctions possibles dans le
|
||
groupe verbal (GV) comme dans le groupe nominal (GN) sont très peu nombreuses,
|
||
les formes de la conjugaison d’un verbe sont plus nombreuses mais en nombre
|
||
fini, etc. À l’opposé, les unités du lexique ne peuvent être vraiment dénombrées :
|
||
il est impossible de dire combien il existe de mots dans une langue, même à
|
||
un moment précis de son histoire. On ne peut maîtriser l’ensemble du lexique
|
||
d’une langue : le nombre de mots ou de familles de mots connus par un locuteur
|
||
augmente avec son âge mais il ne représente souvent qu’une infime partie
|
||
du lexique de sa langue. En outre, on sait bien que les langues s’enrichissent
|
||
constamment de mots nouveaux et que certains mots sortent de l’usage à un
|
||
moment donné.
|
||
|
||
Afin de mettre en œuvre une didactique efficace du lexique, il convient de
|
||
souligner avant tout que le lexique 91 est un réseau de mots interconnectés.
|
||
Or ces connections peuvent être de natures différentes.
|
||
|
||
91 On distingue parfois les termes vocabulaire et lexique en désignant par vocabulaire le sous-
|
||
ensemble du lexique d’une langue connu à un moment donné par un locuteur donné. Cette distinction n’est pas
|
||
indispensable à l’école élémentaire.
|
||
|
||
|
||
p. 252
|
||
Lexique 6
|
||
|
||
Les connexions entre les mots B
|
||
et les choses vs les connexions
|
||
entre les mots
|
||
Une leçon de vocabulaire est une leçon de mots et non une leçon de choses.
|
||
Lors d’un cours de géographie, par exemple, les élèves apprennent la
|
||
différence entre un fleuve et une rivière : ce sont deux réalités différentes
|
||
dans le monde, donc elles possèdent des noms distincts. De même, lors d’un
|
||
cours de SVT, les élèves apprennent la différence entre l’état liquide, l’état
|
||
solide et l’état gazeux. Trois choses différentes dans le monde, par conséquent
|
||
trois dénominations différentes. La description du monde entraîne ainsi,
|
||
naturellement, un enrichissement du vocabulaire. Mais ces apprentissages
|
||
ne constituent pas pour autant une leçon de vocabulaire car les mots ne valent
|
||
pas pour eux-mêmes : ils sont des étiquettes pour indiquer des distinctions qui
|
||
existent dans le monde. C’est pourquoi, tout particulièrement dans les sciences
|
||
ou dans les langues techniques, on privilégie l’isomorphisme 92 , c’est-à-dire un
|
||
mot différent pour chaque chose différente, ce qui revient à faire coïncider
|
||
terme à terme l’ensemble des mots et l’ensemble des choses.
|
||
|
||
Du point de vue des mots et de leurs connexions qui constituent le vocabulaire,
|
||
la perspective est complètement différente. Pour rivière par exemple, on fait
|
||
observer son appartenance à la catégorie plus générale du cours d’eau, son lien
|
||
avec le mot rive, mais aussi avec berge, bord, courant, son emploi particulier
|
||
en joaillerie (une rivière de diamants), ses emplois figurés (une rivière de lave)
|
||
ou ses emplois dans des proverbes (« Les petits ruisseaux font les grandes
|
||
rivières », « L’eau va toujours à la rivière »). On remarque également qu’une
|
||
rivière peut être asséchée, encaissée, étroite, fougueuse, franchissable
|
||
(à pied), impétueuse, large, lente, limpide, navigable, poissonneuse, profonde,
|
||
sinueuse, souterraine, tortueuse, tranquille, etc. Ou encore qu’une rivière
|
||
coule, s’écoule, déborde, déroule ses méandres, est en crue, se creuse un lit,
|
||
se jette dans un fleuve, serpente, sort de son lit, etc. C’est le réseau des mots
|
||
que l’on décrit en premier lieu, non plus leur relation avec ce qu’ils désignent
|
||
dans le monde.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
92 Ainsi défini, l’isomorphisme s’oppose aussi bien à la polysémie (un même mot pour désigner deux
|
||
choses différentes, par exemple bouton de rose / bouton de fièvre) qu’à la synonymie (deux mots différents
|
||
pour désigner une seule et même chose, par exemple voiture / bagnole).
|
||
|
||
|
||
p. 253
|
||
6 La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
II
|
||
La morphologie lexicale
|
||
|
||
|
||
A Définitions pour le professeur
|
||
|
||
1. Les connexions entre éléments constitutifs
|
||
des mots : la morphologie lexicale
|
||
La morphologie lexicale étudie la formation des mots. Elle distingue les mots
|
||
simples formés d’un seul morphème lexical (table) des mots complexes comportant
|
||
plusieurs morphèmes lexicaux : soit un radical et un préfixe (refaire) ou un suffixe
|
||
(chauffage), soit plusieurs mots (mots composés). Les morphèmes lexicaux que
|
||
sont les préfixes ou les suffixes se distinguent des morphèmes grammaticaux
|
||
que sont, par exemple, les marques de genre ou de nombre. Toute la difficulté de
|
||
la sémantique lexicale réside dans le fait que le sens obtenu par la combinaison
|
||
d’un préfixe ou d’un suffixe avec un radical n’est pas toujours prévisible : si le
|
||
sens d’antériorité du préfixe pré- est facilement perceptible dans préadolescent
|
||
ou dans préhistoire, il l’est un peu moins dans préjugé (difficilement réductible à
|
||
« jugé avant ») et moins encore dans le nom préliminaire (qu’on ne peut analyser
|
||
en pré- + liminaire, en l’absence du nom liminaire). Plus le sens de la combinaison
|
||
est prévisible, plus le mot est transparent. L’étude de la morphologie lexicale est
|
||
particulièrement utile pour l’établissement des familles de mots.
|
||
|
||
Les mots complexes se subdivisent en deux catégories.
|
||
|
||
• Les mots composés comportent au moins deux morphèmes lexicaux auto-
|
||
nomes (c’est-à-dire au moins deux mots) reliés entre eux par différents pro-
|
||
cédés dont les principaux sont :
|
||
– le trait d’union (poisson-chat ; aigre-doux) ;
|
||
– la préposition (ver de terre ; bac à sable93), parfois renforcée par le trait
|
||
d’union (pot-au-feu) ;
|
||
– la juxtaposition (château fort94 ; vert clair) ;
|
||
– l’univerbation (portefeuille)95.
|
||
|
||
Les éléments constitutifs des mots composés sont toujours susceptibles d’un
|
||
usage autonome dans l’énoncé.
|
||
|
||
93 Dans pomme de terre, la préposition de ne compte pas comme morphème lexical : les prépositions
|
||
ne sont en effet pas des mots lexicaux mais des mots grammaticaux (voir La grammaire du français.
|
||
Terminologie grammaticale, p. 28 et p. 159).
|
||
94 Pour le cas particulier de ces mots que l’on appelle parfois aussi des locutions, voir La grammaire
|
||
du français. Terminologie grammaticale, p. 169.
|
||
95 On appelle univerbation le fait que les deux mots formant un mot composé sont graphiquement
|
||
soudés (nom + nom : autobus ; verbe + nom : passeport ; portefeuille ; portemanteau ; tournebroche ;
|
||
tournevis, etc.).
|
||
|
||
|
||
p. 254
|
||
Lexique 6
|
||
|
||
• Les mots dérivés présentent un morphème lexical augmenté d’un préfixe
|
||
(infini) ou d’un suffixe (maisonnette). Les mots complexes formés à l’aide d’un
|
||
préfixe sont appelés les dérivés préfixés (dépasser), ceux formés à l’aide d’un
|
||
suffixe sont appelés les dérivés suffixés (aimable). Les mots dérivés com-
|
||
portent des noms, des adjectifs, des adverbes et des verbes.
|
||
|
||
Des éléments constitutifs des noms dérivés, seule la base est toujours
|
||
susceptible d’un usage autonome dans l’énoncé.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
2. La combinatoire lexicale : combinaisons
|
||
libres et combinaisons non libres96
|
||
La combinatoire lexicale concerne à la fois le vocabulaire et la grammaire.
|
||
Le fonctionnement de l’adjectif dans les groupes nominaux une grande table
|
||
ou une table verte n’est pas du tout du même ordre que dans les groupes
|
||
nominaux un grand-père ou une table ronde (au sens de « réunion » : organiser
|
||
une table ronde sur tel ou tel sujet). Dans le cas de un grand-père, nom
|
||
composé, on ne peut considérer grand (dans grand-père) comme une épithète
|
||
de père (un grand-père n’est pas forcément grand, bien sûr). Il en va de même
|
||
dans une table ronde, car une table ronde, au sens de « réunion » ne désigne
|
||
pas une table qui est ronde (alors que une table verte désigne bien une table
|
||
qui est verte). Par conséquent, table ronde est un nom composé, tout comme
|
||
grand-père.
|
||
|
||
Les combinaisons du type une table verte, une grande table sont des
|
||
combinaisons dites « libres », parce qu’elles ne sont pas contraintes : n’importe
|
||
quel adjectif de taille ou de couleur pourrait qualifier table (une petite table ; une
|
||
table bleue, etc.)97. Le sens du groupe de mots – en l’occurrence ici des groupes
|
||
nominaux – résulte de la pure et simple combinatoire du sens des mots qui le
|
||
composent (le sens de une petite table est obtenu par la combinaison du sens
|
||
de une, de petite et de table). En d’autres termes, une table verte et une grande
|
||
table sont des désignations : elles sont des combinaisons libres de mots, réglées
|
||
par la syntaxe, dont le sens global est strictement le résultat de la combinaison
|
||
du sens des mots qui les composent. Elles s’inscrivent dans le domaine de la
|
||
grammaire, et plus précisément dans celui de la construction du GN comportant
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un adjectif épithète.
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Avec des combinaisons comme grand-père ou table ronde, on commence
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à quitter le domaine de la grammaire pour entrer dans celui du vocabulaire.
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Ces combinaisons ne sont plus libres : ronde ne peut pas être remplacé par un
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autre adjectif de forme quand table ronde désigne une réunion et grand dans
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96 Entre ces deux extrêmes que sont les combinaisons libres et les combinaisons non libres
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(mots composés : grand-père et locutions verbales : prendre le taureau par les cornes, par exemple),
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il existe divers degrés de figement, qui ne sont pas enseignés comme tels aux cycles 2 et 3, mais qui gagnent
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à être connus des professeurs (voir l’annexe 3, p. 290.).
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97 Si table ronde désigne une table de forme ronde, la combinaison est libre. On a une locution
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uniquement dans le cas où cette expression désigne une réunion.
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p. 255
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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grand-père ne saurait être remplacé par petit, sans qu’on change complètement
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de dénomination (un petit-père n’est pas un père qui est petit, pas plus qu’un
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grand-père n’est nécessairement de grande taille). Par conséquent, table ronde
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et grand-père (ou encore cercle vicieux au sens de « piège », cordon bleu au
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sens de « bon cuisinier ou bonne cuisinière », etc.) ne sont pas des désignations
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mais des dénominations : ce sont des combinaisons qui ne sont pas libres, et qui
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doivent par conséquent être apprises en bloc par les locuteurs car le sens est
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souvent différent de la simple combinaison du sens des mots qui les composent.
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B Ce que les élèves doivent
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retenir et maîtriser
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La langue comporte des mots simples et des mots complexes. Les mots simples
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présentent un seul élément, dépourvu de préfixe ou de suffixe (main ; pied ; nez).
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Les mots complexes se divisent en deux catégories.
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Certains types de mots complexes, appelés mots composés, comportent deux
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mots reliés entre eux par différents procédés : trait d’union (poisson-chat ;
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aigre-doux) ; juxtaposition (ver de terre ; château fort) ; soudure des deux
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éléments (portefeuille). Les éléments constitutifs des mots composés sont tou-
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jours susceptibles d’un usage autonome. Les mots composés peuvent être par
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exemple des noms composés ou des locutions verbales.
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D’autres types de mots complexes, appelés mots dérivés, présentent un radical
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augmenté d’un préfixe (infini) ou d’un suffixe (maisonnette). Les préfixes ne
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sont généralement pas susceptibles d’un usage autonome. Les suffixes ne sont
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jamais autonomes dans l’énoncé.
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C Repères pour la progression
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L’étude de la création lexicale est inscrite au programme du cycle 3.
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Cycle 3
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CM1 L’élève découvre d’abord les mots complexes, par l’intermédiaire des
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mots composés, en privilégiant les noms communs et parmi ces derniers, ceux
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dont les deux morphèmes lexicaux sont reliés entre eux par un trait d’union et
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dont le pluriel ne pose aucune difficulté. Il se familiarise avec les mots complexes
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transparents, les dérivés préfixés dont le préfixe comporte une finale vocalique,
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p. 256
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Lexique 6
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laquelle n’entraîne pas de difficultés orthographiques. Un stock de préfixes
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usuels est graduellement constitué.
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CM2 Le travail sur les noms composés se poursuit avec l’introduction graduelle
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et raisonnée de noms composés dont les constituants sont reliés entre eux par
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divers moyens (juxtaposition, trait(s) d’union, univerbation). D’autres classes
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grammaticales de mots composés sont introduites, les locutions verbales et
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les adjectifs composés. Par ailleurs, l’étude des mots dérivés se poursuit avec
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l’étude des préfixes à finale consonantique, laquelle entraîne des variations
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orthographiques. Le stock de préfixes commencé en CM1 s’enrichit. Les exemples
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peuvent intégrer des mots complexes plus opaques.
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6e L’élève reconnaît et maîtrise les grands principes de formation des mots
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composés. Il sait par ailleurs décomposer un dérivé préfixé, reconnaître les
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principaux préfixes et identifier leur(s) sens. L’élève est sensibilisé aux dérivés
|
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suffixés à partir de quelques suffixes très usuels. Il est capable d’analyser un
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mot issu de dérivations multiples (par exemple, dans repassage, on identifie
|
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une préfixation en re- à partir du radical pass- issu de la base passer, et une
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suffixation en -age : passer ➔ repasser ➔ repassage). La constitution de ces
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apprentissages est corrélée à la découverte de quelques racines latines et
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grecques très usuelles dans la création lexicale. L’élève maîtrise la distinction
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entre mots opaques et mots transparents.
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Démarches d’apprentissage D
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L’apprentissage explicite de la formation des mots se fait dès le début du cycle 3.
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Les élèves disposent antérieurement d’une connaissance non consciente de la
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morphologie, qui leur permet par exemple d’établir un lien sémantique au sein
|
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du couple maison / maisonnette, et de percevoir en revanche l’absence de lien
|
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sémantique au sein du couple bague / baguette. Cet apprentissage explicite
|
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commence par des observations ponctuelles, portant aussi bien sur l’analyse
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des mots composés que sur celle des mots dérivés, lors de l’étude de textes.
|
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Les leçons sur les préfixes, les suffixes, les mots composés, etc. interviennent
|
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lorsque plusieurs cas particuliers auront été étudiés, et, éventuellement,
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consignés dans un répertoire personnel.
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p. 257
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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1. Une première approche fondée
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sur la transparence des mots complexes
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Tout l’intérêt de l’étude de la formation des mots est d’attirer l’attention des élèves
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sur des variations de sens liés à la combinaison des mots. On peut s’appuyer sur
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la distinction de trois niveaux de transparence :
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• dans le cas d’une transparence complète, le sens du mot complexe est donné
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immédiatement par le sens des unités qui le composent ; il peut donc être deviné
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sans avoir été appris : un ver de terre est un ver que l’on trouve dans la terre :
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refaire c’est faire de nouveau ; une maisonnette est une petite maison, etc. ;
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• dans le cas d’une transparence moyenne, le sens du mot complexe est en
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rapport avec le sens d’au moins l’un des mots qui le composent, mais il ne peut
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être deviné sans avoir été appris : un château fort est bien un château, mais
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on ne peut le définir comme « un château qui est fort » ; une pomme de terre
|
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pousse dans la terre mais n’est pas une pomme ; une peur bleue est bien une
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peur, mais qui n’a pas de rapport avec la couleur bleue ;
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• dans le cas d’une transparence nulle (opacité du mot complexe), il n’y a plus
|
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aucun rapport immédiat entre le sens du mot complexe et le sens des unités
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qui le composent : un cordon bleu ; ne pas avoir froid aux yeux, etc. Parfois,
|
||
mais pas toujours, des connaissances historiques permettent de comprendre
|
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le sens de ces mots complexes.
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La démarche d’enseignement consiste donc à s’appuyer d’abord sur les mots
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complexes les plus transparents, dans lesquels la morphologie est cohérente
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avec le sens, pour aller peu à peu vers les mots complexes plus opaques.
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2. Une deuxième approche :
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de la sémantique à la morphologie
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Pour chacun des degrés de transparence, on part de l’analyse sémantique
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du mot complexe avant de chercher à décrire les éléments qui le constituent.
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Par exemple, on interroge d’abord les élèves sur le sens de refaire avant de
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l’analyser comme étant formé d’un préfixe (re-) et d’un radical (faire). De même,
|
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on les interroge sur le sens de coupe-papier avant d’analyser ce nom composé
|
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comme étant formé d’un verbe et d’un nom.
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L’approche morphologique consiste à distinguer la nature des différents éléments
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entrant dans leur composition ainsi que les différents procédés mis en œuvre.
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Il convient de distinguer le cas des mots composés de celui des mots dérivés.
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p. 258
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Lexique 6
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• Les mots composés
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Les mots composés peuvent appartenir à n’importe quelle nature de mots, mais,
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au cycle 3, on se concentre sur les noms composés et les locutions verbales.
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Les marques morphologiques de la composition sont très variables. Dans le cas
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des mots composés par simple juxtaposition, aucune marque morphologique
|
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n’est apparente : seuls des critères syntaxiques peuvent permettre d’identifier la
|
||
composition, par exemple dans le cas de château fort (opposé à homme fort qui
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n’est pas un mot composé mais une combinaison libre) ou encore de ver de terre
|
||
(par opposition à tas de terre). Le trait d’union est le marqueur morphologique
|
||
le plus courant, mais sa présence reste aléatoire et on ne dispose d’aucune
|
||
explication générale permettant d’expliquer pourquoi portefeuille est soudé
|
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(univerbation) mais porte-documents ne l’est pas. Chaque forme doit donc être
|
||
mémorisée individuellement : lorsque l’on perçoit oralement qu’un mot est formé
|
||
de deux ou plusieurs unités, il est impossible de prévoir si ce mot composé est
|
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formé par simple juxtaposition, s’il comporte des traits d’union ou s’il relève de
|
||
l’univerbation.
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• Les mots dérivés
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Le cas des mots dérivés est très différent puisque, sauf cas particulier, les
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préfixes et les suffixes sont soudés au radical. Le radical (par exemple pass-
|
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dans passage) est la forme que prend la base (passer) lors de la dérivation.
|
||
Dans certains cas, le radical est identique à la base (nation ➔ national).
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Les dérivés préfixés constituent la base des apprentissages. Ils présentent en effet
|
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la caractéristique de ne pas changer la classe grammaticale de la base dont ils sont
|
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issus (jeter ➔ projeter). La principale difficulté morphologique inhérente à leur
|
||
étude est celle des différentes formes que certains préfixes, à finale consonantique,
|
||
peuvent prendre à l’occasion de leur contact avec une base à initiale elle aussi
|
||
consonantique (illisible ; impossible ; infaisable ; irresponsable) : ici, l’approche
|
||
morphologique, intrinsèquement liée à l’approche sémantique, permet l’acquisition
|
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d’un stock lexical et peut prévenir un certain nombre de fautes d’orthographe.
|
||
|
||
On peut étudier les dérivés par suffixation en relation avec une réflexion sur
|
||
les natures de mots. En effet, beaucoup de suffixes modifient la catégorie
|
||
grammaticale de la base. L’examen de leur formation mobilise donc la connaissance
|
||
des natures de mots : l’adjectif rapide devient l’adverbe rapidement, le verbe
|
||
manger devient l’adjectif mangeable mais aussi le nom mangeoire, etc.
|
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||
Il est intéressant de faire jouer la distinction entre mot possible et mot attesté. Certains
|
||
mots sont possibles, au sens où ils résultent d’une dérivation correcte, mais ne sont
|
||
pas attestés. Voici quelques exemples empruntés à l’ouvrage Mon Dictionnaire
|
||
imaginaire98 : *catastropheur ; *fantomesque ; *débazarder. Il n’est pas rare que
|
||
des enfants produisent spontanément des mots possibles non attestés (*rechaudir
|
||
sur le modèle de refroidir ; *rallongeci sur le modèle de raccourci, etc.), ce qui indique
|
||
leurs capacités morphologiques spontanées. Les exercices peuvent permettre
|
||
d’aider à comprendre cette différence entre les dérivations théoriquement possibles
|
||
et celles qui sont retenues par la norme linguistique à un moment donné.
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98 Roland Garrigue, Mon Dictionnaire imaginaire, Le Robert, 2019.
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p. 259
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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E Sélection du corpus pour la séance
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LES CORPUS
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Mots composés et locutions verbales
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Pour la découverte de la médecin-chef
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notion, privilégier des noms wagon-citerne
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concrets transparents
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dont les deux morphèmes
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lexicaux sont reliés entre eux
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par un trait d’union et dont le
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pluriel ne pose pas de difficulté.
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Sans exclure les mots homme-grenouille
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non transparents, tenir loup-garou
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compte de l’opacité et noter garou est opaque et nécessite
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l’éventuelle motivation. des connaissances historiques.
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cordon bleu
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Mot opaque qui doit être appris
|
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comme un mot nouveau.
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Les mots composés par simple château fort / un homme fort
|
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juxtaposition permettent attendre un enfant
|
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de jouer sur le contraste (être enceinte) / attendre
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entre la construction libre son enfant devant l’école
|
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et la construction figée.
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Faire des propositions incluant un porte-avions ; un porte-
|
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le verbe porter qui permet bagages ; un porte-bonheur ;
|
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la production de nombreux un porte-clés ; un porte-
|
||
noms composés et locutions documents ; un porte-
|
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verbales. drapeau ; un porte-malheur ;
|
||
un porte-mine ; un porte-
|
||
monnaie ; un porte-parole ;
|
||
un porte-revues, etc.
|
||
porter bonheur ; porter
|
||
chance ; porter le chapeau ;
|
||
porter quelqu’un dans son
|
||
cœur ; porter sa croix ; porter
|
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malheur ; porter sur les
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nerfs, etc.
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p. 260
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Lexique 6
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Faire des propositions incluant Porter pour transporter :
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le verbe porter, pour travailler porter des bagages ;
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les collocations en faisant une caisse ; un drapeau ;
|
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varier les compléments un flambeau ; une hotte ;
|
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du verbe porter. une lanterne ; un livre ;
|
||
un panier ; un paquet, etc.
|
||
Porter au sens de porter
|
||
un vêtement :
|
||
porter une bague ; une blouse ;
|
||
un bonnet ; un brassard ;
|
||
un casque ; une casquette ;
|
||
une ceinture ; un chapeau ;
|
||
une chemise ; un collier ;
|
||
un costume, etc.
|
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Mots dérivés
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Pour la découverte de la pluie ➔ parapluie
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notion, privilégier les noms marché ➔ supermarché
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communs et les verbes faire, refaire, défaire
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d’action qui comportent un manger ➔ mangeable
|
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préfixe ou un suffixe et dont la
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modification de sens apportée
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à la base est immédiatement
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discernable.
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Choisir des préfixes pour biface = deux faces
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lesquels l’apport sémantique bilingue = deux langues
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est aisément identifiable. amener
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Éviter les préfixes de sens
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très abstrait.
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Privilégier les dérivés anormal
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par préfixation formés amnésie
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sur une base française. Éviter les mots formés
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sur une base grecque.
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Introduire ensuite des bases lingu- dans bilingue
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non françaises faciles aud- dans inaudible
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à reconnaître ou assez
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fréquentes.
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p. 261
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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Se limiter aux préfixes ayant bilingue ; biréacteur ; biface 99
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une forme stable (à l’exception malaise ; malédiction ;
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du préfixe négatif in- ; il- ; ir- mécontent ; maudire
|
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qui est très fréquent et dont Éviter les préfixes ayant
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les formes différentes devront des formes différentes.
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être enseignées).
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Ne pas confondre les mots encolure, alunissage,
|
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qui font l’objet de deux dératiser, dévitaliser, etc.
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dérivations successives sont des parasynthétiques
|
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(intolérable) et les mots qui (voir La grammaire du français.
|
||
sont concomitamment pourvus Terminologie grammaticale,
|
||
d’un préfixe et d’un suffixe, p. 166).
|
||
comme encolure.
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Ce type de dérivés pose des
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problèmes morphologiques,
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car leur formation particulière
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interdit d’isoler une base
|
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qui serait préfixée (*-colure)
|
||
ou une base qui serait suffixée
|
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(*encol-). Ils sont issus d’une
|
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préfixation et d’une suffixation
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simultanée (en-col-ure).
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Éviter des mots dérivés du type embarquer
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embarquer, pour lesquels La base nominale barque
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la préfixation s’effectue est convertie en verbe,
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||
sur une base qui change d’où la présence du morphème
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de catégorie grammaticale verbal d’infinitif -er ; cette base
|
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par conversion. est simultanément préfixée
|
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pour former un verbe.
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Ne pas faire découvrir intolérable (tolérer ➔ tolérable
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la notion de dérivation préfixale ➔ intolérable)
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à l’aide de mots déjà pourvus
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d’un suffixe.
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Privilégier, pour la découverte Se reporter à l’annexe 4,
|
||
de la notion, des préfixes ne tableau « La dérivation par
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||
comportant qu’un seul sens. préfixation : préfixes les plus
|
||
fréquents », p. 295-299, où sont
|
||
listés des préfixes porteurs
|
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d’un seul sens.
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99 Mais biscuit est plus complexe, d’une part en raison de la forme bis- du préfixe bi-, d’autre part
|
||
en raison de la difficulté de l’interprétation (le rapport entre biscuit et « cuit deux fois » n’a rien d’évident).
|
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p. 262
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Lexique 6
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Dans le cas de la suffixation, Dans chanter, -er n’est pas un
|
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bien distinguer les morphèmes suffixe mais la flexion de l’infinitif.
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flexionnels (grammaticaux) Dans chantant, -ant n’est
|
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des morphèmes dérivationnels pas un suffixe mais la flexion
|
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(lexicaux). du participe présent.
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POINTS DE VIGILANCE
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• L’introduction des mots composés est souvent corrélée au problème de leur
|
||
graphie au singulier (présence ou non d’un -s final) et de leur accord au
|
||
pluriel lorsque le mot composé est un nom ou un adjectif. Cette question ne
|
||
relève pas de l’enseignement du lexique mais de la morphologie grammaticale.
|
||
On évitera donc de brouiller l’enseignement du lexique par des analyses qui
|
||
relèvent d’un autre domaine : l’accord au pluriel des noms ou adjectifs compo-
|
||
sés sera examiné dans le cadre d’une leçon sur le pluriel des noms. Bien sûr,
|
||
si le mot composé apparaît au pluriel dans un texte étudié, on pourra relever
|
||
l’éventuelle particularité de ce pluriel100 .
|
||
|
||
• On notera que les noms composés doivent être considérés comme des unités
|
||
(plus précisément des unités polylexicales). On se gardera donc d’examiner
|
||
les relations fonctionnelles entre les éléments qui les constituent : dans la
|
||
phrase Je regarde un château fort, l’adjectif fort ne doit pas être analysé
|
||
comme épithète de château mais comme un élément du nom composé, que l’on
|
||
considèrera comme inanalysable ; en revanche, dans la phrase Je regarde un
|
||
grand château, l’adjectif grand est bien épithète du nom château dans le
|
||
cadre du GN COD un grand château.
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100 On rappellera que les mots composés dont le premier élément est d’origine verbale présentent,
|
||
à la fois au singulier et au pluriel, de nombreuses irrégularités relatives au second élément (le premier
|
||
membre du composé, d’origine verbale, demeurant, lui, toujours invariable) : second élément variable
|
||
(un tire-bouchon ; des tire-bouchons) ; second élément invariable (un réveille-matin ; des réveille-matin) ;
|
||
second élément toujours au singulier (un presse-citron ; des presse-citron) ; second élément toujours
|
||
au pluriel (un porte-serviettes ; des porte-serviettes). Enfin, les cas de graphies multiples sont nombreux
|
||
et dûment mentionnés dans les dictionnaires. Quant aux adjectifs de couleur composés (vert pâle ; bleu foncé),
|
||
ils sont toujours invariables et peuvent être utilisés pour présenter des exemples d’adjectifs composés.
|
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||
p. 263
|
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
III
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La sémantique lexicale
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A Définitions pour le professeur
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La sémantique lexicale étudie le(s) sens des mots et les relations de sens entre
|
||
les mots, non plus la forme des mots. Ces réseaux sont un point d’appui pour
|
||
l’enrichissement du stock lexical : le lexique ne se développe pas par la mémo-
|
||
risation de mots isolés, mais par une prise de conscience des relations de sens
|
||
entre les mots (réseaux « verticaux ») et par l’utilisation de mots en contexte
|
||
(réseaux « horizontaux »).
|
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|
||
Deux grands types de relations peuvent être distingués, selon qu’elles sont à exten-
|
||
sion variable ou à extension stable. (L’extension est l’ensemble des choses ou entités
|
||
qui peuvent être désignées par le nom. Le nom véhicule a une extension plus grande
|
||
que le nom camion ; le nom camion a une extension plus grande que bétaillère.)
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1. Les connexions de sens à extension variable :
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hyperonyme et hyponyme, dénomination
|
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de base, générique, et spécifique
|
||
Un mot s’inscrit toujours dans une série de mots pouvant désigner la même chose
|
||
mais avec une extension plus grande ou plus petite. Par exemple, il est possible de
|
||
désigner une voiture par les mots véhicule, voiture, voire par un nom désignant la
|
||
marque de la voiture (une Renault, une Peugeot, etc.). On dit que véhicule est un
|
||
hyperonyme de voiture et que voiture est un hyponyme de véhicule.
|
||
|
||
• La dénomination de base
|
||
Lorsqu’on montre à quelqu’un l’image d’un chien, par exemple d’un teckel, en lui
|
||
demandant de nommer ce qu’il voit dans l’image, la dénomination très largement
|
||
préférée est chien, et non animal (plus général), ni teckel (plus spécifique).
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||
Le nom chien est donc une dénomination de base, tandis que animal est une
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dénomination générique. De même, pomme est une dénomination de base,
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tandis que fruit est une dénomination générique et golden une dénomination
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plus spécifique que la dénomination de base. En théorie, si l’on voit un chien
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dans la rue, de très nombreuses dénominations sont possibles : il est possible
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de dire qu’il est un être vivant, un mammifère, un vertébré, un animal, un animal
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domestique, un chien, un teckel, un teckel nain, etc. Mais parmi toutes ces
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dénominations possibles, l’une d’elles est cognitivement privilégiée (chien), qui
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est la dénomination du niveau de base, par rapport à laquelle toutes les autres
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Lexique 6
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se définissent, en étant soit plus générales (être vivant, mammifère, vertébré,
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animal, animal domestique) soit plus spécifiques (teckel, teckel nain).
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Les dénominations de base sont celles qui doivent être privilégiées dans l’étude
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du vocabulaire, puisque c’est par rapport à elles que les autres se définissent.
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• Les dénominations génériques et les dénominations spécifiques
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La question des « mots génériques » s’inscrit dans cette problématique de la
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relation avec un niveau de base : les dénominations génériques sont donc
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les dénominations plus générales que le niveau de base et les dénominations
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spécifiques sont plus précises que le niveau de base.
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Cette notion de niveau de base est primordiale car l’essentiel du vocabulaire
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des élèves des cycles 2 et 3 est un vocabulaire appartenant au niveau de base.
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L’enrichissement du vocabulaire à l’école se fait donc essentiellement à partir du
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niveau de base, vers les niveaux générique ou spécifique.
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On notera par ailleurs que, dans le cadre de l’association des supports visuels
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à l’apprentissage du lexique aux cycles 2 et 3, les réalités désignées par les
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désignations génériques ne peuvent jamais être dessinées : on ne peut pas en
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effet dessiner l’objet désigné par véhicule, sans passer par une dénomination de
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base (voiture) ou spécifique (coupé). De la même façon, on ne peut pas dessiner
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un fruit (dénomination générique) sans passer par une dénomination de base
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(banane) ou spécifique (banane petite naine).
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• Dénominations génériques : engin à moteur ; véhicule
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• Dénomination de base : voiture (à privilégier aux cycles 2 et 3)
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• Dénominations spécifiques : coupé ; coupé sport
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2. Les connexions de sens
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à extension stable : la synonymie
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Les synonymes sont des dénominations qui s’appliquent à un même objet. Ils ont
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des extensions similaires : les mots voiture et bagnole sont synonymes et ont
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approximativement la même extension. Cependant, ils différent selon le niveau
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de langue, qui est une justification fréquente de la synonymie.
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La synonymie est en relation avec la syntaxe dans la mesure où, très souvent,
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des synonymes n’admettent pas les mêmes contextes. Par exemple, laver, nettoyer,
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récurer peuvent être considérés comme des synonymes : je lave / nettoie / récure
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le sol ; mais seul laver admet pour COD le groupe nominal les dents : sauf effet
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de style particulier, on dira Je me lave les dents, et pas *Je me nettoie les dents,
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*Je me récure les dents. De même, on peut déraciner ou arracher un arbre, mais
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dans le cas d’une dent, seul arracher est possible. Ces limitations, qui relèvent
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de la combinatoire lexicale, font partie intégrante de la connaissance lexicale
|
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permettant l’emploi des mots laver ou dents.
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p. 265
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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On appelle donc synonymes des mots qui, dans un contexte donné, peuvent
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être interchangés à sens constant (ou avec une variation sémantique mineure).
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Ainsi, dans les phrases Jean aime les bonbons et Jean aime les sucreries,
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sucreries peut être considéré comme un synonyme de bonbons.
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Inversement, on appelle antonymes des mots qui, dans un contexte donné,
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s’opposent par leur sens. Ainsi, dans la phrase La maison est grande, grande
|
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est un antonyme de petite.
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On appelle homonymes des mots qui se prononcent et, parfois, s’écrivent de la
|
||
même façon mais qui n’ont aucun rapport de sens. Ainsi, pain est l’homonyme
|
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homophone (même prononciation mais orthographe différente) de pin, et cousin
|
||
(au sens du lien familial) est l’homonyme homophone homographe (même
|
||
prononciation et même orthographe) de cousin (insecte volant). D’un point de
|
||
vue sémantique, les homonymes n’entretiennent entre eux aucune relation
|
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de similarité. Il n’y a ainsi aucun lien sémantique entre le pain et le pin, ni entre
|
||
le cousin (lien familial) et le cousin (insecte).
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On appelle registres de langue les différentes façons qu’a un locuteur de
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||
s’exprimer selon le contexte dans lequel il se trouve. Si de nombreux registres,
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du très vulgaire au très soutenu, peuvent être identifiés, on se limite en général
|
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à la distinction entre trois registres principaux : le registre familier, le registre
|
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courant et le registre soutenu. L’appartenance à chacun de ces registres est
|
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déterminée par les choix phonétiques, morphologiques, syntaxiques et lexicaux
|
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du locuteur. Ainsi, les phrases J’suis claqué, Je suis fatigué et Je suis las
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appartiennent respectivement aux registres familier, courant et soutenu.
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On appelle famille de mots101 un ensemble de mots qui partagent un radical
|
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commun ou une étymologie commune. Ainsi les mots port, aéroport, porteur,
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porter, apporter, transporter forment une famille de mots parce qu’ils par-
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||
tagent en synchronie un radical commun, port-, issu de la base verbale porter.
|
||
De même, les mots chanson, cantate, cantique, chant, etc. appartiennent à une
|
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même famille de mots, parce qu’ils partagent en diachronie une origine com-
|
||
mune, celle du verbe latin cantare, « chanter ».
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||
On désigne par champ lexical un ensemble de mots qui se rapportent à une
|
||
même notion. Ainsi les mots avion, train, voiture, métro, tramway, autobus,
|
||
vélo, moto relèvent du champ lexical des moyens de transport.
|
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On appelle polysémie le fait qu’un mot possède plusieurs sens. Contrairement
|
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à l’homonymie, la polysémie d’un mot suppose un élément sémantique commun.
|
||
Ainsi, une teigne désigne, au sens propre, un insecte nuisible et, au sens figuré,
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une personne méchante. L’élément sémantique commun unissant les deux sens
|
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est la nocivité.
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101 Pour la terminologie de « famille dérivationnelle » qui désigne une famille de mots partageant
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en synchronie un même radical, par opposition à la terminologie de « famille de mots » qui désigne des mots
|
||
partageant en diachronie une même étymologie (latine et/ou grecque), voir La grammaire du français.
|
||
Terminologie grammaticale, p. 171-172.
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p. 266
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Lexique 6
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Ce que les élèves doivent B
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retenir et maîtriser
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On appelle synonymes des mots qui, dans une même phrase, sont de même sens.
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Ainsi, dans la phrase Jean a fait une sottise, sottise est un synonyme de bêtise.
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Inversement, on appelle antonymes des mots qui, dans une même phrase, sont
|
||
de sens contraire. Ainsi, dans la phrase Nestor est un gros chien, petit est un
|
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antonyme de gros.
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||
Les homonymes sont des mots qui se prononcent et, parfois, s’écrivent de la
|
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même façon. Ainsi, pain est l’homonyme (même prononciation mais orthographe
|
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différente) de pin, et livre est l’homonyme (même prononciation et même
|
||
orthographe) de livre (monnaie anglaise). Les homonymes n’ont jamais le
|
||
même sens. Ainsi, le pain et le pin sont deux mots de sens totalement différent
|
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(nourriture vs arbre).
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On appelle registres de langue les différentes manières d’écrire ou de parler.
|
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On distingue trois registres principaux : le registre familier, le registre
|
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courant et le registre soutenu. Ces registrent se reconnaissent notamment au
|
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vocabulaire employé et aux tournures de phrase : L’élégance de ton véhicule
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||
me laisse sans voix (soutenu) ; Tu as une belle voiture (courant) ; T’as une
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sacrée belle caisse (familier).
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||
Une famille de mots est un ensemble de mots qui partagent un radical commun.
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Ainsi les mots port, aéroport, porteur, porter, apporter, transporter forment
|
||
une famille de mots parce qu’ils partagent un radical commun (port-).
|
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||
On désigne par champ lexical un ensemble de mots qui se rapportent à une
|
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même notion. Ainsi les mots avion, train, voiture, métro, tramway, autobus,
|
||
vélo, moto relèvent du champ lexical des moyens de transport.
|
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||
On appelle polysémie les différents sens que possède un mot. Ainsi, dans les
|
||
phrases Le lion dévore sa proie et Enzo dévore un livre, le verbe dévorer
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signifie dans la première phrase « manger avec rapidité » et dans le second
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« lire sans pouvoir s’arrêter ».
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Repères pour une progression C
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Cycle 2
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Seuls les synonymes, les antonymes, les familles de mots et les registres de
|
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langue sont inscrits au programme du cycle 2, sans toutefois faire l’objet d’un
|
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apprentissage explicite. À l’occasion de séances dédiées à la lecture, ces notions
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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perçues par l’élève font l’objet de remarques ponctuelles, toujours en contexte,
|
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parfois faites à l’aide d’une terminologie adaptée à l’âge des élèves de ce cycle.
|
||
Ainsi, les synonymes sont appelés « mots ayant un sens voisin » et les antonymes
|
||
« mots de sens contraire ». Les familles de mots sont abordées de manière syn-
|
||
chronique, c’est-à-dire que les mots doivent partager, en synchronie, un même
|
||
radical aisément identifiable par l’élève. Parmi les niveaux de langue, priorité
|
||
est donnée aux niveaux familier et courant, sans exclure toutefois le niveau
|
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soutenu, et, plus particulièrement, d’un point de vue lexical (bagnole / voiture).
|
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Cycle 3
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Les notions vues au cycle 2, reprises et consolidées, font à présent l’objet d’un
|
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enseignement explicite utilisant la terminologie officielle des programmes
|
||
(synonymie, antonymie). L’homonymie est introduite. Les notions de famille de
|
||
mots, de champ lexical et de polysémie sont clairement distinguées par l’élève.
|
||
Par ailleurs, la découverte, en classe de sixième, des racines latines et grecques
|
||
permet de construire des familles de mots partageant, en diachronie, une origine
|
||
commune. La découverte des registres de langue est poursuivie : le registre
|
||
soutenu est ajouté aux deux autres précédemment présentés au cycle 2 et
|
||
les différents critères d’identification (critères phonétique, morphologique,
|
||
syntaxique, lexical) des registres sont abordés.
|
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D Démarches d’apprentissage
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Ces notions doivent être mobilisées dans des séances systématiques consacrées
|
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au vocabulaire. Mais elles doivent aussi être abordées régulièrement, lors de
|
||
l’étude de textes divers, et durant toutes les occasions qui peuvent donner lieu
|
||
à un travail sur le vocabulaire. Les termes relatifs à l’analyse du lexique – syno-
|
||
nyme, antonyme, préfixe, suffixe, mots composés, etc. – font eux-mêmes partie
|
||
du vocabulaire dont la maîtrise est attendue à l’école, et cette maîtrise ne saurait
|
||
se développer sans un usage régulier de ce vocabulaire technique.
|
||
|
||
L’étude des réseaux sémantiques consiste à s’intéresser, pour un mot donné,
|
||
aux mots avec lesquels il est en relation sémantique et, éventuellement, avec
|
||
lesquels il entre en concurrence. Ces relations sont diverses :
|
||
• relation de similarité, d’opposition ou d’inclusion entre mots (synonymie, anto-
|
||
nymie, mots génériques, mots particuliers) ;
|
||
• relation de similarité entre les différents sens d’un mots (polysémie) ;
|
||
• relation de forme entre les mots (homonymie) ;
|
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• relation conceptuelle entre les mots (champ lexical).
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Lexique 6
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Ces relations sont enseignées en tant que telles, dans le cadre de leçons de vocabu-
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laire, mais elles doivent également être fréquemment mobilisées, ponctuellement,
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lors de l’étude de textes ou dans le cadre de n’importe quelle discipline.
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1. Relations de similarité ou d’opposition
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entre mots (synonymie, antonymie)
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Les synonymes et les antonymes font toujours l’objet d’une approche en contexte,
|
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soit par le truchement de courtes phrases, soit au cours de la lecture et de l’étude
|
||
de courts textes. Cette démarche permet de montrer à l’élève que la synonymie
|
||
et l’antonymie ne sont possibles que dans un contexte donné. Ainsi, dans les
|
||
phrases Le chat est petit et La maison est petite, l’antonyme de petit est, dans
|
||
le premier cas, gros et, dans le second cas, grande.
|
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La première démarche à mettre en œuvre est d’amener les élèves à trouver des
|
||
synonymes ou des antonymes relevant de la même classe grammaticale.
|
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Le programme d’orthographe grammaticale est nécessairement pris en compte,
|
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car c’est de lui que dépend la possible réutilisation du synonyme ou de l’antonyme
|
||
trouvé en situation d’écriture. Ainsi, les synonymes ou les antonymes d’un verbe
|
||
sont à puiser, au cycle 2, dans les seuls verbes du premier groupe, augmentés,
|
||
au cycle 3, des verbes du deuxième groupe. Par exemple, si grimper est un
|
||
synonyme de monter utilisable aux cycles 2 et 3, il n’est pas de même de gravir,
|
||
dont l’introduction doit être réservée au cycle 3, où est inscrite l’étude des verbes
|
||
du deuxième groupe. Cette limitation ne concerne pas les exercices oraux.
|
||
|
||
La recherche des antonymes doit également être couplée à la découverte
|
||
des préfixes, notamment pour la classe des adjectifs (normal / anormal ;
|
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content / mécontent) ou des noms (connaissance / méconnaissance).
|
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|
||
• Les synonymes
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La recherche de synonymes se fait, dans un premier temps, à partir de termes
|
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concrets, dont le sens est immédiatement discernable par l’élève. Ainsi, le nom
|
||
livre peut donner lieu à la série de synonymes suivants : ouvrage, volume,
|
||
bouquin. De la même façon, le verbe manger peut donner lieu aux synonymes
|
||
suivants : croquer, déjeuner, dîner, avaler, grignoter, etc. La recherche de
|
||
synonymes est enfin corrélée à la présentation des registres de langue familier
|
||
et courant, comme le montrent la série livre, ouvrage, volume, bouquin où les
|
||
registres courant (livre), familier (bouquin) et soutenu (ouvrage, volume) sont
|
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représentés.
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Les registres de langue sont, au plan lexical, un cas particulier de la synonymie.
|
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Des noms comme livre et bouquin sont des synonymes au sens où ils désignent
|
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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le même objet, mais ils diffèrent selon le registre de langue102 . Toutefois il existe
|
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d’autres cas de synonymie : la synonymie entre un mot usité (belle-fille) et un
|
||
mot sorti de l’usage (bru), la synonymie entre un hyponyme et un hyperonyme
|
||
proches (bonbon est un hyponyme proche de sucrerie (les confitures sont
|
||
aussi des sucreries), et c’est pour cette raison que sucrerie peut être considéré
|
||
comme un synonyme de bonbon).
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Quelques marqueurs courants du registre familier :
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• phonétique (prononciation, omission de sons) :
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Chuis crevé.
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Chais pas.
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T’es où ?
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• morphologie (omission de mots) : ’
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Je sais pas. (pour Je ne sais pas.)
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• syntaxe (ordre des mots) :
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Tu fais quoi ? (pour Que fais-tu ?)
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• lexique :
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Tu fous quoi ?
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• Les antonymes
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Pour faire découvrir la notion d’antonymie, on invite les élèves à rechercher les
|
||
antonymes qui reposent sur des indications concrètes, notamment spatiales
|
||
(Le chat est en haut / en bas, dedans / dehors), sans considération de la classe
|
||
grammaticale des mots : la première approche étant sémantique, c’est le sens qui
|
||
prime sur la morphologie. Lorsque la notion d’antonymie est comprise, les élèves
|
||
rechercheront des antonymes en tenant compte de la classe grammaticale.
|
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• Mots génériques et mots particuliers
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||
Cette différentiation repose sur la distinction entre hyperonymes et
|
||
hyponymes puisqu’elle consiste en une variation d’extension : animal est un
|
||
hypéronyme de chien parce qu’il a une extension plus grande que chien, et chien
|
||
est un hyponyme de animal parce qu’il a une extension plus petite que animal.
|
||
Animal est un mot générique et chien un mot particulier. Mais ces distinctions
|
||
croisent également l’opposition entre dénomination de base, dénomination
|
||
générique et dénomination spécifique : chien est une dénomination de base
|
||
tandis que animal est une dénomination générique. Il convient donc, pour l’étude
|
||
de la différence entre les mots génériques et les mots particuliers, de choisir des
|
||
mots particuliers parmi des dénominations de base : par exemple, chien, chat,
|
||
souris, etc. (mots particuliers) / animal (mot générique) ou camion, voiture,
|
||
autobus (mots particuliers) / véhicule (mot générique). En revanche, utiliser
|
||
fromage comme mot générique et les différents types de fromages comme
|
||
mots particuliers ne présente pas le même intérêt, car le mot fromage est en
|
||
réalité une dénomination de base, ce qui implique que les noms des différents
|
||
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||
102 On évitera l’expression « niveau de langue », qui présuppose une hiérarchie qualitative
|
||
entre le « familier », le « courant » et le « soutenu » alors que ce sont uniquement les conditions d’énonciation
|
||
qui déterminent le recours à un niveau de langue donné. Il est aussi incongru d’utiliser un registre
|
||
soutenu dans une situation quotidienne que d’utiliser un registre familier dans une situation qui requiert
|
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un registre soutenu.
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Lexique 6
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types de fromages sont des dénominations spécifiques (comme les différents
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types de chiens ou de chats). Ce genre d’apprentissage (différents types de
|
||
fromages, différents types de chiens, etc.) peut avoir un intérêt documentaire,
|
||
bien sûr, au titre des connaissances culturelles, mais ne présente pas beaucoup
|
||
d’intérêt pour l’apprentissage du vocabulaire car il ne touche que des zones
|
||
périphériques du lexique (mots moins fréquents et moins souvent impliqués
|
||
dans les réseaux lexicaux).
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2. Relations de similarité entre les différents
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sens d’un mot (polysémie)
|
||
La polysémie est une propriété fondamentale de toutes les langues. Pour des
|
||
raisons d’économie cognitive, la plupart des mots comportent plusieurs sens,
|
||
qui entretiennent entre eux des relations de similarité. Si les mots n’avaient qu’un
|
||
seul sens, situation rare qui se rencontre exclusivement dans le lexique technique
|
||
(par exemple pixel), le lexique augmenterait considérablement : il faudrait avoir
|
||
un mot différent pour le bouton de rose, le bouton d’un vêtement, le bouton
|
||
dermatologique, le bouton poussoir, etc. Grâce à la polysémie, chacune de ces
|
||
réalités peut être dénommée par un seul et même mot, bouton, à partie du sens
|
||
de base de ce mot (« bouton de fleur »). L’enrichissement du lexique ne consiste pas
|
||
seulement dans l’apprentissage de mots nouveaux mais aussi dans l’exploration
|
||
de la polysémie de mots connus. Ce type d’exploration peut s’effectuer dans des
|
||
séances dédiées tout comme à n’importe quelle occasion dans la vie de la classe.
|
||
|
||
L’examen de la polysémie s’effectue en premier lieu avec des mots très fréquents
|
||
et pour un type particulier de polysémie : l’opposition entre sens propre et sens
|
||
figuré (cerveau, sens propre : « organe » ; sens figuré : « personne qui contrôle »).
|
||
Mais il convient de ne pas oublier que l’opposition entre sens propre et sens
|
||
figuré n’est qu’un cas particulier de polysémie. D’autres relations de polysé-
|
||
mie existent, notamment la restriction de sens (homme « être humain » > « être
|
||
humain mâle adulte », par opposition à femme et enfant), la métonymie (bureau
|
||
« meuble » > « pièce où l’on travaille »), l’analogie (bureau « meuble » > bureau sur
|
||
l’écran d’un ordinateur).
|
||
|
||
On veillera à ne pas confondre l’emploi figuré d’un mot (Sa gentillesse me touche
|
||
par opposition au sens propre J’ai touché le ballon), avec son emploi dans une
|
||
locution (Il a touché le fond, au sens de Il est en grande difficulté). Un mot
|
||
employé dans un sens figuré conserve son autonomie, ce qui n’est pas le cas
|
||
dans la locution (c’est toute l’expression « toucher le fond » qui a un sens spécial,
|
||
pas le verbe « toucher » seul).
|
||
|
||
Le dictionnaire (papier ou électronique) est un outil essentiel pour l’étude de la
|
||
polysémie103 des mots. Il est indispensable de prendre le temps d’explorer avec
|
||
les élèves la description qu’il fournit de la polysémie de certains mots.
|
||
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||
103 Remarque : on trouve parfois la dénomination « champ sémantique » pour désigner la polysémie.
|
||
Cette dénomination est à proscrire car elle suscite une confusion avec la notion de champ lexical.
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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3. Relations de forme entre les mots
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(homonymie)
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||
L’homonymie se distingue de la polysémie par le fait que les sens des homonymes
|
||
n’ont aucune similarité : entre avocat « fruit » et avocat « homme de loi », il n’existe
|
||
aucune relation de sens ; tandis que bouton (de fleur) et bouton (dermatologique)
|
||
sont liés par une analogie de forme (il s’agit dans les deux cas d’une petite boule).
|
||
Dans le cas de bouton, nous avons un seul mot qui a plusieurs sens. Mais dans le
|
||
cas de avocat, nous avons deux mots distincts qui n’ont, entre eux, qu’une simple
|
||
ressemblance de forme (ils s’écrivent et se prononcent de la même manière).
|
||
Cette ressemblance par la forme ne présente donc guère d’intérêt du point de vue
|
||
sémantique : les homonymes ne forment pas des réseaux sémantiques pertinents.
|
||
Par conséquent, si le terme homonyme doit être connu, le travail systématique
|
||
sur l’homonymie ne présente aucun intérêt. La notion peut cependant être mobi-
|
||
lisée négativement : avocat dans Il mange un avocat et dans Il est avocat n’ont
|
||
aucune relation entre eux, ce sont de simples homonymes.
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4. Relations conceptuelles entre les mots
|
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(champ lexical)
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||
La notion de champ lexical présente une structuration beaucoup moins nette
|
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que les précédentes. Par exemple, l’ensemble de mots mer, vagues, voguer,
|
||
navire, phare, rivage peut aussi bien être considéré comme appartenant au
|
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champ lexical de la mer qu’à celui de la navigation. Un même mot n’est donc
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que rarement inscrit dans un seul réseau lexical. Le rapport entre les mots qui
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appartiennent à un même champ lexical est avant tout un rapport conceptuel :
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ce ne sont pas des relations linguistiques qui relient la mer, les vagues, le navire,
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le fait de voguer etc. mais des relations conceptuelles : comprendre le concept de
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bateau implique de savoir qu’un bateau peut voguer sur une mer agitée par des
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vagues. Cet exemple permet aussi de prendre conscience qu’un champ lexical
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n’est pas un « paquet de mots » : le champ lexical est structuré conceptuellement,
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et impose des relations entre les mots qui le composent. Ainsi, comprendre
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le sens d’un mot est indissociable de la compréhension des champs lexicaux
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auxquels il appartient. Par exemple, comme on l’a vu, comprendre le sens du mot
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bateau suppose qu’on sache qu’un bateau peut voguer sur la mer. De même,
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comprendre le sens de n’importe quel mot appartenant au champ lexical de
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l’hôpital ou de la médecine (hôpital, médecin, opérer, bistouri, diagnostic,
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malade, infirmier) suppose la connaissance de la structuration de ce champ
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lexical : « dans un hôpital, les médecins opèrent des malades au moyen de bistouris
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et avec l’aide d’infirmiers ». La connaissance de ce scénario est présupposée par
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la connaissance du sens des mots médecin, hôpital, etc.
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Par conséquent, au plan pédagogique, il est essentiel de décrire les champs lexi-
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caux, non pas comme des séries de mots, mais en utilisant des phrases qui font
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apparaître les liens entre les éléments de chaque champ lexical.
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Lexique 6
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Sélection du corpus pour la séance E
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Dans le tableau suivant, les formes et les exemples pour les corpus pouvant
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être retenus sont signalés avec ces symboles : , ; ceux à exclure le sont avec
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ceux-ci : , .
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RECOMMANDATIONS EXEMPLES POUR LE CORPUS
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Privilégier le travail en contexte
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dont l’unité minimale doit être
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la phrase.
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Chaque fois que cela
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est pertinent, visualiser
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les réseaux lexicaux par
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des schémas (fleurs lexicales
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par exemple), mais en veillant
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à ne pas saturer ces schémas
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d’informations en y intégrant
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de longues listes de mots
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dépourvus de contexte.
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Pour l’étude de la polysémie, une maladie du cœur / le cœur
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privilégier la polysémie du problème
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par métaphore (sens propre
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vs sens figuré).
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Bien distinguer les structures Zoé mange (déguste) un éclair
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figées pour ne pas les traiter au chocolat.
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comme des combinaisons Zoé mange son pain blanc.
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libres. Manger son pain blanc est
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une locution verbale au sein
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de laquelle aucun verbe ne peut
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remplacer manger.
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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POINTS DE VIGILANCE
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• Les structures figées doivent être reconnues par les professeurs pour qu’ils
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évitent de les traiter comme des combinaisons libres. Par exemple, dans un
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exercice portant sur les synonymes du verbe mettre (« Recopie les phrases
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en remplaçant le verbe mettre par un synonyme »), on trouve la phrase :
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« Mon père met le couvert ». Or mettre le couvert est une locution verbale, ce
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qui signifie que mettre ne peut en aucun cas être remplacé par un synonyme.
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• Dans les exercices portant sur la synonymie, on évite de considérer des hype-
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ronymes comme des synonymes : si, en effet, véhicule peut remplacer voiture
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dans une phrase, notamment pour éviter une répétition, véhicule n’est pas
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un synonyme de voiture, mais un hyperonyme de ce nom.
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• L’homonymie et la polysémie doivent être très clairement séparées : il faut
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éviter de mettre sur le même plan les différents sens d’avocat et les différents
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sens de bouton. Dans le premier cas, nous avons deux mots différents tandis
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que dans le second, nous avons un mot qui a plusieurs sens. C’est d’ailleurs
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pour cette raison que avocat donne lieu à deux entrées dans les dictionnaires
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tandis qu’il y en a une seule pour bouton.
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• Il convient également d’éviter d’employer le terme polysémie dans le cas des
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mots composés. Le fait que rendre chèvre signifie « énerver au plus haut
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point » n’implique pas que cet emploi de chèvre appartienne à sa polysémie.
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La polysémie et le figement sont deux phénomènes distincts.
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• Le travail sur les homonymes (par exemple employer maître, mètre ou mettre
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dans des phrases) n’a que très peu d’intérêt dans la mesure où il n’implique
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aucun réseau lexical. Ce genre d’exercice a plutôt sa place dans une leçon
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d’orthographe.
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Lexique 6
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Propositions VI
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pour la mise en œuvre
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1. Le verbe, son sujet et ses compléments
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Le pivot majeur des réseaux sémantiques horizontaux est le verbe. Un verbe,
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quel qu’il soit, impose en effet, du point de vue sémantique, un certain type de
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sujet et un certain type de complément. Par exemple, le verbe voguer (dans son
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sens propre) implique un sujet qui appartienne à la catégorie des transports
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maritimes (navire, bateau, voilier, etc.), le verbe manger implique un sujet
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animé (humain ou non humain) et un complément appartenant au champ lexical
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de la nourriture. Il existe donc un lien très important entre la construction d’un
|
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verbe et les champs lexicaux, ce qui implique que l’étude des champs lexicaux
|
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gagne à être menée à partir d’une entrée verbale. Mais en outre, compte tenu
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de la cohésion non seulement syntaxique mais aussi sémantique entre le sujet
|
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et le groupe verbal, et entre le verbe et ses compléments, on s’efforcera de
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présenter les verbes nouveaux dans un contexte minimal comportant un sujet et
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un complément d’objet104 . La manipulation principale consiste ici à explorer les
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sujets possibles et les compléments d’objet possibles pour un verbe donné.
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2. Le nom et le groupe nominal
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Ce qui vient d’être dit pour le verbe vaut aussi pour le groupe nominal. Un nom, en
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raison de son sens, impose souvent un type sémantique d’expansion nominale et
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un type sémantique de verbe. Un ordinateur, par exemple, sera puissant, perfor-
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mant, cher, fiable, etc. (mais des adjectifs de couleurs seront moins fréquents,
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ainsi, bien sûr, que des adjectifs qui sélectionnent un nom d’humain, comme géné-
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reux, joyeux, etc. et qui, eux, ne sont envisageables que dans une situation de
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sens figuré). Par ailleurs, un ordinateur est un appareil qui est susceptible de bien
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fonctionner, de mouliner, de planter, de ramer, etc. et c’est aussi un appareil qu’on
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est susceptible de brancher, de démarrer, de reconfigurer, de redémarrer, etc.
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Même un nom aussi ordinaire que le nom maison impose des caractérisations
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préférentielles ; parmi les adjectifs les plus fréquents associés au nom maison,
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le Trésor de la langue française indique, par ordre décroissant de fréquence :
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petite, grande, vieille, belle, paternelle, bonne, voisine, propre, royale, vide,
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||
blanche, nouvelle, ancienne, jolie, natale, isolée, familiale, bourgeoise, com-
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mune, première, basse, neuve, pauvre, déserte, dernière, entière, abandon-
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née, noble, vaste, forestière, pleine, rose, haute, silencieuse, solitaire, fermée,
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mortuaire, rustique, grosse, vraie. Ici encore, l’exploration des combinaisons
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possibles permet de cerner les contours sémantiques du nom étudié.
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104 Sauf bien sûr dans le cas des verbes intransitifs, pour ce qui concerne le complément.
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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3. Combinaisons et noms composés
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Comme on l’a vu précédemment, le degré de solidarité entre les mots est variable.
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Dans certains cas, les mots sont combinés librement entre eux. Le nom maison,
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par exemple, peut être suivi d’une assez grande diversité d’adjectifs, bien que,
|
||
dans les usages, certains adjectifs soient plus fréquents que d’autres. Mais la
|
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combinaison libre entre mots ne constitue pas le cas le plus général. Le plus
|
||
souvent, les mots sont produits et compris par blocs : c’est le cas, notamment,
|
||
des mots composés (noms composés, adjectifs composés et locutions verbales).
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Mais avant d’en venir aux mots composés, examinons le cas où des combinaisons
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de mots sont privilégiées. Par exemple le cas des verbes possibles avec le nom
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échec, lorsque quelqu’un veut exprimer l’idée qu’une tentative de sa part a échoué.
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Trois verbes seulement sont couramment utilisés : essuyer / affronter / subir
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un échec. On peut obtenir ou avoir un succès, mais pas *obtenir un échec ou
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*avoir un échec. Par rapport au cas précédent de maison, les possibilités sont
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donc très restreintes. Dans de tels cas, il convient non seulement de présenter le
|
||
verbe en contexte, mais aussi d’explorer ses constructions possibles et attestées.
|
||
On remarquera que la symétrie des noms succès et échec n’entraîne aucune
|
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symétrie du point de vue des verbes impliqués par ces noms. Par conséquent,
|
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si, dans une leçon de vocabulaire, on travaille sur les noms succès et échec,
|
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il convient de travailler en même temps sur les verbes qu’ils sélectionnent.
|
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Dans le cas des mots composés, au moins les plus fortement figés, les pos-
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sibilités de combinaisons sont nulles car la suite est figée : par exemple, les
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noms composés dessin animé, cuir chevelu, table ronde (« réunion »), mot de
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passe, etc. sont formés d’un noyau nominal et d’une expansion qu’il est impos-
|
||
sible de remplacer par un synonyme. Le même genre de remarque peut être
|
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fait pour les locutions verbales. Par exemple, dans cette série de locutions
|
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construites sur le verbe rendre, les compléments ne donnent lieu à aucun choix
|
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possible : rendre à César ce qui est à César ; rendre chèvre ; rendre gorge ;
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rendre grâce ; rendre hommage ; rendre justice ; rendre la monnaie de sa
|
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pièce ; rendre l’âme ; rendre l’antenne. Par conséquent, au plan pédagogique,
|
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les mots composés doivent être mémorisés globalement : il est inutile de les ana-
|
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lyser puisque les mots qui les composent n’ont presque jamais leur sens habi-
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tuel. Un mot composé doit être considéré comme une unité lexicale.
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Dans le cas particulier des mots composés formés par juxtaposition, des tests
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syntaxiques peuvent être mobilisés à l’appui de l’analyse sémantique. Car, en
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général, les mots complexes les moins transparents sont aussi les plus figés,
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et le figement se traduit par l’impossibilité de certaines variations syntaxiques.
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Le blocage de ces variations syntaxiques dépend de la structure du mot composé :
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Lexique 6
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a. Noms composés de structure [N + Adj] : un château fort
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• impossibilité de l’ajout d’un adverbe : *un château très fort
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(mais un homme fort ➔ un homme très fort) ;
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• refus de la transformation de l’adjectif en nom : *la force
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de ce château (mais un homme fort ➔ la force de cet homme) ;
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• refus de la transformation attributive : *Ce château est fort
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(mais un homme fort ➔ Cet homme est fort).
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b. Noms composés de structure [N de N] : un ver de terre
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• impossibilité de la transformation du nom en adjectif : *un ver
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terrestre (mais une marque d’amitié ➔ une marque amicale) ;
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• refus de l’ajout d’un adjectif à l’un des noms : dans un ver de terre,
|
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on ne peut ajouter un adjectif qui qualifie le seul nom ver (*un ver
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blanc de terre) ni le seul nom terre (*un ver de terre agricole).
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Ces qualifications sont possibles si la suite [N de N] n’est pas
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figée : une marque d’amitié ➔ une marque sincère d’amitié ;
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une marque de réelle amitié. Dans le cas du nom composé,
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seule une qualification globale de ver de terre est acceptée
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(un long [ver de terre] ou un [ver de terre] long) ;
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• refus de la transformation attributive : *ce ver est de terre
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(mais une marque d’amitié ➔ cette marque est d’amitié).
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c. Locutions verbales de structure [V + GN] ou [V + N] :
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tenir le coup, rendre chèvre
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• impossibilité de l’ajout d’un adjectif : *tenir le coup violent ;
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*rendre chèvre blanche ;
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• impossibilité de la forme emphatique : *c’est le coup qu’il a tenu ;
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*c’est chèvre qu’il m’a rendu ;
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• impossibilité du passif : *le coup a été tenu par lui ;
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*la chèvre a été rendue par lui ;
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• refus de la transformation en subordonnée relative :
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*le coup qu’il a tenu ; *la chèvre qu’il m’a rendue.
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4. Synonymie
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On a remarqué plus haut que la substitution synonymique n’est pas possible
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dans le cas des mots composés. Mais, d’une manière générale, il demeure vrai
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que les possibilités de remplacer un nom par un synonyme sont souvent limitées,
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en raison des contraintes contextuelles. Considérons par exemple les adjectifs
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calme et paisible. Ces noms sont synonymes dans le cas où ils se rapportent
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à un lieu : une chambre ; un endroit ; une forêt ; un jardin peuvent être aussi
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bien calmes que paisibles. En revanche, si l’on veut exprimer l’idée d’un moment
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ou d’un temps qui n’est pas troublé dans son déroulement, seul paisible est
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p. 277
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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possible : un avenir, un bonheur, une existence, un règne, un sommeil, une vie
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seront paisibles mais pas calmes. Dans d’autres cas, le blocage de la synonymie
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est lié au fait qu’elle concerne des mots polysémiques qui ne peuvent être
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substitués que pour l’un de leur sens. Par exemple, les adjectifs vide et désert
|
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sont synonymes dans des emplois du type : des rues vides / des rues désertes.
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||
Mais cet emploi de vide n’est qu’un aspect de la polysémie de l’adjectif. Dans son
|
||
sens de base, « qui ne contient rien » (exemple : une bouteille vide), l’adjectif vide
|
||
n’est plus synonyme de désert. Dans d’autres cas en revanche, la synonymie ne
|
||
dépend pas du contexte et les synonymes peuvent être substitués l’un à l’autre
|
||
dans n’importe quel emploi. Tel est le cas par exemple de bêtise et sottise, dont
|
||
la polysémie est non seulement limitée mais complètement parallèle : les deux
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||
mots peuvent à la fois désigner un défaut d’intelligence, de bon sens, de jugement
|
||
(la bêtise ou la sottise de telle ou telle personne) et les manifestations de ce
|
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manque d’intelligence (la bêtise ou la sottise faite par telle ou telle personne).
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Au plan pédagogique, s’il est utile de montrer aux élèves que des mots sont des
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synonymes d’autres mots, il est tout aussi important de leur montrer que ces
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synonymes ne le sont plus dans certains contextes.
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5. Polysémie
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On notera enfin, dans le cas de la polysémie, que ce sont les informations contex-
|
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tuelles qui permettent de sélectionner le sens pertinent. Par exemple, dans
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le cas du nom bouton, qui comporte une polysémie assez riche, il est évident
|
||
que la phrase Je dois recoudre ce bouton sélectionne « bouton de vêtement »,
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que la phrase J’ai un bouton sur le nez sélectionne « bouton dermatologique »,
|
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que la phrase Il faut appuyer sur ce bouton sélectionne « bouton électrique »
|
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et que la phrase Les roses sont en bouton sélectionne « bouton de fleur ». L’ana-
|
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lyse de la polysémie des mots gagne donc à être exemplifiée par des emplois
|
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contextuels plutôt que décrite par une série de définitions. Cela n’exclut pas, bien
|
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entendu, l’examen de la polysémie dans les dictionnaires.
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p. 278
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Lexique 6
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Cycles 2 et 3
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Phase de découverte
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1. a. Découvrir un mot en contexte et en situation, à partir d’un support
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écrit, un support iconographique ou un enregistrement audio.
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b. En questionner le sens, définir le mot.
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c. Chercher puis expliquer diverses expressions qui emploient ce mot.
|
||
Questionner, distinguer les expressions au sens propre et au sens figuré.
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2. a. Trouver des mots de la même famille. Trouver des synonymes
|
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en contexte et des antonymes en contexte.
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b. Mener des recherches dans le dictionnaire105 pour compléter ces listes.
|
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c. Préciser le sens des divers mots, les définir.
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||
3. a. Comparer, établir des rapprochements sémantiques entre des mots.
|
||
b. Observer leur formation (base, radical, suffixe) et leur nature,
|
||
en tenant compte du sens apporté par le préfixe et le suffixe.
|
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||
4. Trouver des mots d’un même champ lexical. Trouver des mots d’une
|
||
même famille (famille dérivationnelle au cycle 2, famille de mots au cycle 3).
|
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||
5. Consulter le dictionnaire pour observer les différents sens
|
||
d’un mot. Puis simplifier les définitions en se limitant à un synonyme
|
||
ou à un exemple d’emploi par acception.
|
||
Exemple :
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• Définitions
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Bouton106 :
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1. État d’une fleur avant son éclosion : Un bouton de rose. (La protection
|
||
est assurée par le calice, qui enveloppe entièrement la corolle et les
|
||
organes sexuels.)
|
||
Synonymes : bourgeon - œil
|
||
2. Élevure cutanée, quelle qu’en soit la nature. (Le mot « bouton » n’a pas
|
||
de signification dermatologique précise.)
|
||
3. Petite pièce en matière dure, généralement circulaire, qui, cousue sur
|
||
un vêtement, sert à le fermer ou à l’orner.
|
||
4. Pièce arrondie saillante qui sert à manœuvrer une porte, un tiroir, etc.
|
||
Synonyme : poignée
|
||
5. Pièce mobile sur laquelle on agit manuellement pour commander
|
||
mécaniquement ou électriquement un appareil.
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||
• Définitions simplifiées :
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||
Bouton :
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1. Bouton de rose
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2. Bouton sur la peau
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3. Bouton de vêtement
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4. Poignée de porte ou de tiroir
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5. Interrupteur (bouton électrique)
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||
105 Pour alimenter et guider ces recherches, l’utilisation du site du Centre national de ressources
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||
textuelles et lexicales (CNRTL) par le professeur peut être utile dans le cadre de cette activité.
|
||
106 Définition issue du dictionnaire Larousse en ligne.
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p. 279
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
6. Étudier les différentes formations (préfixe, suffixe) pour préciser
|
||
le sens des mots d’une même famille.
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||
7. Élaborer un arbre à mots qui sera complété au fur et à mesure
|
||
de l’année en fonction des mots rencontrés.
|
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||
Pour aller plus loin au cycle 3
|
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||
1. En s’appuyant sur les ressources « Lexique et Culture » disponibles
|
||
sur le site Éduscol107, faire découvrir l’histoire d’un mot. Comparer
|
||
l’évolution de ce mot et ses formes dans d’autres langues.
|
||
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||
2. Faire découvrir un nom composé comportant un trait d’union (coupe-
|
||
papier ; médecin-chef), expliquer le sens induit par les deux éléments
|
||
qui le composent. Identifier la nature grammaticale des deux éléments.
|
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||
3. Trouver des noms composés comportant un verbe et un nom, un nom
|
||
et un nom. Donner leur sens.
|
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|
||
4. Trouver d’autres noms composés, les collecter, les classer,
|
||
puis justifier pour en dégager les règles de formation.
|
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Cycles 2 et 3
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||
Phase d’entraînement
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||
1. Lire, mémoriser quelques phrases ou un extrait contenant un mot étudié.
|
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||
2. Classer les mots d’une même famille, justifier.
|
||
dent – grande – jardiner – dentiste – jardin – grandir – dentier –
|
||
jardinerie – grandeur – dentaire – jardinière
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||
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||
3. Identifier l’intrus.
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||
peur ➔ pleurer – apeuré – peureux – peureuse
|
||
classer ➔ classement – classeur – reclasser – classique
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|
||
4. a. Proposer des mots de la même famille que les mots suivants.
|
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rang – pot – colle – fleur – port – lait – terre – saut – manger – place – vent – long
|
||
b. Donner leur sens.
|
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|
||
5. Identifier le mot issu du langage familier dans chaque paire de mots
|
||
suivante.
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a. gosse – enfant b. voiture – bagnole c. moche – laid d. argent – thunes
|
||
e. chambre – piaule f. habiter – crécher g. trouille – peur h. se grouiller –
|
||
se dépêcher
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|
||
6. Classer les mots suivants selon leur registre de langue
|
||
(soutenu, courant, familier).
|
||
dormir – une clope – pioncer – la cigarette – une automobile – le vélo – la voiture –
|
||
une demeure – risquer – se hasarder – riche – fortuné – frangin – frère
|
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||
107 https://eduscol.education.fr/255/lexique-et-culture
|
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p. 280
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Lexique 6
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7. Repérer dans les phrases suivantes le sens propre et le sens figuré
|
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des mots soulignés.
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a. Au fond de la vallée coule une rivière. – Une rivière de lave coule du
|
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volcan.
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b. Annie a acheté un nouveau manteau. – Un manteau de neige recouvre
|
||
la plaine.
|
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c. Les chevaux aiment le pain dur. – Il a eu des mots très durs contre moi.
|
||
d. Les élèves ont dévoré ce livre. – Le loup a dévoré les brebis.
|
||
e. Le chasseur a blessé l’animal. – Ta réponse m’a vraiment blessé.
|
||
|
||
8. Identifier si le mot souligné est employé au sens propre ou au sens figuré.
|
||
a. un air sombre – une nuit sombre b. briser un verre – briser une amitié
|
||
c. avoir mal à la tête – prendre la tête du convoi d. Les flammes dansaient
|
||
dans la cheminée. – Lucie dansait tous les mardis. e. Les sportifs courent
|
||
sur la piste. – Les doigts courent sur le clavier.
|
||
|
||
9. Repérer, puis entourer, dans chaque mot suivant et selon
|
||
des couleurs différentes, le préfixe et/ou le suffixe.
|
||
prénom – supermarché – parachute – prévenir – imprudent – chanteur –
|
||
équilibriste – tartelette – illégal – irresponsable
|
||
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||
10. Repérer, puis entourer le préfixe de chaque mot de la liste suivante.
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Donner le sens de chaque mot.
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impossible – illisible – irresponsable – illégal – impair – irréel
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||
11. Classer les mots suivants. Repérer puis entourer le suffixe
|
||
de chaque mot. En donner le sens.
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fillette – baleineau – ourson – livret – coquillette – renardeau –
|
||
maisonnette – mallette – chaton – moucheron
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||
12. Trouver des mots comprenant un même préfixe ou un même suffixe.
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Exemples :
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dé- ➔ défaire – dématérialiser – dégeler – dégarni
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-eux / -euse ➔ courageux – aventureux – peureux – merveilleux
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13. Définir le sens d’un préfixe et/ou d’un suffixe à partir du sens
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de mots formés.
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14. Analyser la formation des mots suivants. Identifier leur préfixe
|
||
et leur radical.
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maladroit – insuffisant – parachute – déranger – malchance – parapluie –
|
||
incapable – irrespirable – irréel – impossible – imprudent – irrationnel
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||
15. a. Analyser la formation des mots suivants. Identifier leur préfixe /
|
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suffixe et leur radical.
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||
fourgonnette – boulangerie – purement – automobiliste – intraveineuse –
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||
illégalement – interchangeable
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b. Classer les mots selon leur nature.
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p. 281
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6 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
16. a. Former d’autres mots à partir des suivants, en leur ajoutant
|
||
un suffixe.
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égal – amer – méchant – brusque – montagne – habitat – jeter – glisser
|
||
b. Classer les nouveaux mots selon leur nature.
|
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||
17. Former le contraire des adjectifs ou des noms suivants, en ajoutant
|
||
un préfixe.
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||
prudent – poli – connu – tolérant – légal – lisible – content – réel – rationnel
|
||
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||
18. Trouver des mots de la même famille que les mots suivants,
|
||
en respectant le modèle donné (ajout d’un préfixe et/ou d’un suffixe).
|
||
Exemples : accès ➔ accessible – inaccessible
|
||
place ➔ déplacer – déplacement
|
||
stable – place – règle – chant – régulier – prudent – moral – habile
|
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||
19. Trouver l’intrus non suffixé (ou non préfixé) dans une liste.
|
||
Exemple de liste : chat ➔ chatière – chaton – château
|
||
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||
20. Chercher des mots de la même famille que les mots suivants.
|
||
Puis définir chaque proposition.
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||
voyage – pot – jardin – clair – herbe – mer – faim – saut
|
||
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||
21. Construire une phrase avec chacun des mots suivants.
|
||
Puis remplacer ces mots par un synonyme.
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||
bateau – maison – heureux – magasin – demeure – content – boutique –
|
||
discuter – bavarder – soigneux – effrayé – minutieux – peureux – navire
|
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||
22. Construire une phrase avec le premier mot de chacune des paires
|
||
suivantes. Puis remplacer ces mots par leur antonyme.
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||
ami / ennemi – lourd / léger – calme / agité – visible / caché – crier /
|
||
chuchoter
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||
Pour aller plus loin au cycle 3
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||
1. Identifier dans des couples de mots le nom composé en le distinguant
|
||
du groupe nominal.
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a. un château fort – un homme fort
|
||
b. un beau-père – un beau tableau
|
||
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||
2. a. En utilisant les mots suivants, constituer des mots composés
|
||
à partir de porte et garde.
|
||
feuille – monnaie – forestier – côtes – chasse – bonheur – boue – bébé –
|
||
documents – avions – bagages – malade – manger
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||
b. Proposer un sens pour ces mots composés et vérifier dans le
|
||
dictionnaire.
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p. 282
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Lexique 6
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3. Classer les mots composés suivants selon la nature des éléments
|
||
qui les composent (exemple : nom + nom ; adjectif + adjectif, etc.).
|
||
Justifier.
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||
wagon-lit – médecin-chef – oiseau-mouche – abat-jour – porte-avion –
|
||
appuie-tête – timbre-poste – sourd-muet – grand-parent – beau-père –
|
||
saule-pleureur – tire-bouchon – portefeuille – porte-document – sèche-
|
||
cheveux – basse-cour
|
||
|
||
4. Identifier les noms composés, formés à partir de la forme porte
|
||
du verbe porter, à l’aide des définitions suivantes.
|
||
Exemple : Il sert à accrocher les clés. ➔ le porte-clés
|
||
a. C’est un bateau à partir duquel les avions décollent.
|
||
b. On y accroche les vêtements.
|
||
c. Il permet de déplacer plus facilement les bagages.
|
||
d. Il sert à placer un jeune enfant contre soi en toute sécurité.
|
||
|
||
5. Compléter les noms composés suivants à l’aide d’une préposition.
|
||
Les définir.
|
||
machine … laver – brosse … dents – machine … café – table … repasser –
|
||
table … langer – arc … ciel – boucle … oreille – bouche … bouche – face …
|
||
face – touche … tout – ours … peluche – rez … chaussée – chef … œuvre –
|
||
trait … union – fer … cheval – hôtel … ville – console … jeux
|
||
|
||
6. Distinguer les homonymes, en complétant les phrases suivantes
|
||
selon le contexte.
|
||
Homonymes : verre – ver – vers – vert
|
||
« Hier, … midi, j’ai vu qu’un … de terre est tombé dans le … posé sur la table
|
||
en … . »
|
||
|
||
7. Distinguer, d’un point de vue sémantique, les homonymes présents
|
||
dans la phrase suivante. Les définir.
|
||
« La mère se rend au bord de mer dans la commune du maire
|
||
nouvellement élu. »
|
||
|
||
8. Trouver un homonyme aux mots suivants. Les définir.
|
||
saut – pain – court – port – verre – coup – reine – fin
|
||
|
||
9. Compléter les phrases suivantes par l’homonyme qui convient. Justifier.
|
||
Le roi Louis XIV habitait dans le grand ... (palais / palet) de Versailles. –
|
||
Il a combattu un crocodile de six ... (mètres / maîtres) de long. – Je porte
|
||
un pantalon ... (verre / vert / ver). – Le soleil accélère le vieillissement
|
||
de la ... (pot / peau). – J’ajoute des ... (amandes / amendes) dans la pâte. –
|
||
Dans ce restaurant italien, les ... (pâtes / pattes) sont excellentes. –
|
||
N’oublie pas de nous verser du ... (vin / vingt). – Un ... (cygne / signe)
|
||
majestueux s’approche du bord et avance vers nous.
|
||
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||
p. 283
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||
6 La grammaire du français du CP à la 6e
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||
10. a. Voici trois définitions du mot bouchon.
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||
1. Objet qui, réalisé en diverses matières (bois, liège, plastique, métal,
|
||
caoutchouc, etc.), sert à clore un contenant.
|
||
2. Terme de tendresse et d’affection.
|
||
3. Accumulation de véhicules qui gêne la circulation ; embouteillage.
|
||
b. Dans les phrases suivantes, associer au mot bouchon le sens
|
||
qui lui convient.
|
||
– Viens dans mes bras mon petit bouchon ! Sens n° : …
|
||
– En raison d’un trafic particulièrement dense, un bouchon s’est formé
|
||
avant l’arrivée au péage. Sens n° : …
|
||
– Seules deux bouteilles avaient leur bouchon correctement enfoncé.
|
||
Sens n° : …
|
||
|
||
11. Classer les mots suivants en deux champs lexicaux distincts.
|
||
Justifier.
|
||
escalade – orage – alpin – éclair – vent – roches – bourrasque – grimper –
|
||
déluge – escarpé
|
||
|
||
12. Identifier le champ lexical de chaque liste de mots suivante.
|
||
a. ballet – flamenco – musique – chorégraphe – opéra – claquette
|
||
b. falaise – voilier – récif – côte – mouette – Méditerranée
|
||
c. ascension – gorge – escalade – alpage – roche – grotte – mont –
|
||
avalanche
|
||
|
||
13. Repérer l’intrus dans chaque liste de mots suivante. Justifier.
|
||
a. équitation – natation – attention – musculation
|
||
b. médecin – infirmier – cerisier – pompier – agriculteur
|
||
c. obscurité – nuit – sombre – noir – ombre – lumière – nocturne
|
||
|
||
14. Trouver des mots relevant du champ lexical de chacun des mots
|
||
proposés. Les définir.
|
||
gare – géographie – montagne – numérique – tennis – préhistoire –
|
||
république
|
||
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||
15. Pour chaque champ lexical suivant, trouver des mots appartenant
|
||
aux classes grammaticales indiquées.
|
||
– L’art : 4 noms ; 3 verbes.
|
||
– La montagne : 2 noms ; 3 verbes ; 2 adjectifs.
|
||
– La tempête : 3 noms ; 5 adjectifs.
|
||
– Le feu : 4 noms ; 2 adjectifs ; 2 verbes.
|
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p. 284
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||
Annexes
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||
La grammaire du français du CP à la 6e
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Annexe 1.
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Genre et nombre
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des adjectifs et des noms
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Seules les exceptions appartenant à un vocabulaire adapté au niveau
|
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des cycles 2 et 3 sont mentionnées.
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||
1. Formation du féminin des noms
|
||
• Féminin en -e :
|
||
– marqué à l’oral par la prononciation de la consonne finale :
|
||
marchand / marchande
|
||
– marqué à l’oral par d’autres moyens : voisin / voisine
|
||
– non marqué à l’oral : ami / amie
|
||
• Féminin en -e (avec redoublement de la consonne finale) :
|
||
chat / chatte ; lion / lionne ; chien / chienne
|
||
• Féminin en -e (avec modification de la consonne finale) : loup / louve ;
|
||
époux / épouse
|
||
• Féminin de même forme que le masculin (noms épicènes) : élève ;
|
||
camarade
|
||
• Féminin des noms en -eur : vendeur / vendeuse
|
||
• Féminin des noms en -teur : directeur / directrice ; chanteur / chanteuse
|
||
• Féminin des noms en -er : boucher / bouchère
|
||
• Féminin en -esse : maître / maîtresse ; prince / princesse
|
||
|
||
Remarque : certains féminins ne sont pas obtenus par des moyens mor-
|
||
phologiques mais par un moyen lexical (oncle / tante ; garçon / fille) ; ces
|
||
cas ne sont donc pas inclus dans la problématique de l’accord des noms.
|
||
|
||
2. Formation du féminin des adjectifs
|
||
• Féminin en -e :
|
||
– marqué à l’oral par la prononciation de la consonne finale :
|
||
blond / blonde
|
||
– marqué à l’oral par d’autres moyens : lointain / lointaine
|
||
– non marqué à l’oral : dur / dure
|
||
• Féminin en -e (avec redoublement de la consonne finale) : bas / basse ;
|
||
épais / épaisse
|
||
• Féminin en -e (avec modification de la consonne finale) : vif / vive ;
|
||
doux / douce ; faux / fausse
|
||
|
||
|
||
|
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||
p. 286
|
||
Annexe du chapitre 2
|
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||
• Féminin de même forme que le masculin (adjectifs épicènes) : pâle ;
|
||
sale ; fidèle
|
||
• Féminin des adjectifs en -et : net / nette (sauf : complète ; discrète ;
|
||
inquiète ; secrète)
|
||
• Féminin des adjectifs en -er : léger / légère
|
||
• Féminins particuliers :
|
||
– beau / belle ; nouveau / nouvelle
|
||
– vieux / vieille
|
||
– long / longue
|
||
– mou / molle ; fou / folle
|
||
– public / publique
|
||
|
||
3. Formation du pluriel des noms
|
||
• Pluriel en -s : chat / chats
|
||
• Pluriel en -x : bateau / bateaux
|
||
• Pluriel des noms en -s, -x, -z : corps / corps ; noix / noix ; nez / nez
|
||
• Pluriel des noms en -eu : jeu / jeux (sauf pneus)
|
||
• Pluriel des noms en -ou : trou / trous (sauf bijoux ; cailloux ; choux ;
|
||
genoux ; hiboux ; joujoux ; poux)
|
||
• Pluriel des noms en -al : cheval / chevaux (sauf exceptions : bals, etc.)
|
||
• Pluriel des noms en -ail : détail / détails (sauf exceptions : travaux, etc.)
|
||
• Pluriel des noms en eau : château / châteaux
|
||
• Pluriels particuliers :
|
||
– œil / yeux
|
||
– bœuf / bœufs ; œuf / œufs (prononciation particulière du pluriel)
|
||
|
||
4. Formation du pluriel des adjectifs
|
||
• Pluriel en -s : petit / petits
|
||
• Pluriel des adjectifs en -al : original / originaux (sauf glacial)
|
||
• Pluriel des adjectifs en -eau : beau / beaux
|
||
|
||
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||
|
||
|
||
p. 287
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
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||
Annexe 2.
|
||
La phrase complexe
|
||
par juxtaposition
|
||
et/ou coordination :
|
||
structures principales
|
||
• Pour la phrase complexe par juxtaposition ou par coordination :
|
||
– un ou deux (ou davantage) sujets exprimés ;
|
||
– deux verbes (ou davantage) conjugués ;
|
||
– ponctuation (virgule, point-virgule, deux points) pour la juxtaposition ;
|
||
– conjonctions de coordination (mais ; ou ; et ; or ; ni ; car) pour la
|
||
coordination.
|
||
|
||
• Pour la phrase complexe par juxtaposition :
|
||
– groupe sujet commun aux propositions indépendantes
|
||
• Virgule : Le chat va dans le jardin, regarde autour de lui,
|
||
repère une souris.
|
||
• Point-virgule : Ø
|
||
• Deux points : Ø
|
||
– groupe sujet distinct pour chacune des propositions indépendantes
|
||
• Virgule : La neige tombe, le vent souffle, l’hiver arrive.
|
||
• Point-virgule : La neige tombe ; le vent souffle.
|
||
• Deux points : La neige commence à tomber : le chat rentre
|
||
vite à la maison.
|
||
|
||
• Pour la phrase complexe par coordination :
|
||
– groupe sujet commun aux propositions indépendantes
|
||
• mais : Le chat est dans le jardin mais ne chasse pas les souris.
|
||
• ou : Parfois, le chat chasse les souris ou joue avec les lézards.
|
||
• et : Le chat est dans le jardin et guette les souris.
|
||
• or : Ø
|
||
• ni : Les jeunes chats ne grimpent pas aux arbres ni ne
|
||
chassent les souris.
|
||
• car : Ø
|
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||
p. 288
|
||
Annexe du chapitre 5
|
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||
– groupe sujet distinct pour chacune des deux propositions
|
||
indépendantes
|
||
• mais : Le chat est dans le jardin mais son maître ne le regarde
|
||
pas.
|
||
• ou : Ø
|
||
• et : Le chat est dans le jardin et les souris le guettent.
|
||
• or : Le chat est dans le jardin ; or les souris ne le voient pas.
|
||
• ni : Ø
|
||
• car : Le chat ronronne car son maître le caresse.
|
||
|
||
• Pour la phrase complexe par juxtaposition et par coordination :
|
||
– groupe sujet commun aux propositions indépendantes
|
||
Les feuilles tombent des arbres, recouvrent le sol et annoncent
|
||
l’arrivée de l’hiver.
|
||
– groupe sujet distinct pour chacune des propositions indépendantes
|
||
➔ 2 propositions juxtaposées + 1 proposition coordonnée :
|
||
L’antilope s’approche du lac, le crocodile la surveille
|
||
et le danger menace.
|
||
L’antilope s’approche du lac ; le crocodile la surveille
|
||
et le danger menace.
|
||
L’antilope s’approche du lac : le crocodile la surveille
|
||
et le danger menace.
|
||
➔ 2 propositions coordonnées + 1 proposition juxtaposée :
|
||
L’antilope s’approche du lac et le crocodile la surveille :
|
||
le danger menace.
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
p. 289
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
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|
||
Annexe 3.
|
||
Les différentes sortes
|
||
de combinaisons
|
||
non libres
|
||
|
||
Il existe différentes sortes de combinaisons non libres : les collocations et les
|
||
locutions, ces dernières se subdivisant elles-mêmes en trois sous-catégories
|
||
qui sont les locutions faibles, les semi-locutions et les locutions fortes.
|
||
|
||
|
||
Les collocations
|
||
|
||
Les collocations sont des combinaisons non libres mais qui se comprennent
|
||
simplement à partir des unités qui les composent. La phrase Il pose une ques-
|
||
tion. se comprend sans difficulté tant qu’on comprend le sens du verbe poser et
|
||
le sens du nom question. Mais on ne s’aperçoit généralement pas que le choix
|
||
du verbe est contraint par le choix du nom question : en français, on pose ou
|
||
on soulève une question, mais on ne peut pas admettre : *Il dit une question ;
|
||
*Il fait une question108 ; *Il met une question109 ; *Il demande une question110 .
|
||
Par conséquent, on ne saurait concevoir une leçon de vocabulaire à partir du
|
||
nom question sans introduire une étude des verbes avec lesquels ce nom peut
|
||
s’utiliser. Et cela vaut aussi bien pour n’importe quel nom, non seulement dans
|
||
leur combinaison avec des verbes, mais aussi avec des adjectifs. Par exemple,
|
||
on dira en français une grosse pluie ou une pluie battante, torrentielle mais
|
||
pas une lourde pluie (anglais heavy rain) par exemple.
|
||
|
||
|
||
Les locutions ou mots composés
|
||
|
||
Les locutions faibles sont des locutions dont le sens global a un rapport avec les
|
||
éléments qui la forment, bien que ce sens global ne soit pas tout à fait le même
|
||
que celui d’une construction libre. On distinguera ainsi la phrase Attendre un
|
||
enfant à la sortie de l’école, qui est une construction libre (le GN un enfant
|
||
pourrait être remplacé par d’autres : attendre quelqu’un / son cousin, etc.),
|
||
de attendre un enfant (au sens de « être enceinte ») qui est une locution faible,
|
||
car l’expression a bien un rapport avec l’idée d’attendre un enfant, mais dans un
|
||
certain sens, très particulier. Les deux mots qui constituent la locution ont bien
|
||
un rapport avec le sens global de l’expression. Mais il s’agit cependant d’une
|
||
locution, qui doit être apprise comme une dénomination spécifique. Une expres-
|
||
sion nominale comme béton armé est de la même nature, puisque les éléments
|
||
|
||
108 Espagnol : Hacer una pregunta. Italien : Fare una domanda.
|
||
109 Allemand : Eine Frage stellen.
|
||
110 Anglais : To ask a question.
|
||
|
||
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||
p. 290
|
||
Annexe du chapitre 6
|
||
|
||
|
||
|
||
qui composent la locution sont en rapport direct avec le sens global, sans pour
|
||
autant que l’on puisse comprendre le sens de la locution à partir du sens de ses
|
||
éléments111 .
|
||
|
||
Les semi-locutions comportent un seul élément en rapport avec leur sens global.
|
||
Par exemple, on parle de semi-locution dans le cas de fruits de mer car le nom
|
||
mer a bien un rapport avec ce que cette expression désigne. En revanche, le nom
|
||
fruits n’a aucun rapport avec les animaux invertébrés marins comestibles112 .
|
||
L’expression verbale casser les oreilles est également une semi-locution, puisque
|
||
oreille a bien un rapport direct avec le sens de l’expression, mais pas casser. De
|
||
même, le nom grand-père peut être considéré comme une semi-locution car un
|
||
grand-père est un père (sauf dans le cas où l’expression désigne, par extension,
|
||
toute personne âgée de sexe masculin, qu’elle ait eu ou non des enfants).
|
||
|
||
Dans le cas des locutions fortes, aucun des éléments constitutifs de la locution
|
||
n’a de rapport avec le sens de la locution. Par exemple, cordon bleu au sens
|
||
culinaire (qu’on réfère à la recette, au cuisinier ou à la cuisinière) n’a aucun rap-
|
||
port avec le sens usuel de cordon, ni avec le sens usuel de bleu. L’expression est
|
||
totalement opaque, et il est encore plus évident que dans les cas précédents que
|
||
cette expression doit être apprise pour être comprise. Une expression verbale
|
||
comme prendre la mouche (« se vexer ») est du même ordre.
|
||
|
||
|
||
|
||
Les combinaisons non libres (dénominations) :
|
||
collocations et locutions / mots composés
|
||
|
||
1. Les collocations
|
||
➔ Emploi d’un mot impliqué par un autre mot :
|
||
– nom : une pluie torrentielle (et non pas *une pluie énorme)
|
||
– verbe : porter un pantalon noir (et non pas *transporter un pan-
|
||
talon noir)
|
||
|
||
2. Les locutions ou mots composés
|
||
• Locutions faibles
|
||
➔ Les deux éléments sont en rapport avec le sens global :
|
||
– nom : un wagon-citerne
|
||
– verbe : montrer les dents (= être menaçant)
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
111 On peut savoir ce que signifie béton et ce que signifie armé sans pour autant comprendre l’expression
|
||
béton armé : l’expression béton armé n’est donc pas une combinaison libre. Cependant, le béton armé est bien du
|
||
béton d’une certaine sorte, et armé renvoie à l’idée de solidité qui caractérise ce type de béton : cette expression
|
||
n’est donc pas figée d’une manière aussi forte que les semi-locutions ou les locutions fortes.
|
||
112 Anglais : seafood.
|
||
|
||
|
||
p. 291
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
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||
|
||
• Semi-locutions
|
||
➔ Un seul élément est en rapport avec le sens global :
|
||
– nom : chou-fleur
|
||
– verbe : prendre ses jambes à son cou
|
||
• Locutions fortes
|
||
➔ Aucun élément n’est en rapport avec le sens global :
|
||
– nom : une poule mouillée
|
||
– verbe : prendre la poudre d’escampette
|
||
|
||
|
||
|
||
Par conséquent, les mots composés sont des locutions, bien que la tradition
|
||
grammaticale scolaire sépare ces deux types de formations : un nom composé
|
||
(cordon bleu) est une locution au même titre qu’une locution verbale (prendre
|
||
la mouche) parce que ce sont des combinaisons non libres, qui ne sont pas de
|
||
simples collocations. Si la tradition grammaticale scolaire ne distingue pas les
|
||
différents degrés de figement, donc les différents types de locutions (locutions
|
||
faibles, semi-locutions et locutions fortes), les professeurs doivent connaître
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ces distinctions pour être en mesure d’adapter leurs méthodes d’apprentissage
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du lexique. Par exemple, les locutions fortes requièrent une mémorisation glo-
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bale tandis que les collocations s’inscrivent dans des réseaux de combinaisons
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entre mots.
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Annexe du chapitre 6
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Annexe 4.
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Les types de mots
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complexes
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Les mots composés (formations les plus courantes)
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Morphèmes lexicaux reliés entre eux par juxtaposition
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1. Noms (noms composés)
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– nom + adjectif : château fort ; bande dessinée
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– nom + préposition + nom / verbe : ver de terre ; dé à coudre
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2. Verbes (locutions verbales)
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– verbe + GN : prendre l’air ; casser les oreilles
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– verbe + GN + GNP : prendre ses jambes à son cou ;
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prendre le taureau par les cornes
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3. Adjectifs (adjectifs composés)
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adjectif + adjectif : vert clair
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Morphèmes lexicaux reliés entre eux par un trait d’union
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1. Noms (noms composés)
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– nom + nom : chien-loup
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– nom + adjectif : coffre-fort
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– adjectif + nom : rond-point
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– préposition + nom : après-midi
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– verbe + nom : tire-bouchon
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– nom + préposition + nom : arc-en-ciel ; pot-au-feu
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2. Adjectifs (adjectifs composés)
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– adjectif + adjectif : doux-amer
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– adverbe + adjectif : bien-aimé
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Morphèmes lexicaux reliés entre eux par univerbation
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• Noms composés
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– nom + nom : autobus
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– verbe + nom : portefeuille
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La grammaire du français du CP à la 6e
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Les mots dérivés
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• par préfixation : fini ➔ infini
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• par suffixation : aimer ➔ aimable
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Remarques
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• Sauf rares exceptions (contre-amiral ; ex-roi ; mi-cuit ; semi-rigide ;
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vice-consul, etc.), le préfixe est toujours soudé à la base qu’il vient
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modifier.
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||
• Un mot peut connaître plusieurs dérivations. Inattaquable est,
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||
dans un premier temps, un dérivé suffixé (attaquable) formé sur
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la base attaquer, puis, dans un second temps, un dérivé préfixé
|
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(inattaquable) 113 .
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• Un mot peut posséder deux préfixes (re-dé-couvrir), mais jamais deux
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suffixes.
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Savoir distinguer les composés et les dérivés
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• Tous les éléments constitutifs d’un mot composé sont toujours susceptibles
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d’un usage autonome dans l’énoncé : wagon-citerne ; marron clair ; pomme
|
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de terre, etc.
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||
• Seule la base d’un mot dérivé préfixé ou suffixé est susceptible d’un usage
|
||
autonome dans l’énoncé (par exemple la base défendre dans indéfendable) ;
|
||
les affixes (préfixes et suffixes) ne sont pas autonomes, à l’exception de
|
||
quelques rares cas particuliers114 .
|
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||
• Quelques rares types de dérivés préfixés présentent un trait d’union
|
||
(contre-amiral ; ex-roi ; mi-cuit ; semi-rigide ; vice-consul, etc.) mais ne
|
||
doivent pas, malgré leur orthographe en deux mots et la présence du trait
|
||
d’union, être analysés comme des composés115 .
|
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113 Cet ordre est le seul possible puisqu’on ne peut dériver inattaquable de *inattaquer, dérivé
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imaginable mais non attesté de attaquer.
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||
114 Font exception à cette règle les préfixes suivants : contre-, entre-, pour-. Dans de tels cas, deux
|
||
analyses sont possibles : soit ces éléments sont considérés comme des préfixes, leur prétendue autonomie
|
||
étant celle de la préposition homonyme, soit ils sont considérés comme des prépositions, auquel cas le procédé
|
||
de formation ne relève plus de la dérivation mais de la composition.
|
||
115 Les mots complexes contenant la négation non sont des noms composés et non pas des noms
|
||
dérivés (un non-fumeur ; un non-sens, etc.).
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p. 294
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Annexe du chapitre 6
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La dérivation par préfixation : préfixes les plus fréquents
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Dans le tableau qui suit, on signale par des astérisques les dérivés
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par préfixation les plus abordables116 , donc à privilégier dans les exercices.
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Forme(s) Sens Classes Exemples
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et origine du préfixe des dérivés
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du préfixe obtenus
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a-, an- absence, nom, adjectif N : amnésie,
|
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(< gr. a-) négation anarchie
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Adj : anormal*,
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analphabète
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a-, ab-, abs- éloignement nom, verbe N : aversion,
|
||
(< lat. ab, abs) abstraction
|
||
V : abjurer
|
||
a-, ac-, ad-, af-, rapproche- verbe V : amener,
|
||
ag-, al-, an-, ap-, ment accompagner,
|
||
ar-, as-, at- adjoindre, affamer,
|
||
(< lat. ad) s’agenouiller,
|
||
allaiter, annoter,
|
||
apporter, arranger,
|
||
assoiffer, attraper
|
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ante- / anti- avant, devant* nom, verbe N : antécédent
|
||
(< lat. ante) V : antidater*
|
||
anti- contre* nom, adjectif N : antivol*
|
||
(< gr. anti) Adj : antibactérien*
|
||
arch(i)- au plus haut nom N : archiduc*,
|
||
(< gr. arch-) degré, qui archevêque
|
||
commande*
|
||
|
||
auto- de soi-même* nom, adjectif, N : autodéfense*
|
||
(< gr. auto-) verbe Adj : autocollant*
|
||
V : s’autodétruire*
|
||
|
||
bi-, bis- deux, deux nom, adjectif N : biréacteur*,
|
||
(< lat. bis) fois* biscuit
|
||
Adj : bicolore*,
|
||
bisannuel*
|
||
|
||
circon- / circum- autour nom, adjectif, N:
|
||
(< lat. circum) verbe circumnavigation,
|
||
circonlocution
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||
Adj : circonflexe
|
||
V : circonvenir
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116 L’astérisque dans la colonne « sens du préfixe » indique que ce sens n’est pas trop abstrait
|
||
et l’astérisque dans la colonne « exemples » indique que la formation du mot est suffisamment transparente.
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La grammaire du français du CP à la 6e
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Forme(s) Sens Classes Exemples
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et origine du préfixe des dérivés
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du préfixe obtenus
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||
co-, col-, com-, ensemble* nom, adjectif, N : coéquipier,
|
||
con-, cor- verbe collection,
|
||
(< lat. cum) concentration,
|
||
correction
|
||
Adj : collatéral
|
||
V : coexister*,
|
||
colporter,
|
||
comporter,
|
||
concentrer, corriger
|
||
contra- / contre- 1. opposition* nom, adjectif, N:
|
||
(< lat. contra) 2. proximité verbe, contradiction (1)117,
|
||
3. substitution contrepoison* (1),
|
||
contre-amiral (2)
|
||
Adj :
|
||
contradictoire (1)
|
||
V : contredire* (1),
|
||
contresigner (2, 3)
|
||
|
||
de-, dé-, des-, 1. séparation* nom, adjectif, N : désaccord* (3)
|
||
dés-, di-, dif-, 2. cessation* verbe Adj : déloyal* (1),
|
||
dis- 3. différence* difficile (3)
|
||
(< lat. de ou dis) V : débrancher* (1),
|
||
desserrer* (1),
|
||
désinfecter* (2)
|
||
dia- à travers nom, adjectif, N : diagnostic
|
||
(< gr. dia) verbe Adj : diagonal
|
||
V : dialoguer
|
||
dys-, di- difficulté* nom, adjectif, N : dyslexie
|
||
(< gr. dys-) verbe Adj : dyslexique
|
||
V : dysfonctionner*
|
||
é-, ef-, ex- 1. cessation* nom, verbe N : ex-roi* (1)
|
||
(< lat. e, ex) 2. enlèvement* V : écrémer* (2),
|
||
effeuiller* (2),
|
||
exporter (2)
|
||
em-, en-, im-, in- 1. éloignement verbe V : emporter (1),
|
||
(< lat. in) 2. dans emprisonner (2),
|
||
enlever (1),
|
||
encadrer (2),
|
||
importer (2),
|
||
incorporer (2)
|
||
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||
117 Les numéros renvoient aux différents sens (1., 2., 3.) listés en colonne 2.
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p. 296
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Annexe du chapitre 6
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Forme(s) Sens Classes Exemples
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et origine du préfixe des dérivés
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||
du préfixe obtenus
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||
entre-, entr-, 1. entre* nom, verbe N : entrepont (1),
|
||
inter- 2. réciprocité* interligne* (1)
|
||
(< lat. inter) 3. à demi* V : entreposer (1),
|
||
s’interposer* (1),
|
||
s’entraider* (2),
|
||
entrouvrir* (3)
|
||
|
||
épi- sur nom, adjectif N : épiderme
|
||
(< gr. épi) Adj : épigraphique
|
||
extra- 1. au dehors* adjectif Adj :
|
||
(< lat. extra) 2. intensif extraterrestre* (1),
|
||
extraordinaire (2)
|
||
hémi- demi* nom, adjectif N : hémicycle
|
||
(< gr. hèmi-) Adj : hémisphérique*
|
||
hyper- intensité nom, adjectif N : hypertension*
|
||
(< gr. hyper) excessive* Adj : hyperactif*
|
||
hypo- intensité nom, adjectif N : hypotension*
|
||
(< gr. hypo) insuffisante* Adj : hypothétique
|
||
il-, im-, in-, ir- privation* nom, adjectif N : inobservance*
|
||
(< lat. in) Adj : illimité*,
|
||
impossible*,
|
||
inaudible, irréel*
|
||
infra- au-dessous* nom, adjectif N : infrastructure*
|
||
(< lat. infra) Adj : infrarouge*
|
||
intra- / intro- à l’intérieur* adjectif, verbe N : introduction
|
||
(< lat. intra, Adj : intraveineux*
|
||
intro) V : introduire
|
||
mal-, malé-, négatif, nom, adjectif, N : malaise*,
|
||
mau-, mé- mauvais, verbe malédiction*
|
||
(< lat. male) inexact* Adj : malhabile*,
|
||
mécontent*
|
||
V : maudire*
|
||
mé-, més- négatif, nom, adjectif, N:
|
||
(< francique mauvais* verbe méconnaissance*,
|
||
missi) mésaventure*
|
||
Adj : mécontent*
|
||
V : mésestimer*
|
||
mi- milieu nom, adjectif N : milieu
|
||
(< lat. medius) Adj : mi-cuit
|
||
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p. 297
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La grammaire du français du CP à la 6e
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Forme(s) Sens Classes Exemples
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et origine du préfixe des dérivés
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du préfixe obtenus
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||
mini- petit* nom N : minijupe*
|
||
(< lat. minimum)
|
||
mono- un seul nom N : monocoque*
|
||
(< gr. monos) élément*
|
||
outre- / ultra- au-delà* nom, adjectif, N:
|
||
(< lat. ultra) verbe ultraconservateur*
|
||
Adj : ultrasensible*
|
||
V : outrepasser
|
||
par-, per- 1. achèvement nom, adjectif, N : perfection (1)
|
||
(< lat. per) 2. à travers verbe Adj : parfait (1)
|
||
V : parachever (1),
|
||
parsemer (2)
|
||
para- 1. protection* nom N : parachute* (1),
|
||
(< gr. para) 2. voisin de paraphrase (2)
|
||
péri- autour de* nom, adjectif N : périscope
|
||
(< gr. péri) Adj : périscolaire*
|
||
poly- nombreux* nom, adjectif N : polycopie
|
||
(< gr. poly) Adj : polyvalent
|
||
post- après nom, adjectif, N : postface
|
||
(< lat. post) verbe Adj : posthume
|
||
V : postdater
|
||
pré- avant, devant* nom, adjectif, N : préfixe
|
||
(< lat. prae) verbe Adj : prénatal*
|
||
V : préparer
|
||
por-, pro-, pour- 1. en avant, nom, adjectif, N : portrait (2),
|
||
(< lat. pro) avant verbe pourtour (2)
|
||
2. achèvement Adj :
|
||
3. en faveur proeuropéen* (3)
|
||
de* V : projeter (1),
|
||
proclamer (1),
|
||
pourchasser (2)
|
||
r-, ra-, re-, ré-, répétition* nom, verbe N : réanimation
|
||
res- V : refaire*, raconter,
|
||
(< lat. re-) réanimer*,
|
||
retourner,
|
||
réorganiser,
|
||
ressortir
|
||
rétro- en arrière nom, adjectif, N : rétroprojecteur
|
||
(< lat. retro) verbe Adj : rétrograde
|
||
V : rétrocéder
|
||
|
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p. 298
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Annexe du chapitre 6
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Forme(s) Sens Classes Exemples
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||
et origine du préfixe des dérivés
|
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du préfixe obtenus
|
||
semi- à moitié* adjectif Adj : semi-rigide*
|
||
(< lat. semi-)
|
||
sou-, sous-, 1. insuffisance verbe N : sous-chef* (2),
|
||
sub-, suc-, suf-, 2. au-dessous* sous-pull* (2)
|
||
sup-, sus- Adj : sous-
|
||
(< lat. sub) alimenté (1)
|
||
V : souligner (2),
|
||
soustraire (2),
|
||
subdiviser (2),
|
||
succéder (2),
|
||
suffire (2),
|
||
suggérer (2),
|
||
supposer (2)
|
||
sur-, super- 1. intensité* nom, adjectif, N : supermarché (1),
|
||
(< lat. super) 2. au-dessus* verbe surcharge* (1)
|
||
Adj : surdoué* (1)
|
||
V : superviser (2),
|
||
surélever* (2)
|
||
sy-, syl-, sym-, ensemble, en nom, adjectif N : symétrie,
|
||
syn- même temps syllabe, sympathie,
|
||
(< gr. sun) synthèse
|
||
Adj : sympathique
|
||
tra-, trans-, au-delà verbe V : traverser,
|
||
tré-, tres- transmettre,
|
||
(< lat. trans) trépasser,
|
||
tressauter
|
||
vi-, vice- à la place de* nom N : vicomte,
|
||
(< lat. vice) vice-consul*
|
||
|
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p. 299
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
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||
La dérivation par suffixation : suffixes les plus fréquents
|
||
|
||
Ce second tableau présente quelques suffixes parmi les plus fréquents,
|
||
dans des mots dérivés très transparents, qui peuvent être étudiés
|
||
en classe.
|
||
|
||
-able
|
||
Forme des adjectifs. 1. La base est un nom : charitable
|
||
2. La base est un verbe : abordable
|
||
-age
|
||
Forme des noms masculins. 1. La base est un nom : branchage
|
||
2. La base est un verbe : dressage
|
||
|
||
-ais, -aise
|
||
I. Forme des noms. La base est un nom propre : un Japonais ;
|
||
une Lyonnaise
|
||
II. Forme des adjectifs. La base est un nom propre : français ; japonais
|
||
|
||
-al, -ale VAR. -ial, -iale
|
||
Forme des adjectifs. La base est un nom : génial ; matinal
|
||
|
||
-amment
|
||
Forme des adverbes. La base est un adjectif en -ant, -ante : couramment ;
|
||
savamment
|
||
|
||
-ateur, -atrice ou -iteur, -itrice
|
||
Forme des noms. La base est un verbe : perforatrice ; ventilateur ;
|
||
expéditeur ; compositrice
|
||
|
||
-ation ou -ution
|
||
Forme des noms féminins. La base est un verbe : agitation ; constatation ;
|
||
parution
|
||
|
||
-eau ou -elle VAR. -ereau ou -erelle
|
||
Forme des noms. La base est un nom : éléphanteau
|
||
|
||
-ement
|
||
Forme des noms masculins. La base est un verbe : agrandissement ;
|
||
développement
|
||
|
||
-emment
|
||
Forme des adverbes. La base est un adjectif en -ent, -ente : prudemment
|
||
|
||
-er, -ère
|
||
Forme des noms. La base est un nom : un horloger ; un oranger
|
||
-erie
|
||
Forme des noms féminins. 1. La base est un nom : gaminerie ; crêperie
|
||
2. La base est un adjectif : étourderie ; niaiserie 3. La base est un verbe :
|
||
moquerie ; tricherie
|
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p. 300
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||
Annexe du chapitre 6
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• -esse
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||
Forme des noms féminins (sens : féminin de la base).
|
||
La base est un nom masculin : une maîtresse ; une princesse
|
||
|
||
• -esse
|
||
Forme des noms féminins (sens : qualité liée à la base).
|
||
La base est un adjectif : gentillesse ; jeunesse
|
||
|
||
-et, -ette
|
||
Forme des noms. 1. La base est un nom. Valeur diminutive : amourette ;
|
||
jardinet 2. La base est un verbe : jouet ; sifflet ; sonnette
|
||
|
||
• -eur
|
||
Forme des noms féminins (sens : indique la qualité de la base).
|
||
La base est un adjectif : blancheur ; douceur
|
||
|
||
• -eur, -euse
|
||
Sens : « action de » ; « qui s’occupe de » ; dans des noms de machines
|
||
ou d’appareils. Forme des noms. 1. La base est un nom : un camionneur ;
|
||
un farceur ; une parfumeuse 2. La base est un verbe : une chanteuse ;
|
||
un menteur
|
||
|
||
• -eur, -eresse
|
||
Sens : « qui fait l’action de ». Forme des noms. La base est un verbe :
|
||
un chasseur ; une chasseresse
|
||
|
||
• -eux, -euse
|
||
Sens : qualité, propriété
|
||
I. Forme des adjectifs. La base est un nom : aventureux ; paresseux ;
|
||
farineux ; boueux
|
||
II. Forme des noms (adjectifs substantivés). La base est un nom :
|
||
un paresseux ; une peureuse
|
||
|
||
• -eux, -euse
|
||
Sens : « qui fait l’action de » ; « qui s’occupe de ». Forme des noms. 1. La base
|
||
est un nom : un violoneux ; une matheuse
|
||
|
||
-ible
|
||
Forme des adjectifs. 1. La base est un nom : paisible ; pénible
|
||
2. La base est un verbe : lisible ; incorrigible
|
||
-ième
|
||
I. Forme des noms. La base est un nom de nombre : la cinquième ; le nième ;
|
||
un dix-millième
|
||
II. Forme des adjectifs. La base est un nom de nombre : dixième ;
|
||
vingt-deuxième
|
||
|
||
• -ien, -ienne VAR. -en, -enne
|
||
Forme des noms (sens : « spécialiste de, qui s’occupe de »).
|
||
La base est un nom : un grammairien ; une historienne
|
||
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||
p. 301
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||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
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||
• -ien, -ienne VAR. -en, -enne (sens : « qui fait partie de »)
|
||
I. Forme des noms. 1. La base est un nom commun : une collégienne ;
|
||
un lycéen 2. La base est un nom propre : les Capétiens ; un épicurien ;
|
||
un Parisien
|
||
II. Forme des adjectifs. 1. La base est un nom commun : crânien ; musicien
|
||
2. La base est un nom propre : canadien ; cornélien ; ivoirien
|
||
|
||
-ier, -ière
|
||
Forme des noms. 1. La base est un nom : une banquière ; un cuisinier ;
|
||
un cendrier 2. La base est un verbe : un héritier ; une glissière
|
||
-if, -ive
|
||
Forme des adjectifs. 1. La base est un nom : plaintif ; sportive
|
||
2. La base est un adjectif : intensive ; maladif 3. La base est un verbe :
|
||
combatif ; inventive
|
||
-ique
|
||
Forme des adjectifs. 1. La base est un nom commun : atomique ; volcanique
|
||
2. La base est un nom propre : bouddhique ; satanique
|
||
|
||
-ise
|
||
Forme des noms féminins. 1. La base est un nom commun : expertise ;
|
||
maîtrise 2. La base est un adjectif : bêtise ; franchise 3. La base
|
||
est un verbe : convoitise ; hantise
|
||
|
||
-iser
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||
Forme des verbes. 1. La base est un nom : scandaliser ; industrialiser
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2. La base est un adjectif : ridiculiser ; moderniser
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-isme
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Forme des noms masculins. 1. La base est un nom : racisme ; organisme
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2. La base est un adjectif : parallélisme ; modernisme
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-iste
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I. Forme des noms (noms de personnes). 1. La base est un nom :
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une chimiste ; un dentiste 2. La base est un adjectif : un spécialiste ;
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un moderniste
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II. Forme des adjectifs. 1. La base est un nom : alarmiste ; [nom propre]
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bouddhiste ; darwiniste 2. La base est un adjectif : fataliste ; royaliste
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-ité
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Forme des noms féminins. La base est un adjectif : continuité ; actualité
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• -ment
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Forme des noms masculins. La base est un verbe : assortiment ; bâtiment
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• -ment
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Forme des adverbes. La base est un adjectif : rapidement ; doucement
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p. 302
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Annexe du chapitre 6
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Annexe 5.
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Les homonymes
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grammaticaux
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Le travail sur les homonymes grammaticaux relève de l’analyse syntaxique
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et d’un travail sur l’orthographe mais absolument pas de l’étude du lexique.
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||
C’est pour cette raison qu’ils figurent ici en annexe. On précisera qu’il s’agit
|
||
d’un usage négatif de l’homonymie puisque la mobilisation de cette notion vise
|
||
non pas à établir des réseaux entre des mots mais à discriminer des mots qui
|
||
pourraient être confondus. Les homonymes sont donc, pour l’élève, des pièges
|
||
orthographiques et syntaxiques, dans lesquels il doit éviter de tomber et que
|
||
les professeurs signalent comme des points de vigilance. Le travail sur les
|
||
homonymes grammaticaux s’insère dans le cadre de leçons impliquant l’un des
|
||
éléments de la série homonymique : par exemple, le travail sur a / as / à ou sur
|
||
la / là / l’as / l’a s’inscrit dans le cadre d’une leçon sur le verbe avoir ; le travail
|
||
sur ces / ses s’inscrit dans le cadre d’une leçon sur les déterminants.
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||
Les homonymes grammaticaux au cycle 2
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En tenant compte des notions de langue inscrites au programme, les prin-
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cipaux risques d’homonymie entre mots grammaticaux sont, au cycle 2,
|
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les suivants :
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• as / a / à : Tu as un livre / Il a un livre / Il va à la plage.
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||
➔ Remédiation :
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– Utiliser l’imparfait : Tu avais un livre / Il avait un livre.
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||
– Modifier la préposition : Il va près de la plage.
|
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||
• la / là / l’as / l’a : La souris mange / La voiture est là.
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Remplacer là par ici : La voiture est ici.
|
||
– Remplacer la par une : Une souris mange.
|
||
|
||
• on / ont : On est allé au cinéma / Ils ont un beau cahier.
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Utiliser l’imparfait : Ils avaient un beau cahier.
|
||
|
||
• où / ou : Où es-tu ? / Veux-tu un fruit ou un gâteau ?
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Remplacer ou par ou bien : Veux-tu un fruit ou bien un gâteau ?
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p. 303
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La grammaire du français du CP à la 6e
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||
Les homonymes grammaticaux au cycle 3
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||
En tenant compte des notions de langue inscrites au programme et en
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||
complément de ceux listés pour le cycle 2, les principaux risques d’homonymie
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||
entre mots lexicaux et mots grammaticaux sont, au cycle 3, les suivants :
|
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||
• ça / sa / çà : Mange ça / Sa voiture est belle / Il y a des livres çà et là.
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||
➔ Remédiation :
|
||
– Remplacer ça par cela : Mange cela.
|
||
– Remplacer sa par ma / ta : Ma voiture est belle.
|
||
– Remplacer çà par ici : Il y a des livres ici et là.
|
||
|
||
• ce / se : Ce chat est petit / Il se regarde.
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Passer au pluriel : Ces chats sont petits.
|
||
– Changer de personne : Il me regarde.
|
||
|
||
• ces / ses : Ces chats sont petits / Ses chats sont petits.
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Passer au singulier : Ce chat est petit / Son chat est petit.
|
||
– Utiliser -ci ou -là : Ces chats-là sont petits.
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||
|
||
• a / là / l’as / l’a : La souris mange / La voiture est là / Tu l’as
|
||
mangé / Il l’a mangé.
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Remplacer là par ici : La voiture est ici.
|
||
– Remplacer la par une : Une souris mange.
|
||
– Remplacer l’ par les : Tu les as mangés / Il les a mangés.
|
||
|
||
• le, la, les / le, la, les : Le chat mange / Les chats mangent /Je le
|
||
vois / Je les vois, etc.
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Remplacer l’article par le déterminant démonstratif : Ce chat
|
||
mange / Ces chats mangent.
|
||
|
||
• leur / leur : Je leur parle / Leur voiture est belle.
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Passer la phrase au singulier : Je lui parle.
|
||
– Changer de personne : Notre voiture est belle.
|
||
|
||
• son / sont : Son chat est petit / Ils sont contents.
|
||
➔ Remédiation :
|
||
– Remplacer son par mon ou ton : Mon chat est petit.
|
||
– Utiliser l’imparfait : Ils étaient contents.
|
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p. 304
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Annexe du chapitre 6
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Annexe 6.
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150 racines
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grecques usuelles
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RACINE EXEMPLE
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ET SIGNIFICATION
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a-, « privé de » amnésie (qui a perdu la mémoire)
|
||
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||
acou-, « entendre » acoustique (qui favorise la réception des sons)
|
||
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||
aer-, « air » aéroport (lieu aménagé pour le trafic des avions)
|
||
|
||
-agogue, « guide, pédagogue (qui éduque les enfants)
|
||
qui conduit »
|
||
|
||
agon-, « combat, jeu » protagoniste (qui joue un rôle de premier plan)
|
||
|
||
agro-, « champ » agronomie (science de la culture des champs)
|
||
|
||
algie-, « douleur » névralgie (douleur de la tête)
|
||
|
||
allo-, « autre » allergie (réaction à un corps étranger)
|
||
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||
amphi-, « des deux côtés, amphibien (qui vit dans deux milieux)
|
||
autour »
|
||
|
||
andro-, « homme, mâle » androgyne (qui est à la fois mâle et femelle)
|
||
|
||
anémo-, « vent » anémomètre (qui mesure le vent)
|
||
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||
anthropo-, « être humain » anthropologue (qui étudie l’être humain)
|
||
|
||
anti, « contre » antipoison (qui agit contre le poison)
|
||
|
||
archéo-, « ancien » archéologie (science qui l’étudie l’antiquité)
|
||
|
||
-archie / -arque, monarchie (pouvoir d’un seul homme)
|
||
« pouvoir »
|
||
|
||
auto-, « soi-même » automate (qui se meut de lui-même)
|
||
|
||
biblio-, « livre » bibliographie (liste de livres)
|
||
|
||
bio-, « vie » biologie (étude des êtres vivants)
|
||
|
||
caco-, « mauvais » cacophonie (mélange désagréable de bruits
|
||
ou de sons)
|
||
|
||
cardi-, « cœur » cardiaque (qui souffre du cœur)
|
||
|
||
cata-, « en bas » catalogue (liste établie allant du début à la fin)
|
||
|
||
céphal-, « tête » céphalopode (dont la tête est pourvue de bras)
|
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||
chir-, « main » chirurgie (pratique médicale avec les mains)
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p. 305
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La grammaire du français du CP à la 6e
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RACINE EXEMPLE
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ET SIGNIFICATION
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||
clin-, « incliner » clinique (lieu où se pratique la médecine
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||
auprès du malade couché)
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|
||
chloro-, « vert » chlorophylle (substance qui rend la feuille verte)
|
||
|
||
chor-, « danse » chorégraphe (qui règle les pas et les figures
|
||
de danse)
|
||
|
||
chromo-, « couleur » monochrome (qui a une seule couleur)
|
||
|
||
chrono-, « temps » chronomètre (qui mesure le temps)
|
||
|
||
cosmo-, « monde » cosmonaute (qui voyage dans l’espace cosmique)
|
||
|
||
cosmo-, « parure féminine » cosmétique (qui sert à entretenir la beauté)
|
||
|
||
-cratie, « pouvoir » démocratie (pouvoir du peuple)
|
||
|
||
crypto-, « caché » crypte (sépulture souterraine cachée)
|
||
|
||
cycl-, « cercle » cyclotourisme (tourisme à bicyclette)
|
||
|
||
cyn-, « chien » cynique (qui se comporte insolemment,
|
||
comme un chien)
|
||
|
||
dactylo-, « doigt » dactylographier (écrire à la main)
|
||
|
||
déca-, « dix » décade (période de dix jours)
|
||
|
||
démo-, « peuple » démagogue (qui flatte le peuple)
|
||
|
||
derma-, « peau » pachyderme (qui a une peau épaisse)
|
||
|
||
di- / dy-, « deux » diptère (insecte qui a deux ailes)
|
||
|
||
dia-, « à travers » diagnostic (identification d’une maladie
|
||
à travers ses signes)
|
||
-dox(i)e, « opinion » orthodoxe (qui est conforme à la doctrine
|
||
enseignée)
|
||
|
||
-drome, « course » hippodrome (lieu où courent les chevaux)
|
||
|
||
dynamo-, « force » dynamique (qui est plein de vitalité)
|
||
|
||
dys-, « trouble » dystrophie (trouble de la croissance)
|
||
|
||
éco-, « maison » économie (gestion sage et prudente d’un maison)
|
||
|
||
entomo-, « insecte » entomologiste (qui étudie les insectes)
|
||
|
||
ethno-, « peuple » ethnologue (qui étudie les peuples)
|
||
|
||
épi-, « sur » épiderme (qui est au-dessus du derme)
|
||
|
||
-ergie / -urgie, « travail, synergie (action dynamique coordonnée
|
||
force » de divers éléments)
|
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|
||
-esthésie, « sensation » anesthésie (privation de la sensation)
|
||
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||
eu-, « bien » euphorie (sentiment de bien-être)
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||
p. 306
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||
Annexe du chapitre 6
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RACINE EXEMPLE
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ET SIGNIFICATION
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||
exo-, « en dehors » exode (action de quitter un territoire)
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||
galact-, « lait » galaxie (ensemble d’étoiles à la couleur laiteuse)
|
||
|
||
gast(é)ro-, « ventre » gastéropode (dont le ventre sert de pied)
|
||
|
||
-gène, « qui produit » oxygène (qui produit de l’acide)
|
||
|
||
géno-, « peuple » génocide (extermination d’un peuple)
|
||
|
||
géo-, « terre » géographie (description de la terre)
|
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|
||
gloss- / glott-, « langue » glossaire (recueil de mots)
|
||
|
||
gluc- / glyc-, « doux » glycine (plante dont les fleurs
|
||
ont une odeur douce)
|
||
|
||
glyph-, « graver » hiéroglyphe (écriture sacrée gravée)
|
||
|
||
-gone, « angle » polygone (qui a plusieurs angles)
|
||
|
||
-graphe, « écrire » télégraphe (qui permet d’écrire loin)
|
||
|
||
gymno-, « nu » gymnase (endroit où l’on fait du sport dévêtu)
|
||
|
||
gyn-, « femme » misogyne (qui hait les femmes)
|
||
|
||
hecto-, « cent » hectolitre (mesure de cent litres)
|
||
|
||
hélio-, « soleil » héliomarin (qui utilise les bienfaits de la mer
|
||
et du soleil)
|
||
|
||
héma(t)-, « sang » hématome (poche de sang dans un tissu
|
||
ou une cavité)
|
||
|
||
-hémère, « jour » éphémère (qui dure un jour)
|
||
|
||
hémi-, « demi » hémisphère (moitié d’une sphère)
|
||
hépato-, « foie » hépatite (inflammation du foie)
|
||
|
||
hétéro-, « autre » hétérogène (composé d’éléments de nature
|
||
différente)
|
||
|
||
hiéro-, « sacré » hiérarchie (rangs successifs par lesquels
|
||
s’exerce une autorité)
|
||
|
||
hippo-, « cheval » hippopotame (cheval du fleuve)
|
||
|
||
homo-, « semblable » homologue (qui remplit un rôle semblable)
|
||
|
||
hydro-, « eau » hydrophile (qui absorbe l’eau)
|
||
|
||
hyper-, « au-dessus » hypertension (tension supérieure à la normale)
|
||
|
||
hypno-, « sommeil » hypnotiser (faire plonger dans le sommeil)
|
||
|
||
-iatre, « médecin » pédiatre (qui soigne les enfants)
|
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||
icon(o)-, « image » icône (représentation d’une figure religieuse)
|
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p. 307
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
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RACINE EXEMPLE
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||
ET SIGNIFICATION
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||
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||
-ïde, « forme » ovoïde (qui a la forme d’un œuf)
|
||
|
||
iso-, « égal » isocèle (qui a au moins deux côtés égaux)
|
||
|
||
kilo-, « mille » kilogramme (qui pèse mille grammes)
|
||
|
||
kiné- / ciné-, « mouvement » kinésithérapie (thérapie par le mouvement)
|
||
|
||
-logie, « étude » ethnologie (étude des peuples)
|
||
|
||
-logue, « qui étudie » graphologue (qui étudie l’écriture)
|
||
|
||
-machie, « combat » tauromachie (combat contre un taureau)
|
||
|
||
-manie, « obsession » cleptomanie (obsession du vol)
|
||
|
||
mélan-, « noir » mélancolie (dont l’humeur 118 est noire)
|
||
|
||
mélo-, « chant » mélodie (suite de sons créant un air agréable)
|
||
|
||
méta-, « au-delà » métamorphose (changement de forme)
|
||
|
||
métro-, « mesure » métronome (petit instrument servant à marquer
|
||
la mesure)
|
||
|
||
micro-, « petit » microbe (petit organisme vivant)
|
||
|
||
mis(o)-, « qui hait » misanthrope (qui hait le genre humain)
|
||
|
||
mono-, « seul » monocoque (qui a une seule coque)
|
||
|
||
morpho-, « forme » morphologie (étude de la forme des mots)
|
||
|
||
mytho-, « légende » mythologie (étude des mythes et de leur
|
||
signification)
|
||
|
||
-naute, « marin » internaute (qui navigue sur Internet)
|
||
|
||
nécro-, « mort » nécropole (cité des morts, cimetière)
|
||
néo-, « nouveau » néologisme (nouveau mot)
|
||
|
||
neuro- / névro-, « nerf » névralgie (douleur siégeant sur le trajet d’un nerf)
|
||
|
||
-nomie, « loi » autonomie (fait de s’administrer par ses
|
||
propres lois)
|
||
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||
oligo-, « en petit nombre » oligarchie (pouvoir aux mains d’un petit nombre)
|
||
|
||
-onyme, « nom » anthroponyme (nom d’être humain)
|
||
|
||
ophtalmo-, « œil » ophtalmologie (étude de l’œil)
|
||
|
||
opto-, « œil » optique (relatif à l’œil, à la vision)
|
||
|
||
ornitho-, « oiseau » ornithorynque (mammifère qui a un bec d’oiseau)
|
||
|
||
ortho-, « droit » orthophoniste (qui aide à bien prononcer
|
||
les mots)
|
||
|
||
|
||
118 Humeur est à prendre au sens de l’un des quatre liquides fondamentaux qui, selon les Anciens,
|
||
gouvernaient l’équilibre du corps humain.
|
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||
p. 308
|
||
Annexe du chapitre 6
|
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RACINE EXEMPLE
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ET SIGNIFICATION
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ot-, « oreille » otite (inflammation de l’oreille)
|
||
|
||
pan-, « tout » panorama (vue d’ensemble d’un vaste paysage)
|
||
|
||
para-, « à côté de, paranormal (contraire à ce qui est normal)
|
||
contraire à »
|
||
|
||
patho-, « ce que l’on pathogène (qui provoque des maladies)
|
||
ressent »
|
||
|
||
péd-, « enfant » pédiatre (médecin qui soigne les enfants)
|
||
|
||
-pédie, « éducation » orthopédie (qui corrige les malformations
|
||
des os, des articulations)
|
||
|
||
péri-, « autour de » périscope (qui permet de voir tout autour)
|
||
|
||
-phage, « qui mange » anthropophage (qui se nourrit de chair humaine)
|
||
|
||
phil(o)-, « qui aime » philanthrope (qui aime le genre humain)
|
||
|
||
-phobie, « peur » agoraphobie (peur des grands espaces vides)
|
||
|
||
-phone, « voix, son » dictaphone (qui permet de dicter par la voix)
|
||
|
||
photo-, « lumière » photosensible (qui est sensible à la lumière)
|
||
|
||
physi(o)-, « nature » physique (science qui étudie la matière)
|
||
|
||
phyto-, plante » phytothérapie (soin par les plantes)
|
||
|
||
pneuma, « air » pneumatique (qui est rempli d’air)
|
||
|
||
-pode-, « pied » tripode (qui a trois pieds)
|
||
|
||
polémos, « guerre » polémique (discussion violente)
|
||
|
||
poli- / -pole, « ville » politique (qui concerne la vie de la cité)
|
||
poly-, « plusieurs » polyvalent (qui a plusieurs fonctions)
|
||
|
||
presbyt-, « vieux » presbytie (anomalie de la vision se manifestant
|
||
avec l’âge)
|
||
|
||
proto-, « premier » prototype (modèle premier d’un objet
|
||
à reproduire)
|
||
|
||
psych-, « âme, esprit » psychiatre (médecin qui soigne l’esprit)
|
||
|
||
-ptère, « aile » coléoptère (dont l’aile est recouverte
|
||
d’un fourreau)
|
||
|
||
pyro-, « feu » pyromanie (obsession du feu)
|
||
|
||
rhino-, « nez » rhinocéros (qui a une corne sur le nez)
|
||
|
||
-rragie, « écoulement » hémorragie (écoulement du sang)
|
||
|
||
-saure, « lézard » dinosaure (lézard effrayant)
|
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||
-scope, « regarder » périscope (qui permet de regarder autour)
|
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p. 309
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||
La grammaire du français du CP à la 6e
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RACINE EXEMPLE
|
||
ET SIGNIFICATION
|
||
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||
sidéro-, « fer » sidérurgie (qui a trait à la fabrication du fer)
|
||
|
||
-soph(i)e, « sagesse » philosophe (qui réfléchit sur le sens de la vie
|
||
humaine)
|
||
|
||
-sphère, « sphère » atmosphère (couche gazeuse qui entoure
|
||
le globe terrestre)
|
||
|
||
syn-, « avec » synchrone (qui se produit dans le même temps)
|
||
|
||
télé-, « loin » télévision (qui permet de voir à distance)
|
||
|
||
théo-, « dieu » théocratie (gouvernement où le pouvoir
|
||
est exercé par des religieux)
|
||
|
||
-thèque, « endroit bibliothèque (endroit où l’on range des livres)
|
||
où l’on range »
|
||
|
||
thérap-, « soigner » thérapeute (qui dispense un soin)
|
||
|
||
thermo-, « chaud » thermomètre (qui mesure la chaleur)
|
||
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||
tom-, « couper » atome (qui ne peut être coupé)
|
||
|
||
topo-, « lieu » toponyme (nom de lieu)
|
||
|
||
-trope, « tourner » héliotrope (qui se tourne vers le soleil)
|
||
|
||
-trophie, « croissance » dystrophie (croissance défectueuse)
|
||
|
||
xéno-, « étranger » xénophobe (qui déteste les étrangers)
|
||
|
||
zoo-, « animal » zoologie (étude des animaux)
|
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||
p. 310
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||
Annexe du chapitre 6
|
||
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||
Annexe 7.
|
||
150 racines latines
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||
usuelles
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||
RACINE ET SIGNIFICATION EXEMPLE
|
||
aequus, « égal » équité
|
||
|
||
aetas, « âge » éternel
|
||
|
||
aevum, « âge » médiéval
|
||
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||
ager, « champ » pérégrination
|
||
|
||
agere, « pousser devant soi » agissement
|
||
|
||
alere, « nourrir » aliment
|
||
|
||
alius, « autre » aliéné
|
||
|
||
altus, « haut » altitude
|
||
|
||
ambo, « tous les deux ensemble » ambivalent
|
||
|
||
ambulare, « marcher » déambuler
|
||
|
||
amare, « aimer » aimable
|
||
|
||
angere, « serrer la gorge » angoisse
|
||
|
||
anima, « souffle de vie » animal
|
||
|
||
annus, « année » annuel
|
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aperire, « ouvrir » apéritif
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aqua, « eau » aqueduc
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arbor, « arbre » arboriculture
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armus, « bras » armes
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ater, « noir » atroce
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audire, « entendre » audible
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augere, « augmenter » augmentation
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avis, « oiseau » aviateur
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bellum, « guerre » belliqueux
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bene, « bien » bénévole
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bi-, « deux fois » bipède
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brevis, « bref » abréger
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cadere, « tomber » caduc
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caecus, « aveugle » cécité
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caedere, « tuer » homicide
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p. 311
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La grammaire du français du CP à la 6e
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calere, « être chaud » calorie
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campus, « plaine » campagne
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canis, « chien » canin
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capere, « prendre » captif
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caput, capitis, « tête » capitale
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caro, carnis, « chair » carnivore
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carus, « cher, aimé » charité
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causa, « cause » accuser
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celare, « cacher » recel
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celer, « rapide » célérité
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cernere, « voir » discernement
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claudere, « fermer » conclusion
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colere, « cultiver, habiter » arboricole
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coquere, « cuire » décoction
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cor, cordis, « cœur » cordial
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corpus, oris, « corps » corpulence
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crescere, « croître » croissance
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crudus, « cru » crudités
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culpa, « faute » inculper
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curare, « soigner » manucure
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currere, « courir » concurrent
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damnum, « perte » indemne
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dare, « donner » dotation
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decem, « dix » décimer
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dens, « dent » dentifrice
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dextra, « main droite » dextérité
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dicere, « dire » malédiction
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dies, « jour » midi
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digitus, « doigt » prestidigitation
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domus, « maison » dominer
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ducere, « conduire » conducteur
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edere / esse, « manger » comestible
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emo, « prendre, acheter » exemple
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equus, « cheval » équitation
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errare, « errer, se tromper » erreur
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facere, « faire » manufacture
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falsus, « faux » falsifier
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p. 312
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Annexe du chapitre 6
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famulus, « esclave de la maison » famille
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fari, « parler » diffamer
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felix, felicis, « joyeux » félicité
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femina, « femme » féminin
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ferre, « porter » transfert
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ferus, « sauvage » fier
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fidere, « avoir confiance » fidèle
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filius, « fils » filiation
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firmus, « ferme » affermir
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flectere, « plier » fléchir
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flos, floris, « fleur » affleurer
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fluere, « couler » influencer
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folium, « feuille » trèfle
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forma, « forme » déformer
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fortis, « fort » fortifier
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frangere, « briser » fracture
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frigor, « froid » réfrigérateur
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frons, « front » frontière
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fructus, « fruit » fructifier
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fugere, « fuir » fugitif
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fundere, « verser » confus
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fundus, « fond » profondeur
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fur, « voleur » furtif
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gero, « porter » gestation
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gnoscere, « connaître » ignoble
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gradiri, « marcher » progression
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gratia, « faveur » gratitude
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gravis, « lourd » aggraver
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grex, « troupeau » ségrégation
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gubernare, « tenir le gouvernail » gouvernement
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gustus, « goût » dégoûter
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habere, « avoir » habitude
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homo, « être humain » homme
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honos, « honneur, hommage » honorer
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hortus, « jardin » horticulture
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hospes, « hôte » hôpital
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hostis, « ennemi » hostilité
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La grammaire du français du CP à la 6e
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humus, « terre » inhumer
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jus, juris, « droit humain » justice
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jacio, « jeter » projectile
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jungere, « joindre » conjoint
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labi, « glisser » lapsus
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labor, « travail » collaborer
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largus, « large » élargir
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||
latus, eris, « côté » quadrilatère
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lavare, « laver » lavoir
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legere, « lire » lecture
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levis, « léger » élever
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lex, legis, « loi » légiférer
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liber, « libre » délivrer
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liber, « livre » libraire
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lingua, « langue » bilingue
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linquere, « laisser » reliquat
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littera, « lettre de l’alphabet » illettré
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locus, « lieu » localiser
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longus, « long » élongation
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loqui, « parler » loquace
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lumen, « lumière » illuminer
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lux, « lumière » lucide
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ludere, « jouer » ludothèque
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magnus, « grand » magnanime
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medius, « qui est au milieu » après-midi
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mens, mentis, « intelligence » dément
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mittere, « envoyer » missile
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mos, moris, « coutume » immoral
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movere, « mettre en mouvement » immobile
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multi, « nombreux » multicolore
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navis, « bateau » naviguer
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nomen, « nom » renommée
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novus, « nouveau » rénover
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nox, noctis, « nuit » nocturne
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odor, « odeur » odorat
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oleum, « huile » pétrole
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ops, opis, « abondance » opulence
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os, oris, « bouche » orateur
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Annexe du chapitre 6
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parere, « enfanter » parents
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petere, « demander » pétition
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puer, « enfant » puéril
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putare, « compter » compter
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servire, « être esclave » serviteur
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spectare, « regarder » spectateur
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vertere, « tourner, faire tourner » inversion
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via, « rue, route » déviation
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vorare, « dévorer » herbivore
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vox, « voix » évoquer
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La grammaire du français du CP à la 6e
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Annexe 8.
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Lexique et histoire
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du français
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Analyse de la formation des mots : période contemporaine
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et périodes anciennes
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L’analyse de la formation des mots s’effectue prioritairement dans la période
|
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actuelle du français. Un locuteur adulte est donc en mesure de comprendre
|
||
ou de produire un mot complexe nouveau à partir d’éléments déjà connus.
|
||
Ainsi, même si l’on n’a jamais entendu ni lu le mot cacaoyer, il est aisé de com-
|
||
prendre que ce mot désigne l’arbre sur lequel poussent les fèves de cacao,
|
||
puisqu’il est formé au moyen du suffixe -ier comme la plupart des noms d’arbres
|
||
fruitiers (pommier ; poirier, etc.). C’est tout l’intérêt de ces procédés morpho-
|
||
logiques : ils permettent d’augmenter notre stock lexical au-delà des mots déjà
|
||
connus.
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Pour considérer qu’un mot complexe est un dérivé ou un composé en français,
|
||
il est impératif que les éléments qui forment ce mot complexe appartiennent à la
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langue française contemporaine. Les adjectifs potable ou audible s’inscrivent
|
||
apparemment dans la série des adjectifs en -able / -ible, mais, à la différence de
|
||
mangeable (dérivé de manger) ou de raisonnable (dérivé de raisonner), ils sont
|
||
formés sur un radical issu d’une base latine et non pas française (le radical aud-
|
||
dans audible provient de audire (« entendre ») et le radical pot- dans potable
|
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provient de potare, « boire »). Ils ne doivent donc pas être considérés comme des
|
||
dérivés en français puisque leur base n’appartient pas à la langue française.
|
||
Pourtant, le suffixe -able est bien perçu par les locuteurs dans potable et le
|
||
suffixe -ible dans audible. L’analyse de la formation du mot doit donc ici être
|
||
complétée par une approche historique : le mot ne sera transparent qu’à l’élève
|
||
qui disposera de certaines connaissances relatives à la langue latine ou à la
|
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langue grecque.
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Le problème est le même dans le cas des suffixes. Par exemple, si l’on compare
|
||
infâme et incapable, seul incapable résulte d’une dérivation préfixale (à partir
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de la base capable : [in- + capable]) puisque infâme ne peut être segmenté en
|
||
[in- + *fâme] en raison de l’inexistence du mot *fâme en français. L’impression
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de la présence d’une suffixation en in- provient du fait que cette dérivation existe
|
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en latin, mais pas en français. C’est le mot latin infamis (« mal famé, décrié »), qui
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peut être analysé comme étant formé d’un préfixe privatif in- et de la base fama
|
||
(« renommée, réputation »). Ensuite, infamis a été emprunté par le français, et
|
||
cet emprunt a abouti à infâme. De la même manière, potable s’analyse en latin,
|
||
mais pas en français : potabilis (« qui peut être bu »), est bien un dérivé par suf-
|
||
fixation du verbe latin potare (« boire »). Par conséquent le mot potable est un
|
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emprunt au latin qui ne peut pas être analysé morphologiquement en français.
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Annexe du chapitre 6
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Enfin, le même genre de remarque vaut pour les mots composés. Par
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exemple, l’adjectif composé mal famé ne peut être analysé en français
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contemporain puisque le mot fame (« bruit, renommée, réputation »), qui existait
|
||
en ancien français, a disparu de l’usage. De même, la locution verbale avoir
|
||
maille à partir avec quelqu’un (« avoir des difficultés avec quelque chose,
|
||
ou un différend avec quelqu’un ») est inanalysable en français contemporain
|
||
puisqu’elle comporte un mot qui existe en ancien français mais qui a disparu de
|
||
l’usage (maille, qui désigne une monnaie de très faible valeur) et un mot employé
|
||
dans un sens qui a également disparu de l’usage (partir au sens de « partager »).
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||
L’on a bien affaire à deux phénomènes complètement différents : dans un cas, un
|
||
procédé de formation en français, dans l’autre cas, un procédé de formation qui
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s’est produit dans une autre langue (latin ou grec principalement) ou qui implique
|
||
un élément appartenant à un état ancien du français. La compréhension de
|
||
cette différence est importante pour celui qui enseigne la langue française, mais
|
||
elle ne l’est pas pour les élèves. Car, au plan non plus linguistique mais cognitif,
|
||
les éléments de formation des mots complexes sont bien stockés en mémoire,
|
||
qu’ils soient des éléments appartenant à la langue française contemporaine, au
|
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latin, au grec, ou à l’ancien français. Tel est précisément l’intérêt, en termes de
|
||
développement du lexique, des connaissances historiques : ces connaissances
|
||
relatives aux langues anciennes permettent d’augmenter le pourcentage de
|
||
transparence du vocabulaire des élèves. Apprendre que l’élément para- signifie
|
||
« protection » à partir du mot paratonnerre par exemple119 , permet de rendre
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transparents plusieurs autres mots (parachute ; parafoudre ; parapluie, etc.)120.
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Mots savants et mots populaires
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Les mots latins qui ont connu en français une évolution phonétique perceptible
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sont appelés mots de formation populaire : ainsi le nom latin canis a évolué
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depuis le latin jusqu’au français pour donner le nom chien.
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Les mots latins qui n’ont pas connu en français d’évolution phonétique sont appe-
|
||
lés mots de formation savante : ainsi le nom latin canis a conservé son radical
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originel dans le français canin, canine.
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Les mots grecs, quant à eux, n’ont donné en français que des mots de formation
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savante.
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119 Cet élément est d’origine grecque mais il est passé en français via l’emprunt à l’italien des mots
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||
parasol, paravent, parapet. Toutefois, cette information précise n’est pas importante au plan scolaire :
|
||
l’essentiel est de disposer du sens de l’élément qui entre dans la formation du mot complexe. Soit cet élément est
|
||
français, soit il ne l’est pas : la distinction est importante pour l’enseignant(e), qui doit connaître ce qu’il enseigne,
|
||
mais pas pour l’élève, comme on l’a déjà remarqué. Et si l’élément qui entre dans la formation du mot complexe
|
||
n’est pas français, la connaissance de son origine n’a qu’un intérêt documentaire, à moins d’être linguiste.
|
||
120 Les tableaux en annexes 6 et 7 du chapitre 6 présentent des informations historiques exploitables
|
||
en classe, à partir d’éléments de formation fréquents : une liste de 150 racines grecques et une liste
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de 150 racines latines.
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La grammaire du français du CP à la 6e
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Combinaison des racines au sein d’un même mot
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ou d’une même notion
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Certains mots savants français sont issus, soit d’une racine (galaxie) ou de deux
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racines grecques (hippopotame), soit d’une (floral) ou de deux racines latines
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(rétroviseur), soit encore mêlent les deux origines : ainsi le nom automobile est
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construit à partir de la racine grecque auto- « de soi-même » et de l’adjectif latin
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||
mobilis « qui se meut ».
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Très souvent, une même notion nécessite le recours à deux (voire trois) racines
|
||
latines et/ou grecques. Ainsi le français cheval a été formé à partir du latin
|
||
tardif caballus, tandis que des mots comme équestre et équitation proviennent
|
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du latin classique equus et que hippodrome vient du grec hippos, « cheval ». De
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la même façon, le français bouche procède du latin familier bucca, tandis que
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||
l’adjectif oral tire son origine du latin classique os, oris (« bouche ») et le nom
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||
stomatologie (« science qui traite les maladies de la bouche ») du grec stoma
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(« bouche »). Sans entrer dans le détail de l’étymologie, il est donc important de
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sensibiliser les élèves, dès le cycle 3, au fait que des mots aux radicaux diffé-
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rents peuvent être unis par un lien sémantique étroit.
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Exemples de combinaisons de racines
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MOTS FRANÇAIS MOTS SAVANTS MOTS SAVANTS
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D’ORIGINE LATINE D’ORIGINE GRECQUE
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cheval équestre, équitation hippodrome
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bas lat. caballus, lat. cl. equus, « cheval » gr. ἵππος (hippos),
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« cheval châtré » « cheval »
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couper sécateur, dissection dérivés en -tomie
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bas lat. colpus, lat. cl. secare, « couper » (ex. : anatomie)
|
||
« coup de poing »121 gr. τέμνω (temnô),
|
||
« couper »
|
||
enfant puéril pédagogie
|
||
lat. cl. infans, « qui ne lat. cl. puer, « enfant » gr. παῖς (pais), παιδός
|
||
parle pas, tout jeune (paidos), « enfant »
|
||
enfant »
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||
entendre audible, audition acoustique
|
||
lat. cl. intendere, lat. cl. audire, gr. ἀκούω (akouô),
|
||
« diriger son attention « entendre » « entendre »
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vers »
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121 Le rapport de sens entre couper et coup de poing se comprend par le sens premier de couper
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||
qui est « séparer par un coup ». La forme colpus dérive elle-même du latin colaphus (voir ce mot dans Gaffiot).
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Annexe du chapitre 6
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folie démence, démentiel dérivés en
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||
lat. cl. follis, « soufflet lat. cl. dementia, -mane et -manie
|
||
pour le feu, outre « démence, folie » (ex. : pyromanie)
|
||
gonflée, ballon », devenu gr. μανία (mania),
|
||
adj. en bas lat., « idiot, « folie »
|
||
sot »
|
||
|
||
foule vulgaire ochlophobie 123
|
||
lat. cl. fullo, « esclave lat. cl. vulgus, « foule, gr. ὄχλος (okhlos),
|
||
qui foule, presse multitude » « foule »
|
||
les étoffes, foulon122 »
|
||
|
||
oiseau grippe aviaire dérivés en ornitho-
|
||
bas lat. aucellus, lat. cl. avis, « oiseau » (ex. ornithologie)
|
||
« roi des cailles, râle124 » gr. ὄρνις (ornis), ὄρνιθος
|
||
(ornithos), « oiseau »
|
||
|
||
parler élocution dyslexie
|
||
lat. chrét. (basse lat. cl. loqui, « parler » gr. λέγω (légô),
|
||
époque) parabolare, « dire, parler »
|
||
« comparer »
|
||
|
||
peau injection sous-cutanée derme, épiderme,
|
||
lat. cl. pellis, « peau lat. cl. cutis, épidermique
|
||
d’animal, fourrure, « peau de l’homme » gr. δέρμα (derma),
|
||
peau tannée, cuir125 » « peau »
|
||
|
||
route viabilité 127 exode
|
||
lat. rupta [uia], « [route] lat. cl. via, « chemin, gr. ὁδός (hodos), « voie,
|
||
qui a été ouverte126 » route » route, chemin »
|
||
|
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savoir science dérivés en -logue
|
||
lat. cl. sapere, lat. cl. scire, « savoir » et -logie (ex. :
|
||
« avoir du goût, ophtalmologie)
|
||
de l’intelligence » gr. λόγος (logos),
|
||
« étude, objet d’étude »
|
||
|
||
semblable similitude dérivés en homo-
|
||
bas lat. similare, lat. cl. similis, (ex. : homonyme)
|
||
« être semblable » « semblable » gr. ὁμός (homos),
|
||
« semblable »
|
||
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122 Le rapport de sens entre le foulon et la foule s’explique par le caractère souvent pressé
|
||
de la multitude.
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||
123 On ne confondra pas l’ochlophobie qui est la peur de la foule avec l’agoraphobie qui est la peur
|
||
des grands espaces vides.
|
||
124 Le nom aucellus, pour *avicellus, est le diminutif de avis. Le roi des cailles et le râle sont des oiseaux.
|
||
125 Le sens familier du latin se retrouve à l’identique dans le français « avoir le cuir épais », « trouer
|
||
le cuir à quelqu’un ».
|
||
126 Rupta est ici le participe parfait passif substantivé au féminin du verbe rumpere, « rompre,
|
||
casser », lequel, lorsqu’il est accompagné du COD uiam, « route », signifie « pratiquer, frayer, ouvrir une route ».
|
||
127 On ne confondra pas le nom viabilité avec son homonyme viabilité « aptitude naturelle à vivre »
|
||
et l’adjectif correspondant viable « apte à vivre » qui tirent, eux, leur origine du latin uita « vie ».
|
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p. 319
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||
La grammaire du français du CP à la 6e
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||
tête peine capitale, céphalée, céphalopode
|
||
lat. cl. testa, ae, capitale d’un État gr. κεφαλή (képhalè),
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||
f., « pot, cruche » lat. cl. caput, itis, « tête »
|
||
(registre familier) « tête128 »
|
||
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vieillard sénile presbytie, presbytère
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lat. cl. vetulus, « quelque lat. cl. senex, is, gr. πρέσβυς (presbus),
|
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peu vieux » et suffixe « vieillard » « vieux »
|
||
-ard dérivé de l’adj. all.
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||
hart, « dur, fort »
|
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ville urbain, urbanité police, politique
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lat. cl. villa, « maison lat. cl. urbs, « ville » gr. πόλις (polis), « cité »
|
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de compagne », puis,
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en bas. lat., « groupe
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de maisons adossées
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à la villa (= village) »
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voler ravir, rapt kleptomanie
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||
lat. cl. volo, as, lat. cl. rapere, gr. κλέπτω (kleptô),
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are, « se maintenir « voler, dérober » « voler, dérober »
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dans les airs129 »
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128 Caput a aussi donné chef en français qui conserve son sens de « tête » dans couvre-chef.
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129 Le passage du sens « se maintenir dans les airs » à « dérober » se comprend au sens qu’a le verbe
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dans le vocabulaire de la fauconnerie où il désigne le vol du rapace pour s’emparer de sa proie.
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p. 320
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Annexe du chapitre 6
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Exemples de doublets
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Un mot latin a pu donner naissance en français à deux mots présentant
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deux formes morphologiques différentes mais unis par un lien sémantique
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commun. Ces deux mots sont appelés des doublets. Quelle est l’origine
|
||
de ces doublets ? Les mots ont, au fil des siècles, évolué phonétiquement
|
||
du latin au français pour donner des mots qui font, la plupart du temps,
|
||
encore partie du lexique actuel du français. C’est ainsi que le verbe latin
|
||
auscultare « écouter avec attention » a évolué pour devenir en français
|
||
le verbe écouter : cette formation, d’emploi très fréquent, est appelée
|
||
populaire car l’on constate aisément que le mot latin (auscultare) et le
|
||
mot français (écouter) sont fort différents. Mais lorsque les humanistes de
|
||
la Renaissance, nourris de latinité et d’hellénisme, ont créé de nouveaux
|
||
mots en français, ils ont été amenés à réutiliser des mots latins qui avaient
|
||
déjà donné des mots de formation populaire. C’est ainsi que le verbe
|
||
latin auscultare a été réutilisé pour créer le verbe ausculter qui, au
|
||
moment de sa formation au XVIe siècle, signifiait « examiner, confronter »
|
||
avant de se spécialiser dans le sens médical que nous lui connaissons
|
||
aujourd’hui. Cette formation, d’emploi plus restreint, est appelée savante,
|
||
car l’on constate aisément que le mot latin (auscultare) et le mot français
|
||
(ausculter) sont identiques et constituent un calque l’un de l’autre. La liste
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ci-dessous donne des exemples de doublets parmi les plus fréquents.
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DOUBLETS NOMINAUX
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Latin Mot savant Mot populaire
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amygdala, « amande » amygdale amande
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aquarium, « réservoir » aquarium évier
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caballarius, « palefrenier » cavalier chevalier
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calamus, « roseau » calame chaume
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causa, « cause, raison, motif » cause chose
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cholera, « bile » choléra colère
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clavicula, « petite clé » clavicule cheville
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collecta, « quote-part, perception collecte cueillette
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d’argent »
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cucurbita, « gourde » (plante) cucurbitacée courge, gourde
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(nom)
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examen, « essaim ; troupes » examen essaim
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fabrica, « atelier, forge » fabrique forge
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factio, « troupe, corporation, faction façon
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association »
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frictio, « action de frotter » friction frisson
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hospitalis (adj.), « hospitalier » hôpital hôtel
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p. 321
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La grammaire du français du CP à la 6e
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modulus, « mesure » module moule (masc.)
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musculus, « petit rat ; moule ; muscle moule (fém.)
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muscle »
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officina, « atelier, fabrique » officine usine
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parabola, « comparaison » parabole parole
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potio, « boisson » potion poison
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respectus, « considération, égard » respect répit
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sacramentum, « dépôt fait sacrement serment
|
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aux dieux d’une certaine somme
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comme garantie de sa bonne
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foi ou du bienfondé d’une cause
|
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dans un procès »
|
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scala, « échelle, degré d’un escalier » escalier échelle
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securitas, « tranquillité » sécurité sûreté
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spathula, « spatule, omoplate » spatule épaule
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unio, « grosse perle » union oignon
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utensilia, « meubles, ustensiles » ustensile outil
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DOUBLETS ADJECTIVAUX
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Latin Mot savant Mot populaire
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acer, « pointu » âcre aigre
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augustus, « consacré, auguste août (nom)
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majestueux »
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auricularius, « relatif à l’oreille » auriculaire (adj.) oreiller
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capitalis, « relatif à la tête » capital (adj. / nom) cheptel (nom)
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capitale (nom)
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captivus, « prisonnier » captif chétif
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directus, « qui est en ligne droite » direct droit
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ebrius, « pris de vin » ébriété (nom) ivre
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foetidus, « qui sent mauvais » fétide fade
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integer, « non touché, non entamé » intègre entier
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strictus, « serré » strict étroit
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fragilis, « cassant » fragile frêle
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gracilis, « mince » gracile grêle
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||
legalis, « relatif aux lois » légal loyal
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||
maturus, « mûr » mature mûr
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mobilis, « qui peut être déplacé » mobile (adj. / nom) meuble
|
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||
nativus, « qui a une naissance » natif naïf
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||
pedester, « qui est à pied » pédestre piètre, pitre (nom)
|
||
regalis, « royal » régalien royal
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p. 322
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||
Annexe du chapitre 6
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||
rigidus, « dur » rigide raide
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||
singularis, « unique, solitaire » singulier sanglier (nom)
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||
volatilis, « qui vole, ailé » volatile (adj. / nom) volaille (nom)
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||
DOUBLETS VERBAUX
|
||
Latin Mot savant Mot populaire
|
||
captare, « chercher à attraper » capter chasser
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||
cauma, « forte chaleur » calmer chômer
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||
coagulare, « figer, épaissir » coaguler cailler
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||
communicare, communiquer communier
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||
« mettre en commun »
|
||
cumulare, « entasser » cumuler combler
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||
fugere, « fuir » fuguer fuir
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||
eradicare, « déraciner » éradiquer arracher
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||
implicare, « plier, entortiller » impliquer employer
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|
||
liberare, « donner la liberté » libérer livrer
|
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|
||
masticare, « mâcher » mastiquer mâcher
|
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||
navigare, « voyager sur mer » naviguer nager
|
||
|
||
pensare, « peser, apprécier » penser / panser peser
|
||
|
||
recuperare, « reprendre » récupérer recouvrer
|
||
|
||
separare, « mettre à part » séparer sevrer
|
||
|
||
simulare, « copier, imiter » simuler sembler
|
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|
||
ululare, « hurler » hululer hurler
|
||
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||
Emprunts
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||
Certains mots savants français sont tirés du latin ou du grec qui possédaient
|
||
déjà ces termes. Ces mots sont appelés des emprunts. Ainsi, le nom agriculture
|
||
est un mot savant tiré du latin qui possédait déjà ce mot (agricultura). De la
|
||
même façon, le nom lexique est emprunté au grec lexikon. Enfin, il arrive très
|
||
souvent que des mots grecs aient été introduits en français par l’intermédiaire
|
||
du latin. Ainsi, le nom labyrinthe est un mot savant tiré du latin labyrinthus, lui-
|
||
même emprunté au grec laburinthos.
|
||
|
||
Il a pu enfin se produire que le français emprunte des mots latins ou grecs qui
|
||
conservent en français l’exacte forme qu’ils avaient dans la langue source : ainsi,
|
||
la forme verbale latine memento, « souviens-toi » a donné en français le nom
|
||
memento. De la même façon, la forme verbale grecque hèurêka, « j’ai trouvé » a
|
||
donné au français l’interjection eurêka.
|
||
|
||
Selon leur degré d’intégration dans la langue, les mots, autres que latins et
|
||
grecs, ne sont pas perçus de la même manière comme des emprunts : ainsi
|
||
judoka (mot japonais) est aisément perçu par un locuteur du français comme un
|
||
mot d’origine étrangère, ce qui n’est pas le cas de orange (mot arabe).
|
||
|
||
p. 323
|
||
Bibliographie
|
||
indicative pour
|
||
l’approfondissement
|
||
des notions
|
||
grammaticales 130
|
||
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||
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|
||
|
||
130 Certains des auteurs cités dans cette bibliographie ont contribué à la rédaction du présent
|
||
ouvrage : Anouch Bourmayan, Marco Fasciolo, Antoine Gautier, Cécile Narjoux et Inès Sfar.
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
● ABEILLÉ A., GODARD D. (dir.), La Grande ● FASCIOLO M., « Prédicat vs schéma
|
||
Grammaire du français, Arles-Paris, d’arguments », Cahiers de lexicologie,
|
||
Actes Sud/Imprimerie nationale n° 107, fasc. 2, 2015, p. 171-184.
|
||
Éditions, 2021, 2 537 p.
|
||
● FASCIOLO M., Grammaire philosophique
|
||
● BOURMAYAN A., « Les objets implicites du verbe, Paris, Classiques Garnier,
|
||
définis : une complexité sémantique 2021, 284 p.
|
||
induite lexicalement, syntaxiquement
|
||
ou pragmatiquement ? », in BELLACHHAB ● FASCIOLO M., « Phrase complexe
|
||
A., COZMA A.-M., GALATANU O. (dir.), et subordination : quelles limites
|
||
Représentations du sens linguistique : pour ces notions ? », Le Français
|
||
les interfaces de la complexité, moderne, n° 89, fasc. 2, 2021,
|
||
Bruxelles, P.I.E.-Peter Lang, 2016, p. 177-198.
|
||
p. 191-204.
|
||
● FASCIOLO M., ROSSI M. (dir.), « Métaphore
|
||
● BOURMAYAN A., « “Elle a signé _ !” : et métaphores », Langue française,
|
||
les objets implicites définis non n° 189, 2016, 116 p.
|
||
pronominalisables : une version
|
||
● FASCIOLO M., KLEIBER G. (dir.), « Une
|
||
implicite des définis relationnels ? »,
|
||
entrée en matière… proprement
|
||
in BILGER M., BUSCAIL L., MIGNON F. (dir.),
|
||
dite », Le Français moderne, n° 85,
|
||
Langue française mise en relief.
|
||
fasc. 2, 2017, 189 p.
|
||
Aspects grammaticaux et discursifs,
|
||
Perpignan, Presses universitaires ● FASCIOLO M., NEVEU F. (dir.) « Le conflit
|
||
de Perpignan, 2017, p. 95-106. conceptuel : de la grammaire
|
||
aux métaphores », Langue française,
|
||
BOURMAYAN A., « Chanter un joli chant,
|
||
n° 204, 2019, 104 p.
|
||
●
|
||
danser une belle danse, tricoter
|
||
un grand tricot : compléments ● GAUTIER A., Le Nom, Paris,
|
||
d’objet internes, compléments d’objet Armand Colin, 2012, 160 p.
|
||
intégrés ou compléments d’objet
|
||
hybrides ? », in ALBRESPIT J., MOREAU ● GAUTIER A., PINO SERRANO L., VALCARCÉL
|
||
C., Complément, complémentation, C., VAN R AEMDONCK D., « Points de
|
||
complétude. 2, Du lacunaire vue sur la complémentation »,
|
||
au complet. Actes du 33e colloque Travaux de linguistique, n° 68,
|
||
Cerlico tenu à Bordeaux les 24 fasc. 1, 2014, 137 p.
|
||
et 25 mai 2019, Rennes, Presses
|
||
● MONNERET Ph., Le sens du signifiant.
|
||
universitaires de Rennes, 2021,
|
||
Implications linguistiques
|
||
p. 53-69.
|
||
et cognitives de la motivation, Paris,
|
||
● BOURMAYAN A., LOISEAU Y., RIMBERT O., Honoré Champion, 2003, 261 p.
|
||
TAILLANDIER I., Grammaire essentielle
|
||
● MONNERET Ph., Essais de linguistique
|
||
du français B2, Paris, Didier, 2017,
|
||
analogique, Dijon, Association
|
||
286 p.
|
||
bourguignonne d’études linguistiques
|
||
● CASTAGNE É., MONNERET Ph. (dir.), et littéraires (Abell), 2004, 175 p.
|
||
Intercompréhension et analogie,
|
||
● MONNERET Ph., Exercices de
|
||
Louvain-la-Neuve, De Boeck
|
||
linguistique, 2e édition, Paris,
|
||
Supérieur, 2021, 296 p.
|
||
Presses universitaires de France,
|
||
● CHARTRAND S.-G. (éd.), Mieux enseigner 2014, 432 p.
|
||
la grammaire. Pistes didactiques
|
||
● MONNERET Ph., « Sentiment linguistique
|
||
et activités pour la classe, Montréal,
|
||
et sentiment de la langue après
|
||
Éditions du renouveau pédagogique
|
||
Saussure : l’apport de Gustave
|
||
(Erpi), 2016, 346 p.
|
||
Guillaume », in SIOUFFI G. (dir.),
|
||
● CHISS J.-L., DAVID J., Didactique Le sentiment linguistique chez
|
||
du français. Enjeux disciplinaires Saussure, Paris, ENS Éditions,
|
||
et étude de la langue, Paris, 2021, p. 147-168.
|
||
Armand Colin, 2018, 349 p.
|
||
|
||
p. 326
|
||
Bibliographie
|
||
|
||
|
||
|
||
● MONNERET Ph., Rioul R., Questions
|
||
de syntaxe française, Paris, Presses
|
||
universitaires de France, 1999, 297 p.
|
||
|
||
● MONNERET Ph., POLI F., La grammaire
|
||
du français. Terminologie
|
||
grammaticale, Paris, ministère
|
||
de l’Éducation nationale
|
||
et de la Jeunesse, 2020, 210 p.
|
||
|
||
● NARJOUX C., Le Grevisse de l’étudiant.
|
||
Grammaire graduelle du français,
|
||
2e édition, Louvain-la-Neuve,
|
||
De Boeck Supérieur, 2021, 783 p.
|
||
|
||
● NARJOUX C., L AFERRIÈRE A., Le Grevisse
|
||
de l’étudiant. Exercices de grammaire,
|
||
Louvain-la-Neuve, De Boeck
|
||
Supérieur, 2022, 303 p.
|
||
|
||
● NEVEU F., Dictionnaire des sciences
|
||
du langage, 2e édition, Paris,
|
||
Armand Colin, 2011, 390 p.
|
||
|
||
● PELLAT J.-C., FONVIELLE C., Le Grevisse
|
||
de l’enseignant, Paris, Magnard,
|
||
2016, 461 p.
|
||
|
||
● PELLAT J.-C., FONVIELLE C., Le Grevisse
|
||
de l’enseignant : 1 000 exercices
|
||
de grammaire, Paris, Magnard,
|
||
2018, 415 p.
|
||
|
||
● RIEGEL M., PELLAT J.-C., RIOUL R.,
|
||
Grammaire méthodique du français,
|
||
8e édition, Paris, Presses
|
||
universitaires de France, 2021,
|
||
1 109 p.
|
||
|
||
● SFAR I., GOES J. (dir.), La grammaire
|
||
en FLE-FLS. Quels savoirs
|
||
pour quels enseignements ?,
|
||
Paris, CLE International, 2015, 158 p.
|
||
|
||
● SFAR I., « De la linguistique à la
|
||
grammaire : l’étude de trois exemples
|
||
d’actualisation », Guavira Letras,
|
||
n° 22, fasc. 1, 2016, p. 136-145.
|
||
|
||
● SIOUFFI G. (dir.), Une histoire
|
||
de la phrase française des Serments
|
||
de Strasbourg aux écritures
|
||
numériques, Arles-Paris, Actes Sud/
|
||
Imprimerie nationale Éditions, 2020,
|
||
373 p.
|
||
|
||
● WILMET M., Grammaire critique
|
||
du français, 5e édition, Louvain-la-
|
||
Neuve, De Boeck Supérieur, 2010,
|
||
768 p.
|
||
|
||
p. 327
|
||
Index
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
Nota : les chiffres en gras renvoient aux passages où la notion fait l’objet
|
||
d’un traitement central. Les autres chiffres renvoient, sans souci d’exhaustivité,
|
||
aux passages où la notion est évoquée à l’occasion d’autres développements.
|
||
|
||
|
||
|
||
A C
|
||
Accord (sujet-verbe) 38, 137, 138, Chaine d’accords 100, 101
|
||
140, 141, 143, 149, 151, 175, 176, 177 Champ lexical 266, 267, 272
|
||
Accord (groupe nominal) 92, 94, Champ sémantique 271 (note 103)
|
||
99, 101, 102, 286, 287
|
||
Circonstanciel (groupe) 19, 45, 47,
|
||
Accords (chaine d’) 100, 101
|
||
166, 192, 210, 213
|
||
Adjectif 92, 286, 287
|
||
Collocations 290, 291, 292
|
||
Adjectifs numéraux 97
|
||
Combinaisons
|
||
Adjectifs relationnels 97
|
||
libres 255, 259, 276
|
||
Adjectival (groupe) 52, 53, 56, 92,
|
||
95, 98, 192 non libres 255, 290, 291, 292
|
||
|
||
Adverbe 187, 192, 193, 194, 195, Comparatif (adjectif, adverbe) 90,
|
||
196, 224, 229, 235, 237 178, 196
|
||
Lieu 188 Complément circonstanciel
|
||
(fonction) 45, 193, 196, 213
|
||
Manière 189
|
||
Cause 45
|
||
Négation (de) 237
|
||
Lieu 45
|
||
Temps 188
|
||
Temps 45
|
||
Adverbial (groupe
|
||
prépositionnel) 166 Complément d’objet (fonction) 34, 45
|
||
Antonyme 266, 267, 268, 269, 270 Complément d’objet direct
|
||
(COD) 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 44,
|
||
Apostrophe (fonction) 33, 139, 151,
|
||
234 148, 173, 179, 183, 212, 213, 215,
|
||
220, 234, 235
|
||
Appartenance 52
|
||
Complément d’objet indirect
|
||
Apposition (fonction) 23, 178 (COI) 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 45,
|
||
Article défini 74, 75, 77, 82, 83, 178 50 (et note 17), 51, 173, 234, 235
|
||
Forme contractée 82 Complément du nom (fonction) 52,
|
||
Article indéfini 82 166, 167, 169, 170, 171
|
||
Article partitif 41 Complexe (phrase) 18, 183, 185,
|
||
Aspect (verbe) 120, 121, 124, 125 210, 211, 213, 214, 216, 231, 288
|
||
|
||
Attribut du sujet (fonction) 34, 56, Composé (mot) 259, 263, 276, 294
|
||
92 Composé (nom) 80, 81, 171, 255,
|
||
Attributif (verbe) 28, 34, 35, 36, 77, 258, 263, 277, 292
|
||
138 Composés (temps) 127, 148, 187,
|
||
Auxiliaires (verbes) 138, 139, 148, 191, 237
|
||
149 Conditionnel présent 121, 124, 125,
|
||
126, 129, 147
|
||
Conjonction de coordination 179,
|
||
B 183, 185, 218, 221, 222, 226
|
||
Conjonction de subordination 179,
|
||
Base (d’un dérivé) 255 182, 183, 184, 185, 186, 213
|
||
Base (dénominations de) 264, 265, (note 74), 214, 216
|
||
270 Conversion 169, 194, 195, 262
|
||
|
||
p. 330
|
||
Index
|
||
|
||
|
||
|
||
Coordination (phrase complexe
|
||
par) 218, 221, 224, 226, 288
|
||
Coordination multiple 222
|
||
F
|
||
Factitive (construction) 142
|
||
Courant (registre) 266, 267, 270
|
||
Familier (registre) 230, 266, 267, 270
|
||
Famille de mots 266, 267
|
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||
D Famille dérivationnelle 266
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(note 101)
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Déclaratif (type) 227, 228, 232, Féminin 72, 73, 76, 78, 286, 287,
|
||
238, 239 300, 301, 302
|
||
Dénominations 256, 264, 270 Figement 274, 276, 292
|
||
Base (de) 264 Fonction apostrophe 33, 139, 151,
|
||
234
|
||
Génériques 265
|
||
Fonction apposition 23, 178
|
||
Spécifiques 265
|
||
Fonction attribut du sujet 34, 56, 92
|
||
Dérivé (mot) 259, 294
|
||
Fonction complément
|
||
Désignations 255
|
||
circonstanciel 45, 193, 196, 213
|
||
Désinence 143, 144, 145
|
||
Fonction complément d’objet 34, 45
|
||
Déterminant démonstratif 74, 77,
|
||
Fonction complément d’objet direct
|
||
78, 82, 83, 84, 86, 87
|
||
(COD) 34, 35, 36, 37, 38, 39, 40, 44,
|
||
Déterminant possessif 74, 77, 78, 148, 173, 179, 183, 212, 213, 215,
|
||
83, 84, 86, 87 220, 234, 235
|
||
Deuxième groupe (verbe du) 144, Fonction complément d’objet
|
||
145, 146, 147 indirect (COI) 34, 35, 36, 37, 38, 39,
|
||
Deux points 224, 231, 288 40, 45, 50 (et note 17), 51, 173, 234,
|
||
Diachronie 266 235
|
||
Discours (temps du) 122 Fonction complément du nom 52,
|
||
166, 167, 169, 170, 171
|
||
Doublets 320, 321, 322, 323
|
||
Fonction épithète 38, 52, 54, 56, 57,
|
||
76, 92, 95, 102, 213
|
||
|
||
E Fonction sujet 25, 26, 28, 48, 173, 213
|
||
Formation populaire 317, 320
|
||
Elliptique (phrase) 178 Formation savante 317
|
||
Emphatique (forme) 237, 277 Formes de phrases 237
|
||
Emprunt 316, 323 Forme exclamative 228, 229,
|
||
230, 231, 237, 238, 239, 241
|
||
Époques (temps des) 122
|
||
Forme négative 228, 229, 230,
|
||
Épithète (fonction) 38, 52, 54, 56,
|
||
231, 234, 235, 237, 238, 239, 241
|
||
57, 76, 92, 95, 102, 213
|
||
Être animé 29, 140 Futur 120, 121, 122, 124, 125, 126,
|
||
127, 128, 129, 130, 143, 146, 147
|
||
Être inanimé 29
|
||
Étymologie 266, 318
|
||
Exclamation (point d’) 18, 21, 238, 241
|
||
Exclamative (forme) 228, 229, 230,
|
||
G
|
||
231, 237, 238, 239, 241 Générique (dénomination) 264,
|
||
Expansion du nom 52, 53, 98 265, 270
|
||
Explétive (négation) 242 Genre (masculin / féminin) 72
|
||
Extension nominale 142 Grammatical (mot) 82
|
||
Extension (sémantique) 264, 265, 270 Grecques (racines) 305-310
|
||
|
||
p. 331
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
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||
Groupe adjectival 52, 53, 56, 92, Indicatif 122, 123, 125, 126, 128,
|
||
95, 98, 192 130, 145
|
||
Groupe adverbial Infinitif 42, 144, 263
|
||
prépositionnel 166 Infinitif (groupe
|
||
Groupe circonstanciel 19, 45, 47, prépositionnel) 166
|
||
166, 192, 210, 213 Interjection 238
|
||
Groupe infinitif 225 Interrogatif (type) 227, 229, 230,
|
||
Groupe infinitif prépositionnel 166 231, 235, 238, 239
|
||
Groupe nominal 21, 25, 26, 29, 33, Interrogation (point d’) 18, 21, 227,
|
||
34, 38, 45, 49, 52, 54, 56, 57, 74, 75, 230, 232
|
||
76, 77 Interro-négation 231
|
||
Groupe nominal prépositionnel 34, Intonation (montante /
|
||
38, 45, 49, 52, 54, 166, 193, 196 descendante) 230
|
||
Groupe prépositionnel 166 Inversion (du sujet) (dans le type
|
||
Groupe pronominal déclaratif) 139, 151
|
||
prépositionnel 166 Inversion (du sujet) (dans le type
|
||
Groupe sujet 25, 28, 29, 49, 74, interrogatif) 151, 230
|
||
210, 211, 223, 226, 228, 288, 289 Inversion complexe (du sujet
|
||
Groupe verbal 16, 18, 28, 34, 35, 37, dans le type interrogatif) 230
|
||
48, 56, 92, 102, 137, 192, 210, 223,
|
||
228
|
||
|
||
J
|
||
H Juxtaposition (phrase complexe
|
||
par) 216, 221, 224, 226, 288
|
||
Habitude (déterminant Juxtaposition (dans les mots
|
||
possessif) 83 composés) 254
|
||
Homonyme 178, 220, 235, 266,
|
||
272, 274, 303, 304
|
||
Homographe 266
|
||
Homophone 266
|
||
L
|
||
Hyperonyme 264, 270, 274 Largeur (indicatif présent) 123
|
||
Hyponyme 264, 270 Latines (racines) 311, 315
|
||
Hypothèse 121, 123, 124, 126, 131, Lexique 252
|
||
214, 215, 235 Lieu (adverbe de) 188, 191
|
||
Locuteur 238
|
||
|
||
|
||
I
|
||
Locution
|
||
Locution adverbiale 194
|
||
Locution conjonctive 179, 216,
|
||
Imparfait (indicatif) 120, 122, 123,
|
||
218
|
||
124, 125, 126, 128, 130, 131, 143,
|
||
145 Locution faible 290, 291
|
||
Impératif (mode) 127 Locution forte 291, 292
|
||
Impératif (type) 226, 227, 228, 229, Locution interrogative 230
|
||
232, 234, 235, 238, 239 Locution prépositionnelle 166
|
||
Inclusion (relation d’) 179, 211, 212, Locution verbale 55, 273, 274,
|
||
213, 217 292, 317
|
||
Indépendante (proposition) 210 Semi-locution 291
|
||
|
||
p. 332
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||
Index
|
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||
|
||
|
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|
||
M Nom composé 80, 81, 171, 255, 258,
|
||
263, 277, 292
|
||
Nombre 25, 28, 29, 30, 38, 73, 75,
|
||
Majuscule 18, 19, 22, 77, 210, 228 286
|
||
Manière (adverbe de) 188, 189, 191, Nominal (groupe) 21, 25, 26, 29, 33,
|
||
192, 193, 195, 196 34, 38, 45, 49, 52, 54, 56, 57, 74, 75,
|
||
Marques (mode, personne, 76, 77
|
||
temps) 28, 29, 30, 99, 143, 145, 146, Nominal (groupe
|
||
147, 150 prépositionnel) 34, 38, 45, 49, 52,
|
||
Masculin 44, 72, 286, 287, 300, 54, 166, 193, 196
|
||
301, 302 Non temporel (mode) 127
|
||
Massif (nom) 90 Non verbale (phrase) 235
|
||
Modale (valeur) 121, 123, 124, 126, Numéral (adjectif) 97
|
||
128, 129
|
||
Modalisation 121
|
||
Mode verbal 120
|
||
Morphème dérivationnel 263
|
||
O
|
||
Morphème flexionnel 263 Ordre (à exécuter) 127
|
||
Morphème lexical 254
|
||
|
||
|
||
P
|
||
Morphologie lexicale 254
|
||
Morphologie verbale 143
|
||
Morphosyntaxique (plan) 56, 233
|
||
Parasynthétique (dérivé) 262
|
||
Mot complexe 254, 258, 316
|
||
Participe passé 44, 127, 129, 138,
|
||
Mot composé 259, 263, 276, 294 148, 149, 150, 187, 191
|
||
Mot dérivé 259, 294, 295, 296, Participe présent 144
|
||
297, 298, 299, 300
|
||
Passé composé 121, 122, 123, 124,
|
||
Mot grammatical 82 125, 127, 128, 129, 130, 140, 148
|
||
Mot lexical 72 Passé simple 124, 125, 126, 128,
|
||
Mot simple 166, 254 131, 143, 146, 147
|
||
Passive (forme) 237
|
||
|
||
|
||
N
|
||
Performatif (énoncé) 122 (note 30)
|
||
Personne (du verbe) 137, 145, 146,
|
||
147, 150, 177, 228
|
||
Négation Phrase 18
|
||
Négation explétive 242 Phrase complexe 211
|
||
Négation (adverbe de) 30, 39, 185, Par coordination 218, 221, 224,
|
||
237 226, 288
|
||
Négative (forme) 228, 229, 230, Par juxtaposition 216, 221, 224,
|
||
231, 234, 235, 237, 238, 239, 241 226, 288
|
||
Néologisme 144 Par subordination 185, 214,
|
||
Niveau de langue 270 (note 102) 215, 216, 218
|
||
Nom Phrase elliptique 178
|
||
Nom abstrait 79 Phrase interro-négative 231
|
||
Nom commun 4, 26, 27, 72, 75, Phrase simple 18, 210, 211
|
||
77, 87 Plus-que-parfait 124, 125, 126,
|
||
Nom concret 79, 260 128, 129, 148
|
||
Nom massif 90 Point (ponctuation) 18, 210, 228
|
||
Nom propre 73 Point d’exclamation 18, 21, 238, 241
|
||
|
||
p. 333
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
||
|
||
|
||
Point d’interrogation 18, 21, 227,
|
||
230, 232
|
||
Point-virgule 222, 224, 288
|
||
R
|
||
Racine 305, 311, 318
|
||
Points (deux) 224, 231, 288
|
||
Radical (création lexicale) 254,
|
||
Points de suspension 18, 21, 228 256, 258, 259, 266, 267, 268, 316,
|
||
Politesse (vous de) 178 317
|
||
Polysémie 266 Radical (du verbe) 138, 139, 143,
|
||
Populaire (formation) 317, 320 144, 145, 146, 147, 148, 150
|
||
Possessif (déterminant) 74, 77, 78, Récit (temps du) 124
|
||
83, 84, 86, 87 Registre de langue 269
|
||
Prédicatifs (verbes) 137, 138 Courant 266, 267, 270
|
||
Préfixe 254, 255, 256, 257, 258, Familier 230, 266, 267, 270
|
||
259, 262, 268, 269, 294, 295, 296,
|
||
Soutenu 266, 267, 270
|
||
297, 298, 299
|
||
Relation (déterminant possessif) 83
|
||
Premier groupe (verbe du) 144,
|
||
145, 146, 147, 234 Relationnels (adjectifs) 97
|
||
Préposition 38, 52, 54, 55, 56, 75, Respect (déterminant
|
||
82, 98, 166, 168, 169, 170, 171, 254, possessif) 83
|
||
293
|
||
|
||
|
||
S
|
||
Prépositionnel (groupe) 166, 167,
|
||
168, 169, 170, 171
|
||
Présent (indicatif) 122, 123, 145, 150
|
||
Pronom indéfini 44, 178 Savante (formation) 317
|
||
Pronom personnel 172 Sémantique lexicale 264
|
||
Pronom personnel objet 172, 173 Simple (phrase) 18, 210, 211
|
||
Pronom personnel réfléchi 173 Simples (temps) 144
|
||
(note 62), 235 Soutenu (registre) 266, 267, 270
|
||
Pronom personnel sujet 172, Spécifiques (dénominations) 265
|
||
174, 175, 176, 178
|
||
Subordination (phrase
|
||
Pronom personnel conjoint 178 complexe par) 185, 214, 215, 216,
|
||
Pronom personnel disjoint 178 218
|
||
Pronominal (groupe Succession (idée) 212, 225
|
||
prépositionnel) 166 Suffixation 259
|
||
Proposition indépendante 210 Suffixe 193, 252, 254, 255, 257,
|
||
Proposition principale 179, 180, 259, 268, 294, 300, 301, 302
|
||
183, 185, 210, 211, 213, 214, 217, 218 Sujet (fonction) 25, 26, 28, 48, 173,
|
||
Proposition subordonnée 210 213
|
||
Proposition subordonnée Sujet (groupe) 25, 28, 29, 49, 74,
|
||
circonstancielle 47, 213, 214, 217, 210, 211, 223, 226, 228, 288, 289
|
||
220 Sujet inversé (dans le type
|
||
Cause 214 déclaratif) 139
|
||
Comparaison 214 Sujet inversé (dans le type
|
||
Hypothèse 214 interrogatif) 230
|
||
Temps 214 Supports (verbes) 138
|
||
Proposition subordonnée Suspension (points de) 18, 21, 228
|
||
conjonctive 212, 213 Synchronie 266 (et note 101)
|
||
Proposition subordonnée Synonyme 265, 266, 268, 269,
|
||
relative 183, 211 270, 274, 276, 277, 278
|
||
|
||
p. 334
|
||
Index
|
||
|
||
|
||
|
||
|
||
T Verbes auxiliaires 138, 139, 148,
|
||
149
|
||
Verbes prédicatifs 137, 138
|
||
Temps (adverbe de) 127, 188, 191,
|
||
195, 196 Verbes supports 138
|
||
Temps composés 127, 148, 187, 191, Virgule 21, 193, 221, 224, 288
|
||
237 Vocabulaire 252
|
||
Temps du discours 122 Voix
|
||
Temps du récit 124 Voix active 228
|
||
Temps des époques 122 Voix passive 237
|
||
Temps simples 140, 144, 150, 237
|
||
Trait d’union 80, 234, 235, 254,
|
||
256, 259, 293, 294
|
||
Transitif (verbe)
|
||
Transitif direct (verbe) 148
|
||
Transitif indirect (verbe) 149
|
||
Troisième groupe (verbe du) 141,
|
||
144, 152 (note 46)
|
||
Types de phrases
|
||
Déclaratif 227, 228, 232, 238,
|
||
239
|
||
Impératif 226, 227, 228, 229,
|
||
232, 234, 235, 238, 239
|
||
Interrogatif 227, 229, 230, 231,
|
||
235, 238, 239
|
||
|
||
|
||
|
||
U
|
||
Union (trait d’) 80, 234, 235, 254,
|
||
256, 259, 293, 294
|
||
Unité lexicale 276
|
||
Univerbation 259, 293
|
||
|
||
|
||
|
||
V
|
||
Valeur modale
|
||
(des temps de l’indicatif) 121, 123,
|
||
124, 126, 128, 129
|
||
Verbal (groupe) 16, 18, 28, 34, 35,
|
||
37, 48, 56, 92, 102, 137, 192, 210,
|
||
223, 228
|
||
Verbe
|
||
Intransitif 275 (note 104)
|
||
Transitif direct 148
|
||
Transitif indirect 149
|
||
Verbe attributif 28, 34, 35, 36, 77,
|
||
138
|
||
|
||
p. 335
|
||
La grammaire du français du CP à la 6e
|
||
|
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|
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|
||
Liste des abréviations
|
||
|
||
Adj : adjectif
|
||
|
||
Adv : adverbe
|
||
|
||
App : apposition
|
||
|
||
CC : complément circonstanciel
|
||
|
||
CDN : complément du nom
|
||
|
||
CO : complément d’objet
|
||
|
||
COD : complément d’objet direct
|
||
|
||
COI : complément d’objet indirect
|
||
|
||
Dét : déterminant
|
||
|
||
Exp : expansion du nom
|
||
|
||
GAdj : groupe adjectival
|
||
|
||
GAP : groupe adverbial prépositionnel
|
||
|
||
GC : groupe circonstanciel
|
||
|
||
GIP : groupe infinitif prépositionnel
|
||
|
||
GN : groupe nominal
|
||
|
||
GNP : groupe nominal prépositionnel
|
||
|
||
GPP : groupe pronominal prépositionnel
|
||
GS : groupe sujet
|
||
|
||
GV : groupe verbal
|
||
|
||
N : nom
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P : phrase
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V : verbe
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p. 336
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Conception graphique et suivi éditorial
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Délégation à la communication
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Exécution graphique
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Opixido
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Suivi de fabrication
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Décembre 2022 Service de l’action administrative et des moyens
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ISBN 978-2-11-167959-7 Impression
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ISSN 2966-537X DEJA LINK
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education.gouv.fr
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eduscol.education.fr
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